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View David Lametti Profile
Lib. (QC)
moved for leave to introduce Bill C-13, An Act to amend the Criminal Code (single event sport betting).
demande à présenter le projet de loi C-13, Loi modifiant le Code criminel (paris sur des épreuves sportives).
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View Salma Zahid Profile
Lib. (ON)
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2020-11-26 10:06
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Mr. Speaker, I have the honour to present, in both official languages, the first and second reports of the Standing Committee on Citizenship and Immigration.
The committee has considered the main estimates, 2020-21, and reports the same. It has also considered the supplementary estimates (B), 2020-21, and reports the same.
Monsieur le Président, j'ai l'honneur de présenter, dans les deux langues officielles, les premier et deuxième rapports du Comité permanent de la citoyenneté et de l'immigration.
Le Comité a examiné le Budget principal des dépenses 2020-2021 et en fait rapport. Il a également examiné le Budget supplémentaire des dépenses (B) 2020-2021 et en fait rapport.
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View Marty Morantz Profile
CPC (MB)
moved for leave to introduce Bill C-256, Act to amend the Income Tax Act (donations involving private corporation shares or real estate).
He said: Mr. Speaker, I stand today proud to table my very first private member's bill. The bill would help charities across Canada access up to $200 million a year in additional donations.
Throughout the pandemic, charities have continued to step up and provide much-needed services to those in need, including food banks and homeless shelters. However, right now across Canada, donations are down and Canadian charities are struggling to raise much-needed funds during this pandemic.
The bill would help charities by waiving the capital gains tax on an arm's-length sale of private shares or real estate when the proceeds of that sale are donated to a charity. This change would allow these kinds of donations to receive tax treatment similar to what public shares currently receive when donated to a charity. This common-sense and much-needed legislation would help struggling charities and give Canadians greater opportunities to give back.
I hope all members in the House will support this timely and important bill.
demande à présenter le projet de loi C-256, Loi modifiant la Loi de l’impôt sur le revenu (dons concernant des actions de sociétés privées ou des biens immobiliers).
— Monsieur le Président, je suis fier de prendre la parole aujourd'hui pour présenter mon tout premier projet de loi d'initiative parlementaire. Le projet de loi permettrait aux organismes de bienfaisance de partout au Canada d'aller chercher jusqu'à 200 millions de dollars de plus en dons par année.
Tout au long de la pandémie, les organismes de bienfaisance ont continué à se mobiliser et à fournir des services essentiels à ceux dans le besoin, notamment les banques alimentaires et les refuges pour sans-abri. Toutefois, les dons sont actuellement en baisse au Canada, et les organismes de bienfaisance canadiens ont du mal à amasser les fonds dont ils ont grandement besoin au cours de la pandémie.
Le projet de loi aiderait les organismes de bienfaisance en accordant une exonération de l'impôt sur les gains en capital relativement aux dispositions d'actions de sociétés privées ou de biens immobiliers entre des personnes n’ayant entre elles aucun lien de dépendance lorsque ces dispositions sont en faveur d’organismes de bienfaisance. Cette modification permettrait à ce type de dons de faire l'objet d'un traitement fiscal semblable à celui dont bénéficient actuellement les actions publiques données aux organismes de bienfaisance. Cette mesure législative sensée dont on a grandement besoin aiderait les organismes de bienfaisance en difficulté et donnerait aux Canadiens davantage de possibilités de redonner à la collectivité.
J'espère que tous les députés appuieront ce projet de loi opportun et important.
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View Elizabeth May Profile
GP (BC)
Mr. Speaker, I rise virtually to present a petition that comes from a number of my constituents. It relates to the Trans Mountain pipeline. The petitioners point out that billions of dollars more will need to be spent to complete building this pipeline, which increasingly does not even have an economic case.
The petitioners call on the Government of Canada to abide by the commitment to stop subsidizing fossil fuels, halt construction immediately and not spend any further public funds on the Trans Mountain pipeline.
Monsieur le Président, je prends la parole à distance pour présenter une pétition au nom d'habitants de ma circonscription. Cette pétition concerne le pipeline Trans Mountain. Les pétitionnaires font valoir qu'il faudra dépenser des milliards de dollars additionnels pour terminer le pipeline, lequel en vaut de moins en moins la peine sur le plan économique.
Les pétitionnaires demandent au gouvernement du Canada de respecter son engagement à cesser de subventionner les combustibles fossiles, d'abandonner immédiatement les travaux d'expansion et de ne pas dépenser un denier public de plus pour le pipeline Trans Mountain.
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View Julie Dzerowicz Profile
Lib. (ON)
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2020-11-26 10:10
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Mr. Speaker, I rise to present a petition on an issue that is close to the heart of the constituents of my riding of Davenport.
Today I am tabling e-petition 2616. This petition was started by a passionate environmentalist, Domenica Tambasco, who is also a physician and who turns out to be someone I went to high school with. She very much recognizes the direct links between the health of Canada's population and the health of Canada's environment, two things that we know are inextricably linked.
This petition calls on the Government of Canada to introduce legislation to enshrine an environmental bill of rights and responsibilities into Canadian law, recognizing the vital role of the environment as a determinant of health.
I want to thank Domenica for her advocacy, and I hereby table her petition in this chamber on her behalf.
Monsieur le Président, je prends la parole afin de présenter une pétition sur une question qui tient à cœur aux habitants de Davenport, ma circonscription.
Aujourd'hui, je dépose la pétition e-2616. Cette pétition a été lancée par Domenica Tambasco, une environnementaliste passionnée qui est aussi médecin et qui se trouve à être une ancienne camarade de classe du secondaire. Elle est très au fait des liens directs qui existent entre la santé de la population du Canada et celle de l'environnement du Canada, deux choses qui, comme on le sait, sont indissociables.
Dans la pétition, on demande au gouvernement du Canada de présenter un projet de loi pour faire d'une Charte des droits et des responsabilités en matière environnementale une loi canadienne, afin de reconnaître le rôle crucial que l’environnement joue dans la santé humaine.
Je remercie Domenica de défendre cette cause et, en son nom, je dépose sa pétition à la Chambre.
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View Gord Johns Profile
NDP (BC)
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2020-11-26 10:11
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Mr. Speaker, I am honoured to table a petition today on behalf of residents from Denman Island and Hornby Island in the Salish Sea. It is timely, especially since a new report cites that only 26% of Canada's wild fish population can be considered healthy, which is down a full 8% since 2017.
The petitioners note the announcement by the Department of Fisheries and Oceans that the Pacific herring population dropped by approximately a third from 2016 to 2019. The forecast for 2020 is 58,000 tonnes, down from 129,000 tonnes in 2016. Herring is the basis of the food web that supports wild Pacific salmon, killer whales, humpback whales, cod, halibut, seabirds and other independent species.
The petitioners call upon on the government to suspend the 2020 Salish Sea herring fishery until a whole-of-ecosystem plan is developed to fairly compensate local fishers for economic losses and ensure that decisions are made with full participation of first nations and local communities.
Monsieur le Président, c'est un honneur de présenter une pétition au nom des habitants des îles Denman et Hornby situées dans la mer des Salish. Elle arrive à point nommé. En effet, selon un nouveau rapport, seulement 26 % des stocks de poissons sauvages du Canada peuvent être considérés comme sains, ce qui représente une chute de 8 % par rapport à 2017.
Les pétitionnaires soulignent le fait que le ministère des Pêches et des Océans a annoncé que la population de hareng du Pacifique a diminué du tiers, environ, entre 2016 et 2019. Elle devrait atteindre 58 000 tonnes en 2020, alors qu'elle était de 129 000 tonnes en 2016. Le hareng est à la base du réseau alimentaire dont dépendent le saumon sauvage du Pacifique, l'épaulard, le rorqual à bosse, la morue, le flétan, les oiseaux de mer et d'autres espèces indépendantes.
Les pétitionnaires exhortent le gouvernement du Canada à suspendre la pêche au hareng en 2020 dans la mer des Salish jusqu'à la mise en place d'une approche écosystémique. Ils lui demandent en outre d'indemniser équitablement les pêcheurs locaux pour les pertes économiques et de veiller à ce que les décisions soient prises avec la pleine participation des Premières Nations et des communautés locales.
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View Garnett Genuis Profile
CPC (AB)
Mr. Speaker, I am pleased to present a petition in support of Bill S-204, a bill that seeks to combat forced organ harvesting and trafficking.
The bill would make it a criminal offence for a Canadian to go abroad to receive an organ that had been harvested from an unwilling person. It would also amend immigration law to create a mechanism by which someone could be deemed inadmissible to Canada if that person had been involved in organ harvesting and trafficking.
A bill like this almost passed in the last Parliament, but we ran out of time at the end. The petitioners are hoping that this Parliament will be the one that finally gets the job done.
Monsieur le Président, je suis heureux de présenter une pétition à l'appui du projet de loi S-204, qui vise à lutter contre le prélèvement forcé et le trafic d'organes.
Le projet de loi érigerait en infraction criminelle le fait pour un Canadien de se rendre à l'étranger afin de recevoir un organe qui a été prélevé sans le consentement du donneur. Il modifierait aussi la loi sur l'immigration pour créer un mécanisme selon lequel une personne pourrait être interdite de territoire au Canada si elle s'est livrée à des activités de prélèvement et de trafic d'organes.
Un projet de loi semblable a presque été adopté à la dernière législature, mais nous avons manqué de temps. Les pétitionnaires espèrent que la présente législature sera enfin celle où des mesures seront prises.
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View Kevin Lamoureux Profile
Lib. (MB)
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2020-11-26 10:12
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Mr. Speaker, if a revised response to Question No. 97, originally tabled on November 16, 2020, could be made an order for return, this return would be tabled immediately.
The Speaker: Is that agreed?
Some hon. members: Agreed.
Monsieur le Président, si la réponse révisée à la question no 97, déposée initialement le 16 novembre 2020, pouvait être transformée en ordre de dépôt de document, le document serait déposé immédiatement.
Le Président: D'accord?
Des voix: D'accord.
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View Anthony Rota Profile
Lib. (ON)

Question No. 97--
Mr. Arnold Viersen:
With regard to flights on government aircraft for personal and non-governmental business by the Prime Minister and his family, and by ministers and their families, since January 1, 2016: (a) what are the details of all such flights, including the (i) date, (ii) origin, (iii) destination, (iv) names of passengers, excluding security detail; and (b) for each flight, what was the total amount reimbursed to the government by each passenger?
Response
(Return tabled)

Question no 97 --
M. Arnold Viersen:
En ce qui concerne les vols à bord d’aéronefs du gouvernement effectués à des fins personnelles et autres que gouvernementales par le premier ministre et sa famille, et par les ministres et leur famille, depuis le 1er janvier 2016: a) quels sont les détails de chacun de ces vols, y compris (i) la date, (ii) le point de départ, (iii) la destination, (iv) le nom des passagers, à l’exclusion du personnel de sécurité; b) pour chaque vol, quel était le montant total que chacun des passagers a remboursé au gouvernement?
Response
(Le document est déposé.)
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View Kevin Lamoureux Profile
Lib. (MB)
View Kevin Lamoureux Profile
2020-11-26 10:12
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Mr. Speaker, I ask that remaining questions be allowed to stand.
The Speaker: Is that agreed?
Some hon. members: Agreed.
Monsieur le Président, je demande que les autres questions restent au Feuilleton.
Le Président: D'accord?
Des voix: D'accord.
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View Harjit S. Sajjan Profile
Lib. (BC)
Mr. Speaker, I would like to address the tabling of the revised response to Order Paper Question No. 97.
With the encouragement of my colleague, the Parliamentary Secretary to the the Leader of the Government in the House of Commons, my department has reviewed the original response to see if a correction was warranted. The original response was subject to administrative errors, which have now been corrected in the revised response that was just tabled. I would like to give the House a brief explanation as to how this occurred.
The information requested is not centrally tracked by my department. An attempt was made to verify the accuracy of the information in the allotted time, but it required a cross-government document search and manual record collection. As a result, in the process of addressing the inaccuracies in the original response to Question No. 97, a manual search was undertaken to verify and confirm the information that is contained in the revised response that has now been tabled.
I wish to apologize to the member for Peace River—Westlock for any inconvenience in receiving the information requested. I can assure members of the House that this was an honest administrative oversight that has now been corrected with the revised response. I have asked my officials to review how flight information is collected and released to ensure a better record-management system going forward.
Monsieur le Président, je voudrais parler du dépôt de la réponse révisée à la question no 97.
À l'invitation de mon collègue le secrétaire parlementaire du leader du gouvernement à la Chambre des communes, mon ministère a examiné la réponse initiale pour voir si elle devait faire l'objet d'une rectification. Des erreurs administratives s'étaient glissées dans la réponse initiale. Elles sont corrigées dans la réponse révisée qui vient juste d'être déposée. J'aimerais expliquer brièvement à la Chambre ce qui s'est passé.
Les informations demandées ne font pas l'objet d'un suivi centralisé par mon ministère. Une tentative a été faite pour vérifier l'exactitude des informations dans le temps imparti, mais elle a nécessité une recherche intergouvernementale de documents et une collecte manuelle des dossiers. En conséquence, pour que nous puissions corriger les inexactitudes dans la réponse initiale à la question no 97, une recherche manuelle a été entreprise pour vérifier et confirmer les informations contenues dans la réponse révisée à la question no 97 qui vient d'être déposée.
Je tiens à m'excuser auprès du député de Peace River—Westlockpour les désagréments causés lors de la réception des informations demandées. Je donne mon assurance aux députés qu'il s'agissait d'une erreur administrative commise de bonne foi, qui a maintenant été corrigée dans la réponse révisée. J'ai demandé aux responsables de mon ministère de revoir la manière dont les informations sur les vols sont collectées et communiquées afin de garantir une meilleure gestion des dossiers à l'avenir.
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View Anthony Rota Profile
Lib. (ON)
I want to make a brief statement in relation to the question of privilege raised by the member for Peace River—Westlock on November 18, 2020.
In similar situations where members have raised complaints about responses to written questions, my predecessors have maintained that these cases are more a matter of debate. In my own recent ruling of October 1, 2020, I reiterated that the Speaker is not empowered to rule on the content of the government's response to written questions.
That being said, the Chair recognizes that it is important that members have complete and accurate information so that they can perform their duties and represent their constituents, which the Parliamentary Secretary to the Government House Leader acknowledged in his speech on Tuesday.
To that end, the Chair notes that a revised response to Question No. 97 has just been tabled, and in light of the subsequent comments by the minister, I consider the matter closed.
Je voudrais faire une brève déclaration à propos de la question de privilège soulevée par le député de Peace River—Westlock le 18 novembre 2020.
Dans des cas similaires où des députés se sont plaints des réponses à des questions écrites, mes prédécesseurs ont dit que ces cas relevaient plutôt des débats. Récemment, dans ma propre décision, le 1er  octobre 2020, j'ai dit une nouvelle fois que le Président n'est pas habilité à se prononcer sur le contenu de la réponse du gouvernement aux questions écrites.
Cela dit, la présidence reconnaît qu'il est important que les députés disposent de renseignements complets et exacts pour s'acquitter de leurs fonctions et pour représenter les citoyens de leur circonscription, ce qu'a reconnu le secrétaire parlementaire du leader du gouvernement à la Chambre dans son intervention, mardi dernier.
À cette fin, la présidence prend note de ce qu'une réponse révisée à la question no 97 vient d'être déposée et, vu les commentaires du ministre après, je considère que l'affaire est close.
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View Yvonne Jones Profile
Lib. (NL)
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2020-11-26 10:16
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Mr. Speaker, I am very pleased today to speak in support of Bill C-12, which was presented in the House yesterday. I am very much in support of our government's commitment to making Canada a net-zero nation by 2050, because the urgency to act on the global climate crisis is real and the challenge of reducing our greenhouse gas emissions is also an opportunity to build back our economy more competitively, more sustainably and more inclusively. Attracting investments and creating jobs will benefit all Canadians.
While the global pandemic has turned much of our world upside down, it has not changed our resolve to build a clean energy future and to make sure we are putting people at the heart of this transition. This is what I would like to focus on with my time today. Before I do that, I also want to say I will be sharing my time with the member for Sherbrooke. I look forward to hearing her comments.
Climate change may be measured in tonnes of greenhouse gases emitted or saved, but it is lived by families and communities. A just transition is where the importance of climate change and government policy positively intersects with the lives and livelihoods of all Canadians.
That is particularly true for those who have been especially hard hit by COVID-19 and the recession: women, youth, indigenous communities, immigrants, racialized people, people with disabilities, rural communities and northern communities, where I live. It is also true for so many workers and communities that are directly affected by the rapid transformation of the global energy sector, which is why creating good, well-paying jobs in the low-carbon economy is essential.
It is essential that we build a sustainable and prosperous future for Canada and all Canadians. How do we that? This is the question that lingers in the minds of many who support the initiatives we have introduced around climate change. How can we do more? How do we play a larger role?
A key starting place is to ensure workers have the right skills to succeed in the clean growth economy. As most know, I am a huge supporter of alternate energy development, but I am also a big supporter of the resource development sector in Canada, especially the mining industry. I know many of these companies are working hard to invest properly to ensure they have a clean growth economy. They are looking at alternatives for fuelling and powering their operations and reducing their carbon footprints.
For example, we are working with communities and workers who have been affected by the phasing out of coal-fired electricity, with meaningful action to diversify their economies and create new jobs. One way we are doing this is with $185 million in new federal funding to support coal-dependent communities, including $35 million for skills development and economic diversification.
Our government not only set targets and adapted a vigorous agenda around clean energy and climate change, but it is making the investments available so people, communities and companies can move forward in Canada to ensure that these happen.
The remainder of some $150 million within the Government of Canada is now earmarked for new infrastructure projects, and so far this year we have invested more than $22 million in 36 projects across Alberta, Saskatchewan, New Brunswick and Nova Scotia. This funding has supported economic diversification initiatives in Leduc and Hanna, Alberta; a solar installation training program at Southeast College in Estevan, Saskatchewan; and similar projects in Atlantic Canada.
Right here in my hometown of Mary's Harbour, we are developing alternate energy to support and reduce the use of diesel generation in rural communities like the one I live in. This year, with a partnership from the federal government, we are the first remote community in Labrador to be able to combine hydro power and solar power to supplement, and reduce our dependency on, diesel and reduce our carbon footprint.
We are looking forward to doing projects like this in all communities that have become entirely dependent on diesel and move them off diesel dependency. This would include projects like the Glencore smelter and the Trevali closure diversification initiative in northern New Brunswick. We helped Ignite Labs in Nova Scotia, and we also announced that we were moving forward with the Atlantic loop. The Atlantic loop will connect surplus clean power to regions that are moving away from coal. It is a classic win-win that makes electricity more affordable as we create new jobs for workers and their communities.
I live in a region in Labrador that is one of the largest generators of hydro power. The Atlantic loop provides an opportunity for us to continue to fuel the economy with clean energy through massive development projects, such as those at Gull Island.
We are looking forward to the opportunities this provides, not just for Newfoundland and Labrador and Atlantic Canada, but for all Canadians. We see it as a real win-win situation and are happy that the Government of Canada, our government, is moving forward with the Atlantic loop.
That is just one example of how we are putting people at the heart of this energy transition. [Technical difficulty—Editor]
Monsieur le Président, je suis très heureuse de prendre la parole aujourd'hui à l'appui du projet de loi C-12, qui a été présenté à la Chambre hier. J'appuie fermement l'engagement du gouvernement à faire du Canada un pays carboneutre d'ici 2050, car il est réellement urgent de prendre des mesures face à la crise climatique mondiale et parce que, si la réduction des émissions de gaz à effet de serre est une entreprise difficile, elle donne également l'occasion de rebâtir notre économie de manière à ce qu'elle soit plus concurrentielle, plus durable et plus inclusive. Attirer les investissements et créer des emplois sera avantageux pour tous les Canadiens.
