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Lib. (NS)
Mr. Speaker, I am thankful for the opportunity to debate Bill C-20 and will resume from where I left off.
Bill C-20 would respond to the long-standing need to establish an independent review of the CBSA and improve review of the RCMP. This bill would build on the previous proposals to create a review body for the RCMP and CBSA. For example, Bill C-98 and Bill C-3 from 2020, were introduced but never completed the legislative process.
Bill C-20 would also respond to the recent federal court decision that the RCMP must provide a response to the CRCC interim report within six months. I would like to highlight that this bill would also advance the Minister of Public Safety's mandate letter commitments to create a review body of the CBSA; to set timelines for the RCMP's and the CBSA's responses to complaints and recommendations; to ensure continued compliance with accountability and review bodies; to combat systemic racism and discrimination in the criminal justice system; to continue advancing efforts toward a path of reconciliation with first nation, Inuit and Métis peoples; and to ensure that the RCMP and CBSA continue working to transform and to create a culture of accountability, equity, diversity and inclusion.
This bill would add to existing CRCC powers by providing enhanced accountability and transparency tools, including the stand-alone statute, which reinforces its independence from the RCMP and CBSA.
Set timelines for the RCMP and CBSA responses to the PCRC interim report mean that responses would be expected within six months of any complaints. Specified activity reviews and recommendation responses would be expected within 60 days.
Bill C-20 would include important provisions related to the collection and publication of race-based data by the PCRC, with RCMP and CBSA, to increase knowledge about systemic racism in law enforcement and inform responses.
The mandated public complaints and review commission's public education and information program would increase public knowledge and awareness of the commission's mandate and of complainants' rights to redress. This bill would provide for offences and punishments for obstruction and non-compliance with the PCRC.
Individuals detained by the CBSA must be informed of their avenue to make a complaint. This bill would also provide the PCRC with additional authorities to recommend that the RCMP and CBSA deputy heads initiate disciplinary-related processes or impose a disciplinary measure under certain circumstances. The deputy heads would be required to advise the minister and the PCRC chairperson whether discipline was initiated or imposed.
The new PCRC would also be able to conduct a joint investigation, review or hearing of complaints with appropriate authorities of any other jurisdiction when needed. The PCRC would refer national security matters to the National Security and Intelligence Review Agency and co-operate with the agency to avoid duplication of work.
The public complaints and review commission would be responsible for conducting specified activity reviews of any non-national security activities of the CBSA, either on the PCRC's own initiative or at the request of the minister.
The bill would create a statutory framework in the Canada Border Services Agency Act to govern the CBSA's responses to serious incidents, which are now governed by internal policy. There would be an opportunity for the CBSA to conduct internal investigations into alleged serious incidents. There would also be a requirement for the CBSA to notify the police of jurisdiction and the PCRC when such incidents occur.
There would be a requirement by the Canada Border Services Agency to provide the PCRC with reports or other information of serious incidents. The authority would also exist for the PCRC to send an observer to verify the impartiality of the CBSA's serious incident investigations. Finally, there would be a requirement for the PCRC to report on the number, types and outcomes of serious incidents as part of an annual reporting system.
I will speak briefly about the mechanics of the PCRC as well. The PCRC would be headed by a chairperson and up to four additional members, including a vice-chairman appointed by the Governor in Council. The bill would provide Governor in Council regulation-making powers for information sharing and related procedures.
We all rely on the CBSA and the RCMP. We interact with the CBSA and the RCMP and they safeguard our security goods, but we need to have assurances about efficient, fair and equal treatment.
Bill C-20 would be a major step forward for Canada with an enhanced review body and assurance of consistent, fair and equal treatment when Canadians interact with the Canada Border Services Agency or the RCMP. I urge hon. members to join me in supporting the important bill in front of us, Bill C-20.
Monsieur le Président, je suis reconnaissant d'avoir la possibilité de débattre du projet de loi C‑20 et je vais reprendre là où je m'étais interrompu.
Le projet de loi C‑20 répondrait au besoin de longue date de soumettre l'Agence des services frontaliers du Canada à un examen indépendant et d'améliorer l'examen de la GRC. Il s'appuierait sur les propositions précédentes visant à créer un organisme d'examen pour la GRC et l'Agence. Par exemple, les projets de loi C‑98 et C‑3 de 2020 ont été présentés, mais ils n'ont jamais franchi toutes les étapes du processus législatif.
Le projet de loi C‑20 donnerait suite également à la récente décision de la Cour fédérale selon laquelle la GRC doit fournir une réponse au rapport provisoire de la Commission civile d'examen et de traitement des plaintes dans un délai de six mois. J'aimerais souligner que le projet de loi irait également dans le sens des engagements suivants, énoncés dans la lettre de mandat du ministre de la Sécurité publique: créer un organisme d'examen de l'Agence; établir des échéances pour donner suite aux plaintes et aux recommandations de la GRC et de l'Agence; assurer la conformité continue avec les organismes de reddition de comptes et de surveillance; combattre la discrimination et le racisme systémiques dans le système de justice pénale; continuer à faire progresser la réconciliation avec les Premières Nations, les Inuits et les Métis; et veiller à ce que la GRC et l'Agence poursuivent la transformation qu’elles ont entamée pour que leur culture soit axée sur la responsabilisation, l’équité, la diversité et l’inclusion.
