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Lib. (ON)
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2021-05-11 10:05 [p.7019]
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Mr. Speaker, I have the honour to present, in both official languages, the second report of the Standing Committee on Natural Resources in relation to Bill S-3, an act to amend the Offshore Health and Safety Act. The committee has studied the bill and has decided to report the bill back to the House without amendment.
Monsieur le Président, j'ai l'honneur de présenter, dans les deux langues officielles, le deuxième rapport du Comité permanent des ressources naturelles, qui porte sur le projet de loi S-3, Loi modifiant la Loi sur la santé et la sécurité dans la zone extracôtière. Le Comité a étudié le projet de loi et a convenu d'en faire rapport à la Chambre sans proposition d'amendement.
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CPC (AB)
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2021-05-11 10:05 [p.7019]
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Mr. Speaker, I have four petitions to present this morning.
The first petition is in support of Bill S-204, a bill that has just passed the Senate and that I presented to the House yesterday. The bill would make it a criminal offence for a person to go abroad and receive an organ taken without the consent of the person it came from. This bill has been before the House in various forms for approaching 15 years. The petitioners are very hopeful that this will be the Parliament that finally gets these measures passed into law.
Monsieur le Président, j'ai quatre pétitions à présenter ce matin.
La première vise à appuyer le projet de loi S-204, que le Sénat vient tout juste d'adopter et que j'ai présenté à la Chambre hier. Le projet de loi érigerait en infraction criminelle le fait, pour un Canadien, de se rendre à l'étranger pour recevoir un organe prélevé sans le consentement du donneur. La Chambre étudie diverses versions de ce projet de loi depuis près de 15 ans. Les pétitionnaires espèrent sincèrement que la présente législature sera celle où nous verrons enfin ces mesures devenir loi.
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CPC (AB)
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2021-05-11 10:07 [p.7019]
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Mr. Speaker, the second petition highlights the persecution of Falun Gong practitioners, in particular in China, and it calls on the government to use tools such as the Magnitsky act to sanction those responsible for the persecution of Falun Gong practitioners.
Monsieur le Président, la deuxième pétition porte sur la persécution des adeptes du Falun Gong, en particulier en Chine. Elle demande au gouvernement d'utiliser des outils comme la loi de Magnitski pour sanctionner les responsables de cette persécution.
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CPC (AB)
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2021-05-11 10:07 [p.7019]
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Mr. Speaker, the third petition highlights the humanitarian and human rights situation in the Tigray region of Ethiopia. Petitioners are calling for various actions by the Government of Canada to respond to these events, including an international investigation into credible reports of war crimes and gross violations of human rights law. The petitioners and others are concerned about broader issues of human rights and intercommunal tensions in Ethiopia and are calling for greater engagement from the Government of Canada on them.
Monsieur le Président, la troisième pétition porte sur la situation humanitaire et des droits de la personne dans la région du Tigré, en Éthiopie. Les pétitionnaires demandent au gouvernement du Canada de prendre diverses mesures par rapport aux événements qui s'y déroulent, notamment demander la tenue d'enquêtes internationales sur les rapports crédibles qui font état de crimes de guerre et de violations flagrantes des droits de la personne. Les pétitionnaires, comme d'autres d'ailleurs, s'inquiètent des problèmes plus vastes en matière de droits de la personne et des tensions entre les communautés en Éthiopie. Ils demandent au gouvernement du Canada d'intensifier ses efforts dans ce dossier.
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CPC (AB)
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2021-05-11 10:07 [p.7019]
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Mr. Speaker, the fourth and final petition I am presenting in the House today is with respect to Bill C-6. Petitioners are supportive of efforts to ban conversion therapy. They are also concerned about the definition of conversion therapy that is used in Bill C-6 and the effect it would have of prohibiting private conversations and the expression of personal views in conversation, things that, in reality, have nothing to do with conversion therapy but that could be falsely defined as such, based on drafting problems with the bill. Petitioners implore the House and the government to work toward a version of the bill that actually bans conversion therapy and to get that bill passed into law as quickly as possible.
I commend these four petitions to the consideration of members.
Monsieur le Président, la quatrième et dernière pétition que je présente aujourd'hui porte sur le projet de loi C-6. Les pétitionnaires appuient les efforts visant à interdire les thérapies de conversion. Ils ont toutefois des réserves au sujet de la définition de « thérapie de conversion » telle qu'elle est rédigée dans le projet de loi C-6. Ils s'inquiètent que cette définition mène à interdire l'expression d'opinions personnelles dans des conversations privées, des choses qui, en réalité, n'ont rien à voir avec les thérapies de conversion, mais qui pourraient être incluses à tort à cause des problèmes de rédaction du projet de loi C-6. Les pétitionnaires implorent la Chambre et le gouvernement d'arriver à une version du projet de loi qui interdit réellement les thérapies de conversion et de l'adopter le plus rapidement possible.
J'invite les députés à prendre connaissance de ces quatre pétitions.
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GP (BC)
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2021-05-11 10:08 [p.7019]
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Mr. Speaker, I am presenting virtually this morning a petition from a number of constituents concerning the Trans Mountain pipeline. The constituents initially launched this petition at a time when the Government of Canada had not finalized the purchase, but the points remaining to continue to present this petition relate to the fact that diluted bitumen has no scientific way to be cleaned up, which the petitioners emphasize puts the areas in which the Aframax tankers in largely increased numbers would transit from the Port of Burnaby to other ports at an unacceptable level of risk to the marine ecosystem. They call on the government to cease any federal spending on completing the Trans Mountain pipeline or purchasing it.
Monsieur le Président, ce matin, je présente de façon virtuelle une pétition signée par un certain nombre de concitoyens concernant l'oléoduc Trans Mountain. À l'origine, les pétitionnaires ont lancé la pétition à un moment où le gouvernement du Canada n'avait pas encore conclu l'achat de l'oléoduc, mais il n'en demeure pas moins opportun de la présenter, étant donné qu'il n'existe à ce jour aucune méthode scientifique pour nettoyer un déversement de bitume dilué. Les pétitionnaires soulignent que l'oléoduc entraînerait une augmentation marquée du nombre de pétroliers Aframax se déplaçant du port de Burnaby vers d'autres ports, ce qui poserait un risque inacceptable pour l'écosystème marin. Ils demandent au gouvernement d'arrêter d'investir des fonds fédéraux dans l'achat ou la construction de l'oléoduc Trans Mountain.
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CPC (ON)
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2021-05-11 10:09 [p.7020]
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Mr. Speaker, I appreciate the opportunity to rise in the House and present this petition regarding the dire financial circumstances facing over 12,000 independent travel advisers across Canada. Over 12,000 Canadians have been forced into near bankruptcy, slipping through the massive cracks of the government's inept COVID response. These travel advisers have been left to languish, excluded from all COVID business assistance packages. This petition calls for the House to immediately get sector-specific funding to these long-suffering business owners.
Monsieur le Président, je suis heureux d'avoir l'occasion de prendre la parole à la Chambre pour présenter une pétition concernant l'extrême précarité financière de plus de 12 000 agents de voyage indépendants au Canada. Plus de 12 000 Canadiens se sont retrouvés au bord de la faillite parce qu'ils ont été laissés pour compte à cause de la réponse inadéquate du gouvernement à la pandémie de COVID-19. Ces agents de voyage ont été relégués aux oubliettes et exclus de tous les programmes d'aide aux entreprises liés à la COVID-19. La pétition demande à la Chambre d'accorder immédiatement un financement sectoriel à ces propriétaires d'entreprise, qui souffrent depuis longtemps.
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CPC (BC)
Mr. Speaker, I have two e-petitions to present today.
The first petition is related to animal testing for cosmetics. The over 600 petitioners would like the Canadian government to examine some of the other practices around the world, particularly in Europe, and update our laws accordingly.
Monsieur le Président, j'ai deux pétitions électroniques à présenter aujourd'hui.
La première pétition traite des essais de produits cosmétiques sur les animaux. Les pétitionnaires, qui sont plus de 600, veulent que le gouvernement canadien examine d'autres pratiques utilisées dans le monde, en particulier en Europe, et qu'il actualise nos lois en conséquence.
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View Dan Albas Profile
CPC (BC)
Mr. Speaker, the second e-petition, which is very dear to my heart, is regarding the interprovincial transit of Canadian wine, beer and spirits. The petitioners call upon the Government of Canada to support Bill C-260.
Unfortunately, the Minister of Finance did not include such measures in the budget bill this time, but I am hopeful that, by hook or by crook, we will see interprovincial trade of beer, wine and spirits in Canada. It should not be a crime to share some of the good ales and fine drinks across this great country.
Monsieur le Président, la deuxième pétition me tient particulièrement à cœur. Elle porte sur le transport interprovincial des vins, des bières et des spiritueux canadiens. Les pétitionnaires demandent au gouvernement du Canada d'appuyer le projet de loi C-260.
Malheureusement, la ministre des Finances n'a pas inclus de mesures à cet effet dans le projet de loi d'exécution du présent budget, mais j'ai bon espoir que le commerce interprovincial des bières, des vins et des spiritueux canadiens se concrétisera, quel que soit le moyen. Partager certaines des bonnes bières et des alcools de qualité partout au pays ne devrait pas être un crime.
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Lib. (MB)
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2021-05-11 10:10 [p.7020]
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Mr. Speaker, I ask that all questions be allowed to stand.
Monsieur le Président, je demande que toutes les questions demeurent au Feuilleton.
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Lib. (ON)
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2021-05-11 10:11 [p.7020]
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Is that agreed?
Some hon. members: Agreed.
D'accord?
Des voix: D'accord.
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Lib. (ON)
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2021-05-11 10:11 [p.7020]
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I am now prepared to rule on the question of privilege raised on April 28, 2021 by the member for Portage—Lisgar concerning allegedly misleading statements made by the Prime Minister.
The member argued that the Prime Minister, by denying he knew of allegations of sexual misconduct against General Vance in 2018, intentionally misled the House during Oral Questions. In support of that allegation, she presented internal emails from the Privy Council Office and testimony given before the Standing Committee on National Defence. The member then reviewed the precedents in this matter. Following this, she intervened again to point out that, when there is some doubt on the matter, the Chair should let the House decide, while stressing the importance of clarity for the deliberations and the integrity of the information provided by the government.
