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View Diane Lebouthillier Profile
Lib. (QC)
Mr. Speaker, pursuant to Standing Order 32(2), I have the honour to table, in both official languages, the 2020-21 annual report of the Office of the Taxpayers' Ombudsperson, entitled “Adapting and Delivering in Unprecedented Times”.
Monsieur le Président, conformément à l'article 32(2) du Règlement, j'ai l'honneur de présenter, dans les deux langues officielles, le rapport annuel de 2020‑2021 du Bureau de l'ombudsman des contribuables, intitulé « S'adapter et livrer dans une période sans précédent ».
View David Lametti Profile
Lib. (QC)
moved for leave to introduce Bill C-9, An Act to amend the Judges Act.
demande à présenter le projet de loi C‑9, Loi modifiant la loi sur les juges.
View Francis Scarpaleggia Profile
Lib. (QC)
Mr. Speaker, I have the honour to present, in both official languages, the first report of the Standing Committee on Environment and Sustainable Development, entitled “The Road Ahead: Encouraging the production and purchase of zero-emission vehicles in Canada”.
Pursuant to Standing Order 109, the committee requests that the government table a comprehensive response to this report.
Monsieur le Président, j'ai l'honneur de présenter, dans les deux langues officielles, le premier rapport du Comité permanent de l'environnement et du développement durable, intitulé « La route à suivre: inciter la production et l’achat des véhicules zéro émission au Canada ».
Conformément à l'article 109 du Règlement, le Comité demande que le gouvernement dépose une réponse globale au présent rapport.
View Lindsay Mathyssen Profile
NDP (ON)
moved for leave to introduce Bill C-217, An Act respecting the development of a national strategy in relation to fresh water.
She said: Mr. Speaker, I am honoured to rise today to reintroduce this bill from the 43rd Parliament and from an incredible member who first introduced it in the 42nd Parliament. I am also grateful to the member for Edmonton Strathcona for seconding this bill.
I have worked and consulted over the years with local environmentalists, conservation authorities and members from the Oneida Nation of the Thames on this bill. It calls on the government to commit to a national freshwater strategy.
The Thames River runs through my riding of London—Fanshawe, and we are also fortunate to have several wetlands and environmentally significant areas in my riding. These areas are home to an incredible number of birds, wildlife and vegetation. Of course, we are also influenced by the beauty of the Great Lakes which provide all of our communities with environmental benefits that deserve targeted protections and sustainable planning.
It has been well over 20 years since the government established a policy on fresh water, and environmental conditions certainly have changed over that time. While Canada has seemingly abundant fresh water, very little of it is actually renewable. We need a modernized national freshwater strategy. Protection of our fresh water is vital.
demande à présenter le projet de loi C‑217, Loi concernant l'élaboration d'une stratégie nationale relative à l'eau douce.
— Monsieur le Président, je suis heureuse de prendre la parole aujourd'hui pour présenter de nouveau un projet de loi de la 43e législature qui a été présenté pour la première fois lors de la 42e législature par une députée exceptionnelle. Je suis aussi très reconnaissante à la députée d'Edmonton Strathcona d'appuyer le projet de loi.
Au fil des ans, j'ai consulté des environnementalistes locaux, des offices de protection de la nature et des membres de la nation des Oneida de la Thames et j'ai collaboré avec eux pour rédiger ce projet de loi. Il demande au gouvernement de s'engager à adopter une stratégie nationale relative à l’eau douce.
La rivière Thames traverse ma circonscription, London-Fanshawe, où nous avons également la chance d'avoir plusieurs milieux humides et zones importantes sur le plan environnemental. Ces zones abritent une abondance d'oiseaux, d'animaux sauvages et de végétaux. Il va sans dire que nous profitons aussi de la beauté des Grands Lacs, qui procurent à l'ensemble des collectivités de la région des avantages environnementaux qui méritent une protection ciblée et une planification durable.
Il y a plus de 20 ans que le gouvernement a mis en place une politique sur l'eau douce, mais les conditions environnementales ont changé radicalement depuis lors. Bien que les ressources en eau douce du Canada semblent abondantes, très peu d'entre elles sont en fait renouvelables. Il faut moderniser la stratégie nationale relative à l'eau douce. Il est essentiel d'assurer la protection de l'eau douce.
View Lindsay Mathyssen Profile
NDP (ON)
moved for leave to introduce Bill C-218, An Act to amend the Excise Tax Act (psychotherapy services).
She said: Mr. Speaker, today I also have the honour to introduce a private member's bill that would amend the Excise Tax Act to exempt psychotherapeutic services delivered by psychotherapists from the goods and services tax.
I would like to thank my colleague, the member for Courtenay—Alberni who is the NDP critic for mental health, for seconding this bill today. I would also like to thank Stephanie Woo Dearden, a registered psychotherapist from the city of London, who asked me to take action on this issue.
This bill works to ensure that psychotherapists are treated the same as their fellow practitioners in other health care fields are, who do the same kind of work and who are exempt from the excise tax. I urge the government to get behind this very simple but very necessary bill to rectify this blatant tax inequality. The government says that Canadians' mental health is a priority, and this is an opportunity to do something good for Canadians' mental health and for tax fairness in Canada as well.
We all know the impact COVID-19 has had on people's mental health. It was a crisis before the pandemic, and we are certainly seeing the consequences on people now. This is a small but good first step to help people. I am grateful to the people who are working on this issue and who have been calling for tax fairness for psychotherapists for a very long time.
demande à présenter le projet de loi C‑218, Loi modifiant la Loi sur la taxe d’accise (services de psychothérapie).
— Monsieur le Président, aujourd'hui, j'ai également l'honneur de présenter un projet de loi d'initiative parlementaire qui a pour but de modifier la Loi sur la taxe d'accise afin d'exempter les services de psychothérapie de la taxe sur les produits et services lorsque ceux-ci sont fournis par un psychothérapeute.
Je remercie mon collègue le député de Courtenay—Alberni, qui est le porte-parole du NPD en matière de santé mentale, d'avoir appuyé le projet de loi aujourd'hui. Je remercie également Stephanie Woo Dearden, une psychothérapeute agréée de London, qui m'a demandé d'intervenir dans ce dossier.
Ce projet de loi pourra mettre fin à une situation d'iniquité dans laquelle se trouvent les psychothérapeutes par rapport à leurs confrères qui, souvent, voire presque toujours, effectuent le même travail que d'autres professionnels de la santé qui peuvent, eux, être exemptés de la taxe d'accise. J'implore le gouvernement de faire sien ce projet de loi très simple, mais très nécessaire, pour corriger cette iniquité fiscale flagrante. Puisque le gouvernement dit accorder la priorité à la santé mentale des Canadiens, voici donc une occasion pour lui d'agir à la fois pour la santé mentale des Canadiens et pour l'équité fiscale au Canada.
Nous sommes tous conscients de l'impact de la COVID‑19 sur la santé mentale des gens. C'était une crise avant la pandémie et nous en voyons maintenant bien les conséquences sur les gens. Bien qu'il soit modeste, il s'agit d'un bon premier pas pour aider les gens. Je remercie les intervenants qui travaillent sur cette question et qui réclament depuis bien longtemps une équité fiscale pour les psychothérapeutes.
View Richard Cannings Profile
NDP (BC)
moved for leave to introduce Bill C-219, An Act to enact the Canadian Environmental Bill of Rights and to make related amendments to other Acts.
He said: Mr. Speaker, I am very proud to table this bill today. I would especially like to thank Linda Duncan, the former member for Edmonton Strathcona, for championing the bill over 11 years in four Parliaments. I thank the present member for Edmonton Strathcona for seconding the bill today.
The bill would amend the Canadian Bill of Rights to add the right to live in a healthy and ecologically balanced environment. It enshrines that right in a new Canadian environmental bill of rights that would also provide, among other things, the right to access information about the environment and the right to public participation and decision-making regarding the environment. It brings Canada into line with more than 100 countries around the world that have rights to a healthy environment enshrined in their legal systems.
A healthy environment is an integral part of what makes Canadians proud of our country, and this bill would ensure that all of us have the right to live in a healthy and ecologically balanced environment.
demande à présenter le projet de loi C‑219, Loi édictant la Charte canadienne des droits environnementaux et apportant des modifications connexes à d’autres lois.
— Monsieur le Président, je suis très fier de présenter ce projet de loi aujourd'hui. J'aimerais remercier tout particulièrement Linda Duncan, l'ancienne députée d'Edmonton Strathcona, d'avoir défendu le projet de loi pendant 11 ans, ce qui représente quatre législatures. Je remercie également la députée actuelle d'Edmonton Strathcona d'avoir appuyé le projet de loi aujourd'hui.
Le projet de loi modifierait la Déclaration canadienne des droits pour y ajouter le droit de vivre dans un environnement sain et écologiquement équilibré. Le projet de loi inscrit ce droit dans une nouvelle Charte canadienne des droits environnementaux qui prévoit également, entre autres, le droit d’avoir accès à l’information relative à l’environnement et le droit de participer à la prise de décisions concernant l’environnement. Cela mettrait le Canada au diapason de plus de 100 pays qui ont inscrit le droit à un environnement sain dans leur système de droit.
Les Canadiens sont fiers de leur environnement sain d'un bout à l'autre du pays, et ce projet de loi garantirait à tous les Canadiens le droit de vivre dans un environnement sain et écologiquement équilibré.
View Don Davies Profile
NDP (BC)
moved for leave to introduce Bill C-220, An Act to amend the Criminal Code (assault against a health care worker).
He said: Mr. Speaker, I am honoured to rise today to introduce an important bill to Parliament with thanks to the hon. member for Esquimalt—Saanich—Sooke for seconding it. This legislation would amend the Criminal Code to require a court to consider the fact that the victim of an assault is a health care worker as an aggravating circumstance for the purposes of sentencing. Violence against health care workers has become a pervasive and growing problem within the Canadian health care system.
Over the last decade, violence-related lost time claims for front-line health care workers have increased by 66%: That is three times the rate for police and correctional officers combined. This is absolutely unacceptable. Health care workers take care of us when we are at our most vulnerable, and we have a responsibility to protect them in return. This legislation would send a strong message that those who provide such critical services must be treated with respect and security. I call on all parliamentarians to support this vital and overdue initiative.
demande à présenter le projet de loi C‑220, Loi modifiant le Code criminel (voies de fait contre un travailleur de la santé).
— Monsieur le Président, c'est un honneur pour moi de prendre la parole aujourd'hui pour présenter un important projet de loi au Parlement, et je remercie le député d'Esquimalt—Saanich—Sooke de l'avoir appuyé. La mesure législative modifie le Code criminel afin d'exiger du tribunal qu'il considère comme circonstance aggravante pour la détermination de la peine le fait que la victime de voies de fait est un travailleur de la santé. La violence contre les travailleurs du secteur de la santé est devenue un problème omniprésent et croissant au sein du système de santé canadien.
Au cours de la dernière décennie, le nombre de demandes de prestations pour interruption de travail liée à la violence chez les travailleurs de la santé de première ligne a augmenté de 66 %, soit trois fois plus que le taux d'augmentation pour les policiers et les agents correctionnels réunis. C'est absolument inacceptable. Les travailleurs de la santé prennent soin de nous dans nos moments les plus vulnérables. Nous avons la responsabilité de les protéger en retour. Le projet de loi envoie un signal clair: les personnes qui fournissent ces services essentiels doivent être protégées et traitées avec respect. J'invite tous les parlementaires à appuyer cette mesure législative capitale tant attendue.
View Rachel Blaney Profile
NDP (BC)
moved for leave to introduce Bill C-221, An Act to amend certain Acts in relation to survivor pension benefits.
She said: Mr. Speaker, today in Canada we still have the “gold-digger” clause that means spouses of veterans who marry after the age of 60 are not entitled to the automatic survivor pension under the Canadian Forces Superannuation Act. This clause is archaic, it is sexist and it must be eliminated. It was created in the early 1900s. It was sexist then, and it is ridiculous that it is in place today. That is why I am tabling the bill today, an act to amend certain acts in relation to survivor pension benefits. This bill would eliminate the marriage after 60 clause so that veterans, RCMP veterans and federal public servants who are punished for finding love later in life no longer have that happen to them. The reality is that this is still happening today.
My office worked with a constituent who is a veteran and was planning to get married. The pandemic came and he could not get married until months later. The problem was he was trying to get married when he was 59, but now he has to get married when he is 60. That means his spouse will be unable to access any support. Canada should not be punishing veterans for finding love later in life by pushing them into poverty before they die.
I want to thank the member for Esquimalt—Saanich—Sooke for seconding the bill and for his advocacy for the health and well-being of the members of the Canadian military. I hope that the government will consider adopting the bill quickly, and finally eliminate this clause as the Prime Minister himself mandated the minister to do six years ago.
demande à présenter le projet de loi C‑221, Loi modifiant certaines lois ayant trait aux prestations de pension du survivant.
— Monsieur le Président, il existe encore, au Canada, une « disposition relative aux mariages intéressés » selon laquelle les conjoints des vétérans qui avaient plus de 60 ans au moment du mariage n'ont pas droit automatiquement à la pension de survivant prévue par la Loi sur la pension de retraite des Forces canadiennes. Il s'agit d'une disposition archaïque et sexiste, qu'il faut éliminer. Elle a été créée au début des années 1900 et était déjà sexiste à l'époque. Il est ridicule qu'elle soit toujours en vigueur de nos jours. C'est pourquoi je présente aujourd'hui la Loi modifiant certaines lois ayant trait aux prestations de pension du survivant. Cette mesure éliminerait la disposition relative au mariage après 60 ans, de sorte que les vétérans des Forces canadiennes et de la GRC et les fonctionnaires fédéraux, qui sont actuellement punis pour avoir trouvé l'amour tardivement, ne subissent plus cette punition. Cela arrive encore aujourd'hui.
Mon bureau a travaillé avec un vétéran de ma circonscription qui s'apprêtait à se marier. L'arrivée de la pandémie a retardé le mariage de plusieurs mois, ce qui veut dire qu'il n'avait pas 59 ans quand il s'est marié, comme il l'aurait souhaité, mais 60 ans, ce qui signifie que sa conjointe n'aura accès à aucun soutien. Le Canada ne devrait pas punir les vétérans et les pousser dans la pauvreté parce qu'ils ont trouvé l'amour tardivement.
Je tiens à remercier le député d'Esquimalt—Saanich—Sooke pour son appui au projet de loi et les efforts qu'il déploie pour défendre la santé et le bien-être des membres des Forces armées canadiennes. J'espère que le gouvernement envisagera d'adopter rapidement ce projet de loi et d'éliminer enfin cette disposition, comme le premier ministre avait demandé au ministre de le faire il y a six ans.
View Matthew Green Profile
NDP (ON)
moved for leave to introduce Bill C-222, An Act to amend the Income Tax Act (travel expenses deduction for tradespersons).
He said: Mr. Speaker, I am proud to rise in the House today to carry forward the work of the always honourable Scott Duvall and table a bill entitled, “an act to amend the Income Tax Act for travel expenses deduction for tradespersons”.
I would like to thank the hon. member for Rosemont—La Petite-Patrie for seconding the motion. This bill would allow for qualified tradespersons and indentured apprentices to deduct travel expenses when they travel to job sites more than 80 kilometres away from their ordinary places of residence.
I would like to extend sincere thanks and congratulations to Pat Dillon, the recently retired business manager and secretary treasurer of the Provincial Building and Construction Trades Council of Ontario, who has been a lifelong leader and advocate for the building trades. I would also like to extend my thanks to my dear friend Mark Ellerker of the Hamilton–Brantford Building and Construction Trades Council who continues to push this issue forward. Last, I want to give a special thanks to Stuart McLellan of IBEW local 105, who has already made it very clear to me that while these types of tax deductions already exist for white collar workers, it is well past time to ensure that similar financial supports are extended to the hard-working people in the building trades.
During the last election, both the Liberals and the Conservatives committed to support for tradespersons, so I believe this bill is one that we can find support on.
demande à présenter le projet de loi C‑222, Loi modifiant la Loi de l’impôt sur le revenu (déduction des frais de déplacement pour les gens de métier).
— Monsieur le Président, je suis fier de prendre aujourd'hui la parole à la Chambre pour perpétuer le travail de Scott Duvall et déposer un projet de loi intitulé « Loi modifiant la Loi de l’impôt sur le revenu concernant la déduction des frais de déplacement pour les gens de métier ».
J'aimerais remercier le député de Rosemont—La Petite‑Patrie d'avoir accepté d'en être le comotionnaire. Ce projet de loi permettrait aux personnes de métier dûment qualifiées et aux apprentis liés par contrat de déduire de leur revenu imposable leurs frais de déplacement lorsqu'ils travaillent dans des chantiers situés à au moins 80 kilomètres de leur lieu de résidence habituel.
J'aimerais remercier et féliciter Pat Dillon, qui a récemment pris sa retraite comme directeur commercial et secrétaire-trésorier du Conseil provincial de l'Ontario des métiers de la construction. Toute sa vie, M. Dillon a été un chef de file et un défenseur des métiers de la construction. J'aimerais aussi remercier mon bon ami Mark Ellerker, du Hamilton–Brantford Building and Construction Trades Council, qui continue de défendre cette cause. Enfin, j'aimerais remercier tout spécialement Stuart McLellan, de la section locale 105 de la Fraternité internationale des ouvriers en électricité, qui m'a déjà expliqué très clairement que ce genre de déductions fiscales existe déjà pour les cols blancs et qu'il est grand temps que l'on offre des mesures de soutien financier comparables aux travailleurs des métiers de la construction.
Aux dernières élections, tant les libéraux que les conservateurs ont promis de soutenir les gens de métier. Ils devraient donc pouvoir appuyer ce projet de loi.
View Mark Gerretsen Profile
Lib. (ON)
Mr. Speaker, on a point of order, you specifically asked that members be as succinct as possible. When members are full-on introducing how various political parties have taken positions on issues, I am pretty sure they have gone beyond the scope of succinctly introducing the bill. Perhaps you could encourage it to move along a little quicker.
Monsieur le Président, j'invoque le Règlement. Vous avez précisément demandé aux députés d'être aussi concis que possible. Or, lorsqu'un député parle de la position de chaque parti à l'égard d'une question donnée, je suis à peu près sûr que cela enfreint la règle de concision qui s'applique à la présentation d'un projet de loi. Peut-être pourriez-vous encourager les députés à respecter la règle pour faire avancer les choses un peu plus rapidement?
View Anthony Rota Profile
Lib. (ON)
I just want to point out that I encouraged members to be succinct at the beginning and that is what the rules say. I will rely on the judgment of the members to be succinct, and I am sure they will do an excellent job of describing the bills that they are putting forward in as short a time as possible, unlike the explanation I just gave.
Je veux simplement souligner que, au début, j'ai invité les députés à être aussi brefs que possible et c'est d'ailleurs ce que demande le Règlement. Je m'en remets au jugement des députés pour déterminer ce qu'être bref signifie et je suis certain qu'ils arriveront sans problème à présenter leurs projets de loi de façon succincte, contrairement à ce que je viens de faire dans l'explication que j'ai donnée.
View Leah Gazan Profile
NDP (MB)
moved for leave to introduce Bill C-223, An Act to develop a national framework for a guaranteed livable basic income.
She said: Mr. Speaker, it is my honour to introduce the national framework for a guaranteed livable basic income act.
I would like to start by thanking the member of Parliament for Elmwood—Transcona for seconding my bill, my riding of Winnipeg Centre, the Basic Income Canada Network, Basic Income Manitoba, Coalition Canada, the Basic Income Canada Youth Network, Senator Kim Pate, former Senator Hugh Segal and so many other anti-poverty activists across the country who contributed to the development of this bill.
As we continue to find ways to make it through the pandemic, we know that those who were already left behind are even further behind. This bill is in response to calls to implement a guaranteed livable basic income from indigenous, territorial, provincial and municipal jurisdictions that clearly recognize the need to modernize our social safety net. A GLBI is not a panacea, but a way forward to modernize our social safety net in addition to current and future government programs and supports. It would ensure that all people have the necessary supports and resources to live with dignity, security, respect and human rights as affirmed in the Canadian Charter of Rights and Freedoms.
I once again would like to thank my constituents and the basic income movement for their support. This is a people's movement.
demande à présenter le projet de loi C-223, Loi concernant l'élaboration d'un cadre national sur le revenu de base garanti suffisant.
— Monsieur le Président, c'est un honneur de présenter la Loi relative au cadre national sur le revenu de base garanti suffisant.
Je voudrais d'abord remercier le député d'Elmwood—Transcona d'avoir appuyé mon projet de loi ainsi que les gens de ma circonscription, Winnipeg‑Centre, le Réseau canadien pour le revenu garanti, Revenu de base Manitoba, Coalition Canada, le Réseau canadien des jeunes pour le revenu garanti, la sénatrice Kim Pate, l'ancien sénateur Hugh Segal et de nombreux autres militants qui luttent contre la pauvreté au pays qui ont contribué à l'élaboration de ce projet de loi.
Pendant que nous continuons de chercher des façons de traverser la pandémie, nous savons que ceux qui étaient déjà laissés pour compte avant la pandémie sont aujourd'hui dans une situation encore plus précaire. Ce projet de loi répond aux appels pour la mise en œuvre d'un revenu de base garanti lancé par les communautés autochtones, les provinces, les territoires et les municipalités qui ont bien compris qu'il fallait moderniser le filet social au Canada. L'établissement d'un revenu de base garanti n'est pas une panacée, mais une solution pour moderniser le filet social canadien en plus des mesures d'aide et des programmes gouvernementaux actuels et futurs. Cela ferait en sorte que chacun ait l'aide et les ressources nécessaires pour vivre dans la dignité, la sécurité et le respect, notamment des droits de la personne, comme l'exige la Charte canadienne des droits et libertés.
Une fois de plus, je remercie les gens de ma circonscription et le mouvement d'appui au revenu minimum garanti de leur soutien. C'est un mouvement citoyen.
View Scott Reid Profile
CPC (ON)
Mr. Speaker, I rise on a point of order.
I thought my colleague from Kingston and the Islands had an interesting point, although I did not agree with him entirely. He said that we ought to be succinct when introducing private members' bills, and he then cited something he thought was inappropriate in a succinct comment. I do think it is reasonable for members to give an explanation of the content of the bill. I noticed with the last bill, and I have no objection to the bill itself, the member did start by giving a long list of thanks. That would seem to fall outside of succinct.
However, I want to request from you, if you are willing to do it, to perhaps get back to us at some point with a more fulsome description of what you think succinct ought to be. The most precious commodity in the House is time. We do not want to deprive those who are introducing private members' bills of the ability to explain their bills, but I do worry we may see a sort of great inflation and expansion of the time going to each bill, which would ultimately result in less time for other business.
Monsieur le Président, j'invoque le Règlement.
Selon moi, le député de Kingston et les Îles soulève un point intéressant, bien que je ne sois pas entièrement en accord avec lui. Il affirme qu'il faut faire preuve de concision lorsque l'on présente un projet de loi d'initiative parlementaire et il cite un élément qu'il juge inapproprié pour faire valoir son argument. Je trouve raisonnable qu'un député explique la teneur du projet de loi. Pour ce qui est du dernier projet de loi présenté — et je n'ai pas d'objections envers le projet de loi en soi —, la députée a fait une longue liste de remerciements. C'est ce qui a fait que l'intervention n'était pas succincte.
Toutefois, j'aimerais vous demander, si vous le voulez bien, de nous offrir à un moment donné une explication plus complète de ce qu'est une intervention succincte, selon vous. Le temps est ce qu'il y a de plus précieux à la Chambre. Nous ne voulons pas empêcher les députés qui présentent leur projet de loi d'initiative parlementaire d'expliquer celui-ci, mais je crains que nous assistions à une augmentation exponentielle du temps accordé à la présentation de chaque projet de loi, ce qui, ultimement, laisse moins de temps pour les autres affaires.
View Anthony Rota Profile
Lib. (ON)
I will take that under advisement and return to the House with an explanation.
Je vais prendre la question en délibéré, puis fournir une explication à la Chambre.
View Garnett Genuis Profile
CPC (AB)
moved that Bill S-223, An Act to amend the Criminal Code and the Immigration and Refugee Protection Act (trafficking in human organs), be read the first time.
He said: Mr. Speaker, this is a piece of legislation that has now passed the Senate unanimously three times. It is a bill that would make it a criminal offence for a person to go abroad and receive an organ taken without consent. It also would create a mechanism by which a person could be deemed inadmissible to Canada if they are involved in forced organ harvesting and trafficking.
This is a common-sense piece of legislation that I know has wide support across the House. I want to thank the member for Lac-Saint-Louis for working with me on this, as well as the member for Edmonton Strathcona, the member for Ottawa West—Nepean, the member for Pierrefonds—Dollard and many members of my own caucus.
I know many people are hopeful, after multiple attempts over 15 years to get this legislation passed, that the present Parliament will finally be the Parliament that gets this bill done. I hope in particular the government will be supportive of allowing debate to collapse on this bill after the first hour, so we can move it forward to committee as quickly as possible.
propose que le projet de loi S-223, Loi modifiant le Code criminel et la Loi sur l’immigration et la protection des réfugiés (trafic d’organes humains), soit lu pour la première fois.
— Monsieur le Président, le Sénat a déjà adopté ce projet de loi à l'unanimité à trois reprises. Il érigerait en infraction le fait de se rendre à l'étranger pour recevoir un organe prélevé sans consentement. Il prévoit aussi des dispositions pour qu'une personne puisse être interdite de territoire au Canada si elle a été impliquée dans le prélèvement forcé et le trafic d'organes.
C'est un projet de loi qui tombe sous le sens, et je sais qu'il est largement appuyé par la Chambre. Je tiens à remercier le député de Lac-Saint-Louis d'avoir travaillé avec moi dans ce dossier. Je remercie également les députés d'Edmonton Strathcona, d'Ottawa-Ouest—Nepean et de Pierrefonds—Dollard, ainsi que de nombreux députés de mon caucus.
Après de multiples tentatives sur une période de 15 ans, je sais que bien des gens ont bon espoir que ce projet de loi sera enfin adopté pendant cette législature. J'espère surtout que le gouvernement apportera son soutien en laissant le débat sur ce projet de loi se terminer après la première heure pour que nous puissions le renvoyer au comité le plus rapidement possible.
View Eric Melillo Profile
CPC (ON)
View Eric Melillo Profile
2021-12-16 10:22
Mr. Speaker, I would like to succinctly present a petition in support of Bill S-223, which seeks to combat forced organ harvesting. This is something that has been worked on in Parliament for well over 13 years, and petitioners hope the current Parliament is the one that finally gets it done.
Monsieur le Président, j'aimerais présenter brièvement une pétition en faveur du projet de loi S‑223, qui vise à lutter contre le prélèvement forcé d'organes. On discute de cet enjeu au Parlement depuis plus de 13 ans déjà, et les pétitionnaires espèrent que la législature actuelle sera celle où l'on adoptera enfin cette mesure.
View Karen Vecchio Profile
CPC (ON)
Mr. Speaker, it was great to hear Bill S-223 introduced, regarding organ harvesting. Bill S-223 seeks to combat forced organ harvesting and trafficking. It would make it a criminal offence for a person to go abroad and receive an organ taken without the consent of the person giving the organ. Bill S-223 has passed the Senate unanimously three times, and MPs from multiple parties have been putting forward a form of this bill for over 13 years. This bill passed unanimously in the House of Commons in 2019 and is in exactly that same form.
Petitioners hope the current Parliament is the one that finally gets it done.
Monsieur le Président, je me réjouis de la présentation du projet de loi S‑223 sur le prélèvement d'organes. Ce projet de loi vise à lutter contre le prélèvement forcé et le trafic d'organes. Il érigerait en infraction criminelle le fait de se rendre à l'étranger pour recevoir un organe prélevé sans le consentement du donneur. Le projet de loi S‑223 a été adopté à l'unanimité au Sénat trois fois, et voilà plus de 13 ans que des députés de divers partis présentent une version ou une autre de ce projet de loi. En outre, ce projet de loi dans sa forme actuelle a été adopté à l'unanimité à la Chambre des communes en 2019.
Les pétitionnaires espèrent que la législature actuelle sera celle qui adoptera finalement ce projet de loi.
View Rachel Blaney Profile
NDP (BC)
Mr. Speaker, I am incredibly proud to be here to present a petition that was delivered to my office in the riding. This is an important one that talks about the climate emergency we are all facing. The petitioners ask that we see a government that will actually commit to reducing emissions by at least 60% below the 2005 levels, that winds down the fossil fuel industry and ends fossil fuel subsidies, creates good green jobs, and drives for an inclusive workforce that is led by the affected workers and the communities.
This really talks about expanding the social safety net and paying for the transition by increasing the taxes on the wealthiest corporations and through financing from the public national bank.
Monsieur le Président, je suis extrêmement fière de présenter à la Chambre une pétition qui a été livrée à mon bureau de circonscription. Cette importante pétition porte sur l'urgence climatique qui nous touche tous. Les pétitionnaires demandent au gouvernement de s'engager à réduire les émissions d'au moins 60 % par rapport aux niveaux de 2005, d'abandonner progressivement l'industrie des combustibles fossiles et de mettre fin aux subventions dans ce secteur, de créer de bons emplois verts et de favoriser la création d'une main-d'œuvre inclusive dans le cadre d'une initiative menée par les travailleurs et les collectivités concernés.
Il s'agit dans les faits d'élargir le filet de sécurité sociale et de financer la transition par l'augmentation des impôts des sociétés les plus riches et l'apport financier d'une banque nationale publique.
View Heather McPherson Profile
NDP (AB)
Mr. Speaker, it is my great honour today to table a petition that is asking the Government of Canada to enact legislation to provide just transition.
Recognizing that we are in a climate emergency and a a climate crisis, the petitioners ask that we address the crisis to reduce emissions in Canada and in the global south, that we commit to a jobs plan to help people transition to new jobs in a new economy, that we expand the social safety net and that we tax the ultrawealthy and corporations to help pay for that just transition.
Monsieur le Président, j'ai le grand honneur aujourd'hui de présenter une pétition qui demande au gouvernement du Canada d'adopter des mesures législatives sur la transition équitable.
Reconnaissant que nous sommes dans une situation d'urgence climatique et que nous faisons face à une crise climatique, les pétitionnaires demandent que nous prenions des mesures pour réduire les émissions au Canada et dans les pays du Sud, que nous nous engagions à établir un plan pour aider les gens à faire la transition vers un nouvel emploi dans une nouvelle économie, que nous élargissions le filet de sécurité sociale et que nous augmentions les impôts des ultrariches et des sociétés pour contribuer à financer cette transition équitable.
View Brad Vis Profile
CPC (BC)
Mr. Speaker, on August 15, Kabul, the capital city of Afghanistan, fell to the Taliban. The Government of Canada was completely unprepared to evacuate its own citizens as well as the thousands of Afghan allies and their families who supported our nation's military and humanitarian efforts, leaving them in country and at risk of Taliban retribution. The Veterans Transition Network, non-profit organizations and private supporters have stepped in where the federal government has failed.
The petitioners of my riding of Mission—Matsqui—Fraser Canyon call upon the government to partner with the Veterans Transition Network and others to launch an immediate evacuation effort of our remaining Afghan allies, relocate them to Canada and safeguard them from Taliban retribution.
Monsieur le Président, le 15 août, Kaboul, la capitale de l'Afghanistan, est tombée aux mains des talibans. Le gouvernement du Canada n'était absolument pas préparé à évacuer ses propres citoyens ainsi que les milliers d'alliés afghans et leurs familles qui appuyaient les efforts militaires et humanitaires de notre pays, les laissant là‑bas, exposés aux représailles des talibans. Le Réseau de transition des vétérans, des organismes sans but lucratif et des entités de soutien privées sont intervenus là où le gouvernement fédéral a échoué.
Les pétitionnaires de ma circonscription, Mission—Matsqui—Fraser Canyon, demandent au gouvernement de s'associer au Réseau de transition des vétérans et aux autres intervenants pour lancer sur‑le‑champ une initiative afin d'évacuer nos alliés afghans restés derrière, de les relocaliser au Canada et de les protéger des représailles des talibans.
View Melissa Lantsman Profile
CPC (ON)
Mr. Speaker, it is an honour to present this petition in support of Bill S-223, which seeks to combat forced organ harvesting and trafficking. It would make it a criminal offence for a person to go abroad and receive an organ taken without the consent of the person giving the organ. This bill has passed the Senate unanimously three times and was brought forward by multiple parties over 13 years. I hope this is the Parliament that gets it done.