Ce projet de loi ajouterait aux pouvoirs actuels de la Commission civile d'examen et de traitement des plaintes en fournissant des outils améliorés en matière de reddition de comptes et de transparence, y compris la loi distincte, qui renforce son indépendance par rapport à la GRC et à l'Agence des services frontaliers du Canada.
La GRC et l'Agence disposeraient d'un délai de six mois suivant toute plainte pour répondre au rapport provisoire de la Commission d'examen et de traitement des plaintes du public. Les réponses aux examens d'activités précises et aux recommandations seraient attendues dans les 60 jours.
Le projet de loi C‑20 comprendrait d'importantes dispositions relatives à la collecte et à la publication de données fondées sur la race par la Commission d'examen et de traitement des plaintes du public, en collaboration avec la GRC et l'Agence des services frontaliers du Canada, afin d'accroître les connaissances sur le racisme systémique dans l'application de la loi et d'éclairer les réponses à ce chapitre.
Le programme d'éducation et d'information du public obligatoire de la Commission d'examen et de traitement des plaintes du public permettrait d'accroître les connaissances et la sensibilisation du public à l'égard du mandat de la Commission et des droits de recours des plaignants. Ce projet de loi prévoit des infractions et des peines en cas d'obstruction du travail de la Commission et de non-respect de ses décisions.
Les personnes détenues par l'Agence des services frontaliers du Canada doivent savoir comment déposer une plainte. Ce projet de loi conférerait également à la Commission des pouvoirs supplémentaires pour qu'elle puisse recommander aux directeurs généraux de la GRC et de l'Agence d'entamer des processus disciplinaires ou d'imposer des mesures disciplinaires dans certaines circonstances. Les directeurs généraux seraient tenus d'informer le ministre et le président de la Commission du déclenchement d'un tel processus ou de l'imposition de mesures disciplinaires.
La nouvelle Commission d'examen et de traitement des plaintes du public serait également en mesure de tenir une enquête, une révision ou une audience sur une plainte conjointement avec les autorités compétentes de toute autre entité publique, au besoin. La Commission renverrait les questions de sécurité nationale à l'Office de surveillance des activités en matière de sécurité nationale et de renseignement et elle coopérerait avec celui-ci pour éviter de faire double emploi.
La Commission d’examen et de traitement des plaintes du public serait mandatée pour examiner des activités précises parmi les activités de l’Agence des services frontaliers du Canada non liées à la sécurité nationale, que ce soit à l'initiative de la Commission ou à la suite d'une demande du ministre.
Le projet de loi établirait un cadre réglementaire enchâssé dans la Loi sur l'Agence des services frontaliers du Canada pour orienter la réponse de l'Agence en cas d'incident grave. À l'heure actuelle, tout repose sur des politiques internes. L'Agence aurait la possibilité de mener des enquêtes internes sur les incidents graves allégués. De plus, dans cette situation, elle serait tenue d'en aviser les pouvoirs policiers ayant compétence ainsi que la Commission d'examen et de traitement des plaintes du public.
L'Agence aurait par ailleurs l'obligation de fournir à la Commission des rapports ou toute autre information relative aux incidents graves. La Commission aurait le pouvoir d'envoyer un observateur vérifier l'impartialité de l'enquête de l'Agence sur tout incident grave. Finalement, la Commission serait tenue de signaler le nombre et le type d'incidents graves ainsi que leurs répercussions au moyen du système prévu pour préparer le rapport annuel.
J'aimerais aussi parler un instant du fonctionnement de la Commission. Cette dernière serait dirigée par un président et jusqu'à quatre autres membres, dont un vice-président nommé par le gouverneur en conseil. Le projet de loi accorderait au gouverneur en conseil des pouvoirs réglementaires sur l'échange de renseignements et les procédures connexes.
Nous comptons tous sur l'Agence des services frontaliers du Canada et la GRC. Nous interagissons avec l'Agence et la GRC, et ces entités sont responsables de protéger nos mécanismes de sécurité. Toutefois, nous devons avoir la certitude qu'elles assurent un traitement efficace, juste et équitable.
Le projet de loi C‑20 marquerait un grand pas en avant pour le Canada, puisqu'il procurerait aux Canadiens un organisme d'examen amélioré et l'assurance d'être traité de manière cohérente, juste et équitable lors d'interactions avec la GRC ou l'Agence des services frontaliers du Canada. J'encourage vivement les députés à appuyer comme moi le projet de loi C‑20, une mesure législative importante.
View Sylvie Bérubé Profile
BQ (QC)
Mr. Speaker, I thank my hon. colleague for his speech on Bill C‑20. I would like to suggest a few amendments.
The Bloc Québécois believes that an independent complaint process is both necessary and good for the public. For example, in early January 2020, the Privacy Commissioner of Canada found significant flaws concerning searches of travellers' electronic devices, which demonstrates the importance of having an independent body to review complaints.
I would like my colleague to tell me what solutions can be found in Bill C-20.
Monsieur le Président, je remercie mon honorable collègue de son discours sur le projet de loi C‑20. J'aimerais lui suggérer quelques modifications.