The member for Esquimalt—Saanich—Sooke then argued that it would hinder members' work if they were misled in order to prevent them from holding the government accountable. In order to determine whether some officials were negligent, members must know whether the Prime Minister or staff within his office were aware of the allegations. He also urged the Chair to take note of the testimony given before the Standing Committee on National Defence.
In response, the Leader of the Government in the House of Commons stated that the Prime Minister had not misled the House and that his answers had remained consistent.
The House leader covered in detail the points raised by the member for Portage—Lisgar while citing the statements, emails and committee testimony. He argued that the facts had been twisted to raise doubt about the Prime Minister’s statements. He indicated that a simple doubt was not enough to establish a prima facie question of privilege and that, in this case, there was no possible doubt.
The member for Rivière-du-Nord added that there were differences between the Prime Minister’s statements and the testimony heard by the Standing Committee on National Defence. He also urged the Chair to take note of the testimony and asked that the matter be referred to the Standing Committee on Procedure and House Affairs for clarifications.
The question of privilege which the Chair has been asked to rule on is the following: Did the Prime Minister's responses during Oral Questions contain contradictions that would allow one to conclude that he intentionally misled the House?
To answer this question, three elements must be proven to convince the Chair that statements were deliberately misleading: First, the statement must effectively be misleading or manifestly contradictory; second, the author of the statement must know, in making the statement, that it is false; third, the member intended to mislead the House.
Before continuing, I would be remiss if I did not mention the unusual nature of the argument put forward by the members. A thorough review of precedents, including those to which the member for Portage—Lisgar referred, shows and reveals a common trait. The remarks under review were always those made by a single member. In this case, what is being proposed is a review not only of the Prime Minister’s responses, but also of the context in which they were made. The Chair is being asked, in fact, to conduct this review in light of the proceedings of a standing committee relating to a study currently under way. There is no precedent where the Chair has used testimony from a committee without there being a report on the subject.
This aspect of the matter is a concern for the Chair. It is not for the Speaker to untangle the committee evidence to determine who knew what and when. Such an initiative would trespass on the role of committee members and constitute a breach of my duty to act with impartiality. It is up to the committee to continue its own study and to inform the House of its conclusions, if it deems it appropriate, as has been the tradition.
In this respect, the scope of my mandate is thus limited. The question of privilege raised is tantamount to asking the Chair to, on the one hand, compare the responses given by the Prime Minister during question period and, on the other hand, rule on his intention when those responses were provided.
More broadly, as Speaker Milliken summed it up on April 21, 2005, at page 5412 of Debates:
In the present case, I must determine whether the minister's responses in any way impeded members in the performance of their parliamentary duties and whether the remarks were intentionally misleading.
When previous questions of privilege concerning misleading statements have been deemed to be prima facie questions of privilege, the three elements to be proven to convince the Chair that the statements were deliberately misleading were clearly satisfied. In the example cited by the member for Portage—Lisgar from February 1, 2002, at pages 8,581 and 8,582 of Debates, and in a similar case from March 3, 2014, at pages 3,430 and 3,431 of Debates, the members involved admitted that they had made false declarations. In both cases, given the indisputable evidence before the House, previous Speakers ruled on February 1, 2002 and March 3, 2014, at the aforementioned pages in Debates, that a prima facie case had been established. Given the contradictory statements made by the members in each case, my predecessors determined that there was no choice but to have the situation referred to the appropriate committee for further consideration.
With respect to the question of privilege before us, I have reviewed the responses to Oral Questions offered by the Prime Minister on March 10, 11 and 24, 2021, and on April 27, 2021. The Chair did not find contradictions in them or elements that would allow one to conclude that they are misleading statements. There is thus no reason to continue this analysis.
I acknowledge that some members think that the Prime Minister's responses are contradicted by the information presented in committee, while others maintain that the same information confirms the validity of his responses. These disagreements occur frequently in the House, and it is not the Chair's role to adjudicate them. In the event that members are clearly and deliberately misled by deceptive statements, the Chair may have a role to play to ensure that members can perform their duties. Based on the information I have, that is not the case here.
Thus, the Chair cannot conclude that the Prime Minister deliberately misled the House. I find that there is no prima facie question of privilege.
I thank the hon. members for their attention.
Je suis maintenant prêt à me prononcer sur la question de privilège soulevée le 28 avril 2021 par la députée de Portage-Lisgar concernant des déclarations trompeuses qu’aurait formulées le premier ministre.
La députée a en effet soutenu que le premier ministre, en niant avoir été au courant d’allégations d’inconduite sexuelle à l’encontre du général Vance en 2018, avait intentionnellement induit la Chambre en erreur lors de la période des questions orales. Pour appuyer cette allégation, elle a mis en lumière des courriels internes du Bureau du Conseil privé et des témoignages devant le Comité permanent de la défense nationale. La députée a enfin passé en revue des précédents en la matière. Par la suite, elle est intervenue de nouveau en rappelant qu’en cas de doute sur la question, le Président devrait laisser la Chambre trancher, en insistant sur l’importance de la clarté pour nos délibérations et de celle de l’intégrité des renseignements fournis par le gouvernement.
Le député d’Esquimalt-Saanich-Sooke a, quant à lui, souligné qu’il y aurait entrave au travail des députés si on les a induits en erreur pour les empêcher de demander des comptes au gouvernement. Afin de déterminer s’il y a eu négligence de la part de certains responsables, les députés doivent savoir si le premier ministre ou des membres du personnel de son bureau étaient au courant des allégations. Il a lui aussi invité la présidence à prendre connaissance des témoignages devant le Comité permanent de la défense nationale.
En réponse, le leader du gouvernement à la Chambre des communes a affirmé que le premier ministre n'a pas induit la Chambre en erreur et qu'il est demeuré cohérent dans ses réponses.
Le leader a abordé en détail les points soulevés par la députée de Portage—Lisgar en citant les déclarations, les courriels et les témoignages du Comité. Selon lui, les faits ont été déformés de manière à soulever un doute sur les déclarations du premier ministre. Il a soutenu qu'un simple doute n'était pas suffisant pour qu'une question de privilège soit fondée de prime abord et que, dans ce cas particulier, il n'y avait aucun doute possible.
Le député de Rivière-du-Norda ajouté qu'il y avait des différences entre les déclarations du premier ministre et les témoignages entendus au Comité permanent de la défense nationale. Il a également invité la présidence à prendre connaissance des témoignages et demandé de renvoyer l'affaire au Comité permanent de la procédure et des affaires de la Chambre afin d'obtenir des éclaircissements.
La question de privilège sur laquelle on demande à la présidence de se prononcer se résume à ce qui suit: déterminer si les réponses offertes par le premier ministre, dans le cadre des questions orales, contiennent des contradictions qui permettraient de conclure qu’il a sciemment induit la Chambre en erreur.
Pour répondre à cette question, trois éléments doivent être prouvés pour convaincre la présidence que des déclarations sont délibérément trompeuses: premièrement, la déclaration est effectivement trompeuse ou manifestement contradictoire; deuxièmement, l’auteur de la déclaration savait, au moment de faire la déclaration, que celle-ci était fausse; troisièmement, l’auteur avait l’intention d’induire la Chambre en erreur.
Avant de poursuivre, je m'en voudrais de ne pas relever le caractère inusité des arguments présentés par les députés. Un examen exhaustif des précédents, incluant ceux auxquels la députée de Portage—Lisgar s'est référée, permet de voir et de faire ressortir un trait commun. Les propos qui font l'objet d'un examen ont toujours été ceux d'un seul député. En l'espèce, on propose non seulement un examen des réponses du premier ministre, mais aussi le contexte dans lequel elles s'inscrivent. On demande en effet d'effectuer cet examen à la lumière des délibérations d'un comité permanent dans le cadre d'une étude en cours. Il n'existe aucun précédent où le Président a utilisé des témoignages provenant des comités sans qu'il y ait eu un rapport sur le sujet.
Cet aspect de la question préoccupe la présidence. Il n’est pas du ressort de la présidence de démêler les témoignages entendus devant un comité pour déterminer qui savait quoi et à quel moment. Il s’agirait d’une ingérence dans le rôle des membres du comité, ce qui constituerait un manquement à mon devoir d’impartialité. Il appartient plutôt au Comité de poursuivre son étude et de faire part de ses conclusions à la Chambre, s’il le juge approprié, comme le veut la tradition.
À cet égard, la portée de mon mandat est donc limitée. La question de privilège soulevée équivaut à demander à la présidence d'une part, de comparer les réponses données par le premier ministre pendant la période des questions orales et, d'autre part, de se prononcer sur l'intention de celui-ci lorsque ces réponses étaient fournies.
Plus globalement, comme le Président Milliken l'avait résumé le 21 avril 2005 à la page 5412 des Débats,
Dans le cas qui nous occupe, je dois décider si les réponses du ministre ont de quelque façon que ce soit empêché les députés d'exercer leurs fonctions parlementaires, et si les commentaires visaient à induire délibérément la Chambre en erreur.
Lorsque des questions de privilège concernant des déclarations trompeuses ont été jugées fondées de prime abord dans le passé, les trois éléments devant être prouvés pour convaincre la présidence que les déclarations étaient délibérément trompeuses ont été clairement respectés. Dans l’exemple du 1er février 2002 cité par la députée de Portage—Lisgar, aux pages 8581 et 8582 des Débats, et dans un cas semblable survenu le 3 mars 2014 aux pages 3430 et 3431 des Débats, les députés concernés avaient avoué qu’ils avaient fait de fausses déclarations. Dans les deux cas, étant donné les preuves incontestables présentées devant la Chambre, d’anciens Présidents ont conclu le 1er février 2002 et le 3 mars 2014, aux pages susmentionnées, que la question de privilège était fondée à première vue. Étant donné les déclarations contradictoires faites par les députés dans chaque cas, mes prédécesseurs ont conclu qu’il n’existait pas d’autre choix que de renvoyer l’affaire au comité compétent pour examen.