Monsieur le Président, j'ai l'honneur de présenter cette pétition à l'appui du projet de loi S‑223, qui vise à lutter contre le prélèvement forcé d'organes et leur trafic subséquent. Le projet de loi érigerait en infraction criminelle le fait pour une personne de se rendre à l'étranger et de recevoir un organe prélevé sans le consentement de la personne sur qui l’organe est prélevé. Ce projet de loi a été présenté par de multiples partis pendant 13 ans et il a été adopté à l'unanimité par le Sénat à trois reprises. J'espère que le Parlement actuel est celui qui parviendra à le faire adopter pour de bon.
View Jeremy Patzer Profile
CPC (SK)
Mr. Speaker, it is an honour to rise and present a petition on behalf of Canadians in support of Bill S-223. The bill would make it a criminal offence for a person to go abroad and receive an organ taken without the consent of the person giving the organ.
As we all know, this bill has been presented multiple times in the House of Commons, and we are hoping that this is the Parliament where it finally gets across the finish line.
Monsieur le Président, c'est un honneur pour moi de prendre la parole pour présenter une pétition au nom des Canadiens à l'appui du projet de loi S‑223. Ce projet de loi érigerait en infraction criminelle le fait pour une personne de se rendre à l'étranger et de recevoir un organe prélevé sans le consentement de la personne sur qui l’organe est prélevé.
Comme nous le savons tous, ce projet de loi a été présenté à de multiples reprises à la Chambre des communes, et nous espérons que c'est au cours de la présente législature que son adoption sera menée à terme.
View Gord Johns Profile
NDP (BC)
Mr. Speaker, it is an honour to table this petition on behalf citizens in my riding of Courtenay—Alberni.
The petitioners cite that farmers' markets are an important tool for COVID-19 recovery and, specifically, how important the farmers market nutrition coupon programs are in helping create food security and resiliency by giving vulnerable people access to healthy, locally grown foods and dietary education, as well as positively impacting the physical and mental health of participants by increasing the diversity of fruits and vegetables they consume. A national matching program by the government would assist in meeting those demands, would encourage provinces without a provincial program to create one, and would support those provinces with a provincial program to expand and meet the demand.
The petitioners are calling on the government to create a national matching program for all provincial farmers market nutrition coupon programs across Canada that would match the provinces that already have one and, for those that do not, help them create one.
Monsieur le Président, j'ai l'honneur de déposer cette pétition au nom de citoyens de ma circonscription, Courtenay—Alberni.
Les pétitionnaires soulignent que les marchés agricoles sont un outil important pour la reprise après la COVID‑19. Ils insistent notamment sur l'importance des programmes de bons alimentaires de ces marchés pour contribuer à la sécurité alimentaire et à la résilience en donnant aux personnes vulnérables l'accès à des aliments sains cultivés localement et à des conseils nutritionnels. Les pétitionnaires font également valoir que ces marchés ont une incidence positive sur la santé physique et mentale des participants en leur permettant de rehausser la diversité des fruits et légumes qu'ils consomment. En plus d'encourager les provinces sans programme provincial à en créer un et d'aider les provinces dotées de pareil programme à l'étendre et à répondre à la demande, un programme national de contrepartie serait utile pour répondre à ces demandes.
Les pétitionnaires appellent le gouvernement à créer, pour tous les programmes provinciaux de bons alimentaires dans les marchés agricoles au Canada, un programme national de contrepartie qui égalerait celui des provinces qui en ont déjà un et aiderait les provinces qui n'en ont pas à en créer un.
View Scott Reid Profile
CPC (ON)
Mr. Speaker, I have to follow my own rule about being succinct, and so I will just say that I am presenting the same petition that was presented by the members for North Island—Powell River and Edmonton Strathcona earlier, which were dealing with the climate emergency.
The petitioners are requesting that the government engage in seven actions, which were listed in the petition. I think the most important point is reducing emissions by at least 60% below 2005 levels by the year 2030 and making contributions to emissions reduction in countries in the global south.
Monsieur le Président, je dois suivre ma propre règle de concision. Je me contenterai donc de dire que je présente la même pétition que celles présentées plus tôt par les députées de North Island—Powell River et d'Edmonton Strathcona, qui portaient sur l'urgence climatique.
Les pétitionnaires demandent au gouvernement de prendre sept mesures, qui sont énumérées dans la pétition. Je pense que le point le plus important est de réduire, d'ici 2030, les émissions d'au moins 60 % par rapport aux niveaux de 2005 et de contribuer à la réduction des émissions dans les pays du Sud.
View Garnett Genuis Profile
CPC (AB)
I have 56 petitions to table in the House today.
The first petition is with respect to Bill S-223. Petitioners are calling on the government to support the rapid passage of this bill that would make it a criminal offence for a person to go abroad and receive an organ without the consent of the person taking it.
Petitioners are hopeful that this Parliament will be the one that finally gets it done. I promise hon. members that petitions on this subject will no longer be tabled as soon as this bill is passed.
J’ai 56 pétitions à présenter à la Chambre aujourd’hui.
La première concerne le projet de loi S‑223. Les pétitionnaires demandent au gouvernement d’adopter rapidement ce projet de loi qui vise à ériger en infraction criminelle le fait de se rendre à l’étranger pour recevoir un organe prélevé sans consentement.
Les pétitionnaires espèrent que ce projet de loi sera enfin adopté au cours de la présente législature. Je promets aux députés qu’aucune autre pétition ne sera présentée à ce sujet dès que ce projet de loi aura été adopté.
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CPC (AB)
Mr. Speaker, the second petition I am tabling notes the Liberal Party's commitment in its 2021 platform to deny charitable status to organizations that hold convictions about abortion, which the Liberal Party views as “dishonest”.
Petitioners are concerned that this may jeopardize the charitable status of hospitals, houses of worship, schools, homeless shelters and other charitable organizations that do not agree with the Liberal Party on this issue for matters of conscience. It notes that many Canadians depend on these charitable organizations and that previous attempts by the government to impose a values test on charities and deny them funding or charitable status as a result have certainly been poorly received.
Petitioners are highlighting the Charter of Rights and Freedoms and the freedom of conscience it guarantees. They call on the House of Commons to protect and preserve the application of charitable status rules on a politically and ideologically neutral basis without discrimination on the basis of political or religious values and without the imposition of another values test and also to affirm the right of Canadians to freedom of expression.
Monsieur le Président, la deuxième pétition que je présente concerne l’engagement pris par le Parti libéral dans son programme électoral de 2021 de refuser le statut d’organisme de bienfaisance à tout organisme qui a des convictions concernant l’avortement que le Parti libéral juge « malhonnêtes ».
Les pétitionnaires se disent inquiets que le statut d’organisme de bienfaisance soit remis en question pour des hôpitaux, des lieux de culte, des écoles, des refuges pour sans-abri et d’autres organismes de bienfaisance qui ne sont pas d’accord avec le Parti libéral sur cette question pour des questions morales. La pétition précise que de nombreux Canadiens comptent sur ces organismes, et que les précédentes tentatives du gouvernement pour imposer à ces organismes un critère des valeurs afin de les priver de financement ou de leur statut ont été très mal reçues.
Les pétitionnaires soulignent que la liberté de conscience est protégée par la Charte canadienne des droits et libertés. Ils exhortent la Chambre des communes à protéger et à maintenir les règles en vigueur pour les organismes de bienfaisance dans un esprit de neutralité politique et idéologique exempt de discrimination pour ce qui est des valeurs politiques ou religieuses. Ils demandent également qu'un autre critère des valeurs ne soit pas imposé et que le droit des Canadiens à s’exprimer librement soit reconnu.
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CPC (AB)
Mr. Speaker, the third petition I am tabling highlights concerns about double taxation associated with the GST being charged on top of the carbon tax. Petitioners call upon the Government of Canada to eliminate the GST on federal carbon tax levies and additional costs that the newly announced standards charge.
Monsieur le Président, les auteurs de la troisième pétition que je dépose soulèvent des préoccupations à propos de la double taxation causée par l'imposition de la TPS sur la taxe sur le carbone. Ils demandent au gouvernement du Canada d'éliminer la TPS sur le prélèvement de la taxe fédérale sur le carbone et les coûts supplémentaires imposés par les nouvelles normes annoncées.
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CPC (AB)
Mr. Speaker, the next petition I am tabling highlights article 18 of the Universal Declaration of Human Rights, an article on religious freedom; in particular, the right of individuals to change their religion or belief.
Petitioners raise concern about the growing use of so-called anti-conversion laws that prevent individuals from choosing their own religion, concerns in particular about developments in India, developments in the state of Karnataka and the targeting of the Missionaries of Charity in Gujarat. Petitioners would like to see all Indian states repeal anti-conversion laws. Pakistan's blasphemy law has been used to target people engaging in religious conversion. There are many countries around the world where this impediment exists to freedom of religion.
Petitioners call on the Government of Canada to actively oppose anti-conversion laws in every case where they exist, through both public statements and private advocacy.
Monsieur le Président, les auteurs de la prochaine pétition que je présente attirent l'attention sur l'article 18 de la Déclaration universelle des droits de l'homme, un article qui porte sur la liberté de religion, et plus particulièrement sur le droit de changer de religion ou de croyance.
Les pétitionnaires se disent préoccupés par l'utilisation croissante de lois contre la conversion qui empêchent les personnes de choisir leur propre religion. Ils s'inquiètent tout particulièrement de ce qui se passe en Inde, notamment dans l'État du Karnataka, ainsi que dans l'État du Gujarat, où la congrégation des Missionnaires de la Charité est prise pour cible. Les pétitionnaires aimeraient que tous les États de l'Inde abrogent leurs lois interdisant la conversion. Le Pakistan, quant à lui, se sert de sa loi sur le blasphème pour cibler les personnes changeant de religion. De nombreux pays dans le monde utilisent de telles lois pour entraver la liberté de religion.
Les pétitionnaires demandent au gouvernement du Canada de s'opposer activement à toutes les lois contre la conversion dans le monde, au moyen de déclarations publiques et de plaidoyers privés.
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CPC (AB)
Mr. Speaker, the next petition I am tabling highlights the significant need for oil and gas products and the ability of Canada to provide those products to Canadians and, therefore, calls on the government to work to ending the importation of foreign oil and gas into Canada to support job growth in the oil and gas sector here in Canada, with Canadian energy supplying Canadian energy needs.
Monsieur le Président, la prochaine pétition que je voudrais présenter met en lumière la grande demande pour les produits pétroliers et gaziers et la capacité du Canada à fournir ces produits aux Canadiens. Les pétitionnaires demandent donc au gouvernement du Canada de s'affairer à éliminer toute importation de pétrole et de gaz étrangers au Canada et ainsi stimuler la création d'emplois dans le secteur pétrolier et gazier du pays. Il faut combler les besoins énergétiques des Canadiens avec de l'énergie canadienne.
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CPC (AB)
Mr. Speaker, the next petition raises concerns about the equalization formula as well as the government's decision to cap the fiscal stabilization program. I was pleased to second a private member's bill from my colleague from Calgary Shepard aimed at lifting the cap on the fiscal stabilization program and supporting greater transparency in negotiations around the equalization formula.
This is a significant concern for my constituents. They call upon the government to acknowledge the significant economic contribution that Alberta has made to Canada, the economic hardship the province has faced as a result of policies of the government and also to support changes to the equalization formula that reflect the concerns that many Albertans have with respect to the equalization program and the fiscal stabilization program.
Monsieur le Président, dans la prochaine pétition, les pétitionnaires soulèvent des préoccupations au sujet de la formule de péréquation ainsi que sur la décision du gouvernement d'abaisser le plafond du Programme de stabilisation fiscale. J'ai eu le plaisir d'appuyer un projet de loi d'initiative parlementaire, présenté par le député de Calgary Shepard, visant à éliminer le plafond du Programme de stabilisation fiscale et à favoriser une transparence accrue des négociations au sujet de la formule de péréquation.
C'est un sujet qui préoccupe beaucoup les gens de ma région. Ils demandent au gouvernement de reconnaître la contribution de l'Alberta à l'économie canadienne et les importantes difficultés économiques auxquelles la province doit faire face en raison des politiques du gouvernement. Les pétitionnaires demandent également au gouvernement d'effectuer des changements à la formule de péréquation qui tiennent compte des préoccupations soulevées par les Albertains au sujet de cette formule et du Programme de stabilisation fiscale.
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CPC (AB)
Mr. Speaker, the next petition I am tabling highlights the persecution of Falun Gong practitioners in China. Falun Gong practitioners seek to advance truthfulness, compassion and tolerance and yet they have faced all manner of persecution including organ harvesting.
Petitioners are calling on the government to use the tools given to it under the Magnitsky act to address these issues; in particular to deploy sanctions against 14 key officials and former officials within the CCP who demonstrate primary culpability in theses atrocities perpetrated against Falun Gong practitioners.
Monsieur le Président, la prochaine pétition que je présente porte sur la persécution des adeptes du Falun Gong en Chine. Cette pratique spirituelle est fondée sur les grands principes de vérité, de compassion et de tolérance. Pourtant, ses adeptes sont persécutés de toutes parts et sont même victimes de prélèvement d'organes.
Les pétitionnaires demandent au gouvernement d'utiliser les outils prévus dans la loi de Magnitski pour s'attaquer à ces enjeux, notamment d'appliquer des sanctions contre 14 dirigeants principaux et anciens dirigeants du Parti communiste chinois qui ont commis des atrocités envers les adeptes du Falun Gong.
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CPC (AB)
Mr. Speaker, the next petition I am tabling is in respect to Bill C-7, which was passed in the last Parliament, particularly the government's decision to support a Senate amendment that would allow euthanasia or assisted suicide for those who have been—
Monsieur le Président, la prochaine pétition que je présente porte sur le projet de loi C‑7, qui a été adopté lors de la législature précédente, notamment sur la décision du gouvernement d'appuyer un amendement proposé au Sénat visant à permettre l'euthanasie ou le suicide assisté pour ceux qui ont été...
View Don Davies Profile
NDP (BC)
Mr. Speaker, I rise on a point of order. I know this has been an issue this week, and the hon. member is violating previous speakers' rulings that generally limit the number of petitions to five in any one proceeding.
The member opened his presentation by saying he had 56 petitions. I would like to quote from page 1172 of Bosc and Gagnon, which says the following:
Certified petitions are presented daily during Routine Proceedings, under the rubric “Presenting Petitions”. A maximum of 15 minutes is provided for the presentation of petitions. To be recognized, Members must be in their assigned places. Members with more than one petition to present on a given day are advised to present them all when given the floor, as individual Members are recognized by the Chair only once under the rubric “Presenting Petitions”. The Chair has on occasion limited the number of distinct petitions presented at one time by a single Member to five. This allows more Members to be recognized within the 15-minute time limitation.
I call on you, Mr. Speaker, to enforce these rules consistently so that every member can have an equal opportunity to present petitions. I would note that yesterday, the hon. member asked for unanimous consent to present 20 petitions and that was denied. It seems that it is quite inconsistent in this House as to what the rules are going to be. I would respectfully request that you issue a ruling consistent with the principles enunciated in Bosc and Gagnon.
Monsieur le Président, j'invoque le Règlement. Je sais que cela a été un problème cette semaine, mais le député enfreint des décisions précédentes de la présidence selon lesquelles il faut généralement limiter à cinq le nombre de pétitions qu'un député peut présenter pendant une même séance.
Le député a commencé son intervention en disant qu'il avait 56 pétitions à présenter. J'aimerais citer cet extrait de la page 1191 du Bosc et Gagnon:
Les pétitions certifiées sont présentées quotidiennement durant les Affaires courantes, sous la rubrique « Présentation de pétitions ». Une période maximale de 15 minutes est réservée à cette fin. Pour obtenir la parole, les députés doivent être à leur place. Les députés qui souhaitent présenter plus d’une pétition le même jour doivent les présenter toutes ensemble lorsqu’ils obtiennent la parole puisque la présidence accorde une seule fois la parole à un même député au cours de la rubrique « Présentation de pétitions ». Il est arrivé que la présidence intervienne pour limiter à cinq le nombre de pétitions distinctes présentées à la fois par un même député. Ainsi, plus de députés peuvent prendre la parole durant la période de 15 minutes.
Je vous demande donc, monsieur le Président, d'appliquer cette règle en tout temps afin que tous les députés aient une chance égale de présenter des pétitions. Je signale qu'hier, le député a demandé le consentement unanime pour présenter 20 pétitions, ce qui lui a été refusé. L'application des règles semble plutôt irrégulière à la Chambre. Je vous demande respectueusement de rendre une décision conforme aux principes énoncés dans le Bosc et Gagnon.
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CPC (AB)
Mr. Speaker, on the same point of order, I have a couple of observations.
First of all, the NDP raised the same point of order earlier in the week and at the time the Chair ruled that its concerns were not valid, that members do have an opportunity to raise as many petitions as they wish, so it is interesting to see the NDP effectively challenging the previous ruling of the Chair on this issue.
Second, I do want to observe that the intention of the concern allegedly is to allow members the opportunity to present more petitions and you will note, Mr. Speaker, that I remained in my seat while all other members presented all petitions they had to present, intentionally putting myself last so that if there was not enough time, I would not be infringing on the time of other members.
Finally, the passage that the member read says that on occasion the Speaker has limited the number of petitions that a member can table for the purposes of allowing other members to present petitions. It would be very legitimate in a case where there were many members still waiting to present petitions for the Speaker to make use of that provision, but in this case, it is clear that no member is being limited by my desire to raise many important human rights and other issues. I am very surprised that the NDP is making an issue of the desire of a member of Parliament to bring forward petitions that come from his constituents about international human rights issues, justice issues, as well as about legislation that has been before this House.
Monsieur le Président, j'interviens sur le même rappel au Règlement. J'ai quelques observations à ce sujet.
D'abord, le NDP a invoqué le Règlement sur ce même point au début de la semaine, et la présidence a statué que ses préoccupations n'étaient pas fondées et que les députés peuvent présenter autant de pétitions qu'ils le souhaitent. Il est donc intéressant de voir le NPD remettre en question ici la décision de la présidence à ce sujet.
Ensuite, j'aimerais souligner que ce qui inquiète le NPD, prétendument, c'est de permettre aux députés de présenter plus de pétitions, mais vous remarquerez, monsieur le Président, que je suis demeuré à ma place jusqu'à ce que tous les autres députés aient présenté leurs pétitions, en passant délibérément en dernier, de sorte que si on manquait de temps, je n'allais pas empiéter sur le temps des autres députés.
Enfin, dans l'extrait cité par le député, on mentionne qu'il est arrivé que la présidence intervienne pour limiter le nombre de pétitions qu'un député peut présenter afin que d'autres députés puissent prendre la parole. Il serait tout à fait légitime pour la présidence, lorsque beaucoup de députés attendent pour présenter des pétitions, d'appliquer cette disposition, mais dans le cas présent, il est clair qu'aucun député n'est pénalisé parce que je veux soulever de nombreuses questions importantes, notamment sur les droits de la personne. Je suis très surpris de voir le NPD s'insurger contre le fait qu'un député veuille présenter des pétitions de ses concitoyens qui portent sur des enjeux internationaux liés aux droits de la personne, à la justice, de même que sur une mesure législative ayant été étudiée par la Chambre.
View Chris d'Entremont Profile
CPC (NS)
It was been previously decided that the Chair has the discretion on how many petitions a member can bring forward. It is at the Chair's discretion. There are two minutes and 55 seconds left in this rubric, and I will allow the member to continue.
Conformément à une décision antérieure, la présidence a le pouvoir discrétionnaire de déterminer le nombre de pétitions qu'un député peut présenter. C'est à la discrétion de la présidence. Il reste 2 minutes et 55 secondes à cette rubrique, et je vais permettre au député de continuer.
View Garnett Genuis Profile
CPC (AB)
Mr. Speaker, I thank you for your wise exercise of discretion on that point.
The petition I was tabling when I was interrupted by my good colleague was on Bill C-7, a bill that came forward in the last Parliament. At the time, the government chose to support an amendment that came from the Senate, an amendment that allowed individuals who are suffering from mental health challenges to receive facilitated suicide within the medical system.
Petitioners highlight the fact that mental health challenges are not irremediable. The Canadian Mental Health Association states, “As a recovery-oriented organization, CMHA does not believe that mental illnesses are irremediable".
Petitioners are very concerned this policy change completely changes the message to those who are struggling with mental health challenges, effectively offering them suicide instead of recovery as a path forward. They call on the government to reject this policy of facilitated suicide for those suffering from mental health challenges and to protect Canadians struggling with these challenges by facilitating treatment and recovery.
Monsieur le Président, je vous remercie d'avoir exercé avec sagesse votre pouvoir discrétionnaire sur ce point.
La pétition que je m'apprêtais à présenter avant d'être interrompu par mon cher collègue porte sur le projet de loi C‑7, qui a été présenté au cours de la dernière législature. Le gouvernement avait alors choisi d'appuyer un amendement provenant du Sénat, amendement qui permettait aux personnes souffrant de problèmes de santé mentale d'accéder au suicide facilité par le système médical.
Les pétitionnaires soulignent que les problèmes de santé mentale ne sont pas irréversibles. L'Association canadienne pour la santé mentale déclare: « En tant qu'organisme axé sur le rétablissement, l'[Association] ne croit pas que les maladies mentales sont irréversibles [...] »
Les pétitionnaires sont très inquiets de voir que ce changement de politique transforme complètement le message envoyé aux personnes aux prises avec des problèmes de santé mentale, en leur proposant essentiellement d'envisager le suicide plutôt que le rétablissement. Par conséquent, les signataires demandent au gouvernement de rejeter cette politique de facilitation du suicide auprès de ceux qui souffrent de problèmes de santé mentale et de protéger les Canadiens aux prises avec de tels problèmes en facilitant plutôt leur accès à des traitements et leur rétablissement.
View Garnett Genuis Profile
CPC (AB)
Mr. Speaker, the next petition I am presenting speaks to the human rights situation of people in Afghanistan, in particular the vulnerable Haraza minority community. This petition was organized and signed prior to the Taliban takeover. Many concerns existed at that time about the persecution of the Hazara minority, and things have become considerably worse following the Taliban takeover.
Petitioners have a number of asks of the government with respect to standing up with the Hazara community. In this petition, they are asking the government to formally recognize the 1891-93 ethnic cleansing perpetuated against the Hazaras as a genocide and to designate September 25 as Hazara genocide memorial day. They also express support for a private member's bill from the last Parliament that aimed at ensuring all development assistance from Canada to Afghanistan was contributing to the advancement of peace and security within the region.
Monsieur le Président, la pétition que je dépose maintenant porte sur les droits de la personne en Afghanistan, en particulier ceux de la communauté hazara, un groupe minoritaire vulnérable. Cette pétition a été lancée et signée avant la prise du pouvoir par les talibans. La persécution de la minorité hazara suscitait déjà beaucoup d'inquiétudes à l'époque, et les choses se sont considérablement aggravées pour elle avec l'arrivée des talibans au pouvoir.
Les pétitionnaires font plusieurs demandes au gouvernement par rapport à la défense de la communauté hazara. Dans cette pétition, ils demandent au gouvernement de reconnaître officiellement en tant que génocide le nettoyage ethnique perpétré contre les Hazaras en 1891‑1893 et de désigner le 25 septembre à titre de jour de commémoration du génocide hazara. Ils manifestent également leur appui au projet de loi d'initiative parlementaire de la législature précédente qui visait à garantir que toute l'aide au développement que le Canada envoie à l'Afghanistan contribue à la paix et à la sécurité de la région.
View Garnett Genuis Profile
CPC (AB)
Mr. Speaker, the next petition I am tabling highlights the horrific ongoing human rights abuses facing Uighurs and other Turkic Muslims in China.
Petitioners note mounting evidence of indoctrination, arbitrary detention, separation of children from their families, invasive surveillance, destruction of cultural sites, forced labour and organ harvesting.
Petitioners want to see the government formally recognize that Uighurs in China have been and are continuing to be subjected to genocide. They also want to see the use of the Magnitsky act to sanction those who are responsible for these heinous crimes. Parliament has recognized the Uighur genocide, but we have yet to see that recognition coming from the government.
The next petition I want to present highlights the human rights situation in Ethiopia—
Monsieur le Président, la pétition suivante met l'accent sur les horribles violations des droits de la personne que subissent les Ouïghours et d'autres musulmans d'origine turque en Chine.
Les pétitionnaires soulignent l'accumulation de preuves relatives à l'endoctrinement, à la détention arbitraire, à la séparation des enfants de leur famille, à la surveillance intrusive, à la destruction des sites culturels, au travail forcé et au prélèvement d'organes.
Les pétitionnaires veulent que le gouvernement reconnaisse officiellement que les Ouïghours ont fait et continuent de faire l'objet d'un génocide en Chine. Ils veulent également que les sanctions prévues dans la loi de Magnitski s'appliquent aux responsables de tels crimes haineux. Le Parlement a reconnu le génocide des Ouïghours, mais pas le gouvernement.
La prochaine pétition que je souhaite déposer porte sur la situation des droits de la personne en Éthiopie...
View Chris d'Entremont Profile
CPC (NS)
Order, please. We are out of time.
À l'ordre, s'il vous plaît. Le temps est écoulé.
View Kevin Lamoureux Profile
Lib. (MB)
Mr. Speaker, I would ask that all questions be allowed to stand at this time.
Monsieur le Président, je demande que toutes les questions restent au Feuilleton.
View Chris d'Entremont Profile
CPC (NS)
Is that agreed?
Some hon. members: Agreed.
D'accord?
Des voix: D'accord.
View Mark Holland Profile
Lib. (ON)
View Mark Holland Profile
2021-12-16 10:42
moved:
That, notwithstanding any standing order, special order or usual practice of the House, Bill C-2, An Act to provide further support in response to COVID-19, shall be disposed as follows: (a) the bill be deemed concurred in at report stage without further amendment immediately after the adoption of this order; (b) a motion for third reading may be made immediately after the bill has been concurred in at report stage; (c) when the bill is taken up at the third reading stage, a member of each recognized party and a member of the Green Party each be allowed to speak for not more than 10 minutes followed by five minutes for questions and comments and, at the conclusion of the time provided for debate or when no member rises to speak, whichever is earlier, all questions necessary for the disposal of the third reading stage of the bill shall be put forthwith and successively, without further debate or amendment provided that, if a recorded division is requested on any motion, it shall not be deferred; and (d) the House shall not adjourn until the proceedings on the bill have been completed, except pursuant to a motion proposed by a minister of the Crown, provided that once proceedings have been completed, the House may then proceed to consider other business or, if it has already passed the ordinary hour of daily adjournment, the House shall adjourn to the next sitting day.
propose:
Que, nonobstant tout article du Règlement, ordre spécial ou usage habituel de la Chambre, il soit disposé de la manière suivante du projet de loi C‑2, Loi visant à fournir un soutien supplémentaire en réponse à la COVID‑19: a) le projet de loi soit réputé adopté à l'étape du rapport sans plus ample amendement, immédiatement après l'adoption de cet ordre; b) une motion portant troisième lecture puisse être proposée immédiatement après l'adoption du projet de loi à l'étape du rapport; c) lorsque le projet de loi est étudié à l'étape de la troisième lecture, un député de chaque parti reconnu et un député du Parti vert puissent chacun prendre la parole pendant au plus 10 minutes, suivies de cinq minutes de questions et d'observations et, à la fin de la période prévue pour le débat ou lorsqu'aucun député ne se lève pour prendre la parole, selon la première éventualité, toute question nécessaire pour disposer de l'étape de la troisième lecture du projet de loi soit mise aux voix immédiatement et successivement, sans plus ample débat ni amendement, pourvu que, si un vote par appel nominal est demandé sur une quelconque motion, il ne soit pas différé; d) la Chambre ne soit pas ajournée avant que les délibérations sur le projet de loi ne soient terminées, sauf conformément à une motion présentée par un ministre de la Couronne, pourvu qu'une fois les délibérations terminées, la Chambre puisse aborder d'autres affaires ou, si l'heure ordinaire de l'ajournement quotidien est dépassée, la Chambre s'ajourne jusqu'au prochain jour de séance.
View Rachel Bendayan Profile
Lib. (QC)
Mr. Speaker, with the rising threat of the omicron variant, it is absolutely crucial that Bill C-2 pass in order to bring in the supports that Canadian businesses and workers need.
What we have learned over the past 12 months is that the most important and effective economic policy is one that protects the health of Canadians.
I would like to remind the Conservatives and the NDP, who voted against the bill, that we are still in a pandemic, and our entrepreneurs and workers continue to face significant challenges. This is certainly not the time to let them down.
In these troubling times of rapidly increasing cases of the omicron variant, the federal government is ready to act, and we have the resources to do so.
In the economic and fiscal update presented earlier this week, our government announced the following investments: $2 billion to procure COVID-19 therapeutics and treatments that will save lives and help prevent hospitalizations, $1.7 billion to procure rapid testing supplies in order to identify infections earlier and break the chain of transmission, and $7.3 billion to procure vaccine boosters.
We are facing a serious threat, but we are prepared. Responding to this threat is obviously going to be the federal government's top priority.
Let us take a step back for a moment. When the pandemic hit us, our government rapidly rolled out a full range of effective, broad-based programs to support Canadians through our country’s greatest economic shock since the Great Depression. These actions were necessary and unprecedented in our lifetime.
A mere weeks after the start of the COVID-19 health crisis in Canada, we moved to introduce the emergency recovery benefit to ensure the Canadians who lost their jobs could keep food on the table and a roof over their head. We also introduced the emergency wage subsidy to help our businesses, particularly our small businesses, but also to help our workers and those working for our small businesses.
These supports have been absolutely critical, both for our economy and for our health. As the IMF recently said, “Government budget support measures during the COVID-19 pandemic have saved lives and jobs.”
It is therefore not a coincidence that we, here in Canada, have the second lowest COVID death rate out the G7. It is also no coincidence that we have the second strongest job recovery in the G7. This is a direct result of the resilience of Canadians, but it is also a demonstration of the impact a federal government can have when it puts people first.
Conservative members in this House seem to take a different view, choosing instead to demonize those Canadians that needed support during the depth of the pandemic. For example, the Conservative finance critic said yesterday that CERB recipients were fraudsters stuffing their pockets.
We are talking about a program that helped nearly nine million Canadians and was a literal lifeline for so many. We are talking about vulnerable seniors. We are talking about workers who lost their jobs and needed to put food on the kitchen table. These are our neighbours, our fellow Canadians. They should not be vilified.
I stand behind the supports we put in place. I also stand behind the decision to end the CERB once the economy reopened and jobs were again available. We can, and we have, made the right decisions at the right time in order to support those in need and support economic growth.
From coast to coast to coast, our programs have been a lifeline for workers and businesses. They have helped protect millions of jobs and helped hundreds of thousands of Canadian businesses get through the worst days of the pandemic.
However, let us be clear. These emergency measures were always meant to be temporary and to help us get through the crisis. Fortunately, we are in a new phase and it is very different from the darkest chapters of our fight against COVID‑19. Not only have we recovered 106% of the jobs lost during COVID‑19, but our economy is bouncing back exceptionally well. In the last quarter, the growth rate was 5.4%, which is twice as high as expected.
We also have the most effective and successful vaccination campaign in the world. Indeed, 64 million doses have already been administered and more than 80% of Canadians aged five and up have received two doses of the vaccine.
We have concluded agreements to receive millions of additional doses to ensure that all Canadians have access to the third dose of the vaccine.
Thanks to one of the most successful vaccination campaigns in the world, most businesses here in Canada have safely reopened and our country's employment is now back to well above pre-pandemic levels. However, we know there are still workers and businesses whose livelihoods are being affected as a result of public health measures. That is why it is important to pivot our supports to more targeted measures that will provide help where it is needed most, and continue to create jobs and growth while prudently managing government spending.
Some may wonder how we can tell that we have reached this turning point in Canada's economic recovery from the COVID recession. Allow me to highlight several markers of our government's successful economic response plan that has brought us to where we are today.
Last year, in the Speech from the Throne, our government promised to create one million jobs, a goal we achieved in September of this year when Canada recovered all of the jobs lost at the worst point of the recession. There have been three million jobs recovered since the spring of 2020, a very impressive number. Our plan is working. We have now surpassed our target and have, in fact, recovered 106% of the jobs lost at the peak of the pandemic, significantly outpacing the United States, where just 83% of lost jobs have been recovered thus far.
By delivering significant fiscal policy support to the economy and avoiding the harmful austerity policies proposed by the Conservatives after the 2008 recession, our Liberal government has supported a much more rapid and resilient recovery. In fact, our economy is now back to pre-pandemic outputs many months earlier than in the 2008 recession, even though the COVID recession was four times deeper and more significant.
However, as welcome as these economic markers and signs of recovery are, our government recognizes that not all sectors of the economy are there yet. Some of the necessary health and safety measures that continue to save lives continue to be restrictive for our businesses and for certain sectors of the economy, and with the threat of omicron looming, we need to continue to provide support where and when it is needed. What this means for our government is that we are entering what I truly hope and believe will be the final pivot in delivering the support needed to ensure a robust, inclusive and strong recovery for our country.