Le Bloc québécois croit qu'un processus de plainte indépendant est nécessaire et positif pour la population. À titre d'exemple, au début de janvier 2020, le commissaire à la protection de la vie privée du Canada a constaté d'importantes lacunes concernant la fouille des appareils électroniques des voyageurs. Cela démontre l'importance d'un examen indépendant des plaintes.
J'aimerais que mon collègue me dise quelles sont les solutions apportées par le projet de loi C‑20.
View Darrell Samson Profile
Lib. (NS)
Mr. Speaker, I thank my colleague for her very important question
I would like to point out that we are at second reading stage and that this is when questions can be asked. At the next stage, when the bill is studied in committee, amendments can be presented and discussed, and decisions will be made based on these discussions. Then the recommendations will come back to the House. The process is open and transparent, as is Bill C‑20.
Monsieur le Président, je remercie ma collègue de sa question très importante.
Je tiens à souligner que nous sommes à l'étape de la deuxième lecture et que c'est à ce moment-ci qu'on peut poser des questions. À la prochaine étape, lors de l'étude en comité, des amendements pourront être présentés et discutés, et les décisions seront prises en fonction de ces discussions. Ensuite, les recommandations reviendront à la Chambre. Le processus est ouvert et transparent, comme l'est le projet de loi C‑20.
View Peter Julian Profile
NDP (BC)
View Peter Julian Profile
2022-11-25 10:11 [p.10014]
Mr. Speaker, there are two important questions that I think Canadians need answers to.
The previous iteration of this bill to enhance the public complaints and review commission was tabled in this House without consultation from union and labour, for example, the Customs and Immigration Union. As we will recall, the Prime Minister called an unneeded and unwanted election in the full pandemic because he was hoping to get a majority, which Canadians did not give to him.
First, have there been full consultations with the Customs and Immigration Union and other unions that are impacted by this?
The second is a question of resources. We have seen the government simply refuse to provide resources in a whole range of critical areas, but not for the banks. The banks get whatever money they want, such as $750 billion in liquidity supports. However, at the border we have seen starvation, and that has meant an influx of illegal weapons.
Can the government assure us that this time it will put resources in place so that the public complaints and review commission could do all of the functions that are attributed to it in this bill?
Monsieur le Président, je crois que les Canadiens ont besoin d'avoir la réponse à deux questions importantes.
Quand la version précédente du projet de loi visant à améliorer la Commission d'examen et de traitement des plaintes du public a été déposée à la Chambre, celui-ci n'avait fait l'objet d'aucune consultation auprès des syndicats et des organismes ouvriers, notamment le Syndicat des douanes et de l'immigration. On se rappellera que le premier ministre a déclenché, en pleine pandémie, une élection inutile dont personne ne voulait dans l'espoir d'obtenir une majorité de sièges, ce que les Canadiens ne lui ont pas accordé.
Premièrement, y a-t-il eu des consultations approfondies auprès du Syndicat des douanes et de l'immigration et d'autres syndicats touchés par le projet de loi?
Ma deuxième question porte sur les ressources. Nous avons vu le gouvernement refuser carrément de fournir des ressources à une grande variété de secteurs cruciaux, mais pas aux banques. Les banques reçoivent tout l'argent qu'elles désirent, par exemple 750 milliards de dollars en liquidités. Les ressources consacrées à la frontière sont toutefois extrêmement minces, ce qui favorise l'arrivée massive d'armes illégales.
Le gouvernement peut-il nous garantir que, cette fois-ci, il mettra en place les ressources nécessaires afin que la Commission d’examen et de traitement des plaintes du public puisse s'acquitter de toutes les tâches qui lui sont confiées dans le projet de loi?
View Darrell Samson Profile
Lib. (NS)
Mr. Speaker, as my colleague knows, consultation is a key area, and we have done some consultations. Have we done all the consultation? I cannot confirm that today.
What I can say is that when we bring this to committee, we will hear from even more witnesses and experts in the field. This will provide more information so we can have those discussions, bring it back to the House, and then we can make the necessary changes if they are required at the time. The consultation continues. This is only the second reading.
Monsieur le Président, comme le député le sait, la consultation est un élément essentiel. Nous avons mené des consultations. Avons-nous terminé les consultations? Je ne suis pas en mesure de le confirmer aujourd'hui.
Je peux cependant affirmer qu'une fois le projet de loi renvoyé au comité, nous entendrons encore plus de témoins et d'experts en la matière. Cela nous fournira plus de renseignements, de sorte que nous pourrons avoir ces discussions, ramener le projet de loi à la Chambre et apporter les amendements requis s'ils sont nécessaires à ce moment-là. Les consultations se poursuivent. Nous n'en sommes qu'à l'étape de la deuxième lecture.
View Doug Shipley Profile
CPC (ON)
Mr. Speaker, I sit on the Standing Committee on Public Safety and National Security, so I will be looking to see if that consultation was done. We will be making sure this comes through as a good bill, because we are in favour of this as a start.
This bill has been brought up twice before. Unfortunately, it did not make it through. It died both times. Could we get some reassurance from the member opposite that this time we are going to get this bill through and see it through to fruition?
Monsieur le Président, je siège au Comité permanent de la sécurité publique et nationale et je vais veiller à ce que cette consultation ait eu lieu. Nous allons nous assurer que le projet de loi présenté est bon, parce que nous sommes en faveur de ce qu'il propose a priori.