La pandémie mondiale a bouleversé notre monde, mais n'a pas altéré notre détermination à bâtir un avenir dans lequel l'énergie propre prédomine et à placer les gens au cœur de cette transition. Voilà, d'ailleurs, ce sur quoi j'aimerais concentrer mon intervention aujourd'hui. Auparavant, j'aimerais toutefois signaler que je vais partager mon temps de parole avec la députée de Sherbrooke, dont je suis impatiente d'entendre les observations.
Les changements climatiques se mesurent en tonnes de gaz à effet de serre émis ou évités, mais ils sont également ressentis par les familles et les collectivités. Une transition est juste lorsqu'il y a corrélation entre, d'une part, la lutte contre les changements climatiques et les politiques du gouvernement en la matière et, d'autre part, la qualité de vie des Canadiens et leur gagne-pain.
C'est d'autant plus vrai pour les personnes qui ont été les plus durement touchées par la COVID-19 et la crise économique: les femmes, les jeunes, les Autochtones, les immigrants, les personnes racialisées, les personnes handicapées et les habitants des collectivités rurales et nordiques, comme là où j'habite. C'est une réalité qui s'applique également à de nombreux travailleurs et à de nombreuses collectivités qui subissent les conséquences directes de la transformation rapide du secteur mondial de l'énergie. C'est pour cette raison qu'il est essentiel de créer de bons emplois bien rémunérés dans une économie à faibles émissions de carbone.
Il est primordial que nous bâtissions un avenir durable et prospère pour le Canada et tous les Canadiens. Comment pouvons-nous y arriver? Voilà la question que se posent toutes les personnes qui appuient les initiatives que nous avons présentées pour lutter contre les changements climatiques. Comment pouvons-nous en faire plus? Comment pouvons-nous jouer un rôle plus important?
L'un des principaux points de départ, c'est de veiller à ce que les travailleurs aient les compétences nécessaires pour réussir dans une économie axée sur une croissance propre. Comme la plupart des gens le savent, je suis une ardente défenseure de la mise au point d'énergies de remplacement, mais je suis également une grande partisane du secteur de l'exploitation des ressources du Canada, surtout l'industrie minière. Je sais que bon nombre de ces entreprises travaillent d'arrache-pied pour réaliser des investissements judicieux qui favorisent une économie axée sur la croissance propre. Elles envisagent des solutions de rechange pour s'alimenter en énergie tout en réduisant leur empreinte carbone.
Par exemple, nous collaborons avec des collectivités et des travailleurs qui ont été touchés par la fermeture progressive des centrales thermiques au charbon, en instaurant des mesures concrètes axées sur la diversification économique et la création d'emplois. Nous y parviendrons, entre autres, en consacrant 185 millions de dollars en argent frais pour soutenir les collectivités qui dépendent du charbon, dont une tranche de 35 millions de dollars est réservée au développement des compétences et à la diversification de l'économie.
Le gouvernement a établi des cibles et préparé un programme rigoureux qui porte sur l'énergie propre et les changements climatiques. Afin de faciliter la mise en œuvre de ce programme, le gouvernement du Canada fait les investissements nécessaires pour que les citoyens, les collectivités et les entreprises réalisent des progrès d'un bout à l'autre du pays.
Concernant l'autre tranche d'environ 150 millions de dollars, le gouvernement du Canada la consacrera à de nouveaux projets d'infrastructure. Depuis le début de cette année, nous avons investi plus de 22 millions de dollars dans 36 projets en Alberta, en Saskatchewan, au Nouveau-Brunswick et en Nouvelle-Écosse. Tous ces investissements ont appuyé des initiatives de diversification économique à Leduc et à Hanna, en Alberta; un programme de formation sur l'installation de l'équipement pour l'énergie solaire au Collège Southeast, à Estevan, en Saskatchewan; ainsi que des projets similaires dans le Canada atlantique.
Chez moi, à Mary's Harbour, on travaille à la mise au point d'une énergie de remplacement dans le but de diminuer le recours au diésel dans les localités rurales comme la nôtre. Cette année, grâce à un partenariat du gouvernement fédéral, nous sommes la première collectivité éloignée du Labrador à pouvoir combiner l'hydroélectricité et l'électricité solaire pour compléter et réduire l'utilisation du diésel, et ainsi réduire notre dépendance à ce combustible et notre empreinte carbone.
Nous espérons réaliser des projets de ce genre dans toutes les localités qui dépendent entièrement du diésel afin de remédier à cette situation. Cela comprend des projets comme ceux touchant la fonderie de Glencore et l'arrêt d'activités de Trevali, une initiative de diversification dans le nord du Nouveau-Brunswick. Nous avons aidé Ignite Labs en Nouvelle-Écosse. Nous avons également annoncé que nous allions aller de l'avant avec le projet de la boucle de l'Atlantique, qui va permettre de fournir les surplus énergétiques à des communautés qui délaissent le charbon. Cette situation qui rend l'électricité plus abordable sera bénéfique à tous alors que nous créons des emplois pour les travailleurs et les collectivités.
J'habite une région du Labrador parmi les plus grandes productrices d'hydroélectricité. La boucle de l'Atlantique nous donne la possibilité de continuer à alimenter l'économie avec une énergie propre grâce à d'énormes projets d'exploitation, comme ceux de Gull Island.
Nous avons hâte de voir les possibilités qui en découleront, pas seulement pour Terre-Neuve-et-Labrador et le Canada atlantique, mais aussi pour l'ensemble des Canadiens. À notre avis, tout le monde y gagne et nous sommes heureux que le gouvernement du Canada, le gouvernement libéral, aille de l'avant avec le projet de la boucle de l'Atlantique.
Ce n'est là qu'un exemple des choses que nous faisons pour mettre les gens au coeur de la transition énergétique. [difficultés techniques]
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View Carol Hughes Profile
NDP (ON)
Unfortunately, the hon. member's time is up. I know there have been some technical issues, but there is time for questions and comments and I am sure she will be able to add anything during that time.
The hon. member for Saanich—Gulf Islands is rising on a point of order.
Malheureusement, le temps de parole de la députée est écoulé. Je sais qu'il y a eu quelques problèmes techniques, mais il reste encore du temps pour les questions et observations et je suis certaine qu'elle pourra compléter son intervention pendant cette période.
La députée de Saanich—Gulf Islands invoque le Règlement.
Collapse
View Elizabeth May Profile
GP (BC)
Madam Speaker, I rise on a point of order. I hesitated to interrupt the hon. parliamentary secretary, but I think her speech demonstrated the lack of good Internet in her community. There were many gaps. I would ask if the clerks at the table would consider allowing her to provide her full remarks so the gaps could be replaced in the Hansard, because we missed quite a lot of what she had to say.
Madame la Présidente, j'invoque le Règlement. J'ai hésité à interrompre la secrétaire parlementaire, mais je pense que son discours a permis de mettre en lumière l'absence d'accès à un service Internet de qualité au sein de sa collectivité. Hélas, dû aux problèmes techniques, il manque beaucoup de segments de son discours. Je vais demander aux greffiers au Bureau d'envisager de lui permettre de présenter son discours complet afin que les lacunes puissent être comblées dans le hansard, car nous avons manqué une grande partie de ce qu'elle avait à dire.
Collapse
View Carol Hughes Profile
NDP (ON)
I thank the hon. member. I do not think there would be any opposition to the parliamentary secretary tabling her speech so it can be included in the Hansard.
Is it agreed the hon. member can table her speech so it can be properly reflected in the Hansard?
Some hon. members: Agreed.
[Accordingly, the balance of the speech as tabled is as follows]
Je remercie la députée. Je pense que personne ne va s'objecter à ce que la secrétaire parlementaire dépose son discours pour qu'il soit consigné dans le hansard.
Est-il convenu que le discours de la députée soit déposé afin qu'on puisse le lire correctement dans le hansard?
Des voix: D'accord.
[En conséquence, le reste du discours, tel qu'il a été déposé, suit.]
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View Yvonne Jones Profile
Lib. (NL)
View Yvonne Jones Profile
2020-11-26 10:28
Expand
Energy efficiency is another example. By working with Canadians to retrofit their homes with better windows, appliances and insulation, and with smarter grids and building codes, they are seeing the benefits of the energy transition in their own homes. The benefits include lower monthly utility bills and more comfortable homes, all while creating thousands of good jobs and dramatically reducing our emissions.
Here is a theme I keep coming back to: creating good, green jobs as we drive environmental performance. That has been central to our government’s economic response to COVID-19, including more than $1.7 billion to help clean up orphan and inactive oil and gas wells in Alberta, Saskatchewan and British Columbia. This investment is helping as many as 10,000 hard-working Canadians to find ways to put their skills to use, while demonstrating Canadian leadership on climate change and environmental stewardship.
For the same reason, we have announced a new $750-million emissions reduction fund, $320 million to assist the Newfoundland and Labrador offshore industry and $100 million for the Clean Resource Innovation Network. This funding will help make Canada’s oil and gas sector the cleanest in the world, so that good energy jobs are also green energy jobs and so that our move toward a net-zero economy leaves no one behind.
We recognize the vital role that Canada’s petroleum sector plays here at home and around the world. We are investing in these communities to help them achieve their net-zero targets while ensuring their long-term success. We also recognize the need to nurture talent in the oil and gas sector. We are working with industry, provinces and territories to transform this key pillar of Canada’s economy. Further, we are making other generational investments to bring together economic growth and environmental protection. This includes new funding for smart grids, carbon capture and storage, and the next wave of batteries, made right here in Canada.
We are creating good jobs in wind and solar energy, and emerging sources of clean energy such as tidal and geothermal. We have put together a made-in-Canada action plan for small modular reactors and a strategy for Canada to become a global leader in the clean production of hydrogen. We will drive the clean growth economy by making zero-emissions vehicles more affordable and investing in more charging stations across the country.
We are setting a clear course for our net-zero future that enlists all Canadians. We have been incorporating indigenous knowledge and engaging meaningfully on how we review major energy projects, as well as supporting indigenous participation in and ownership of these projects. This fair and just transition will be smart and inclusive.
Our recent Speech from the Throne doubled down on our promise to exceed our Paris commitments by the end of this decade and achieve net-zero emissions by 2050. It also launched our campaign to create over one million jobs, restoring employment to pre-pandemic levels and higher. We are ensuring Canadians have good jobs they can rely on, particularly those hit hardest by the global pandemic. We are making direct investments in the social sector and infrastructure, providing immediate training to quickly skill up workers and offering incentives for employers to hire and retain workers.
We are aware that to be successful, our climate plan must put all Canadians, and all communities, at the heart of our efforts. Indeed the Throne Speech was clear on this. It stated:
Canada cannot reach net zero without the know-how of the energy sector, and the innovative ideas of all Canadians, including people in places like British Columbia, Alberta, Saskatchewan, and Newfoundland and Labrador.
This pledge to empower all Canadians includes getting more women working as employees and executives in the energy sector. We simply cannot afford to leave half of our workforce on the sidelines as we embrace a future built on innovation, ingenuity and imagination. Studies show that energy companies that have diverse leadership are more innovative and profitable. We can and should do better. We are taking action to advance gender equality through the Equal by 30 campaign. We are promoting women in the energy sector at various international bodies such as the G7, the Clean Energy Ministerial and elsewhere, not just because it is the right thing to do, but also because it is the smart thing to do. It is just good business. To date, more than 150 companies, governments and organizations have signed on to the Equal by 30 campaign. They are making important commitments towards equal pay, equal opportunities and equal leadership for women.
While we are proud of our record of engaging and including Canadians in this fundamental transformation of our energy systems, we know that there is still more to do. We are prepared to do the heavy lifting to achieve net-zero emissions, grow our national economy and realize a clean energy future that leaves no one behind. Canadians ask no more and they deserve no less.
L'efficacité énergétique est un autre exemple. En collaborant avec les Canadiens pour installer dans leur maison de meilleures fenêtres, des appareils ménagers plus efficaces et du meilleur isolant, et grâce aux réseaux électriques et aux codes du bâtiment plus efficaces, on leur permet de constater les avantages de la transition énergétique dans leur propre foyer. Les avantages comprennent la réduction des factures mensuelles de services publics et des logements plus confortables tout en créant des milliers de bons emplois et en réduisant considérablement les émissions.
Voici un thème auquel je reviens constamment: la création de bons emplois verts tout en améliorant la performance environnementale. Il est au cœur de l'intervention économique du gouvernement pour répondre à la pandémie de COVID-19, notamment un investissement de plus de 1,7 milliard de dollars pour décontaminer des puits de pétrole et de gaz orphelins ou inactifs en Alberta, en Saskatchewan et en Colombie-Britannique. Cet investissement aide pas moins de 10 000 travailleurs canadiens à trouver des façons de mettre à profit leurs compétences tout en faisant preuve d'une initiative canadienne dans la lutte contre les changements climatiques et la gérance de l'environnement.
Pour la même raison, nous avons annoncé le nouveau Fonds de réduction des émissions de 750 millions de dollars, 320 millions de dollars pour aider l'industrie extracôtière de Terre-Neuve-et-Labrador et 100 millions de dollars pour le Réseau d'innovation pour les ressources propres. Ces fonds permettront de faire du secteur canadien des hydrocarbures le plus propre du monde afin que les bons emplois dans le secteur de l'énergie soient également des emplois dans le secteur de l'énergie verte et que notre transition vers une économie carboneutre ne laisse personne pour compte.
Nous reconnaissons le rôle capital que le secteur pétrolier canadien joue ici, au pays, et dans le monde. Nous investissons dans ces collectivités afin de les aider à atteindre la carboneutralité tout en assurant leur prospérité à long terme. Nous reconnaissons aussi qu'il est nécessaire de cultiver les talents dans le secteur pétrolier et gazier. Nous travaillons avec l'industrie, les provinces et les territoires pour transformer ce pilier essentiel de l'économie canadienne. Nous faisons, par ailleurs, d'autres investissements générationnels pour concilier croissance économique et protection de l'environnement. Cela signifie notamment de nouveaux financements pour les réseaux intelligents, le captage et le stockage du carbone, ainsi que la prochaine génération de batteries fabriquées ici même, au Canada.
Nous créons de bons emplois dans les secteurs de l'énergie éolienne et solaire, ainsi que dans le secteur des nouvelles sources d'énergie propre telles que l'énergie marémotrice et géothermique. Nous avons élaboré un plan d'action canadien pour les petits réacteurs modulaires et une stratégie pour que le Canada devienne un chef de file mondial dans la production propre d'hydrogène. Nous allons favoriser une croissance économique verte en rendant les véhicules à zéro émission plus abordables et en investissant dans un plus grand nombre de bornes de recharge dans tout le pays.
Nous traçons clairement la voie vers un avenir carboneutre qui mobilise tous les Canadiens. Nous avons pris en compte le savoir autochtone et nous avons mené une réflexion profonde sur la manière dont nous évaluons les grands projets énergétiques tout en encourageant la participation et l'adhésion des Autochtones à ces projets. Cette transition équitable et juste sera intelligente et inclusive.
Dans notre récent discours du Trône, nous avons réaffirmé notre promesse visant à surpasser les objectifs fixés dans le cadre de l'Accord de Paris d'ici la fin de la présente décennie et à atteindre notre cible de zéro émission nette d'ici 2050. Nous nous sommes aussi engagés à lancer une campagne visant à créer plus d'un million d'emplois, de manière à rétablir, voire à augmenter, le niveau d'emploi d'avant la pandémie. Nous veillons à ce que les Canadiens aient de bons emplois sur lesquels ils peuvent compter, surtout ceux qui sont les plus durement touchés par la pandémie. Nous investissons directement dans le secteur social et les infrastructures en offrant immédiatement de la formation qui permettra aux travailleurs d'acquérir rapidement les compétences dont ils ont besoin, ainsi que des mesures incitatives aux employeurs pour leur permettre d'embaucher ou de conserver des travailleurs.
Pour que notre plan de lutte contre les changements climatiques soit efficace, tous les Canadiens et toutes les communautés doivent être au cœur des efforts que nous déployons. Le discours du Trône l'a énoncé clairement:
Le Canada ne peut atteindre la cible zéro émission nette sans le savoir-faire du secteur de l’énergie et les idées novatrices de tous les Canadiens, notamment les gens de la Colombie-Britannique, de l’Alberta, de la Saskatchewan et de Terre-Neuve-et-Labrador.
Cet engagement à habiliter tous les Canadiens vise aussi à inclure plus de femmes parmi les employés et les cadres du secteur énergétique. Nous ne pouvons simplement pas nous permettre de laisser de côté la moitié de la population active tandis que nous nous élançons vers un avenir axé sur l'innovation, l'ingéniosité et l'imagination. Des études montrent que les sociétés énergétiques dont l'équipe de direction est diversifiée sont plus innovantes et plus rentables. Nous pouvons et devons faire mieux. Nous prenons des mesures afin de faire progresser l'égalité des sexes avec la campagne Parité d'ici 30. Nous promouvons la participation des femmes au secteur de l'énergie dans divers organismes internationaux, comme le G7, le Groupe ministériel sur l’énergie propre et ailleurs, non seulement parce que c'est la bonne chose à faire, mais aussi parce que c'est la chose intelligente à faire. Il s'agit simplement d'une bonne décision d'affaires. Jusqu'à présent, plus de 150 entreprises, gouvernements et organismes ont adhéré à la campagne Parité d'ici 30. Ce faisant, ils prennent d'importants engagements en matière d'équité salariale, de parité au sein des échelons supérieurs et d’égalité des chances pour les femmes.
Certes, nous sommes fiers de notre bilan concernant la participation et l'inclusion des Canadiens dans cette transformation fondamentale de nos systèmes énergétiques, mais nous sommes conscients qu'il reste encore beaucoup de pain sur la planche. Nous sommes prêts à travailler d'arrache-pied afin d'atteindre la carboneutralité, faire croître l'économie nationale et favoriser un avenir axé sur l'énergie propre où personne n'est laissé pour compte. Les Canadiens n'en demandent pas plus et ils n'en méritent pas moins.
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NDP (ON)
Questions and comments, the hon. member for New Brunswick Southwest.
Nous passons aux questions et observations. Le député de Nouveau-Brunswick-Sud-Ouest a la parole.
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CPC (NB)
Madam Speaker, I would like to get a few comments from the parliamentary secretary on pricing. This government appears to be making affordable energy seem costly, and thereby give the illusion that its policy is somehow affordable.
Let us talk about the Atlantic loop. We all know the hydro coming online in Labrador is going to be very expensive compared with the alternatives. The government has proposed sharing that very expensive power with the rest of Atlantic Canada.
Could the member talk about her government's plan to ensure ratepayers throughout Atlantic Canada, and in my home province of New Brunswick in particular, do not get socked with high prices because of the government's policy and being forced to buy power through the Atlantic loop?
Madame la Présidente, j'aimerais obtenir de la secrétaire parlementaire quelques commentaires sur la tarification. Le gouvernement semble laisser entendre que l'énergie abordable est coûteuse, donnant ainsi l'illusion que sa politique est en quelque sorte avantageuse sur le plan économique.
Parlons maintenant de la boucle de l'Atlantique. Nous savons tous que l'importation de l'énergie hydroélectrique depuis le Labrador s'avérera très coûteuse comparativement aux autres options possibles. Le gouvernement a proposé de partager cette source d'énergie très onéreuse avec le reste du Canada atlantique.