À l'égard de la question de privilège qui nous occupe, j'ai revu les réponses aux questions orales offertes par le premier ministre les 10, 11 et 24 mars 2021, ainsi que celles du 27 avril dernier. La présidence n'a pas trouvé en elles des contradictions ou des éléments qui permettent de conclure qu'elles constituent des déclarations trompeuses. Il n'y a donc pas lieu de poursuivre l'analyse.
Je comprends que certains députés pensent que les réponses du premier ministre sont contredites par des informations présentées en comité, alors que d’autres maintiennent que ces mêmes informations confirment la validité de ses réponses. Ces désaccords sont fréquents à la Chambre et il n’appartient pas à la présidence de trancher. Lorsque les députés sont clairement et délibérément induits en erreur par des déclarations trompeuses, la présidence peut avoir un rôle à jouer pour s’assurer que les députés puissent s’acquitter de leurs tâches. À partir des informations dont je dispose, ce n’est pas le cas en l’instance.
Par conséquent, la présidence ne peut conclure que le premier ministre a délibérément induit la Chambre en erreur. Je conclus qu’il n’y a pas, de prime abord, matière à question de privilège.
Je remercie les députés de leur attention.
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View Elizabeth May Profile
GP (BC)
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2021-05-11 10:20 [p.7021]
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Mr. Speaker, I am pleased to join in the debate today. It is our second day of looking at the budget implementation act, Bill C-30. Given that the budget was over 700 pages long and the budget implementation act is over 300 pages, I will start at a higher level of extraction by examining the nature of this legislation and refamiliarizing some of us with the controversial issue of omnibus bills.
This is clearly an omnibus bill, but I want to set out why it is not offensive. At over 300 pages long, the budget implementation act contains well over 20 acts. It affects the Canada Labour Code, the Federal Courts Act, the Trust and Loan Companies Act, two different varieties of student loans and student financial assistance. I will not read them all, but a large number of pieces of legislation are affected.
The issue of illegitimate omnibus budget bills takes us back to the era of the Harper administration in a minority. They were the best way to push through offensive legislation when parties that formed the majority of the members of Parliament, but were not the administration, would have objected. With the use of offensive omnibus budget bills, the Conservative government quite shrewdly discerned that it could put through things that would not otherwise get public support or MP support, given that they are confidence votes. It put through things such as the Budget Implementation Act 2008 and Budget Implementation Act 2009, which weakened environmental assessment leading up to the majority actions of that government. It continued to put lots of things in budget implementation acts that were omnibus bills.
An omnibus bill merely means that many pieces of legislation are being passed all at once. This is not offensive is if it is all to one purpose. Everything in Bill C-30 is mentioned in the budget. As far as I can see, there are no sneaky surprises, as we discovered in a recent budget in which there were deferred prosecution agreements for corporations. As I go through this bill, it is not like the omnibus budget bill of spring 2012 that destroyed our environmental assessment process, which has still not been repaired. It gutted the Fisheries Act and eliminated the national round table, among other things. This is an omnibus bill, but it is appropriate in that everything I can find in Bill C-30 is consistent with the budget itself and has to do with legislative changes to make it possible to enact the budget, which this Parliament has now passed.
There are items of concern. When the bill gets to committee, maybe improvements could be made on some of these, but certainly it is of concern to see withdrawal of supports for important things within our economy during COVID. We are clearly not looking at a post-pandemic budget. After not having had a budget for two years, this budget continues to face times of deep uncertainty. I have had my first vaccine shot. I will wait four months and then get a second shot. With vaccines, we see there is light at the end of the tunnel, but with variants, spikes and economies in various provinces opening up a bit and then closing rapidly, there are a lot of reasons why businesses and individual Canadians will continue to need support.
The notion that we would lower the Canada recovery benefit from the current $500 a week to $300 a week by July should be looked at. That is soon, and we may not be ready for that. The wage subsidy is ending by September. A lot of businesses in my riding know for sure that they will need that wage subsidy well beyond September. There are deep concerns particularly in the tourism sector, so I will focus on tourism for a minute.
The tourism sector has received $500 million in the budget, and that is not nearly enough. We underestimate it, as Canadians and even as parliamentarians. All of us have tourism in our ridings, and collectively across the country tourism's contribution to GDP is roughly the same as the oil sands. It employs far more people, thousands and thousands of them, across Canada in every region, and $500 million is not adequate to meet the needs of the tourism sector.
Big businesses in my riding, attractions such as Butchart Gardens, would normally have upwards of 700 to 800 employees seasonally. Butchart Gardens did not have anything like that number last summer because it was not open, but the wage subsidy allowed it to keep specialists employed: the hundreds of people who were recruited from around the world as horticulturalists. It simply will not be able to keep that workforce if we do not have a wage subsidy. If it loses that workforce and these specialists, horticulturalists and experts are not able to be employed here, they will go to other countries. Their skills are in demand.
We have a very big concern about the $500 million provided for tourism and the $1 billion for promotion. Some of the businesses in my riding feel rather hollowed out by the notion that we will have a billion dollars going to advertising attractions in Canada that cannot stay open.
It is also peculiar that we have a decision by the Department of Transportation that cruise ships on our coasts will not open until February 28, 2022. I have yet to see any justification for that arbitrary date. This is a big concern, because if we are letting people get on airplanes, are saying there are vaccination passports and that people are okay to travel, certainly we should be informed of why there is this arbitrary date. It would continue to damage tourism.
This budget is also very short on support for ground transport. The bus lines of this country, whether Wilson Bus Lines or Maritime Bus, need more connectivity between cities and towns. The support for Via Rail is welcome, at $491 million, but it is all in the Windsor-Quebec corridor. What about Vancouver to Toronto and Montreal to Halifax? In the absence of Greyhound, the Irving Bus Line and others that run between communities, those routes need daily trains and an expanded economy service.
What is missing again is what we are going to do to improve our financial prospects going forward. If we are not going to be looking at cuts, we need more revenue. There are some new taxes in this budget and some ways to save money. I particularly applaud the idea that the Government of Canada is going to stop spending as much on travel by civil servants: That is a $1-billion savings over five years. Most of that travel, as we know, was by air. We have learned during COVID that we can find other ways to meet that avoid greenhouse gases and avoid so much travel.
Long-term we need to look at more revenue. The Parliamentary Budget Officer has pointed out that our debt-to-GDP ratio is going to level out at about 51%. It was about 30.6% before the pandemic, and it will be 2055 before we get to pre-pandemic debt-to-GDP ratios. In 1995-96, we were at 66%, but we do not want to go through that deep austerity program ever again. We have to protect our health system. We have to expand it with pharmacare, which should have been in this budget and was not.
We need to look at where we can get more revenue and be consistent. For heaven's sake, it is time to stop subsidizing fossil fuels. It is time to cancel the Trans Mountain pipeline, which is going to cost another $10 billion to $12 billion. We are looking at excess profits from our banks. We should be going after those. We should be looking at a wealth tax. We certainly do not do enough in this budget. It suggests consultations on what to do about credit card interest rates and horrific payday loans. Those things need more attention.
We need to look at improving the revenue line so that we can afford universal pharmacare, which we must, and so that we can make sure the day care program takes place across the country for all Canadians. As well, we need to bring in support initially for low-income dental and get rid of the interest on Canadian student loans. All those need revenue in their appropriate place. With that, I am thankful for the time to speak to Bill C-30.
Monsieur le Président, c'est avec plaisir que je participe au débat d'aujourd'hui, en cette deuxième journée d'examen de la loi d'exécution du budget, le projet de loi C-30. Comme le budget compte plus de 700 pages et que la loi d'exécution du budget dépasse les 300 pages, je me concentrerai tout d'abord sur une vue d'ensemble, sur la nature du projet de loi et sur certaines des controverses qui entourent les projets de loi omnibus.
Il s'agit de toute évidence d'une mesure omnibus, mais elle n'est pas choquante pour autant et je souhaite expliquer pourquoi. Dépassant les 300 pages, la loi d'exécution du budget touche plus de 20 lois, dont le Code canadien du travail, la Loi sur les Cours fédérales, la Loi sur les sociétés de fiducie et de prêt, deux catégories de prêts étudiants et l'aide financière aux étudiants. Je n'en dresserai pas la liste complète, mais beaucoup de mesures législatives sont touchées.
La question des projets de loi omnibus d’exécution du budget qui sont illégitimes nous ramène à l’époque où l’administration Harper était minoritaire. Ils constituaient le meilleur moyen de faire passer des lois offensantes quand les partis qui formaient la majorité des députés, mais qui ne faisaient pas partie de l’administration, s’y seraient opposés. Grâce à l’utilisation de projets de loi omnibus offensants, le gouvernement conservateur a découvert qu’il pouvait faire adopter des mesures qui, autrement, n’auraient pas obtenu l’appui du public ou des députés, étant donné qu’il s’agissait de votes de confiance. Il a fait adopter, par exemple, la Loi d’exécution du budget 2008 et la Loi d’exécution du budget 2009 qui ont affaibli l’évaluation environnementale menant aux actions majoritaires de ce gouvernement. Il a continué à intégrer dans les lois d’exécution du budget de nombreux éléments qui auraient constitué des projets de loi omnibus.
Un projet de loi omnibus regroupe simplement de nombreux textes législatifs qui sont adoptés en même temps. Ce n’est pas choquant s’ils ont tous un but commun. Tout ce qui figure dans le projet de loi C-30 est mentionné dans le budget. D’après ce que je peux voir, il n’y a pas de surprises sournoises, comme nous l’avons découvert dans un récent budget où il y avait des ententes de poursuites différées pour des sociétés. En parcourant ce projet de loi, je constate qu’il n’est pas comme le projet de loi omnibus d’exécution du budget du printemps 2012 qui a détruit notre processus d’évaluation environnementale, lequel n’a toujours pas été réparé. Entre autres, il a vidé la Loi sur les pêches de sa substance et éliminé la table ronde nationale. Le projet de loi C-30 est un projet de loi omnibus, mais il est approprié dans la mesure où tout ce que je peux y voir concorde avec le budget lui-même et concerne des modifications législatives visant à permettre l’adoption du budget, que le Parlement a maintenant adopté.
