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Lib. (ON)
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2022-09-26 11:02 [p.7647]
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Mr. Speaker, thank you for the opportunity to speak to the House about Bill C‑238 regarding the French language.
Everyone in Canada cares about protecting the French language. The latest census data show that French is in decline in Quebec and the rest of Canada. We must act swiftly and collectively. Our government agrees with the Government of Quebec on this matter. I think that everyone in the House has a shared objective to protect and promote the French language, although we disagree on how to do so.
The approach to the future of French in Canada set out under Bill C‑238, introduced by the Bloc Québécois, is very narrow. This bill takes a Quebec-centric approach to our language regime without regard for francophones across Canada, from coast to coast. In addition to the millions of Quebeckers who share the common language of French, there are more than one million francophones outside of Quebec who live, work and thrive in French. My francophone community in Orléans is just one example.
The Bloc Québécois is calling for the recognition of Quebec's language regime, enforcement of the Charter of the French Language for federally regulated private businesses located in Quebec and the requirement that those hoping to obtain Canadian citizenship while living in Quebec have an adequate knowledge of French.
Although we share the Bloc Québécois's concern over the future of French in North America, we do not agree with their solution. We believe that we must take a targeted approach to protect and promote French across Canada. That is what our government proposed in Bill C‑13, an act to amend the Official Languages Act, to enact the use of French in federally regulated private businesses act and to make related amendments to other acts, which we introduced in the House on March 1.
It is important to note that Bill C‑238 adopts a narrow view of the future of French, while our Bill C‑13 recognizes not only the linguistic reality of Quebec, but also the language regimes of other provinces and territories in Canada. Let us be clear, Bill C‑238 does nothing for francophones outside Quebec, while Bill C‑13 plans to create new rights for consumers and employees who work at federally regulated private businesses in Quebec, but also in regions outside Quebec with a high francophone presence.
Comparing the provisions of both bills, it is clear that the vision is narrower in one case and broader in the other, that the approach is exclusive in one case and more inclusive in the other, and that the priority is provincial in one case and national in the other. Bill C‑238 will fail to meet the expectations and demands of the majority of Canadians with respect to our two official languages.
This Bloc Québécois bill simply does not meet the priorities of francophone minority communities in provinces and territories outside Quebec. Bill C‑238 does not meet the needs of English-speaking communities in Quebec.
For these reasons, the government cannot support Bill C‑238. As I mentioned at the beginning, we are not against Bill C‑238's objectives. We are opposing the bill because there is so much missing in terms of adapting it to the reality of official language minority communities.
In other words, its vision is too narrow and lacks ambition. We are against Bill C‑238 because we want to go much further. The measures in our Bill C‑13 are ambitious and fine-tuned to meet communities' current and future needs.
Bill C‑13 covers broader segments of our Canadian linguistic regime and will have a real impact on the lives of Canadians. It covers the appointment of Supreme Court of Canada justices, enhances the Commissioner of Official Languages' powers, supports official language learning and addresses francophone immigration. In short, Bill C‑13 does more of what Canadians want than Bill C‑238 ever could.
Bill C‑13 offers a vision for francophones in Quebec and for all Canadians, because the Official Languages Act must reflect their needs and realities too. We are all aware of the facts. Canada's francophone population is declining; our government has clearly acknowledged that. We are also aware that Canadians want to be able to learn official languages. They want to be able to use them in their everyday lives. They want to enjoy the benefits of having French in Canada and of living in an officially bilingual country. Our Bill C‑13 meets those needs and puts forward a real, pan-Canadian vision for Canadians.
It is just such a pan-Canadian vision that is lacking in Bill C‑238. That is why we cannot support this bill. Together, we can reverse the decline of the French language, but we all have to work together to make that happen. That means reaching out to official language minority communities and coming up with policies and programs that meet their needs.
To conclude, let me say to my fellow members that I hope all parties will work with us to pass Bill C‑13 as quickly as possible.
Monsieur le Président, je vous remercie de me donner l'occasion de prendre la parole à la Chambre au sujet du projet de loi C‑238 concernant la langue française.
Au Canada, la protection du français est un sujet qui nous préoccupe tous. Comme le démontrent les données du dernier recensement, le français est en déclin au Québec comme dans le reste du pays. Il est essentiel d'agir rapidement et de manière concertée. À cet égard, notre gouvernement est d'accord avec le gouvernement du Québec. En effet, je pense que nous avons tous, à la Chambre, un objectif commun de protéger et de promouvoir le français. Là où nous ne sommes pas tous d'accord, c'est sur la manière d'y arriver.
Le projet de loi C‑238, proposé présentement par le Bloc québécois, adopte une approche restrictive quant à l'avenir du français au Canada. Ce projet de loi propose une approche exclusive de notre régime linguistique sans penser à la situation des francophones partout au Canada, d'un océan à l'autre. En effet, au-delà des millions de Québécois qui ont le français comme langue commune, plus de 1 million de francophones hors Québec vivent, travaillent et s'épanouissent en français. Ma communauté francophone d'Orléans en est un exemple concret.
Le Bloc québécois propose de reconnaître le régime linguistique du Québec, d'appliquer la Charte de la langue française du Québec aux entreprises privées de compétence fédérale situées au Québec et d'exiger que toute personne qui désire devenir citoyen canadien tout en résidant au Québec démontre une connaissance suffisante de la langue française.
Bien que nous partagions la préoccupation du Bloc québécois pour l'avenir du français en Amérique du Nord, nous ne pouvons pas être en accord avec leur solution. Nous croyons plutôt que nous devons adopter une approche ciblée pour protéger et promouvoir le français partout au Canada. C'est ce que notre gouvernement a mis en avant dans le projet de loi C‑13, Loi modifiant la Loi sur les langues officielles, édictant la Loi sur l'usage du français au sein des entreprises privées de compétence fédérale et apportant des modifications connexes à d'autres lois, que nous avons déposé à la Chambre le 1er mars dernier.
Ce qu'il est important de noter, c'est que le projet de loi C‑238 adopte une vision étroite de l'avenir du français, alors que notre projet de loi C‑13 ne reconnaît pas seulement la réalité linguistique du Québec, mais aussi les régimes linguistiques des autres provinces et des territoires du Canada. Soyons clairs, le projet de loi C‑238 ne fait rien pour les francophones hors Québec, alors que le projet de loi C‑13 prévoit créer de nouveaux droits pour les consommateurs et les employés œuvrant au sein des entreprises privées de compétence fédérale au Québec, mais aussi dans les régions hors Québec à forte présence francophone.
Si l'on compare les deux projets de loi quant au menu législatif, on voit clairement que la vision est plus étroite dans un cas et plus large dans l'autre, que l'approche est exclusive dans un cas et plus inclusive dans l'autre, et que la priorité est provinciale dans un cas et pancanadienne dans l'autre. Le projet de loi C‑238 ne réussira pas à répondre aux attentes et aux demandes de la majorité des Canadiens en ce qui a trait à nos deux langues officielles.
Ce projet de loi présenté par le Bloc québécois ne répond tout simplement pas aux priorités des communautés francophones en situation minoritaire des provinces et des territoires hors Québec. Le projet de loi C‑238 ne répond pas aux besoins des communautés d'expression anglaise au Québec.
Voilà les raisons pour lesquelles notre gouvernement ne peut pas appuyer le projet de loi C‑238. Comme je le mentionnais au début, nous ne prenons pas position contre les objectifs du projet de loi C‑238. Nous prenons position contre ce projet de loi en raison de tout ce qu'il manque pour en faire un projet de loi adapté à la réalité des communautés de langue officielle en situation minoritaire.
En d'autres mots, sa vision est trop limitée et manque d'ambition. Nous prenons position contre le projet de loi C‑238 parce que nous voulons aller beaucoup plus loin. Notre projet de loi C‑13 propose des mesures ambitieuses et ciblées pour les besoins d'aujourd'hui et de demain.
