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Lib. (QC)
I think you are familiar, Jaime, with some of the hereditary structures that exist in Mi'kmaq communities and some of the challenges that have been faced there with respect to elected band councils and, in fact, with some of the progress that has been made. It is absolutely uneven throughout the country
I think, as Carolyn summarized, some progress has been made out west in starting to create the basis for engagement with hereditary leadership. In the country, the Indian Act-imposed band council system is viewed in many indigenous communities as colonialist and paternalistic. It has removed, and the Government of Canada has consciously contributed to remove, structures that existed well before the existence of Canada that are highly democratic in nature and have a very rich history.
As a country and as a nation that wants to move forward with what we call reconciliation, we cannot ignore those voices, conscious of the fact that at times the government, as I mentioned earlier, has been deliberate in dismantling those structures. In some cases we have had very little engagement, if any. I, myself, have been involved in opening dialogues with the Haudenosaunee Confederacy. They are modest. They tend to be not in the public sphere. But there is a lot of work to be done. There is an immense amount of complexity in that relationship because we're talking about many nations that cross the U.S. border as well. It is something that has created within certain communities, in fact, the crisis of legitimacy. This isn't to say that elected band councils are not fierce defenders of their communities. They are. It just has created a reality where there is sometimes a perceived sense of illegitimacy that has contributed to frustrate not only the relationship but the ability to work in partnership. It is something that we are realizing, probably more slowly than we should, but we are realizing it and we need to address fundamental issues that Carolyn had to face over a four-day period with respect to lands and title that had been recognized in the Delgamuukw decision. Simply saying to yourself that you're only going to engage with this particular band council because it suits your needs is highly utilitarian in thinking and not the right way to approach things.
There are some communities that are entirely comfortable with an elected system, and there are some communities that wish to do a different job and move forward. That's why we have all those instruments that I named in my opening remarks. For some communities, that doesn't work and we have to realize that and get creative and see how we come together. This will all contribute to stability, good governance and respect for the relationship, which is perhaps the element of respect and truth that is missing. But I think it is the right way to advance the nation. It can be complicated. It can be messy. But we can't sit here and say we're going to go dictate the terms on which we engage, whether it's rights recognition frameworks or otherwise. We have to realize that in some communities and some nations there is a treaty-based relationship that communities are demanding to be respected and in others there's a much older and some others a much newer relationship.
There is an immense amount of nuance, and I think you hit the nail on the head in asking that question, Jaime, because it goes to the complex nature of that relationship and the steps we need to take to move forward.
Monsieur Battiste, je crois que vous connaissez bien les structures héréditaires qui existent dans les communautés micmaques et certains des défis qui se posent concernant les conseils de bande élus et, en fait, certains des progrès accomplis. La situation est tout à fait inégale au pays.
Comme Mme Bennett l'a bien résumé, je pense que des progrès ont été accomplis dans l'Ouest pour créer les bases d'un dialogue avec les chefs héréditaires. Au pays, bon nombre de collectivités autochtones considèrent le système des conseils de bande imposé par la Loi sur les Indiens comme un système colonialiste et paternaliste. Ce système a éliminé des structures très démocratiques par nature qui ont une très riche histoire et qui existaient bien avant le Canada, et le gouvernement du Canada a consciemment contribué à leur élimination.
Puisque nous formons un pays qui souhaite concrétiser ce que nous appelons la réconciliation, nous ne pouvons pas faire fi de ces voix, en sachant qu'à certains moments, le gouvernement a délibérément démantelé ces structures, comme je l'ai déjà dit. Dans certains cas, il y a eu très peu de dialogue, voire aucun. J'ai moi-même participé à l'ouverture de dialogues avec les membres de la Confédération haudenosaunee. Ils sont modestes. Ils ne sont généralement pas dans la sphère publique. Or, il y a beaucoup de travail à faire. La relation est très complexe, car nous parlons de bon nombre de nations qui traversent la frontière américaine également. C'est quelque chose qui a créé au sein de certaines collectivités, en fait, la crise de légitimité. Cela ne veut pas dire que les conseils de bande élus ne sont pas d'ardents défenseurs de leurs collectivités. Ils le sont. C'est simplement que cela a créé une réalité où il y a parfois une impression d'illégitimité qui a contribué à porter un coup non seulement à la relation, mais à la capacité de travailler en partenariat. C'est une chose dont nous prenons conscience, probablement moins vite que nous le devrions, mais nous en prenons conscience, et il nous faut régler les questions fondamentales auxquelles Mme Bennett a été confrontée en une période de quatre jours pour ce qui est des territoires et des titres qui avaient été reconnus dans la décision Delgamuukw. Se dire simplement qu'on ne nouera le dialogue qu'avec ce conseil de bande parce que cela fait son affaire est une façon très utilitariste de penser et ne constitue pas la bonne approche à adopter.
Certaines collectivités sont tout à fait satisfaites d'un système de conseils élus, et d'autres souhaitent travailler différemment et aller de l'avant. Voilà pourquoi nous avons tous les outils dont j'ai parlé dans ma déclaration préliminaire. Pour certaines collectivités, cela ne fonctionne pas et nous devons le comprendre et faire preuve de créativité et voir comment nous unir. Tout cela favorisera la stabilité, une bonne gouvernance et un respect à l'égard de la relation, ce qui est peut-être l'élément de respect et de vérité qu'il manque. Or, je crois que c'est la bonne façon de faire avancer la nation. Les choses peuvent être compliquées, mais nous ne pouvons pas dire que nous allons dicter les conditions, qu'il s'agisse des cadres de reconnaissance des droits ou autre. Nous devons comprendre que dans certaines collectivités et dans certaines nations, il y a une relation fondée sur un traité et qu'elles demandent qu'elle soit respectée, et que dans d'autres collectivités, il s'agit d'une relation beaucoup plus ancienne, et dans d'autres encore, d'une relation beaucoup plus récente.
Il y a beaucoup de nuances, et je crois que vous avez tout à fait raison de poser la question, monsieur Battiste, car elle renvoie à la nature complexe de la relation et aux mesures que nous devons prendre pour avancer.
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