Thank you.
Let me add on to what Carolyn said. My greatest concern, when I heard from the leadership in Kahnawake, was about the 200 kids who study off-reserve and how they are being targeted. Our concern in all of this is the safety of all Canadians, and particularly those most vulnerable, but when you hear stories like that, it really brings home what this means and the need to achieve a peaceful resolution.
Building trust sometimes means being vulnerable and going on a playing field that isn't yours, exposing yourself. Nine hours of transcript for a minister is a significant amount of exposure; it's minimal compared to the vulnerabilities the people who accepted to meet me face. I feel safe around police forces; they don't. That insecurity was palpable in the room on many occasions. This is systemic, ongoing and documented. It isn't something that people just throw out there; it is documented in reports.
That trust has been broken for decades, so it isn't someone like me who is going to repair it or something like this government that will repair it simply in one year, with a bunch of programs that are historic in their investment quantum. It will take a long time to repair these bonds that have been broken, and probably more mistakes will be made. It's just something we have to be relentless about. It's about building relationships. In any community, even across this committee you build relationships and that builds a modicum of trust—
Merci.
Permettez-moi d'ajouter mes commentaires à ceux de Mme Bennett. Après avoir entendu les dirigeants de Kahnawake, ma plus grande préoccupation concernait les 200 enfants qui étudient à l'extérieur de la réserve et la façon dont ils sont ciblés. Dans cette situation, notre préoccupation est la sécurité de tous les Canadiens, et surtout celle des plus vulnérables. Mais lorsqu'on entend des histoires comme celle-ci, on comprend réellement ce que cela signifie et dans quelle mesure il est nécessaire de parvenir à une résolution pacifique.
Parfois, pour inspirer confiance, il faut se montrer vulnérable, s'exposer et travailler sur un terrain qui n'est pas le nôtre. Neuf heures de transcription, c'est une grande exposition pour un ministre, mais c'est très peu comparativement aux vulnérabilités des gens qui ont accepté de me rencontrer. En effet, je me sens en sécurité quand je suis près des policiers, mais c'est différent pour ces gens. À de nombreuses reprises, on pouvait concrètement ressentir ce sentiment d'insécurité dans la salle. C'est un phénomène systémique, constant et documenté. Ce ne sont pas seulement des paroles en l'air; ce phénomène est documenté dans des rapports.
Ce lien de confiance est rompu depuis des décennies, et une personne comme moi ou le gouvernement ne peut pas le réparer en une seule année par l'entremise d'une série de programmes profitant d'un investissement historique. Il faudra beaucoup de temps pour réparer les liens qui ont été rompus et d'autres erreurs seront probablement commises. Il s'agit simplement de ne pas abandonner les efforts. Il faut cultiver des relations. Dans toute communauté, et même au sein de votre comité, on cultive des relations qui établissent un minimum de confiance...