La députée peut-elle expliquer comment le gouvernement compte s'y prendre pour s'assurer que les contribuables de l'ensemble du Canada atlantique et plus particulièrement de ma province, le Nouveau-Brunswick, ne se voient pas imposer des prix élevés en raison de la politique gouvernementale et qu'ils ne sont pas forcés d'acheter de l'électricité par l'intermédiaire de la boucle de l'Atlantique?
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Lib. (NL)
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2020-11-26 10:29
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Madam Speaker, substituting power under the Atlantic loop does not necessarily mean using power that is already available through Muskrat Falls, which he quotes as higher-priced power. It includes the opportunity to develop additional power sources, whether in Labrador, other parts of Atlantic Canada or central Canada. Those are the things that will be considered. The Atlantic loop is about replacing [Technical difficulty—Editor] affordability of that power to citizens.
Madame la Présidente, la boucle de l'Atlantique prévoit de remplacer des sources d'énergie, mais cela ne signifie pas nécessairement d'utiliser celle déjà offerte par l'installation de Muskrat Falls, qui — selon le député — est plus coûteuse. En effet, il est également possible de développer de nouvelles sources d'énergie, que ce soit au Labrador, ailleurs au Canada atlantique ou même dans le centre du Canada. Toutes ces options seront étudiées. La boucle de l'Atlantique vise à remplacer [difficultés techniques] l'abordabilité de cette énergie pour les citoyens.
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BQ (QC)
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2020-11-26 10:30
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Madam Speaker, I would like to ask the government representative a question about the targets, which are not included in Bill C-12.
Immediately following the Paris Agreement in 2016, the first ministers met and issued what is known as the Vancouver declaration on clean growth and climate change, which states, and I quote:
First Ministers commit to:
Implement GHG mitigation policies in support of meeting or exceeding Canada's 2030 target of a 30% reduction below 2005 levels of emissions, including specific provincial and territorial targets and objectives;
Why is there nothing in the bill about specific targets and objectives?
Madame la Présidente, j'aimerais poser à la représentante du gouvernement une question sur les cibles, qui ne sont pas dans le projet de loi C-12.
Tout de suite après l'Accord de Paris, il y a eu, en 2016, la rencontre des premiers ministres, qui a donné ce qu'on a appelé la « Déclaration de Vancouver sur la croissance propre et les changements climatiques. » On peut y lire ceci:
Les premiers ministres s'engagent à:
Mettre en œuvre des politiques d'atténuation des émissions de GES qui atteignent ou dépassent l'objectif du Canada visant une réduction des émissions de 30 p. 100 par rapport au niveau de 2005 d'ici 2030, incluant les cibles et les objectifs spécifiques des provinces et territoires;
Pourquoi n'est-il pas question, dans le projet de loi, d'avoir des cibles et des objectifs spécifiques?
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Lib. (NL)
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2020-11-26 10:31
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Madam Speaker, I got most of my colleague's question. I apologize if I miss the mark here, because it did cut in and out.
I think as a government we have demonstrated we are prepared to do the heavy lifting to achieve net-zero emissions by 2030. We have launched a campaign to do so. To date, we have already had more than 150 companies [Technical difficulty—Editor]. We will continue to improve on those as we go.
Madame la Présidente, j'ai entendu la majeure partie de la question de ma collègue. Je suis désolée si je ne réponds pas exactement à ce qu'elle demandait, son intervention a coupé à plusieurs reprises.
Je crois que le gouvernement a prouvé son intention d'agir concrètement pour atteindre l'objectif de zéro émission nette d'ici 2030. Nous avons lancé une campagne pour y arriver. Jusqu'à maintenant, plus de 150 entreprises ont déjà [difficultés techniques]. Nous allons continuer d'apporter des améliorations dans ce secteur également dans le futur.
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NDP (ON)
I will go to the next question and comment, and then I will make statement. The hon. member for Timmins—James Bay.
Je vais donner la parole au prochain intervenant pour les questions et observations et je ferai ensuite une déclaration. Le député de Timmins—Baie James a la parole.
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NDP (ON)
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2020-11-26 10:31
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Madam Speaker, I am very pleased that we are discussing moving towards a massive reduction of carbon emissions. It is necessary.
My concern is that I have been in the House since the days when Stéphane Dion was telling us about the great plan for Kyoto. Year in and year out, emissions rose under Stephen Harper and under the Liberal government.
When I see the Prime Minister reach out to Joe Biden and say that he is promoting Keystone XL, I ask myself how serious the government is if it is promoting a dead-dog project like Keystone XL that is going to massively increase our greenhouse gas emissions and sending the message to the Americans that we are not serious.
When is the government going to get serious on moving off the oil sands and moving to a clear, credible transition?
Madame la Présidente, je suis très heureux que nous discutions de la mise en œuvre d'un plan de réduction massive des émissions de carbone. C'était une nécessité.
Ce qui me préoccupe, c'est que je suis à la Chambre depuis l'époque où Stéphane Dion nous parlait du merveilleux plan de Kyoto. Année après année, les émissions ont continué d'augmenter sous le règne de Stephen Harper puis sous celui des libéraux.
Quand je vois le premier ministre communiquer avec Joe Biden et lui dire qu'il appuie le projet Keystone XL, je me demande à quel point le gouvernement est sérieux s'il continue de faire la promotion d'un projet d'une autre époque comme Keystone XL, qui ferait exploser les émissions de gaz à effet de serre canadiennes et enverrait le message aux Américains que nos intentions ne sont pas sérieuses.
Quand le gouvernement prendra-t-il au sérieux l'abandon des sables bitumineux et mettra-t-il en place une stratégie de transition claire et crédible?
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Lib. (NL)
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2020-11-26 10:32
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Madam Speaker, I must apologize. I actually actually lost the whole system during the middle of the member's question. I sincerely apologize.
I would say to him that I know this is an issue that he is very concerned about, around climate change. We would certainly expect the member's support on this bill, as he has championed many of the things included in this bill in the past.
Again, I apologize, and I appreciate the intervention by the Leader of the Green Party, in supporting me in improving my Internet access here in Labrador. We are well on the road to trying to do that, but as members know, it is a long—
Madame la Présidente, je vous demande de bien vouloir m'excuser. Tout mon système est tombé en panne au beau milieu de la question du député. Je suis sincèrement désolée.
Je sais que la question des changements climatiques lui tient beaucoup à cœur. Nous nous attendons certainement à ce que le député appuie le projet de loi étant donné qu'il était auparavant le champion de bon nombre des questions abordées dans cette mesure législative.
Encore une fois, je suis désolée. Je remercie également la chef du Parti vert pour son intervention au sujet de la nécessité d'améliorer ma connexion Internet ici, au Labrador. Ce dossier avance bon train, mais comme les députés le savent, c'est un long...
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NDP (ON)
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2020-11-26 10:33
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Madam Speaker, I rise on a point of order. Since the member did not hear my question, I think it would only be fair that I get a chance to repeat the question. That way, we would get it very clearly on the record, the lack of action from the Liberal government on Keystone XL.
Madame la Présidente, j'invoque le Règlement. Comme la députée n'a pas entendu ma question, je pense qu'il serait juste que l'on me permette de la répéter. Ainsi, mon interrogation au sujet de l'inaction du gouvernement libéral concernant le projet Keystone XL pourrait être clairement établie dans le compte rendu.
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NDP (ON)
That is not a point of order. It is actually a point of debate.
Resuming debate, the hon. Parliamentary Secretary to the Minister of Economic Development and Official Languages.
Ce n'est pas un rappel au Règlement. Il s'agit plutôt d'une question de débat.
Nous reprenons le débat. La secrétaire parlementaire de la ministre du Développement économique et des Langues officielles a la parole.
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Lib. (QC)
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2020-11-26 10:34
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Madam Speaker, I thank my colleague from Labrador for his speech.
With the Canadian net-zero emissions accountability act, the government is introducing a bill that will help fight the extreme risks associated with climate change.
The science is clear. Human activity is causing unprecedented changes in the Earth's climate. Climate change poses serious threats to the health and safety of humans, to the environment, including biodiversity, and to economic growth.
Canada's climate is warming twice as fast as the rest of the planet's. In our northern regions, it is warming three times faster. We can see the effects of that warming in many parts of Canada, and they will only intensify over time.
These changes have many consequences. For example, scientists expect higher average precipitation in most of Canada. The availability of fresh water is changing, and the likelihood of water shortages in the summer is growing. A warmer climate will intensify some extreme weather conditions, such as heat waves and floods.
Canadians are already feeling the effects of climate change and extreme weather events, including the increasing intensity and frequency of flooding, storms, fires, coastal erosion, extreme heat events, melting permafrost and rising sea levels.
These effects pose a significant risk to the safety, health and well-being of all Canadians, our communities, our economy and our natural environment. It is important to ensure that Canadians are protected against the risks associated with climate change.
Reaching net zero by 2050 is vitally important to mitigating the risks of climate change, not only for Canada but on a global scale. The Intergovernmental Panel on Climate Change found that meeting that target is essential if we want to limit global temperature increases to 1.5°C above pre-industrial levels and reduce the risks associated with climate change.
Limiting the temperature increase to 1.5°C is especially important because it will have a considerable impact on the effects of climate change on all fronts, compared to a potential global temperature increase of 2°C.
Limiting warming to 1.5°C would give us additional options to adapt to the effects of climate change. When Canada ratified the Paris Agreement, it committed to setting and communicating its ambitious national objectives and undertaking ambitious national measures to mitigate climate change in order to meet them.
I would like to remind members that the Paris Agreement seeks to strengthen efforts to hold the increase in the average global temperature to well below 2°C and, if possible, to limit it to 1.5°C. Currently, Canada's nationally determined contribution, communicated in accordance with the United Nations Framework Convention on Climate Change, is its target of reducing its greenhouse gas emissions by 30% below 2005 levels by 2030. The government is determined to meet this target, and even exceed it.
The government has also committed to developing a plan to set Canada on a path to achieve a prosperous net-zero-emissions future by 2050, supported by public participation, including provincial and territorial governments as well as expert advice. Canadians know full well that climate change threatens their health, their way of life and the planet. They want climate action now, and that is what the government will continue to do by immediately introducing a plan that will enable Canada to exceed its 2030 climate targets and legislation that will aim for net-zero emissions by 2050.
Before the government can reach its net-zero targets, it must first engage in a process that takes into account the considerations of the populations most affected by climate change. Although Canada's indigenous peoples and northern communities are exceptionally resilient, they are also particularly vulnerable because of such factors as their remoteness and inaccessibility, the cold climate, aging and ineffective infrastructure, and reliance on diesel-based systems to generate electricity and heat homes.
That is why the government is determined to move forward with the approach based on the recognition of rights reflected by section 35 of the Constitution Act, 1982 and by the United Nations Declaration on the Rights of Indigenous Peoples. In fact, the government will introduce a bill to implement the declaration by the end of the year.
The government is also commited to strengthening its collaboration with Canada's indigenous peoples when it comes to climate mitigation measures. This commitment builds on existing initiatives. The government is contributing financially and collaborating on first nations, Métis and Inuit projects to monitor climate change in indigenous communities, build resilient infrastructure, prepare and implement climate change adaptation strategic plans or even develop green energy options that will help reduce dependence on diesel.
The plan to achieve net-zero emissions by 2050 would also contribute to making the Canadian economy more resilient, more inclusive and more competitive. With a view to creating a stronger and resilient Canada in the wake of this pandemic, climate action will be the cornerstone of our plan to support and create one million jobs across the country.
Regardless of the global challenges associated with the current pandemic, climate change continues to worsen, and there is little doubt that 2020 will be one of the warmest years on record.
It is important to recognize that climate change is a global problem that requires an immediate response from all governments in Canada, as well as from industry, non-governmental organizations and Canadians.
However, the government recognizes the important collective and individual efforts that have already been made and wants to support this momentum to mitigate climate change. For example, as of 2024, the Société de transport de Sherbrooke will be using new electric buses with a view to completely replacing its bus fleet to make it green. I congratulate the municipal council and Marc Denault, chair of the STS board of directors, for this initiative.
I also want to mention the important work of the Conseil régional de l'environnement de l'Estrie and of Jacinthe Caron, whom I have met several times. They are behind several green projects including the Embarque Estrie platform, which identifies public and active transportation options in the region on a web map. This type of initiative shows that it is possible to make a collective contribution to climate change mitigation and to work together.
Furthermore, not too long ago, the Minister of Innovation, Science and Industry, the Minister of Natural Resources and the Minister of Environment and Climate Change jointly announced a $100-million investment in the clean resource innovation network to support research and development projects that advance the environmental and economic performance of the oil and gas sector.
Working across government will be an important part of our efforts to mitigate climate change. That is why the Canadian net-zero emissions accountability act provides for consultations with federal ministers having duties and functions relating to the measures that may be taken to achieve the greenhouse gas reduction targets.
The Canadian net-zero emissions accountability act will further our efforts to mitigate climate change by setting national climate change mitigation targets based on the best available science and by promoting transparency and accountability in relation to achieving those targets. Concretely, this bill will create a legally binding process to set and achieve climate targets, and require assessment reports, climate plans and examinations by the commissioner of the environment and sustainable development.
This bill will help Canada achieve net-zero emissions by 2050 and meet our international climate change mitigation commitments.
Madame la Présidente, je remercie ma collègue de Labrador de son discours.
En présentant la Loi canadienne sur la responsabilité en matière de la carboneutralité, le gouvernement dépose un projet de loi qui contribuera à contrer les risques extrêmes découlant des changements climatiques.
Les données scientifiques sont claires: les activités humaines suscitent des changements du climat de la Terre sans précédent. Les changements climatiques présentent en outre d'importants risques pour la santé et la sécurité humaines, l'environnement, incluant la biodiversité, et la croissance économique.
Le climat canadien se réchauffe deux fois plus rapidement que dans le reste de la planète, et trois fois plus rapidement dans nos régions nordiques. Les effets de ce réchauffement sont évidents dans de nombreuses régions du Canada, et ils s'intensifieront dans l'avenir.
Les conséquences de ces changements sont multiples. Par exemple, on prévoit que les précipitations moyennes augmenteront dans la majeure partie du Canada; la disponibilité de l'eau douce est en train de changer, et le risque de pénuries d'eau en été s'accroît; et un climat plus chaud intensifiera certaines conditions météorologies extrêmes, telles que les vagues de chaleur et les inondations.
Les Canadiens ressentent déjà les répercussions des changements climatiques et des phénomènes météorologiques extrêmes, notamment en ce qui a trait à l’intensité et la fréquence changeante des inondations, des orages et des incendies, à l'érosion côtière, aux événements de chaleur extrême, à la fonte du pergélisol et à la hausse du niveau de la mer.
Ces répercussions présentent un risque important pour la sécurité, pour la santé et pour le bien-être de tous les Canadiens, de nos collectivités, de l'économie et de l'environnement naturel. Il est important de s'assurer que les Canadiens sont protégés contre ces risques liés aux changements climatiques.
Atteindre la carboneutralité autour de 2050 est crucial à l'atténuation des risques des changements climatiques, non seulement pour le Canada, mais à une échelle planétaire. En effet, le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat a conclu qu'il est nécessaire d’atteindre cet objectif pour limiter l'élévation de la température planétaire à 1,5 degré Celsius par rapport aux niveaux préindustriels et réduire les risques liés aux changements climatiques.
Cette limitation de la température à 1,5 degré Celsius est d'autant plus importante qu'elle entraînerait une différence marquée dans les répercussions des changements climatiques, et ce, sur tous les fronts, contrairement à une élévation de la température planétaire de 2 degrés Celsius.
Limiter le réchauffement à 1,5 degré Celsius nous laisserait davantage d'options pour nous adapter aux effets des changements climatiques. Lorsque le Canada a ratifié l'Accord de Paris, il s'est engagé à fixer et à communiquer des objectifs nationaux ambitieux et à prendre des mesures nationales importantes d'atténuation des changements climatiques pour les atteindre.
Rappelons que l'Accord de Paris vise à renforcer les efforts pour limiter l'augmentation de la température moyenne mondiale bien au-dessous de 2 degrés Celsius et, si possible, à limiter cette augmentation à 1,5 degré Celsius. Présentement, la cible incluse dans la contribution déterminée au niveau national du Canada, communiquée conformément à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, est une réduction par le Canada de ses émissions de gaz à effet de serre de 30 % sous les niveaux de 2005 d'ici 2030. Le gouvernement est déterminé à atteindre cette cible, et même à la dépasser.
Le gouvernement s'est aussi engagé à élaborer un plan visant à assurer au Canada, d'ici 2050, un avenir carboneutre prospère, soutenu par la participation publique, incluant les gouvernements des provinces et des territoires et les conseils d'experts. Les Canadiens sont conscients que les changements climatiques menacent leur santé, leur mode de vie et leur planète. Ils veulent des mesures climatiques dès maintenant, et c'est ce que le gouvernement continuera de faire, en mettant immédiatement en place le plan qui permettra de dépasser les objectifs climatiques du Canada pour 2030 et en légiférant sur l'objectif de carboneutralité d'ici 2050.
L'atteinte de la carboneutralité par le gouvernement requiert de s'engager dans un processus prenant en compte les considérations des populations les plus affectées par les changements climatiques. Les peuples autochtones et les communautés nordiques du Canada, bien qu'ils démontrent une résilience exceptionnelle, y sont particulièrement vulnérables à cause de facteurs comme l'éloignement et l'inaccessibilité, le climat froid, l'infrastructure vieillissante et inefficace et la dépendance aux systèmes fonctionnant au carburant diesel pour générer de l'électricité et chauffer des logements.
C'est pourquoi le gouvernement est déterminé à faire progresser l'approche fondée sur la reconnaissance des droits reflétée par l'article 35 de la Loi constitutionnelle de 1982 et par la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones. D'ailleurs, un projet de loi visant à mettre en œuvre la Déclaration sera présenté par le gouvernement d'ici la fin de l'année.
Le gouvernement est aussi déterminé à renforcer sa collaboration avec les peuples autochtones du Canada en ce qui concerne les mesures d'atténuation des changements climatiques. Cette volonté s'inscrit dans des initiatives déjà en place. Notamment, le gouvernement contribue financièrement et collabore à des projets des Premières Nations, du peuple métis et des Inuits pour surveiller l'évolution du climat dans les collectivités autochtones, construire des infrastructures résilientes, préparer et mettre en œuvre des plans stratégiques d'adaptation aux changements climatiques ou encore développer des options énergétiques vertes qui permettent de diminuer la dépendance au diesel.
Le plan visant à atteindre la carboneutralité d'ici 2050 devrait aussi contribuer à rendre l'économie canadienne plus résiliente, plus inclusive et plus compétitive. Dans l'objectif de créer un Canada plus fort et résilient à la suite de la pandémie que nous affrontons présentement, les mesures en faveur du climat formeront la pierre angulaire de notre plan visant à soutenir et à créer 1 million d'emplois dans tout le pays.
Malgré les défis mondiaux que représente la pandémie actuelle, les changements climatiques continuent leur progression, et il est presque certain que l'année 2020 sera parmi les années les plus chaudes enregistrées.
Il demeure important de reconnaître que les changements climatiques constituent un problème mondial qui requiert une réponse immédiate de la part de l'ensemble des gouvernements du Canada, ainsi que de l'industrie, des organisations non gouvernementales et des Canadiens.
Le gouvernement reconnaît cependant les importantes mesures collectives et individuelles qui ont déjà été prises, et il désire soutenir cet élan pour atténuer les changements climatiques. Par exemple, à partir de 2024, les nouveaux autobus de la Société de transport de Sherbrooke seront électriques, et ce, dans l'optique de renouveler complètement la flotte d'autobus pour la rendre verte. Je félicite d'ailleurs le conseil municipal et M. Marc Denault, président du conseil d'administration de la STS, pour cette initiative.