Il y a quelques points préoccupants. Lorsque le projet de loi sera renvoyé en comité, des améliorations pourront peut-être être apportées à certains d’entre eux, mais il est certainement préoccupant de constater le retrait du soutien à des éléments importants de notre économie pendant la COVID. Il est clair que nous ne sommes pas en présence d’un budget post-pandémie. Après l’absence d’un budget pendant deux ans, ce budget correspond à des périodes de profonde incertitude. J’ai reçu ma première injection de vaccin. Je vais attendre quatre mois avant de recevoir une deuxième injection. Les vaccins nous permettent de voir la lumière au bout du tunnel, mais avec les variants, les crêtes et l’économie de diverses provinces qui s’ouvre un peu puis se referme aussitôt, il y a beaucoup de raisons pour lesquelles les entreprises et les particuliers continueront à avoir besoin de soutien.
L’idée de faire passer la prestation canadienne de la relance économique de 500 $ à 300 $ par semaine d’ici juillet devrait être examinée. C’est bientôt, et nous ne sommes peut-être pas prêts à cela. La subvention salariale prend fin en septembre. Beaucoup d’entreprises de ma circonscription savent pertinemment qu’elles auront besoin de cette subvention bien après septembre. Il y a de profondes inquiétudes, notamment dans le secteur du tourisme, alors je vais me concentrer sur le tourisme pendant quelques instants.
Le secteur du tourisme a reçu 500 millions de dollars dans le budget, ce qui est loin d’être suffisant. En tant que Canadiens et même en tant que parlementaires, nous sous-estimons ce secteur. Nous avons tous du tourisme dans nos circonscriptions et, collectivement, dans tout le pays, la contribution du tourisme au PIB est à peu près la même que celle des sables bitumineux. Il emploie beaucoup plus de personnes, des milliers et des milliers, partout au Canada, dans toutes les régions, et 500 millions de dollars ne suffisent pas à répondre aux besoins du secteur touristique.
Les grandes entreprises de ma circonscription, des attractions touristiques comme les Jardins Butchart, comptent normalement plus de 700 à 800 employés en saison. C'était loin d'être l'effectif l’été dernier parce que les jardins n’étaient pas ouverts, mais la subvention salariale leur a permis de garder les spécialistes employés: les centaines d’horticulteurs qui ont été recrutés dans le monde entier. L’entreprise ne sera tout simplement pas en mesure de conserver cette main-d’œuvre si nous n’avons pas de subvention salariale. Si elle perd cette main-d’œuvre et que ces spécialistes, horticulteurs et experts ne sont pas en mesure d’être employés ici, ils iront dans d’autres pays. Leur savoir-faire est fort recherché.
Les 500 millions de dollars prévus pour le tourisme et le milliard de dollars pour la promotion nous préoccupent beaucoup. Certaines entreprises de ma circonscription sont plutôt perplexes à l’idée qu’un milliard de dollars sera consacré à la publicité d’attractions canadiennes qui ne pourront pas rester ouvertes.
Il est également curieux que le ministère des Transports ait décidé que les paquebots de croisière sur nos côtes ne seront pas ouverts avant le 28 février 2022. Je n’ai encore vu aucune justification de cette date arbitraire. C’est très inquiétant, car si nous laissons les gens prendre l’avion, si nous disons qu’il y a des passeports de vaccination et que les gens peuvent voyager, nous devrions certainement être informés de la raison d’une telle date arbitraire. Cela continuerait à nuire au tourisme.
Ce budget est également avare de soutien en faveur du transport terrestre. Les lignes d’autocar de ce pays, que ce soit Wilson Bus Lines ou Maritime Bus, ont besoin d’établir une plus grande connectivité entre les villes et les villages. Le soutien accordé à Via Rail est bienvenu, avec 491 millions de dollars, mais il concerne uniquement le corridor Windsor-Québec. Qu’en est-il de Vancouver à Toronto et de Montréal à Halifax? En l’absence de Greyhound, de la ligne d’autobus Irving et d’autres lignes qui relient les collectivités, ces itinéraires ont besoin de trains quotidiens et d’un service économique élargi.
Là encore, ce qui manque, ce sont des mesures qui nous permettraient d'améliorer nos perspectives financières. Si nous n’envisageons pas de réductions, nous avons besoin de plus de recettes. Il y a quelques nouvelles taxes dans ce budget et quelques moyens d’économiser de l’argent. J’applaudis particulièrement l’idée que le gouvernement du Canada va cesser de dépenser autant pour les voyages des fonctionnaires: cela représente une économie d’un milliard de dollars sur cinq ans. La plupart de ces voyages, comme nous le savons, se faisaient par avion. Nous avons appris au cours de la COVID que nous pouvons trouver d’autres moyens d’éviter les gaz à effet de serre et d’éviter autant de voyages.
À long terme, nous devons envisager d’augmenter les recettes. Le directeur parlementaire du budget a souligné que le ratio de la dette par rapport au PIB va se stabiliser à environ 51 %. Il était de 30,6 % avant la pandémie, et il faudra attendre 2055 pour retrouver les ratios d’avant la pandémie. En 1995-1996, nous étions à 66 %, mais nous ne voulons plus jamais revivre une austérité aussi intense. Nous devons protéger notre système de santé. Nous devons l’élargir grâce à l’assurance-médicaments, qui aurait dû figurer dans ce budget et qui n’y est pas.
Nous devons voir où nous pouvons obtenir davantage de revenus et être cohérents. Pour l’amour du ciel, il est temps de cesser de subventionner les combustibles fossiles. Il est temps d’annuler le pipeline Trans Mountain, qui va coûter 10 à 12 milliards de dollars de plus. Qu’en est-il des profits excessifs des banques? Nous devrions nous en prendre à elles. Nous devrions envisager un impôt sur la fortune. Nous n’en faisons certainement pas assez dans ce budget. Il propose des consultations sur ce qu’il faut faire au sujet du taux d’intérêt des cartes de crédit et des horribles prêts sur salaire. Ces questions méritent plus d’attention.
Nous devons chercher à améliorer les recettes afin de pouvoir nous permettre d’offrir un régime universel d’assurance-médicaments, ce que nous devons faire, et afin de nous assurer que le programme des garderies est mis en place dans tout le pays pour tous les Canadiens. De même, nous devons apporter un soutien initial aux personnes à faible revenu pour les soins dentaires et éliminer l’intérêt sur les prêts étudiants canadiens. Tous ces éléments ont besoin de revenus. Sur ce, je vous remercie de m’avoir accordé le temps de parler du projet de loi C-30.
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Lib. (YT)
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2021-05-11 10:30 [p.7023]
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Madam Speaker, I always appreciate the words of the member. She is very helpful, especially related to our Porcupine Caribou herd, which I will mention later. I thank her for clarifying the omnibus bill. All budget implementation acts are omnibus bills because they have to deal with so many bills and departments.
To clarify, there are $1 billion for tourism. It is $500 million directly to tourism, $100 million to marketing and $400 million to tourism events such as festivals and museums. On top of the existing support programs that are being extended, there is $700 million for business financing and expansion of the small business financing program.
I wanted to thank the member for her great support over the years for the protection of the Porcupine Caribou herd that has so much effect on the Gwich'in people. Hopefully, she supports the $24 million for pan-Arctic scientific research through the polar continental shelf program, which many MPs might not know of, but is very important—
Madame la Présidente, je suis toujours heureux d’écouter les propos de la députée. Ils sont très utiles, surtout en ce qui concerne notre harde de caribous de la Porcupine, dont je parlerai plus tard. Je la remercie d’avoir apporté des précisions sur le projet de loi omnibus. Toutes les lois d’exécution du budget sont des projets de loi omnibus parce qu’elles doivent traiter d’un grand nombre de projets de loi et de ministères.
Pour mettre les choses au clair, il y a un milliard de dollars pour le tourisme, soit 500 millions de dollars directement destinés au tourisme, 100 millions de dollars pour le marketing et 400 millions de dollars pour les événements touristiques comme les festivals et les musées. En plus des programmes de soutien existants qui sont prolongés, il y a 700 millions de dollars pour le financement des entreprises et l’expansion du programme de financement des petites entreprises.
Je tiens à remercier la députée pour l'immense soutien qu’elle a apporté au fil des ans à la protection de la harde de caribous de la Porcupine, qui a tant d’effets sur le peuple Gwich’in. J’espère qu’elle appuiera les 24 millions de dollars destinés à la recherche scientifique panarctique par l’entremise du programme du plateau continental polaire, que de nombreux députés ne connaissent peut-être pas, mais qui est très important...
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Lib. (QC)
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2021-05-11 10:31 [p.7023]
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The hon. member for Saanich—Gulf Islands.
La députée de Saanich—Gulf Islands a la parole.
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GP (BC)
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2021-05-11 10:31 [p.7023]
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Madam Speaker, that is very generous praise for my work from the member for Yukon. My work to protect the Porcupine Caribou herd, and the Arctic National Wildlife Refuge just across the border from Yukon, is nothing compared with what the hon. member for Yukon has done. He was their champion well before I went into politics. We have worked together for decades.
Madame la Présidente, je remercie le député de Yukon pour ses bons mots à l'égard de mon travail. Les efforts que j'ai déployés pour protéger la harde de caribous de la Porcupine et la réserve faunique nationale de l'Arctique, qui est située juste de l'autre côté de la frontière du Yukon, ne sont rien comparés à l'action menée par le député de Yukon. Il s'est fait le champion de ces causes bien avant que je ne me lance en politique. Nous avons travaillé ensemble pendant des décennies.
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BQ (QC)
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2021-05-11 10:32 [p.7023]
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Madam Speaker, I thank my colleague for her speech. It was interesting to hear what she had to say about tourism in particular.
I would like to turn to another topic. In the budget, the government says it will send seniors 75 and up a $500 cheque. The budget also says old age security will probably go up next year, but that is a whole year from now. It is creating two classes of seniors: those 75 and up and those under 75.
In Quebec papers this weekend, the seniors' federation spoke up, saying that seniors were not yet satisfied and were really angry. There is no reason to believe that a senior under 75 is poorer than one over 75.
What does my colleague think of the fact that this budget creates two classes of seniors?
Madame la Présidente, je remercie ma collègue de son discours. C'était très intéressant de l'entendre parler du tourisme, notamment.