The service industry continues to stimulate the recovery, but the progress made in the retail sector has been erased in part by the losses in other sectors, including the accommodation and food services sector.
As the Deputy Prime Minister and Minister of Finance indicated earlier, many of the business support programs ended in October with the reopening of our economy. However, we know that the work is not over. The federal government must continue to be there to support Canadians. That is exactly what we are doing with Bill C‑2, which is before us today. We are moving on from broad, sweeping support, which was appropriate at the height of the crisis, to more targeted measures that will provide help where it is still needed.
This includes extending the Canada recovery hiring program until May 2022, which would help us finish the fight against COVID and continue to ensure that lost jobs are recovered as quickly as possible. For eligible employers with current revenue losses above 10%, our government would provide a subsidy rate of 50% to enable employers to hire the staff they need to grow. In addition, our government is proposing to deliver targeted support to businesses that are still facing significant pandemic-related challenges.
As Parliamentary Secretary to the Minister of Tourism and Associate Minister of Finance, I am particularly concerned with the struggles still faced by the tourism industry and those who depend on it. Let us not sugar-coat it: The industry has gone through an absolutely devastating 21 months. Tourism revenues decreased by almost 50% between 2019 and 2020, going from $104 billion to just $53 billion, while jobs directly attributable to tourism decreased by 41%. Those numbers are shocking. We must acknowledge that hundreds of thousands of workers in the tourism industry have lost their jobs, and that although many industries have seen strong and sustained recovery, the tourism sector is still struggling to recover its losses.
We must recognize the very difficult situation they face, and that is why we are moving forward in Bill C-2 with a new targeted tourism and hospitality recovery program. This new support program would provide wage and rent subsidies to tourism and hospitality businesses still facing serious pandemic-related challenges. Eligible applicants include hotels, travel agents, airports and other businesses directly related to tourism. However, we recognize that many more businesses rely indirectly on tourism. After all, about 10% of all jobs in Canada are dependent directly or indirectly on tourism. That is why we have expanded the list of eligible recipients to include restaurants, parks, sports facilities, theatres, festivals and more.
I know that this help is absolutely critical. I have spoken to hundreds of independent restaurant and tourism operators, and I have heard first-hand the distress and angst they have at the prospect of closing their businesses, often their life's work. Local businesses, like a favourite neighbourhood restaurant, are what make our communities and main streets home. We cannot leave them behind. That is why we have brought forward Bill C-2 and why it is so urgent that it pass.
To help these businesses that are still facing significant difficulties, our government is proposing to provide support through three new programs for businesses still grappling with major pandemic-related challenges.
The first is the tourism and hospitality recovery program, which would provide support to, for example, hotels, tour operators, travel agencies and restaurants with wage and rent subsidies of up to 75%.
The second is the hardest-hit business recovery program, which would provide support to other businesses that have faced deep losses, with wage and rent subsidies of up to 50%.
The third is the local lockdown program, which would provide businesses that face temporary new local lockdowns up to the maximum amount available through the wage and rent subsidy programs.
Finally, to ensure that workers who must isolate due to illness or must stay home to take care of a family member can continue to receive financial support, we are extending the recovery sickness benefit and the recovery caregiving benefit.
These measures are essential for our economy and to protect Canadians' health. They should be supported by all parties in the House.
As my time draws to a close in this debate on Bill C-2, let me take this opportunity to address Canadians before we leave for the holidays. I would ask them to book their appointments for a third dose of the COVID-19 vaccine. The booster shot is incredibly important. As a mother to a young child, I will also take this opportunity to address Canadian parents from right across the country and encourage them to get their children vaccinated as well.
Let us do everything we can to help the provinces and territories avoid putting in place further lockdown measures. Let us do everything possible to avoid overwhelming our health care system and our hospitals. Let us do everything possible to keep each other safe and healthy.
As this may be my last opportunity to speak before the holidays, I wish you, Mr. Speaker, my colleagues and all Canadians a very happy holiday period, a safe holiday season and a healthy 2022.
Monsieur le Président, avec la montée du variant Omicron, il est absolument essentiel d'adopter le projet de loi C‑2 afin de mettre en place les mesures de soutien dont les entreprises et les travailleurs canadiens ont besoin.
Ce que nous avons appris au cours des 12 derniers mois, c'est que la politique économique la plus importante et la plus efficace est une politique qui protège la santé des Canadiens.
Je me permets de rappeler aux conservateurs et aux néo‑démocrates, qui ont voté contre le projet de loi, que nous sommes toujours en pandémie et que nos entrepreneurs et nos travailleurs continuent à faire face à des difficultés importantes. Ce n'est certainement pas le moment de les laisser tomber.
En cette période troublante où les cas du variant Omicron augmentent rapidement, le gouvernement fédéral est prêt à agir, et nous avons les ressources nécessaires pour le faire.
Dans la mise à jour économique et budgétaire présentée cette semaine, notre gouvernement a annoncé les investissements suivants: 2 milliards de dollars pour acheter des médicaments thérapeutiques qui permettront de sauver des vies et d'éviter des hospitalisations; 1,7 milliard de dollars pour acheter des tests rapides, afin de détecter les infections plus rapidement et briser les chaînes de transmission; et 7,3 milliards de dollars pour acheter des doses de rappel du vaccin.
Nous sommes confrontés à une menace sérieuse, mais nous sommes prêts. Réagir à cette menace va évidemment être la priorité du gouvernement fédéral.
Prenons du recul pour examiner la situation. Au début de la crise, le gouvernement a rapidement mis en place une vaste gamme de programmes généraux efficaces pour aider les Canadiens à surmonter le plus grave choc économique que notre pays ait connu depuis la Grande Dépression. Les mesures que nous avons prises étaient nécessaires et sans précédent.
Quelques semaines après le début de la crise sanitaire liée à la COVID‑19 au Canada, nous avons mis en place la Prestation canadienne d'urgence pour que les Canadiens qui avaient perdu leur emploi puissent continuer à se nourrir et à avoir un toit. Nous avons également mis en place la Subvention salariale d'urgence pour soutenir les entreprises, particulièrement les petites, ainsi que leurs employés et l'ensemble des travailleurs.
Ces mesures de soutien ont été absolument cruciales tant sur le plan économique que sanitaire. Comme l'ont récemment indiqué les responsables du FMI, les mesures de soutien budgétaire gouvernementales pendant la pandémie de COVID‑19 ont sauvé des vies et des emplois.
Ce n'est pas une coïncidence si parmi les pays du G7, le Canada se classe au deuxième rang pour ce qui est du faible nombre de décès liés à la COVID et encore une fois au deuxième rang pour ce qui est de la récupération d'emplois. C'est une conséquence directe de la résilience des Canadiens, mais également la preuve de l'incidence que peut avoir le gouvernement fédéral quand il priorise la population.
Les députés conservateurs de cette Chambre ne semblent pas être du même avis et choisissent plutôt de dénigrer les Canadiens qui ont eu besoin d'aide au plus fort de la pandémie. Le porte-parole conservateur en matière de finances a par exemple déclaré hier que les bénéficiaires de la PCU étaient des fraudeurs qui se remplissaient les poches.
Ce programme a aidé près de 9 millions de Canadiens et a été une véritable bouée de sauvetage pour un grand nombre d'entre eux, notamment des personnes âgées vulnérables et des travailleurs qui avaient perdu leur emploi et qui devaient nourrir leur famille. Il s'agit de nos voisins et de nos concitoyens. Ils ne devraient pas être dénigrés.
Je crois aux mesures de soutien que nous avons mises en place. Je soutiens également la décision qu'a prise le gouvernement de mettre fin à la PCU lorsque l'économie a repris et que des emplois étaient à nouveau disponibles. Nous pouvons prendre les bonnes décisions au bon moment, et nous le faisons, afin d'aider les personnes dans le besoin et de soutenir la croissance économique.
D'un bout à l'autre du pays, nos programmes ont servi de bouée de sauvetage pour les travailleurs et les entreprises. Ils ont permis de protéger des millions d'emplois et d'aider des centaines de milliers d'entreprises canadiennes à traverser les pires jours de la pandémie.
Toutefois, soyons clairs, ces mesures d'urgence ont toujours été conçues pour être temporaires et pour nous aider à traverser la crise. Heureusement, nous sommes aujourd'hui dans une nouvelle phase, très différente des chapitres les plus sombres de notre lutte contre la COVID‑19. Non seulement nous avons récupéré 106 % des emplois perdus durant la COVID‑19, mais notre économie connaît une reprise très robuste. Lors du dernier trimestre, le taux de croissance était de 5,4 %, ce qui équivaut à deux fois plus que les attentes.
Nous avons aussi une des campagnes de vaccination les plus efficaces et réussies au monde. En effet, 64 millions de doses ont déjà été administrées et plus de 80 % des Canadiens de 5 ans et plus ont reçu deux doses du vaccin.
Nous avons conclu des ententes afin de recevoir des millions de doses supplémentaires, afin de nous assurer que tous les Canadiens et toutes les Canadiennes auront accès à la troisième dose du vaccin.
Grâce à l'une des campagnes de vaccination les plus efficaces du monde, la plupart des entreprises canadiennes ont pu rouvrir leurs portes de façon sécuritaire. De plus, le taux d'emploi du Canada a pu être rétabli et dépasse même de beaucoup ce qu'il était avant la pandémie. Nous sommes toutefois conscients qu'il y a encore des travailleurs et des entreprises qui souffrent des mesures sanitaires. C'est la raison pour laquelle il est important d'adopter des mesures ciblées qui aideront les gens et les entreprises qui en ont le plus besoin, et de continuer à favoriser l'emploi et la croissance économique, tout en administrant prudemment les dépenses publiques.
Certains se demandent peut-être ce qui nous permet de dire que nous avons atteint un tournant dans la reprise économique d'après la récession causée par la COVID‑19. Qu'on me permette de mentionner quelques-uns des signes qui prouvent l'efficacité du plan d'intervention économique qui nous a permis d'être là où nous sommes aujourd'hui.
L'an dernier, le gouvernement avait promis, dans le discours du Trône, de créer 1 million d'emplois. Nous avons atteint cet objectif en septembre dernier lorsque le Canada a récupéré tous les emplois qu'il avait perdus au pire moment de la récession. Depuis le printemps 2020, nous avons récupéré 3 millions d'emplois, ce qui est très impressionnant. Notre plan fonctionne. Nous avons maintenant dépassé cet objectif puisque, dans les faits, nous avons récupéré 106 % des emplois perdus au pire de la pandémie. Nous avons ainsi dépassé de beaucoup les États‑Unis, où à peine 83 % des emplois perdus ont été récupérés jusqu'à présent.
En mettant en œuvre d’importantes mesures fiscales pour soutenir l’économie et en évitant les politiques d’austérité néfastes proposées par les conservateurs à la suite de la récession de 2008, le gouvernement libéral a favorisé une relance beaucoup plus rapide et résiliente. En fait, notre économie est maintenant revenue au niveau de rendement d’avant la pandémie, alors que cela s’était produit de nombreux mois plus tard lors de la récession de 2008, bien que la récession liée à la COVID ait été quatre fois plus sévère.
Cependant, aussi opportuns que puissent être ces indicateurs économiques et ces signes de relance, le gouvernement est conscient que tous les secteurs de l’économie n’ont pas encore retrouvé leur plein rendement. Certaines des mesures de santé et de sécurité qui continuent à sauver des vies imposent encore des restrictions à nos entreprises et à certains secteurs de l’économie et, avec la menace que représente le variant omicron, nous devons continuer à offrir des mesures d’aide là où elles sont requises. Pour le gouvernement, cela signifie que nous entrons dans ce qui, je crois et j’espère sincèrement, constituera le dernier tournant dans la prestation de l’aide requise pour assurer une relance forte, durable et inclusive pour notre pays.
L'industrie du service continue de stimuler la relance, mais les gains réalisés dans le secteur du commerce de détail ont été effacés en partie par les pertes connues dans d'autres secteurs, notamment le secteur des services d'hébergement et de restauration.
Comme la vice-première ministre et ministre des Finances l'a indiqué plus tôt, en octobre, plusieurs programmes de soutien financier aux entreprises ont pris fin avec la réouverture de notre économie. Or nous savons que le travail n'est pas terminé. Le gouvernement fédéral doit continuer d'être là pour soutenir les Canadiens. C'est exactement ce que nous faisons au moyen du projet de loi C‑2, qui est devant nous aujourd'hui. Nous passons d'un appui large et général, qui était approprié au plus fort de la crise, à des mesures plus ciblées qui apporteront une aide là où elle est encore nécessaire.
Ces mesures comprennent la prolongation du Programme d’embauche pour la relance économique du Canada jusqu’en mai 2022, ce qui devrait nous aider à finir la lutte contre la COVID et à veiller à ce que les emplois perdus soient retrouvés le plus rapidement possible. Pour les employeurs admissibles affichant des pertes courantes de revenus de plus de 10 %, le gouvernement offrirait un taux de subvention de 50 % afin d’aider les employeurs à embaucher les employés dont ils ont besoin pour faire croître leur entreprise. En outre, le gouvernement propose d’offrir une aide ciblée aux entreprises toujours aux prises avec d’importantes difficultés découlant de la pandémie.
En tant que secrétaire parlementaire de la ministre du Tourisme et ministre associée des Finances, je m’intéresse tout particulièrement aux difficultés que rencontre l’industrie du tourisme et ceux qui en dépendent. Ne nous cachons pas la réalité: l’industrie vient de traverser une période dévastatrice de 21 mois. Les revenus du tourisme ont chuté de près de 50 % entre 2019 et 2020, passant de 104 milliards à tout juste 53 milliards de dollars, tandis que le nombre d’emplois directement attribuables au tourisme a diminué de 41 %. Ces chiffres sont renversants. Il faut savoir que des centaines de milliers de travailleurs de l’industrie du tourisme ont perdu leur emploi et que, même si de nombreuses industries connaissent une reprise vigoureuse et soutenue, ce n’est pas le cas du secteur du tourisme qui a encore du mal à s’en sortir.
Nous devons faire quelque chose pour aider ce secteur, et c’est la raison pour laquelle nous proposons le projet de loi C-2 et le nouveau Programme de relance pour le tourisme et l’accueil. Ce nouveau programme offrira des subventions salariales et des subventions pour le loyer aux entreprises de ce secteur qui continuent d’être durement touchées par la pandémie. Parmi les organisations admissibles figurent les hôtels, les agences de voyages, les aéroports et les entreprises directement liées au tourisme. Nous sommes toutefois bien conscients qu’il y a beaucoup d’autres entreprises qui dépendent indirectement du tourisme. En fait, environ 10 % de tous les emplois du Canada dépendent directement ou indirectement du tourisme. C’est la raison pour laquelle nous avons élargi la liste des organisations admissibles aux restaurants, parcs, complexes sportifs, théâtres, festivals, et cetera.
Je sais que ce soutien est vital. J’ai discuté avec des centaines de gérants de restaurants indépendants et de voyagistes, et j’ai compris la détresse et l’angoisse qu’ils éprouvaient à la perspective de fermer leur entreprise, qui, dans bien des cas, représente le travail de toute une vie. Les commerces locaux, comme le restaurant de proximité qu’on aime bien, sont la source de vitalité de nos collectivités et de nos rues. Nous ne pouvons pas les abandonner. C’est la raison pour laquelle nous proposons le projet de loi C-2, que je vous invite à adopter rapidement.
Afin de soutenir ces entreprises qui font encore face à d'importantes difficultés, notre gouvernement propose d'apporter un soutien par l'entremise de trois nouveaux volets aux entreprises qui sont encore aux prises avec d'importants défis liés à la pandémie.
Premièrement, cela comprend le Programme de relance pour le tourisme et l'accueil, qui offrirait un soutien, par exemple, aux hôtels, aux organisateurs de voyages, aux agences de voyages et aux restaurants, par l'entremise de programmes de subvention salariale et de subvention pour le loyer, dont le taux de subvention pourrait atteindre 75 %.
Deuxièmement, le Programme de relance pour les entreprises les plus durement touchées offrirait, par l'entremise de programmes de subvention salariale et de subvention pour le loyer, un soutien à d'autres entreprises ayant enregistré de lourdes pertes, et ce, avec un taux de subvention pouvant atteindre 50 %.
Troisièmement, le Programme en cas de confinement local fournirait aux entreprises qui font face à de nouveaux confinements locaux temporaires du soutien jusqu'à un montant maximal disponible dans le cadre des programmes de subvention salariale et de subvention pour le loyer.
Enfin, pour s'assurer que les travailleurs qui doivent s'isoler pour cause de maladie ou que ceux qui doivent rester à la maison pour prendre soin d'un proche puissent continuer de recevoir un appui financier, nous prolongeons les prestations de relance de maladie et pour les proches aidants.
Ce sont des mesures essentielles pour notre économie et pour protéger la santé des Canadiens. Elles devraient recevoir l'appui de tous les partis à la Chambre.
Puisqu’il ne me reste plus beaucoup de temps de parole dans ce débat sur le projet de loi C-2, j’aimerais profiter de l’occasion, avant l’ajournement des Fêtes, pour encourager les Canadiens à prendre rendez-vous pour la troisième dose du vaccin contre la COVID‑19. Ce rappel est très important. En tant que mère d’un enfant en bas âge, je profite également de l’occasion pour inviter les parents canadiens de tout le pays à faire vacciner leurs enfants.
Nous devons faire tout ce que nous pouvons pour aider les provinces et les territoires à éviter d’autres mesures de confinement. Nous devons faire tout ce que nous pouvons pour éviter de surcharger le système de santé et nos hôpitaux. Nous devons faire tout ce que nous pouvons pour assurer la santé et la sécurité d’autrui.
Comme c’est peut-être la dernière occasion que j’aurai de prendre la parole avant les Fêtes, je tiens à vous souhaiter, à vous Monsieur le Président, à mes collègues et à tous les Canadiens, de passer de très joyeuses Fêtes en toute sécurité et de rester en bonne santé en 2022.
View Marty Morantz Profile
CPC (MB)
Mr. Speaker, I would like to ask the member, in her capacity as the Parliamentary Secretary to the Minister of Tourism, about the 12,000 independent travel advisers across the country who are suffering because of a lack of supports within Bill C-2. As the member may be aware in her capacity as the parliamentary secretary, many of these travel advisers had their commissions clawed back. They were not earning zero income; they were earning less than zero income and had to pay money back to the airlines. With the latest travel advisory, there will be more cancellations, and my understanding is that they are not eligible under Bill C-2 at this point.
Monsieur le Président, j’aimerais demander à la députée, puisqu’elle est secrétaire parlementaire du ministre du Tourisme, ce qu’il va advenir des 12 000 agents de voyage indépendants de partout au Canada pour qui aucune aide n'est prévue dans le projet de loi C‑2. La députée n’est pas sans savoir, puisqu’elle est secrétaire parlementaire, qu’un grand nombre de ces agents de voyage ont dû rembourser leurs commissions. Ils ne touchaient aucun revenu mais ils ont dû quand même rembourser les compagnies aériennes. Suite à la dernière recommandation aux voyageurs, il y aura encore plus d’annulations, et si j’ai bien compris, ces agents ne sont toujours pas admissibles aux subventions prévues dans le projet de loi C‑2.
View Rachel Bendayan Profile
Lib. (QC)
Mr. Speaker, I would like to thank my colleague for his concern and his dedication to the tourism sector and to independent travel agents and advisers.
As I mentioned in my speech, Bill C-2 will be open and they will be eligible to apply for supports. I also note that we did extraordinary work to support Canadians when they had to cancel their travel plans last year at the height of the pandemic.
We will be there to support Canadians, as I know this is a volatile period. Of course, many plans are being changed right before the holidays. However, this is the right thing to do. We must keep Canadians safe. We do not know what other countries around the world may do. They may close their airspace, and we certainly do not want Canadians to be stranded abroad. That is why we have issued the travel advisory. We will continue to do everything necessary to continue to keep Canadians safe.
Monsieur le Président, je remercie mon collègue de se préoccuper de la situation du secteur du tourisme et des agents de voyage indépendants.
Comme je l’ai dit dans mon intervention, le projet de loi C‑2 va permettre aux agents de voyage de faire une demande de subvention. Je tiens à rappeler que nous avons pris des mesures extraordinaires pour venir en aide aux Canadiens lorsqu’ils ont dû annuler leurs projets de voyage l’an dernier, au plus fort de la pandémie.
Nous allons continuer d’aider les Canadiens pendant cette période particulièrement incertaine. De nombreuses personnes sont déjà en train de changer leur projet de voyage pour les Fêtes, et c’est ce qu’il faut faire. Nous devons assurer la sécurité des Canadiens. Nous ne savons pas ce que les autres pays vont faire, peut-être qu’ils vont décider de fermer leur espace aérien, et nous ne voulons pas que les Canadiens soient coincés à l’étranger. C’est la raison pour laquelle nous avons émis une recommandation aux voyageurs. Nous allons continuer de faire tout ce qui est nécessaire pour assurer la sécurité des Canadiens.
View Mario Simard Profile
BQ (QC)
View Mario Simard Profile
2021-12-16 11:00
Mr. Speaker, I listened carefully to my colleague's speech. She started it by saying that her government had procured vaccines. That is absolutely true. What I find strange, though, is how, in the economic update, the government used these vaccine procurements as an excuse for why it would not invest in health care until 2027.
My colleague concluded her speech by emphasizing how important the third dose will be, especially to protect our children. I just want to point out that—
Monsieur le Président, tout à l'heure, j'écoutais attentivement ma collègue. Elle a commencé son discours en nous disant que son gouvernement a acheté des vaccins. C'est vrai, c'est tout à fait vrai. Or, ce que je trouve bizarre, c'est que, dans la mise à jour économique, le gouvernement se dédouane en disant qu'il n'investira pas en santé jusqu'en 2027 parce qu'il a acheté des vaccins.
Ma collègue a fini son discours en démontrant à quel point la troisième dose va être importante, notamment pour protéger nos enfants. Je lui ferais simplement remarquer que...
View Chris d'Entremont Profile
CPC (NS)
The hon. member for Edmonton Strathcona.
La députée d’Edmonton Strathcona a la parole.
View Heather McPherson Profile
NDP (AB)
Mr. Speaker, I have a point of order. I would really like to hear this question; it is very important to me. However, unfortunately, I cannot because of interpretation.
Monsieur le Président, je voudrais invoquer le Règlement. J’aimerais bien entendre la question, car cela m’intéresse beaucoup, mais malheureusement, l’interprétation n’a pas fonctionné.
View Chris d'Entremont Profile
CPC (NS)
I thank the member for Edmonton Strathcona. The problem is now fixed and the member for Jonquière may continue.
Je remercie la députée d'Edmonton Strathcona. Le problème est maintenant réglé et j'invite le député de Jonquière à poursuivre.
View Mario Simard Profile
BQ (QC)
View Mario Simard Profile
2021-12-16 11:01
Mr. Speaker, my colleague was urging people to get vaccinated and get the third dose. However, if we want to get people vaccinated, we need to hire nurses, and to hire nurses the government needs to provide health transfers. Does my colleague agree with her government's plan to wait until 2027 to provide financial support to the provinces?
Monsieur le Président, ma collègue disait qu'il faut insister sur la troisième dose et sur la vaccination. Or, pour vacciner les gens, il faut embaucher des infirmières et, pour embaucher des infirmières, il faut transférer de l'argent en santé. Ma collègue est-elle d'accord avec l'intention de son gouvernement de ne pas offrir de soutien financier aux provinces jusqu'en 2027?
View Rachel Bendayan Profile
Lib. (QC)
Mr. Speaker, that is a very important question, but I want to correct something my colleague said. We will continue to make health transfers to the provinces and territories. That is what we have always done and that is what we will continue to do. That is how Canada's health care system works.
We procured all of the vaccines, we bought the tools and equipment required to administer these vaccines and we sent all of that to the provinces and territories. The booster shots will be no different.
Monsieur le Président, cette question est très importante, mais je dois corriger mon collègue: nous allons continuer de transférer de l'argent aux provinces et aux territoires en matière de santé. Nous l'avons toujours fait, nous allons continuer de le faire. C'est comme cela que notre système de santé au Canada fonctionne.
Nous avons acheté tous les vaccins, nous avons acheté les outils et l'équipement nécessaires pour pouvoir administrer ces vaccins, et nous avons envoyé tout cela aux provinces et aux territoires. Nous allons continuer de le faire pour les doses de rappel.
View Heather McPherson Profile
NDP (AB)
Mr. Speaker, I would like to thank my colleague for her holiday greetings. I also hope that she has a wonderful holiday season.
She talked about how proud she is of the Canadian government's response with regard to vaccines and also said she hopes this is the final pivot we need to make as we deal with the omicron variant. What I will ask her about, though, is our response globally.
What we know about the omicron variant is that it is happening because we did not allow populations around the world to get the vaccines they need. Is it not smart to not only vaccinate Canadians, as important as that is, but protect Canadians? For an actual global recovery, we will need to vaccinate everyone, but unfortunately the government still refuses to support the TRIPS waiver.
Monsieur le Président, je remercie ma collègue de ses bons vœux. Je lui souhaite à mon tour de joyeuses Fêtes.
Elle a dit combien elle était fière des mesures prises par le gouvernement canadien en ce qui concerne la vaccination, et elle a dit aussi espérer que ce serait le dernier train de mesures pour lutter contre la COVID, alors que nous sommes maintenant aux prises avec le variant Omicron. J’aimerais toutefois lui poser une question sur notre action en général.
Nous savons que l’apparition du variant Omicron est attribuable au fait que nous n’avons pas permis aux populations du monde entier d’avoir accès aux vaccins. Ce n’est pas très intelligent d’avoir vacciné uniquement les Canadiens, même si c’est important, alors que nous savons pertinemment que, pour assurer une reprise de l’activité mondiale, il faut vacciner toutes les populations du monde. Pourquoi le gouvernement refuse-t-il toujours d’appuyer la dérogation à l’Accord sur les ADPIC?
View Rachel Bendayan Profile
Lib. (QC)
Mr. Speaker, I feel quite strongly about this. I was the parliamentary secretary for international trade and worked first-hand on this issue.
Canada was a leader at the WTO when we were discussing the TRIPS waiver. Many countries in the WTO did not want to have that discussion. We were actually a convening power to bring everybody to the table. Many other issues are causing countries around the world to have difficulty in providing vaccines to their populations. It is not just access; it is also about vaccine hesitancy and manufacturing capability.
It is a complex issue, but I fully agree with my colleague that this pandemic is not over anywhere until it is over everywhere.
Monsieur le Président, j’ai beaucoup travaillé sur ce dossier quand j’étais secrétaire parlementaire du ministre du Commerce international.
Le Canada a été un chef de file à l’OMC lorsque nous avons discuté de la dérogation à l’Accord sur les ADPIC. Beaucoup de pays de l’OMC ne voulaient même pas en parler. Nous avons usé de notre influence pour amener tout le monde à la table de discussion. Mais l’accès au vaccin n’est pas le seul problème, il y en a bien d’autres qui empêchent certains pays de vacciner leur population. Il y a en effet la réticence de ces populations, et les capacités de production des vaccins.
C’est une question complexe, mais je suis tout à fait d’accord avec ma collègue pour dire que cette pandémie ne se terminera que lorsqu’elle aura disparu de la surface de la planète.
View Garnett Genuis Profile
CPC (AB)
Mr. Speaker, in the government's fiscal update, the government proposes to provide $37.4 million over three years, starting in 2021-22, to Transport Canada to support the implementation and oversight of this vaccine mandate for federally regulated air, rail and marine employees and passengers. The government is saying that it is going to provide this funding over a three-year period.
How long does the government plan on leaving in place a vaccine mandate for interprovincial travel? Is the government contemplating doing it for three years, beyond three years or even permanently? What is the government's intention with respect to this?
Monsieur le Président, dans sa mise à jour économique, le gouvernement propose de verser à Transports Canada 37,4 millions de dollars sur trois ans, à partir de 2021-2022, pour appuyer la mise en œuvre et la surveillance de l’obligation vaccinale pour les employés et les passagers des secteurs du transport aérien, ferroviaire et maritime sous réglementation fédérale. Le gouvernement annonce qu’il va fournir ce financement pendant trois ans.
Pendant combien de temps le gouvernement envisage-t-il d’imposer cette obligation vaccinale aux déplacements interprovinciaux? Envisage-t-il de le faire pendant trois ans ou plus, voire indéfiniment? Quelle est l’intention du gouvernement à ce sujet?
View Rachel Bendayan Profile
Lib. (QC)
Mr. Speaker, I appreciate the sentiment from which the question comes, but, very respectfully, I would point out that three months ago we had never heard of omicron. Therefore, to ask what our plan is with respect to vaccine mandates for federal workers over a period of the next three years is fooling ourselves into thinking we can plan three years in advance.
What the government is doing, and I believe what all members of the House are doing, is reacting to circumstances as we have information and as we understand how COVID-19 continues to mutate and evolve. We will take whatever actions are necessary to keep Canadians safe. As I have said before, we have to be vigilant and we have to take the appropriate steps at the appropriate time.
Monsieur le Président, je comprends pourquoi le député me pose cette question, mais il ne lui aura pas échappé qu’il y a trois mois, nous n’avions jamais entendu parler d’Omicron. Par conséquent, il serait illusoire de faire des plans au-delà de trois ans en ce qui concerne l’obligation vaccinale des employés fédéraux.
Le gouvernement s’efforce, comme tous les députés je suppose, de réagir en fonction des informations dont il dispose sur l’évolution et la mutation du virus de la COVID‑19. Nous prendrons toutes les mesures nécessaires pour assurer la sécurité des Canadiens. Comme je l’ai déjà dit, nous devons être vigilants et prendre les mesures appropriées au bon moment.
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NDP (BC)
Mr. Speaker, my hon. colleague just mentioned that we had not heard of the omicron variant three months ago. That is true, but for over a year, epidemiologists, infectious disease specialists and the WHO have been warning Canada and all countries that if we do not vaccinate the developing world, a variant of concern will eventually develop and it will come to our country. The fact that Canada and other countries have stood by while only 10% of Africa is vaccinated has helped contribute to the omicron variant.
Will the member stand in the House and state clearly for Canadians that she supports the waiver of the patent rules at the WTO to enable countries like South Africa, India and others to start producing vaccines? Does she support that waiver, because the Canadian government has not said that directly yet?
Monsieur le Président, ma collègue vient de dire qu’il y a trois mois, nous n’avions jamais entendu parler du variant Omicron. C’est vrai, mais depuis plus d’un an, les épidémiologistes, les spécialistes des maladies infectieuses et l’OMS ne cessent de nous dire que si nous ne vaccinons pas les pays en développement, un variant préoccupant finira par apparaître et se propager jusque chez nous. Le fait que le Canada et d’autres pays n’aient rien fait alors que 10 % seulement des populations d’Afrique étaient vaccinées a contribué à l’apparition du variant omicron.
La députée est-elle prête à affirmer haut et fort qu’elle appuie la dérogation aux règles sur les brevets, à l’OMC, pour que des pays comme l’Afrique du Sud et l’Inde puissent commencer à fabriquer des vaccins? Est-elle en faveur de cette dérogation, parce que le gouvernement canadien ne l’a toujours pas dit clairement?
View Rachel Bendayan Profile
Lib. (QC)
Mr. Speaker, what I support is everybody in this world getting vaccinated. How we get there is very complex. It involves working with pharmaceutical companies. It involves educating populations as to the importance of vaccines. It also involves ensuring that the manufacturing capacity of these developing countries is going to produce vaccines that are safe for our populations.
I fully support the sentiment that my colleague brings to the House about the importance of vaccinating the entire world, but we need to ensure that it is done well and it is done in a smart way. That is the conversation Canada is engaged in at the WTO.
Monsieur le Président, ce que je préconise, c’est que la population du monde entier soit vaccinée. Mais ce n’est pas une tâche facile, loin de là. Il faut collaborer avec les sociétés pharmaceutiques, sensibiliser les populations à l’importance des vaccins, et s’assurer que les fabricants des pays en développement produiront des vaccins sécuritaires pour nos populations.
Je suis tout à fait d’accord avec mon collègue quant à la nécessité de vacciner les populations du monde entier, mais il faut s'assurer que cela se fait correctement et intelligemment. Voilà la discussion à laquelle le Canada participe au sein de l’OMC.
View Kevin Lamoureux Profile
Lib. (MB)
Mr. Speaker, back on October 21, the Prime Minister and the government announced that, as a priority, they would be coming out with ongoing support programs. That is the essence of this bill.
Could my colleague provide her thoughts on why Bill C-2 is so important, as we want to continue to support people and businesses?
Monsieur le Président, le 21 octobre, le premier ministre et le gouvernement ont annoncé que leur priorité était de proposer des programmes de soutien, d’où la présentation de ce projet de loi.