Ce projet de loi a déjà été présenté à deux reprises. Malheureusement, il n'a pas franchi toutes les étapes du processus et est mort au Feuilleton les deux fois. Le député d'en face peut-il nous donner l'assurance que l'on fera progresser et adopter le projet de loi?
View Darrell Samson Profile
Lib. (NS)
Mr. Speaker, I thank my colleague for his work on the committee, which is very important.
In 2019, we brought the first bill forward, and then again in 2020. That was Bill C-3, and it did not get through the process. The intent of the government and this side of the House is to get this done. We are counting on the opposition to support us as we move forward. This is a very important bill, which would bring in an independent body to feed us some information, as well as bring more oversight and transparency to the process.
Monsieur le Président, je remercie mon collègue pour son travail au comité, qui est très important.
En 2019, nous avons présenté un premier projet de loi, puis nous en avons présenté un autre en 2020. C'était le projet de loi C‑3, et il n'a pas franchi les étapes du processus. L'intention du gouvernement et des députés de ce côté-ci de la Chambre est de faire adopter cette mesure. Nous comptons sur l'opposition pour nous soutenir dans notre démarche. Il s'agit d'un projet de loi très important, qui permettrait de mettre en place un organisme indépendant pour nous fournir des informations et pour apporter plus de surveillance et de transparence au processus.
View Kevin Lamoureux Profile
Lib. (MB)
View Kevin Lamoureux Profile
2022-11-25 10:15 [p.10015]
Mr. Speaker, it is important to recognize, whether it is the RCMP or border controls, the people who fill those positions do a fabulous job. Like in any other occupation, there are bad apples. What is nice about the legislation being proposed is that it would build confidence from the public in our institutions. By establishing an independent, arm's length commission, we are allowing for that confidence from the public.
Could my colleague reaffirm why it is so important for us to have these independent commissions? After all, it is the bad apples who often cause the issues that get the media's attention and make things look bad for the RCMP or the border control. A vast majority of those civil servants do an outstanding job for all citizens here in Canada.
Monsieur le Président, qu'il s'agisse de la GRC ou de l'Agence des services frontaliers du Canada, il est important de reconnaître que les personnes qui y travaillent font un excellent boulot. Comme dans toute autre profession, il y a des pommes pourries. Ce qui est bien avec la mesure législative proposée, c'est qu'elle renforcerait la confiance du public envers nos institutions. En établissant une commission indépendante, nous permettons au public d'avoir une telle confiance.
Mon collègue pourrait-il nous rappeler pourquoi il est si important que nous ayons de telles commissions indépendantes? Après tout, ce sont les pommes pourries qui causent souvent les problèmes qui attirent l'attention des médias et qui donnent une mauvaise image à la GRC ou à l'Agence des services frontaliers du Canada. La grande majorité des fonctionnaires font un travail remarquable pour tous les Canadiens.
View Darrell Samson Profile
Lib. (NS)
Mr. Speaker, my colleague is right. People need to have trust in the process, and they need to trust our institutions. That is why this independent study would bring not only the oversight but also more transparency.
What is important is that an annual report would be submitted as well. That is another process that would take place and help us in the process. Also, we will be collecting and publishing the aggregated race-based data, so there would be more data concerning systemic racism in law enforcement.
Those are key issues where we need to make improvements. We know this. Canadians have been asking us for more improvements and to have a two-way street, so if there are complaints that come forward, there is a process in place to support the work that needs to be done as a follow-up.
Monsieur le Président, mon collègue a raison. Les gens doivent pouvoir avoir confiance dans le processus et les institutions. C'est pourquoi une étude indépendante permettrait non seulement d'exercer une surveillance, mais aussi d'assurer plus de transparence.
Autre fait important, un rapport annuel serait également présenté. C'est un autre aspect utile du processus. Par ailleurs, on recueillerait et publierait des données ventilées fondées sur la race. On aurait donc plus de données sur le racisme systémique au sein des forces de l'ordre.
Ce sont des aspects clés où il faut apporter des améliorations. Nous savons cela. Les Canadiens nous ont demandé d'apporter d'autres améliorations et d'assurer la réciprocité en mettant en place un processus de suivi des plaintes.
View Doug Shipley Profile
CPC (ON)
Mr. Speaker, it is great to have a quick rebuttal to the last answer I heard, where the member talked about Conservatives supporting this bill. We always support good legislation that comes through.
Recently on the public safety committee, we have been reviewing Bill C-21, which is questionable legislation that is coming through. What is slowing that down now is a huge amendment that has been thrown at us, not at the parliamentary stage but at the committee stage. I want to make sure there will not be any big curveballs thrown in this when it comes before our committee.
Can I get reassurance on that from the member opposite?
Monsieur le Président, je suis ravi de pouvoir répliquer brièvement à la dernière réponse que j'ai entendue. Le député a dit que les conservateurs devraient appuyer ce projet de loi. Nous appuyons toujours les bonnes mesures législatives qui nous sont présentées.