Le projet de loi C‑13 couvre de plus larges segments de notre régime linguistique canadien et aura une réelle incidence sur la vie des Canadiennes et des Canadiens. De la nomination des juges à la Cour suprême du Canada aux pouvoirs accrus du commissaire aux langues officielles, en passant par l'apprentissage des langues officielles ou encore l'immigration francophone, le projet de loi C‑13 propose plus que le projet de loi C‑238 pour répondre aux aspirations des Canadiens.
Le projet de loi C‑13 propose une vision pour les francophones du Québec et pour l'ensemble des Canadiens qui doivent aussi se reconnaître dans la Loi sur les langues officielles. Nous sommes tous conscients des faits. La proportion de francophones au Canada diminue, et notre gouvernement l'a clairement reconnu. Nous sommes aussi conscients que les Canadiens veulent avoir accès à un apprentissage des langues officielles. Ils veulent pouvoir les utiliser dans leur vie courante. Ils veulent bénéficier des avantages du fait français au Canada et ils veulent tirer avantage de vivre dans un pays officiellement bilingue. Notre projet de loi C‑13 répond à ces demandes et propose une vraie vision aux Canadiens, une vision pancanadienne.
C'est cette vision pancanadienne qui manque au projet de loi C‑238. C'est pourquoi nous ne pouvons pas appuyer ce projet de loi. Ensemble, nous pouvons renverser le déclin du français, mais nous devons travailler tous ensemble pour y arriver. Cela implique de tendre la main aux communautés de langue officielle en situation minoritaire et de développer des mesures qui répondent à leurs besoins.
Je conclurai en exprimant à mes collègues de la Chambre le souhait que tous les partis travaillent avec nous pour adopter le projet de loi C‑13 le plus rapidement possible.
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BQ (QC)
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2022-09-26 11:10 [p.7648]
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Madam Speaker, it would be a mistake to oppose Bills C-13 and C-238, so I cannot agree with my colleague.
Bill C-238 aims to amend the Canada Labour Code, the Official Languages Act, the Canada Business Corporations Act and the Citizenship Act. I would like to start by telling my colleagues that, when they vote on this bill, they will not be doing Quebec any favours. What they will be doing by voting for Bill C-238 is correcting a historical error and giving justice where justice is due.
Everyone understands that Canada was founded by the French then conquered by the British a very long time ago. The two peoples have since lived together in times of peace and in more difficult times. Our history includes victories for some, and bitter losses for others. French Canadians became Quebeckers and chose to assert themselves, shouting until they were blue in the face that their culture, their identity and their language were precious to them.
In 1977, under Camille Laurin, Quebec enacted the Charter of the French Language, also known as Bill 101. Bill 101 made French the official language of the Quebec government and courts. French was now recognized as the normal and everyday language of work in education, trade, communications and business. Bill 101 enshrined in law the fact that French was the language of the majority. The French language was precious and statistically a minority language within English-speaking North America. That is why it needed protection.
Of course, not everyone was happy about Bill 101. Although it protected the anglophone minority in Quebec, which, incidentally, is the best-protected minority in Canada, the bill was challenged and cut back. Opponents tried to render it meaningless, and some of their efforts were successful.
Now we are in 2022, and statisticians have confirmed that the French language is in decline in Quebec, especially in the magnificent island of Montreal. I remember walking with my son on Notre-Dame Street in the middle of Saint-Henri, a neighbourhood Yvon Deschamps described as a place where francophone workers and the poor lived and worked. I remember seeing that the snack bars had been replaced with Internet coffee shops with English names. A very nice student from Toronto who had come to work there as part of a French immersion program spoke to us in English and understood nothing of our “gibberish” as we spoke French. I asked for “un espresso, s’il vous plaît”, and he answered, in as friendly and innocent a manner as can be, “Sorry, I don’t speak French”. This experience was repeated throughout our walk down Notre-Dame Street. Not only was the street anglicized in terms of language, but also in terms of social context. We could have been in Toronto, or anywhere in the globalized world. There is not much difference between “un espresso” and “an espresso”, but, still, French did not seem to be important.
Make no mistake: I have nothing against English. Rather, I am simply saying that I am pro-French. Coming back to the example I gave earlier, I find it curious that a student from Toronto who wants to broaden their horizons would come to Montreal, just to work in English in a café located in an area that was historically francophone but has since become primarily anglophone. So much for French immersion.
Beyond the statistics pointing to the decline of French in Quebec, simply walking through the streets of Montreal confirms it. From Second Cup to Five Guys, my beloved French is suffering.
It is important to understand that beyond fulfilling a simple communication function, language is also a political statement and, above all, a mindset. A bit of an explanation is in order.
Let us start by asking the following question: What is language? It is, first and foremost, a matter of linguistics. Language must first be regarded as a system of signs connecting words, drawn from a lexicon and according to specific grammatical rules established by a syntax. Language is the ability to express an idea and communicate through a system of signs. This is where we have a problem.
The rampant anglicization of Quebec society prevents people from thinking in French, creating in French and being French. Globalization, which made Céline Dion popular from Algeria to Indonesia, has also flattened cultures, all cultures except for one, the Anglo-Saxon culture. We were told that globalization liberated cultures whereas, in reality, it simply made people want to or have to live in English.
Language is all about communicating and thinking. Globalization has brought with it the danger of what I call a single mindset, which occurs when what is essential is no longer distinguished from what is secondary, when far-reaching intellectual projects face the powerful inertia of pervasive mediocrity and small-mindedness, and when tastes and ideas become homogeneous.
It is the very perception of existence that is at stake when we talk about a single mindset. English dominates the world and now serves as the platform for this single mindset. That is why we must resist. That is why we are studying Bill C-238 today.
Six living Quebec premiers supported the Quebec government's motion to the effect that the French requirement should apply to federally regulated businesses in Quebec. The fact that it is not being applied is anachronistic and can only be aimed at exacerbating the decline of the French language.
The former Bill C-223 proposed that those applying for citizenship in Quebec would need to possess an adequate knowledge of French. The fact that this requirement has not already been implemented is equally anachronistic and again can only be aimed at exacerbating the decline of the French language in Quebec.
This is why the Bloc Québécois is categorically opposed to the federal government's attempt to supersede provincial legislation in Quebec with its own law.
The federal government needs to recognize that the Government of Quebec must remain in charge of language planning within Quebec. Language is a fundamental aspect of the specificity and identity of the Quebec nation.
This is the most important part: We must preserve French in order to preserve freedom of thought. That is why I suggest that members of Parliament right a historical wrong and vote in favour of Bill C-238.
Madame la Présidente, ce serait une erreur d'opposer les projets de loi C‑13 et C‑238; je ne peux donc être d'accord avec ma collègue.
Le projet de loi C‑238 propose de modifier le Code canadien du travail, la Loi sur les langues officielles, la Loi canadienne sur les sociétés par actions et la Loi sur la citoyenneté. Je désire d'emblée dire à l'ensemble de mes collègues députés que, lorsqu'ils auront à voter sur ce projet de loi, ils ne feront pas une faveur au Québec. Ce qu'ils feront, à ce moment‑là, en votant pour le projet de loi C‑238, c'est qu'ils corrigeront une erreur historique et ils rendront justice là où justice est due.
Tous comprennent que le Canada a été fondé par les Français puis conquis par les Britanniques il y a fort longtemps. Au fil du temps, s'est écrite une histoire de cohabitation, par moments pacifique et par moments plus difficile. C'est une histoire faite de victoires pour certains et de défaites amères pour d'autres. Le Canadien français est devenu Québécois, a choisi de s'affirmer, hurlant à en perdre le souffle que sa culture, son identité et sa langue lui étaient précieuses.
En 1977, sous la gouverne de Camille Laurin, était adoptée la Charte de la langue française, aussi connue sous le nom de loi 101. Cette loi faisait du français la langue officielle de l'État et des tribunaux du Québec. Le français était dorénavant reconnu comme la langue normale et habituelle de travail dans l'enseignement, le commerce, les communications et les affaires. Cette loi venait cristalliser un fait: le français était la langue de la majorité. Le français était précieux et statistiquement minoritaire, noyé dans un océan nord-américain anglophone; de là, la nécessité de sa protection.