Je veux également mentionner l'important travail du Conseil régional de l'environnement de l'Estrie et de Mme Jacinthe Caron, que j'ai rencontrée à quelques reprises. Ils sont à la base de plusieurs projets verts, parmi lesquels on retrouve la plateforme Embarque Estrie, qui identifie, sur une carte Web, les options de transport collectif et actif offertes dans la région. Ce type de geste démontre qu'il est possible de contribuer collectivement à l'atténuation des changements climatiques et de travailler ensemble.
De plus, tout récemment, le ministre de l'Innovation, des Sciences et de l'Industrie, le ministre des Ressources naturelles et le ministre de l'Environnement et du Changement climatique ont conjointement annoncé un investissement de 100 millions de dollars dans le Réseau d'innovation pour les ressources propres visant à soutenir des projets de recherche-développement qui favorisent le rendement environnemental et économique du secteur pétrolier et gazier.
En matière d'atténuation des changements climatiques, la collaboration à l'échelle du gouvernement est d'ailleurs d'une importance cruciale. C'est pourquoi la Loi canadienne sur la responsabilité en matière de carboneutralité prévoit des consultations avec les ministres fédéraux ayant des responsabilités liées aux mesures pouvant être prises pour atteindre la cible en matière d'émissions de gaz à effet de serre.
La Loi canadienne sur la responsabilité en matière de carboneutralité contribuera à la poursuite des mesures prises au regard de l'atténuation des changements climatiques en exigeant l'établissement de cibles nationales de réduction des émissions de gaz à effet de serre, fondées sur les meilleures données scientifiques disponibles, et par la promotion de la transparence et de la responsabilité dans le cadre de l'atteinte de ces cibles. Concrètement, on parle de processus juridiquement contraignants pour fixer et respecter des cibles climatiques, ainsi que de rapports d'évaluation, de plans climatiques et d'examens par le commissaire à l'environnement et au développement durable.
Ce faisant, ce projet de loi soutiendra l'atteinte de la carboneutralité au Canada d'ici 2050 et les engagements internationaux du Canada en matière d'atténuation des changements climatiques.
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CPC (AB)
Madam Speaker, listening to both the hon. member's speech and the speeches of some of her colleagues, the way they talk about our energy industry is troubling. I am proud to represent a region of this country that has world-class energy producers. Those hard-working women and men have contributed greatly to Canada's economy. They have world-class environmental protections and the most ethically produced energy in the world, so I take issue with the fact that the government continues to attack Canadian energy, oil and gas.
My question is simple. Does the member acknowledge that Canada already has the most ethically and environmentally produced energy in the world?
Madame la Présidente, après avoir entendu le discours de la députée et celui de certains de ses collègues, je dois dire qu'ils parlent de notre industrie énergétique de façon préoccupante. Je suis fier de représenter une région du pays qui compte des producteurs d'énergie de calibre mondial. Ces hommes et femmes vaillants ont grandement contribué à l'économie canadienne. Ce secteur a mis en place des protections environnementales de premier ordre et ses méthodes de production d'énergie figurent parmi les plus éthiques au monde. Je m'insurge donc contre les attaques continues du gouvernement contre le secteur énergétique, pétrolier et gazier du Canada.
Ma question est simple. La députée reconnaît-elle que les méthodes de production énergétique du Canada figurent déjà parmi les plus éthiques et les plus respectueuses de l'environnement du monde?
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Lib. (QC)
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2020-11-26 10:45
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Madam Speaker, I respect my colleague's concern.
As we have said from the beginning, we cannot achieve net-zero emissions without the energy sector's ingenuity and know-how. A number of Canadian oil and gas companies have already committed to net-zero emissions, and they are innovating to meet that challenge.
Canadians, industry, international markets and oil and gas companies know that achieving net-zero emissions is good for our economy and our environment, and we are taking action to get there.
Madame la Présidente, je respecte la préoccupation de mon collègue.
Comme nous l'avons dit depuis le début, nous ne pouvons pas atteindre la carboneutralité sans l'ingéniosité et le savoir-faire du secteur de l'énergie. Un certain nombre de sociétés pétrolières et gazières canadiennes ont déjà pris des engagements en faveur de la carboneutralité, et elles innovent pour relever ce défi.
Les Canadiens, l'industrie, les marchés internationaux et les sociétés pétrolières et gazières savent que la carboneutralité est bonne pour notre économie et notre environnement et nous posons des gestes en ce sens.
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View Denis Trudel Profile
BQ (QC)
Madam Speaker, I thank my colleague for her speech.
I am sure she is committed to fighting climate change, but I have my doubts about her government, just as I did during last night's emergency debate on the French language, which I watched. There were a lot of good intentions and fine words. The government says that it is going to take action and that it is going to do this or that, but nothing much actually gets done.
One of the key promises the Liberal government made a year ago was to plant two billion trees. We saw the Prime Minister taking selfies with Greta Thunberg and that sort of thing. Things were really going to get moving. Two billion trees is a lot, but I would imagine that a lot of trees can be planted in a year.
My question is simple. Since the Liberal Party was elected, how many trees have been planted in Canada, and how many of those were planted in Quebec?
Madame la Présidente, je remercie ma collègue de son discours.
Je ne doute pas qu'elle soit engagée par rapport aux changements climatiques, mais j'ai un peu de doutes par rapport à son gouvernement à l'image du débat d'urgence que l'on eut, hier soir, sur la langue française, que j'ai suivi. Il y a eu beaucoup de bonnes intentions et de belles paroles. On dit qu'on va agir et qu'on va faire ceci et cela , mais, dans les faits, il ne se passe pas grand-chose.
Une des promesses phares du gouvernement libéral, il y a un an, était de planter 2 milliards d'arbres. On a vu le premier ministre faire des égoportraits avec Greta Thunberg, et ainsi de suite. Cela allait bouger. Ce n'est pas rien, 2 milliards d'arbres. Après un an, j'imagine qu'on en a planté pas mal.
Ma question est assez simple. Depuis l'élection du Parti libéral, combien d'arbres ont-ils été plantés au Canada, et combien l'ont été au Québec?
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Lib. (QC)
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2020-11-26 10:46
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Madam Speaker, I thank my colleague for his question.
For years now, ever since 2015, our government has been taking concrete action to protect the environment. Some of those measures include eliminating single-use plastics, buying hybrid buses, which I talked about in my speech, installing more charging stations, increasing protected areas from 13% to 25%, making significant investments in green infrastructure and introducing measures to encourage businesses to invest in clean energy.
Those are all concrete actions our government has taken over the past few years, and that is what we will continue to do.
Madame la Présidente, je remercie mon collègue de sa question.
Depuis des années et depuis 2015, notre gouvernement a posé des gestes concrets pour la protection de l'environnement. Pensons notamment à l'élimination du plastique à usage unique, à l'achat d'autobus hybrides, dont j'ai parlé dans mon discours, à l'agrandissement des bornes rechargeables, au fait qu'on soit passé de 13 % à 25 % d'aires protégées, aux investissements importants dans l'infrastructure verte, ou encore au visant àures pour encourager les entreprises à investir dans les énergies propres.
Ce sont tous des gestes concrets posés par notre gouvernement depuis les dernières années, et nous continuons dans ce sens.
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NDP (BC)
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2020-11-26 10:47
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Madam Speaker, climate change is the number one issue for people across this planet. The people of my riding, especially indigenous and young people, were expecting the government to take real action in this bill. The government does not even have a milestone target for 2025. They have nothing, so there will be no accountability, or even a progress report, until 2028. The environmental commissioner currently does not have enough resources to do the regular work and is not truly independent.
Does the member agree that the environmental commissioner should be an independent officer, like the official languages commissioner?
Madame la Présidente, les changements climatiques sont la principale préoccupation de gens de partout sur la planète. Mes concitoyens, tout particulièrement les jeunes et les Autochtones, s'attendaient à ce que le gouvernement prenne des mesures concrètes avec le projet de loi à l'étude. Or, le gouvernement n'a même pas posé un jalon pour 2025. Comme aucune cible n'est fixée, il n'y aura aucune reddition de comptes, pas même sous forme d'un rapport d'étape, avant 2028. Qui plus est, le commissaire à l'environnement ne dispose pas, à l'heure actuelle, de ressources suffisantes pour accomplir ses tâches courantes et il n'est pas vraiment indépendant.
La députée pense-t-elle comme moi que le commissaire à l'environnement devrait être indépendant, comme le commissaire aux langues officielles?
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Lib. (QC)
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2020-11-26 10:48
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Madam Speaker, I thank my colleague for his question.
It is true that there is no 2025 target, but the Paris Agreement is structured around 2030, as are provincial plans, including British Columbia's and Quebec's, and the whole world's plans.
Bill C-12 provides for greater accountability and transparency by introducing an obligation to set a target and develop an emissions reduction plan, both of which must be tabled in Parliament within six months of the act coming into force. There are also legally binding procedures that require the current government and future governments to set national climate targets.
Madame la Présidente, je remercie mon collège de sa question.
Il est vrai qu'il n'y a pas de cible pour 2025, mais la structure même de l'Accord de Paris est basée sur l'année 2030, comme le sont les plans des provinces, dont la Colombie-Britannique et le Québec, ainsi que ceux du monde entier.
Le projet de loi C-12 prévoit une responsabilité et une transparence accrues en introduisant notamment l'obligation de mettre en place une cible et d'établir un plan de réduction des émissions, tous deux devant être déposés au Parlement dans les six mois suivants l'entrée en vigueur de la présente loi. Il y a aussi des processus contraignants juridiquement pour le gouvernement et pour les futurs gouvernements afin de fixer des cibles climatiques nationales.
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View Garnett Genuis Profile
CPC (AB)
Madam Speaker, it is a pleasure for me to participate in the debate on Bill C-12, a bill that does absolutely nothing for the environment. By way of analogy, I want to explain a little about what the bill actually does and what it does not do.
In 2015, Stephen Harper passed balanced budget legislation as part of the budget. The idea was that he would put in place a law that would require the government to, in most situations, run a balanced budget. That was a good idea and one that was advanced by many fiscal Conservatives who believed on principle that if there were a law in place requiring governments to run balanced budgets, they would be much more likely to balance budgets going forward.
The problem was that in 2016 the Liberals came in. Every time a budget is passed, a new law is also passed. Therefore, what did they do? They repealed the balanced budget law.
In my province of Alberta we had a balanced budget law in place that was actually repealed by another premier of that same political stripe. The idea is certainly desirable, that we might have legislation in place that would bind the actions of future governments. It might have some rhetorical impact, but it only goes so far, insofar as a subsequent government, or maybe even a subsequent group of people from the same party, could repeal or slightly amend the legislation in order to allow them to continue on the course they are on.
The parliamentary secretary is reminding me that I am splitting my time with member for Edmonton Riverbend. I want to thank the parliamentary secretary to the government House leader for being so helpful all the time. I look forward to further feedback from him as we go.
It was at least credible as an exercise for a government that was already running a balanced budget to put in place balanced budget legislation. Imagine how absurd it would be if today we had a government that was not running a balanced budget and had no intention of running a balanced budget, putting in place legislation to require a government in 2040 to run a balanced budget.
That would be a little silly. It would demonstrably be an excuse for not having a plan. It would putting in place legislation to bind a future government to have a plan that it does not currently have, recognizing full well that the future government could repeal the law that required it to have a plan, or at least extend it.
This brings me then to Bill C-12, a bill that does not present a plan for action for reducing greenhouse gas emissions. It is simply a framework by which the government would put in place a plan that it would be expected to follow by achieving certain targets at certain distant points in the future.
I have no problem supporting a bill that calls on government to act, to put in place targets and act on those targets in response to future events as we move forward. However, it should not escape members of the House that we have yet another case in another important policy area where, instead of putting forward an action plan, the government is choosing symbolism. It is choosing statement over substance.
The Liberal government has been in place for five years and we still do not have anything like a serious environmental plan. Instead, what we see from the government are warm words, attempts to demonstrate its feeling and solidarity and aspirations for distant dates. What frustrates me about the issue of the environment is that we have serious challenges in terms of our environment. They require a serious response, a response that understands the opportunities and the trade-offs, and that makes choices today about how we move forward toward the realization of targets that have been put in place.
Imposing new taxes is not going to cut it. That is the Liberals' approach. When they are talking about action, they are talking about putting in place new taxes. The new taxes on Canadian industry and Canadian activity only is simply going to chase jobs and opportunity beyond our borders. If the Liberals succeed, as it seems they are intent on doing, in shutting down our energy sector, those investments will still happen. Global demand for energy is going up. People need energy.
The question is not if can we shut off our use of energy. The question is if we can find ways of producing energy and delivering energy that are more efficient and more effective. Can we provide that quality of life to people around the world who require an increase in the use of energy, but do it in a way that reduces greenhouse gas emissions.
If we recognize that the problem is not going to be solved by reducing the use of energy, and that it is only going to be solved, generally speaking, by increasing the efficiency of energy production, that should push us not only to lead in the production of energy that is clean, efficient and effective, but also to lead in a way that recognizes the existing technology.
It is great to talk about wind, solar and other alternative sources of energy, but we have to recognize as well where the existing technology is today and how we can make concrete, meaningful improvements to the use of existing technology that providing energy to people right now to meet their energy needs.
That is why I believe that a real environmental plan should be pro-Canadian and pro-Canadian energy. We should encourage the development of Canadian energy, and we should also encourage our energy sector to continue on the road they are on, in terms of improving efficiency, improving effectiveness and delivering more energy to more people in an efficient way.
We have colleagues in this House from all other parties who, frankly, attack the development of pipelines, who attack efforts to find new markets for Canadian energy. We know, by and large, that the issue for them is not really about the transportation. It is generally about wanting to shut down the production of that energy, but they do not think about what will replace Canadian energy if we shut it down. It is going to be energy from other countries.
A member from the NDP was just attacking the Keystone XL project. We have had other members attack other projects in this place. It was the Liberal government that imposed arbitrary regulations, which killed the Energy East pipeline project. We have politicians from all parties, aside from the Conservatives, who are attacking energy projects, but they do not think about what the alternative would be. Should the United States be importing more energy resources from Venezuela, which has lower environmental standards and lower labour standards?
Should Quebec be importing more oil from Saudi Arabia?
Should we be taking more energy resources from outside of Canada? I would like Alberta to be able to supply Quebec with more of its energy. Of course, the Bloc is not going to like that, because it would be great for national unity if Alberta energy were fuelling Quebec's energy needs.
The fact is, though, that more Canadian energy, cleaner Canadian energy with continually improving innovation and standards, would be good for the environment, not bad for the environment. It would reduce global greenhouse gas emissions.
We can do even better than that. We can make Canada a super power in terms of the development of clean energy technology. We can incentivize the development of new technology and then export that technology around the world. We can meet our environmental obligations by helping developing countries access the technology that we have here, helping them access it to address environmental challenges that are both local to those places, but also global.
This is our contribution. This would be a great vision for environmental improvement and economic development, not to shut down our energy sector, but to mobilize and unleash our energy sector as an engine for technological development that can actually respond to the challenges of climate change and other environmental challenges that we see around the world. That is the real vision for the environment and the economy that has been lacking from this government. It would prefer to send signals and demonstrate its interest, without actually taking action.
Can we achieve the targets in Bill C-12? Can we get to net zero by 2050? I believe we can, but we will only get there, not by putting in place legislation that merely sets out targets, but by supporting and unleashing the development of our energy sector as a clean energy hub for the world. That is what we need from the government.
We need a government that truly understands the importance of addressing our environmental challenges and supporting our workers through pro-Canadian energy approach. That is not what we have from the government. That is what we need going forward.
Madame la présidente, je suis heureux d’avoir l’occasion de participer au débat sur le projet de loi C-12, un projet de loi qui ne fait absolument rien pour l’environnement. Je vais essayer d'expliquer ce que le projet de loi fait et ce qu’il ne fait pas au moyen d'une analogie.
En 2015, Stephen Harper a fait adopter, dans le cadre du budget, une loi qui établissait que les gouvernements étaient tenus d'équilibrer leurs budgets. L’objectif était d’obliger le gouvernement, dans la plupart des situations, à présenter un budget équilibré. C’était une bonne idée pour beaucoup de partisans du conservatisme fiscal, qui estimaient que si c’était un principe entériné dans la loi, les gouvernements seraient beaucoup plus susceptibles de présenter des budgets équilibrés à l’avenir.
Le problème, c'est que les libéraux sont arrivés au pouvoir en 2016. Chaque fois qu’un budget est adopté, une nouvelle loi est elle aussi adoptée. Alors qu’ont-ils fait? Ils ont abrogé la loi sur le budget équilibré.
Dans la province, l’Alberta, nous avions aussi une loi sur les budgets équilibrés, mais elle a été abrogée par un autre premier ministre appartenant à la même allégeance politique. Je pense que c’est une bonne chose d’avoir une loi qui limite les dépenses des gouvernements. Elle peut avoir un impact certain, mais cela demeure assez limité, car un futur gouvernement ou même un groupe de députés du même parti peut, par la suite, abroger ou modifier cette loi afin de pouvoir continuer à dépenser au même rythme.
Le secrétaire parlementaire me rappelle que je partage mon temps de parole avec le député d’Edmonton Riverbend. Je remercie le secrétaire parlementaire du leader du gouvernement à la Chambre de son attention. Je compte sur lui pour me faire d’autres rappels.
Le gouvernement d’alors avait au moins la crédibilité nécessaire pour faire adopter ce genre de projet de loi, puisqu’il présentait déjà un budget équilibré. Imaginons combien il serait absurde aujourd’hui qu’un gouvernement qui ne présente pas de budget équilibré et qui n’a nullement l’intention de le faire essaie de faire adopter une loi exigeant que le gouvernement qui sera au pouvoir en 2040 présente un budget équilibré.
Ce serait assez ridicule. Ce serait manifestement une excuse pour ne pas avoir de plan. Cela reviendrait à vouloir faire adopter une loi qui contraindra un gouvernement futur à avoir un plan alors qu’on n’en a pas soi-même, sachant très bien que ce gouvernement futur pourra abroger la loi l’obligeant à avoir un plan ou au moins reculer la date.
Cela m’amène au projet de loi C-12. C’est un projet de loi qui ne présente aucun plan d’action pour réduire les gaz à effet de serre. C’est simplement un dispositif général qui permettra au gouvernement d’élaborer un plan dont il sera censé atteindre les cibles à des dates très éloignées dans le temps.
Je n’ai aucune hésitation à appuyer un projet de loi qui enjoint au gouvernement d’agir, de fixer des cibles et de tout faire pour les atteindre. Or, il n’a pas échappé aux députés que nous nous retrouvons encore une fois dans la situation où, pour un enjeu politique important, le gouvernement choisit des symboles plutôt qu’un plan d’action. Autrement dit, le gouvernement privilégie la forme par rapport au fond.
Le gouvernement libéral est au pouvoir depuis cinq ans et nous n’avons toujours pas de plan environnemental digne de ce nom. Le gouvernement préfère nous abreuver de paroles réconfortantes, de bons sentiments, d’expressions de sa solidarité et de ses aspirations pour des dates très éloignées dans le temps. Ce qui me frustre au sujet de l’environnement, c’est que nous avons de graves enjeux à relever, pour lesquels nous avons besoin d’une action vigoureuse, fondée sur une bonne compréhension des opportunités et des contreparties, et assortie de choix précis quant à la façon dont nous atteindrons les cibles qui ont été fixées.