Récemment, au comité de la sécurité publique, nous avons examiné le projet de loi C‑21, qui contient des mesures discutables. Ce qui retarde les choses actuellement, c'est un amendement majeur qui nous a été lancé non pas pendant les débats parlementaires, mais à l'étape du comité. Je veux m'assurer qu'on ne se fera pas prendre au piège de la même façon lorsque ce projet de loi sera renvoyé au comité.
Puis-je avoir cette assurance de la part du député d'en face?
View Darrell Samson Profile
Lib. (NS)
Mr. Speaker, we believe in members of Parliament working together to bring forward amendments that will make life better for Canadians. That is a crucial part. I believe we do that the large majority of times.
However, I am extremely disappointed with how things are unfolding on the Standing Committee on Official Languages, because as the members know, our government has brought forward Bill C-13. All the organizations across the country are showing clear support for this bill, and the NDP is supporting us. However, the Conservatives and the Bloc have been, for three consecutive weeks now, filibustering at that committee. That is sad.
When the member starts talking about bringing amendments in, I would like the opportunity, in the official languages committee, to go amendment by amendment so that we can get the bill passed as soon as possible.
Monsieur le Président, nous croyons que les députés doivent travailler ensemble pour proposer des amendements qui amélioreront la vie des Canadiens. C'est un élément essentiel. Je crois que nous y parvenons la grande majorité du temps.
Cependant, je suis extrêmement déçu de la façon dont les choses se déroulent au Comité permanent des langues officielles, parce que, comme les députés le savent, le gouvernement a présenté le projet de loi C‑13. Toutes les organisations du pays manifestent un soutien clair à ce projet de loi, et le NPD nous appuie. En revanche, voilà maintenant trois semaines consécutives que les conservateurs et le Bloc se livrent à de l'obstruction au comité. C'est triste.
Le député parle de proposer des amendements. J'aimerais avoir l'occasion, au sein du comité des langues officielles, de procéder à une étude amendement par amendement, afin que nous puissions faire adopter le projet de loi le plus rapidement possible.
View Gabriel Ste-Marie Profile
BQ (QC)
View Gabriel Ste-Marie Profile
2022-11-25 10:19 [p.10015]
Mr. Speaker, I have a comment for the parliamentary secretary. I would like him to ask himself some questions. Why does the Bloc Québécois feel it has to filibuster the Standing Committee on Official Languages to slow the passage of the official languages bill? Because the Liberal Party, this government, with the support of the third opposition party, opposes amendments put forward by Quebec to protect French and stop its decline in Quebec.
Ever since Confederation, the number of French speakers outside Quebec has declined so precipitously that they are practically the stuff of legend. Nothing in Bill C‑13 would change that reality. The use of French will continue to decline in Quebec. Fewer than 50% of the people on the Island of Montreal—one in two—speak French. The main reason for that is the Official Languages Act and its policies that support English in Quebec at the expense of French.
Monsieur le Président, j'ai un commentaire pour le secrétaire parlementaire. J'aimerais qu'il se pose des questions. Pourquoi est-ce que le Bloc québécois est obligé de faire de l'obstruction au Comité permanent des langues officielles pour ralentir l'adoption du projet de loi sur les langues officielles? C'est parce que le Parti libéral, ce gouvernement, appuyé par le troisième parti de l'opposition, s'oppose à des amendements qui sont suggérés par Québec pour défendre le français et s'assurer que le déclin du français au Québec arrête.
Depuis le début de cette confédération, on a vu une chute radicale des locuteurs français en dehors du Québec, c'est rendu du folklore. Le projet de loi C‑13 ne propose rien qui va changer la donne. Au Québec, le déclin va se poursuivre. Moins de 50 % des gens, soit une personne sur deux, parlent français sur l'île de Montréal. Le premier facteur explicatif de cela, c'est la Loi sur les langues officielles et ses mauvaises mesures qui soutiennent l'anglais au Québec.
View Darrell Samson Profile
Lib. (NS)
Mr. Speaker, I thank my hon. colleague for his question and his comments.
However, I disagree with him completely. We are the first government in Canadian history to recognize the decline of French in the province of Quebec. That is a good start. We want to bring in positive measures that will yield results.
Quebec also shares some responsibility, since it is partially responsible for immigration. It is up to the province to ensure that more people from around the world who speak French come to Quebec in order to increase its francophone population. That is what we are doing in the area of immigration, in places where French is a minority language in Canada.
Monsieur le Président, je remercie mon collègue de sa question et de ses commentaires.
Toutefois, je suis totalement en désaccord avec lui. Nous sommes le premier gouvernement de l'histoire du Canada qui reconnaît le déclin du français dans la province du Québec. C'est déjà une première étape. Nous voulons mettre en place des mesures positives qui permettront de faire des gains.
Le Québec a aussi ses propres responsabilités. C'est lui qui est en partie responsable de l'immigration. Il lui revient de s'assurer de faire entrer davantage de gens de partout au monde qui parlent le français afin d'augmenter la population francophone au Québec. C'est ce que nous sommes en train de faire sur le plan de l'immigration, là où le français est en situation minoritaire au Canada.
View Matthew Green Profile
NDP (ON)
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2022-11-25 10:21 [p.10015]
Mr. Speaker, while we have heard in previous interventions lots of people sharing their displeasure and some of the challenges they face at committee, I am rising to support Bill C-20 at second reading.