J’invite ma collègue à nous dire pourquoi le projet de loi C‑2 est très important, et comment nous voulons continuer de venir en aide aux particuliers et aux entreprises.
View Rachel Bendayan Profile
Lib. (QC)
Mr. Speaker, we came forward with Bill C-2 in response to what we heard on the ground. I have been speaking to businesses and workers. The tourism industry needs the support that is found in Bill C-2. I have been speaking to caregivers, as I am sure others in the House have, and they need the supports that are also found in Bill C-2. We are also extending sick leave benefits through this bill. I do not need to remind the House how incredibly important that is with this new wave of omicron.
Before the House adjourns for the holiday season, we must pass Bill C-2 so we can be prepared to support Canadians in their time of need.
Monsieur le Président, nous avons décidé de présenter le projet de loi C‑2 à la suite des commentaires que nous avions entendus sur le terrain. J’ai discuté avec des entrepreneurs et des employés. L’industrie du tourisme a besoin des mesures de soutien que prévoit le projet de loi C‑2. J’ai discuté avec des aidants naturels, comme d’autres députés sans doute, et je sais qu’ils ont besoin des mesures que prévoit le projet de loi C‑2. Nous y prolongeons également la prestation canadienne de maladie, dont je n’ai pas besoin de rappeler l'importance étant donné l'arrivée du nouveau variant Omicron.
Nous devons adopter le projet de loi C‑2 avant l’ajournement de la Chambre pour la période des Fêtes afin d'être prêts à aider les Canadiens en ces temps difficiles.
View Pierre Poilievre Profile
CPC (ON)
Mr. Speaker, yesterday we learned that Canada's inflation rate is at its highest point in 30 years and that the 4.7% inflation rate is growing about 2% faster than Canadians' wages. For the average Canadian, that is equivalent to a pay cut.
We talked about “Justinflation” and said the government was behind this inflation rate. What the Liberals said in their own defence was worse than the allegation. Let me explain. They said that the inflation rate was the result of global supply chains being disrupted by COVID-19, leading to higher prices. That is a bizarre explanation, since it is the prices for Canadian products that are rising the most. For example, the cost of home heating has gone up 26%.
In Canada, we have 1.3 trillion cubic feet of natural gas. That domestic energy supply provides heating for Canadian families. It has nothing to do with global supply chains.
In addition, gas prices have gone up 43%. What do we have right here in Canada? We have the second-largest oil and gas reserves in the world. In that case, why are we relying on global supply chains?
Yesterday, the Prime Minister said that we are relying on foreign oil in order to save the planet. He even mocked the Conservative Party by saying that those who want to produce oil here simply want to “drill, baby, drill”. However, he is the one who wants to “drill, baby, drill”, just anywhere else in the world besides Canada.
The other day, I was in Saint John, New Brunswick. As I gazed out over the ocean, I saw a big ship that was carrying oil from the Middle East to Canada, oil coming from Egypt. Oil from the Red Sea was loaded onto that ship on Egypt's north coast, on the Mediterranean. How did the Egyptians get that oil from the Red Sea to the Mediterranean? They did so with the help of a pipeline.
The government is in favour of the pipelines that Egypt built to carry oil from the Middle East to a ship that has to cross the entire Atlantic Ocean. Ironically, that ship burns diesel fuel and increases the risk of oil spills in the ocean in order to bring that oil to eastern Canada at a higher price. Eastern Canadians are paying more for gas and other oil products. Why? It is because the Government of Canada blocked the extension of a pipeline from western Canada to Saint John, New Brunswick.
The Prime Minister says that the cost of gas is too high because of problems in the global supply chain. This policy is even more reprehensible when we know that if he had allowed a pipeline to be built and increased production of western oil, which is green, instead of importing more from the Middle East, our oil could have been delivered to Canadians in New Brunswick, Nova Scotia and elsewhere in eastern Canada.
Thirdly, according to the Agri-Food Analytics Lab at Dalhousie University, the cost of food for a middle-class family will increase by $1,000 next year. A single mother will have to pay $1,000 more to feed her children.
Canada ranks third in the world for the amount of farmland per capita. Why is the government saying that global supply chains are responsible for the rising cost of food in Canada when we have the capacity to produce our own food? We have enough farmers and land to produce our own food, so let us take advantage of that.
In fact, if every Canadian had an equal share of that land, we would each have the equivalent of 33 football fields. Canada clearly has enough land to produce its own food and should be able to manage that, but it cannot because carbon taxes, red tape and other regulations prevent our farmers from producing more food more affordably.
Yesterday, the Canadian Real Estate Association announced that housing prices have gone up 20% to 25% since last year, despite Canada being second only to Russia in sheer size. Canada also has enough lumber to build more houses, so the Liberals cannot blame global supply chains for the rising cost of land in Canada, because the Earth was created thousands of years ago, long before we got here. That land is already here and is not dependent on global supply chains, so the problem is here.
Canada is not producing enough energy to heat our homes and put gas in our cars. We are not producing enough food to feed our people, and we are not building enough houses to shelter them. About 85% of young Canadians say they want to buy a house, but they cannot afford to. As the very wealthy owners of big cottages and palatial homes watch their property values rise, people who have to rent are getting poorer and poorer because the value of the dollar is shrinking by the day.
What are we producing here in Canada? We are producing money. We are printing more money. Perhaps the only way the government has found to support the forestry sector is to produce more paper money. The reality is that when there are 400 billion more dollars chasing the same number of goods, prices go up.
There is another way to go. For example, Switzerland has a 1.5% inflation rate. That is one-third of our inflation rate. Why is inflation lower in Switzerland? It is because they are not printing any money. In Switzerland, the money supply went up 6%, compared to 23% in Canada. Canada is printing four times more money, which is why our inflation rate is four times higher than Switzerland's.
People will say we cannot consume everything Canada produces. It is true that we could not possibly consume all the oil and gas, natural gas, food and all the other products we make. However, one way to fight inflation is to sell more products around the world in order to bring up the value of our dollar. If we export more of our high-value products, that has to increase the value of our dollar, and it means we can buy more on the world markets.
We are seeing this in Switzerland. Since the Swiss franc is worth 8% more than the U.S. dollar, Switzerland has a competitive advantage when purchasing products on the international market. The Swiss franc has far more power, because it is worth more. The Canadian dollar is worth 20% less than the U.S. dollar, so we have less purchasing power in international markets.
Using and producing more of our own resources is not only about providing products to our own population. It also serves to increase the value and purchasing power of our dollar internationally.
Before anyone rushes to say that a stronger dollar is bad for our exports, I would point out that that is not what happened in Switzerland. In fact, the Swiss enjoy a trade surplus in terms of international trade, meaning they sell more to the rest of the world than they purchase. Why? Because they give their businesses the freedom to produce more. The Swiss create products, while Canada prints money. That is what needs to change.
The Conservative Party's policy is about supporting the construction of new pipelines in order to provide clean, affordable energy to our own population and to export it to the rest of the world. It is about allowing our energy companies to produce natural gas to provide Canadians with more affordable heating options. It is about allowing our farmers to sell more of the food they produce at a more reasonable cost. It is about selling 15% of the 37,000 federally owned buildings that are underutilized, especially since the onset of COVID-19 and the increase in teleworking, and converting them into affordable housing.
Rather than printing money, we will create more products, which can be purchased with money. That is our approach: purchase more and spend less. Let us do this with paycheques, not debt.
Statistics Canada reported a 30-year high in inflation. Inflation rising 2% faster than wages means a real pay cut for Canadians, and the government's defence against the allegation that it was to blame was worse than the charge. It claimed that the cause is COVID disruptions to international supply chains. The question is this: Why would we need international supply chains for the products that are rising most quickly in price, when those same products are made here in Canada?
Energy, food and real estate have increased more than almost any other product in the basket of goods Canadians buy. What do we have? We have energy, we have farmland and we have land and lumber for housing, so why is our country so dependent on the rest of the world for the goods that we have beneath our feet right here at home?
Let us go through them.
Home heating has gone up 26% in one year. Canada has 1,300 trillion cubic feet of natural gas. Why are we depending on the rest of the world to heat our homes, when we have the energy to do it right under our feet here in Canada?
Gas is up 43%. What we do have here? We have the second-biggest supply of oil on planet earth, and yet the Prime Minister says we should not produce it here. He even tried to mock others by accusing them of them “Drill, baby, drill!”, but “Drill, baby, drill!” is his policy. He wants to drill oil wells all around the world; he just does not want any of the wages from those drilling projects to go to Canadian workers.
I stood at the Bay of Fundy, looking out at the Atlantic Ocean two weeks ago, watching a tanker that had travelled from the northern coast of Egypt through the Mediterranean and all the way to Saint John, where it will have been processed at the Irving refinery. Do members know how they got the oil onto that tanker? It was by a pipeline that went from the Red Sea across northern Egypt to the Mediterranean. Do not tell me this Prime Minister is against pipelines. He is in favour of every pipeline that one could build anywhere outside of Canada, as long as it does not use Canadian steel, pay Canadian wages, hire Canadian energy workers or provide jobs to refinery workers in eastern Canada. As long as the paycheques go to other countries, he is 100% in favour of pipelines.
Now, to go back to inflation, the question is this: Why are we paying a premium for Saudi, middle eastern, African and American oil when we have the second-biggest supply here in Canada? That should not be a question of international supply chains; it should be a question of domestic self-sufficiency.
The next issue is food, which is up $1,000 next year, according to Dalhousie University's food institute. It expects that the average family will spend an extra grand feeding itself next year. Why? We have the third-largest area of farmland per capita in the world, and we have the best farmers, so why can we not supply our own nutritious food? The answer is that our foreign competitors do not apply carbon taxes at our rate to the farmers who are producing their food, nor do they face the same kind of regulatory and red-tape obstacles that drive up food production. Therefore, our farmers have to pass those costs on to consumers in the form of inflation, and our consumers then have to rely, embarrassingly and humiliatingly, on foreign supply chains to feed ourselves, even while we have been blessed with the best and the third-largest area of farmland on planet earth.
Then we come to housing. Just yesterday, the Canadian Real Estate Association reported that Canada has seen a 20% to 25% increase in real prices, which is the single biggest increase on record ever. Not adjusted for seasonal variation, the average house now costs $720,000 and it is over a million bucks to buy the average house, not a mansion, in Canada's biggest city, Toronto.
We are developing in this country a landed aristocracy of extremely wealthy people who make more money through the appreciation of their real estate than they do from the wages of their labour, while we have a growing class of working millennials who now have no hope of ever owning a home.
According to an Ipsos survey, 85% of millennials say they want to own a home but cannot afford to. Who would be surprised about that when one has to pay a million dollars. One would have to save up $100,000 in order to make a down payment on the average home in Toronto today at 10% down. If a person is saving $500 a month, that is 200 months to save up for a down payment to have the privilege of then bearing a mortgage of $900,000.
We have the second-biggest housing bubble in the world, according to Bloomberg. Again, how does one blame that on foreign supply chains? By definition, land does not have supply chains. It is already here under our feet, and we have the second-biggest land mass on earth. If we spread Canadians out evenly, each and every one of them would have 33 CFL-sized football fields to themselves. We would not actually be able to see another person in Canada if we were spread out evenly. We have more places in Canada where there is no one than we have places where there is anyone, yet we cannot find room to house our own people. This is ridiculous.
Vancouver and Toronto are the second and fifth most unaffordable housing markets in the world when we compare median income to median house prices, more unaffordable than Manhattan; San Francisco; London, England; Singapore and countless other places with less land, more money and more people. Why? One cannot blame international supply chains or COVID for that. In fact, all the land and almost all the housing on the market today was built before the first case of COVID even hit our shores. As a result, one cannot blame any of those things. This is, by definition, a homemade problem, pun intended.
The government's defence for its 30-year high in inflation is ironically worse than the allegation itself. It has created an economy where we cannot supply ourselves with the very things God blessed this land with before we even arrived here. We have more land, yet we cannot grow our own food. We have more lumber, yet we cannot build our own homes. We have more energy, yet we cannot heat or power our lives. We are hopelessly dependent on the rest of the world, and that is why, when prices go up, we are so weak in trying to pay the price for it.
Some will say it is not that simple and we cannot simply supply every Canadian with domestically generated goods. What we can do, where we have to buy on an international level, is have more purchasing power with a stronger dollar. When we compete for scarce global goods, we do so against countries that have real purchasing power.
I give the example of Switzerland. It has increased its money supply by 6% since COVID struck. We increased ours by 23%. What is the result? Its inflation is 1.5% and our inflation is more than three times higher, at 4.7%.
Part of that is because the Swiss franc has real purchasing power. The Swiss can go out into the world market and buy things with their money that we cannot. Their franc is worth 8% more than the U.S. dollar and ours is worth 20% less. Therefore, when there is a widget that a Canadian needs and a Swiss citizen needs and we both walk up and we have the loonie and they have the franc, let us be frank about who is getting that widget. They are getting it, because they have good, sound money. They produce things while we produce cash, and as a result, they have more valuable money.
Before we hear Liberals whine on about how we could not export goods if we had a powerful dollar on the international markets, the Swiss are running a trade surplus, because they do not rely on cheap cash to sell their goods. They rely on a productive economy that generates value to sell their goods.
That is how to increase the well-being of a population. It is how to lift people out of poverty and give them an opportunity. It is not by producing cash, but by producing more of what cash buys.
Let us unleash the free enterprise system to grow more affordable and nutritious food, to supply more affordable homes to our people and to bring the prodigious energy with which our land has been blessed to our consumers. In other words, let us make more and cost less, with paycheques, not debt.
Monsieur le Président, hier, on apprenait que le Canada a le taux d’inflation le plus élevé depuis 30 ans et que le taux d’inflation de 4,7 % augmentait environ 2 % plus rapidement que les salaires des Canadiens. Pour le Canadien moyen, cela équivaut à une réduction de la paie.
On a parlé de « justinflation »; on a dit que le gouvernement avait causé cette inflation. Ce que les libéraux ont dit pour se défendre était pire que l'allégation. Je m'explique: ils ont dit que l’inflation était le résultat de l'interruption des chaînes internationales d’approvisionnement en raison de la COVID‑19 et que c’était ce qui avait mené à l'augmentation des prix. Cette explication est bizarre, puisque les produits dont les prix augmentent le plus sont les produits canadiens. Par exemple, le coût du chauffage domestique a augmenté de 26 %.
Au Canada, nous avons 1,3 mille milliards de pieds cubes de gaz naturel. Cette énergie domestique permet de fournir du chauffage aux familles canadiennes. Cela n’a rien à voir avec les chaînes d’approvisionnement internationales.
De plus, le coût de l'essence a augmenté de 43 %. Qu’avons-nous ici, au Canada? Le Canada a les deuxièmes réserves de pétrole en importance au monde. Dans ce cas, pourquoi dépendons-nous des chaînes d’approvisionnement internationales?
Hier, le premier ministre a dit que c’était pour sauver la planète que nous dépendions du pétrole provenant d’ailleurs. Il s’est même moqué en anglais du Parti conservateur en disant que ceux qui veulent produire du pétrole ici veulent simplement « drill, baby, drill ». Or c’est lui qui veut « drill, baby, drill », mais n'importe où ailleurs dans le monde, pas au Canada.
L'autre jour, j’étais à Saint John, au Nouveau‑Brunswick. Alors que je contemplais l’océan, j'ai vu un grand navire qui transportait du pétrole du Moyen‑Orient au Canada. Le pétrole provenait de l’Égypte. Sur la côte nord de l’Égypte, sur la Méditerranée, ce navire a été rempli de pétrole qui provient de la mer Rouge. Comment les Égyptiens ont-ils fait pour transporter ce pétrole de la mer Rouge à la Méditerranée? Ils l'ont fait à l'aide d'un oléoduc.
Le gouvernement est en faveur des oléoducs construits en Égypte pour transporter le pétrole du Moyen‑Orient dans un navire qui traverse tout l’océan Atlantique. Ironiquement, ce navire brûle du diesel et augmente le risque de fuite de pétrole dans l’océan, afin d’apporter ce pétrole dans l’est du Canada à un prix plus élevé. Les Canadiens de l’Est paient plus cher pour l'essence et pour d’autres produits pétroliers. Pourquoi? C'est parce que le gouvernement du Canada a empêché la prolongation d'un oléoduc de l’Ouest canadien vers Saint John, au Nouveau‑Brunswick.
Le premier ministre dit que le coût de l'essence est trop élevé à cause des problèmes dans les chaînes d'approvisionnement internationales. Or, cette politique est encore plus condamnable quand on sait que, s'il avait permis la construction d'un oléoduc et l'augmentation de la production du pétrole — écologique — de l'Ouest au lieu d'importer davantage du Moyen-Orient, notre pétrole aurait pu être livré aux Canadiens du Nouveau-Brunswick, de la Nouvelle-Écosse et d'ailleurs dans l'Est du Canada.
Troisièment, le coût de la nourriture va augmenter de 1 000 $ l'année prochaine pour une famille de la classe moyenne, selon le laboratoire des sciences analytiques en agroalimentaire de l'Université Dalhousie. Une mère monoparentale devra donc payer 1 000 $ de plus pour nourrir ses enfants.
Pourtant, le Canada occupe le troisième rang mondial pour la superficie des terres agricoles par habitant. Pourquoi est-ce que le gouvernement dit que les chaînes d'approvisionnement internationales sont responsables de la hausse des prix de la nourriture au Canada alors que nous avons la capacité de produire notre propre nourriture? Nous avons les fermiers et les terres pour produire notre propre nourriture: profitons-en.
En fait, si cette superficie était répartie également entre tous les Canadiens, chacun disposerait de l'équivalent de 33 terrains de football. Le Canada possède donc assez de terres pour produire sa propre nourriture et devrait pouvoir y arriver. Il n'y parvient pas, cependant, parce que les taxes sur le carbone, la paperasse et les autres règlements empêchent nos fermiers de produire davantage et de façon abordable.
Hier, l’Association canadienne de l’immeuble a annoncé que le coût des maisons avait augmenté de 20 à 25 % depuis l'année dernière. Pourtant, le Canada est le deuxième pays en superficie au monde après la Russie. Le Canada a assez de bois d'œuvre pour produire davantage de maisons. On ne peut donc pas blâmer les chaînes d'approvisionnement internationales pour la hausse du prix des terres canadiennes, puisque la Terre a été créée il y a des milliers d'années, bien avant notre arrivée. Ces terres sont déjà ici et ne dépendent pas des chaînes d'approvisionnement internationales. Le problème se trouve donc ici.
Au Canada, on ne produit pas assez d'énergie pour se chauffer et pour de l'essence, on ne produit pas assez de nourriture pour nourrir la population, et on ne produit pas assez de maisons pour fournir un abri aux gens. En effet, 85 % des jeunes Canadiens disent vouloir acheter une maison, mais n'en ont pas les moyens. Pendant ce temps, les gens très riches qui ont de grands chalets et de grands châteaux voient la valeur de leurs propriétés augmenter, alors que les gens qui doivent louer un logement deviennent plus pauvres parce que la valeur du dollar diminue chaque jour.
Que produisons-nous ici, au Canada? Nous produisons de la monnaie. Nous imprimons davantage de monnaie. Peut-être que la seule façon que le gouvernement a trouvée pour appuyer le secteur de la foresterie est de produire davantage de monnaie papier. La réalité est que, quand 400 milliards de dollars de plus courent après le même nombre de produits, cela gonfle les prix.
Il y a une autre façon de faire. Par exemple, en Suisse, ils ont un taux d'inflation de 1,5 %, ce qui représente le tiers de notre taux d'inflation. Pourquoi y a-t-il moins d'inflation en Suisse? C'est parce qu'elle n'imprime pas de l'argent. En Suisse, l'augmentation de l'approvisionnement en monnaie a été de 6 %, comparativement à 23 % au Canada. Nous créons quatre fois plus d'argent ici, au Canada. Nous avons donc quatre fois plus d'inflation, quand on se compare à la Suisse.
Les gens diront que, les produits que nous produisons au Canada, nous ne pouvons pas tous les consommer. C'est vrai que nous ne pouvons pas consommer tout le pétrole, tout le gaz naturel, toute la nourriture et tous les autres produits que nous produisons. Cependant, l'une des façons de combattre l'inflation est de vendre davantage de produits dans le monde afin d'augmenter la valeur de notre dollar. Si nous exportons davantage de nos produits de valeur, cela augmente nécessairement la valeur du dollar, et cela nous permet d'acheter davantage sur les marchés mondiaux.
C'est ce que nous observons en Suisse. Puisque le franc suisse vaut 8 % de plus que le dollar américain, la Suisse possède l'avantage quand il y a concurrence pour acheter un produit sur les marchés internationaux. Leur franc a beaucoup plus de pouvoir, parce qu'il vaut plus. Le dollar canadien vaut 20 % de moins, comparativement aux États‑Unis. Nous avons donc moins de pouvoir d'achat sur les marchés internationaux.
Ainsi, utiliser nos propres ressources et les produire davantage ne vise pas qu'à fournir des produits à notre propre population. Cela sert à augmenter la valeur et le pouvoir d'achat de notre dollar à l'échelle internationale.
Avant que les gens nous avertissent que l'augmentation du dollar nuirait à nos exportations, je tiens à dire que cela ne s'est pas produit en Suisse. En fait, les Suisses ont un surplus en termes d'échange international. Ils vendent plus au reste du monde qu'ils n'achètent. Pourquoi? C'est parce qu'ils donnent la liberté aux entreprises de produire davantage. La Suisse crée des produits, tandis que le Canada crée de l'argent. Voilà ce que nous devrions changer.
La politique du Parti conservateur est de permettre la construction d'oléoducs afin de pouvoir fournir une énergie propre et abordable à nos propres citoyens et de l'exporter dans le monde; de permettre à nos entreprises énergétiques de produire du gaz naturel afin de fournir un chauffage plus abordable à notre population; de permettre à nos fermiers de vendre davantage de produits alimentaires à un coût plus raisonnable; et de vendre 15 % des 37 000 édifices du gouvernement fédéral qui sont sous-utilisés — surtout depuis la COVID‑19 et l'arrivée du télétravail —, permettant ainsi davantage de construction et de transformation pour en faire des logements habitables.
Au lieu de créer de l'argent, nous allons créer davantage de produits, que l'argent achète. Telle est notre approche: produire davantage, dépenser moins, et le faire avec des chèques de paie, non pas avec la dette.
Statistique Canada a annoncé que le taux d’inflation a atteint un sommet depuis 30 ans. Lorsque le taux d’inflation augmente de 2 % de plus que les salaires, cela se traduit par une baisse réelle de ces salaires, mais les arguments avancés par le gouvernement pour se défendre sont pires que l’accusation. Il a invoqué les perturbations des chaînes d’approvisionnement internationales dues à la COVID‑19. Mais j’aimerais poser la question suivante: pourquoi avons-nous besoin des chaînes d’approvisionnement internationales pour les produits dont le prix augmente le plus rapidement, alors que ces mêmes produits sont fabriqués au Canada?
Les prix de l’énergie, des aliments et de l’immobilier ont augmenté plus que presque tous les autres produits du panier de biens que se procurent les Canadiens. Or, nous avons des ressources énergétiques, nous avons des terres agricoles, et nous avons de l’espace et du bois pour nous loger. Dans ce cas, pourquoi notre pays est-il si dépendant du reste du monde pour des produits que nous avons ici, chez nous?
Passons-les en revue.
Le coût du chauffage domestique a augmenté de 26 % en un an. Or, le Canada dispose de 1 300 billions de pieds cubes de gaz naturel. Pourquoi donc sommes-nous si dépendants du reste de la planète pour chauffer nos maisons, puisque nous disposons des ressources énergétiques nécessaires dans notre propre sol?
L’essence a augmenté de 43 %, mais nous disposons de la deuxième réserve de pétrole en importance au monde, ce qui n’empêche pas le premier ministre d’affirmer que nous ne devons pas produire d'essence ici. Il a même essayé de se moquer des autres en les accusant d'encourager les forages tous azimuts, alors que c'est la politique qu'il préconise lui-même. En effet, il encourage le forage de puits de pétrole partout dans le monde, mais surtout pas au Canada, où les travailleurs d'ici profiteraient des salaires provenant de ces projets.
Il y a deux semaines, j’étais à la baie de Fundy face à l’océan Atlantique et je regardais un pétrolier qui avait fait tout le chemin depuis la côte nord de l’Égypte, en passant par la Méditerranée, jusqu’à Saint John, pour y décharger son pétrole à la raffinerie Irving. Les députés savent-ils comment le pétrole a été acheminé jusqu'à ce pétrolier? Au moyen d’un oléoduc qui reliait la mer Rouge à la Méditerranée, en passant par le Nord de l’Égypte. Qu'on ne vienne pas me dire que le premier ministre est contre les pipelines. Il est en faveur de tous les pipelines qui peuvent être construits à l’extérieur du Canada, à condition que le projet n'utilise pas d’acier canadien, ne verse pas de salaires au Canada, n'embauche pas de travailleurs canadiens du secteur de l’énergie et n'offre pas d'emplois aux travailleurs des raffineries de l’Est du Canada. Tant que les chèques de paie sont destinés à des travailleurs d’autres pays, il est tout à fait en faveur des pipelines.
Pour revenir à l’inflation, demandons-nous pourquoi nous payons un supplément pour nous procurer du pétrole de l’Arabie saoudite, du Moyen‑Orient, de l’Afrique et des États‑Unis, alors que nous possédons ici, au Canada, la deuxième source d’approvisionnement en importance? Ce ne devrait pas être une question de chaîne d’approvisionnement internationale, mais une question d’autosuffisance nationale.
Je passe maintenant au prix des aliments. Selon l’institut de l’alimentation de l’Université Dalhousie, le prix des aliments augmentera d’environ 1 000 $ au cours de la prochaine année. En effet, l’institut prévoit qu’une famille moyenne dépensera 1 000 $ de plus pour se nourrir l’année prochaine. Pourquoi? Si notre superficie de terres agricoles par habitant est la troisième plus grande au monde et si nous avons les meilleurs agriculteurs, pourquoi ne pouvons-nous pas produire nos propres aliments nutritifs? C’est parce que nos compétiteurs étrangers n’imposent pas de taxe sur le carbone au même taux que nous aux agriculteurs qui produisent leurs aliments et qu’ils n’ont pas à surmonter les mêmes obstacles réglementaires et administratifs qui freinent la production alimentaire. Par conséquent, nos agriculteurs doivent refiler ces coûts aux consommateurs sous forme d’inflation et nos consommateurs n’ont d’autre choix que de se tourner vers les chaînes d’approvisionnement étrangères pour se nourrir, ce qui est gênant et humiliant, et ce, même si nous possédons les meilleures terres agricoles et la troisième superficie agricole en importance au monde.
Parlons maintenant du logement. Pas plus tard qu’hier, l’Association canadienne de l’immeuble a fait savoir que les prix réels ont augmenté de 20 à 25 % au Canada, la plus forte hausse jamais enregistrée à ce jour. Sans tenir compte de la variation saisonnière des prix, la maison moyenne coûte aujourd’hui 720 000 $ et à Toronto, la métropole du Canada, elle coûte plus d'un million de dollars.
Nous sommes en train de créer dans notre pays une aristocratie de gens extrêmement riches qui gagnent plus d’argent grâce à la hausse de la valeur de leurs biens immobiliers que par leur travail, alors que nous avons une classe croissante de travailleurs de la génération du millénaire qui n’ont plus aucun espoir de devenir propriétaires.
Selon un sondage Ipsos, 85 % des personnes de la génération du millénaire disent vouloir acquérir une maison, mais ne pas en avoir les moyens. Cela n'a rien de surprenant si cette maison coûte un million de dollars. À Toronto, aujourd’hui, il faudrait avoir économisé jusqu’à 100 000 $ pour faire une mise de fonds de 10 % sur une maison moyenne. Si une personne économise 500 $ par mois, il lui faudra 200 mois pour épargner le montant requis pour faire une mise de fonds et se retrouver avec une hypothèque de 900 000 $.
Selon Bloomberg, le Canada est aux prises avec la deuxième bulle immobilière en importance dans le monde. Comment peut‑on blâmer les chaînes d’approvisionnement étrangères? Par définition, la terre n’a pas de chaînes d’approvisionnement. Elle est déjà là sous nos pieds, et nous nous classons au deuxième rang mondial pour la superficie de notre territoire. Si nous répartissions également ce territoire entre les Canadiens, chacun d’eux aurait à sa disposition 33 terrains de football de dimensions réglementaires de la Ligue canadienne de football. Nous ne pourrions pas voir une autre personne au Canada si nous étions répartis également. Nous avons plus d’endroits inhabités au Canada que nous en avons d'habités, et pourtant nous ne trouvons pas à loger notre monde. C’est ridicule.
Vancouver et Toronto sont les deuxième et cinquième marchés de l’habitation les plus inabordables au monde lorsqu’on compare le revenu médian avec le prix médian des maisons; ils sont plus inabordables que Manhattan; San Francisco; Londres; Singapour et d’innombrables autres endroits ayant moins de terres, plus d’argent et plus de monde. Pourquoi? On ne peut pas en blâmer les chaînes d’approvisionnement internationales ni la COVID. En fait, toutes les terres et presque tous les logements sur le marché aujourd’hui datent d’avant le jour où la COVID a fait son entrée au pays. Par conséquent, on ne peut blâmer aucun de ces facteurs-là. C’est par définition un problème fait maison.
Ironiquement, la défense du gouvernement pour justifier le taux d’inflation le plus élevé en 30 ans est pire que l’allégation en soi Il a créé une économie où nous ne pouvons pas avoir accès aux choses dont Dieu a comblé notre pays avant même notre venue. Nous avons quantité de terres, et pourtant nous ne pouvons pas cultiver nos propres aliments. Nous avons quantité de bois d’œuvre, mais nous ne pouvons pas construire nos propres maisons. Nous avons quantité d’énergie, mais nous ne pouvons pas nous chauffer ou nous alimenter en énergie. Nous sommes désespérément tributaires du reste du monde. Voilà pourquoi, lorsque les prix augmentent, nous arrivons si mal à nous tirer d’affaire.
Certains diront que ce n’est pas si simple et que nous ne pouvons pas simplement fournir à chaque Canadien des biens produits au Canada. Ce que nous pouvons faire, là où nous devons acheter à l’international, c’est d’avoir un meilleur pouvoir d’achat avec un dollar plus fort. Lorsque nous sommes en concurrence pour des biens rares à l’échelle mondiale, c’est avec des pays qui ont un vrai pouvoir d’achat.
Je donne l’exemple de la Suisse. Elle a augmenté sa masse monétaire de 6 % depuis l’éclosion de la COVID. Nous avons augmenté la nôtre de 23 %. Résultat? Son inflation est de 1,5 % et la nôtre de 4,7 %, soit plus de trois fois plus.
Cela s’explique en partie par le fait que le franc suisse a un véritable pouvoir d’achat. Avec leur argent, les Suisses peuvent obtenir sur les marchés mondiaux des articles que nous ne pouvons pas acheter. Leur franc vaut 8 % de plus que le dollar américain; en comparaison, la valeur de notre dollar est 20 % moindre. Par conséquent, si un Canadien et un Suisse ont besoin d’un bidule et qu’ils se présentent, l’un avec son huard et l’autre avec une pièce d’un franc suisse, devinez-vous qui obtiendra le bidule? Le Suisse l’aura parce qu’il le paiera avec une monnaie saine. Les Suisses produisent des marchandises, alors que nous produisons de l’argent liquide. Leur argent a donc plus de valeur.
Les libéraux pleurnichent en disant que nous ne pourrions pas exporter nos marchandises si notre dollar était fort sur les marchés internationaux. Or, les Suisses enregistrent un excédent commercial, parce qu’ils ne comptent pas sur des liquidités bon marché pour vendre leurs produits. Pour vendre leurs produits, ils comptent sur une économie productive qui génère de la valeur.
Voilà comment rehausser le bien-être de la population. Voilà comment sortir les gens de la pauvreté et leur donner une chance de réussir. Ce n’est pas en produisant de l’argent comptant, mais en produisant davantage de ce que l’argent comptant permet d’acheter.
Appliquons donc le système de la libre entreprise pour produire des aliments plus abordables et nutritifs, pour fournir des logements plus abordables à notre population et pour apporter à nos consommateurs l’énergie prodigieuse dont nos terres ont été bénies. Autrement dit, gagnons plus et coûtons moins. Produisons des chèques de paie et non une dette.
View Don Davies Profile
NDP (BC)
Mr. Speaker, I thank my hon. colleague for his comprehensive look a this. It was a refreshing, revisionist review of neo-conservative economics.
I am really glad to hear that he has awakened to the housing crisis in this country. Those of us in the NDP have been pointing this out for decades. I come from the Lower Mainland of B.C., and I can assure him that the housing crisis did not occur today and did not occur in the last three or four years. It has been building for the last 20 years. He was a member of the government that was in power in this country from 2006 to 2015, when the housing crisis was developing in the Lower Mainland.