L’imposition de nouvelles taxes n’est pas la solution. C’est l’approche typique des libéraux. Chaque fois qu’ils parlent d’action, ils proposent de nouvelles taxes. Les nouvelles taxes qui sont envisagées pour l’industrie canadienne et l’activité canadienne vont tout simplement chasser les emplois et les débouchés hors de nos frontières. Si les libéraux réussissent, comme ils semblent en avoir l’intention, à démanteler tout notre secteur énergétique, les investissements continueront de se faire. Au niveau mondial, la demande va augmenter, les gens ont besoin d’énergie.
La question n’est pas de savoir si nous pouvons cesser d’utiliser de l’énergie, mais plutôt de trouver des moyens de produire et de transporter l’énergie de façon plus efficiente et plus efficace. De trouver des moyens d’offrir une certaine qualité de vie aux populations qui, de par le monde, ont besoin d’augmenter leur utilisation de l’énergie, mais de le faire d’une façon qui permet de réduire nos émissions de gaz à effet de serre.
Si nous reconnaissons que la solution du problème n’est pas de réduire l’utilisation de l’énergie, mais plutôt, de façon générale, d’accroître l’efficience des techniques de production de cette énergie, nous deviendrons alors un chef de file non seulement dans la production propre, efficiente et efficace de l’énergie, mais aussi dans les technologies pour le faire.
C’est bien beau de parler d’énergie éolienne, d’énergie solaire et d’autres sources d’énergie parallèles, mais il faut aussi reconnaître les technologies que nous avons déjà et voir comment nous pouvons les améliorer afin de répondre aux besoins énergétiques des populations.
C’est la raison pour laquelle je pense qu’un vrai plan environnemental devrait être pro-canadien et pro-énergie canadienne. Nous devrions encourager le développement de l’énergie canadienne et nous devrions aussi encourager notre secteur énergétique à poursuivre ses efforts pour une plus grande efficacité des moyens de production et de transport de notre énergie.
Dans tous les autres partis, il y a des députés qui dénoncent la construction de pipelines et qui critiquent les efforts déployés pour trouver de nouveaux marchés à l’énergie canadienne. Nous savons bien que, pour la majorité d’entre eux, ce n’est pas au transport qu’ils s’attaquent, mais à la production de cette énergie, qu’ils veulent faire cesser, sans se demander par quoi ils vont la remplacer une fois qu’il n’y en aura plus. Par de l’énergie importée?
Un député du NPD s’est attaqué tout à l’heure au projet Keystone XL. D’autres se sont attaqués dans cette Chambre à d’autres projets. C’est le gouvernement libéral qui, en imposant des règlements arbitraires, a tué le projet d'oléoduc Énergie Est. À part les conservateurs, des politiciens de tous les partis ne cessent de s’attaquer aux projets énergétiques, mais ils n’ont aucune idée de ce par quoi ils vont remplacer cette énergie. Les États-Unis devraient-ils importer davantage d’énergie du Venezuela, qui a des normes environnementales et des normes de travail beaucoup moins strictes?
Est-ce que c'est bien pour les gens du Québec de continuer d'importer du pétrole d'Arabie saoudite?
Le Canada devrait-il importer davantage d’énergie? J’aimerais bien que l’Alberta puisse fournir davantage d’énergie au Québec. Bien sûr, ça ne va pas plaire au Bloc car ça renforcerait l’unité nationale si l’énergie de l’Alberta servait à répondre aux besoins énergétiques du Québec.
Je suis convaincu que ce qui serait bon, et non pas nocif, pour l’environnement, ce serait de produire davantage d’énergie canadienne, de l’énergie plus propre, avec des technologies de plus en plus efficaces, afin de réduire nos émissions de gaz à effet de serre.
Et nous pouvons même faire encore mieux. Nous pouvons faire du Canada un chef de file en matière de technologies énergétiques propres. Nous pouvons encourager le développement de nouvelles technologies et les exporter partout dans le monde. Nous pouvons nous acquitter de nos obligations environnementales en aidant les pays en développement à avoir accès aux technologies que nous avons chez nous, pour relever leurs propres défis environnementaux ainsi que des défis plus globaux.
Voilà ce que nous proposons. C’est une vision positive à la fois pour l’environnement et pour l’économie, plutôt que de démanteler notre secteur énergétique. Nous proposons de mobiliser et de débrider notre secteur énergétique et d’en faire le moteur de l’innovation technologique afin de relever les défis que pose le changement climatique et les autres enjeux environnementaux dans le monde entier. Voilà la vision qui manque au gouvernement en ce qui concerne l’environnement et l’économie. Celui-ci préfère envoyer des signaux et exprimer son intérêt, mais sans jamais prendre des mesures concrètes.
Pouvons-nous atteindre les cibles du projet de loi C-12? Pouvons-nous être carboneutres d’ici à 2050? Je pense que oui, mais pas si nous nous contentons de fixer des cibles; il faut aussi accompagner et débrider le développement de notre secteur énergétique pour qu’il devienne le pôle mondial de l’énergie propre. Voilà la vision que nous attendons du gouvernement.
Nous avons aussi besoin d’un gouvernement qui comprenne véritablement la nécessité de s’attaquer aux enjeux environnementaux et d’appuyer nos travailleurs en adoptant une approche pro-énergie canadienne. Mais ce n’est pas ce que le gouvernement nous propose.
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View Larry Bagnell Profile
Lib. (YT)
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2020-11-26 10:59
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Madam Speaker, the member said we have no plan. I would like to ask the member this. If he and his party are going to try to make the case during this debate that we have no plan, why have they spent so much energy, effort and passion contradicting, voting against and denying the many items in our plan that are now reducing greenhouse gases?
Madame la Présidente, le député dit que nous n’avons pas de plan. J’aimerais lui demander, si lui-même et son parti essaient de faire croire pendant ce débat que nous n’avons pas de plan, pourquoi ils ont mis tellement d’énergie, d’efforts et de passion à contredire, à voter contre et à refuser les nombreux points de notre plan qui permettent aujourd’hui de réduire les gaz à effet de serre?
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View Garnett Genuis Profile
CPC (AB)
Madam Speaker, there is no plan. All the government talks about is using the environmental challenges we face as an excuse to raise taxes and shut down Canadian energy. Of course, Conservatives are opposed to those things, not only because they are bad for our economy but because they do not help us achieve our environmental objectives.
I will remind the member that Stephen Harper was the first and I believe the only prime minister in history to put in place a plan that reduced greenhouse gas emissions. Some members would like us to have done more and to do more going forward, but I will take that record against Liberal increases in greenhouse gas emissions any day of the week.
Liberals do not understand that the solution is not shutting down Canadian energy and higher taxes. It is, rather, unleashing our economy to pursue that potential that is going to allow us, together, to respond to these environmental challenges.
Madame la Présidente, il n’y a pas de plan. Tout ce dont parle le gouvernement, c’est d’utiliser les problèmes environnementaux auxquels nous faisons face comme une excuse pour augmenter les impôts et paralyser le secteur canadien de l’énergie. Bien sûr que les conservateurs y sont opposés, non seulement parce que c’est mauvais pour l’économie, mais parce que ces mesures ne nous aident pas à atteindre nos objectifs environnementaux.
Je rappelle au député que Stephen Harper est le premier — et, je crois, le seul — premier ministre de l’histoire à avoir mis en place un plan pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Certains députés auraient voulu que nous en fassions plus et voudraient en faire plus, mais je comparerai ce bilan aux augmentations d’émissions de gaz à effet de serre des libéraux quand vous voulez.
Les libéraux ne comprennent pas que paralyser le secteur canadien de l’énergie et augmenter les impôts n’est pas la solution. En revanche, libérer l’économie afin d’en réaliser le potentiel nous permettra de régler, ensemble, ces problèmes environnementaux.
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View Kristina Michaud Profile
BQ (QC)
Madam Speaker, I thank my colleague for his speech.
Since he loves talking about Alberta and the oil industry so much, I have a question for him about that. CBC reported recently that thousands of jobs were lost in Alberta because oil prices fell by about 30% in March. With that in mind, I would like to know whether he still thinks it is a promising industry that will help us reduce our greenhouse gas emissions and achieve net zero one day.
I would also like to take this opportunity to ask him why he and his party refuse to support energy transition measures by investing in green technologies that could help create green jobs in his province and for his constituents. When I say “green technologies”, I am not talking about oil. In fact, if I may comment briefly on the Keystone XL pipeline, I would remind him that even the Americans do not want it. President-elect Joe Biden has been quite clear on that.
Madame la Présidente, je remercie mon collègue de son discours.
Comme il aime beaucoup parler de l'Alberta et de l'industrie pétrolière, je vais le questionner là-dessus. Radio-Canada rapportait récemment que des milliers d'emplois ont été perdus en Alberta à cause de la chute du prix du pétrole de quelque 30 % en mars dernier. Compte tenu de cela, j'aimerais savoir s'il pense toujours que c'est une industrie prometteuse qui va nous aider à réduire nos émissions de gaz à effet de serre et à atteindre la carboneutralité un jour.
J'aimerais aussi en profiter pour lui demander pourquoi son parti et lui s'entêtent à ne pas appuyer des mesures de transition énergétique en investissant dans des technologies vertes qui pourraient contribuer à créer des emplois verts, dans sa province, pour ses concitoyens. Quand je parle de technologies vertes, je ne parle pas du pétrole. D'ailleurs, s'il me permet un bref commentaire sur l'oléoduc Keystone XL, je voudrais lui rappeler que même les Américains n'en veulent pas, le président désigné Joe Biden ayant été assez clair là-dessus.
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View Garnett Genuis Profile
CPC (AB)
Madam Speaker, it is an important question to respond to: What is the future potential of the energy sector in Canada? It is important for the member to know that while there is an economic impact, no doubt, of fluctuations in the oil price, investors understand that oil prices go up and oil prices go down and investments are significantly informed by an assessment of the long-term confidence they can have in that market. That is why, even when oil prices have been low, we have seen significant investments made in the energy sector in other jurisdictions.
We have a particular challenge here in Canada and that has to do with market access. It has to do with the fact that there are great energy projects that make it most of the way through the process, but then Liberal MPs publicly lobby cabinet to kill those projects and they are not able to proceed.
We have a challenge in Canada facing the energy sector, but it is not a problem of price because the price is always fluctuating and decisions are made on long-term horizons. The problem we have is politics. I have been told by ambassadors that Canada is seen as a country with political risk when it comes to investment in the sector. It is not a technical problem. It is a political problem.
Madame la Présidente, c’est une question à laquelle il est important de répondre: quel est le potentiel du secteur canadien de l’énergie? La députée doit savoir que, si la fluctuation des cours pétroliers a, sans aucun doute, un impact économique, les investisseurs savent que les cours pétroliers fluctuent, et les investissements dépendent beaucoup de leur confiance à long terme dans le marché. C’est pourquoi, même lorsque les cours sont faibles, nous voyons des investissements importants dans le secteur de l’énergie dans d’autres pays.
Nous avons un problème particulier au Canada qui est l’accès aux marchés. Nous avons de grands projets énergétiques qui aboutissent presque, mais des députés libéraux font ouvertement pression sur le Cabinet pour les tuer et ils ne peuvent pas avancer.
Le secteur canadien de l’énergie a un problème, mais ce n’est pas un problème prix parce que le prix fluctue toujours et que les décisions sont prises à long terme. Le problème est politique. Des ambassadeurs m’ont dit que le Canada est considéré comme un pays à risque politique en ce qui concerne l’investissement dans le secteur. Le problème n’est pas technique, mais politique.
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NDP (BC)
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2020-11-26 11:03
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Madam Speaker, the member and his Conservative colleagues have said they are worried about how much getting to net zero will cost, but the costs of meeting our targets and stopping dangerous climate change are so much lower than the costs of missing these targets. In fact, the National Round Table on the Environment and the Economy has projected that by 2050 and in the years leading up to 2050, it will cost between $21 billion and $43 billion a year. Wildfires, flooding and extreme weather events are increasing in frequency and intensity, and people are worried about their kids and their future but also about the present impacts of climate change.
Does the member agree that the climate crisis poses a serious threat to our environment, our health and our economy?
Madame la Présidente, le député et ses collègues conservateurs ont dit être préoccupés de ce qu'il en coûterait pour atteindre la cible de zéro émission nette. Toutefois, les coûts pour atteindre nos cibles et freiner les changements climatiques dangereux sont bien moins élevés que les coûts engendrés par le fait de ne pas les atteindre. En fait, la Table ronde nationale sur l'environnement et l'économie prévoit que, d'ici 2050 et dans les années qui précèdent, la non-atteinte des cibles coûterait entre 21 et 43 milliards de dollars par an. Les incendies, les inondations et les phénomènes météorologiques extrêmes sont de plus en plus fréquents et intenses, et les gens s'inquiètent pour leurs enfants et leur avenir, mais aussi des conséquences actuelles des changements climatiques.
Le député convient-il que la crise climatique menace sérieusement l'environnement, la santé et l'économie?
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CPC (AB)
Madam Speaker, it is very important to be clear about the areas on which we agree and the areas on which we disagree. Conservatives agree that we should work toward that 2050 net-zero target, but the difference between our parties is that New Democrats seem to believe that the way to get there is to shut down highly productive parts of our economy and simply allow that energy to be produced in less clean, less effective ways in other parts of the world.
Conservatives do not believe that we should get to net zero by shutting down our economy. We believe we should work toward that goal by technological improvement through things like carbon capture and storage and green technologies that can work within and in concert with our energy sector to address the challenges we face, while providing people all over the world with the energy that they vitally need.
Madame la Présidente, il est très important de préciser clairement sur quoi nous sommes d'accord et sur quoi nous ne le sommes pas. Les conservateurs conviennent qu'il faut s'employer à atteindre la cible de zéro émission nette en 2050, mais, contrairement à nous, les néo-démocrates semblent croire que la façon d'y parvenir est de faire disparaître certains secteurs hautement productifs de notre économie et de simplement permettre que l'énergie soit produite de façon moins propre et moins efficace ailleurs dans le monde.
Les conservateurs ne croient pas qu'il faille paralyser l'économie pour atteindre la cible de zéro émission nette. Nous estimons qu'il faut plutôt mettre en oeuvre des améliorations technologiques, telles que le captage et la séquestration du carbone, et des technologies vertes, qui peuvent fonctionner au sein du secteur énergétique et avec l'accord de celui-ci. Bref, c'est ainsi qu'il sera possible de relever les défis, tout en fournissant aux populations du monde entier l'énergie qui leur est indispensable.
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CPC (AB)
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2020-11-26 11:05
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Madam Speaker, it is a pleasure to join members from beautiful Edmonton Riverbend, albeit it is a little snowy here today.
I am pleased to participate in the debate to speak to Bill C-12. I want to start specifically by addressing how bills like this impact my home province of Alberta.
Most Canadians are aware of how tough the times have been here in Alberta over the past several years. Thousands upon thousands of jobs have been lost in the energy sector and my city of Edmonton has an unemployment rate of over 12%. Calgary is about the same. These two cities already had some of the highest unemployment rates in the country before the COVID-19 pandemic. The pandemic has made the situation even worse. Unfortunately, many businesses will not reopen and many Albertans will have no jobs to return to after the pandemic is over.
Why have times been so tough for Alberta? Federal government legislation that appeared designed to decimate the energy industry and rapidly deplete the oil and gas industry has been introduced. Bill C-69 overhauled federal environmental assessment processes for construction projects, effectively deterring investment in Alberta. Bill C-48 bars oil tankers from loading at ports in northern B.C., making it impossible to export Alberta oil to new markets. On top of all that, we suffered through a regulatory attack like no other from the Notley NDP government, which really set us back decades. Just as all this was occurring, the government announced a new clean fuel standard, which is yet another blow to Alberta.
Honestly, it will be impossible for Alberta to fully recover, with yet more regulation that makes our province unattractive to investors. Our leading-edge energy industry will not be competitive against other countries if we have so many regulations tacked on by the federal government.
To help counteract this attack, the Alberta government just launched a natural gas strategy that would see the province become a leader in hydrogen production and liquefied natural gas for export. Natural gas will be regulated under the clean fuel standard. No other jurisdiction in the world is applying this type of standard to liquefied natural gas. However, the clean fuel standard will once again exacerbate the economic depression, as reported by Canadians for Affordable Energy, which estimates this standard will cause 30,000 job losses nationally and at least $20 billion of capital will leave Canada. Alberta will disproportionately experience this loss, but all Canada will be impacted.
I agree with my colleagues across the aisle that it is well intentioned to strive toward net-zero emissions. However, we do differ on how to get there. Harnessing the energy sector and its talent is, in my opinion, key to meeting that target. We must include energy industry stakeholders when developing any environmental plans. From what we have been hearing initially on Bill C-12, the government has failed to do just that.
At the end of the day, climate change is a global problem that requires a global solution. For decades more, the world will continue to use oil and gas. The question then becomes as to whether energy will come from democratic countries like Canada with strong environmental protections or from dictatorships with no environmental protections or respect for human rights.
Domestic energy production, including oil and gas, is an important part of making our country more self-reliant and more resilient in the future. In today's world, we cannot afford to become reliant on energy from any other countries and, quite honestly, we have no need to. Getting to net-zero emissions in the energy industry requires a plan, not just a plan to have a plan. What we see here is a mission to develop a plan in the future and the government's plan is already being poked full of holes. The focus could have been on harnessing energy and the use of technologies from sources such as nuclear and wind carbon capture, with the government providing incentives similar to those that were used to stimulate the early development of the oil sands. Many governments have a long record of practical and successful environmental initiatives.
Under our previous Conservative government, Canada successfully tackled acid rain, expanded national parks and removed dangerous chemicals from the biosphere. We must persevere on our shared environment for future generations without sacrificing the jobs Canadians need today or damaging the economic engine that helps fund our vital social programs.
Our recent report from the Canada Energy Regulator found that, even with policies in place to curb emissions, oil and gas will still make up two-thirds of energy sources in 2050. This report also found that there will be increased demand for natural gas, which I mentioned before as a fuel that will become more heavily regulated under the clean fuel standard. This is again a deterrent for investors in foreign markets. We have an opportunity to help with emissions globally, by being part of the switch from coal-fired plants in Asia and other parts of the world to natural gas, a much cleaner form of energy.
Exporting our natural gas, technology and talent to other parts of the world will go a long way in the fight against climate change. Removing coal-fired plants makes a huge dent in emissions globally. We all agree everyone has a role to play in tackling climate change and Canada is no exception, but aggressively regulating our energy industry when there is still known demand for its products is short-sighted.
We can do more good globally by using our technologies in oil and gas to help tackle climate change both abroad and in Canada than by abruptly shutting it down. Natural gas is a huge opportunity for Canada to be a world player in other markets. More excessive regulation by the federal government not only hinders this opportunity but threatens the livelihoods of many Canadian families.
The bill before us would set targets to achieve net-zero greenhouse gas emissions by the year 2050. This is a laudable goal and I want to be clear it is one I fully support, but it is once again a big shiny object over here being used to distract Canadians when the government cannot be clear on what the vision of its plan is to get there.
Is this a bill to strike a 12-person committee? If it is, then be honest and tell us that. Do not promise this is a visionary piece of legislation that requires three ministers to walk across an open field that some communications person somewhere decided would make good optics to distract the Canadian public.
We see the government continue to make new environmental commitments, while still failing to meet its previous climate promises. The government's own projections show it is not even close to meeting its current commitments, yet it is setting new targets that are higher and even further into the future. According to the Parliamentary Budget Officer, Canada is on track to significantly miss its 2030 emissions commitments. What about the two billion trees promised in the last election? I have not seen a single tree planted by these guys. Actually, there is not even a plan to plant a tree, let alone a budget to do it.