Bien sûr, cette loi ne fit pas l'affaire de tous. Bien que protégeant la minorité anglophone au Québec — qui, soit dit en passant, est la minorité la mieux protégée au Canada —, la loi fut contestée et amputée. On tenta de la vider de sa substance et certains de ces efforts eurent d'ailleurs du succès.
Revenons en 2022, au moment où les statisticiens nous confirment que le français est en déclin au Québec, surtout à Montréal, cette magnifique Island. Je me souviens d'une promenade avec mon fils sur la rue Notre‑Dame, en plein cœur de Saint‑Henri, un quartier décrit par Yvon Deschamps comme étant une terre francophone où les ouvriers francophones et pauvres habitaient et travaillaient. Je me souviens de cette promenade où on voyait que les restaurants de patates frites avaient été remplacés par des coffee‑shops, des cafés branchés avec des noms anglophones. Un sympathique étudiant torontois venu travailler en immersion nous parlait en anglais et ne comprenait rien à ce qui lui semblait être un sympathique charabia qui, au bout du compte, était le français. Je lui ai demandé: « Un espresso, s'il vous plaît », et il me répondit: « Sorry, I don't speak French », avec toute la gentillesse et la candeur du monde. Cette expérience se répéta tout au long de la balade sur la rue Notre‑Dame. Non seulement c'était anglicisé dans la langue, mais c'était anglicisé dans la forme. On se serait cru à Toronto ou n'importe où dans un monde mondialisé. On le sait, entre un espresso ou an espresso, la différence est mince, mais, peu importe, le français ne semblait pas important.
Il ne faudrait pas croire que j'ai quoi que ce soit contre l'anglais. Il faut plutôt savoir que je suis pour le français et que je trouve curieux, pour revenir à mon exemple, qu'un étudiant de Toronto qui désire élargir ses horizons vienne à Montréal travailler en anglais dans un café situé historiquement dans un arrondissement francophone, maintenant devenu anglophone. Pour l'expérience d'immersion, on repassera.
Bien au‑delà des statistiques qui attestent le recul du français au Québec, il y a les promenades dans les rues de Montréal qui nous le confirment. Du Second Cup aux Five Guys, j'ai mal à mon français.
Il faut bien comprendre que, au‑delà de sa simple fonction communicationnelle, la langue est également une déclaration politique et, surtout, une manière de penser. Quelques explications d'imposent.
Posons la question tout de suite: qu'est‑ce que le langage? Celui‑ci est avant tout un objet de la linguistique. Le langage peut d'abord être étudié comme système de signes qui associe des mots, puisés dans un lexique, selon des règles grammaticales précises établies par une syntaxe. Le langage, c'est la capacité d'exprimer une pensée et de communiquer au moyen d'un système de signe. C'est là que le bât blesse.
L'anglicisation rampante de la société québécoise empêche de penser en français, de créer en français et d'être en français. La mondialisation, qui a rendu Céline Dion populaire en Algérie comme en Indonésie, a également aplati les cultures; toutes les cultures, sauf une, c'est‑à‑dire l'anglo-saxonne. Depuis cette mondialisation, on a dit qu'on a libéré les cultures alors que, dans les faits, on a simplement donné envie ou obligé les peuples à vivre en anglais.
Communiquer et penser, c'est cela une langue. Depuis la mondialisation, nous faisons face à un danger que j'appelle celui de la pensée unique. La pensée unique, c'est quand l'essentiel n'est plus distingué de l'accessoire, quand les projets intellectuels de haute volée se heurtent à la puissante inertie de la médiocrité ambiante et des petits desseins et quand l'uniformisation s'installe dans les goûts et les idées.
C'est la conception même de l'existence qui est en jeu quand on parle de pensée unique. La langue anglaise domine le monde et sert aujourd'hui de support à cette pensée unique. C'est la raison pour laquelle il faut résister. C'est la raison pour laquelle le projet de loi C‑238 est à l'étude aujourd'hui.
Six premiers ministres du Québec encore vivants ont appuyé la motion du gouvernement du Québec qui affirmait que le français devait s'appliquer aux entreprises de compétence fédérale au Québec. Une telle non-application est un anachronisme qui ne peut avoir comme but que le recul du français.
L'ancien projet de loi C‑223 proposait qu'il était nécessaire de connaître minimalement le français pour faire une demande de citoyenneté à partir du Québec. Que cette demande n’ait pas dans les faits déjà été mise en œuvre est un autre anachronisme, qui ne peut lui aussi n'avoir comme seul but que le recul du français au Québec.
C'est pourquoi le Bloc québécois s'oppose catégoriquement à ce que le gouvernement fédéral tente de suppléer sa législation aux législations provinciales, à savoir celle du Québec.
Le gouvernement fédéral doit reconnaître que le gouvernement du Québec doit rester maître d'œuvre de l'aménagement linguistique de son territoire. La langue est un aspect fondamental de la spécificité et de l'identité de la nation québécoise.
Maintenant, il faut surtout une chose: il faut préserver le français pour la liberté de l'esprit. C'est pourquoi je suggère aux députés de corriger une erreur historique et de voter en faveur du projet de loi C‑238.
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CPC (QC)
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2022-09-26 11:17 [p.7649]
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Madam Speaker, I am very happy to be participating in this debate. Before getting to the crux of the matter, I would like to send my best wishes to all of the Canadians and Quebeckers affected by hurricane Fiona. We were all stunned to see the devastation in the Atlantic provinces, as well as in the Magdalen Islands and on the Lower North Shore in Quebec. Our hearts go out to the brave residents who must now cope with the aftermath.
As the Deputy Premier of Quebec said, there were no serious injuries or deaths in the Magdalen Islands or on the Lower North Shore. The rest is just material things, but I do realize that people need material things to live. I would like to send my regards to the people who are facing this reality today, and I extend my heartfelt thanks to the first responders helping out on the ground in every province, including the military and public safety personnel.
I just want them to know that all of us in the House of Commons are here for them. If anyone needs anything at all at the federal level, Canada will be there to respond. This situation affects us all. Nature is bigger than any of us could ever be.
Today we are discussing the French language. Today we are discussing the official languages. Today we are discussing a reality that is demographically indisputable: The French language is in decline in Canada and Quebec.
This is nothing new at the sociological, demographic or geographical level. Consider the following: The population of North America, by which I mean Canada and the United States, our closest neighbour, is almost 380 million. Of that number, fewer than eight million speak French. Everyone else speaks English as their primary language.
That is like meeting a group of six people, five of whom speak English and one of whom speaks French. That is not quite precise, but I am rounding off the numbers to give an example that speaks for itself. From a mathematical point of view, the French-speaking person will feel dominated by the other five, who speak English. That person will feel strongly tempted to speak the language of the other five.
As I will explain later, wanting to speak two languages does not mean that we want to obliterate our first language.
In addition to this demographic reality that speaks for itself, the figures and the science show that the French language is indeed on the decline in Canada, especially in Quebec. According to the most recent figures from Statistics Canada, between 2016 and 2021, the number of French speakers went from 7.7 million to 7.8 million. Some of my colleagues may say that the opposite is true and that I am misleading the House by saying that the French language is in decline in Quebec when more people now speak French.
It is important to put this in perspective. The proportion of French speakers has declined from 22.4% to 21.4%. Yes, Statistics Canada's figures show that the French language is in decline throughout Canada. The situation is the same in Quebec, only worse. Five years ago, there were 6.4 million people in Quebec whose first language was French. Today, there are 6.5 million. This is an increase in number, but a decrease in percentage, from 79% to 77.5%. We completely agree that the French language is in decline and that something must be done.
We know that the New Brunswick, Quebec and federal governments are working to improve the situation. Bills have been tabled and passed. Quebec passed Bill 96 in June. It is now law.
I will always sincerely respect my commitment. As an elected official at the federal level, I do not get involved in provincial affairs. I have enough on my plate without playing armchair quarterback. A bill was passed at the end of a debate last year to protect the French language. Was that a good thing or a bad thing? We will let the public decide.
At the federal level, the government tabled Bill C-13, which is currently being considered.