Je vais passer à un autre sujet. Dans le budget, on prévoit que le gouvernement va envoyer un chèque de 500 $ aux aînés de 75 ans et plus. On y dit aussi que la pension de la Sécurité de la vieillesse va probablement être augmentée l'année prochaine, mais ce n'est que dans un an. En fait, on crée deux classes d'aînés: ceux de 75 ans et plus et ceux de moins de 75 ans.
En fin de semaine, dans les journaux au Québec, la fédération des aînés s'est exprimée pour dire que les aînés ne décoléraient pas, qu'ils étaient vraiment fâchés. Rien n'indique qu'un aîné de moins de 75 ans est plus pauvre qu'un aîné de plus de 75 ans.
Qu'est-ce que ma collègue pense du fait que le budget de cette année crée deux classes d'aînés?
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GP (BC)
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2021-05-11 10:32 [p.7023]
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Madam Speaker, I thank my colleague for his question.
It is clear that nothing justifies creating two classes of seniors.
I myself am 66 years old. Seniors have been given no explanation for this decision. I completely agree with my colleague.
Madame la Présidente, je remercie mon collègue de sa question.
Il est clair que rien ne justifie la création de deux classes d'aînés.
Personnellement, j'ai 66 ans. Les personnes âgées n'ont reçu aucune explication à propos de cette décision. Je suis tout à fait d'accord avec mon collègue.
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CPC (AB)
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2021-05-11 10:33 [p.7023]
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Madam Speaker, during the member for Yukon's intervention, he thanked the member for Saanich—Gulf Islands for her clarity around omnibus bills. I thought she was quite clear. I have more a comment, not a question.
A large budget implementation act tabled by a Conservative government is bad, but a large budget implementation act that touches on different acts across the operation of government is good.
It was clear and I did understand very carefully what she was saying.
Madame la Présidente, au cours de son intervention, le député de Yukon a remercié la députée de Saanich-Gulf Islands de la clarté avec laquelle elle a parlé des projets de loi omnibus. Elle a en effet été très claire. Voilà, je n'avais pas vraiment de question, mais plus une observation à formuler.
Un projet de loi omnibus d'exécution du budget présenté par un gouvernement conservateur est une mauvaise chose, mais un projet de loi omnibus d'exécution du budget qui vise à modifier différentes lois touchant le fonctionnement du gouvernement est une bonne chose.
C'est clair et j'ai très bien compris ce qu'elle a dit.
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GP (BC)
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2021-05-11 10:34 [p.7023]
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Madam Speaker, I am afraid to say that the hon. member for Calgary Rocky Ridge misunderstood entirely what I was saying. I did point out that the Liberals had included a change to the Criminal Code that was not required on the notion of deferred prosecution. That was a specific measure as a result of lobbying by SNC-Lavalin. That should never have been in a budget implementation bill, but that was one measure.
The spring 2012 omnibus budget bill and the fall 2012 omnibus budget bill brought in measures never mentioned in the budget, such as getting rid of scrutiny over some of our spy agencies in the fall omnibus budget bill, killing the environmental assessment process in the spring omnibus budget bill, and getting rid of the Kyoto implementation act. Again, these were not mentioned in the budget.
The previous administration created monstrous omnibus budget bills without connection to the budget itself. It was quite different.
Madame la Présidente, je crains que le député de Calgary Rocky Ridge n'ait pas du tout compris ce que je disais. J'ai effectivement souligné que les libéraux avaient inclus une modification superflue au Code criminel qui portait sur la notion de suspension des poursuites. Il s'agissait d'une mesure précise qui découlait des activités de lobbying de SNC-Lavalin. Elle n'aurait jamais dû figurer dans un projet de loi d'exécution du budget, mais ce n'était qu'une mesure.
Les projets de loi omnibus d'exécution du budget du printemps 2012 et de l'automne 2012 ont introduit des mesures qui n'ont jamais été inscrites dans le budget, comme l'élimination de la surveillance de certains de nos services d'espionnage dans le projet de loi omnibus d'exécution du budget de l'automne, l'abandon du processus d'évaluation environnementale dans le projet de loi omnibus d'exécution du budget du printemps et l'abrogation de la Loi de mise en œuvre du Protocole de Kyoto. Comme je l'ai dit, ces mesures n'étaient pas inscrites au budget.
L'administration précédente a créé de gigantesques projets de loi omnibus d'exécution du budget qui n'ont aucun lien avec le budget lui-même. C'était tout à fait différent.
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CPC (SK)
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2021-05-11 10:35 [p.7024]
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Madam Speaker, all of us in this place know that so many Canadians have suffered great loss over the course of this pandemic. Some of us have also been affected by some of that loss. Whether it has been loss of life, health or paycheques, we know this past year has been extremely difficult. Certainly, we know no Canadian has been immune. All Canadians have experienced a loss of control and a loss of normalcy. It has been two years in the making, with Canadians across the country desperate and anxious to turn the corner on the pandemic.
There was a lot of expectation for the recently tabled budget. Unfortunately, for far too many, this budget fell flat, but by no means for a lack of spending. We know the Prime Minister has added $155 billion in new debt this year alone, and Canada's federal debt will pass $1.2 trillion this year for the first time ever. The government has tried to paint all its spending as stimulus spending, but that is not accurate. Yes, some spending will help stimulate the economy, but significant amounts are being spent on the Liberal government's own partisan interests.
Simply put, this is a spending budget, not a growth budget. The limited amount of funds being spent on stimulus have been confirmed by our Parliamentary Budget Officer, who also cautioned that continued debts and deficits will limit the government's future ability to introduce new permanent programs without cuts or tax increases. That fact is simply unavoidable. Massive deficit spending is unsustainable. It jeopardizes the long-term sustainability of the many social programs that many Canadians depends on. It limits the government's ability to react to future challenges and ultimately leads to higher taxes.
It is a hard truth that the Liberal government wanted to ignore the pandemic, but Canadians footing the bill will not have the luxury of ignoring it. Missing from the budget are focused spending on long-term growth and a clear plan to reopen Canada's economy safely. Unfortunately, that means more uncertainty for my constituents. This budget abandons the natural resource sector, one of the greatest contributors to our national prosperity, as a fiscal anchor. While the Liberal government's disregard for the energy sector is not a shock to any of my constituents, who depend on jobs in the industry to put food on the table and keep the lights on, it is nonetheless devastating for those workers who have lost their jobs, had their wages cut or are seeing opportunities and businesses in their industry dwindle. There is no support for them in this budget.
Emergency wage supports are not a meaningful replacement for a stable and predictable paycheque. That is exactly what Canadians want, stable and predictable paycheques. Our oil and gas workers have taken hit after hit at the hands of the Liberal government and now continue to be overlooked as the Prime Minister fails to see the financial and environmental opportunities in the oil and gas sector. That failure has a massive impact on my constituents, but the missed opportunity will ultimately be felt by all Canadians, who also benefit from the success of this sector.
Similarly, consistently overlooked and undervalued by the government are our farmers and farm families. While the budget introduces some measures to alleviate some of the ballooning costs facing our agricultural producers, it cannot be lost that it is the Liberal government's policies that are burying those agricultural producers in costs. The Liberal government has repeatedly failed to recognize the significant financial, food security and environmental contributions of our world-class agricultural sector.
The Liberal government's unfocused spending and failure to deliver a growth plan lets Canadians down. It lets down western Canadians, who do not see themselves or their livelihoods in the Liberal government's reimagined economy. It lets down those Canadians who have lost their jobs during the pandemic and do not know what the future holds. It lets down those Canadians who cannot afford more taxes and are already struggling to make ends meet, which includes low-income seniors, who were left out of this budget.
We know that seniors have been disproportionately impacted by this pandemic, from health to social isolation to financial costs. Not one senior has been immune to the fallout of this pandemic. Despite this, seniors have never really been a priority for the Prime Minister. The supports that are included in this budget and its legislation are either short on details or leave too many seniors behind.
Prior to the budget, Conservatives called on the Prime Minister to deliver increased financial supports for low-income seniors. The proposed one-time payment and the increase to old age security do nothing to support low-income seniors under the age of 75. For those seniors aged 74 and under who are facing an increased cost of living and unexpected costs due to the pandemic, and who are struggling with overstretched budgets, there is no support.
As shadow minister for seniors, I have been hearing from seniors from across the country who are upset and who feel forgotten. I share in their disappointment. Instead of focusing on spending on seniors who need it the most, the Liberal government has divided seniors. Our seniors, who have worked hard and helped build this country, should not be struggling to make ends meet. They deserve to live securely and with dignity, and this includes seniors living in long-term care.
The pandemic has sadly revealed how far we have missed the mark in ensuring the health and well-being of our seniors living in long-term care. Every level of government has a responsibility to Canada's seniors. We know that federal support is necessary to address the acute challenges in long-term care. While this budget proposes significant spending, there are unanswered questions on how it will be delivered.
The Liberal government has made many announcements, but seniors living in long-term care, their families and those who care for them need us to move beyond announcements. We need a federal government working in collaboration with provinces, territories, seniors advocates and caregiving organizations to ensure that meaningful and appropriate solutions are delivered in the immediate and the short-term. Collaboration is crucial to moving the needle.
As we look to improve the continuum of housing and care needs, aging in place is an important part of that conversation. It is good to see supports in this area, though the budget is short on details. However, noticeably absent from this budget is recognition or support for caregivers. There is also no clear plan for seniors concerned about managing their retirement savings through this crisis and beyond. Seniors deserve to live in dignity and security, but this Liberal budget leaves too many behind.
The potential permanent impact of unfocused and uncontrolled spending is also greatly concerning. Massive deficit spending without a clear plan for growth jeopardizes the long-term viability of our health care system and important social programs. It is critical that social programs, such as old age security and the guaranteed income supplement, continue to be viable in the long term for those seniors who depend on them. That is why Conservatives have put forward a recovery plan that is focused on long-term growth.
Canadians do not need the Liberal government to spend the most money to achieve less than our global counterparts. They do not need massive spending that fails to grow the economy, and instead saddles them and their children with higher taxes. Canadians need measures that create jobs and boost economic growth. They need a plan to safely reopen our economy. They need a plan that includes them regardless of where they live or what sector of the economy they work in.