There is another thing I want to mention. Of course, he has been a big proponent of free trade. However, what does free trade do, which we have been warning about for years? When all the tariffs are reduced at the borders, capital flees to wherever it is cheapest to produce. This reduces Canada's ability to compete.
Does the member now agree with the NDP that the neo-liberal free trade policy was wrong and made Canada dependent on other countries for primary goods? What responsibility does he take for the housing crisis in this country?
Monsieur le Président, je remercie mon collègue pour son analyse approfondie de cet enjeu. Il nous a présenté un examen rafraîchissant et révisionniste de l’économie néoconservatrice.
Je suis très heureux de constater qu’il a pris conscience de la crise du logement au Canada. Le NPD la dénonce depuis des décennies. Je viens de la vallée du bas Fraser, en Colombie‑Britannique, et je peux vous assurer que la crise du logement ne date pas d’hier ni de ces trois ou quatre dernières années. Elle s’amplifie depuis 20 ans. Mon collègue faisait partie du gouvernement au pouvoir de 2006 à 2015, lorsque la crise du logement s’aggravait dans la vallée du bas Fraser.
Je tiens à souligner une autre réalité. Évidemment, mon collègue est un ardent défenseur du libre-échange. Mais quels sont les effets du libre-échange? Nous vous mettons en garde à ce sujet depuis des années. Lorsqu’on réduit tous les tarifs à la frontière, les capitaux partent vers les pays où la production est la moins chère. Cela réduit la capacité concurrentielle du Canada.
Mon collègue est-il maintenant d’accord avec le NPD pour dire que la politique néolibérale de libre-échange était néfaste et a rendu le Canada dépendant d’autres pays pour obtenir ses produits primaires? Quelle responsabilité assume-t-il face à la crise du logement au Canada?
View Pierre Poilievre Profile
CPC (ON)
Mr. Speaker, I will take responsibility for the fact that someone could buy an average house in Canada for $450,000 when our party was in power. I will take full responsibility for that. Right now, that price is $720,000. It is 58% higher today than it was when the Conservatives were in office.
The member is quite right that in his province, the problem is the worst. There is an NDP mayor in Vancouver, and we cannot get anything built. It is great for the rich. Do not get me wrong, it is not bad for everybody. Those who have a mansion in Vancouver are getting richer every day. They do not have to do a lick of work. They can sit back on their big, fat assets and get richer every day. There is also an NDP premier who is equally antidevelopment and is preventing people from building houses for more affordable living. The snobs who like to keep poor people and minorities out of their neighbourhoods are doing just fine in that NDP city, because they will not allow any construction to happen in those ritzy, trendy, champagne, socialist neighbourhoods.
As for the issue of wages, the places that are beating us have high wages. Free-enterprise Ireland, free-enterprise Switzerland and free-enterprise Singapore have significantly higher wages than there are here in Canada, and they are beating us all around. High wages are good for competitiveness. High cost of government is not.
Monsieur le Président, j’assumerai la responsabilité du fait qu’il était possible d’acheter une maison moyenne au Canada pour 450 000 $ lorsque notre parti était au pouvoir. J’en assume l’entière responsabilité. Actuellement, ce prix est de 720 000 $, soit 58 % de plus aujourd’hui que lorsque les conservateurs étaient au pouvoir.
Le député a tout à fait raison de dire que c’est dans sa province que le problème est le plus grave. Vancouver a un maire néo-démocrate, et il est impossible d’y construire quoi que ce soit. C’est formidable pour les riches. Je ne dis pas que c’est mauvais pour tout le monde. Ceux qui ont un manoir à Vancouver s’enrichissent chaque jour. Ils n’ont pas besoin de travailler du tout. Ils peuvent s’asseoir sur leurs gros actifs et s’enrichir chaque jour. Il y a aussi un premier ministre néo-démocrate qui est tout aussi anti-développement et qui empêche les gens de construire des maisons pour se loger à un prix plus abordable. Les snobs qui aiment tenir les pauvres et les minorités à l’écart de leurs quartiers se portent très bien dans cette ville néo-démocrate parce qu’on ne permet pas la construction de maisons dans ces quartiers huppés, branchés et socialistes où l’on boit du champagne.
Quant à la question des salaires, dans les pays qui nous devancent, les salaires sont élevés. L’Irlande, la Suisse et Singapour, où la libre entreprise règne, ont des salaires beaucoup plus élevés qu’ici au Canada et ils nous battent sur toute la ligne. Les salaires élevés sont bons pour la compétitivité. Le coût élevé du gouvernement ne l’est pas.
View Denis Trudel Profile
BQ (QC)
Mr. Speaker, I was elected to the House of Commons about two years ago. I just have to laugh every time I hear the Conservatives complain that the Liberals are not doing enough for the oil industry. The Liberals are doing more than the Conservatives. They bought a pipeline and, for the past two years, they have invested $14 billion a year in the oil industry.
In Canada, greenhouse gas emissions have continued to rise ever since the Liberals came to power in 2015. They promised to plant two billion trees, but only 0.5% have been planted. The Liberals are better than the Conservatives for the industry. There are even some environmentalists who miss the Conservatives, and that is saying something.
I have some advice for my Conservative friends. They should take a page from the Liberals' playbook and add the words “green” and “sustainable” to the end of every sentence. That way, they will get elected.
Monsieur le Président, cela fait environ deux ans que j'ai été élu à la Chambre des communes. Cela me fait beaucoup rire chaque fois que j'entends les conservateurs se plaindre que les libéraux n'en font pas assez pour l'industrie pétrolière. Or les libéraux sont meilleurs que les conservateurs. Ils ont acheté un oléoduc et, depuis deux ans, ils investissent 14 milliards de dollars par année dans l'industrie pétrolière.
Au Canada, les émissions des gaz à effet de serre n'ont cessé d'augmenter depuis que les libéraux sont au pouvoir, soit depuis 2015. Ils avaient promis de planter deux milliards d'arbres, mais seulement 0,5 % de ce nombre a été planté. Les libéraux sont meilleurs que les conservateurs pour l'industrie. Il y a même des environnementalistes qui s'ennuient des conservateurs, c'est quand même quelque chose.
J'ai un conseil à donner à mes amis conservateurs: ils devraient faire comme les libéraux, c'est‑à‑dire ajouter les mots « vert » et « durable » à la fin de toutes leurs phrases. De cette façon, ils vont se faire élire.
View Pierre Poilievre Profile
CPC (ON)
Mr. Speaker, I would like to point out that it is not the Liberals who are doing the most for oil consumption, it is the Bloc.
The Bloc Québécois wants us to subsidize Bombardier. What fuels Bombardier aircraft? Is it oil? Are these aircraft fuelled by solar energy? What do we find at the refineries in Montreal and Quebec City? Oil, but oil from the United States. We need to pay attention to that.
The Bloc supports only foreign oil companies. No one in the world does more for foreign oil than the Bloc Québécois. In my opinion, it is important to point that out.
Monsieur le Président, j'aimerais dire que ce ne sont pas les libéraux qui en font le plus pour la consommation de pétrole, ce sont les bloquistes.
Le Bloc québécois veut que l'on offre des subventions à Bombardier. Qu'est-ce que l'on brûle dans les avions de Bombardier? Est‑ce du pétrole? Est-ce l'énergie solaire qui fournit l'énergie pour ces avions? Que retrouve-t-on dans les raffineries à Montréal et à Québec? On y retrouve du pétrole, mais c'est du pétrole provenant des États‑Unis. Il faut faire attention à cela.
Les bloquistes appuient seulement les compagnies pétrolières étrangères. Personne au monde n'en fait plus pour le pétrole étranger que le Bloc québécois. À mon avis, c'est important de le dire.
View Mark Gerretsen Profile
Lib. (ON)
Mr. Speaker, I listened to the intervention by the member for Carleton today and I certainly heard a lot. Every time he addresses housing, he seems to talk about building new housing and what I imagine, based on his comments, would be more subdivisions and single detached houses. This is important and we definitely always need to focus on it at all levels of government, but what I never hear the Conservatives speak about, particularly the member, is affordable housing for folks who need their rent geared to their income. This is not just about housing affordability but affordable housing.
Can the member speak to his position, and perhaps the position of the Conservative Party, when it comes to people who need housing that is more geared to their incomes, folks who are really struggling out there, not just people who are looking to own a new single detached home?
Monsieur le Président, j’ai écouté l’intervention du député de Carleton aujourd’hui et j’ai certes entendu beaucoup de choses. Chaque fois qu’il aborde la question du logement, il semble parler de la construction de nouveaux logements et, si je comprends bien, il parle davantage de lotissements et de maisons individuelles. C’est important et, assurément, nous devons toujours nous concentrer sur ce dossier à tous les ordres de gouvernement, mais ce dont ne parlent jamais les conservateurs, en particulier le député, c’est de logements abordables pour les gens qui ont besoin que leur loyer soit adapté à leur revenu. Il ne faut pas seulement parler du prix abordable des maisons, mais aussi des logements abordables.
Le député peut-il nous présenter sa position, et peut-être celle du Parti conservateur, à propos des gens qui ont besoin d’un logement mieux adapté à leurs revenus, des gens qui ont vraiment de la difficulté à joindre les deux bouts, et pas seulement ceux qui cherchent à posséder une nouvelle maison individuelle?
View Pierre Poilievre Profile
CPC (ON)
Mr. Speaker, let me correct the member. Every single Canadian needs housing that is geared to their income. By definition, people cannot pay their mortgage on a house that is out of line with their income. However, that is exactly the problem the government has created.
When the government started printing cash in the spring of 2020, housing prices were dropping. Then suddenly it reversed course and went on a rampage that we have not seen at any time in this country's history, according to the top economists for The Canadian Real Estate Association just yesterday. What has that meant? It has meant that not only are the very poor unable to afford housing now, but when they calculate how many months it would take to save up for a future down payment, they realize they do not have enough living years to get there. There is now a class of people in this country who have made the mathematical calculation that they will never own a home.
I want the member, before he and his government start printing more cash and inflating the assets of their rich friends, to think carefully about the very dangerous societal impacts of a country where millions of people believe they will be dispossessed of home ownership forever.
Monsieur le Président, permettez-moi de corriger le député. Chaque Canadien a besoin d’un logement adapté à son revenu. Par définition, les gens ne peuvent pas payer leur hypothèque si leur maison est hors de prix par rapport à leur revenu. Or, c’est exactement le problème que le gouvernement a créé.
Lorsque le gouvernement a commencé à imprimer de l’argent au printemps 2020, les prix des logements étaient en baisse. Puis, soudainement, la tendance s’est inversée et nous avons observé une flambée jamais vue dans toute l’histoire du Canada, comme l’ont dit les économistes principaux de l’Association canadienne de l’immeuble, pas plus tard qu’hier. Qu’est ce que cela signifie? Cela signifie que non seulement les très pauvres sont incapables d'être propriétaires maintenant, mais que lorsqu’ils calculent le nombre de mois qu’il leur faudrait pour économiser l’acompte requis pour acheter un logement, ils s’aperçoivent qu’ils ne vivront pas assez longtemps pour y parvenir. Il existe maintenant une catégorie de personnes au Canada qui ont fait le calcul mathématique qu’elles ne posséderont jamais une maison.
Je voudrais qu’avant que lui et son gouvernement ne commencent à imprimer plus d’argent et à gonfler les actifs de leurs amis riches, le député réfléchisse bien aux répercussions sociétales très dangereuses de ces actes sur un pays où des millions de personnes croient qu’elles seront privées à jamais de la propriété foncière.
View Clifford Small Profile
CPC (NL)
Mr. Speaker, back in 2008 and 2009, Canada was the envy of the world when we sailed through the financial crisis. Why was that, and what policy differences are needed to put us at number one in the G7 again in terms of the economy?
Monsieur le Président, en 2008 et 2009, le Canada faisait l’envie du monde lorsque nous avons traversé la crise financière. Pourquoi en était-il ainsi, et quelles politiques différentes sont nécessaires pour nous ramener au premier rang des pays du G7 sur le plan économique?
View Pierre Poilievre Profile
CPC (ON)
Mr. Speaker, I can say objectively that was the best question we have had so far. There is no doubt about it.
The member is absolutely right. We were the last to go into the 2008 recession and we were the first to come out of it. Why? It was because our spending was timely, targeted and temporary, because we cut red tape and taxes to stimulate investment and growth, and we did so while balancing the budget only four years later. We managed to keep our debt-to-GDP ratio the lowest in the entire G7, a great fortune that the government inherited from the Conservatives but unfortunately is quickly squandering.
Monsieur le Président, je peux dire objectivement que c’est la meilleure question qui a été posée jusqu’à présent. Cela ne fait aucun doute.
Le député a tout à fait raison. Nous avons été les derniers à entrer dans la récession de 2008 et les premiers à en sortir. Pourquoi? Parce que nos dépenses étaient opportunes, ciblées et temporaires, parce que nous avons allégé les tracasseries administratives et réduit les impôts afin de stimuler l’investissement et la croissance, et ce, tout en équilibrant le budget seulement quatre ans plus tard. Nous avons réussi à maintenir notre ratio de la dette au PIB au plus bas niveau de tout le G7, un grand atout que le gouvernement a hérité des conservateurs, mais qu’il est malheureusement en train de dilapider rapidement.
View Mario Simard Profile
BQ (QC)
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2021-12-16 11:43
Mr. Speaker, I am quite fond of my colleague from Carleton, so I will tell him up front that I do not agree with my colleague from Longueuil—Saint-Hubert.
I believe that the Conservatives are really good when it comes to oil. Just look at the previous session when they moved a motion that said that oil was irreplaceable and it was better than air and water.
I will nevertheless remind my colleague from Carleton, who often tells me that the top-selling vehicle is the F-150, and that there will soon be an electric version, that repeating a lie over and over does not make it true.
The majority of the oil that Quebec consumes comes from Canada. Would my colleague agree that if we want to create wealth we may have to look at transitioning to cleaner energies, which would involve limiting our use of oil? I would like to hear his thoughts on that.
Monsieur le Président, j'ai beaucoup d'affection pour mon collègue de Carleton et je vais donc lui dire immédiatement que je ne suis pas d'accord avec mon collègue de Longueuil—Saint-Hubert.
Je suis persuadé que les conservateurs sont très bons lorsqu'il est question de pétrole. La preuve en est qu'à la dernière session, ils ont déposé une motion qui disait que le pétrole était irremplaçable et que c'était mieux que l'air et l'eau.
Je vais tout de même souligner à mon collègue de Carleton, qui me dit souvent que le véhicule le plus vendu est le F‑150 et qu'il sera bientôt disponible en version électrique, qu'un mensonge maintes fois répété n'en fait pas une vérité.
Le Québec consomme majoritairement du pétrole en provenance du Canada. Mon collègue serait-il d'accord avec moi que, pour créer de la richesse, il faudrait peut-être réfléchir à une transition vers des énergies plus propres, ce qui semble supposer de restreindre notre consommation de pétrole? J'aimerais l'entendre à ce sujet et avoir ses lumières.
View Pierre Poilievre Profile
CPC (ON)
Mr. Speaker, because of the Bloc, foreign oil companies are able to sell more oil in eastern Canada. That is a fact. All of the oil coming from the Atlantic Ocean, in eastern Canada, comes from foreign oil companies, and the Bloc supports—
Monsieur le Président, à cause du Bloc, les pétrolières étrangères sont capables de vendre davantage de pétrole dans l'Est du Canada. C'est un fait. Tout le pétrole qui vient de l'océan Atlantique, dans l'Est du Canada, provient des pétrolières étrangères, et le Bloc appuie...
View Chris d'Entremont Profile
CPC (NS)
I apologize for interrupting the member, but there seems to be a problem with the interpretation.
The problem is now fixed.
The hon. member for Carleton.
Je suis désolé d'interrompre le député, mais il semble y avoir un problème d'interprétation.
Le problème est maintenant réglé.
L'honorable député de Carleton a de nouveau la parole.
View Pierre Poilievre Profile
CPC (ON)
Mr. Speaker, because there is no pipeline to carry oil from western Canada, eastern Canada has to get its oil from the Middle East.
Given how much they support Saudi Arabian oil, they should be called the Saudi Arabian Bloc instead of the Bloc Québécois. I do not know why. Maybe they can explain it.
Monsieur le Président, l'absence d'un oléoduc pour acheminer le pétrole de l'Ouest canadien signifie nécessairement que le pétrole proviendra du Moyen‑Orient.
On devrait parler de « Bloc d'Arabie saoudite » au lieu de Bloc québécois, parce que le Bloc appuie le pétrole de l'Arabie saoudite. Je ne sais pas pourquoi. Peut-être l'expliqueront-ils.
View Gabriel Ste-Marie Profile
BQ (QC)
Mr. Speaker, I will be sharing my time with my colleague and friend, the member for Shefford.
Bill C-2 came back to the House after being examined and even improved in committee. I want to explain to the House why the Bloc Québécois supported the principle of the bill and voted in favour of it. As the omicron variant has unfortunately reminded us, we are still in the midst of a pandemic and many sectors are still struggling. From the outset, we collectively decided to support those sectors, knowing that we would need those workers and businesses when the pandemic was over.
Bill C-2 extends the Canada emergency wage subsidy and the Canada emergency rent subsidy, but in a more targeted way, in order to help sectors that are struggling, such as the tourism and hospitality industry. I am thinking here about the challenges facing large hotel groups, since international conferences and other such events have been put on pause. The bill also targets another sector that is very important to us, the arts and culture industry, and it contains measures for businesses in other struggling industries. The bill also proposes support for individuals who have to care for a sick person quarantined at home because of COVID-19, as well as support measures for provinces or regions if they have to go back into lockdown. We are in favour of all of that.
When we read the first version of the bill, we and many of our colleagues in the House noticed that self-employed workers had been overlooked, since the bill did not set anything aside for them after CERB ended. We wanted to ensure that self-employed workers in these struggling sectors would be supported.
The first question I asked the Minister of Finance was about the absence of support measures for these individuals in the targeted sectors. She replied and repeated publicly that the program, the government and the department were not in a position to provide targeted support in those sectors, and officials appeared before the Standing Committee on Finance to confirm this. My colleague from Elmwood—Transcona also raised that issue at committee, as did my colleague from Shefford.
This is all very disappointing. After nearly two years of the pandemic, the government and its departments have not been able to evolve, move in new directions, be more flexible and better adapt the existing tools, especially by targeting certain sectors. This was done for the wage subsidy, but not for self-employed workers in the same sectors. It makes no sense.
Nevertheless, we negotiated and were guaranteed that there would be a support program for self-employed workers in the arts and culture sector. The Minister of Finance came to committee to tell us that, and the Minister of Canadian Heritage went into great detail explaining what it would look like, referring to the Quebec model in particular. In Quebec, the government supports foundations, which in turn support the self-employed workers in the sector. Since we found it unacceptable to leave out self-employed arts and culture workers, the guarantees we got suit us fine, and we are okay with things on that front.
The Bloc Québécois asked the government and the Minister of Finance for something else. The original version of the bill gave the minister and the Governor in Council sweeping power, in legal jargon, to change all of the terms of the bill and meet any new needs that might arise. According to the criteria, a businesses had to have lost 50% of its sales, or 40% for businesses in a targeted sector, during the qualifying periods in order to be eligible. Are those good percentages? Unfortunately, we did not have time to explore these issues in depth due to the short timeframe we were given.
The Minister of Finance and government officials confirmed that Bill C‑2, as written, gave the minister the power to make changes by way of regulation and to adjust support levels for targeted sectors.
That is a crucial element for the Bloc Québécois. During a pandemic, the situation and the circumstances can change fast. Some sectors that we feel need support because they play a crucial and strategic role in our economy may find themselves struggling. We need to do something about that. We actually got confirmation on that from the Minister of Finance.
The Bloc Québécois will be there to remind her. Quebec's manufacturing sector has approached us about this. Because of the pandemic, there is a huge shortage of semiconductors, and major Quebec companies that use semiconductors have seen very uneven or slowed production. The Minister of Finance told us that the numbers show the situation is not as bad as we feared, and she promised to give us those numbers. I would like to remind her that we are still waiting for those numbers. It has been a week, and we have not received anything. She could certainly do better on that front.
What the Bloc Québécois likes about Bill C‑2 is that, if the Minister of Finance needed to better support this sector, she would have the power to do so through regulations. This could be done quickly. The same goes for the aerospace industry. We are committed to talking about this at length when we come back to the House to see where things stand and how the needs have evolved. Again, the Bloc Québécois will be there to remind the Minister of Finance of the power she has and to remind her to use it for the good of the economy.
I will address another issue that is missing from Bill C‑2. It is an incredible injustice that has to do with a serious crisis. I am talking about the situation with seniors who had to rely on various forms of emergency benefits during the pandemic and who are now getting part of their guaranteed income supplement taken away, because the Canada emergency response benefit is not considered working income; their file was processed by Service Canada, which prevented them from proceeding with a new calculation for the current year; or they were required to make a repayment in the same year instead of in installments over a few years.
I am sure that my colleague from Shefford will speak to this in detail in her speech. The Bloc Québécois considers this a serious problem. We contacted the Minister of Finance and the respective ministers in Quebec about this both during and after the election campaign, urging them to act because this was important. We asked again in relation to Bill C‑2. The Minister of Finance promised to deal with the situation in the days to follow. We were led to believe that it would be in the economic update. We finally got $742 million. That is not what we were looking for, but it seems promising. We are waiting for the details before we make up our minds.
The big problem, however, is that the money would not be available until May 2022. Seniors have been living with reduced incomes for months now. The poorest seniors, the ones who receive the guaranteed income supplement, already have limited purchasing power. We are now struggling with inflation, but the fix would not come until next May. That is unacceptable. The Bloc Québécois will keep reminding the government that it needs to speed up the process.
We needed more time in committee. We were rushed, and it took the government two months to recall the House after an unnecessary election. Thus, we were unable to improve the bill as much as we could have.
However, I would like to remind members that we adopted an amendment proposed by my colleague from Elmwood—Transcona. That amendment does improve Bill C-2. I imagine that my colleague will speak more about it during his speech. An amendment moved by the member for Carleton was also adopted. However, the study of a bill requires more time.
In closing, I want to thank my colleagues who supported me at the Standing Committee on Finance. I am thinking of the member for Drummond concerning arts and culture, the member for Terrebonne, who is interested in pandemic-related assistance programs, my colleague from Shefford, who is interested in seniors, and my colleague from Abitibi—Témiscamingue, who also supported me.
Monsieur le Président, je vais partager le temps qui m'est imparti avec ma collègue et amie la députée de Shefford.
Le projet de loi C‑2 est revenu à la Chambre après avoir été étudié, et même bonifié, en comité parlementaire. Je tiens à expliquer à la Chambre pourquoi le Bloc québécois appuyait le principe du projet de loi et a voté en sa faveur. On est toujours en pandémie, comme le rappelle malheureusement le variant Omicron, et plusieurs secteurs demeurent en difficulté. Or, depuis le début, on a décidé collectivement de les soutenir en sachant qu'on aurait besoin de ces travailleuses et travailleurs et de ces entreprises au lendemain de la pandémie.
Le projet de loi C‑2 prolonge la Subvention salariale d'urgence du Canada et la Subvention d'urgence pour le loyer du Canada, mais de façon plus ciblée, visant des secteurs en difficulté comme le tourisme et l'hôtellerie. Je pense ici aux difficultés que vivent les grands groupes hôteliers alors que les conférences internationales, entre autres, sont mises sur pause. Le projet de loi cible aussi un secteur qui nous tient particulièrement à cœur, celui des arts et de la culture, et contient des mesures pour les entreprises d'autres secteurs qui vivent de grandes difficultés. Le projet de loi propose aussi un soutien aux gens qui doivent aider un malade confiné à domicile en raison de la COVID‑19, ainsi que des mesures de soutien si une province ou une région retombe en confinement. Nous sommes donc en faveur de tout cela.
En lisant la première version du projet de loi, nous avions, ainsi que plusieurs collègues à la Chambre, remarqué que les travailleuses et travailleurs autonomes y étaient laissés pour compte puisque le projet de loi ne prévoyait rien pour elles et eux après la fin de la Prestation canadienne de la relance économique. Nous étions favorables à l'idée de soutenir ces personnes dans ces secteurs en difficulté.
La première question que j'avais posée à la ministre des Finances portait donc sur l'absence de mécanismes de soutien pour ces personnes dans les secteurs ciblés. Elle nous a dit et redit publiquement — ce que les fonctionnaires sont venus confirmer au Comité permanent des finances — que le programme, le gouvernement et le ministère n'étaient pas en mesure d'apporter un soutien ciblé dans ces secteurs. Mon collègue d'Elmwood—Transcona a lui aussi soulevé cette question au Comité, tout comme ma collègue de Shefford.
Tout cela est donc très décevant. Après presque deux ans de pandémie, le gouvernement et les ministères n'ont pas été capables d'évoluer, d'adopter une nouvelle direction, d'être plus flexibles et de mieux adapter les outils existants, notamment en ciblant les secteurs. On l'a fait pour la Subvention salariale, mais pas pour les travailleuses et travailleurs autonomes de ces mêmes secteurs. Cela n'a pas de bon sens.
Néanmoins, nous avons négocié et réussi à obtenir une garantie qu'il y aurait un programme de soutien pour les travailleuses et travailleurs autonomes du secteur de la culture. La ministre des Finances est venue nous en informer au Comité et le ministre du Patrimoine canadien nous a expliqué avec beaucoup de détails à quoi cela allait ressembler, évoquant notamment le modèle québécois. Au Québec, le gouvernement soutient des fondations, qui appuient à leur tour les travailleuses et travailleurs autonomes du secteur. Puisqu'il nous était inacceptable d'abandonner les travailleuses et travailleurs autonomes du secteur de la culture, les garanties que nous avons eues nous conviennent et c'est parfait pour ce point.
Le Bloc québécois avait une autre demande pour le gouvernement et la ministre des Finances. La version initiale du projet de loi accordait un immense pouvoir à la ministre et au gouverneur en conseil — dans le jargon législatif — pour modifier toutes les modalités du projet de loi afin de répondre à tout nouveau besoin qui pourrait se faire sentir. Selon les critères, une entreprise devait avoir perdu 50 % de son chiffre d'affaires — 40 % si l'entreprise est dans un secteur ciblé — durant les périodes de référence pour être admissible. Sont-ce de bons pourcentages? Nous n'avons malheureusement pas eu le temps d'étudier ces questions en profondeur à cause des courts délais que nous avons eus.
La ministre des Finances et les fonctionnaires nous ont confirmé que, avec le projet de loi C‑2 tel que rédigé, la ministre avait le pouvoir d'apporter des modifications par règlement. C'est la même chose en ce qui concerne le niveau de soutien et les secteurs ciblés.
Il s'agit de quelque chose de fondamental pour le Bloc québécois. En effet, en temps de pandémie, la situation et la conjoncture changent vite. Certains secteurs, que nous jugeons devoir soutenir parce qu'ils sont cruciaux et stratégiques pour notre économie, peuvent se retrouver en grande difficulté. Il faut donc agir en ce sens. Nous avons d'ailleurs reçu une confirmation à cet égard, grâce à une certaine ouverture de la ministre des Finances.
Le Bloc québécois sera là pour le lui rappeler. En effet, le secteur manufacturier au Québec nous a interpelés à ce sujet. La pandémie a entraîné une grande pénurie de semi‑conducteurs, et d'importantes entreprises québécoises qui utilisent des semi‑conducteurs ont vu leur production varier considérablement et être ralentie. La ministre des Finances nous a dit que les chiffres montraient que la situation était moins mauvaise qu'on le craignait, et elle s'est engagée à nous transmettre les chiffres. Je lui rappellerai que nous les attendons toujours et que, une semaine après cette discussion, nous n'avons rien reçu. Cela pourrait certainement être corrigé.
Ce que le Bloc québécois aime du projet de loi C‑2, c'est que, si la ministre des Finances devait soutenir et mieux épauler ce secteur, elle aurait le pouvoir de le faire par règlement. Cela pourrait se faire rapidement. C'est la même chose en ce qui concerne l'industrie aérospatiale. Nous nous sommes engagés à en discuter en profondeur dès notre retour à la Chambre, afin de voir quelle est la conjoncture et comment les besoins ont évolué. Encore une fois, le Bloc québécois sera là pour rappeler à la ministre des Finances le pouvoir dont elle dispose et pour lui rappeler de l'utiliser au besoin pour le bien‑être de l'économie.
J'aborderai un point qui ne figure pas dans le projet de loi C‑2. Cela est d'une injustice sans nom, car il s'agit d'une grave crise. Je veux parler de la situation des aînés qui ont eu recours à diverses formes de prestations d'urgence pendant la pandémie et qui se voient maintenant amputés d'une partie de leur Supplément de revenu garanti, parce que la Prestation canadienne d'urgence n'est finalement pas considérée comme un revenu de travail, parce que leur dossier était traité par Service Canada, ce qui les empêchait de procéder à un nouveau calcul pour l'année en cours, ou parce qu'on a exigé un remboursement de dette dans l'année même au lieu d'un étalement sur quelques années.
Je suis certain que ma collègue de Shefford en parlera en profondeur dans son discours. Le Bloc québécois considère qu'il s'agit d'un grave problème. Pendant et après la campagne électorale, nous avons contacté la ministre des Finances et les ministres québécois respectifs à ce sujet en leur disant qu'il fallait agir, car c'était important. Ensuite, en lien avec le projet de loi C‑2, nous le lui avons demandé. La ministre des Finances s'est engagée à régler la situation et nous disait que ce serait fait dans les prochains jours. Nous avons compris que ce serait dans la mise à jour économique. Nous avons finalement obtenu 742 millions de dollars. Ce n'est pas la formule que nous préconisions, mais cela semble intéressant. Nous attendons de voir tous les détails pour pouvoir nous faire vraiment une tête.
Cependant, il y a un gros problème. En effet, cela ne serait disponible qu'en mai 2022. Les aînés vivent depuis plusieurs mois avec des revenus réduits. Les aînés les plus pauvres, qui touchent le Supplément de revenu garanti, n'ont déjà pas un grand pouvoir d'achat. De plus, alors que nous sommes aux prises avec l'inflation, la correction arriverait seulement en mai prochain. C'est inacceptable. Le Bloc québécois sera assurément là pour rappeler au gouvernement l'importance d'accélérer ces délais.
Nous aurions eu besoin de plus de temps en comité. Nous avons été très pressés et le gouvernement a mis deux mois avant de convier de nouveau la Chambre, à la suite d'une élection qui n'était pas nécessaire. Cela fait que nous n'avons pas pu bonifier le projet de loi comme nous aurions pu le faire.
Je tiens toutefois à rappeler que nous avons adopté un amendement proposé par mon collègue d'Elmwood—Transcona. Cet amendement vient bonifier le projet de loi C‑2. J'imagine que mon collègue pourra en parler plus en détail lors de sa présentation. Un amendement proposé par le député de Carleton a également été adopté. Cependant, l'étude d'un projet de loi requiert davantage de temps.
En conclusion, je tiens à remercier mes collègues qui m'ont épaulé au Comité permanent des finances. Je pense au député de Drummond concernant les arts et la culture, à la députée de Terrebonne, qui s'intéresse aux programmes d'aide en période de pandémie, à ma collègue de Shefford, qui s'intéresse aux aînés, et à mon collègue d'Abitibi—Témiscamingue, qui est également venu m'épauler.
View Daniel Blaikie Profile
NDP (MB)
Mr. Speaker, one of the things that surprises me about the Liberals' solution to the GIS issue is that it is only one payment that may not even be made until May. We already know that seniors are in crisis and need help now.
In the early days of the pandemic, in March 2020, hundreds of billions of dollars went to the banks. At this moment, real people are grappling with a real problem that urgently needs a solution. However, the government is telling them that they will have to wait another few months, even though they have already been waiting for a solution for several months. These people are living in their cars or on the streets. It is wholly unacceptable that they will not receive help until May.
What are my colleague's thoughts on that?
Monsieur le Président, l'une des choses qui me surprennent concernant la solution libérale à la question du Supplément de revenu garanti, c'est qu'il ne s'agit que d'un seul paiement qui ne sera peut-être pas versé avant le mois de mai. Or on sait déjà que des aînés sont en crise et ont besoin d'aide maintenant.
Dans les premiers jours de la pandémie, en mars 2020, des centaines de milliards de dollars en liquidités ont été versés aux banques. En ce moment, des vraies personnes ont un vrai problème qui exige une solution urgente. Pourtant, le gouvernement leur dit qu'elles devront attendre encore quelques mois même si elles attendent une solution depuis plusieurs mois. Ces personnes vivent dans leur automobile ou dans la rue. Il est vraiment inacceptable qu'elles ne reçoivent de l'aide qu'au mois de mai.