I will get back to this later, but I must say something first. It brings me no happiness to say it. I have the utmost respect for the woman herself, but when the government appoints someone as head of state who cannot speak both official languages, it is sending the wrong message. I have nothing against her, but I have a lot against the choice made by this government, which claims to be the great defender of the two official languages.
It sends a very strong message about the person representing the British monarch, not only symbolically but in actual terms. The late Queen spoke both official languages remarkably well, as does the current King, perhaps not as well as his mother, but we salute his outstanding effort. The government's appointee speaks French less proficiently than the person she is representing. The government is sending the wrong message.
We also understand that there is not a law in the world that could change anything about the reality people find themselves in today, whether they are accessing social media or any information that is disseminated around the world.
That is what I want to talk about. It is not because francophones learn English that they want to set the French language aside. The two languages are not mutually exclusive. We need to stop seeing English as the language of the Plains of Abraham. Rather, it is the language that is often used around the world today. It does not mean that we want to eradicate the French language. On the contrary, we must share with the world the fact that we speak French, that we are proud to speak French and that this country received the first Europeans who just happened to be French, like Jacques Cartier and Champlain.
Let us not forget former prime minister the Right Hon. Stephen Harper's lovely and meaningful custom of always starting his speeches in French wherever he was in the world, reminding people that Canada's first language was French.
Yes, people will be tempted to learn English. The two languages are not mutually exclusive.
One way we can make sure that francophones have an important place in our future is immigration policy. This is currently being debated in Quebec. Our history shows that the current debates on immigration in Quebec are nothing new.
In 1968, the Union Nationale government of the late Daniel Johnson Sr. created the ministry of immigration. In 1971, Pierre Elliott Trudeau's Liberal federal government entered into the Lang-Cloutier agreement with the Quebec government, allowing it to deploy agents abroad to recruit French-speaking immigrants to Quebec. The agreement was renewed in 1975. We mentioned the Andras-Bienvenue agreement, which recognized Quebec's special needs. There was also the milestone Cullen-Couture agreement in 1978. That is important because it was entered into by a sovereigntist government. Minster Couture reached an agreement with the federalist Liberal government of Canada led by Mr. Trudeau: it was this agreement that recognized Quebec and gave it decision-making powers over its choice of immigrants. In 1991, there was the extremely important Gagnon-Tremblay-McDougall agreement between Mr. Bourassa's provincial government and the Right Hon. Brian Mulroney's federal government.
In short, negotiations between the federal and provincial governments have been positive and productive for over 50 years now. Of course, they can always be better, but no one should think that the debate on immigration to strengthen the French fact in Quebec is brand new or that it was only sparked by some electoral fervour. Quebec and Ottawa have been getting along for more than half a century.
I had a lot more to say but, unfortunately, my time is running out. I would remind the House that Bill C-13 provides an opportunity to overhaul the Official Languages Act. The Official Languages Act was created in 1969 by a previous government under Trudeau senior, and has been updated only once, in 1988, under Brian Mulroney. This needs to be done, and it must be done properly. We hope that Bill C-13 will be given a lot more teeth in order to help ensure the survival of the French language.
Madame la Présidente, je suis bien heureux de participer à ce débat. Avant de traiter du fond de la question, je me permets de saluer tous les Canadiens et les Québécois qui ont été victimes de l'ouragan Fiona. Nous avons tous été saisis par les images de désastre très lourd qui a eu lieu dans les provinces atlantiques, mais également à l'Île-du-Prince-Édouard et aux Îles-de-la-Madeleine et sur la Basse-Côte-Nord du Québec. Nos pensées accompagnent ces braves citoyens qui ont à faire face à l'horreur aujourd'hui, au lendemain de l'horreur.
Comme l'a bien si dit la vice-première ministre du Québec, aux Îles-de-la-Madeleine et en Basse-Côte-Nord, il n'y a pas eu de blessés graves ni de décès. Le reste, c'est du matériel, mais nous reconnaissons que le matériel est essentiel. J'exprime mes salutations à ces gens qui sont confrontés à cette réalité aujourd'hui et j'adresse mes remerciements sincères aux premiers répondants et à ceux qui sont déployés, que ce soit nos militaires ou les gens de la sécurité publique dans chacune des provinces pour faire face à cette réalité.
Rappelons également que nous tous à la Chambre des communes nous tenons la main. Si jamais quelqu'un a besoin de quoi que ce soit à l'échelle fédérale, le Canada sera là pour répondre. Cette situation nous interpelle tous. Nous ne sommes jamais plus grands que la nature décide de l'être.
Nous parlons aujourd'hui du français. Nous parlons aujourd'hui des langues officielles. Nous parlons aujourd'hui d'une réalité qui, au plan démographique, est incontestable: le français est en déclin au Canada et au Québec.
Cette réalité n'est pas nouvelle en soi, de façon sociologique, démographique ou même géographique. Prenons la réalité suivante: en Amérique du Nord, le Canada et les États-Unis, notre voisin immédiat, ont une population de presque 380 millions de personnes. De ce nombre, un peu moins de 8 millions parlent le français. Tous les autres ont l'anglais comme langue principale.
C'est un peu si on rencontre un groupe de six personnes dont cinq qui parlent anglais et une qui parle français. Ce n'est pas exactement cela, mais j'arrondis les chiffres pour nous donner une image qui parle d'elle-même. On aura compris que, d'un point de vue mathématique, la personne qui parle français va se sentir dominée par les cinq autres qui parlent anglais. La tentation de parler la langue des cinq personnes à côté est forte.
Comme j'aurai l'occasion de l'expliquer tantôt, ce n'est pas parce qu'on veut parler deux langues qu'on va effacer notre langue maternelle.
Au-delà de cette réalité démographique qui parle d'elle-même, il y a les chiffres et la science qui nous amènent à conclure qu'en effet le français est en culbute au Canada et au Québec particulièrement. Selon les chiffres les plus récents de Statistique Canada, entre 2016 et 2021 — comparons les cinq dernières années — 7,7 millions de personnes parlaient français; aujourd'hui, elles sont 7,8 millions. D'aucuns vont dire que c'est le contraire et que j'induis la Chambre en erreur en disant que le français est en déclin au Québec alors qu'on voit qu'il y a plus de gens qui parlent français.
Il faut mettre cela en perspective. La proportion fait en sorte que nous sommes passés de 22,4 % à 21,4 %. Oui, sur le plan national canadien, le français est en déclin, les chiffres de Statistique Canada le démontrent. Quant au Québec, c'est exactement la même chose, et même en proportion plus élevée. Au Québec, il y a cinq ans, il y avait 6,4 millions de personnes dont la langue maternelle était le français et aujourd'hui c'est 6,5 millions. On constate donc une augmentation en nombre, mais en proportion on constate une dimunition, passant de 79 % à 77,5 %. Nous sommes tout à fait d'accord que le français est en déclin et qu'il faut agir.
Que ce soit au Nouveau-Brunswick, au Québec ou ici sur la scène fédérale, nous constations que les gouvernements en autorité sur la question du français agissent. Des projets de loi sont déposés, des projets de loi ont été adoptés. Au Québec, le projet de loi 96 a été adopté en juin dernier. Il s'agit maintenant d'une loi.
Je vais toujours respecter de façon très sincère mon engagement. Quand je suis au fédéral, je ne me mêle pas de ce qui se passe au provincial. J'ai assez de mes affaires sans jouer au gérant d'estrade. Nous constatons qu'une loi a été adoptée à l'issue d'un débat qui a eu cours au cours de la dernière année pour protéger le français. Est-ce que c'est bon? Est-ce que ce ne l'est pas? Laissons la population en juger.
Au fédéral, le gouvernement a déposé le projet de loi C‑13 qui est actuellement à l'étude.
J'aurai l'occasion d'y revenir, mais je ne peux pas m'empêcher de dire ceci. Je ne le dis pas de gaieté de cœur. J'ai énormément de respect pour la dame en question, mais quand le gouvernement nomme à la tête de l'État quelqu'un qui ne peut pas s'exprimer dans les deux langues officielles, c'est un très mauvais signal qui est envoyé. Je n'ai rien à dire contre la personne, mais j'ai beaucoup à dire sur le choix qui a été fait par le gouvernement actuel qui prétend être le grand défenseur des deux langues officielles.