I, for one, would really like to work with my colleagues across the aisle to produce a comprehensive plan to tackle greenhouse gas emissions and to meet net-zero emissions by 2050. I have kids and I desperately want their future to include a safe and healthy environment. It is hard to support the government when it delivers an optical illusion of a plan that continues to include more regulations and taxes that hurt our economy by deterring investment in Canada. Life has become more expensive for Canadians as a result. Eventually Canadians are going to ask, “At what cost?”
I truly believe here in Canada we can develop a plan that harnesses the technology and brainpower of our energy industry to help other countries transition to energy sources that are much less harmful to the environment. We can make Canada and Canadian energy independent instead of importing oil from countries with brutal regimes and human rights abuses. We can remove regulations and red tape, and at the same time make Canada more attractive for international investment.
I am here and fully on board with achieving a net-zero goal. We can do this by creating a comprehensive plan and policies. We simply need the government to work with us in opposition as opposed to continually pretending to the world it cares without any necessary targets required. I plead to the government to please consider working with us, especially at the environment committee, to strengthen the bill so we get it right for all Canadians.
Madame la Présidente, je suis heureux de retrouver les électeurs de ma belle circonscription d’Edmonton Riverbend, même s’il neige un peu là-bas aujourd’hui.
S’agissant du projet de loi C-12, j’aimerais commencer par expliquer l’impact qu’un projet de loi comme celui-ci peut avoir sur la province de l’Alberta.
La plupart des Canadiens savent que la situation en Alberta est particulièrement difficile depuis plusieurs années. Des milliers d’emplois ont disparu dans le secteur énergétique, et dans la ville d’Edmonton, le taux de chômage dépasse 12 %. C’est la même chose à Calgary. Ces deux villes enregistraient déjà les taux de chômage les plus élevés du pays avant la pandémie de COVID-19, et celle-ci n’a fait qu’aggraver les choses. Malheureusement, bon nombre de commerces et d’entreprises ne rouvriront pas, et bon nombre d’Albertains n’auront plus d’emploi après la pandémie.
Pourquoi l’Alberta connaît-elle une situation aussi difficile? Le gouvernement fédéral a présenté un projet de loi qui visait manifestement à décimer le secteur énergétique et à démanteler rapidement l’industrie pétrolière et gazière. Le projet de loi C-69 proposait de réviser en profondeur les processus d’évaluation des projets de construction, ce qui revenait concrètement à décourager les investissements en Alberta. Le projet de loi C-48 interdit aux navires pétroliers de charger du pétrole de l’Alberta dans les ports du nord de la Colombie-Britannique, ce qui empêche d’exporter le pétrole albertain vers de nouveaux marchés. Pour couronner le tout, le gouvernement NPD de Mme Notley nous a bombardés de règlements comme jamais auparavant, ce qui nous a ramenés plusieurs décennies en arrière. Et dans un même temps, le gouvernement fédéral a annoncé une nouvelle Norme sur les carburants propres, encore un sale coup pour l’Alberta.
Très franchement, l’Alberta ne va jamais s’en remettre complètement, si de nouveaux règlements nuisent encore davantage à son attractivité auprès des investisseurs. Notre industrie énergétique, qui est pourtant à l’avant-garde, ne va plus pouvoir faire face à la concurrence des autres pays si le gouvernement fédéral lui impose encore plus de règlements.
Pour contrer cette attaque, le gouvernement de l’Alberta vient de présenter une stratégie sur le gaz naturel dont l’objectif est de faire de la province un chef de file pour la production d’hydrogène et de gaz liquéfié destiné à l’exportation. Le gaz naturel va être assujetti à la Norme sur les carburants propres. Or, aucun autre pays au monde n’applique ce genre de norme au gaz naturel liquéfié. Cette norme va donc contribuer à aggraver le ralentissement économique. Canadians for Affordable Energy estime qu’elle va entraîner la disparition de 30 000 emplois à l’échelle nationale et l’exode d’au moins 20 milliards de capitaux à l’extérieur du Canada. L’Alberta en aura certainement une part disproportionnée, mais l’ensemble du Canada sera impacté.
Je suis d’accord avec mes collègues d’en face pour dire qu’il est souhaitable d’aspirer à la carboneutralité. Mais là où nous ne sommes plus d’accord, c’est sur la façon d’atteindre cette cible. À mon avis, ce qu’il faut avant tout, c’est mobiliser le secteur énergétique et tous ses talents. Nous devons faire participer toutes les parties prenantes de l’industrie énergétique à l’élaboration d’un plan environnemental. À en juger par ce que nous avons entendu au sujet du projet de loi C-12, le gouvernement n’a rien fait de tout cela.
Au bout du compte, le changement climatique est un problème mondial qui nécessite une solution mondiale. Le monde va utiliser du pétrole et du gaz pendant encore des décennies. La question qui se pose est donc de savoir si l’énergie doit provenir de pays démocratiques comme le Canada, qui se sont dotés de bonnes protections environnementales, ou si elle doit venir de dictatures qui n’ont de respect ni pour l’environnement ni pour les droits de la personne.
La production d’énergie canadienne, y compris le pétrole et le gaz naturel, est un élément important si nous voulons que notre pays devienne plus indépendant économiquement et plus résilient. Dans le monde d’aujourd’hui, nous ne pouvons pas nous permettre de devenir tributaires d’une énergie importée, et très franchement, nous pouvons l’éviter. Pour atteindre la carboneutralité dans le secteur énergétique, il faut un vrai plan, et pas seulement un plan pour la forme. Ce qu’on nous propose, c’est la promesse de préparer un plan, mais c’est un plan qui est déjà fortement lacunaire. On aurait dû mettre l’accent sur la mobilisation du secteur énergétique et l’utilisation de technologies comme le nucléaire, l’énergie éolienne et le captage du carbone, et le gouvernement aurait dû proposer des incitatifs semblables à ceux qui avaient été utilisés pour stimuler, au début, l’exploitation des sables bitumineux. Beaucoup de gouvernements ont su prendre des initiatives environnementales concrètes et efficaces.
Sous le gouvernement conservateur précédent, le Canada a réussi à régler le problème des pluies acides, à agrandir la superficie des parcs nationaux et à retirer de la biosphère des produits chimiques dangereux. Nous devons continuer de protéger notre environnement pour les prochaines générations, mais sans pour autant sacrifier les emplois dont les Canadiens ont besoin aujourd’hui et sans pour autant enrayer le moteur économique qui nous permet de financer nos programmes sociaux.
Selon le dernier rapport de la Régie de l’énergie du Canada, même avec les politiques qui existent actuellement pour réduire les émissions, le pétrole et le gaz représenteront encore les deux tiers de nos sources énergétiques en 2050. Toujours selon le même rapport, la demande de gaz naturel va augmenter, alors que, comme je l’ai dit tout à l’heure, ce combustible va être encore plus réglementé avec l’entrée en vigueur de la Norme sur les carburants propres. Là encore, cela va dissuader les investisseurs étrangers. Nous avons la possibilité de contribuer à la réduction des émissions au niveau mondial en participant au virage opéré par des pays d’Asie et d’autres régions du monde, qui ont décidé de convertir au gaz naturel leurs centrales alimentées au charbon, le gaz naturel étant une énergie beaucoup plus propre.
En exportant notre gaz naturel, nos technologies et nos talents, nous pourrons contribuer énormément à la lutte contre les changements climatiques. La fermeture des centrales alimentées au charbon permet de réduire considérablement les émissions au niveau mondial. Nous sommes tous d’accord pour dire que nous devons tous participer à la lutte contre les changements climatiques, et le Canada n’y fait pas exception. Mais c’est faire preuve d’une vision à court terme que de matraquer notre secteur énergétique avec toutes sortes de règlements, alors qu’il y a encore de la demande pour ce qu’il produit.
Nous pouvons faire plus, au niveau mondial, en utilisant nos technologies pétrolières et gazières pour lutter contre les changements climatiques au Canada et à l’étranger, plutôt que de démanteler complètement notre industrie. Avec le gaz naturel, le Canada a une occasion en or de devenir un chef de file mondial. Une réglementation excessive de la part du gouvernement fédéral non seulement écarte cette éventualité, mais elle compromet le gagne-pain d’un grand nombre de familles canadiennes.
Le projet de loi dont nous sommes saisis propose d’atteindre la carboneutralité d’ici à 2050. C’est un objectif louable, et je dois dire que je l’appuie entièrement, mais encore une fois, c’est une cible qu’on nous fait miroiter pour détourner l’attention des Canadiens du fait que le gouvernement est incapable de présenter un véritable plan pour l’atteindre.
S'agit-il d'un projet de loi visant à mettre sur pied un comité de 12 personnes? Si tel est le cas, alors les libéraux doivent faire preuve d'honnêteté et nous le dire. Qu'ils ne prétendent pas qu'il s'agit d'un projet de loi visionnaire si ce n'est qu'une stratégie de communication faisant intervenir trois ministres armés de beaux discours pour détourner l'attention de la population canadienne.
Force est de constater que le gouvernement continue à présenter de nouveaux engagements en matière d'environnement, tout en ne respectant pas ses précédentes promesses sur ce genre d'enjeux. Les projections du gouvernement montrent elles-mêmes qu'il n'est même pas près de respecter ses engagements actuels. Pourtant, il continue de fixer de nouveaux objectifs qui sont plus élevés et encore plus lointains dans l'avenir. Selon le directeur parlementaire du budget, le Canada est en voie de manquer considérablement à ses engagements en matière de réduction des gaz à effet de serre pour 2030. Par ailleurs, qu'en est-il des deux milliards d'arbres que les libéraux avaient promis de planter lors des dernières élections? Pas un seul n'a encore été planté. En réalité, il n'y a même pas de plan pour planter un seul de ces arbres, sans compter l'absence complète d'un budget pour ce faire.
En ce qui me concerne, j'aimerais vraiment collaborer avec mes collègues d'en face afin d'élaborer un plan exhaustif de réduction des gaz à effet de serre et de parvenir à la carboneutralité d'ici 2050. J'ai des enfants et je souhaite désespérément qu'ils vieillissent dans un environnement sûr et sain. Il est difficile d'appuyer le gouvernement lorsqu'il fait miroiter un plan qui comprend toujours plus de réglementation et de taxes qui nuisent à notre économie et dissuadent tout investissement au Canada. Cela a entraîné une hausse du coût de la vie pour les Canadiens, qui vont finir par dire: « À quel coût? »
Je crois sincèrement que le Canada peut élaborer un plan capable de tirer profit de la technologie et des cerveaux de notre industrie énergétique afin d'aider d'autres pays à faire la transition vers des sources d'énergie beaucoup moins dommageables pour l'environnement. Nous pouvons rendre les Canadiens et le Canada indépendants sur le plan énergétique plutôt que d'importer du pétrole de pays aux régimes brutaux qui se moquent des droits de la personne. Nous pouvons réduire la réglementation et la paperasserie tout en rendant le Canada plus attrayant aux yeux des investisseurs étrangers.
Je suis ici avec la ferme intention de tout faire pour qu'on parvienne à la carboneutralité. Nous pouvons y arriver en créant un plan et des politiques exhaustifs. Il suffit que le gouvernement collabore avec l'opposition au lieu de constamment prétendre à qui veut l'entendre qu'il se soucie de l'environnement sans toutefois établir les cibles nécessaires. J'exhorte le gouvernement à envisager de travailler avec nous, en particulier au comité de l'environnement, afin de renforcer ce projet de loi pour qu'il soit bon pour l'ensemble des Canadiens.
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Lib. (MB)
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2020-11-26 11:13
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Madam Speaker, on the day the bill was released, the member for Edmonton Riverbend tweeted a question on Twitter asking if net zero was achievable by 2050. Then we listen to the member for Sherwood Park—Fort Saskatchewan, and it seems to me there is a lack of commitment to be able to achieve that net-zero target.
I am wondering if my friend from across the way can provide his thoughts on whether the Conservative Party would be committed to hitting the target of zero emissions by 2050.
Madame la Présidente, la journée où le projet de loi a été présenté, le député d'Edmonton Riverbend demandait publiquement sur Twitter si la carboneutralité était vraiment atteignable d'ici 2050. Si je combine son gazouillis aux propos du député de Sherwood Park—Fort Saskatchewan, je sens comme un manque d'enthousiasme pour la carboneutralité.
Mon collègue d'en face pourrait-il nous dire si, à son avis, le Parti conservateur tient vraiment à ce que le pays atteigne la carboneutralité en 2050?
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CPC (AB)
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2020-11-26 11:14
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Madam Speaker, through you to the parliamentary secretary, forgive me for consulting with my constituents on certain questions that are before the House.
Obviously my personal view is that we can certainly get to net zero, but it is working with the opposition. It is not going through with a photo op of walking across a field pretending this is something that is visionary. There is no plan here.
We are hearing over and over again in Alberta that this, on top of everything else that has already been put on us, is just so debilitating to jobs and the economy. We have already suffered through Bill C-69 and BillC-48, the clean fuel standards and now this: a plan to have a plan. Again, I want to make sure we get this right. I am more than prepared to work with the government to do that, but we need to do it and we need to it soon.
Madame la Présidente, je vous prierais de demander au secrétaire parlementaire de bien vouloir me pardonner si j'ose consulter les gens qui habitent dans ma circonscription sur certaines questions dont la Chambre est saisie.
Personnellement, je crois évidemment que la carboneutralité est atteignable, mais pour ce faire, les libéraux vont avoir besoin de l'opposition, car ce n'est pas en se faisant prendre en photo au milieu d'un champ tout en prétendant qu'ils sont visionnaires qu'ils y parviendront. Les libéraux n'ont pas de plan.
Les Albertains trouvent qu'avec tout ce qui leur est déjà tombé dessus dernièrement, cette mesure risque de nuire considérablement à l'économie et aux emplois de la province. Après les projets de loi C-69 et C-48 et après la Norme sur les combustibles propres, voilà ce que les libéraux ont à proposer: un plan qui prévoit l'élaboration d'un plan. Qu'on se comprenne bien: je suis tout à fait disposé à collaborer avec le gouvernement et à faire ma part pour atteindre cet objectif, mais il faut bouger, et vite.
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BQ (QC)
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2020-11-26 11:15
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Madam Speaker, I salute my colleague who sits with me on the Standing Committee on Environment and Sustainable Development.
I must say that I do not agree with several elements of his speech, including the idea of continuing to develop fossil fuels. We must free ourselves from our dependency on fossil fuels, because we have other resources at our disposal.
According to Climate Transparency, Canada has the highest per capita GHG emissions of any G20 country. We must act. Someone once said, “I would put my money on the sun and solar energy. What a source of power! I hope we do not have to wait until oil and coal run out before we tackle that.” This was Thomas Edison speaking in 1931. We are just 90 years behind.
We have a variety of energy sources in Canada, and we should quickly look to using biomass, wind, solar, geothermal and other types of energy. What does my colleague think of that?
Madame la Présidente, je salue mon collègue qui siège avec moi au Comité permanent de l'environnement et du développement durable.
Je dois cependant dire que je ne suis pas d'accord avec lui sur plusieurs aspects de son discours, entre autres le fait de vouloir continuer à exploiter les énergies fossiles. Nous avons une dépendance aux énergies fossiles dont nous devons nous libérer, puisque nous avons plusieurs autres ressources à notre disposition.
Selon Climate Transparency, le Canada a les émissions de GES par personne les plus élevées de tous les pays du G20. Nous devons agir. Quelqu'un a déjà dit: « J'investirais bien mon argent dans le soleil et l'énergie solaire. Quelle source d'énergie! J'espère que nous n'allons pas devoir attendre la fin du pétrole et du charbon avant de nous y attaquer. » C'est Thomas Edison qui a dit cela en 1931. Nous n'avons que 90 ans de retard.
Nous avons plusieurs sources d'énergie au Canada, et il faudrait rapidement nous tourner vers la biomasse, l'énergie éolienne, l'énergie solaire, la géothermie, etc. Qu'en pense mon collègue?
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CPC (AB)
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2020-11-26 11:16
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Madam Speaker, I share a lot of time together with my colleague at the environment committee. It is nice to see her.
Industry is already onside. It is not this adversarial relationship, which I think a lot of people across the country envision it to be. The energy sector is not pushing back against provinces like Quebec and environmental groups. It is essentially working toward this target already.
I will share a quote. Cenovus Energy said, “Cenovus’s long-term ambition is to reach net zero emissions by 2050.”
Canadian Natural Resources Limited says, “With a strong commitment to reducing GHG emissions, our long-term aspirational target is net zero emissions in our oil sands operations.”
To say that the oil and gas sector in my province is the problem and that it ignores everything else is completely false. It certainly has been working at this for a very long time, ensuring we get this right.
Madame la Présidente, je passe beaucoup de temps avec ma collègue au comité de l'environnement. Je suis heureux de la voir.
L'industrie est déjà de la partie. Beaucoup de gens au pays pensent que c'est une relation d'opposition, mais ce n'est pas le cas. Le secteur de l'énergie ne résiste pas aux groupes environnementaux et aux provinces comme le Québec. Il travaille déjà dans ce sens.
Voici ce qu'a déclaré la Cenovus Energy: « L'ambition à long terme de Cenovus est d'atteindre la cible de zéro émission nette d'ici 2050. »
Pour sa part, Canadian Natural Resources Limited a déclaré ceci: « Nous sommes fermement résolus à réduire nos émissions de gaz à effet de serre, et notre objectif à long terme est que nos activités d'exploitation des sables bitumineux deviennent carboneutres. »
Il est absolument faux de dire que le secteur pétrolier et gazier de ma province est le problème et qu'il ignore toutes les données. Il travaille en ce sens depuis très longtemps et il s'assure que nous faisons bien les choses.
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NDP (BC)
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2020-11-26 11:17
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Madam Speaker, the Conservatives say that they are worried about how much getting to net zero will cost. We have heard projections that right now it is costing $5 billion a year, in wild fires, in flooding, in the various impacts of climate change. The predictions have indicated that it will be $21 billion to $43 billion a year by year 2050. That means we are running huge deficits for the future.
Does my colleague not agree that it is fiscally irresponsible for us to not take action now to tackle climate change?
Madame la Présidente, les conservateurs disent qu'ils s'inquiètent de ce que l'atteinte de la cible de zéro émission nette coûtera. Nous avons entendu que les feux de forêt, les inondations, et d'autres conséquences des changements climatiques coûtent actuellement 5 milliards de dollars par an. Selon les prévisions, les coûts atteindront de 21 à 43 milliards de dollars par an d'ici 2050. Cela signifie que nous accuserons d'énormes déficits dans l'avenir.
Le député ne convient-il pas qu'il est fiscalement irresponsable de ne pas prendre de mesures maintenant pour lutter contre les changements climatiques?
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CPC (AB)
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2020-11-26 11:18
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Madam Speaker, I would advise him and the New Democratic Party to look at the costs already. I quoted the unemployment numbers in my city. It is at 12%. Twelve per cent of the people we run into in my city are unemployed. This is a heavy energy sector. A lot of people who live here work up in Fort McMurray. Calgary is much the same. We are seeing more and more of this already because of the last five years of increased regulation by the Liberal government.
It is frustrating, because we want to do more. However, we certainly need to work together to get this right.