Bill C-20 would replace the Civilian Review and Complaints Commission for the RCMP and establish a stand-alone commission, the public complaints and review commission, for both the RCMP and the CBSA. As we know, the CBSA is the only major law enforcement agency in Canada without an independent review mechanism for the bulk of its activity.
There has been a major gap that has not been addressed, despite calls from the NDP dating back to Harper. It is our hope that Bill C-20 will provide accountability, increase the public trust at the border and provide an independent dispute mechanism that may be used by CBSA officials as well.
We heard comments about how, when things get to committee, bills sometimes have material departures from their initial spirit. I happen to believe that committee is precisely the place where both the opposition and the government get a chance to reflect on feedback from committee and perhaps improve upon bills to shore up some of the gaps that might have been identified.
I want to speak specifically to the good work of the Standing Committee on Public Safety and National Security. In the 43rd Parliament, it had a report entitled “Systemic Racism in Policing in Canada”. For this report, which was adopted by the committee, both government and opposition members came together. I believe there were 19 meetings within the study with over 53 witnesses. There was testimony from subject matter experts, and there was a very detailed report of perhaps 42 recommendations on how to tackle systemic racism in policing in Canada.
However, when the government has the opportunity to take the good work of Parliament, and, as an extension, the citizenry of this country, it still presents bills that are wholly inadequate to address the very topics raised in previous Parliaments and that continue to be a problem here today.
While Bill C-20 has the potential to provide these importance changes in civilian oversight to both the RCMP and the CBSA, it falls short. It falls short of meeting several of the important recommendations from the report, namely indigenous oversight, including indigenous investigators and decision-makers, and the appointment of Black and racialized Canadians.
For those who might not be familiar with these processes, I would like to expand on what it is like to have personal interactions with police, be it the RCMP, the OPP, local policing or the CBSA, anybody who has power and control over anyone's inherent rights and feelings of belonging in their own communities.
I have had these experiences in my own city as a city councillor. I have been stopped and questioned by local police simply for existing in my neighbourhood and waiting for a bus. When we were engaging in these discussions around systemic racism within policing, as a former city councillor, I would tell residents that when they have an issue, it is so important that they lodge a formal complaint.
The reason is that if there are no formal complaints, there is no quantitative data that would show problematic trends of structural and institutional racism within policing. I filed a Police Services Act complaint given my very problematic interaction with Constable Andrew Pfeifer at that time because that was what was made available to me.
I wish I had known then what I know now, which is that our civilian oversight of policing is completely culturally incompetent and devoid of any type of context that would account for the various lived experiences of people outside of the culture of policing.
In fact, we have always had this culture of policing policing, where we have former cops appointed to boards to investigate former cops, and then we have quasi-judicial tribunals, kangaroo courts, set up to either absolve them or, if it is politically convenient in the moment, to teach them a lesson.
I can tell members that, as a political leader within my community, I had senior members of our local police service, on their way out, tell me explicitly that they were about to teach me a lesson. From the outset, within the first five minutes of my experience at a Police Services Act hearing, as a Canadian of African descent, as a city councillor, as somebody who had been accorded power and privilege, it was made apparent within the first five minutes that the hearing officer, a former deputy from the Peel Region, Terence Kelly, was unwilling to and incapable of hearing any aspects related to anti-Blackness within policing.
It was a textbook case of racial profiling, and he said within the first five minutes that he would not hear the case. In legal terms, it is what is called a “reasonable presumption of bias”, which jaundiced the entire process. The case ended up in the courts for over two years, with over a week of hearings, in which I, as the complainant, became the target of the investigation.
It was a completely humiliating and dehumanizing experience, one that if other people in that same experience asked me if they should go through that, I would say “absolutely not”. I would tell them to save themselves, to get the best civil lawyers they can and to sue, because that is the only language the police understand. That is the only place where one can get on a full footing for proper disclosure, because as we have heard, in all levels of police review, they just refuse to co-operate.
We had subject matter experts provide, over the course of 19 hearings and 53 witnesses, including Robyn Maynard, a brilliant mind on what structural and institutional racism looks like, on what anti-Blackness looks like. They provided their testimony, as did former RCMP officers like Alain Babineau, who understands it from both the inside and the practical street application, both from what discipline looks like and from what anti-Blackness looks like out in communities. We had learned professors like Akwasi Owusu-Bempah break down all the ways in which systemic, institutional and structural racism occur.
The recommendations are clear, the recommendations that have been obviously omitted by the current government, which had the opportunity to address these issues.
We have a Liberal government that likes to speak the language of identity politics without any commitment to justice. The Liberals will go out at Black Lives Matter. They will take a knee and will say all the right things, but when it comes down to actually providing legislation that all members of Parliament in that committee supported, the government refused.
Namely, it refused to ensure that the Civilian Review and Complaints Commission of the RCMP allow for meaningful and engaged indigenous participation and to hold the RCMP accountable for wrongful, negligent, reckless or discriminatory behaviour toward indigenous people. There are videotapes of the RCMP brutalizing indigenous people across this country time and again.
When is it going to be enough for the current government to finally take a position, listen to the reports and implement these things?