Cela envoie un signal très fort, non seulement à titre honorifique, mais à titre réel, concernant la personne qui représente Sa Majesté. À l'époque, la reine s'exprimait dans les deux langues officielles de manière remarquable, tout comme d'ailleurs l'actuel roi — peut-être pas aussi bien que sa mère, mais nous saluons quand même ses efforts magistraux. La personne qui a été nommée parle moins bien le français que celle qu'elle doit représenter. C'est un mauvais signal qui a été envoyé par le gouvernement.
Nous comprenons aussi que toutes les lois du monde ne pourront pas faire obstacle non plus à la réalité à laquelle les gens sont appelés à faire face aujourd'hui, que ce soit l'accès aux réseaux sociaux ou l'accès à toute l'information qui est diffusée partout dans le monde.
C'est là-dessus que je veux faire le point. Ce n'est pas parce que les francophones apprennent l'anglais qu'ils mettent de côté le français. L'un n'empêche pas l'autre. Il faut arrêter de voir l'anglais comme étant la langue des plaines d'Abraham. Elle est plutôt la langue qui aujourd'hui est souvent utilisée partout dans le monde. Cela ne veut pas dire qu'on doit effacer le français. Au contraire, il faut en être fier et partager justement cette richesse partout dans le monde, soit que nous parlons français, que nous avons une fierté de parler français et que ce pays a accueilli les premiers Européens qui étaient Français, que ce soit Jacques Cartier ou Champlain.
Ce n'est pas sans rappeler les belles paroles et les belles actions de l'ancien premier ministre le très honorable Stephen Harper qui commençait toujours ses discours en français où qu'il soit dans le monde, rappelant ainsi que le Canada était né en français.
Alors, oui, les gens sont sujets à cette tentation d'apprendre l'anglais. L'un n'empêche pas l'autre.
Une des façons que nous avons de nous assurer d'avoir un avenir où les francophones seront mis de l'avant, c'est la question de l'immigration. Cela fait débat actuellement au Québec, je le reconnais. Il faut connaître notre histoire pour savoir que les débats qui ont cours sur l'immigration au Québec ne datent pas d'hier.
Dès 1968, le gouvernement de l'Union nationale, sous le regretté Daniel Johnson père, avait créé le ministère de l'Immigration. Dès 1971, le gouvernement fédéral libéral de M. Pierre Elliott Trudeau avait créé l'entente Lang‑Cloutier avec le gouvernement provincial permettant au Québec d'avoir des agents à l'étranger pour recruter des gens qui parlent français pour venir au Québec. En 1975, cet accord a été renouvelé. On a parlé de l'accord Andras‑Bienvenue, qui reconnaissait les besoins particuliers du Québec. Il y a aussi eu la grande entente de 1978, j'insiste sur celle-là parce que c'était sous un gouvernement souverainiste. Le ministre Couture a conclu une entente avec le gouvernement fédéraliste du Parti libéral fédéral, sous l'égide de M. Trudeau: c'était la fameuse entente Cullen‑Couture qui reconnaissait et qui donnait même des pouvoirs décisionnels au Québec pour choisir les immigrants. Dès 1991, il y a eu la très grande entente Gagnon‑Tremblay-McDougall, entre le gouvernement provincial de M. Bourassa et le gouvernement fédéral du très honorable Brian Mulroney.
Bref, depuis plus de 50 ans, les négociations entre le fédéral et le provincial sont bonnes et fructueuses. Bien entendu, elles pourraient aller plus loin, mais ne pensons pas que le débat sur l'immigration pour aider le fait français au Québec est flambant neuf et n'est suscité que par quelques fougues électoralistes que ce soit. Cela fait plus d'un demi-siècle que le Québec et Ottawa s'entendent.
Le temps file, malheureusement. J'aurais bien des choses à dire. Je tiens à rappeler que le projet de loi C‑13 offre une occasion de revoir de fond en comble la Loi sur les langues officielles. La Loi sur les langues officielles, créée en 1969, sous l'ancien régime de M. Trudeau père, n'a été renouvelée qu'une seule fois en 1988 sous Brian Mulroney. Il faut donc le faire, et le faire correctement. Nous souhaitons que le projet de loi C‑13 ait beaucoup plus de mordant pour permettre au français d'assurer sa pérennité.
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CPC (QC)
Madam Speaker, I am pleased to take part in the second reading debate on Bill C-238, An Act respecting the French language. This bill was introduced by the member for Salaberry—Suroît, and I thank her for her work on it. The member has concerns about the future of the French language, as do I, and as do we all.
I am proud to be a long-time member of the Standing Committee on Official Languages, which has been doing some very interesting work during this Parliament. I would also like to recognize my colleagues on the committee and to highlight the outstanding work being done by our official languages critic, the member for Portneuf—Jacques-Cartier.
French is declining in Quebec. That is unfortunately a fact. The proportion of French speakers across Canada has fallen since the last census in 2016. In fact, even though the number of Canadians who speak French has increased from 7.7 million to 7.8 million, an increase of 100,000 people over five years, the proportion of Canadians whose first language is French has decreased. According to Statistics Canada, that number dropped from 22.2% in 2016 to 21.4% in 2021.
If the trend continues, according to the famous formula, the weight of French in Canada will go into an irreversible decline. The same thing is happening even in Quebec. The proportion of people who use French fell from 79% to 77.5% over the same five-year period. It is urgent that we take action to halt the trend. The Conservative Party has always been a strong advocate for the French fact in Canada. Our country was born in French and must continue to live in French.
The bill we are discussing today contains four parts that address four very different issues. Although all four parts involve the French language, the fact remains that it is difficult to combine four subjects, four issues, four laws in one private member's bill.
I must say that one of the proposed changes rings a bell. I remember having the opportunity to study and vote in favour of Bill C-223, which the Conservatives supported at second reading before the last pointless election was called by the Liberal government less than a year ago. Yes, immigrants residing in Quebec should have an adequate knowledge of Quebec's French language. That is clear. No one is disputing that.
At the time, my colleague from Kildonan—St. Paul explained that the Conservatives supported the principle behind Bill C-223 based on two fundamental Conservative Party principles. The first is the recognition of the Quebec nation, as recognized by former prime minister Stephen Harper. The second is our commitment to protecting its language and culture. At the time, we did not even get to vote on the bill at second reading. We did not even get a chance to study the bill in committee, which is unfortunate.
I noticed that Bill C-238 contains three other measures. In addition to amending the Citizenship Act, the bill proposes amendments to three other acts, namely the Canada Business Corporations Act, the Official Languages Act and the Canada Labour Code.
Bill C-238 proposes that the Canada Business Corporations Act be amended to add the following: “the name of a corporation that carries on business in the Province of Quebec shall meet the requirements of the Charter of the French Language.”
It is important to bear in mind that Quebec passed Bill 96 only in June, which is not that long ago. On June 1, 2022, An Act respecting French, the official and common language of Québec, also known as Bill 96, received royal assent, bringing into effect several provisions amending the Charter of the French Language and about 20 other acts and regulations.
The new charter sets out stricter requirements for public signs and posters bearing the company's name that are visible from outside premises, and French must be markedly predominant over any other language. The transition period for public signs and posters will end by May 2025. The Quebec government understood that it had to do something about the quality of signs and posters.
However, the bill we are currently discussing focuses the name of a business or corporation as it appears in the articles of incorporation. I own a business myself, and that is how I interpret it. It is also important to note that the decline of French will not be solved by fixing articles of incorporation.
Even if changes were made to company names in Quebec's business registry but not reflected in signs and posters outside, it would obviously not make a difference. The French language is in decline, and we need far more effective measures.
Bill C-238 also amends the Canada Labour Code to subject it to the Charter of the French Language. As it happens, with respect to working in French, my colleagues and I will be studying the application of the Official Languages Act to workers.
I would also like to ask the following question: Would it not have been better to propose a bill like Bill C‑238, which amends the charter, after the final version of the National Assembly's Bill 96 came out in June? We shall see. Perhaps this bill should have been tabled after Bill 96 was passed in Quebec. That would probably have made it easier to understand.