Madame la Présidente, je lui conseillerais, ainsi qu’au Nouveau Parti démocratique, de vérifier ce que cela a déjà coûté. J’ai mentionné le taux de chômage dans ma ville. Il s’élève à 12 %. Douze pour cent des gens que l’on rencontre dans ma ville sont au chômage. C’est un secteur lourdement énergétique. Beaucoup de gens qui vivent ici travaillent à Fort McMurray. C’est à peu près la même chose à Calgary. Nous en voyons de plus en plus à cause des cinq dernières années de réglementation accrue par le gouvernement libéral.
C’est frustrant, car nous voulons en faire plus. Cependant, nous devons certainement travailler ensemble pour y parvenir.
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Lib. (MB)
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2020-11-26 11:19
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Madam Speaker, I will be sharing my time with the member for Halifax.
I have a number of thoughts that I would like to share with the House in regard to Bill C-12, noting that the government's first priority and focus continues to be on the pandemic. There should be no doubt about that.
It has been interesting as we have been dealing with legislation over the last couple of weeks and today. Once again, we are bringing forward somewhat historic legislation, this time dealing with a very important issue related to the environment, of which I know Canadians, as a whole, would be very supportive. I am absolutely confident of that fact. However, when we look back at the legislative agenda and the types of legislation we have brought forward. I find interesting to witness some of the voting that takes place.
For example, related to the pandemic, we had the wage loss and rent assistance program legislation, which was critically important. It received the unanimous support in the House and was passed. It was consider in committee, it went through third reading, was sent to the Senate and received royal assent. That is good news for small businesses in all regions of our country.
Then we have this legislation, Bill C-12. It seems there are different attitudes on this bill. In listening to the Conservative critic, I believe the Conservative party will support the legislation going to committee. On the other hand, it was interesting hearing the former leader of the Green party say that she would not be supporting the legislation. The NDP and the Bloc will support the legislation going to committee at least.
Therefore, on the surface, it seems that we recognize the value and the importance of this legislation. It was really quite encouraging when the minister indicated to all members of the House, like other ministers, that if the opposition wanted to be constructive and work collaboratively with the government, the government was very open to ideas and ways to make the legislation even better.
However, let us be very clear. If we look at the last federal election, the leader of the Liberal party, today's Prime Minister, indicated that we wanted to achieve net-zero emissions by 2050 and that we would bring in a legislative framework that would allow that to happen. Bill C-12 is yet another fulfillment of that election commitment. As I said, I believe Canadians would be very supportive of this.
This is an important issue, if members think of carbon and what it does to our atmosphere. Reference has been made to two ways we can deal with it, such as carbon capture and storage. Incredible companies and individuals have looked at ways technology could advance the capture and storage of carbon. Another way is through nature, such as tree planting. I would encourage my colleagues across the way to stay tuned. They will hear more about tree planting going forward. I have had the opportunity to participate in tree planting ceremonies or activities in the last year.
Net zero by 2050 is achievable. This legislation allows us to set that framework in which we will see regulations. It would create a very important advisory body, which would include individuals of stature, to look at achieving net-zero emissions. It would provide the current government, and hopefully future governments, the opportunity to ensure we stay on target.
Yesterday, during the debate, I heard a Conservative member say that we had to ensure someone from the oil and gas industry would be on that board. The Conservative Party said that it was an absolute necessity; it was not an option. Then the NDP critic said absolutely not, that there should not be executive members from the industry on that board. That was the essence of what she said.
This is not new. Often we get extreme positions coming from the New Democrats and the Conservatives that are completely opposite. What they do not necessarily realize is that the best way to secure the economic development we desire collectively is to recognize the importance of the environment. If we work with stakeholders, we can achieve net-zero emissions by 2050.
I would encourage both members who spoke on behalf of their respective parties to read what the minister clearly indicated; and that is that we will have levels of expertise on that advisory group, which will include industry representation.
I asked a question of the previous Conservative member about a tweet yesterday. It was from the member for Edmonton Riverbend. We introduced the legislation and the member planted a seed of doubt by asking if it was even achievable. I then listen to the member for Sherwood Park—Fort Saskatchewan. From a Conservative perspective, no doubt it was a great speech. For those who want net-zero emissions by 2050, not so.
In fact, we should all be concerned about what the member said in his speech. He said that it was no problem. Heaven forbid the Conservatives form the next government. They could wipe out the legislation through their budget. The member has somewhat implied this, that they do not have to live up to the legislation the Liberals are putting into law today. After all, a future Conservative government could incorporate the wiping out of this legislation in a future Conservative budget bill. That raises a few red flags.
The Conservative Party needs to tell Canadians exactly what its intent is. Will the Conservatives stand by this legislation? Based on what I have heard, I am not convinced the official opposition is committed to net-zero emissions by 2050.
The Conservatives are already planning ways to can get out of the legislation. The critic has said that the Conservatives have a number of changes they would like to make. We look forward to seeing those amendments once it gets to committee stage.
We have targets, the first one being in 2030. Within the next six months, we will see how achievable it is. Once we get to 2030, every five years after that it will be renewed. Therefore, there is a high sense of accountability. Those annual reports from the advisory body will also ensure there is more accountability and transparency. Unlike the Conservative Party, this government takes the issue seriously.
Madame la Présidente, je partagerai mon temps de parole avec le député d'Halifax.
J’ai un certain nombre d’observations à présenter à la Chambre concernant le projet de loi C-12, en soulignant que la priorité du gouvernement continue d’être axée sur la pandémie. Il ne devrait y avoir aucun doute à cet égard.
Il était intéressant d'étudier les mesures législatives qui ont été présentées au cours des dernières semaines, et aujourd’hui, une fois de plus, nous présentons un projet de loi que l'on pourrait qualifier d'historique et qui porte cette fois sur une question très importante liée à l’environnement, que les Canadiens en général, je le sais, appuieraient fortement. J'en suis absolument convaincu. Toutefois, lorsqu’on examine le programme législatif et les projets de loi que nous avons présentés, il est intéressant de voir certains des votes qui ont eu lieu.
Par exemple, en ce qui concerne la pandémie, nous avons eu le projet de loi sur la subvention salariale et le programme d'aide pour le loyer, qui était d’une importance cruciale. Il a reçu l'appui unanime de la Chambre et a été adopté. Il a fait l'objet d'une étude au comité, a franchi l'étape de la troisième lecture, a été renvoyé au Sénat et a reçu la sanction royale. C’est une bonne nouvelle pour les petites entreprises de toutes les régions de notre pays.
Nous avons ensuite le projet de loi C-12. Il semble que les attitudes soient différentes à son sujet. À entendre le porte-parole des conservateurs, je crois que le Parti conservateur appuiera le renvoi du projet de loi au comité. D’un autre côté, il était intéressant d’entendre l’ancienne chef du Parti vert dire qu’elle ne l’appuierait pas. Le NPD et le Bloc appuieront au moins le renvoi du projet de loi au comité.
Par conséquent, à première vue, il semble que nous reconnaissions la valeur et l’importance de cette mesure législative. C’était vraiment très encourageant d'entendre le ministre dire à tous les députés, comme l'ont fait d’autres ministres, que si l’opposition voulait collaborer d'une façon constructive avec le gouvernement, ce dernier serait très ouvert aux idées et aux moyens de rendre le projet de loi encore meilleur.
Cependant, soyons très clairs. Si on remonte aux dernières élections fédérales, le chef du Parti libéral, c'est-à-dire le premier ministre actuel, a dit que nous voulions atteindre la cible de zéro émission nette d'ici 2050 et que nous mettrions en place un cadre législatif afin d'y parvenir. Le projet de loi C-12 s'ajoute aux autres mesures prises pour respecter cette promesse électorale. Comme je l'ai dit, je crois que les Canadiens seraient très favorables au projet de loi.
Il suffit de penser au carbone et à ses effets sur l'atmosphère pour se rendre compte qu'il s'agit d'une question importante. Les députés ont parlé de deux moyens de s'attaquer au problème, soit le captage et le stockage du carbone. Des entreprises et des particuliers incroyables ont cherché à trouver des procédés technologiques qui pourraient accroître le captage et le stockage du carbone. Une autre méthode consiste à recourir à la nature, par exemple, en plantant des arbres. J'encourage mes collègues d'en face à rester à l'écoute. Ils entendront parler davantage de la plantation d'arbres à l'avenir. J'ai eu l'occasion de participer à des cérémonies et des activités de plantation d'arbres depuis un an.
La carboneutralité d’ici 2050 est possible. Cette loi nous permet de cerner le cadre dans lequel nous verrons le règlement. Elle créerait un organe consultatif très important, qui comprendrait des personnes de renom, chargé d’examiner la possibilité de parvenir à la carboneutralité. Elle donnerait au gouvernement actuel et, espérons-le, aux gouvernements futurs la possibilité de s’assurer que nous restons dans les limites fixées.
Hier, au cours du débat, j’ai entendu un député conservateur dire que nous devrions veiller à ce qu’un membre du secteur pétrolier et gazier fasse partie de cet organe. Le Parti conservateur a dit que c’était une nécessité absolue, que ce n’était pas une option. Puis, la porte-parole du NPD a déclaré qu’il n’en était pas question, qu’il ne devrait pas y avoir de dirigeants de l’industrie à cet organe consultatif. C’est essentiellement ce qu’elle a dit.
Ce n’est rien de nouveau. Souvent, les néo-démocrates et les conservateurs adoptent des positions qui sont à l'extrême les unes des autres. Ce dont ils ne se rendent pas compte nécessairement, c’est que la meilleure façon d’assurer le développement économique que nous souhaitons collectivement est de reconnaître l’importance de l’environnement. Si nous travaillons avec les parties prenantes, nous pouvons atteindre la carboneutralité d’ici 2050.
J’encourage les deux députés qui ont parlé au nom de leurs partis respectifs à lire ce que le ministre a clairement indiqué, à savoir que nous aurons des niveaux de spécialité au sein de ce groupe consultatif, qui comprendra des représentants de l’industrie.
J’ai posé une question au député conservateur précédent au sujet d’un gazouillis hier. Il provenait du député d’Edmonton Riverbend. Nous avons proposé le projet de loi et le député a semé le doute en demandant si c’était même réalisable. J’ai ensuite écouté les paroles du député de Sherwood Park-Fort Saskatchewan. D’un point de vue conservateur, il ne fait aucun doute que c’était un excellent discours. Pour ceux qui veulent des émissions carboneutres d’ici 2050, il n’en est rien.
En fait, nous devrions tous nous inquiéter de ce que le député a dit dans son discours. Il a dit qu’il n’y avait pas de problème. Que Dieu nous garde de voir les conservateurs former le prochain gouvernement. Il pourrait faire disparaître cette loi par l’intermédiaire de leur budget. Le député a plus ou moins laissé entendre qu’ils n’ont pas à respecter la loi que les libéraux mettent en place aujourd’hui. Après tout, un gouvernement conservateur futur pourrait intégrer l’élimination de cette loi dans un projet de loi d’exécution du budget. Ce sont des signes quelque peu inquiétants.
Le Parti conservateur doit dire aux Canadiens quelle est son intention exactement. Les conservateurs vont-ils maintenir cette loi? D’après ce que j’ai entendu, je ne suis pas convaincu que l’opposition officielle s’engage à atteindre la carboneutralité d’ici 2050.
Les conservateurs pensent déjà à des moyens de se débarrasser de cette loi. Le porte-parole a déclaré que les conservateurs souhaitent apporter un certain nombre de changements. Nous attendons avec impatience de voir ces changements une fois que le projet de loi sera en comité.
Nous avons des cibles, la première étant 2030. Dans les six prochains mois, nous verrons dans quelle mesure cela est faisable. Après 2030, la cible sera renouvelée tous les cinq ans. Il y a donc un degré élevé de responsabilisation. Les rapports annuels du comité consultatif garantiront également une plus grande responsabilité et une plus grande transparence. Contrairement au Parti conservateur, ce gouvernement prend la question très au sérieux.
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View Carol Hughes Profile
NDP (ON)
I do want to remind the hon. members that when someone has the floor, to please hold their thoughts and wait to ask questions later. A lot of heckling was going on, and that is unacceptable.
Questions and comments; the hon. member for Central Okanagan—Similkameen—Nicola.
Je tiens à rappeler aux députés que lorsqu'une personne a la parole, ils doivent patienter et poser leurs questions plus tard. Il y avait beaucoup de chahut, ce qui est inacceptable.
Nous reprenons les questions et observations. Le député de Central Okanagan—Similkameen—Nicola a la parole.
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View Dan Albas Profile
CPC (BC)
Madam Speaker, I thank my colleague from Winnipeg for his lucid thoughts today.
He mentioned the accountability and transparency of the government. We have asked for details on its carbon tax. The member for Carleton called it the carbon tax cover-up. The government has never given any of them.
The member continues to talk about how much action the Liberals have taken. With the bill, they are going to create an advisory board to help guide the minister. Have they been basing all their decisions on just their own input?
Oil and gas includes B.C. LNG and includes coprocessing. Will the member commit to pushing the minister to ensure there is a place for industry, with a significant role, on the advisory panel?
Madame la Présidente, je remercie mon collègue de Winnipeg de ses observations éclairées.
Il a parlé de la responsabilité et de la transparence du gouvernement. Nous avons demandé des précisions au sujet de la taxe sur le carbone. Le député de Carleton a appelé cela l'opération de camouflage entourant la taxe sur le carbone, car le gouvernement n'a jamais fourni les précisions demandées.
Le député continue de parler des nombreuses mesures prises par les libéraux. À l'aide du projet de loi, ils veulent créer un groupe consultatif pour guider le ministre. Jusqu'ici, ont-ils fondé leurs décisions seulement sur leurs propres opinions?
Le secteur du pétrole et du gaz comprend le gaz naturel liquéfié de la Colombie-Britannique ainsi que les usines de transformation. Le député s'engage-t-il à insister auprès du ministre pour que l'industrie occupe une place importante au sein du groupe consultatif?
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Lib. (MB)
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2020-11-26 11:30
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Madam Speaker, the member made reference to the price on pollution and I would like to throw that example back at him. In the first five years, we had a pan-Canadian approach. We worked with provinces and ultimately put into place a price on pollution. Only the national Conservative Party of Canada was outright against a price on pollution. Shame on them for not recognizing it.
In our first mandate, we also emphasized the importance of public transit and a phasing out of coal. The Conservatives are consistently found wanting when it comes the dealing sincerely and genuinely with our environment.
Madame la Présidente, le député a parlé de la tarification de la pollution, mais je vais lui renvoyer la balle. Au cours de nos cinq premières années au pouvoir, nous avons adopté une approche pancanadienne. Nous avons collaboré avec les provinces pour tarifer la pollution. Or, seul le Parti conservateur du Canada s'est catégoriquement opposé à la tarification de la pollution. Il devrait avoir honte de ne pas le reconnaître.
Durant notre premier mandat, nous avons aussi insisté sur l'importance du transport en commun et de l'abandon progressif du charbon. Les conservateurs ne se soucient jamais sincèrement et véritablement de protéger l'environnement.
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BQ (QC)
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2020-11-26 11:31
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Mr. Speaker, Bill C-12 follows the classic Liberal pattern. It is not an action plan; it is an intention plan. I have long had the intention of exercising, but I have not done it. It is important to be aware of the difference.
The bill talks about requiring the setting of national targets. It does not talk about setting a national target of 30% by 2050 compared to 2005 levels, as the Bloc Québécois has proposed.
Our colleague also mentioned carbon capture. Over the past four years, the government has invested $24 billion to support the oil and gas sector, but during the same period, it has invested just $950 million to support the forestry industry, which is the best industry for capturing carbon.
I repeat, this bill is not an action plan; it is an intention plan.
Madame la Présidente, dans le projet de loi C-12, il y a un schéma libéral. Ce n'est pas un plan d'action, mais un plan d'intention. Cela fait longtemps que j'ai l'intention de faire du sport, mais je ne le fais pas. Il faut faire cette distinction-là.
Le projet de loi parle d'exiger l'établissement de cibles nationales. On ne parle pas de mettre en place une cible nationale de 30 % d'ici 2050 en rapport aux émissions de 2005, comme le Bloc québécois le proposait.
Notre collègue parlait aussi de capter le carbone. Or, au cours des quatre dernières années, le gouvernement a investi 24 milliards de dollars pour soutenir l'industrie gazière et pétrolière, et, dans la même période, à peine 950 millions de dollars ont été versés pour soutenir l'industrie forestière, qui est la meilleure industrie pour capter le carbone.
Encore une fois, ce n'est pas un plan d'action, mais un plan d'intention.
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Lib. (MB)
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2020-11-26 11:32
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Madam Speaker, the member is not being fair regarding what the legislation is ultimately doing. At the end of the day, with this legislation we are putting together an advisory body. We are putting into legislation a law that would ultimately ensure that we head toward our target of net zero by 2050. I see that as a positive thing. I suspect it is one of the reasons the Bloc, from what I understand, is supporting the legislation.
We are hopeful that we will continue to get support from the Bloc and other parties once we get into committee, where we will be open to ideas. However, the false impression that the bill is not of substance is, I think, a real stretch.
Madame la Présidente, le député ne donne pas une image juste de l'objectif ultime du projet de loi. Ce dernier vise à établir un organisme consultatif et à adopter une loi qui nous permettra d'atteindre la carboneutralité d'ici 2050. Selon moi, c'est une bonne chose. Je soupçonne que c'est l'une des raisons pour lesquelles le Bloc, d'après ce que j'ai cru comprendre, appuie la mesure législative.
Nous espérons que le Bloc et les autres partis continueront de l'appuyer une fois qu'elle sera renvoyée au comité, où nous serons disposés à écouter leurs idées. Cependant, je crois qu'il est vraiment exagéré de laisser entendre que le projet de loi n'a pas de substance.
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NDP (BC)
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2020-11-26 11:33
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Madam Speaker, the member across the way mentioned that the last question was not fair. I am curious if he thinks it is fair to Canadians to put off climate accountability for 10 years.
The Liberals are saying they are putting in five-year milestones, but for some reason they left out 2025. The world's top scientists are saying the next decade is the most important if we want to avoid catastrophic climate change, so why are the Liberals leaving out the most important years?
Madame la Présidente, le député d'en face a mentionné que la dernière question n'était pas juste. Je me demande s'il croit qu'il est juste pour les Canadiens qu'on attende 10 ans avant de légiférer sur la responsabilité à l'égard du climat.
Les libéraux affirment qu'ils mettent en place des jalons aux cinq ans, mais, pour une raison que j'ignore, ils ont oublié 2025. Les meilleurs scientifiques de la planète disent que les dix années à venir seront les plus importantes si nous voulons éviter les conséquences catastrophiques des changements climatiques, alors pourquoi les libéraux choisissent-ils de ne pas agir pendant les années les plus importantes?
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Lib. (MB)
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2020-11-26 11:34
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Madam Speaker, we should be careful when we use the word “hypothetically”, but, hypothetically, if we had said 2025 the member would have said, “Well, why not 2022?” There is never, ever any pleasing the New Democrats.
At the end of the day, this is a reasonable target. We are talking about 2050. Within the next six months we will have a well-established strategy going forward. Once we hit 2030, it will be every five years afterward. The bill would create an advisory body that will ensure there is an annual report, which also includes a higher sense of accountability.
Madame la Présidente, il faut faire bien attention lorsqu'on emploie le terme « hypothétiquement », mais, hypothétiquement, si nous avions inclus 2025, la députée aurait demandé: « Pourquoi pas 2022? » Il n'y a rien que nous puissions faire dans ce dossier pour satisfaire les néo-démocrates.
En fin de compte, il s'agit d'une cible raisonnable. La carboneutralité est pour 2050. Dans les six prochains mois, nous aurons mis en place une stratégie pour aller de l'avant. Une fois rendu en 2030, il y aura des jalons aux cinq ans. Le projet de loi prévoit la création d'un organisme consultatif, qui veillera à la production d'un rapport annuel, ce qui assurera également une plus grande responsabilisation.