The fourth recommendation is that the government appoint indigenous, Black and other racialized people, and residents of northern communities, to the Civilian Review and Complaints Commission, and for them to have investigation and leadership positions within that organization. I am sorry, but when Officer Terrence Kelly takes on my case and says within the first three minutes that he is unwilling and unable to listen to any parameters of race, that is negligent, it is discriminatory and it only further serves to uphold the institutional, structural and systemic racism within policing.
In my closing remarks, I call on the current government to do better by people in this country, to listen to the work of the House when it comes together in a non-partisan way to address these issues, and to cease bringing back these empty and shallow bills that are devoid of any of the things that they purport to be standing for within our communities, and, with specificity, to listen to the voices of Black, indigenous and racialized people within this country.
Monsieur le Président, nous avons entendu de nombreux députés nous faire part de leur mécontentement et de certaines des difficultés qu'ils rencontrent au comité dans les interventions précédentes. Quant à moi, je prends la parole pour appuyer le projet de loi C‑20 à l'étape de la deuxième lecture.
Le projet de loi C‑20 remplacerait la Commission civile d’examen et de traitement des plaintes relatives à la GRC et établirait une commission autonome, la Commission d'examen et de traitement des plaintes du public, pour la GRC et l’Agence des services frontaliers du Canada. Comme nous le savons, cette agence est le seul organisme d'application de la loi d'importance au Canada qui ne dispose pas d'un mécanisme d'examen indépendant portant sur la majeure partie de ses activités.
Il s'agit d'une lacune importante qui n'a pas été comblée, malgré les demandes répétées du NPD depuis l'époque du gouvernement Harper. Nous espérons que le projet de loi C‑20 permettra de rendre des comptes, d'accroître la confiance du public à la frontière et de fournir un mécanisme indépendant de règlement des différends qui pourra également être utilisé par les agents de l’Agence des services frontaliers du Canada.
Nous avons entendu des commentaires sur le fait que les projets de loi s'écartent parfois de façon importante de leur esprit initial après avoir été renvoyés au comité. Selon moi, l'étude en comité est justement l'étape où l'opposition et le gouvernement ont l'occasion de réfléchir aux commentaires du comité et de peut-être améliorer les projets de loi afin de combler certaines des lacunes qui ont pu être repérées.
Je tiens à parler plus précisément du bon travail effectué par le Comité permanent de la sécurité publique et nationale. Lors de la 43e législature, il a présenté un rapport intitulé « Racisme systémique au sein des services policiers au Canada ». Les députés ministériels et les députés de l'opposition ont travaillé ensemble sur ce rapport, qui a été adopté par le comité. Dans le cadre de son étude sur la question, le comité a tenu, je crois, 19 réunions et accueilli plus de 53 témoins. Des experts en la matière sont venus témoigner devant le comité. Tout cela a donné un rapport très détaillé comprenant environ 42 recommandations sur la façon de lutter contre le racisme systémique au sein des services policiers du Canada.
Toutefois, même quand le gouvernement peut profiter du bon travail du Parlement et, par extension, des citoyens canadiens, il présente des projets de loi tout à fait inadéquats pour aborder les enjeux soulevés durant les législatures antérieures et qui continuent d'être problématiques ici, aujourd'hui.
Le projet de loi C‑20 pourrait apporter les changements qui s'imposent à la surveillance civile de la Gendarmerie royale du Canada et de l'Agence des services frontaliers du Canada. Cependant, il ne va pas assez loin parce qu'il ne donne pas suite à plusieurs recommandations importantes du rapport. Je pense aux recommandations d'inclure des structures autochtones de surveillance, d'intégrer des enquêteurs et des décideurs autochtones, et de nommer des Canadiens noirs et racialisés.
Pour ceux qui ne connaissent peut-être pas bien ces processus, je tiens à expliquer ce qu'on ressent quand on interagit personnellement avec la police, qu'il s'agisse de la GRC, de la Police provinciale de l'Ontario, des services de police locaux ou de l'Agence des services frontaliers du Canada, à savoir toute personne qui a un pouvoir et un contrôle sur les droits inhérents des gens et sur leur sentiment d'appartenance à leur collectivité.
J'ai vécu ce genre d'expérience dans ma ville quand j'étais conseillé municipal. J'ai été intercepté et questionné par la police locale simplement parce que j'attendais l'autobus dans mon quartier. Lorsque nous participions aux discussions sur le racisme systémique dans les services de police, quand j'étais conseiller municipal, je disais aux habitants qu'il était très important de déposer une plainte officielle en cas de problème.
En effet, si aucune plainte officielle n'est déposée, aucune donnée quantitative n'existe pour montrer une tendance problématique de racisme structurel et institutionnel dans les services de police. J'ai déposé une plainte en vertu de la Loi sur les services policiers en raison de mon interaction très problématique avec l'agent Andrew Pfeifer à l'époque parce que c'est la procédure qui avait été mise à ma disposition.
J'aurais bien aimé savoir à l'époque ce que je sais maintenant, c'est-à-dire que, de par sa culture, la surveillance civile des services de police est fondamentalement inepte et elle dénuée de toute perspective lorsqu'il s'agit de tenir compte des diverses expériences vécues par les gens qui n'appartiennent pas au milieu policier.