Lastly, with respect to the Official Languages Act, as I was saying, the Standing Committee on Official Languages is are already working to improve the substance of Bill C-13. If we want to amend the Official Languages Act, the committee study of Bill C‑13 provides the opportunity to do so. That is why I am convinced that it is by working hard to improve Bill C‑13 that we will achieve the objectives I share with Bill C‑238's sponsor, who is concerned, as I am, about the future of French not only in Canada, but in Quebec as well.
It is no secret that this government has been rattled by non-stop scandals involving official languages since Bill C‑13 was tabled. The Minister of Official Languages only seems to be working part time, since she is responsible for two totally different departments. This government almost sued B.C. francophones because the Minister of Justice was working against the Minister of Official Languages. There is a lot of coordination that should be done, but the government is not doing it. This government holds unilingual briefing sessions and is not even ashamed of it.
The Standing Committee on Official Languages regularly hears from witnesses who very clearly tell us that there has to be an agency within government that is responsible for official languages, and that is the Treasury Board. This has been repeated ad nauseam. I sincerely believe that we will have to present an amendment to Bill C-13 in that regard.
There is clearly a lot of work to be done to address the French language issue, not just in Canada but also in Quebec. We have to look to legislative measures to stop the decline of French all across Canada. I believe we will achieve that by working together. I would like to again thank my colleague for introducing this bill. Unfortunately, it is very unlikely that it will go very far, because it proposes changes to too vast a body of laws and regulations. However, on a positive note, Bill C-13 gives us a real opportunity to change things.
In fact, before leaving for the summer break in June, the government wanted to rush the bill through, and just yesterday we resumed hearing from witnesses in committee. These witnesses more or less unanimously agree that if we really want to stop the decline of French in Canada and Quebec, then we must, especially in Canada, have a government agency that manages our official languages, and I nominate the Treasury Board. The Fédération des communautés francophones et acadienne du Canada, or FCFA, is saying, along with everyone else, that the government will have to think long and hard before passing this bill that will make fundamental changes within the machinery of government.
One thing is very clear: We are getting complaints. The Commissioner of Official Languages is also receiving a whole lot of complaints. There is still much work to be done, but we will work with my colleague and her party to improve the future of French in Canada.
Madame la Présidente, j'ai le plaisir de prendre part au débat dans le cadre de la deuxième lecture du projet de loi C‑238, Loi concernant la langue française. Ce projet de loi a été déposé par la députée de Salaberry—Suroît, et je la remercie de son travail. Elle partage, comme moi et comme nous tous, des préoccupations quant à l'avenir du français.
Je suis fier de siéger au Comité permanent des langues officielles depuis plusieurs années. Ce comité fait un travail très intéressant en ce Parlement. Je tiens d'ailleurs à saluer mes collègues qui œuvrent au sein du Comité et à souligner le travail extraordinaire que fait notre porte-parole en matière de langues officielles, le député de Portneuf—Jacques-Cartier.
Le français est en déclin au Québec. C'est malheureusement une réalité. La proportion des personnes qui parlent le français partout au Canada a diminué par rapport au dernier recensement de 2016. En effet, même si le nombre de Canadiens qui parlent le français est passé de 7,7 millions à 7,8 millions, soit 100 000 personnes de plus en cinq ans, la proportion des Canadiens pour qui le français est la première langue a diminué. Elle est passée, selon Statistique Canada, de 22,2 % en 2016 à 21,4 % en 2021.
Si la tendance se maintient, comme le veut la célèbre formule, le Canada verra le poids du français diminuer irrémédiablement dans l'avenir. Même au Québec, une trajectoire similaire se poursuit. La proportion des gens qui utilisent le français est passée de 79 % à 77,5 % au cours de la même période de cinq ans. Il y a donc urgence d'agir pour freiner cette tendance. Le Parti conservateur a toujours été un ardent défenseur du fait français au Canada. Notre pays est né en français et doit continuer de vivre en français.
En ce qui concerne plus particulièrement le projet de loi dont nous discutons aujourd'hui, celui-ci contient quatre parties touchant quatre enjeux très distincts. Bien que ces quatre parties se recoupent sur la question du français, il n'en demeure pas moins qu'il est difficile de combiner dans un projet de loi émanant d'un député quatre sujets, quatre enjeux, quatre lois.
Je dois dire que l'un des changements proposés m'est familier. Je me souviens d'avoir eu la chance d'étudier et de voter en faveur du projet de loi C‑223, que les conservateurs avaient appuyé en deuxième lecture avant les dernières élections déclenchées inutilement par le gouvernement libéral il y a moins d'un an. Oui, les immigrants vivant au Québec doivent avoir une connaissance adéquate de la langue française du Québec. Cela est tout à fait évident. Personne ne remet cela en question.
Ma collègue la députée de Kildonan—St. Paul avait alors expliqué que les conservateurs appuyaient le principe derrière la mesure du projet de loi C‑223 sur la base de deux principes fondamentaux du Parti conservateur. Le premier principe est la reconnaissance de la nation québécoise, telle qu'elle a été reconnue par l'ancien premier ministre Stephen Harper. Le deuxième est notre engagement envers la protection de sa langue et de sa culture. À l'époque, le projet de loi n'a même pas pu être voté en deuxième lecture. Nous n'avons même pas eu la chance d'étudier le projet de loi en comité, ce qui est tout à fait dommage.
J'ai noté que le projet de loi C‑238 contient trois autres mesures. En plus de proposer de modifier la Loi sur la citoyenneté, il propose de modifier trois autres lois: la Loi canadienne sur les sociétés par actions, La Loi sur les langues officielles, ainsi que le Code canadien du travail.
Concernant la Loi canadienne sur les sociétés par actions, le projet de loi C‑238 propose d'ajouter une modification afin que « la dénomination sociale d'une société qui exerce ses activités au Québec doi[ve] satisfaire aux exigences de la Charte de la langue française. »
On doit se rappeler que le projet de loi 96 a été adopté il n'y a pas longtemps au Québec, en juin. Le 1er juin dernier, la Loi sur la langue officielle et commune du Québec, le français, aussi appelée « loi 96  », a reçu la sanction royale, signifiant du même coup l'entrée en vigueur de plusieurs dispositions modifiant la Charte de la langue française et une vingtaine d'autres règlements et mesures législatives.
En vertu de la nouvelle Charte, les exigences relatives à l'affichage public visible du nom de l'entreprise depuis l'extérieur sont renforcées, et le français doit y figurer d'une façon prédominante par rapport à toute autre langue. Il y aura une période de transition pour l'affichage public au plus tard en mai 2025. Le gouvernement du Québec a compris qu'il fallait travailler sur la qualité de l'affichage.
Or, le projet de loi dont nous discutons à l'heure actuelle s'intéresse à la dénomination qui est prévue dans les statuts constitutifs d'une entreprise ou des sociétés par actions. J'en possède une moi-même, d'ailleurs, et c'est ce que j'en déduis. Il faut aussi noter que ce n'est pas dans les statuts constitutifs que passe le gros de la solution au déclin.
Même si, au Registraire des entreprises du Québec, on avait des changements de noms qui n'étaient pas affichés à l'extérieur, cela ne ferait évidemment pas de différence. Le français est en déclin, et il nous faut des mesures beaucoup plus efficaces.
Le projet de loi C‑238 modifie aussi le Code canadien du travail afin qu'il soit assujetti à la Charte de la langue française. En ce qui concerne le travail en français, mes collègues et moi aurons justement la chance d'étudier l'application, aux travailleurs, de la Loi sur les langues officielles.
Je me permets aussi de poser la question suivante: n'aurait-il pas été mieux de présenter un projet de loi comme le projet de loi C‑238, proposant de modifier la Charte, une fois que l’on connaissait la version finale, en juin dernier, du projet de loi 96 de l'Assemblée nationale? C'est à voir. Peut-être ce projet de loi aurait-il plutôt dû être déposé après l'adoption de la loi 96 au Québec. Cela aurait probablement facilité sa compréhension.