Qu'en pense mon collègue?
View Gabriel Ste-Marie Profile
BQ (QC)
Mr. Speaker, I agree that when a problem affects people with significant economic power, it gets solved quickly. They have the government's ear, so the problem is soon corrected.
However, when it comes to poor people, people who do not speak loudly and are living their own lives as best they can, problems take longer to solve. These people are not heard as much because they speak less loudly and are not as close to the government. That is sad.
According to our calculations, the amounts provided for in the budget will correct the situation, but we need confirmation. However, the table shows that the money will not be paid out until next fiscal year, which starts in April. When we ask government officials about this, they say that it is scheduled for May. As my colleague was just saying, the problem should have been settled last July.
We are hearing horror stories in every one of our ridings. Some people have had to give up their homes, while others can no longer afford their medications. They could not wait this long, and they certainly cannot wait until May for this problem to be fixed. Our role as members of Parliament is to pressure the government to bring about change.
Monsieur le Président, en effet, quand un problème touche des gens qui ont beaucoup de pouvoir économique, cela se règle vite. Ils ont l'oreille du gouvernement et cela ne tarde pas, c'est rapidement corrigé.
Par contre, quand il s'agit de pauvre monde, de gens qui ne parlent pas fort et qui mènent leur petite vie comme ils le peuvent, c'est plus long. On les entend moins parce qu'ils parlent moins fort et sont moins amis avec le gouvernement. C'est déplorable.
Selon nos calculs, les sommes prévues dans le budget corrigeront la situation, mais nous devons obtenir une confirmation à ce sujet. Cependant, quand on regarde le tableau, on constate que cet argent ne sera versé que lors du prochain exercice financier, à compter d'avril prochain. Lorsque nous posons la question aux fonctionnaires, ils nous répondent qu'ils avaient prévu cela pour le mois de mai. Or, comme le dit si justement mon collègue, ce problème aurait dû être réglé dès le mois de juillet dernier.
Nous entendons des histoires d'horreur dans chacune de nos circonscriptions. Des gens ont quitté leur logement, alors que d'autres ne peuvent plus payer leurs médicaments. On ne pouvait pas attendre jusqu'à maintenant et on ne peut certainement pas attendre jusqu'en mai pour que ce problème soit réglé. Notre rôle, en tant que parlementaires, est de faire pression sur le gouvernement pour que cela change.
View Kevin Lamoureux Profile
Lib. (MB)
Mr. Speaker, first, I would recognize that the Bloc is supporting the passage of Bill C-2. It is important to recognize that because the bill would provide ongoing support. In particular, I always appreciate the focus that the Bloc puts on the arts and cultural communities, something I personally believe in very strongly.
As has been pointed out, the bill would not resolve all the problems out there, but it is important that it ultimately pass because it supports many people and businesses today. Supporting Canadians in a broad sense means not only doing it through legislation, but through budgetary measures as well. To focus on this bill, it is a positive bill supporting certain aspects of our economy. Would the member agree with that?
Monsieur le Président, avant toute chose, je reconnais que le Bloc appuie l’adoption du projet de loi C-2. Il est important de le reconnaître parce que le projet de loi apporterait une aide continue. En particulier, je suis toujours reconnaissant au Bloc de mettre l’accent sur les arts et les communautés culturelles, un domaine qui m’est personnellement très cher.
Comme on l’a souligné, le projet de loi ne réglera pas tous les problèmes, mais il est important qu’il soit adopté parce qu’il vient en aide à de nombreuses personnes et entreprises aujourd’hui. Au sens large, soutenir les Canadiens signifie le faire non seulement par des mesures législatives, mais aussi par des mesures budgétaires. Pour revenir à ce projet de loi, il s’agit d’un projet de loi positif qui soutient certains aspects de notre économie. Le député est-il d’accord avec cette idée?
View Gabriel Ste-Marie Profile
BQ (QC)
Mr. Speaker, I totally agree with my colleague from Winnipeg North. We need to pass this bill before we break for the holidays. It is very important for supporting Quebec's and Canada's economy.
However, I would like to remind my colleague and the House that the Liberal government has once again resorted to its usual tactics. It tabled this important and urgent bill late and is now pressuring us members to pass it as soon as possible.
I would like to remind my colleagues that the government waited two months before recalling the House. We could have started work much earlier, passed the bill much more quickly and amended it as needed.
Monsieur le Président, je suis tout à fait d'accord avec mon collègue de Winnipeg‑Nord: nous devons adopter ce projet de loi avant l'ajournement pour les Fêtes. C'est très important pour le soutien à l'économie du Québec et du Canada.
Toutefois, je veux rappeler à mon collègue et à la Chambre que le gouvernement libéral a encore une fois recours à son leitmotiv habituel. En effet, il dépose ce projet de loi si important et urgent en retard et fait pression sur nous, les députés, afin que nous l'adoptions le plus rapidement possible.
Je rappelle que le gouvernement a attendu deux mois avant de rappeler la Chambre. Nous aurions pu commencer les travaux beaucoup plus tôt, adopter le projet de loi beaucoup plus rapidement et y apporter les modifications nécessaires.
View Garnett Genuis Profile
CPC (AB)
Mr. Speaker, we have been discussing the issue of housing in this debate. What many other parties have failed to recognize is the fact that a critical way of lowering the cost of housing is to increase the overall supply of housing. We need policies that support more home and rental construction if housing overall is going to become more accessible and affordable. I would like to hear the member's comment on that.
Monsieur le Président, nous avons discuté de la question du logement dans ce débat. Beaucoup d’autres partis n’ont pas reconnu qu’une façon essentielle de réduire le coût du logement est d’augmenter l’offre globale de logements. Nous avons besoin de politiques qui favorisent la construction de maisons et de logements locatifs si nous voulons que les logements deviennent plus accessibles et abordables. J’aimerais entendre ce que le député en pense.
View Gabriel Ste-Marie Profile
BQ (QC)
Mr. Speaker, we are in the middle of a serious housing crisis. A few years ago, it was mostly limited to Vancouver and Toronto. Today, prices are through the roof in Montreal and throughout Quebec. House prices in Joliette are higher than they have ever been. It is a serious problem. In my opinion, the solution definitely lies in increasing the housing supply.
In terms of redistributing of wealth and paying special attention to the less fortunate, the solution lies in providing social housing. Fortunately, in Quebec, governments of all stripes have done more. The federal government needs to do much more than it is doing now.
We will continue to press the issue, in particular with the help of my colleague from Longueuil—Saint-Hubert.
Monsieur le Président, nous vivons effectivement une grave crise du logement. Il y a quelques années, elle touchait essentiellement Vancouver et Toronto; aujourd'hui, les prix sont stratosphériques à Montréal et partout au Québec. À Joliette, le prix des maisons, c'est du jamais-vu. C'est un grave problème. De mon point de vue, la solution passe certainement par l'offre.
En matière de redistribution de richesse et d’attention particulière aux moins fortunés, cela passe par l’offre de logements sociaux. Au Québec, le gouvernement en a heureusement fait plus, peu importe le parti au pouvoir. Il faut que le gouvernement fédéral en fasse beaucoup plus que ce qu'il fait maintenant.
Nous allons continuer à le talonner à ce sujet, notamment avec l'aide de mon collègue de Longueuil—Saint‑Hubert.
View Andréanne Larouche Profile
BQ (QC)
Mr. Speaker, I would like to thank my excellent colleague from Joliette, who is also the finance critic. He is doing a fabulous job of handling this file, and I would like to congratulate him for his work.
I rise to speak during this second reading of Bill C-2 in a collaborative spirit. Like my colleague, I will begin by saying that the Bloc Québécois supports Bill C‑2, which introduces new targeted assistance programs in response to the COVID-19 pandemic. As we know, the pandemic is far from over.
Having been elected in 2019, just before the pandemic started, I have seen collaboration happen. Since the beginning of the crisis, my Bloc Québécois colleagues and I have proposed dozens of improvements to the federal aid programs, particularly regarding business loans and the emergency wage subsidy. The emergency wage subsidy was very helpful for businesses in Shefford, allowing them to get through the crisis. For example, 70% of businesses in the Granby industrial park used the subsidy.
We have always made sure that the measures being taken increasingly meet the diverse needs of individuals and economic sectors and that they get adapted as the pandemic evolves. We will continue that work.
We have always insisted that we need to provide assistance for sectors that will take continue to feel the effects of the pandemic for longer, until business goes back to normal for them. The tourism, cultural, restaurant and event sectors are but a few examples. It so happens that these sectors are very important economic drivers that put Shefford on the map.
We made this request several times, including during the recent election campaign. It is now more urgent than ever given the current spread of the virus, which has resulted in many cancelled bookings. Since yesterday, restaurants, hotels and the tourism sector have been seeing numerous cancellations.
We believe that Bill C‑2 must be passed as soon as possible, since it ensures the continuity of the emergency wage subsidy and the Canada emergency rent subsidy. Some businesses are still fragile, but they will be able to get through the crisis thanks to the tourism and hospitality recovery program, the hardest-hit business recovery program and the lockdown support measure. The problem is that these programs are a bit harder to access and less generous than the previous iterations. However, these three new programs will provide a baseline level of support for SMEs that are still hurting from the pandemic.
I would like to remind the House that many SMEs are still having a hard time even though the economy is taking off again in every region. We will need to monitor the spread of the omicron variant. According to a recent survey conducted by the Canadian Federation of Independent Business, 58% of SME owners reported lower-than-normal sales. Like my colleague from Joliette, I can only lament the fact that a useless election delayed the implementation of these new programs.
Let us be very clear: The government had no valid reason to call an election. Its claim that Parliament was not running smoothly was just a pretext. It was not true at all. As I said before, the Bloc Québécois was collaborating with the government. The Liberals called an election for the purely egotistical reason that they wanted a majority. They failed miserably, because we still have a minority government. The rapid passage of the bills implementing the pandemic assistance programs shows just how well parliamentarians collaborated during the last Parliament, the 43rd Parliament.
The number one priority of every member should have been to be there this fall to respond to the pandemic. The Liberals chose to call an election. The result was a delay in discussions and work leading to the new iterations of these programs. These programs should already have been adopted by now. The delays are the fault of no one but the Liberals.
I would like to reiterate the three conditions set out by the Bloc Québécois for Bill C‑2.
First, the government must immediately commit to contributing to the Artists' Foundation to support self-employed workers in the arts and culture sector. This is a call that the government appears to have heard. We will monitor the situation closely. In my riding, artists are asking for help. As I said before, this is a very important sector in my riding of Shefford. We also need to continue monitoring certain definitions regarding the tourism sector in order to make sure no one is forgotten. Even suppliers of goods and services related to the tourism industry should have access to support.
Second, before the election campaign, we asked that the government stop penalizing working seniors who receive the guaranteed income supplement, the GIS, by considering the CERB as employment income in calculating the GIS. In my opinion, this is a key condition. One of the solutions we thought of was to allow for a recalculation of the GIS regardless of whether the request was made by Service Canada or the Canada Revenue Agency, in addition to allowing debts to be repaid over three years rather than one. We proposed solutions.
As the seniors critic, I have often risen in the House and asked for these solutions. I can point out that the minister announced this week in her economic update that she would fix this next May. That is all well and good, but with Christmas around the corner, seniors are poorer than ever. They were already in dire straits financially before the pandemic, and since July, things have gotten even worse. They will not get any gifts for new year, Valentine's Day or Easter either. May is way too far away.
In response to the economic update, my colleague from Joliette has already said that we will continue to work to get this problem solved faster. Obviously, we cannot help but notice that the months of pressure from our party have had some impact and that there would not have been any compensation if we had not been there. We must not forget that working seniors are bearing the brunt of these cuts to the GIS, even though they were legitimately entitled to claim the CERB during the first wave.
We also need to remember that those receiving the GIS are the most disadvantaged seniors, and that the federal government has been depriving them of hundreds of dollars every month since July. They no longer have the financial wiggle room to get through the next five months without having to make some tough choices, such as stopping certain medications or selling their possessions, given that inflation has pushed grocery prices up by 7%.
That is why the government needs to speed up the process. We will continue to demand that it reverse its ridiculous decision to create two classes of seniors, since the current financial situation of seniors proves that poverty does not start at age 75, that health problems do not start at age 75, and that the OAS must be raised by $110 a month starting at age 65, because the government is completely overlooking seniors between the ages of 65 and 74.
Last week, I replaced a member of the Standing Committee on Finance. As we were questioning officials from the Canada Revenue Agency, I was astonished to discover that, in 2021, a country like Canada is unable to find technological solutions more quickly. The CRA knew since the summer of 2020 that problems would crop up. Its officials told us that there were still too many technological challenges to address the issues of either seniors or workers in the cultural sector.
Our third condition is that the minister confirm that she intends to use the power to adapt the assistance measures in Bill C-2 by regulation in order to meet the needs of other industries that are currently excluded from federal support, including the aerospace industry, if a need is demonstrated. As the crisis continues to evolve, there may be still more upheaval ahead.
In conclusion, we definitely need to monitor the situation, and the programs will have to be flexible. Bill C‑2 makes it possible to help some sectors during this crisis by extending the Canada emergency wage subsidy and the Canada emergency rent subsidy. However, as my colleague from Joliette mentioned, nothing is being done about other serious problems affecting our businesses because of supply chain disruptions. Consider the microprocessor shortage, for example. This supply chain disruption is causing stoppages in several production chains in Quebec.
There is one final aspect that I would like to address. The government cannot claim urgency as an excuse when it is the one that delayed the work associated with the adoption of the new programs by calling the most expensive election in history just as the fourth wave began. We should already have addressed these issues affecting SMEs and businesses.
We need to adopt Bill C-2 because one thing is certain: The current situation being what it is, we cannot feel at ease rising for the holidays without passing this important bill. Let us work together for business owners and workers. Let us take action.
Monsieur le Président, je remercie mon excellent collègue de Joliette, qui est aussi porte-parole en matière de finances. Il gère ce dossier à merveille, et je tiens à saluer son travail.
C’est sur un ton très collaborateur que je prends la parole dans le cadre de la deuxième lecture du projet de loi C‑2. Comme l'a fait mon collègue, j'affirme d'entrée de jeu que le Bloc québécois appuie le projet de loi C‑2, qui introduit de nouveaux programmes d'aide ciblée dans le contexte de la pandémie de la COVID‑19. Comme on le sait, la pandémie est loin d'être terminée.
Ayant été élue en 2019, juste avant la pandémie, j’ai été témoin de la collaboration. Depuis le début de la crise, mes collègues du Bloc québécois et moi avons proposé des dizaines d’améliorations aux programmes d’aide fédéraux, notamment en ce qui concerne les prêts offerts aux entreprises et la Subvention salariale d'urgence. Cette dernière a été très utile aux entreprises de Shefford. En effet, cette subvention leur a permis de traverser la crise. Par exemple, 70 % des entreprises du parc industriel de Granby l'ont utilisée.
Nous avons toujours fait en sorte que les mesures déployées répondent de mieux en mieux aux besoins variés des particuliers et des secteurs économiques et qu'elles soient adaptées à l'évolution de la pandémie. Nous allons continuer à le faire.
Nous avons toujours martelé qu’on devrait apporter une aide aux secteurs qui ressentent plus longuement les contrecoups de la pandémie, tant et aussi longtemps que leurs activités ne seront pas revenues à la normale. C’est le cas des secteurs du tourisme, de la culture, de la restauration et de l'événementiel, pour ne nommer que ceux-là. D’ailleurs, ces secteurs sont des vecteurs économiques très importants qui font la renommée de Shefford.
Nous avons fait cette demande à plusieurs reprises, et nous l'avons réitérée lors de la récente campagne électorale. Cette demande est plus urgente que jamais, vu la situation épidémiologique actuelle, qui force l’annulation de plusieurs réservations. Depuis hier, les annulations s’accumulent chez les restaurateurs, chez les hôteliers et en tourisme.
Nous sommes d’avis que le projet de loi C‑2 doit être adopté dans les meilleurs délais, puisqu’il assure la continuité de la Subvention salariale d’urgence et de la Subvention d’urgence du Canada pour le loyer. Certaines entreprises sont encore fragiles, mais elles pourront traverser la crise grâce au Programme de relance pour le tourisme et l’accueil, au Programme de relance pour les entreprises les plus durement touchées et à la mesure de soutien en cas de confinement. Le problème, c'est que ces programmes sont un peu moins faciles d’accès et moins généreux que les versions précédentes. Toutefois, ces trois nouveaux programmes assurent un soutien minimum nécessaire aux PME qui subissent toujours les effets de la pandémie.
Je rappelle que de nombreuses PME continuent à en arracher, même si l'économie de toutes les régions redécolle. Il faudra suivre l'évolution du variant Omicron. En effet, selon un récent sondage de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante, 58 % des propriétaires de PME ont déclaré avoir des ventes bien inférieures à la normale. Comme l'a fait mon collègue de Joliette, on ne peut que déplorer que des élections inutiles aient retardé la mise en œuvre de ces nouveaux programmes.
Soyons bien clairs: le gouvernement n’avait aucune raison valable de déclencher des élections. Prétendre que le Parlement ne roulait pas rondement n’était qu’un prétexte. C’était complètement faux. Comme je l’ai déjà mentionné, le Bloc québécois a collaboré avec le gouvernement. Les libéraux nous ont plongés en élection pour une raison purement égoïste: obtenir la majorité. C’est un échec complet, puisque le gouvernement est encore minoritaire. L’adoption rapide de projets de loi de mise en œuvre de programmes d’aide dans le contexte de la pandémie démontre à quel point les parlementaires ont collaboré lors de la 43e législature, soit la précédente législature.
La priorité absolue de tout un chacun aurait dû être la suivante: être là, cet automne, pour répondre à la pandémie. Les libéraux ont choisi de déclencher des élections. La conséquence a été de retarder les discussions et les travaux qui menaient à la nouvelle mouture de ces programmes. Ces derniers auraient déjà dû être adoptés. Les seuls responsables de ces retards sont les libéraux.
Je tiens à rappeler les trois conditions mises en avant par le Bloc québécois relativement au projet de loi C‑2.
Premièrement, le gouvernement doit immédiatement s'engager à contribuer à la Fondation des artistes, afin de soutenir les travailleurs autonomes du milieu des arts et de la culture, ce qui aurait eu une certaine écoute de la part du gouvernement. Nous allons surveiller cette question de près. Dans ma circonscription, il y a des artistes qui demandent de l’aide. Comme je l'ai déjà dit, il s'agit d'un secteur très important dans ma circonscription, Shefford. Il faudra aussi continuer de surveiller certaines définitions dans le secteur du tourisme, afin de s’assurer que l’on n’oublie personne. En effet, même les fournisseurs de biens et de services liés à l’industrie touristique devront avoir accès à du soutien.
Deuxièmement, nous demandions, avant la campagne électorale, qu’Ottawa cesse de pénaliser les travailleurs aînés prestataires du Supplément de revenu garanti, le SRG, en considérant la PCU comme un revenu d’emploi dans le calcul du SRG. À mon avis, il s'agit d'un élément essentiel. Une des solutions à laquelle nous avons réfléchi était de permettre le recalcul du SRG, peu importe que la demande ait été faite par Service Canada ou par l’Agence du revenu du Canada, en plus d'offrir la possibilité de s’acquitter d’une dette sur trois ans plutôt que sur une année. Nous avons proposé des solutions.
En tant que porte-parole en matière d'aînés, je me suis souvent levée à la Chambre pour demander ces solutions. Je peux souligner le fait que la ministre a annoncé cette semaine dans sa mise à jour économique qu'elle réglerait la situation en mai prochain. C'est peut-être bien, mais, à l'aube de Noël, les aînés sont appauvris plus que jamais. Leur situation financière était déjà précaire avant la pandémie, et, depuis juillet, c'est encore pire. Ils n'auront pas non plus de cadeaux pour le Nouvel An, pour la Saint-Valentin ou pour Pâques. Le mois de mai, c'est beaucoup trop loin.
D'ailleurs, en réaction à la mise à jour économique, mon collègue de Joliette a déjà annoncé que nous continuerions de travailler à accélérer ce règlement. Bien évidemment, nous ne pouvons que constater que les pressions que notre formation politique a exercées depuis plusieurs mois ont eu certaines retombées et qu'il n'y aurait pas eu d'indemnisation si nous n'avions pas été là. Rappelons que ce sont les travailleurs aînés qui subissent ces baisses de Supplément de revenu garanti alors qu'ils avaient le droit de légitime de toucher la PCU durant la première vague.
Il faut aussi rappeler que ceux qui touchent le SRG sont les aînés les moins nantis et que le fédéral les prive de centaines de dollars chaque mois depuis juillet. Ils n'ont plus la marge de manœuvre nécessaire pour traverser les cinq prochains mois sans devoir faire des choix difficiles, comme délaisser certains médicaments ou vendre leurs biens, alors que l'inflation fait grimper le prix du panier d'épicerie actuel de 7 %.
C'est pourquoi il faut que le gouvernement accélère ce processus. Nous continuerons de marteler le message selon lequel il doit revenir sur sa décision absurde de créer deux classes d'aînés, car la situation financière actuelle des aînés nous démontre que la pauvreté ne survient pas qu'à partir de 75 ans, que les problèmes de santé ne surviennent pas qu'à 75 ans et qu'il faut absolument que la pension de la Sécurité de vieillesse soit haussée de 110 $ par mois dès l'âge de 65 ans, parce que les aînés de 65 à 74 ans sont complètement oubliés.
La semaine dernière, je remplaçais un membre du Comité permanent des finances. Alors que nous interrogions les fonctionnaires de l'Agence du revenu du Canada, j'ai été étonnée de constater que, en 2021, un pays comme le Canada ne peut trouver des solutions technologiques plus rapidement. L'ARC était au courant depuis l'été 2020 des problèmes qui surviendraient. On nous a répondu qu'il y avait encore trop de défis technologiques, autant pour la question des aînés que pour celle des travailleurs du secteur de la culture.
Notre troisième condition est que la ministre confirme qu'elle compte utiliser le pouvoir d'adapter les mesures d'aide qui se retrouvent dans le projet de loi C‑2 par voie réglementaire afin de répondre aux besoins des autres industries actuellement écartées du soutien fédéral, notamment l'aérospatiale, si lanécessité en est démontrée. L'évolution de la crise risque de causer encore beaucoup de soubresauts.
En terminant, il faut tout de même surveiller l'évolution de la situation et les programmes devront faire preuve de flexibilité. Le projet de loi C‑2 permet d'apporter une aide nécessaire à certains secteurs dans le contexte actuel de la crise en reprenant la mécanique de la Subvention salariale d'urgence du Canada et de la Subvention d'urgence du Canada pour le loyer. Cependant, comme l'a mentionné mon collègue de Joliette, on élude d'autres problèmes qui touchent durement certaines de nos entreprises en raison des perturbations dans les chaînes d'approvisionnement. On peut penser à la pénurie des microprocesseurs, entre autres. Ce bris dans la chaîne d'approvisionnement est à l'origine d'arrêts dans plusieurs chaînes de production québécoises.
J'aimerais parler d'un dernier aspect. Le gouvernement ne peut utiliser l'argument de l'urgence alors qu'il a lui-même retardé les travaux liés à l'adoption des nouveaux programmes en déclenchant les élections les plus coûteuses de l'histoire au tout début de la quatrième vague. Nous aurions déjà dû nous pencher sur ces questions pour les PME et les entreprises.
L'adoption du projet de loi C‑2 est nécessaire, car une chose est certaine: dans la situation actuelle, nous ne pouvons pas partir en congé des Fêtes l'esprit tranquille sans avoir adopté cet important projet de loi. Travaillons tous en collaboration pour les entrepreneurs et les travailleurs. Agissons.
View Kevin Lamoureux Profile
Lib. (MB)
Madam Speaker, where I agree fully with the member is in regard to the importance of seniors and the fact that we should work expeditiously to get the bill through, so it will be there before Christmas.
I would like to remind my colleague is that virtually from day one, in 2015, we dramatically increased the amounts going to the poorest of all seniors in Canada by a substantial increase to the GIS. During the pandemic, we gave direct payments to GIS recipients and all OAS recipients. We have also proposed to increase payments substantially to seniors age 75 and over. We have also invested tens of millions of dollars into all sorts of organizations that provide services for seniors.
The member made a statement saying to give $100 for every senior. Is that an add-on amount to what has already been committed? As this first time I have heard of this, what is the Bloc position on $100 for every senior?
Madame la Présidente, là où je suis entièrement d’accord avec la députée, c’est en ce qui concerne l’importance des personnes âgées et le fait que nous devrions nous employer à faire adopter le projet de loi sans délai, pour que ce soit fait avant Noël.
J’aimerais rappeler à ma collègue que, pratiquement dès le premier jour, en 2015, nous avons nettement augmenté les sommes versées aux plus pauvres de tous les aînés du Canada en augmentant considérablement le Supplément de revenu garanti. Pendant la pandémie, nous avons versé des paiements directs aux bénéficiaires du Supplément de revenu garanti et à tous les bénéficiaires de la Sécurité de la vieillesse. Nous avons aussi proposé d’augmenter considérablement les prestations versées aux personnes âgées de 75 ans et plus. Nous avons aussi investi des dizaines de millions de dollars dans toutes sortes d’organismes qui offrent des services aux personnes âgées.
La députée a demandé dans sa déclaration qu’on donne 100 $ à chaque aîné. S’agit il d’un montant supplémentaire à celui qui a déjà été engagé? Comme c’est la première fois que j’en entends parler, quelle est la position du Bloc sur les 100 $ pour chaque aîné?
View Andréanne Larouche Profile
BQ (QC)
Madam Speaker, I find it fascinating that the Liberal government is in such denial about seniors living in financial insecurity and that it prefers to send out one-off cheques when what seniors really need is ongoing help.
If the Bloc Québécois had not been there back in April to remind the government that everyone was getting assistance during the pandemic except for seniors, they would not have even gotten the one cheque. The government sent another single cheque for the GIS and for OAS, but seniors aged 75 and over got another one-off cheque this summer, just before the election, coincidentally.
The government is now proposing an increase to OAS, but only for seniors aged 75 and up. However, seniors over 75 are not the only ones who need help. Seniors 65 and up need assistance as well, which is why the government needs to make adjustments to OAS for all seniors, aged 65 and up.
Madame la Présidente, ce qui me fascine chez le gouvernement libéral d'en face, c'est à quel point il est dans le déni de la précarité financière des aînés et cette tendance qu'il a de se contenter de chèques ponctuels, alors que la situation des aînés réclame une aide récurrente.
Si le Bloc québécois n'avait pas été là dès avril pour rappeler que tout le monde recevait de l'aide pendant la pandémie sauf les aînés, il n'y aurait pas eu le chèque unique. Le gouvernement a envoyé un autre chèque unique pour le Supplément de revenu garanti, ainsi que pour la Sécurité de la vieillesse, alors que les gens âgés de 75 ans et plus ont reçu cet été un autre chèque unique, envoyé juste avant l'élection, une drôle de coïncidence.
Ce que le gouvernement propose maintenant est une hausse de la Sécurité de la vieillesse, mais seulement pour les gens âgés de 75 ans et plus. Pourtant, ce n'est pas juste à partir de l'âge de 75 ans que les aînés ont des besoins, c'est à partir de l'âge de 65 ans. C'est pour cela qu'il faut agir en lien avec la Sécurité de la vieillesse pour tous les aînés, dès l'âge de 65 ans.
View Karen Vecchio Profile
CPC (ON)
Madam Speaker, I thank my colleague from Shefford for talking about seniors. I heard the deputy House leader for the government talk about all they have done for seniors, but I agree with my colleague when she speaks of those people who have the lowest incomes. That is what matters here.
We know that cheques have gone out for old age security. They went out to everybody. Whether someone made $90,000 or $15,000, they got the same cheque, but the guaranteed income supplement is still an issue. People have to deal with the fact that the government is trying to reverse some decisions it made, but with the cost of inflation, we know that low-income seniors are really falling behind.
What does my colleague suggest when it comes to the guaranteed income supplement and what the government can do?
Madame la Présidente, je remercie ma collègue de Shefford d’avoir parlé des personnes âgées. J’ai entendu le leader adjoint du gouvernement à la Chambre parler de tout ce qu’ils ont fait pour les personnes âgées, mais je suis d’accord avec ma collègue lorsqu’elle parle des personnes aux revenus les plus faibles. C’est ce qui importe ici.
Nous savons que des chèques ont été envoyés pour la Sécurité de la vieillesse. Ils ont été envoyés à tout le monde. Qu’une personne gagne 90 000 $ ou 15 000 $, elle a reçu le même chèque, mais le Supplément de revenu garanti reste un enjeu. Les gens doivent composer avec le fait que le gouvernement tente de revenir sur certaines décisions qu’il a prises, mais vu le coût de l’inflation, nous savons que la situation des aînés à faibles revenus régresse.
Qu’est-ce que ma collègue suggère en ce qui concerne le Supplément de revenu garanti et ce que le gouvernement peut faire?
View Andréanne Larouche Profile
BQ (QC)
Madam Speaker, I thank my colleague. It is an honour to serve with her at the Standing Committee on the Status of Women. Seniors and the status of women are two causes that matter very much to us both.
I agree with what she said about the Liberals not being mindful of what is going on with seniors. That is why the Bloc Québécois proposed extending the old age security increase to those 65 and over. We also want to let workers earn more before hitting the threshold at which their guaranteed income supplement is clawed back, and we want to see credits for experienced workers that enable them to stay in the workforce.
Furthermore, I agree with my colleague that seniors are in a precarious position. I am amazed to hear the government claim that it has helped them through organizations that support seniors. Does the government really want to make seniors go line up at the food bank? That is good for those organizations, but it does not give seniors more money to buy groceries. The same goes for the New Horizons for Seniors program. It is a good program that gives seniors opportunities to socialize, but investing in that program does not put more money in seniors' pockets.
Madame la Présidente, je remercie ma collègue, avec qui j'ai l'honneur de siéger au Comité permanent de la condition féminine, une autre cause qui nous tient à cœur en plus de celle des aînés.
Je suis d'accord avec elle sur le fait que les libéraux ne tiennent effectivement pas compte de la situation des aînés. C'est pour cela que le Bloc québécois propose la hausse de la Sécurité de la vieillesse dès l'âge de 65 ans. Nous proposons aussi de permettre aux travailleurs de gagner davantage avant d'atteindre le seuil à partir duquel ils sont pénalisés sur leur Supplément de revenu garanti, en plus d'avoir des crédits pour les travailleurs expérimentés qui leur permettent de rester sur le marché du travail.
Au‑delà de cela, je suis d'accord avec ma collègue sur le fait que les aînés sont dans une situation précaire. Je suis fasciné par le gouvernement, qui se vante de les avoir aidés par l'intermédiaire d'organismes qui viennent en aide aux aînés. Est‑ce qu'on veut vraiment obliger les aînés à faire la file devant une banque alimentaire? C'est bien pour les organismes, mais cela ne met pas plus d'argent dans les poches des aînés pour qu'ils fassent leur épicerie. C'est la même chose pour le programme Nouveaux Horizons pour les aînés. C'est un bon programme, qui permet aux aînés de socialiser, mais investir dans ce programme ne met pas plus d'argent dans les poches des aînés.
View Daniel Blaikie Profile
NDP (MB)
Madam Speaker, there are structural reasons why a lot of seniors, people living with disabilities and others in Canada continue to face serious financial stress. We have proposed some more structural and systemic solutions to those problems. The Liberals came in with a one-time payment, and then Liberals such as the member for Winnipeg North get outraged. They get up and say, “We threw some money at you. Why are you still complaining? We paid you off. Be satisfied. Stop talking about poverty. Stop talking about how these people are still in a difficult situation. That is what the money was for.”
The government reminds us in these situations of a lawyer for an unscrupulous wealthy person who pays people off and then has them sign non-disclosure agreements so they do not talk about the problem any more.
Does the member think that maybe this time around the Liberals will be sending NDAs along with cheques to seniors just to try and shut people up about talking about the systemic—
Madame la Présidente, des raisons structurelles expliquent pourquoi un grand nombre de personnes âgées, de personnes handicapées et d’autres personnes au Canada continuent d’être aux prises avec de graves difficultés financières. Nous avons proposé des solutions plus structurelles et systémiques à ces problèmes. Les libéraux sont arrivés avec un paiement unique, puis des libéraux comme le député de Winnipeg-Nord s’indignent. Ils se lèvent et disent: « Nous vous avons donné de l’argent. Pourquoi vous plaignez-vous encore? Nous vous avons payé. Soyez satisfaits. Arrêtez de parler de pauvreté. Arrêtez de dire que ces gens vivent toujours dans une situation difficile. L’argent devait servir à régler le problème ».