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Lib. (NS)
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2020-11-26 11:34
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Madam Speaker, I come to this esteemed chamber from Halifax, the heart of our great nation's maritime coast, Canada's ocean city and my hometown.
We are a city shaped by the ocean. Our jagged coastline cuts into the Atlantic where surf-pounding shores are home to a proud people whose livelihoods for generations have relied on those deep blue waters. Along my riding's shoreline, there is cove after cove, including Ferguson's Cove, Herring Cove, Fairview Cove, Portuguese Cove, Duncan's Cove, Sandy Cove, and on and on, and the great Halifax Harbour and Bedford Basin. Each one is unique in its own way, but they are brought together by a shared identity as coastal communities.
In my time as a member of Parliament, I have spent untold hours in these communities, knocking on doors or attending the many festivals and neighbourhood events, like the famous swordfish supper in Sambro. However, in recent years, with greater frequency, there is another reason I travel to these communities, and it is one that brings me no joy at all. In what has become a troubling routine, I find myself putting on my rain jacket and boots and heading out to these communities to survey the wreckage from the latest hurricane and the damage to my constituents' homes, fish shacks, wharves and boats.
In 2019, following Hurricane Dorian, I remember standing on a bridge in Herring Cove alongside constituents as we watched a detached roof float by us. The storm surge from that hurricane had compromised the breakwater protecting the cove and had lifted whole fish shacks from their resting places, smashing them against the rocky shoreline. We watched as one family climbed onto the splintered wood of their now unanchored fish shack, floating in the cove, to collect what few belongings remained.
Last week, I met with a group of constituents in Ketch Harbour to discuss the ongoing efforts to rebuild the community wharf that was destroyed in the same hurricane, more than a year ago. It was a devastating blow to a community that relied on that wharf as its town square. Earlier that summer, my daughter and I had enjoyed ice cream cones purchased from a makeshift ice cream stand on the wharf, with the proceeds funding the local community hall. However, the wharf is gone, at least for now.
I could tell story after story about how extreme weather events have impacted my city and constituents. I know my colleagues in the House understand this experience too, for many have taken on the same heartbreaking routine in their own communities, whether it is helping to mobilize volunteers to sandbag shorelines against 100-year floods now occurring nearly every year, or working to protect whole towns, forests and national parks from raging climate fires. The stories of devastation go on and on.
The science is clear: Climate change is escalating the severity and frequency of these severe weather events. For a coastal riding like mine, it is a flashing red alarm and all hands on deck. We are in a crisis, and we must act urgently to reduce emissions, fight climate change and protect our communities. At its core, that is the matter before the House today with Bill C-12.
Hurricane Dorian hit Halifax just days before the 2019 election, and in that electoral race, our party, the Liberal Party, released its plan to continue our work to fight climate change. In our first mandate, we enacted the strongest climate plan of any government in Canadian history, as the moment required, with over 50 measures, including pricing carbon pollution, phasing out coal, protecting nature, investing in renewables and putting a climate lens on government-funded infrastructure, a measure quite personal for me. It was born out of a private member's motion I had passed in my first year as a member of Parliament, Motion No. 45.
We turned the tide of inaction after 10 years under the Conservatives. Still, we recognized at the end of our first mandate that we needed to go further, and faster. Time, after all, is not on our side.
Today, as we debate Bill C-12 at second reading, we are carrying out one of the key promises we made to Canadians in 2019 when they looked at our record and plan and elected our Liberal government to do what is necessary to fight climate change again.
Included in our platform was a promise to exceed Canada's 2030 emissions goals, while setting legally binding, five-year milestones to reach net-zero emissions by 2050. Bill C-12, the Canadian net-zero emissions accountability act, is a key step in ensuring that we reach that target, fulfill our promise and get to net zero by 2050.
I would like to speak about the measures within Bill C-12.
The act would require that national targets and plans for the reduction of greenhouse gas emissions in Canada be put in place with the target of reaching net-zero emissions by 2050. It would further require that the government make available, for the public to see and assess, its planning and progress toward those stated targets.
The act would require the government to establish its 2030 target within six months of the act's coming into effect, along with its emission reduction plan, and by 2027, the government would be required to publish its first progress report under the act. From there, in 2035, 2040 and 2045, the government would be required to set targets and provide its plan to get there by the subsequent five-year milestone.
The act would include a number of important accountability measures that impose consequences on any government that does not achieve its target. In such a scenario, the act requires that the Minister of Environment and Climate Change will provide an assessment report to Canadians that includes the reason why, in their view, Canada failed to meet its target and a description of the steps the government is taking or will take to address the failure to achieve the target.
In recognizing the important role of Parliament and officers of Parliament, the act would also require the commissioner of the environment and sustainable development, supported by the Office of the Auditor General of Canada, to examine and report on the government's implementation of the measures it includes in its plan to reach its targets. Further, input from Canadians is essential to climate accountability, and to this end the act establishes an independent net-zero advisory body, a group of up to 15 experts from across the country in fields such as business, labour, indigenous knowledge and clean technology. It will include environmental leaders. This advisory body would provide advice in an annual public report, and an official government response would be required.
The purpose of the bill is to provide accountability and transparency to Canadians as their federal government, today and in the future, works to reduce emissions and fight climate change. It is what Canadians want and it is what we owe Canadians as we face one of the most urgent crises of our lifetimes.
I would like to speak briefly now to the current state of climate politics in Canada.
When I consider the massive challenge before us, I am troubled by the degree to which politicization of the issue of climate change has led to gridlock, inconsistency and inaction across governments as far back as the 1990s. This trend is not unique to the federal government or to Canada, but it is one that we must overcome.
Action on climate should not be political. It should not be ideological. It should be based on science, based on evidence and based on all of us as parliamentarians looking out for the well-being of the people we represent in this place.
I think about the constituents I mentioned earlier, those I stood with on the bridge in Herring Cove following Hurricane Dorian. They did not care if I was a Liberal, Conservative, New Democrat or Green. They wanted to know what I was going to do as their representative in this place to help them, stop this crisis, fight climate change and protect our environment for future generations.
I believe the legislation we are discussing today, Bill C-12, will hold all governments accountable regardless of political stripe, accountable to Parliament and accountable to Canadians, today and in the future. I look forward to debate on the bill here and at committee, and I will remain hopeful that all members will come together in the interests of the people they represent to act and act now.
Madame la Présidente, c'est à partir d'Halifax que je m'adresse aujourd'hui à notre auguste assemblée. Halifax, cœur de la zone maritime de notre grand pays; Halifax, ville océanique; Halifax, ma ville.
Halifax vit au rythme de l'océan. Ses côtes sinueuses s'avancent dans l'Atlantique, tandis que ses rivages baignés par l'onde marine servent depuis des générations de lieu d'habitation aux Canadiens qui gagnent leur vie grâce à la mer. Ma circonscription compte plusieurs anses qui ont donné leur nom tantôt à une localité, tantôt à un lieu-dit, comme Ferguson's Cove, Herring Cove, Fairview Cove, Portugese Cove, Duncan's Cove, Sandy Cove et ainsi de suite, mes collègues ayant déduit que « cove » est l'équivalent anglais du mot « anse ». C'est sans oublier le magnifique port d'Halifax et le bassin de Bedford. Chacun de ces endroits est unique en son genre, mais tous ont une identité côtière en commun.
Depuis que j'exerce les fonctions de député, j'ai passé je ne sais plus combien d'heures à sillonner ces endroits, à cogner à la porte des gens qui y habitent ou à assister aux nombreux festivals et activités de quartier, comme le bien connu souper d'espadon de Sambro. Or, depuis quelque temps, c'est de plus en plus souvent pour une autre raison — une raison qui ne me réjouit pas du tout — que je m'y rends. Dans ce qui est devenu pour moi un étrange rituel, j'enfile en effet mon imperméable et mes bottes de pluie et je me rends sur le bord de l'eau pour observer les dégâts causés aux maisons de mes concitoyens, aux cabanes de pêche, aux quais et aux embarcations par le plus récent ouragan.
En 2019, après l'ouragan Dorian, je me rappelle que j'étais sur un pont à Herring Cove avec d'autres résidants de ma circonscription, et nous regardions un toit qui s'était détaché et qui flottait sur l'eau près de nous. La tempête déclenchée par l'ouragan avait compromis le brise-lames qui protégeait l'anse, et elle avait emporté des cabanes de pêcheur qui s'étaient ensuite fracassées sur les berges rocheuses. Nous avons vu les membres d'une famille grimper sur les ruines de leur cabane de bois, qui s'était détachée et qui flottait dans l'anse, afin de prendre les quelques biens qu'ils pouvaient encore récupérer.
La semaine dernière, à Ketch Harbour, j'ai rencontré un groupe de résidants de ma circonscription pour discuter des efforts en cours pour reconstruire le quai de la collectivité, détruit par le même ouragan, il y a plus d'un an. Cette perte a porté un dur coup à la collectivité, puisque ce quai servait de place publique. D'ailleurs, l'été d'avant, ma fille et moi avions savouré des cornets de crème glacée achetés sur le quai à un comptoir improvisé. Les recettes servaient à financer la salle communautaire. Le quai n'est plus là, du moins pour l'instant.
J’aurais mille histoires à raconter sur les conséquences des phénomènes météorologiques extrêmes pour ma ville et mes concitoyens. Les députés savent de quoi je parle, car beaucoup vivent la même routine désolante dans leurs propres collectivités, qu’il s’agisse de mobiliser des bénévoles pour dresser des barrages de sacs de sable contre des crues centenaires qui reviennent maintenant presque tous les ans ou de faire le nécessaire pour protéger des villes entières, des forêts et des parcs nationaux contre les ravages d’incendies climatiques. Les histoires de destruction n’en finissent pas.
La science est claire: à cause des changements climatiques, les phénomènes météorologiques violents sont plus intenses et plus fréquents. Pour une circonscription côtière comme la mienne, c’est un signal d’alarme qui exige une mobilisation générale. Nous sommes dans une crise et nous devons agir de toute urgence pour réduire les émissions, lutter contre les changements climatiques et protéger nos collectivités. C’est, au fond, la question dont est saisie la Chambre aujourd’hui avec le projet de loi C-12.
L’ouragan Dorian a frappé Halifax quelques jours avant les élections de 2019 et il se trouve que dans cette course électorale, notre parti, le Parti libéral, a publié son plan pour continuer de lutter contre les changements climatiques. Pendant notre premier mandat, nous avons adopté le plan de lutte contre les changements climatiques le plus ambitieux qu’ait connu le Canada, comme l’exige la situation, avec plus de 50 mesures, dont la tarification de la pollution par le carbone, l’abandon progressif du charbon, la protection de la nature, l’investissement dans les énergies renouvelables et une perspective climatique pour tous les projets d’infrastructure financés par le gouvernement, mesure à laquelle je suis très attaché. Elle découle d’une motion d’initiative parlementaire, la motion M-45, que j’ai fait adopter au cours de ma première année au Parlement.
Nous avons tourné le dos à 10 ans d’inaction sous le gouvernement conservateur. Mais nous avons reconnu à la fin de notre premier mandat que nous devions aller plus loin et plus vite. Le temps, après tout, ne joue pas en notre faveur.
Aujourd’hui, alors que nous débattons du projet de loi C-12 en deuxième lecture, nous tenons une des principales promesses que nous avons faites aux Canadiens en 2019, quand ils ont examiné notre bilan et notre plan, et ils ont réélu un gouvernement libéral pour qu’il fasse le nécessaire pour lutter contre les changements climatiques.
Dans notre programme, nous promettions notamment d’aller plus loin que les objectifs du Canada en matière d’émissions pour 2030, tout en fixant des cibles à cinq ans juridiquement contraignantes afin d’atteindre la carboneutralité d’ici 2050. Le projet de loi C-12, Loi canadienne sur la responsabilité en matière de carboneutralité, est une étape clé pour atteindre cet objectif, c’est-à-dire tenir notre promesse de zéro émission nette d’ici 2050.
J’aimerais parler des mesures que contient le projet de loi C-12.
La loi exigera que des cibles et des plans nationaux soient mis en place pour réduire les émissions de gaz à effet de serre au Canada afin d’arriver à la carboneutralité d’ici 2050. Elle exigera aussi que le gouvernement tienne à la disposition du public, afin qu’il puisse les évaluer, sa planification et les progrès enregistrés vers ces objectifs déclarés.
La loi exigera que le gouvernement établisse sa cible pour 2030, ainsi que son plan de réduction des émissions, dans les six mois qui suivent l’entrée en vigueur du texte. Par ailleurs, le gouvernement devra, aux termes de la loi, publier avant 2027 son premier rapport d’étape. Ensuite, en 2035, 2040 et 2045, il devra établir des cibles et présenter son plan pour les atteindre dans les cinq années suivantes.
La loi comprend plusieurs mesures de responsabilisation importantes qui imposent des conséquences à tout gouvernement qui n’atteint pas sa cible. Ainsi, la loi prévoit que le ministre de l’Environnement et du Changement climatique présente aux Canadiens un rapport d’évaluation expliquant notamment pourquoi, selon lui, le Canada n’a pas atteint sa cible et exposant les mesures que le gouvernement prend ou prendra pour remédier à cet échec.
En reconnaissant le rôle important du Parlement et des agents du Parlement, la loi obligera également le commissaire à l’environnement et au développement durable à examiner, avec le soutien du Bureau du vérificateur général du Canada, la mise en œuvre par le gouvernement des mesures prévues dans son plan pour atteindre ses cibles, et à en faire rapport. En outre, les commentaires des Canadiens sont essentiels en matière de responsabilité climatique. La loi crée donc un organisme consultatif indépendant chargé de conseiller sur l’atteinte à la carboneutralité, qui sera composé au plus de 15 experts venus de tout le pays et de domaines tels que les affaires, le milieu syndical, le savoir autochtone et les technologies propres. Il comprendra des leaders environnementaux. Cet organisme consultatif soumettra un rapport annuel public sur ses conseils et le gouvernement sera tenu d’y apporter une réponse officielle.
Le projet de loi vise à garantir aux Canadiens une responsabilisation et une transparence dans les mesures que leur gouvernement fédéral, présent et futur, prendra pour réduire les émissions et lutter contre les changements climatiques. C’est ce que les Canadiens veulent et c’est ce que nous leur devons, alors que nous sommes confrontés à une des crises les plus urgentes que nous ayons connues.
J’aimerais parler brièvement à présent de l’état actuel des politiques climatiques au Canada.
Quand je vois l’ampleur du défi à relever, je ne puis que déplorer que la politisation de l’enjeu que représentent les changements climatiques ait conduit à des impasses, à des incohérences et à une inaction de tous les gouvernements en remontant jusque dans les années 1990. Cette tendance n’est pas particulière au gouvernement fédéral ou au Canada, mais nous devons la surmonter.
Lutter contre les changements climatiques ne devrait pas être politique ni idéologique. Les mesures devraient reposer sur la science, sur des données factuelles et sur notre volonté à tous, en tant que parlementaires, de veiller au bien-être des citoyens que nous représentons à la Chambre.
Je pense aux concitoyens que je mentionnais tout à l’heure, avec qui je me tenais sur le pont à Herring Cove pendant l’ouragan Dorian. Peu leur importait que je sois libéral, conservateur, néo-démocrate ou vert. Ils voulaient savoir ce que j’allais faire dans cette enceinte, en tant que leur représentant, pour les aider, pour mettre fin à cette crise, pour lutter contre les changements climatiques et pour protéger notre environnement pour les générations futures.
J'estime que le projet de loi à l'étude aujourd'hui, le projet de loi C-12, permettra de tenir tous les gouvernements responsables, quelles que soient leurs affiliations politiques. Il les obligera à rendre des comptes au Parlement et aux Canadiens, aujourd'hui comme dans l'avenir. Je suis impatient d'entendre le débat dont fera l'objet le projet de loi à la Chambre et au comité. Je garde espoir que les députés se mobiliseront pour l'appuyer, car il est dans l'intérêt des citoyens qu'ils représentent d'agir maintenant.
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View Cathy McLeod Profile
CPC (BC)
Madam Speaker, I listened to my colleague very carefully. Of course, he comes from a very beautiful part of the country and he described it eloquently.
My one concern is that the government is typically very good with words and symbolism. I am going to give a specific example. One would think that if we commit to planting a certain number of trees, it is not actually that difficult a task to do. The provinces do this in Canada every year.
If you promise to plant trees and cannot actually follow through, how can Canadians ever trust you in something that is so much more difficult to do and more complex? We have a little cynicism as we listen to the debate today, so maybe you can tell us what is so difficult about following through with your commitment to plant trees.
Madame la Présidente, j'ai écouté très attentivement mon collègue, qui, bien sûr, vient d'une très belle région de notre pays, région qu'il a décrite avec éloquence.
Ma crainte, c'est que, généralement, le gouvernement est très fort sur les mots et les symboles. En voici un exemple. On penserait que si l'on s'engage à planter un certain nombre d'arbres, on devrait pouvoir s'acquitter de cette tâche sans trop de difficulté. Les provinces canadiennes le font chaque année.
Si vous promettez de planter des arbres et ne pouvez pas honorer cette promesse, comment les Canadiens peuvent-ils vous faire confiance à l'égard d'une tâche beaucoup plus difficile et beaucoup plus complexe? Puisque le débat d'aujourd'hui évoque un peu de cynisme en nous, peut-être pourriez-vous nous dire ce qu'il y a de si difficile à honorer votre promesse de planter des arbres.
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View Carol Hughes Profile
NDP (ON)
I want to remind the hon. member to address the questions and comments through the Chair.
The hon. parliamentary secretary.
Je rappelle à la députée qu'elle doit formuler ses questions et commentaires par l'entremise de la présidence.
Le secrétaire parlementaire a la parole.
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View Andy Fillmore Profile
Lib. (NS)
View Andy Fillmore Profile
2020-11-26 11:44
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Madam Speaker, going back to the 2015 election cycle, I note the Liberal Party promised that if Canadians sent them here to be their government, we would take the most dramatic action on climate change the country has ever seen, and this is just what we did.
There are plenty of reasons to believe we will follow through on our commitments. We provided $28 billion to support urban transit, $26 billion in green infrastructure, investments in smart grids and green vehicles, a $2-billion low-carbon economy fund, $1.5 million for the oceans protection plan, over $1 billion for nature conservancy and protection of biodiversity, and over $2 billion to support clean technology in Canada. I could go on and on; the list is pages long.
There are plenty of reasons for Canadians to understand that we will follow through on our commitments.
Madame la Présidente, si on remonte au cycle électoral de 2015, je souligne que le Parti libéral a promis aux Canadiens que, s'ils l'élisaient, il prendrait les mesures les plus strictes que le pays ait jamais connues pour lutter contre les changements climatiques, et c'est exactement ce qu'il a fait.
Il existe de nombreuses raisons de croire que nous respecterons nos engagements. Nous avons fourni 28 milliards de dollars pour le transport urbain et 26 milliards de dollars pour les infrastructures vertes; nous avons fait des investissements dans les réseaux intelligents et les véhicules verts; nous avons créé un fonds de 2 milliards de dollars pour une économie à faibles émissions de carbone; et nous avons fourni 1,5 million de dollars pour le Plan de protection des océans, plus de 1 milliard de dollars pour la conservation de la nature et la protection de la biodiversité et plus de 2 milliards de dollars à l'appui des technologies propres au Canada. Je pourrais continuer longtemps; la liste est longue.
Les Canadiens ont de nombreuses raisons de croire que nous respecterons nos engagements.
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