Enfin, au chapitre de la Loi sur les langues officielles, comme je le disais, nous sommes déjà au travail au sein du Comité permanent des langues officielles pour améliorer le contenu du projet de loi C‑13. Si nous voulons modifier la Loi sur les langues officielles, l'étude en comité du projet de loi C‑13 fournit l'occasion de le faire. C'est pourquoi je suis convaincu que c'est en travaillant fort pour améliorer le projet de loi C‑13 que nous parviendrons aux objectifs que je partage avec la marraine du projet de loi C‑238, laquelle est préoccupée, tout comme moi d'ailleurs, par l'avenir du français non seulement au Canada, mais aussi au Québec.
On ne se le cachera pas, ce gouvernement est constamment secoué par les scandales sur les langues officielles depuis le dépôt du projet de loi C‑13. De toute évidence, la ministre des Langues officielles a fait son travail à temps partiel, elle qui doit s'occuper de deux ministères à vocation totalement différente. Ce gouvernement a failli poursuivre les francophones de la Colombie‑Britannique parce que le ministre de la Justice travaillait à l'encontre de la ministre des Langues officielles. Il y a un véritable travail de coordination à faire au sein de ce gouvernement, mais il ne se fait pas. Ce gouvernement organise des séances de breffage unilingues et ne s'en gêne même pas.
Au Comité permanent des langues officielles, nous recevons régulièrement des témoins qui nous disent très clairement qu'il doit y avoir, au sein de l'appareil gouvernemental, une agence pour s'occuper des langues officielles: le Conseil du Trésor. On nous le répète ad nauseam. Je pense sincèrement qu'on devra présenter un amendement en ce sens au projet de loi C‑13.
Il y a manifestement beaucoup de travail à faire pour s'occuper du français non seulement au Canada, mais aussi au Québec. Il faut réfléchir aux mesures législatives pour freiner le déclin du français un peu partout au Canada. Je pense que c'est en travaillant tout le monde ensemble que nous y arriverons. Je remercie encore une fois ma collègue d'avoir présenté ce projet de loi. Les chances qu'il se rende très loin sont malheureusement minimes puisqu'il propose de modifier un ensemble beaucoup trop large de lois et de règlements. Toutefois, le côté positif de cela est que nous avons actuellement, avec le projet de loi C‑13, une sincère occasion de faire changer les choses.
Avant qu'on entame la pause estivale en juin, le gouvernement a d'ailleurs voulu accélérer son adoption en toute hâte, alors que nous avons recommencé, pas plus tard qu'hier, à recevoir des témoins en comité. Ces témoins sont encore à peu près unanimes pour dire que, si on veut véritablement freiner le déclin du français au Canada et au Québec, on doit — particulièrement au Canada — avoir au sein du gouvernement une agence qui gère les langues officielles, et j'ai nommé le Conseil du Trésor. La Fédération des communautés francophones et acadienne du Canada, ou FCFA, et tout le monde le disent: le gouvernement devra inévitablement faire un exercice de réflexion extrêmement important pour faire adopter cette loi qui apportera des changements fondamentaux au sein de l'appareil gouvernemental.
Une chose est certaine: nous recevons des plaintes. Le commissaire aux langues officielles reçoit aussi un paquet de plaintes. Il y a donc encore beaucoup de travail à faire, mais nous allons le faire avec ma collègue et son parti pour faire avancer l'avenir du français au Canada.
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NDP (BC)
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2022-09-26 11:36 [p.7652]
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Madam Speaker, I rise in the House today to express the NDP's support for Bill C‑238 at second reading.
Later in my speech I will talk about our concerns with some aspects of the bill, in particular regarding citizenship granted to immigrants who come through the family reunification stream and to refugees. I will get back to this, but this is a significant concern that has been debated at length in parliamentary committee.
There is no problem with the first part of the bill, which deals with federally regulated businesses, and that is why we will support sending Bill C‑238 to committee. That said, as members know, the NDP has always been the only party in the House to champion and advocate for the rights of linguistic minorities and the French language, not just in Quebec, but all across the country.
To illustrate, I can point to British Columbia, where a provincial NDP government created the existing French-language school board network and umbrella programs in francophone schools across the province. This was a unique, important initiative from the NDP.
I could also give the example of the New Democrat government in Saskatchewan. It did the same thing: It opened French-language schools throughout the province. The New Democrat government in Manitoba established a network of French-language schools and school boards across the province.
We also mentioned New Democrat member Léo Piquette, a Franco-Albertan and the strongest advocate for French-language rights in Alberta. New Democrat governments in Ontario and the Atlantic provinces expanded the network of French-language colleges.
I could give numerous examples of New Democrat governments and members that have always pushed to advance the rights of francophone minority-language communities and, of course, to defend the French language.
These are undeniable facts no one can challenge. It may be easy to speak before the House, but it is more difficult to talk to people across the country, as we did. We are also proud of our past record in this respect, and our efforts continue into the present. New Democrat members always advocate for the French language and linguistic minorities, which, of course, include francophone linguistic minorities.
Since adopting the Sherbrooke Declaration, the New Democrats have been pushing for legislation concerning federally regulated businesses. As our members know, it has been years. Obviously, I am referring to the party under Jack Layton, Thomas Mulcair, Nycole Turmel and, of course, our current leader, the hon. member for Burnaby South.
At every opportunity, the NDP has taken a stand and tabled bills on the subject. We have fought for this in the House. It only makes sense that workers in Quebec have the right to work in French. This is not currently the case, since federally regulated businesses are exempt from the obligation to provide a workplace in which people can communicate in French.
It also makes sense that workers in caisses populaires be able to speak, communicate and work in French. When it comes to the major Canadian banks, workers no longer have these rights. That is why the NDP has been demanding for years that federally regulated businesses be subject to the same obligation to create a work environment where employers and workers have the right to express themselves, communicate and work in French.
It only makes sense. It is like what I said earlier. We have always advocated for the right of francophones to have access to services. It is a basic right to be able to work in French, whether one is in Montreal or Quebec City. If someone works in a federally regulated business, it is only logical that they have the right to work in French.
It is precisely this first part of the bill that we fully support. For years now, our party has been saying that workers in businesses under federal jurisdiction should be granted this basic right. It only makes sense.
As I mentioned earlier, I have a big problem with the second part of the bill. When it comes to economic immigration, Quebec already has tools to choose the immigrants it receives and to make sure they are able to express themselves in French. Of that there is no doubt. Now, extending this requirement to immigrants received under family reunification and to refugees, and making them wait for their full rights as Canadian citizens, that, we find very worrying. As the hon. member for Rosemont—La Petite-Patrie so eloquently said a few weeks ago, applying this requirement to refugees is abusive.
We know full well that immigrants to Quebec want to learn French. Clearly, there was not enough money to ensure that they were given the opportunity to learn French. As members know, I spent many years in Quebec, first in Saguenay—Lac-Saint-Jean, then in the Eastern Townships. These are very beautiful regions in Quebec. I find them magnificent. Then I went to Montreal and the Outaouais. During all my years in Quebec, I saw that immigrants were interested in learning French.
Often, there were not enough resources or programs to enable them to learn French. We should focus on having the resources for these people who bring their skills and interests to Quebec and Canada. Refugees are often fleeing horrible situations, human rights violations and war. When they come to Quebec and Canada, they want to contribute. We need to have the resources to enable them to learn French. It is crucial. Saying that if they do not learn French well enough they will be refused Canadian citizenship, the right to vote and any other rights dependent on Canadian citizenship is definitely not the right thing to do. As a progressive party, we believe we need to have the necessary resources to enable them to learn French.
People I have met throughout Quebec want to learn French. There are not enough programs. Let us then implement programs to make it possible for them to learn French.
We support sending the bill back to committee specifically to fix these flaws.
Madame la Présidente, je me lève à la Chambre aujourd'hui au nom du NDP afin d'apporter notre appui à la deuxième lecture du projet de loi C‑238.
Plus tard, je vais parler des bémols en lien avec certains aspects du projet de loi, particulièrement en ce qui touche la citoyenneté accordée aux gens qui viennent dans le cadre d'une réunification familiale et aux réfugiés. J'y reviendrai plus tard, mais il nous semble qu'il s'agit d'un bémol important dont le comité parlementaire a discuté en long et en large.