Dans ces situations, le gouvernement nous fait penser à l’avocat d’une personne riche et sans scrupules qui paye des gens et leur fait ensuite signer des accords de confidentialité pour qu’ils ne parlent plus du problème.
Le député pense-t-il que peut-être, cette fois ci, les libéraux accompagneront les chèques destinés aux personnes âgées d’accords de confidentialité simplement pour essayer d’empêcher les gens de parler du problème systémique...
View Alexandra Mendès Profile
Lib. (QC)
I have to give the hon. member a moment to reply.
The hon. member for Shefford.
Je dois donner à la députée un moment pour répondre.
La députée de Shefford a la parole.
View Andréanne Larouche Profile
BQ (QC)
Madam Speaker, I have already talked about the one-time cheques. Seniors are outraged. They feel they are being used, manipulated for electoral purposes, rewarded with nothing more than a little cheque from the government every now and then. What they need is stable, long-term buying power.
Madame la Présidente, j'ai déjà parlé de ces chèques ponctuels et ce sont les aînés qui sont outrés. Ils ont l'impression qu'on les utilise, qu'on se sert d'eux à des fins électoralistes et que le gouvernement se borne à les récompenser avec un petit chèque de temps en temps. Il faut aussi garantir leur pouvoir d'achat à long terme.
View Daniel Blaikie Profile
NDP (MB)
Madam Speaker, today, we are talking about a motion to see Bill C-2 move swiftly through the House. On behalf of the New Democrats, we recognize the urgent need for many people, in the face of the pandemic, to receive help. It is true that some of those people will receive some help through Bill C-2. That is why the New Democrats have not tried to filibuster or obstruct the passage of the bill, but we have not tried to hasten it. We have laid out very clearly a path through the NDP to try to expedite the passage of the bill.
We talked about the problem of benefit clawbacks, not just with respect to the guaranteed income supplement but the Canada child benefit and Canada worker benefit. We talked about the need for a CERB low-income repayment amnesty. We talked about some of the people who were seriously affected by the government pursuing them for debts they had incurred, sometimes without much choice, such as foster kids in Manitoba. They were told by the provincial government they had to apply for CERB or they would not be eligible to apply for social assistance in the province of Manitoba.
Other people took the government at its word when it said to apply if they really needed help in the struggle of the pandemic, not only because of employment loss but also because of sudden increased costs, such as hiring a laundry service because family members or their support network could not go into their place of residence to assist with those things or having groceries delivered. There were a number of other costs.
When we raised the problems with the CERB and folks not being able to access any financial assistance because they had not necessarily lost employment, members on the Liberal benches exhorted people to apply for the CERB, highlighting that it was a no-fail application process. Unanimous consent motions were passed in this place, which meant not one member in the House objected to them, saying that if people really needed help and applied in good faith, they should not be punished or persecuted. That was why we felt it was very important to have a CERB low-income repayment amnesty.
We also talked about the fact that if the government was willing to clawback benefits from the most vulnerable in Canadian society because they were not entitled to them, we wanted to see it take action on clawing back benefits from the largest corporations, which were obviously in a good financial position because they were able to pay dividends to their shareholders. We know that while many businesses have struggled, some businesses have done exceptionally well, much better financially than in the years preceding the pandemic. Therefore, we have been calling for some action on that.
The government chose not to negotiate with us on the passage of this bill. That is its choice. This is not a case of sour grapes. It chose to negotiate with the Bloc. We are here to stand up for the people who were left out with respect to Bill C-2. The government had a choice. It could have worked with the NDP, in the name of the people for whom we are here to fight. It could have worked with the Bloc on the concerns its members chose to raise, or it could have worked with both of us. These were not mutually exclusive options. The government chose not to work with us or negotiate with us, so it is hard for us to expedite the passage of a bill that leaves too many people out, and the government has not worked with us to try to address those legitimate concerns.
I think there was a perception by the government in the last Parliament that somehow, because we are a responsible party and we knew Canadians did not want an election during the pandemic, it could take our support on things for granted. That was never true; it was not something to be taken for granted. It was true that we wanted to avoid an election. The leader of the Conservative Party did not think we should have an election during a pandemic and was not prepared to trigger one. The Bloc Québécois members did not want an election during a pandemic, that it would be irresponsible and they would not trigger one. The New Democrats voted accordingly and the Prime Minister broke faith with all of us in the House who had said we should not have an election.
The Prime Minister got past June 2021 without having this place vote non-confidence in him. We wanted to get through the summer without having an election, so Parliament could come back in a timely way in September and deal with some of the very real issues with which Bill C-2 purports to deal. It does deal with some of them but not enough.
Instead of honouring the real effort that parties in this place made, despite many of the shortcomings of the government, to preserve that Parliament, in August, the Prime Minister took it upon himself to call an election anyway, an election that nobody wanted, an election for which the House of Commons had not called. He did it under a pretense that was not a product of the summer months.
If the Prime Minister thought there were big decisions his government needed to make, that was not news at the beginning of August. He would have known that by June and he could have been honest about it in this place. Instead, he denied that he wanted an election. People on all sides of the House were glad to hear it. We behaved accordingly and he broke faith with this place and with Canadians by calling that unnecessary and unwanted election.
I said “pretense” earlier. Why do I call it a pretense for an election? Because the Prime Minister said big questions had to be decided and the government may need to implement some major new initiatives. He took his sweet time and we came back late after the election. Then when we got back here, we had a Speech from the Throne that had nothing new to offer in terms of a change in pattern or major new policy direction by the government in the face of the pandemic.
Bill C-2 is not a big, bold move except to the extent of abandoning hundreds of thousands of Canadians in the midst of a continuing pandemic and difficult economic times. However, he did not ask for a mandate for that. In the election, he said he would have the backs of Canadians. He never did go to Canadians in the election and he never was honest with them about the real turn he was going to take.
It turns out that the reason for the election was a pretense. While the Prime Minister tried to contrast himself with the Conservatives on the pandemic recovery during the election, on October 21, just a month after the election, he would take their advice and cancel the Canada recovery benefit with just two days' notice for people who were on the program, almost 900,000 of them.
There was nothing really new in the Speech from the Throne. The big job, agreeing with the Conservatives on how to handle the pandemic recovery, had already happened in October before the Prime Minister even had the decency to reconvene this place. The Speech from the Throne was not where he was going to make good on his commitment to Canadians to announce the new direction for which he needed a new mandate.
Maybe it would come in the fall economic statement, which happened this week. I am sorry to report that I do not see anything particularly new, bold or exciting. In fact, we did not even see a commitment to urgently implement some of the campaign promises the Liberals made.
What we did see the day before was the Prime Minister, who had an election to get a mandate to distinguish himself from the Conservatives, taking their advice to renew the mandate of the Bank of Canada, without any larger discussion as is happening in some other countries.
We know the United States has a dual mandate, employment and inflation. We know that New Zealand recently introduced its concern for the cost of housing in the mandate of its central bank. We know that the U.K. has recently asked its central bank to consider the impact of monetary policy on the battle against climate change.
Our allies, who are themselves competent financial managers, are talking about different ways to rebuild their economies coming out of the pandemic. However, the Liberals decided to take the advice of the official opposition after causing an election, because they said there was a huge difference about how they were going to handle things.
We stand in this place with a Prime Minister who broke faith on not having an election during a pandemic. We stand here with a Prime Minister who went to Canadians, saying he needed a mandate for something very different between he and his Conservative opposition. Then he proceeded to largely take their advice on the basic core elements of the pandemic recovery, something that is represented in this bill.
We stand before a government that has decided not to work closely with the NDP to address some of those things. However, we know the bill will pass quickly and the people who can get help through this little bill will get it, because the government chose to work with somebody else, as its right, However, if the government wants our support on things like this, then its members need to sit down and talk to us. They need to talk to us about the people who we are here to represent and fight for, and that means seniors.
We have talked a lot about the guaranteed income supplement. The government made an announcement on Tuesday. We had been asking for a long time what it planned to do. The Liberals have told us, along with everybody else, in the fall economic statement, and there are a lot of questions about the adequacy of that solution. We would have been very happy on this side of the House to provide some feedback in advance of the announcement to ensure it would work for more people.
We will not get everything we want until we are in government, but I will give an example: the payment for people living with disabilities. This is a one-time payment, but it should be an increase in a regular benefit, something the Liberals went on to promise, but we have not heard anything about how they plan to deliver that. The Liberals initially announced that it would apply to people who received the disability tax credit. We had an opportunity to negotiate that, because we knew that was not good enough.
Not all people living with disabilities receive the disability tax credit. There are a bunch of reasons for that. First is that it is expensive and difficult to get certified for the disability tax credit. A lot of people living with disabilities live in poverty. They do not have the $20 to $40 for the administrative fees at the doctor's office to get a successful application for the disability tax credit.
Beyond that, a lot of them do not have an income that would allow them to benefit from a tax credit. They need to have enough income to pay taxes to benefit from a tax credit. Unfortunately too many people living with disabilities do not have enough income. Therefore, it was a bad way to deliver help to the people who needed it most.
The second problem was the one-time payment disproportionately would go to the people living with disabilities who had the highest incomes. That did not make sense from a policy point of view, because the money would not get where it was really needed and it would not get there quickly. Then there were long delays in that payment. My point is that we were able to expand the number of people who received that payment and help get it to more of the people who really needed it.
Now we have a situation where the government has announced another one-time payment to fix the GIS problem. It sounds like there is going to be another long delay in getting that help to people, people who are already homeless and do not have months to wait. We could have talked about a solution to that and have more assurances it would work well and work quickly. That did not happen
I am glad the government responded to public pressure. I am proud of the role the NDP has played in putting that pressure on the government. While I am also glad the government felt the need to respond, responding to public pressure and pressure of a political party in the House are not the same as negotiating a solution in the context of a bill.
We are not just here for seniors; we are here for workers. Many workers are being let down right now by the employment insurance system. The Liberals have said they will fix it, but we do not know when. There has been no clear signalling about when a fix for EI is going to come. Our constituency offices are hearing from people who are applying to EI and it is not there for them. The system cannot keep up with what is going on in the economy. That is why we needed exceptional pandemic benefits, the benefits the government just cancelled without having done the work of reforming employment insurance.
I was just talking to my colleague from Edmonton Strathcona about constituents who she was hearing from in her home province of Alberta. They cannot get financial assistance through employment insurance, despite having worked hard and paid their dues to the employment insurance system. They have been unable to access it when they need it.
We are here for people living with disabilities who are getting short shrift from the government. The Liberals say a lot of words, but they do not have a lot of action that will really help people in a timely way.
We have been here to advocate for students. The Canada emergency student benefit was not something the government was even contemplating, except for the pressure and the negotiation of the NDP.
Folks in this place might remember that the Canada emergency student benefit paid less than the CERB. Our position was to make students eligible for the CERB like everybody else. Students needed to pay their tuition in the fall of 2020, and they were not going to be able to get jobs in the summer. The government thought that students were naturally lazy: it could not just have them sitting around at home. It was not going to pay them to sit around and do nothing, so the government was going to pay them less than the CERB, but would create a phenomenal jobs program that would hire them in the summer.
Does anyone remember, in the lead-up to the summer of 2020, the jobs program that the Liberals were contemplating? That program came to be known as the WE Charity scandal. The money never got out the door, which was a good thing in hindsight, because we had no idea how they were contemplating rolling out that program. The point is that the program for students never happened. The jobs never came and they continued to have a reduced benefit on the false pretense that there were going to be jobs coming to them that would help them make up the difference and pay their tuition in the fall. That never happened.
There have been moments of co-operation in this Parliament, and we are willing to co-operate in expediting legislation when it reflects the priorities of the people we are here to represent. For folks in the LGBTQ2S community, we worked with the government to expedite passage of the bill banning conversion therapy. This is something that Sheri Benson, who was elected from Saskatoon alongside me in 2015, first brought to the House. My colleague for Esquimalt—Saanich—Sooke has done a lot of excellent work in advancing it. Where there was something for the people that we are here to represent, and the government was doing it in a good way without leaving out a whole bunch of other people, we were happy to co-operate, just as we have been happy to co-operate on a bill that would finally bring 10 paid sick days to workers across the country.
Again, it is not a perfect bill. We think that there should be 10 paid sick days for workers across the country, but the bill says that a person would collect one sick day a month, so a person would have to wait 10 months to get those paid sick days. We are in a pandemic. The idea behind giving sick days was that if people were not feeling well, they would not have to go to work. The idea was not to have them work sick for 10 months while they accumulated the time they needed to protect themselves and everybody in their workplace from COVID-19. The idea was to give them that time so they could do the right thing and protect everybody in their workplaces and in their communities.
Nevertheless, we have been working with the government to quickly pass that legislation, because we recognize that, while it is not how we would do it, it is the best on offer and we have been fighting hard to make it better. We presented amendments in committee that would have found a compromise position on this long, 10-month wait. It would have made sure that workers had at least four days up front so that they could do the right thing. However, it was voted down by the Liberals, so we know that this is as good as we are going to get for now and we recognize that it has to be in place quickly. At least there was some discussion and negotiation around that.
This is all to say that New Democrats are here to fight for the people we represent. We are here to fight for seniors. We are here to fight for students. We are here to be a voice in this place for people living with disabilities across the country. We have been fighting for women, such as the women in the travel industry who were left out of Bill C-2. We are here for independent travel agents who work for themselves and have been doing work for their clients: First, at the beginning of the pandemic, they helped them to figure out cancelled trips, vouchers and rebates, and now they are doing bookings as people, in a sense of optimism, are starting to book travel. However, they are only going to get paid when people take those trips, and of course omicron is calling that into question. We are here to speak for them.
When the government is willing to work with us to make sure that those people are not left behind in the bills that it presents, we will be there to try and make sure that the legislation advances quickly. When the government chooses other partners, that is its business, but it is leaving a lot of people behind in Bill C-2. I wish there was more time to fix it and leave fewer people behind, which is why we are not voting to expedite the bill, knowing full well that it will be expedited according to the program that the government has chosen by choosing its partners. We invite government members to work with us in the future to create better legislation and leave fewer people behind, but it just does not seem to be the approach that they are taking so far in this new Parliament.
Madame la Présidente, nous discutons d’une motion visant à faire adopter rapidement le projet de loi C‑2 à la Chambre. Au nom des néo-démocrates, nous reconnaissons que, dans le contexte de la pandémie, de nombreuses personnes ont un urgent besoin d'aide. Il est vrai que certaines de ces personnes recevront de l’aide grâce au projet de loi C‑2. Voilà pourquoi les néo-démocrates n’ont pas essayé de faire de l’obstruction ou de faire obstacle à l’adoption du projet de loi, mais nous n’avons pas non plus essayé de le précipiter. Nous avons expliqué très clairement la voie que le NPD entend suivre pour tenter d’accélérer l’adoption du projet de loi.
Nous avons parlé du problème de la récupération des prestations, non seulement en ce qui concerne le Supplément de revenu garanti, mais aussi l’Allocation canadienne pour enfants et l’Allocation canadienne pour les travailleurs. Nous avons parlé de la nécessité d'exempter les personnes à faible revenu du remboursement de la PCU. Nous avons parlé de certaines personnes qui ont été gravement touchées lorsque le gouvernement les a poursuivies pour des dettes qu’elles avaient contractées, parfois sans en avoir vraiment le choix, comme les enfants en famille d’accueil au Manitoba. Le gouvernement provincial leur avait dit qu’ils devaient faire une demande de PCU, à défaut de quoi ils ne seraient pas admissibles à l’aide sociale dans la province du Manitoba.
D’autres personnes ont pris le gouvernement au mot lorsqu’il leur a dit de faire une demande si elles avaient vraiment besoin d’aide pour lutter contre la pandémie, non seulement parce qu’elles avaient perdu leur emploi, mais aussi en raison de l’augmentation soudaine des coûts, comme le recours à un service de buanderie ou la livraison à domicile de l'épicerie, parce que les membres de la famille ou leur réseau de soutien ne pouvaient pas se rendre à leur lieu de résidence pour se charger de ces tâches. Il y avait un certain nombre d’autres coûts.
Lorsque nous avons soulevé les problèmes liés à la PCU et au fait que les gens ne pouvaient pas avoir accès à une aide financière parce qu’ils n’avaient pas nécessairement perdu leur emploi, les députés libéraux ont exhorté les gens à faire une demande de PCU, soulignant qu’il s’agissait d’un processus de demande sans refus. Des motions de consentement unanime ont été adoptées ici même, ce qui signifie qu’aucun député ne s’y est opposé, disant que si les gens avaient vraiment besoin d’aide et faisaient une demande de bonne foi, ils ne devraient pas être punis ou persécutés. Voilà pourquoi nous avons estimé qu’il était très important que les personnes à faible revenu n'aient pas à rembourser la PCU.
Nous avons aussi évoqué le fait que si le gouvernement était prêt à récupérer les prestations des personnes les plus vulnérables de la société canadienne parce qu’elles n’y avaient pas droit, nous voulions le voir prendre des mesures pour récupérer les prestations des plus grandes entreprises, qui étaient manifestement dans une bonne situation financière parce qu’elles étaient en mesure de verser des dividendes à leurs actionnaires. Si de nombreuses entreprises ont éprouvé des difficultés, nous savons que certaines ont tiré exceptionnellement bien leur épingle du jeu, qu’elles sont en bien meilleure posture financière que dans les années précédant la pandémie. Voilà pourquoi nous avons demandé que des mesures soient prises à cet égard.
Le gouvernement a choisi de ne pas négocier avec nous l’adoption de ce projet de loi. C’est son choix. N’y voyez pas de rancœur de notre part. Il a choisi de négocier avec le Bloc québécois. Nous sommes ici pour défendre les intérêts des citoyens oubliés dans le projet de loi C-2. Le gouvernement avait un choix. Il aurait pu travailler avec le NPD, au nom des citoyens pour lesquels nous nous battons ici. Il aurait pu travailler avec le Bloc québécois en ce qui concerne les préoccupations soulevées par ses députés, ou il aurait pu travailler avec nos deux partis. Ce n’étaient pas des options mutuellement exclusives. Le gouvernement a choisi de ne pas travailler ou négocier avec nous. Il nous est donc difficile d’adopter rapidement un projet de loi qui laisse de côté trop de citoyens, et le gouvernement n’a pas travaillé avec nous pour essayer de répondre à ces préoccupations légitimes.
À mon avis, pendant la dernière législature, le gouvernement avait l’impression que, comme nous sommes un parti responsable et que nous savions que les Canadiens ne voulaient pas d’élections pendant la pandémie, il pouvait tenir notre appui pour acquis. Or, cela n’a jamais été le cas, et il ne faudrait pas tenir notre appui pour acquis. Il est vrai que nous voulions éviter des élections. Le chef du Parti conservateur ne pensait pas qu’il devrait y en avoir pendant une pandémie et il n’avait pas l’intention d’en provoquer. Les députés du Bloc québécois n’en voulaient pas non plus pendant une pandémie, car cela aurait été à leur sens irresponsable, et ils n’allaient pas non plus en provoquer. Les néo-démocrates ont voté en conséquence et le premier ministre a manqué à sa parole envers nous tous à la Chambre qui avions dit qu’il ne devrait pas y avoir d’élections.
Le premier ministre s'est rendu jusqu'en juin 2021 sans que la Chambre adopte une motion de défiance. Nous voulions passer l’été sans avoir d’élections, de sorte que le Parlement puisse de nouveau siéger en temps voulu en septembre afin de se pencher sur les questions très réelles que le projet de loi C-2 est censé régler. Il traite bien de certaines, mais pas suffisamment.
Au lieu de respecter le véritable effort consenti par les partis, malgré les nombreuses lacunes du gouvernement, afin de préserver le Parlement, en août, le premier ministre a décidé de déclencher quand même des élections dont personne ne voulait et que la Chambre des communes n’avait pas réclamées. Il l’a fait en prétextant un enjeu qui n'avait pas émergé en plein été.
Si le premier ministre pensait que le gouvernement avait des décisions importantes à prendre, ce n’était pas nouveau au début du mois d’août. Il le savait probablement en juin déjà et il aurait pu être franc avec nous à ce sujet. Au lieu de cela, il a nié vouloir des élections. Les députés de tous les partis s’en sont réjouis. Nous avons agi en conséquence, et il a trahi la confiance de la Chambre et des Canadiens en déclenchant des élections inutiles dont personne ne voulait.
J’ai dit « en prétextant ». Pourquoi est-ce que je pense que le premier ministre a trouvé un prétexte pour déclencher des élections? Parce qu’il a déclaré qu’il fallait prendre des décisions sur des questions importantes et que le gouvernement aurait peut-être à mettre en œuvre de nouvelles initiatives majeures. Or, il a pris tout son temps, et nous sommes revenus bien après les élections. Ensuite, quand nous sommes revenus, nous avons eu un discours du Trône qui n’offrait rien de nouveau, pas de modification ou de nouvelle orientation stratégique majeure du gouvernement face à la pandémie.
Le projet de loi C‑2 n’est pas une grande mesure audacieuse, mais il abandonne des centaines de milliers de Canadiens en pleine pandémie doublée d’une période économique difficile. Cependant, le premier ministre n’a pas demandé de mandat pour cela. Pendant la campagne électorale, il a déclaré qu’il soutiendrait les Canadiens. Il ne s’est pas adressé à eux et il ne s’est jamais montré honnête avec eux à propos du virage qu’il voulait prendre.
Il se trouve que le premier ministre s'est servi d'un prétexte pour déclencher des élections. Alors que, pendant la campagne, il cherchait à se démarquer des conservateurs au sujet de la relance après la pandémie, le 21 octobre, un mois à peine après le scrutin, il a suivi leur conseil et annulé la Prestation canadienne de relance économique avec un préavis de deux jours seulement aux quelque 900 000 personnes inscrites au programme.
Il n’y avait rien de vraiment nouveau dans le discours du Trône. Le grand défi, soit de s'entendre avec les conservateurs sur la façon d'assurer la relance après la pandémie, avait déjà été relevé en octobre, avant que le premier ministre ait même la décence de convoquer la Chambre. Ce n’est pas dans le discours du Trône qu’il allait tenir parole et annoncer aux Canadiens la nouvelle orientation pour laquelle il avait besoin d’un nouveau mandat.
Peut-être que ce serait dans l’énoncé économique de l’automne qui a été présenté cette semaine. Je suis désolé de dire que je n’y vois rien qui soit particulièrement nouveau, audacieux ou excitant. En fait, nous n’avons même pas vu d’engagement à mettre en œuvre d’urgence certaines promesses de campagne des libéraux.
En revanche, la veille, nous avons vu le premier ministre, qui a déclenché des élections afin d’obtenir un mandat pour se démarquer des conservateurs, suivre leur conseil de renouveler le mandat de la Banque du Canada, sans qu’il y ait de plus large débat, comme c'est le cas dans certains autres pays.
Nous savons qu’aux États‑Unis, il y a un double mandat, l’emploi et l’inflation. Nous savons que la Nouvelle‑Zélande a parlé dernièrement de sa préoccupation au sujet du prix des logements dans le mandat de sa banque centrale. Nous savons que le Royaume‑Uni a demandé récemment à sa banque centrale de tenir compte de l’incidence de la politique monétaire sur la lutte contre les changements climatiques.
Nos alliés, qui sont eux-mêmes des gestionnaires financiers compétents, parlent de différentes façons de rebâtir leur économie au sortir de la pandémie. Cependant, les libéraux ont décidé de suivre les conseils de l’opposition officielle après avoir provoqué des élections, parce qu’ils ont dit qu’il y avait une énorme différence dans la façon dont ils allaient gérer les choses.
Nous nous trouvons ici en face d’un premier ministre qui a brisé sa promesse de ne pas déclencher des élections pendant une pandémie. En face d’un premier ministre qui s’est adressé aux Canadiens en disant qu’il avait besoin d’un mandat aux différences très marquées par rapport aux objectifs de l’opposition conservatrice. Ensuite, il a essentiellement suivi leurs conseils sur les éléments fondamentaux de la reprise post-pandémie, et ce projet de loi en est le reflet.
Nous sommes devant un gouvernement qui a décidé de ne pas collaborer étroitement avec le NPD pour régler certains de ces problèmes. Cependant, nous savons que le projet de loi sera adopté rapidement et que les gens qui peuvent obtenir de l’aide grâce à ce petit projet de loi l’obtiendront, parce que le gouvernement a choisi de travailler avec quelqu’un d’autre, comme il en a le droit. Toutefois, si le gouvernement veut obtenir notre appui dans des dossiers comme celui-ci, ses députés doivent s’asseoir avec nous et nous parler. Ils doivent nous parler des gens que nous représentons et que nous défendons ici, c’est-à-dire les aînés.
Nous avons beaucoup parlé du Supplément de revenu garanti. Le gouvernement a fait une annonce mardi. Nous demandions depuis longtemps ce qu’il comptait faire. Les libéraux nous l’ont dit, en même temps qu’à tout le monde, dans l’énoncé économique de l’automne, et il y a beaucoup de questions à poser sur la pertinence de cette solution. De ce côté-ci de la Chambre, nous aurions été très heureux de faire part de nos commentaires avant l’annonce afin de nous assurer que le programme profitera à un plus grand nombre de personnes.
Nous n’obtiendrons pas tout ce que nous voulons tant que nous ne serons pas au pouvoir, mais je vais donner un exemple, celui du paiement versé aux personnes handicapées. Il s’agit d’un paiement unique, mais il devrait représenter une augmentation de la prestation régulière, comme les libéraux l’avaient promis. Ils n’ont toutefois rien dit au sujet des modalités. Les libéraux ont d’abord annoncé que le paiement s’appliquerait aux personnes qui reçoivent le crédit d’impôt pour personnes handicapées. Nous aurions aimé négocier les modalités de cette mesure, parce que nous savions qu’elle n’était pas suffisante.
Ce ne sont pas toutes les personnes handicapées qui reçoivent le crédit d’impôt pour personnes handicapées, et cela pour toutes sortes de raisons. Premièrement, il est coûteux et difficile d’obtenir une certification au titre de ce crédit d’impôt. Beaucoup de personnes handicapées vivent dans la pauvreté. Elles n’ont tout simplement pas les 20 $ à 40 $ de frais administratifs à payer au cabinet du médecin afin de faire approuver une demande de crédit d’impôt pour personnes handicapées.
Au-delà de cela, un grand nombre d’entre eux n’ont pas un revenu suffisant pour bénéficier d’un crédit d’impôt. Leur revenu doit être assez élevé pour payer de l'impôt s’ils veulent tirer parti d’un crédit d’impôt. Malheureusement, trop de personnes handicapées n’ont pas un revenu suffisant. C’était donc un mauvais moyen d’aider les gens qui en ont le plus besoin.
Le deuxième problème était que le paiement unique allait être versé de façon disproportionnée aux personnes handicapées qui ont les revenus les plus élevés. Cette politique n’a aucun sens, parce que l’argent ne va pas là où il est vraiment nécessaire et n’est pas versé assez rapidement. De plus, ce paiement tardait à être versé. Je tiens à souligner ici que nous avons réussi à faire augmenter le nombre de personnes qui ont reçu ce paiement et à aider un plus grand nombre de personnes qui en avaient vraiment besoin.
Maintenant, le gouvernement a annoncé un autre paiement ponctuel pour régler le problème du Supplément de revenu garanti. Il semble qu’il faudra encore beaucoup de temps avant que les gens reçoivent de l’aide. Ces gens sont déjà sans-abri et ils ne peuvent pas attendre pendant des mois. Nous aurions pu en discuter pour trouver une solution à ce problème afin que tout fonctionne bien et rapidement, mais nous n’avons pas été invités à le faire.
Je suis heureux que le gouvernement ait réagi à la pression du public. Je suis fier du rôle que le NPD a joué en exerçant des pressions sur le gouvernement. Je suis également heureux que le gouvernement ait senti le besoin d’agir, mais répondre à la pression du public et à l’insistance d’un parti politique à la Chambre n’équivaut pas à négocier une solution dans le contexte d’un projet de loi.
Nous ne sommes pas ici seulement pour les personnes âgées, mais aussi pour les travailleurs. À l’heure actuelle, de nombreux travailleurs sont laissés pour compte par le régime d’assurance-emploi. Les libéraux ont dit qu’ils allaient régler le problème, mais nous ne savons pas quand il le fera. Personne ne nous a dit clairement quand on va régler ce problème. Nos bureaux de circonscription reçoivent des appels de gens qui demandent des prestations d’assurance-emploi, mais en vain. Le système est incapable de suivre l’évolution de l’économie. Voilà pourquoi il a fallu créer des prestations exceptionnelles face à la pandémie, des prestations que le gouvernement a tout simplement annulées sans avoir réformé le régime d’assurance-emploi.
Je discutais tout à l’heure avec ma collègue d’Edmonton Strathcona de ce que lui disent les habitants de sa circonscription, en Alberta. Ils ne reçoivent pas d’aide financière par le biais de l'assurance-emploi, même s’ils ont travaillé fort et payé leurs cotisations au régime. Ils n’y ont pas accès quand ils en ont besoin.
Nous sommes ici pour les personnes handicapées qui sont traitées sans ménagement par le gouvernement. Les libéraux parlent beaucoup, mais ils ne font pas grand-chose pour aider concrètement les gens dans le besoin.
Nous sommes ici pour défendre les intérêts des étudiants. Le gouvernement n’aurait jamais créé la Prestation canadienne d’urgence pour les étudiants si le NPD n’avait pas insisté pour la négocier.
Les députés se souviendront peut-être que la Prestation canadienne d’urgence pour les étudiants était moins élevée que la Prestation canadienne d’urgence, la PCU. Nous proposions que les étudiants soient admissibles à la PCU comme tout le monde. Les étudiants devaient payer leurs frais de scolarité à l’automne 2020, mais ils ne pouvaient pas trouver d’emploi pendant l’été. Le gouvernement estimait que les étudiants étaient naturellement paresseux et il ne pouvait simplement pas se résoudre à les payer à ne rien faire. Il a donc décidé de leur accorder une prestation moins élevée que la PCU, mais de créer un programme d’emplois phénoménal qui allait leur permettre d’être embauchés pendant l’été.
Quelqu’un se souvient-il du programme d’emplois que les libéraux envisageaient à l’approche de l’été 2020? Ce programme allait être plus tard connu sous le nom du scandale de l'organisme UNIS. L’argent n’a jamais été versé, ce qui est une bonne chose en rétrospective, parce que nous n’avions aucune idée de la façon dont le programme allait être mis en œuvre. Le fait est que ce programme pour les étudiants n’a jamais vu le jour. Les emplois n’ont jamais été créés, mais les étudiants, eux, ont continué de recevoir des prestations réduites sous prétexte que des emplois les aideraient à combler la différence et à payer leurs frais de scolarité à l’automne. Cela ne s’est toutefois jamais produit.
Il y a eu des moments de collaboration au Parlement, et nous sommes toujours prêts à coopérer pour accélérer l'adoption d'une mesure législative lorsque celle-ci reflète les priorités des gens que nous représentons ici. Pour les membres de la communauté LGBTQ2S, nous avons travaillé de concert avec le gouvernement afin d'accélérer l’adoption du projet de loi interdisant les thérapies de conversion. C’est un dossier que Sheri Benson, qui a été élue à Saskatoon en même temps que moi en 2015, a été la première à soulever à la Chambre. Mon collègue d’Esquimalt—Saanich—Sooke a fait de l’excellent travail pour faire avancer ce dossier. Lorsqu’une mesure profite aux gens que nous représentons, et que le gouvernement la conçoit d’une bonne façon sans laisser de côté une foule d’autres personnes, nous sommes heureux de collaborer, tout comme nous avons été heureux de collaborer pour faire adopter un projet de loi qui allait enfin permettre aux travailleurs de tout le pays de bénéficier de 10 jours de congé de maladie payé.
Encore une fois, ce n’est pas un projet de loi parfait. Nous estimons que les travailleurs de tout le pays devraient avoir 10 jours de congé de maladie payé, mais le projet de loi précise qu’une personne obtient un jour de congé de maladie par mois travaillé, de sorte qu’elle doit attendre 10 mois pour obtenir les 10 jours en question. Nous sommes en pleine pandémie. Si nous avons plaidé en faveur des congés de maladie, c’était pour que les gens qui ne se sentent pas bien n’aient pas à se présenter au travail. Nous ne pensions pas qu’il fallait les obliger à travailler en étant malades pendant 10 mois en attendant qu’ils accumulent le temps nécessaire pour se protéger et protéger tous les employés de leur lieu de travail contre la COVID‑19. Nous voulions leur accorder ces congés pour qu’ils puissent faire ce qui s’impose et protéger tout le monde dans leur milieu de travail et dans leur collectivité.