Canadians want to return to normal and get back to work. Unfortunately, this legislation fails to do that. It leaves millions of Canadians behind. It is time for a real path forward.
Madame la Présidente, tous les députés savent que beaucoup de Canadiens, dont certains d'entre nous, ont subi de grandes pertes au cours de la pandémie. Qu'il s'agisse de pertes de vie, de santé ou de chèques de paie, nous savons que l'année qui vient de s'écouler a été extrêmement difficile. Nous savons certainement qu'aucun Canadien n'a été épargné. Tous les Canadiens ont connu une perte de contrôle et de normalité. Il a fallu attendre deux ans pour un budget et, pendant ce temps, les Canadiens d'un océan à l'autre étaient désespérés et impatients de tourner la page sur la pandémie.
Les attentes étaient grandes par rapport au récent budget. Malheureusement, pour beaucoup trop de gens, ce budget est tombé à plat, mais ce n’est en aucun cas faute de dépenses. Nous savons que rien que cette année, le premier ministre a ajouté 155 milliards de nouvelles dettes et que la dette fédérale du Canada dépassera 1,2 billion de dollars pour la toute première fois. Le gouvernement s’est efforcé de dépeindre toutes ces dépenses comme des dépenses de relance, mais ce n’est pas exact. Oui, certaines dépenses aideront à stimuler l’économie, mais des sommes importantes sont consacrées aux intérêts partisans du gouvernement libéral.
En termes simples, il s’agit d’un budget de dépenses, pas d’un budget de croissance. Le directeur parlementaire du budget a confirmé la part limitée des fonds consacrés à la relance. Il a également mis en garde contre le fait que les dettes et les déficits continus limiteront la capacité du gouvernement à mettre en œuvre de nouveaux programmes permanents sans comprimer les dépenses ni augmenter les impôts. Ce constat est tout simplement indéniable. Les dépenses déficitaires massives ne sont pas viables. Elles compromettent la viabilité à long terme de nombreux programmes sociaux dont dépendent de nombreux Canadiens. Elles limitent la capacité du gouvernement à réagir aux défis futurs et, à terme, elles entraînent une hausse des impôts.
La vérité toute crue, c’est que le gouvernement libéral a voulu ignorer la pandémie, mais les Canadiens qui paient la facture n’auront pas le luxe de l’ignorer. Le budget ne prévoit pas de dépenses ciblées pour la croissance à long terme ni de plan clair pour rouvrir l’économie canadienne en toute sécurité. Malheureusement, cela se traduira par encore plus d'incertitude pour mes concitoyens. Ce budget abandonne le secteur des ressources naturelles, l’un des plus grands moteurs de notre prospérité nationale, comme point d’ancrage fiscal. Le mépris que le gouvernement libéral manifeste envers le secteur de l’énergie n’étonnera aucun de mes concitoyens, qui dépendent des emplois dans l’industrie pour mettre du pain sur la table et garder les lumières allumées, mais il est néanmoins dévastateur pour ces travailleurs qui ont perdu leur emploi, ont vu leur salaire réduit ou voient disparaître les débouchés et les entreprises dans leur secteur. Ce budget ne prévoit aucun soutien pour eux.
Les mesures de soutien salarial d’urgence ne remplacent pas de manière satisfaisante un chèque de paie stable et prévisible. Or, c’est exactement ce que les Canadiens veulent: un chèque de paie stable et prévisible. Nos travailleurs du secteur pétrolier et gazier ont été malmenés à maintes reprises par le gouvernement libéral et ils continuent d’être négligés, le premier ministre ne voyant pas les possibilités financières et environnementales qu’offre le secteur pétrolier et gazier. Cet échec a des répercussions massives pour mes concitoyens, mais l’occasion ratée en viendra à être ressentie par tous les Canadiens qui profitent eux aussi du succès de ce secteur.
De même, le gouvernement oublie et sous-estime constamment nos agriculteurs et leur famille. Le budget renferme bien certaines mesures visant à alléger certains coûts croissants que nos producteurs agricoles doivent supporter, mais il ne faut pas perdre de vue que ce sont les politiques du gouvernement libéral qui ensevelissent ces producteurs agricoles sous les coûts. À maintes reprises, le gouvernement libéral n’a pas su reconnaître les contributions importantes de notre secteur agricole de classe mondiale à notre santé financière, à la sécurité alimentaire et à l’environnement.
Les dépenses non ciblées du gouvernement libéral et son incapacité à présenter un plan de croissance laissent en plan les Canadiens. Le gouvernement laisse en plan les Canadiens de l’Ouest qui ne voient pas la place qui leur est réservée dans l’économie repensée par le gouvernement libéral ni celle réservée à leurs moyens de subsistance. Il laisse en plan les Canadiens qui ont perdu leur emploi pendant la pandémie et qui ne savent pas ce que l’avenir leur réserve. Il laisse en plan les Canadiens qui ne peuvent se permettre de payer plus d’impôt et qui ont déjà du mal à joindre les deux bouts, notamment les aînés à faible revenu, qu’on ne voit pas dans ce budget.
Nous savons que les aînés ont été touchés de façon disproportionnée par la pandémie, que nous parlions de santé, d’isolement social ou de coûts. Aucun aîné n’a été épargné par les répercussions de la pandémie. Malgré cela, ils n’ont jamais vraiment été une priorité pour le premier ministre. Les mesures de soutien prévues dans le budget et dans sa loi d’exécution manquent de détails ou laissent trop d’aînés pour compte.
Avant le budget, les conservateurs avaient demandé au premier ministre de prévoir un soutien financier accru pour les aînés à faible revenu. Le paiement ponctuel proposé et l’augmentation des prestations de la Sécurité de la vieillesse ne font rien pour soutenir les aînés à faible revenu de moins de 75 ans. Pour les aînés de 74 ans et moins qui doivent composer avec une augmentation du coût de la vie, des coûts imprévus en raison de la pandémie et un budget déjà trop serré, il n’y a aucun soutien.
En tant que porte-parole en matière d’aînés, j’ai entendu des aînés de partout au pays qui sont mécontents et qui se sentent oubliés. Je partage leur déception. Au lieu de se concentrer sur les dépenses pour les aînés qui en ont le plus besoin, le gouvernement libéral a divisé les aînés. Nos aînés, qui ont travaillé dur et qui ont contribué à bâtir ce pays, ne devraient pas avoir du mal à joindre les deux bouts. Ils méritent de vivre en sécurité et dans la dignité, et cela vaut pour les aînés qui vivent dans un établissement de soins de longue durée.
La pandémie a tristement révélé à quel point nous avons raté la cible pour assurer la santé et le bien-être de nos aînés vivant dans ces établissements. Chaque ordre de gouvernement a une responsabilité envers les aînés du Canada. Nous savons que l’aide fédérale est nécessaire pour relever les défis pressants des soins de longue durée. Ce budget propose des dépenses considérables, mais des questions demeurent sans réponse en ce qui concerne la façon dont elles seront effectuées.
Le gouvernement libéral a fait de nombreuses annonces, mais les aînés qui vivent dans un établissement de soins de longue durée, leur famille et ceux qui en prennent soin ont besoin que nous fassions plus que des annonces. Nous avons besoin d’un gouvernement fédéral qui travaille en collaboration avec les provinces, les territoires, les défenseurs des droits des aînés et les organismes de soins pour veiller à ce que des solutions concrètes et adaptées soient mises en œuvre dans l’immédiat et à court terme. La collaboration est essentielle pour faire bouger les choses.
Il est important d'aborder la question du maintien des personnes âgées chez elles lorsqu'on cherche à répondre à leurs besoins en logement et en soins. Le budget prévoit de l'argent à ce chapitre, et je m'en réjouis, même si j'aurais aimé y trouver plus de détails. Cependant, aucune forme de reconnaissance ni aucune aide n'est prévue dans le budget pour les aidants naturels. On n’y trouve pas non plus de plan clair pour venir en aide aux aînés qui gèrent avec inquiétude leur épargne-retraite dans la crise actuelle et qui ne sont pas rassurés pour l'avenir. Ils méritent de vivre dans la dignité et en toute sécurité, mais le budget libéral dont nous débattons abandonne trop de gens à leur sort.
Il y a lieu aussi de s'inquiéter sérieusement des conséquences irrémédiables que risquent d'avoir les dépenses inconsidérées et effrénées du gouvernement. Lorsqu'on accumule des déficits massifs et qu'on n'a pas de plan de croissance économique, on risque de compromettre la viabilité à long terme du système de santé et d’importants programmes sociaux. Il est essentiel que les programmes sociaux, comme la Sécurité de la vieillesse et le Supplément de revenu garanti, demeurent viables à long terme pour les aînés qui en dépendent. C’est pourquoi les conservateurs ont présenté un plan de relance axé sur la croissance à long terme.
Les Canadiens n’ont pas envie que le gouvernement fédéral dépense des tonnes d'argent pour obtenir de moins bons résultats que d'autres pays comparables au nôtre. Ils ne souhaitent pas voir des dépenses massives qui sont inefficaces pour stimuler l'économie et qui ont plutôt comme effet d'alourdir grandement leur fardeau fiscal et celui de leurs enfants. Les Canadiens ont besoin des mesures qui créent des emplois et stimulent l’économie. Ils ont besoin d’un plan qui permet à l'économie du pays de redémarrer en toute sécurité, un plan pour tous, quel que soit l'endroit où l'on vit et le secteur de l’économie où l'on travaille.
Les Canadiens veulent revenir à la normale et se remettre au travail. Malheureusement, cette loi ne le permet pas. Elle laisse tomber des millions de Canadiens. Il est temps de se donner un vrai plan pour avancer.
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Lib. (PE)
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2021-05-11 10:45 [p.7025]
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Madam Speaker, I very much enjoy serving with the hon. member on the standing committee for human resources. She talked about support for seniors and discrimination against seniors of different ages. In the very budget the Conservatives presented upon gaining a majority, they increased the age of eligibility for old age security for seniors from age 65 to 67. I presented a private member's motion to have this reversed, which the Conservatives defeated.