En fait, la culture a toujours été que la police devait surveiller la police: d'anciens policiers sont nommés à des conseils ayant le mandat d'enquêter sur d'anciens policiers, puis des tribunaux quasi judiciaires tiennent des simulacres de procès soit pour absoudre ces policiers si c'est politiquement avantageux à ce moment-là, soit pour leur donner une leçon.
Je peux dire aux députés que, lorsque j'étais un dirigeant politique au sein de ma collectivité, des hauts gradés de notre service de police local, en sortant de l'audience, m'ont dit explicitement qu'ils étaient sur le point de me donner une leçon. Dès le début, dans les cinq premières minutes de mon expérience à une audience sur la Loi sur les services policiers, en tant que Canadien d'origine africaine, en tant que conseiller municipal, en tant que personne à qui l'on avait accordé pouvoir et privilège, il est devenu évident que l'agent d'audience, un ancien chef adjoint de la région de Peel, Terence Kelly, ne voulait pas et ne pouvait pas entendre parler de racisme envers les Noirs au sein de la police.
C'était un exemple classique de profilage racial. Or, dans les cinq premières minutes, il a dit qu'il n'entendrait pas l'affaire. En termes juridiques, c'est ce qu'on appelle une « présomption raisonnable de partialité », qui a entaché l'ensemble du processus. L'affaire s'est retrouvée devant les tribunaux pendant plus de deux ans et a nécessité plus d'une semaine d'audiences, au cours desquelles je suis devenu, en tant que plaignant, la cible de l'enquête.
L'expérience s'est révélée très humiliante et déshumanisante. Si d'autres personnes dans la même situation me demandaient si elles devaient passer par le même processus, je leur dirais « absolument pas ». Je leur dirais de s'épargner cette expérience, d'embaucher les meilleurs avocats spécialisés en droit civil possible et d'intenter un procès, car c'est le seul langage que la police comprend. C'est le seul endroit où l'on peut être sur un pied d'égalité pour une divulgation correcte, car comme nous l'avons entendu, à tous les niveaux d'examen de la police, on refuse tout simplement de coopérer.
Durant les 19 réunions, où 53 témoins ont comparu, nous avons entendu le témoignage d'experts comme Robyn Maynard, une femme brillante, qui ont expliqué à quoi ressemblent le racisme structurel et le racisme institutionnel, ainsi que le racisme envers les Noirs. Parmi ces témoins, il y avait des agents de la GRC, comme Alain Babineau, qui a une compréhension interne et pratique du problème de racisme envers les Noirs, tant d'un point de vue disciplinaire que communautaire. Le comité a aussi accueilli des professeurs éminents, comme Akwasi Owusu-Bempah, qui ont détaillé toutes les formes de racisme systémique, institutionnel et structurel.
Les recommandations que le gouvernement actuel a, de toute évidence, ignorées sont claires, et elles auraient pu permettre de corriger ces problèmes.
Nous avons un gouvernement libéral qui aime jouer la carte de la politique identitaire sans prendre le moindre engagement à l'égard de la justice. Les libéraux vont sortir dans les rues pour le mouvement Black Lives Matter. Ils vont mettre un genou par terre et dire tout ce qui convient, mais lorsqu'est venu le moment de vraiment présenter une mesure législative que tous les membres du comité auraient appuyée, ils ont refusé.
Le gouvernement a notamment refusé de veiller à ce que la Commission civile d'examen et de traitement des plaintes relatives à la GRC permette la participation significative et engagée des Autochtones et exige que la GRC soit tenue responsable de comportements fautifs, négligents, imprudents ou discriminatoires à l'égard d'Autochtones. Il existe de nombreuses bandes vidéo montrant des agents de la GRC brutaliser des Autochtones d'un bout à l'autre du pays.
Quand la coupe sera-t-elle suffisamment pleine pour que le gouvernement se décide enfin à tenir compte des rapports et à mettre ces mesures en œuvre?
Selon la quatrième recommandation, le gouvernement devrait nommer des Autochtones, des Noirs, des membres d'autres groupes racialisés et des habitants du Nord à la Commission civile d'examen et de traitement des plaintes, ainsi que dans des enquêtes et des postes de cadre supérieur au sein de l’organisation. Je m'excuse, mais lorsque l'agent Terrence Kelly examine mon dossier et que, après à peine trois minutes, il déclare qu'il refuse et est incapable d'écouter le moindre argument lié à la race, il fait alors preuve de négligence et de discrimination et ne fait que renforcer le racisme institutionnel, structurel et systémique au sein des services de police.
En conclusion, je demande au gouvernement actuel de faire mieux pour les Canadiens, de tenir compte des travaux de la Chambre lorsque les députés s'unissent de manière non partisane pour aborder ces questions, de cesser de ramener des projets de loi vides et superficiels qui sont dépourvus de tout ce qu'ils prétendent défendre au sein de nos communautés, et, plus précisément, d'écouter la voix des Noirs, des Autochtones et des personnes racialisées du pays.
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Lib. (NB)
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2022-11-25 10:31 [p.10017]
Mr. Speaker, the member for Hamilton Centre's voice is so important in the House. I would like to give him the opportunity to speak to some of the amendments that he would would like to put forward at committee.
Monsieur le Président, la voix du député d'Hamilton-Centre compte beaucoup à la Chambre. J'aimerais lui donner l'occasion de parler de certains des amendements qu'il aimerait présenter au comité.
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