Néanmoins, nous avons collaboré avec le gouvernement pour faire adopter rapidement ce projet de loi, parce que nous reconnaissons que, même si ce n’est pas la meilleure façon de procéder, c’est ce qu’on peut faire de mieux pour l’instant et nous nous sommes battus pour l’améliorer. Lors de l'étude en comité, nous avons présenté des amendements qui auraient permis de trouver un compromis afin d’éviter cette longue attente de 10 mois et d'accorder travailleurs au moins quatre jours dès le départ pour faire ce qui s’imposait. Cependant, comme les amendements ont été rejetés par les libéraux, nous savons que c’est tout ce que nous allons obtenir pour l’instant et nous reconnaissons que cette solution doit être mise en place rapidement. Au moins, il y a eu des discussions et des négociations à ce sujet.
Tout cela pour dire que les néo-démocrates sont là pour se battre pour les gens qu’ils représentent. Nous sommes ici pour nous battre pour les personnes âgées. Nous sommes ici pour nous battre pour les étudiants. Nous sommes ici pour prêter notre voix aux personnes handicapées de tout le pays en cette Chambre. Nous nous sommes battus pour les femmes, comme les femmes de l’industrie du voyage que le projet de loi C-2 a laissées de côté. Nous sommes ici pour les agents de voyages indépendants qui travaillent pour eux-mêmes et qui travaillent pour leurs clients: tout d’abord, au début de la pandémie, ils les ont aidés à s'y retrouver dans les voyages annulés, les bons et les remises, et maintenant, ils font des réservations, car les gens, dans un élan d’optimisme, commencent à réserver des voyages. Cependant, ils ne seront payés que lorsque les gens feront ces voyages, et bien sûr, Omicron remet cela en question. Nous sommes ici pour parler en leur nom.
Lorsque le gouvernement sera prêt à travailler avec nous pour s’assurer que ces personnes ne sont pas laissées pour compte dans les projets de loi qu’il présente, nous serons là pour essayer de faire avancer rapidement l'étude des mesures législatives. Lorsque le gouvernement choisit d’autres partenaires, c’est son affaire, mais il y a beaucoup de laissés-pour-compte dans le projet de loi C-2. J’aimerais avoir plus de temps pour le corriger pour qu'il y ait moins de gens laissés pour compte, raison pour laquelle nous ne votons pas pour accélérer l'adoption du projet de loi, sachant très bien que son étude sera accélérée selon ce qu'a prévu le gouvernement en sélectionnant ses partenaires. Nous invitons le gouvernement à travailler avec nous à l’avenir pour créer de meilleures lois et laisser moins de gens pour compte, mais cela ne semble pas être l’approche qu’il a adoptée jusqu’à présent en cette nouvelle législature.
View Kevin Lamoureux Profile
Lib. (MB)
Madam Speaker, in fact, the government and ministers have been very open to working with all members of the House in an apolitical fashion to try to improve legislation, period.
There seems to be a difference when the NDP is in opposition, where it will promise and say absolutely anything, such as $100,000 for every breathing Canadian coast to coast every year coming from the government as a direct payment. Whatever it takes, the NDP will say that.
In government, on the other hand, I will use the example the member just made reference to. In the legislation we talk about 10 paid sick days. In B.C., with an NDP premier, there are more workers and the province has passed five paid sick days. The NDP will praise the NDP government in B.C.
The member and the party have chosen not to support this legislation. This legislation is solid, good legislation for businesses and people. It would provide additional disposable income and support businesses.
How does the member justify explaining to his constituents that the NDP does not support Bill C-2?
Madame la Présidente, en fait, le gouvernement et les ministres se sont montrés très ouverts à la collaboration avec tous les députés de la Chambre, dans un climat apolitique, pour essayer d’améliorer la loi, un point c’est tout.
Il semble y avoir une différence lorsque le NPD est dans l’opposition, où il est prêt à promettre et à dire absolument n’importe quoi, comme de promettre que le gouvernement allait verser directement 100 000 $ par année à chaque Canadien qui respire d’un bout à l’autre du pays. Le NPD dira n'importe quoi pour parvenir à ses fins.
Au gouvernement, par contre, je vais utiliser l’exemple auquel le député vient de faire référence. Dans la loi, nous parlons de 10 jours de congé de maladie payés. En Colombie-Britannique, avec un premier ministre néo-démocrate, il y a plus de travailleurs et la province a adopté cinq jours de congé de maladie payés. Le NPD fera l’éloge du gouvernement néo-démocrate de la Colombie-Britannique.
Le député et son parti ont choisi de ne pas appuyer ce projet de loi. Ce projet de loi est solide et bon pour les entreprises et les gens. Il procurerait un revenu disponible supplémentaire et soutiendrait les entreprises.
Comment le député peut-il expliquer à ses électeurs que le NPD n’appuie pas le projet de loi C-2?
View Daniel Blaikie Profile
NDP (MB)
Madam Speaker, first of all, the member will know we have never had an NDP government here in Ottawa, and I look forward to the opportunity to prove him wrong.
Second, if having the member for Winnipeg North say something was enough to make it true, we would live in a world of contradiction.
Madame la Présidente, tout d’abord, le député saura que nous n’avons jamais eu de gouvernement néo-démocrate ici à Ottawa, et j’ai hâte de pouvoir lui prouver qu’il a tort.
Deuxièmement, si le fait que le député de Winnipeg-Nord dise quelque chose suffisait à le rendre vrai, nous vivrions dans un monde de contradiction.
View John Brassard Profile
CPC (ON)
Madam Speaker, I want to pick up on something the parliamentary secretary just said. He talked about this piece of legislation and its intent, in his words, to create “disposable income” for people. We have gone from providing supports to people to protect their lives and livelihoods to now providing them with disposable income.
I guess the new Liberal economic recovery plan is to use government money to pay people to go out and buy things instead of what this bill is intended for. I am just wondering this. Did the hon. member pick up on that, and does he have any comments on it?
Madame la Présidente, j’aimerais revenir sur ce que vient de dire le secrétaire parlementaire. Il a parlé de ce projet de loi et de son intention, selon ses termes, de créer un « revenu disponible » pour les gens. Nous sommes passés de la mise en place de mesures d'aide destinées à protéger la vie et le gagne-pain des gens à la création d’un revenu disponible.
Je suppose que le nouveau plan de relance économique des libéraux consiste à utiliser l’argent du gouvernement pour payer les gens afin qu’ils aillent acheter des choses, au lieu de faire ce que ce projet vise. Je me demande simplement ceci. Le député a‑t‑il relevé ce point et a‑t‑il des observations à faire à ce sujet?
View Daniel Blaikie Profile
NDP (MB)
Madam Speaker, I imagine my Conservative colleague will take some solace in the fact that what the member for Winnipeg North said was not true. In fact, the government has taken the advice of the Conservatives and cancelled the Canada recovery benefit program. It has created a Canada worker lockdown benefit that so far has not applied anywhere in the country. Despite the program being retroactive, nobody will be able to qualify for it retroactively. I regret to say it may apply in some cases going forward because of omicron.
I was at a press conference earlier. My colleague for Winnipeg Centre has done some excellent work on the idea of a guaranteed livable basic income and has brought a bill forward to the House that I look forward to debating and passing. When we give people who are already living below the poverty line enough income to live with dignity, we are not giving them disposable income. We are giving them enough for rent and groceries.
There are a lot of people who could use more financial support who are not going to get disposable income out of it. What they are going to get is a bit of dignity and the ability to have a home, to depend on that home in the future and to not pay rent at the expense of knowing where they are going to get money for medication and groceries.
Madame la Présidente, j’imagine que mon collègue conservateur trouvera un certain réconfort dans le fait que ce que le député de Winnipeg-Nord a dit n’est pas vrai. En fait, le gouvernement a suivi les conseils des conservateurs et a annulé la Prestation canadienne de la relance économique. Il a créé la Prestation canadienne pour les travailleurs en cas de confinement, qui, jusqu’à présent, ne s'applique nulle part au pays. Même si la prestation est rétroactive, personne ne pourra y être admissible rétroactivement. Je regrette de devoir dire qu’elle pourrait s’appliquer dans certains cas à l’avenir à cause du variant Omicron.
J’ai assisté plus tôt à une conférence de presse. Ma collègue de Winnipeg-Centre a fait un excellent travail concernant l’idée d’un revenu de base garanti et a présenté à la Chambre un projet de loi que j’ai hâte de débattre et d’adopter. Lorsque nous donnons aux personnes qui vivent déjà sous le seuil de pauvreté un revenu suffisant pour vivre dignement, nous ne leur donnons pas un revenu disponible. Nous leur donnons assez pour payer le loyer et l’épicerie.
Il y a beaucoup de personnes qui pourraient avoir besoin d’un soutien financier plus important et qui ne vont pas en tirer un revenu disponible. Ce qu’ils obtiendront, c’est un peu de dignité et la capacité d’avoir un foyer, de compter sur ce foyer à l’avenir et de ne pas payer leur loyer en ne sachant pas où ils vont trouver l’argent pour les médicaments et l’épicerie.
View Heather McPherson Profile
NDP (AB)
Madam Speaker, I would like to thank my colleague for the incredible work he does to protect people living with disabilities, students and workers. The question I have for him today has to do with seniors in particular and the unbelievably disappointing GIS clawback we have seen.
I know the member wrote to the government almost five months ago, on August 3, asking it to fix this program and it did not. We have heard from the Deputy Prime Minister that there will be a fix coming and that it may come as late as May, which we all know is far too late for seniors who live in their cars, who cannot afford their groceries or who cannot afford their cancer treatments.
Could the member perhaps provide some feedback to the government on how we could fix the GIS clawback today and right now?
Madame la Présidente, j’aimerais remercier mon collègue pour le travail incroyable qu’il fait pour protéger les personnes handicapées, les étudiants et les travailleurs. La question que j’ai à lui poser aujourd’hui concerne les personnes âgées en particulier et la récupération incroyablement décevante du Supplément de revenu garanti.
Je sais que le député a écrit au gouvernement il y a presque cinq mois, le 3 août, pour lui demander de corriger la situation, mais il ne l’a pas fait. La vice-première ministre nous a dit qu’une solution serait apportée et que cela pourrait être fait aussi tard qu’en mai, ce qui, comme nous le savons tous, est beaucoup trop tard pour les personnes âgées qui vivent dans leur voiture, qui ne peuvent pas se permettre de faire leur épicerie ou de payer leur traitement contre le cancer.
Le député pourrait-il faire part au gouvernement de ses observations sur la façon dont nous pourrions remédier à la récupération du SRG aujourd’hui et maintenant?
View Daniel Blaikie Profile
NDP (MB)
Madam Speaker, I thank the member for the emphasis on the seniors who have been in distress because of the clawback of the benefit.
I am shocked, really. We raised this in the summer when it was just becoming apparent that seniors were being affected. We have since learned in media reports that the government knew about the problem last May. Maybe the government thinks it makes sense to celebrate, on the one-year anniversary of finding out about the problem, by trying to fix it, but that is no celebration for seniors who have been living it.
There are a lot of outstanding questions about whether this fix is going to work. I am glad to see the government bowing to public pressure and trying to find a solution, but it needs to do better. What we were asking for is that they simply eliminate pandemic benefits from the eligibility calculation for income-tested benefits. That is a big word salad. It just means the exceptional benefits paid in the pandemic would not count against their normal income under the statutory programs that people rely on.
Had the government warned people that they were going to take it back from them a year later and that they should put some aside for that, it would be one thing; however, expecting seniors who are already living in poverty to navigate all the details of government departments that members in this place often have a hard time figuring out, and expecting them to ask members of the government directly about things and get straight answers when we cannot, is wrong.
Expecting seniors in financial distress to figure it all out for themselves was wrong, punishing them for it was wrong, and delaying the solution for up to a year from when they knew about the problem is equally wrong.
Madame la Présidente, je remercie la députée de l'importance qu'elle accorde aux aînés qui sont dans une situation pénible à cause de la récupération des prestations.
Je suis vraiment consterné. Nous avons soulevé cette question au cours de l’été, alors qu’il commençait tout juste à être évident que les aînés étaient touchés. Depuis, nous avons appris dans les médias que le gouvernement était au courant du problème en mai dernier. Le gouvernement pense peut-être qu’il est logique de célébrer, à l’occasion du premier anniversaire de la découverte du problème, la tentative de le régler, mais il n'y a rien à fêter pour les personnes âgées qui vivent cela.
Bien des questions se posent encore quant à l’efficacité de cette solution. Je suis heureux de voir que le gouvernement cède à la pression du public et tente de trouver une solution, mais il doit faire mieux. Ce que nous demandions, c’était qu’il élimine tout simplement les prestations liées à la pandémie du calcul pour l’admissibilité aux prestations versées en fonction du revenu. Cela peut sembler compliqué, mais cela signifie simplement qu'on ne tiendrait pas compte des prestations exceptionnelles versées pendant la pandémie dans le calcul du revenu normal versé au titre des programmes statutaires sur lesquels les gens comptent.
Si le gouvernement avait prévenu les gens qu’il allait leur reprendre l’argent un an plus tard et qu’ils devaient mettre de côté une partie de leur revenu à cet effet, ce serait une chose. Cependant, on ne peut pas s’attendre à ce que les aînés qui vivent déjà dans la pauvreté s’y retrouvent dans tous les détails des ministères, que les députés eux-mêmes ont souvent du mal à comprendre, ni s’attendre à ce qu’ils posent des questions directement aux ministériels et obtiennent des réponses directes quand nous ne pouvons même pas le faire nous-mêmes.
Il était inacceptable de s’attendre à ce que les personnes âgées en détresse financière se débrouillent toutes seules, tout comme il est inacceptable de les punir pour cela, et de retarder la solution jusqu’à un an à partir du moment où elles ont eu connaissance du problème.
View Dan Albas Profile
CPC (BC)
Madam Speaker, I certainly appreciate the member's contributions to the debate today.
In June of last year, when it came to Bill C-208, a bill that would allow someone to sell their family farm or fishing enterprise to their children and be treated the same as if selling to someone at arm's length, the government and the minister said that the coming into force date was not specified in that piece of legislation and therefore they would reinterpret it as coming into force this year.
In this bill, at least Finance Canada seems to have learned its lesson, and there is no coming into force date for the amendments here. Would the member agree that it is important for the government, and in this case particularly Finance Canada, to honour the will of Parliament and if a piece of legislation has no coming into force date when the government amends a current act, that act be deemed, once it has gone through both Houses and received royal assent, the law of the land?
Does the member believe that Finance Canada and the government have learned their lesson, and are doing that in Bill C-2?
Madame la Présidente, je suis très reconnaissant au député pour sa contribution au débat d’aujourd’hui.
En juin de l’année dernière, lorsqu’il a été question du projet de loi C‑208, un projet de loi qui permettrait à une personne de vendre sa ferme familiale ou son entreprise de pêche à ses enfants et d’être traitée de la même façon que si elle vendait à une personne sans lien de dépendance, le gouvernement et le ministre ont dit que la date d’entrée en vigueur n’était pas précisée dans la mesure législative et qu’ils allaient donc la réinterpréter comme entrant en vigueur cette année.
Dans ce projet de loi, au moins le ministère des Finances semble avoir appris sa leçon, et il n’y a pas de date d’entrée en vigueur pour les amendements ici. Le député convient-il qu’il est important que le gouvernement, et dans ce cas en particulier le ministère des Finances, respecte la volonté du Parlement et que, si un texte de loi ne comporte pas de date d’entrée en vigueur lorsque le gouvernement modifie une loi en vigueur, cette loi soit considérée, une fois qu’elle a été adoptée par les deux chambres et qu’elle a reçu la sanction royale, comme ayant force de loi?
Le député croit-il que le ministère des Finances et le gouvernement ont appris leur leçon et qu’ils en tiennent compte dans le projet de loi C‑2?
View Daniel Blaikie Profile
NDP (MB)
Madam Speaker, I appreciate the member raising that bill. He would probably know that former NDP finance critic Guy Caron was the original drafter and champion of that bill. It was a bill I was very happy to support in the last Parliament.
It is generally understood, when legislators here make amendments to legislation or when we present a bill and the bill passes, that we expect it to come into force. It is not up the government to decide willy-nilly when certain things are going to come into effect. There is a great amendment in this bill. It is not retroactive, in the way that it was okay for the government to have a retroactive clawback of seniors' benefits, which is too bad. When it came to clawing back dividend payments from companies that did not need them, members should have heard the people at the finance committee: It was a big to-do about how terrible it would be to have retroactive clawbacks. I thought that was funny. Maybe if seniors could call their wealth dividends, the government would care.
I did suggest that the finance committee have a look at how we label seniors' wealth dividends, so they could get more champions around the committee table. I hope we will do that. I certainly hope the amendments that have been made to this legislation will be considered in effect, along with the rest of the bill, once it passes.
Madame la Présidente, je suis reconnaissant au député d'avoir mentionné ce projet de loi. Il sait probablement que l’ancien porte-parole du NPD en matière de finances, Guy Caron, a été le premier rédacteur et le champion de ce projet de loi. C’est un projet de loi que j’ai été très heureux d’appuyer au cours de la dernière législature.
Généralement, lorsque les législateurs ici présents apportent des modifications à une loi ou qu'un projet de loi est présenté et adopté, on s'attend à ce que la mesure législative entre en vigueur. Ce n’est pas au gouvernement de décider au hasard à quel moment certaines dispositions vont entrer en vigueur. Ce projet de loi contient une modification importante. Il n’est pas rétroactif, dans le sens où il était acceptable pour le gouvernement de récupérer rétroactivement les prestations des aînés, ce qui est dommage. Cependant, pour ce qui est de la récupération des paiements de dividende versés par des entreprises qui n’en avaient pas besoin, les députés auraient dû entendre les membres du comité des finances. On a fait tout un plat pour dire à quel point il serait terrible de rendre la récupération rétroactive. J’ai trouvé ça drôle. Si les personnes âgées pouvaient appeler leurs finances des dividendes, peut-être que le gouvernement se soucierait d'elles.
J’ai d'ailleurs suggéré au comité des finances de se pencher sur la façon de qualifier de dividendes l’avoir financier des aînés, afin que ces derniers puissent être mieux représentés à la table du comité. J’espère que nous le ferons. J’espère en tout cas que les amendements qui ont été apportés à ce projet de loi seront considérés comme en vigueur, de même que le reste du projet de loi, une fois celui-ci adopté.
View Kevin Lamoureux Profile
Lib. (MB)
Madam Speaker, the member did not specifically answer the question of why the NDP would not support Bill C-2.
Bill C-2 would provide ongoing support to businesses and people in a very real and tangible way. I understand that it does not cover everything that the NDP would like it to cover, but it would support Canadians.
Could the member explain to the people who might be following the debate, or his constituents, specifically why the New Democrats would be voting against legislation that supports people going through the ongoing pandemic?
Madame la Présidente, le député n’a pas dit précisément pourquoi le NPD n’appuierait pas le projet de loi C-2.
Le projet de loi C-2 fournirait un soutien continu aux entreprises et aux particuliers de façon concrète et tangible. Je comprends qu’il ne couvre pas tout ce que souhaiterait le NPD, mais il aiderait les Canadiens.
Le député pourrait-il expliquer aux personnes qui suivent le débat, ou aux habitants de sa circonscription, pourquoi les néo-démocrates s'opposent à une mesure législative qui aide les gens à faire face à la pandémie actuelle?
View Daniel Blaikie Profile
NDP (MB)
Madam Speaker, we are debating a time allocation motion and tomorrow we are debating the bill. I will have more time tomorrow to put those thoughts on the record. The member is also welcome to look at the other speeches I have given on this bill, which detail in full why the NDP is not supporting this bill.
Madame la Présidente, nous débattons d’une motion d’attribution de temps et, demain, nous débattrons du projet de loi. J’aurai plus de temps demain pour consigner ces réflexions au compte-rendu. Le député peut également consulter les autres discours que j’ai prononcés sur ce projet de loi, qui expliquent en détail pourquoi le NPD ne l’appuie pas.
View Michelle Ferreri Profile
CPC (ON)
Madam Speaker, what a moment. What an experience to stand in the House of Commons. I thank my constituents of Peterborough—Kawartha. I am here because of their support. I am here because they believed in me. I promise to do my best and do what I learned growing up in Douro, Ontario: work hard. Just like the Journey song says, I am just a small-town girl, and I truly believe in the lessons a small town teaches: help others with genuine service.
I want to take everyone back to June 2021. I received a call from a very distraught mom named Kim, whose daughter Cassy was missing. Cassy suffered from schizophrenia, and Kim felt the media was not giving her disappearance the attention it deserved, because she was a person who lived on the street. Kim did an interview with me on my social media, pleading with people to get Cassy home. Within 72 hours, Cassy was located in the sex trade in Toronto and brought home to Peterborough—Kawartha, thanks to the people on social media who shared that.
I never met Cassy. I just chatted with her mom, but I want to fast-forward to August 2021, during the campaign. Just outside of my campaign office was a very distraught and distressed woman. I approached her and asked how I could help. She looked into my eyes and told me she was scared. She told me she had nowhere to live and the people on the street were hurting her. I noticed a wings tattoo on her chest, the same tattoo her mom Kim had described to me when we put out a call to find her. I wondered if this could be her, so I asked if her name was Cassy. She said yes.
Cassy was like many people who are forced to live on the street and struggling with mental illness and addiction. She had a mom and a family who loved her, but that is not always enough. Trauma and circumstance landed Cassy here. She did not choose this life.
I want to point out that I am splitting my time with the member for Miramichi—Grand Lake.
Cassy did not choose this life. I did not see Cassy every day, but when I did, she was distraught, exhausted, hungry and afraid. She did not have a home, and she did not have the intervention to help get her the treatment she needed. On September 20, 2021, yes, the day of the election, while I was running around with my team, I received a text that cut me to the core. The text was from Cassy's mom, and it read, “Cassy is dead. She was the body behind the music store. Family still to be notified so I don't think they have released her name to the media.” I was absolutely shattered. I was gutted emotionally and heartbroken. I felt I had personally failed Cassy.
How did the system fail Cassy? How many more people like Cassy will be failed? In that moment, I questioned why I was running in politics and why it mattered. My partner Ryan was with me and, like a great partner does, he recalibrated me and picked me up. He took my hand and said that by taking this job as a member of Parliament, I could be part of the change that was needed for all people like Cassy.
I applied for this job because I know we can do better. We need to change how we talk about mental health; we need to better understand the complexities of addiction, and we need to change policy that intervenes when people like Cassy do not have the capacity to take care of themselves. We need the infrastructure and resources dedicated to building forward-thinking mental health treatment facilities. Mental health impacts every single one of us.
We have heard about so many programs and so much money being dumped into mental health, but the reality is that things are not getting better. They feel worse. Money does not solve everything. If we are not spending money in the right places or we do not have a reasonable timeline to allocate funds, vision or an innovative plan to partner with money, we cannot expect change. We need to change how we think and talk about mental health. This is what will help us change how we treat it. Humans have an incredible track record of not understanding something until we experience it.
Fortunately, and unfortunately, most of us have experienced how devastating mental illness is. Most of us know that our mental health contributes to our happiness, our creativity and our productivity, which are directly linked to our economy. Our economic crisis is a mental health crisis. How can we expect people who cannot afford food or a home to get out of the poverty cycle? We have to get the cost of living down if we want to be serious about mental health. We have to create an environment that fosters independence and confidence.
I was appointed as shadow minister of tourism, and I know first-hand how much this industry is suffering. Many of those devastated by the pandemic do not want more loans; they want to work. One of my favourite economic solutions comes from the member for Carleton, who said that programs and subsidies need to be three things: timely, targeted and temporary.
Much like I said earlier, this economic crisis is a mental health crisis, and I will work diligently to help in the recovery of lost jobs. We need to be reunited with friends and family. We need each other more than ever. We need to acknowledge and respect public health guidelines, but we also need to be more prepared to deal with what is our new normal. We need to transition to learning to live with COVID.
This pandemic has magnified the opioid crisis. My riding of Peterborough—Kawartha has one of the highest rates of opioid deaths in the country. We have the second-highest overdose rate in the province of Ontario. We have people dying in the streets and in their homes. I myself have lost friends and family to overdoses and suicide.
As I stand here today, I want to leave this message for myself and for all of the people of my riding of Peterborough—Kawartha: We cannot give up; we cannot stop. We must work every day to learn what works, but more importantly, what does not work. I will work for Peterborough—Kawartha and for every Cassy who was failed by the system, because I believe that when we take care of our neighbours, we take care of our entire country. We cannot stop believing.
Madame la Présidente, quel moment je vis! Quelle expérience de prendre la parole à la Chambre des communes! Je remercie les électeurs de Peterborough—Kawartha. C’est grâce à leur appui que je suis là. Je suis là parce qu’ils ont cru en moi. Je promets de faire de mon mieux et de faire ce que j’ai appris dans ma jeunesse à Douro, en Ontario: travailler fort. Comme le dit la chanson Journey, je ne suis qu’une fille de petite ville, et je crois fermement aux leçons qu’une petite ville enseigne: aider les autres en servant véritablement.
Remontons donc à juin 2021. J’ai reçu un appel d’une maman très désemparée du nom de Kim, dont la fille Cassy était portée disparue. Cassy souffrait de schizophrénie, et Kim était d’avis que les médias n’accordaient pas à sa disparition l’attention qu’elle méritait, parce que Cassy vivait dans la rue. Dans une entrevue qu’elle m’a accordée sur les médias sociaux, Kim a imploré les gens de lui ramener Cassy. Dans les 72 heures qui ont suivi, Cassy a été retracée dans le commerce du sexe à Toronto, et ramenée à Peterborough—Kawartha, grâce aux internautes qui ont parlé de son cas.
Je n’ai jamais rencontré Cassy. J’ai tout au plus causé avec sa mère. Mais je reviens au mois d’août 2021, pendant la campagne électorale. Juste à l’extérieur de ma permanence électorale, il y avait une femme en détresse. Je lui ai demandé comment je pouvais l’aider. Elle m’a regardé dans les yeux et m’a dit qu’elle avait peur. Elle m’a confié qu’elle n’avait nulle part où vivre et que les gens de la rue lui faisaient du mal. J’ai remarqué des ailes tatouées sur sa poitrine, le même tatouage que sa mère Kim m’avait décrit lorsque nous avons appelé à l’aide pour la retrouver. Soupçonnant que ce pouvait être elle, je lui ai donc demandé si elle s’appelait Cassy. Elle m’a répondu oui.
Bomme beaucoup de personnes qui sont forcées de vivre dans la rue et de mener un combat contre la maladie mentale et la toxicomanie, Cassy avait une mère et une famille qui l’aimaient, mais ce n’est pas toujours assez. Des traumatismes et les circonstances l’ont amenée là. Elle n’a pas choisi cette vie.
Je signale que je partagerai mon temps de parole avec le député de Miramichi—Grand Lake.
Cassy n’avait pas choisi cette vie. Je ne voyais pas Cassy tous les jours, mais lorsque je la voyais, elle était désemparée, épuisée, affamée et effrayée. Elle n’avait pas de chez-soi, et elle ne bénéficiait pas de l'aide nécessaire pour obtenir le traitement dont elle avait besoin. Le 20 septembre 2021, oui, le jour de l’élection, pendant que je faisais des visites avec mon équipe, j’ai reçu un texto qui m’a coupé les jambes. C’était sa mère qui m’annonçait: « Cassy est morte. C’est son corps que l’on a trouvé derrière le magasin de musique. La famille n’est pas encore avisée, et je ne pense pas qu’on ait déjà dévoilé son nom aux médias ». J’étais complètement bouleversée. J’étais anéantie émotivement; j’avais le cœur déchiré. J’avais l’impression d’avoir personnellement abandonné Cassy.
Comment le système a-t-il trahi Cassy? Combien d’autres personnes, comme Cassy, seront-elles laissées pour compte? À ce moment là, je me suis demandé pourquoi je m’étais lancée en politique et pourquoi c’était important. Mon partenaire, Ryan, était avec moi, et comme tout excellent partenaire, il m’a aidé à me recentrer et m’a remonté le moral. Il m’a pris la main et m’a dit qu’en acceptant cette fonction de députée, je pouvais faire partie du changement qui était nécessaire pour les gens comme Cassy.
Je me suis portée candidate à ce poste parce que je sais que nous pouvons faire mieux. Nous devons changer la façon dont nous parlons de la santé mentale, nous devons mieux comprendre les complexités de la dépendance et nous devons modifier les politiques qui s'appliquent lorsque des personnes comme Cassy sont incapables de prendre soin d’elles-mêmes. Nous avons besoin d'infrastructures et nous devons consacrer des ressources à la construction d’établissements de traitement de la santé mentale tournés vers l’avenir. La santé mentale a une incidence sur chacun d’entre nous.
Nous avons entendu parler de tant de programmes et de tant d’argent consacrés à la santé mentale, mais les choses ne s’améliorent pas. Elles semblent empirer. L’argent ne règle pas tout. Si nous ne dirigeons pas l’argent au bon endroit ou si nous ne disposons pas d’un calendrier raisonnable pour l’affectation des fonds, d’une vision ou d’un plan novateur de partenariat, nous ne pouvons pas espérer un changement. Nous devons changer notre façon de percevoir la santé mentale et d'en parler. C’est ce qui nous aidera à changer la façon dont nous la traitons. Les êtres humains ont la fâcheuse réputation de ne pas comprendre une chose tant qu'ils ne l’ont pas vécue.
Heureusement, et malheureusement aussi, la plupart d’entre nous ont été confrontés aux ravages de la maladie mentale. La plupart d’entre nous savent que la santé mentale contribue au bonheur, à la créativité et à la productivité, qui sont des facteurs directement liés à l'économie. La crise économique actuelle est une crise de santé mentale. Comment pouvons-nous espérer que des personnes qui n’ont pas les moyens de se nourrir ou de se loger sortent du cycle de la pauvreté? Nous devons réduire le coût de la vie si nous voulons nous attaquer sérieusement au dossier de la santé mentale. Nous devons créer un environnement qui favorise l’indépendance et la confiance.
J’ai été nommée ministre du Tourisme du cabinet fantôme, et je sais de première main à quel point ce secteur souffre. Bon nombre de ceux qui ont été dévastés par la pandémie ne veulent pas d’autres prêts; ils veulent travailler. L’une de mes solutions économiques préférées vient du député de Carleton, qui a dit que les programmes et les subventions doivent être trois choses: opportuns, ciblés et temporaires.
Comme je l’ai dit plus tôt, la présente crise économique est une crise de santé mentale, et je travaillerai avec diligence pour aider à la récupération des emplois perdus. Nous devons retrouver nos amis et notre famille. Nous avons plus que jamais besoin les uns des autres. Nous devons accepter et respecter les directives de santé publique, mais nous devons aussi être mieux préparés à faire face à la nouvelle normalité. Nous devons faire la transition pour apprendre à vivre avec la COVID.
Cette pandémie a amplifié la crise des opioïdes. Ma circonscription, Peterborough—Kawartha, affiche l’un des taux les plus élevés de décès imputables aux opioïdes au pays. Nous affichons le deuxième taux de surdose le plus élevé de l’Ontario. Chez nous, des gens meurent dans la rue et à la maison. J’ai moi-même perdu des amis et des membres de ma famille à cause de surdoses et de suicides.
En me levant ici aujourd’hui, je veux laisser ce message pour moi-même et pour tous les résidants de ma circonscription, Peterborough—Kawartha: nous ne pouvons pas baiser les bras; nous ne pouvons pas nous arrêter. Nous devons travailler chaque jour pour trouver ce qui fonctionne, mais surtout, ce qui ne fonctionne pas. Je travaillerai pour Peterborough—Kawartha et pour toutes les personnes comme Cassy qui sont laissées pour compte par le système, car je crois que lorsque nous prenons soin de nos voisins, nous prenons soin du pays tout entier. Nous ne pouvons pas cesser d’y croire.
View Kevin Lamoureux Profile
Lib. (MB)
Madam Speaker, I want to congratulate the member on her first speech in the House of Commons. I can still reflect on and remember mine a few years back.
I want to pick up on the importance of the perceived and real fifth wave that is quickly approaching in terms of what the member would suggest to her constituents and colleagues in regard to the importance of the booster shot. We can appreciate that we want to be able to keep our families together and the economy open, but there are going to be some more difficult days ahead. Would she like to share her thoughts with her constituents and others with regard to the booster shot?
Madame la Présidente, je tiens à féliciter la députée de sa première intervention à la Chambre des communes. Je me souviens encore de la mienne, il y a quelques années.
Je voudrais revenir sur l’importance de la cinquième vague perçue et réelle qui approche rapidement pour savoir ce que la députée recommanderait à ses concitoyens et à ses collègues en ce qui concerne l’importance du vaccin de rappel. Il est compréhensible de vouloir que les familles se réunissent et que l’économie continue de tourner, mais des jours difficiles s’annoncent. La députée voudrait-elle dire, entre autres pour ses concitoyens, ce qu’elle pense du vaccin de rappel?
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