The rationale at the time was that people were living and working longer, and therefore, there was no need for support between age 65 and 67. Is that still the policy of the Conservative Party of Canada?
Madame la Présidente, j’ai le grand plaisir de siéger avec la députée au Comité permanent des ressources humaines. Elle a parlé de l'aide pour les personnes âgées et de la discrimination envers les aînés selon leur âge. Pourtant, le budget que les conservateurs eux-mêmes ont présenté après avoir réussi à former un gouvernement majoritaire, ils ont fait passer de 65 à 67 ans l’âge de l’admissibilité à la Sécurité de la vieillesse pour les personnes âgées. À l'époque, j'ai présenté une motion d’initiative parlementaire pour faire annuler cette mesure, mais les conservateurs ont voté contre.
La justification à l’époque était que les gens vivaient et travaillaient plus longtemps et que, par conséquent, ils n'avaient pas besoin de prestations entre les âges de 65 et 67 ans. Est-ce toujours la politique du Parti conservateur du Canada?
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CPC (SK)
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2021-05-11 10:46 [p.7025]
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Madam Speaker, I also enjoy serving with the hon. member on our committee. I will say that we heard the 10% increase for OAS for seniors age 75 and up was a campaign promise in 2019. It still has not been implemented, and I am not going to take any lessons from the Liberal government.
Liberals did not think that seniors were a priority when they had a majority last term, and they did not appoint a minister of seniors until very well into their term.
Madame la Présidente, je suis heureuse, moi aussi, de pouvoir travailler avec le député au sein de notre comité. Je lui répondrais que l’augmentation de 10 % des prestations de la Sécurité de la vieillesse pour les personnes âgées de 75 ans et plus est une promesse électorale qui date de 2019. Or, cette promesse n’a pas encore été tenue, et je n'ai pas de leçon à recevoir du gouvernement libéral.
Les libéraux ne voyaient pas les aînés comme une priorité au cours de la dernière législature, alors qu'ils formaient un gouvernement majoritaire, et ils n’ont nommé une ministre des Aînés que très tard dans leur mandat.
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BQ (QC)
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2021-05-11 10:47 [p.7025]
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Madam Speaker, I would like to know what my colleague thinks of the fact that the government is behaving a bit like it has too much money. It is interfering in areas of provincial jurisdiction, when it is not even fulfilling its basic responsibilities, including transferring money for health from the federal taxes it collects from Quebec and the provinces. We know that all the provinces and Quebec are calling for increased health transfers.
Health care systems across the board are at a breaking point at the cost of human lives during a pandemic. Why not increase health transfers instead of interfering in Quebec's jurisdictions?
Madame la Présidente, j'aimerais connaître l'opinion de ma collègue sur le fait que le gouvernement se comporte un peu comme s'il avait trop d'argent. Il s'ingère dans des domaines de compétence provinciale, alors qu'il ne remplit pas ses responsabilités de base, notamment celle de retransférer dans la santé l'argent des impôts fédéraux prélevés au Québec et dans les provinces. On sait que toutes les provinces et le Québec demandent qu'on augmente les transferts en santé.
Les systèmes de santé sont partout sur le point de craquer, et cela nous a coûté très cher en vies humaines en temps de pandémie. Pourquoi ne pas augmenter les transferts en santé, plutôt que de s'ingérer dans des domaines de compétence du Québec?
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CPC (SK)
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2021-05-11 10:48 [p.7025]
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Madam Speaker, I very much am a big advocate for respecting provincial jurisdiction. I definitely think federal government needs to act where a federal government can and provinces need to act where they need to as well.
I think this speaks to the failure of the Liberals and their plan to prepare for this pandemic and also their planning that has failed altogether going through this pandemic. What this budget fails to do is have a plan to reopen the economy. If government keeps spending the way it is, we are going to lose supports for programs such as OAS and GIS, which many Canadians rely on.
Madame la Présidente, je suis vraiment une grande défenseure du respect des compétences provinciales. Il ne fait aucun doute pour moi que le gouvernement fédéral et les gouvernements provinciaux doivent uniquement intervenir dans leurs champs de compétence respectifs.
Je pense que l'état de préparation des libéraux pour affronter la pandémie était lamentable et que leur planification a été un échec tout au long de la pandémie. Le budget ne prévoit pas de plan de relance économique. Si le gouvernement continue de dépenser comme il le fait, nous ne pourrons plus financer des programmes comme la Sécurité de la vieillesse et le Supplément de revenu garanti, sur lesquels de nombreux Canadiens comptent.
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NDP (QC)
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2021-05-11 10:49 [p.7025]
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Madam Speaker, I thank my colleague for her speech. If we want to be able to have good public services for the long term, whether in health or to help the most vulnerable, like our seniors, we need to have the necessary revenues.
In that sense, there is nothing in the Liberal budget for collecting money from those who have it, in other words, companies such as Amazon, with its billions of dollars in profits, or web giants that are still not paying their taxes in Canada. We are also still not seeing a wealth tax.
Are those not things that the Conservatives would like to see in order to increase government revenues and avoid cuts in public services?
Madame la Présidente, je remercie ma collègue de son discours. Si nous voulons être en mesure d'avoir de bons services publics à long terme, que ce soit en santé ou pour aider les personnes les plus vulnérables comme nos aînés, nous devons avoir les revenus nécessaires.
En ce sens, on ne retrouve à peu près rien dans le budget libéral pour aller chercher l'argent là où il est, c'est-à-dire chez des compagnies comme Amazon, qui ont fait des milliards de dollars, et chez les géants du Web, qui ne paient toujours pas leur impôt au Canada. On n'y retrouve toujours pas non plus d'impôt sur la fortune.
Est-ce que ce ne sont pas des choses que les conservateurs voudraient voir pour justement augmenter les revenus de l'État et éviter des coupes dans les services publics?
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CPC (SK)
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2021-05-11 10:49 [p.7026]
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Madam Speaker, what I would like to see is the Liberal government reduce its burdensome regulations on the oil and gas sector, which provides a lot of supports for many provinces, whether that is OAS, GIS, health care, schools and transfer payments. I would like to see the burden of the red tape and the regulations go away, so we can see increased revenue from our oil and gas sector.
Madame la Présidente, j'aimerais voir le gouvernement libéral alléger sa réglementation trop lourde dans le secteur pétrolier et gazier, qui est financièrement très bénéfique pour de nombreuses provinces. Grâce à lui, les gouvernements ont de l'argent pour la Sécurité de la vieillesse, le Supplément de revenu garanti, les services de santé, l'éducation et les paiements de transfert. J'aimerais que le gouvernement élimine le fardeau administratif et réglementaire pour que le secteur pétrolier et gazier puisse générer des recettes accrues.
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Lib. (ON)
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2021-05-11 10:50 [p.7026]
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Mr. Speaker, people are starting to be cautiously hopeful. As vaccines roll out and we approach herd immunity, Canadians can dream, once again, of something approaching normality. What the new normal might be is, of course, anyone's guess. However, some people are starting to turn to thinking about how we are going to pay for the debts and deficits that have been necessarily incurred over the course of the last 14 months. Some 74% of Canadians are worried about the budget deficit, and it is a legitimate worry.
The government rightly injected billions of dollars into the economy. Looking at the charts in this 700-page budget, much of the money is sitting in Canadian savings accounts. I perceive that to be a good thing. Canadians have been notorious under-savers, more spenders than savers, but now, not quite so much.
Chart 22 in the budget shows that 8% of nominal GDP, year over year, has been put into savings accounts. That is a huge amount of money. It is such a huge amount of money that it will be looking for spending opportunities as we emerge from the pandemic. As it says in the budget documents, it may well become a bit of a tailwind to the economy.
However, what happens when significant excess money is released into the economy, money looking for places to be spent, generally speaking prices go up. Labour becomes more expensive, the cost of goods and services climbs and people's savings do not get them as much as before. Then we have another problem, and that is called inflation.
An article in The Globe and Mail caught my eye the other day. It was about the perceived mismatch between the consumer price index, CPI, and people's lived experience. The price of shelter rose 2.4% last year, which was consistent with the CPI of 2.2%, well within the Bank of Canada's inflationary band. Meanwhile, the average resale price of a home went up 32%. This is a mismatch between people's lived experience and the official numbers. As one commentator put it:
That leads to a cost-of-living indicator that doesn't quite reflect what consumers see and feel, and an inflation indicator that doesn't quite reflect the long-term cost of owned housing relative to other things we buy....To that point, there is a consistent mismatch between CPI inflation as Statscan measures it and how Canadians typically perceive inflation.
The article goes on in great detail as to the various means to measure inflation, a quite academic debate which I will spare the House.
However, in an online survey conducted by the Bank of Canada last year, 55% of the respondents said that 2% inflation was not a realistic representation of their experience of inflation, while 66% of respondents believed that the inflation in Canada was generally higher than 2%. All of the budgetary calculations are based upon a range of 2% to 3% inflation and a clear determination by the Bank of Canada to keep interest rates very low. The Governor of the Bank of Canada has repeated himself several times on that point.
The reason that Canadians are concerned about the size of the deficit is the fear that it will become overwhelmingly expensive to the detriment of other initiatives if inflation takes off and therefore interest rates take off. On the present consensus of numbers generated by the absolute best economists in Canada, Canada can afford a very large deficit and debt-to-GDP ratio.
Historically, we have been here before. Post-World War II, we had a debt-to-GDP ratio in the neighbourhood of 116% and, in 1995, we were named an honorary member of the Third World. At the time, we had a 67% debt to GDP. By virtue of economic expansion and some prudent measures, we were able to deal with those situations, and they were worse than what we are presently experiencing, which is a debt-to-GDP ratio around 50%, give or take, projected forward for the next five years.
However, there is a lingering doubt that the CPI does not quite get the picture right, not on housing, not on shelter, not on food, not on lumber, not on steel, not on cement. In this morning's Globe and Mail, the article entitled, “Copper hits record high”, is a commentary on the rise of the price of copper, which is used for everything, from plumbing to electricity to alternative energy as well as Chinese supply-side jitters and accommodating monetary policy, which is motivating companies to ramp up spending.
Virginia-based trader, Dennis Gartman, said, “The monetary authorities, whether it’s the Fed, the Bank of Canada, the Bank of Japan, the Bank of England, have all been extraordinarily expansionary. Copper, lead, zinc, aluminum, tin, iron ore, steel, are telling you something’s going on in the global economy.” He added, “This is inflationary, and this is more than transitory circumstances. This is secular in nature.” This is where it might end badly.
I started by talking about Canadians having massive amounts of money in their savings accounts, some of which will go to feed a pent-up demand. What will happen if Canadians go to spend their money and inflation has eroded their pandemic savings account? It will create a lot of very unhappy and upset Canadians. As the great philosopher, Wayne Gretzky, once said. one should go to “where the puck is going, not where it has been.” There are indications out there where the puck is going to inflation and if it goes to inflation, we will have yet another problem.
I commend the government on its handling of the pandemic finances thus far, but we, as Canadians, need to recognize that the inflationary pressures are there. How we handle them will largely determine how we get through this period of “normalcy”.
Monsieur le Président, un optimisme prudent renaît dans la population. La vaccination progressant et, avec elle, l’immunité collective se rapprochant, les Canadiens peuvent de nouveau rêver d’un retour à quelque chose qui ressemble à la normale, bien que personne ne sache, évidemment, à quoi cela ressemblera. Cependant, certains commencent à se demander comment nous allons rembourser les dettes et combler les déficits qui se sont forcément accumulés au cours des 14 derniers mois. Le déficit budgétaire inquiète environ 74 % des Canadiens, et leur inquiétude est légitime.
Le gouvernement a, avec raison, injecté des milliards de dollars dans l’économie. Si l’on regarde les tableaux dans ce budget de 700 pages, on voit qu’une bonne partie de l’argent se trouve dans les comptes d’épargne des Canadiens. Il me semble que c’est une bonne chose. Les Canadiens sont connus pour ne pas assez épargner, pour être plus dépensiers qu’économes, mais ce n’est plus autant le cas à présent.
Le Graphique 22 du budget montre qu'au cours des 12 derniers mois, l'épargne a atteint l'équivalent de 8 % du PIB nominal. Cela représente énormément d’argent, tellement que les épargnants chercheront des occasions de dépenser une fois passée la pandémie. Comme le disent les documents budgétaires, il se peut fort que, grâce à cette épargne, l’économie ait le vent en poupe.
Toutefois, en général, quand beaucoup d’argent excédentaire est déversé dans l’économie, autrement dit que les consommateurs cherchent à dépenser, les prix augmentent. La main-d’œuvre devient plus chère, le coût des biens et des services grimpe et l'argent épargné ne permet pas d’acheter autant qu’avant. C’est alors que se pose un autre problème, celui de l’inflation.
Un article du Globe and Mail a retenu mon attention d’autre jour. Il parlait de décalage perçu entre l’indice des prix à la consommation, l’IPC, et ce que vivent les citoyens. Le prix du logement a augmenté de 2,4 % l’an dernier, ce qui est conforme à l’IPC de 2,2 % et nettement dans la fourchette d’inflation de la Banque du Canada. Parallèlement, le prix de revente moyen des maisons a augmenté de 32 %. Voilà un décalage entre ce que vivent les citoyens et les chiffres officiels. Comme le faisait remarquer un commentateur:
On se retrouve donc dans une situation où l'indice des prix à la consommation ne correspond pas à la réalité telle qu'elle est perçue par les consommateurs et où le taux d'inflation ne reflète pas tout à fait ce qu'il en coûte à long terme pour entretenir une maison par rapport aux autres biens de consommation [...] Il y a donc constamment un écart entre la hausse de l'indice des prix à la consommation calculé par Statistique Canada et la perception que les Canadiens ont de l'inflation.
L'article explique ensuite avec force détails les divers moyens de mesurer l'inflation, mais comme il s'agit de considérations plutôt arides, j'en fais grâce à la Chambre.
N'empêche que, si on se fie à un sondage mené en ligne l'année dernière par la Banque du Canada, 55 % des répondants estiment qu'à 2 %, le taux officiel de l'inflation ne correspond pas à l'expérience qu'ils en ont, tandis que 66 % d'entre eux sont d'avis que l'inflation est généralement supérieure à 2 % au Canada. Tous les calculs budgétaires sont fondés sur un taux d'inflation situé entre 2 et 3 % et partent du principe que la Banque du Canada va maintenir les taux d'intérêt à des niveaux très peu élevés. Le gouverneur de la Banque du Canada l'a très souvent répété.
Les Canadiens s'inquiètent de la taille du déficit parce qu'ils craignent que, si l'inflation devait augmenter soudainement, ce qui veut dire que les taux d'intérêt feraient de même, le déficit finirait par coûter tellement cher à l'État que celui-ci devrait couper ailleurs. Or, les plus grands économistes du pays s'entendent tous pour dire que le Canada peut se permettre un déficit très élevé et un ratio dette-PIB à l'avenant.
Nous sommes déjà passés par là. Au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale, nous avions un ratio dette-PIB qui avoisinait les 116 % et, en 1995, nous nous sommes vu décerner le titre de membre honoraire du tiers monde. Notre ratio de la dette par rapport au PIB était alors de 67 %. Grâce à la croissance économique et à quelques mesures prudentes, nous avons pu redresser des situations qui étaient pires que ce que nous connaissons aujourd’hui avec un ratio de la dette-PIB d’environ 50 %, plus ou moins, prévu pour les cinq prochaines années.
Cependant, le doute persiste que l’IPC ne reflète pas tout à fait la réalité, du moins pas en ce qui concerne le logement, l’alimentation, le bois d’œuvre, l’acier ou le ciment. Dans le Globe and Mail de ce matin, l’article intitulé « Copper hits record high » porte, comme son nom l’indique, sur l’envolée des cours du cuivre, matière utilisée dans toute sorte d’activités, de la plomberie à l’électricité en passant par les énergies de remplacement, ainsi que sur la nervosité par rapport à l’approvisionnement et la politique monétaire accommodante de la Chine, qui incite les entreprises à dépenser plus.
Dennis Gartman, courtier basé en Virginie, déclare: « Les autorités monétaires, que ce soit la Réserve fédérale, la Banque du Canada, la Banque du Japon ou la Banque d’Angleterre, se montrent toutes extraordinairement expansionnistes. Quand on regarde le prix du cuivre, du plomb, du zinc, de l’aluminium, de l’étain, du minerai de fer et de l’acier, on peut en conclure qu’il se passe quelque chose dans l’économie mondiale. » Il ajoute: « La situation est inflationniste et il ne s’agit pas de circonstances passagères. Elles sont de nature constante. » C’est là que les choses pourraient mal tourner.
J’ai commencé par dire que les Canadiens ont beaucoup d’argent dans leurs comptes d’épargne et qu’une partie de cet argent servira à assouvir une demande refoulée. Qu’arrivera-t-il si les Canadiens veulent dépenser leur argent et que l’inflation a entamé leur épargne accumulée pendant la pandémie? Beaucoup de Canadiens seront très mécontents, voire furieux. Comme l’a déclaré un jour le grand philosophe Wayne Gretzky, il faut devancer la rondelle plutôt que la suivre. Des signes montrent que l’inflation pointe et si elle se matérialise, nous aurons encore un autre problème.
Je remercie le gouvernement de sa gestion des finances de la pandémie jusqu’ici, mais les Canadiens doivent reconnaître que les pressions inflationnistes sont là. Ce que nous en ferons déterminera dans une large mesure comment nous traverserons cette période de « vie normale ».
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CPC (AB)
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2021-05-11 10:58 [p.7027]
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Madam Speaker, this is the type of debate we need, where we discuss important issues before the House, and inflation and his concern about it should be duly noted.
I am very pleased to hear the member raise inflation. At finance committee, for example, the testimony from officials and members of the government, members of his caucus, has largely not shared the urgency around getting a handle on ensuring that inflation does not harm Canadians in the months and years to come. The lived experience tells Canadians that prices on the critical things they need have gone up, like heating homes, rent and the price of a home, which has gone up 30% across Canada during the pandemic. I would ask the member continue with his concern on inflation.
Madame la Présidente, voilà le type de débat dont nous avons besoin, où nous discutons de questions importantes à la Chambre, et il faut prendre bonne note de l’inflation et de la préoccupation à son égard exprimée par le député.
Je suis très heureux que le député ait mentionné l’inflation. Au comité des finances, par exemple, les fonctionnaires et les ministériels, les membres de son caucus, n'estimaient pas qu’il était urgent de prendre des mesures pour que les Canadiens n’aient pas à souffrir de l’inflation dans les mois et les années à venir. Nous constatons que le prix de choses essentielles dont les Canadiens ont besoin a augmenté, par exemple le chauffage domestique, le loyer et le prix des maisons, qui a grimpé de 30 % dans l’ensemble du Canada pendant la pandémie. Je demande au député de continuer d’exposer ses craintes au sujet de l’inflation.
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Lib. (ON)
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2021-05-11 11:00 [p.7027]
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Madam Speaker, I am glad to hear that the finance committee is actually debating this issue.
I do not profess to be a world-leading economist, but I have lived through the stagflation of the 1970s, the erosion of people's savings and the mismatch between what inflation was doing to their assets and to their income.
The issue is whether the CPI is actually measuring the right things. The argument is that the CPI measures the Canadian economy well and its inflation well during non-pandemic times, but during a pandemic, it may not be measuring quite the right things. This an interesting debate and I hope the finance committee carries on with that.
Monsieur le Président, je suis heureux que le comité des finances délibère de cette question.
Je n'ai pas la prétention d'être un éminent économiste, mais j'ai vécu la stagflation des années 1970 qui a fait fondre les économies des gens parce que l'inflation n'a pas eu le même effet sur leurs actifs et sur leurs revenus.
La question est de savoir si l'indice des prix à la consommation mesure les bonnes choses. On dit que cet indice est un bon outil d'évaluation de l'économie et de l'inflation au Canada en dehors d'une période de pandémie, mais pendant une pandémie, il ne permet peut-être pas de mesurer les bonnes choses. C'est un débat intéressant, et j'espère que le comité des finances continuera de se pencher là-dessus.
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