En ce qui concerne la première partie, qui touche les entreprises de compétence fédérale, il n'y a aucun problème. C'est pour cette raison que nous allons appuyer le projet de loi C‑238 afin qu'il soit renvoyé en comité. Cela dit, comme les députés le savent bien, le NDP a toujours été le seul parti politique de la Chambre à être un champion et un défenseur des droits des minorités linguistiques et de la langue française, pas seulement au Québec, mais partout au pays.
Je n'ai qu'à donner l'exemple de la Colombie‑Britannique, où un gouvernement provincial néo-démocrate a mis en place le réseau des commissions scolaires actuel et les programmes-cadres des écoles francophones qui rayonnent partout dans la province. Il s'agit d'une importante et exceptionnelle initiative mise en place par le NPD.
Je peux aussi donner l'exemple du gouvernement néo-démocrate de la Saskatchewan. Il a fait la même chose, c'est-à-dire qu'il a mis en place des écoles francophones partout dans la province. Au Manitoba, le gouvernement néo-démocrate a mis en place les commissions scolaires et le réseau des écoles francophones partout dans la province.
Nous avons aussi parlé du député franco-albertain néo-démocrate Léo Piquette, qui était le plus ardent défenseur des droits en matière de langue française en Alberta. En Ontario et dans les provinces atlantiques, les gouvernements néo‑démocrates ont élargi le réseau des collèges francophones.
Je pourrais donner maints exemples de députés néo-démocrates et de gouvernements néo-démocrates qui ont toujours poussé pour faire avancer les droits des minorités linguistiques francophones et, bien sûr, pour défendre la langue française.
Ce sont des choses que nous pouvons mettre en avant sans être contredits. C'est peut-être facile de parler devant la Chambre, mais c'est plus difficile de le faire partout au pays, comme nous l'avons fait. Nous sommes fiers de notre passé à cet égard, et cela fait aussi partie de notre présent. En effet, les députés néo-démocrates sont toujours d'ardents défenseurs de la langue française et des minorités linguistiques, ce qui inclut bien sûr les minorités linguistiques francophones.
Quand il s'agit des entreprises de compétence fédérale, ce sont des néo-démocrates et les députés du NPD qui ont poussé tout cela, depuis la Déclaration de Sherbrooke. Comme les députés le savent, cela fait des années. Je parle bien évidemment des leaderships de Jack Layton, de Thomas Mulcair, de Nycole Turmel, mais aussi de celui de notre actuel chef, le député de Burnaby‑Sud.
Chaque fois, le NPD a pris position et déposé des projets de loi à ce sujet. Nous nous sommes battus pour cela à la Chambre. Le gros bon sens, c'est que les travailleurs et les travailleuses du Québec aient le droit de travailler en français. Or ce n'est pas le cas à l'heure actuelle, étant donné que les entreprises de compétence fédérale sont soustraites à l'obligation de mettre en place un milieu de travail où les gens peuvent communiquer en français.
C'est aussi le gros bon sens que, dans les caisses populaires, les travailleurs et les travailleuses puissent parler, communiquer et travailler en français. Or dès qu'il est question des grandes banques canadiennes, les travailleurs n'ont plus ces droits. C'est pour cette raison que le NPD pousse depuis des années pour que les entreprises sous compétence fédérale aient la même obligation de créer un environnement de travail où les employeurs, les travailleurs et les travailleuses aient le droit de s'exprimer, de communiquer et de travailler en français.
Cela relève du gros bon sens. Cela va dans le même sens que ce que j'ai dit tout à l'heure. Nous avons toujours prôné le droit à l'accès aux services pour les francophones. C'est un droit fondamental de pouvoir travailler en français et d'avoir cette capacité, que l'on soit à Montréal ou à Québec. Si on est dans une entreprise de compétence fédérale, cela relève du gros bon sens de pouvoir travailler en français.
C'est justement cette première partie du projet de loi que nous appuyons pleinement. Depuis des années, notre parti a été le principal à avancer l'idée que les travailleurs et les travailleuses dans les entreprises de compétence fédérale aient ce droit fondamental. Cela relève du gros bon sens.
Comme je l'ai dit plus tôt, je mets un gros bémol sur la deuxième partie du projet de loi. En matière d'immigration économique, le Québec a déjà des leviers pour choisir les immigrants qu'il accueille et de s'assurer que ceux-ci ont la capacité de s'exprimer en français. Il n'y a aucun doute sur cela. Le fait d'étendre cette capacité aux immigrants qui viennent dans le cadre d'une réunification familiale ainsi qu'aux réfugiés et qu'ils soient obligés d'attendre leurs pleins droits en tant que de citoyens canadiens, cela nous cause de grandes inquiétudes. Comme le député de Rosemont—La Petite-Patrie l'a si bien dit il y a quelques semaines sur cette question, nous trouvons que c'est abusif d'avoir cette exigence pour les réfugiés.
On sait très bien que les immigrants qui viennent au Québec veulent apprendre le français. Évidemment, il manquait d'investissements pour faire en sorte que ces gens aient l'occasion d'apprendre le français. Comme on le sait, j'ai passé beaucoup d'années au Québec, d'abord au Saguenay—Lac-Saint‑Jean, ensuite en Estrie. Ce sont des très beaux coins. J'ai trouvé cela magnifique. Ensuite, j'étais à Montréal et en Outaouais. Pendant toutes ces années au Québec, j'ai vu l'intérêt des immigrants et des nouveaux arrivants à apprendre le français.
Souvent, il manquait de ressources et de programmes pour qu'ils puissent apprendre le français. On devrait mettre l'accent sur avoir les ressources pour ces gens qui viennent ajouter au Québec et au Canada leurs compétences et leurs intérêts. Les réfugiés sont souvent des gens qui fuient des situations atroces, des atteintes aux droits de la personne et des guerres. Quand ces gens viennent au Québec et au Canada, ils veulent apporter leur contribution. Il faut mettre en place les ressources pour qu'ils puissent apprendre le français. C'est fondamental. Dire que s'ils n'apprennent pas le français de façon suffisante on va leur refuser la citoyenneté canadienne, le droit de voter et tous les droits qui découlent de cette citoyenneté, nous trouvons que ce n'est pas du tout une façon appropriée de traiter cela. En tant que parti progressiste, nous disons qu'il faut mettre des ressources pour avoir la capacité d'apprendre le français.
Des gens que j'ai rencontrés partout au Québec veulent l'apprendre. Ce sont les programmes qui manquent. Alors, mettons en place des programmes pour que ces gens puissent apprendre le français.
Nous appuyons le renvoi du projet de loi en comité pour justement corriger ces lacunes.
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2022-09-26 11:46 [p.7653]
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Madam Speaker, I have been following this morning's debate and, in my view, there seems to be a bit of a cat fight in the House between Bill C-238, which seeks to comply with the will of the Quebec National Assembly on matters relating to Quebec's only official language, and Bill C-13.
I was surprised to hear the parliamentary secretary say earlier that Bill C-238 takes a Quebec-centric approach and fails to respect the rights of francophones outside Quebec, let alone even acknowledge the reality of francophones outside Quebec.
Unlike Bill C-238, what the government is offering us in Bill C-13 is essentially English in Montreal and English in Quebec. It is really important to compare and contrast these two bills. Unlike Bill C-238, Bill C-13 gives federally regulated businesses in Quebec the pretense of choice. It is merely a pretense of choice, giving them the option to operate in one official language or the other. Government members, some of whom have actually stood here in the House and publicly denied that French is in decline, seem to magically believe that a bank headquartered in Toronto, with the majority of its staff in Toronto and 80% of its market in English-speaking Canada, will be naturally inclined to offer services of equal quality in both English and French. Saying something like that is akin to leaving the future of our language in the hands of Michael Rousseau of Air Canada or in the hands of the Royal Bank of Canada, which once was “La Banque royale du Canada”.
The fact is, when these companies located in Quebec are given some semblance of a choice, they choose English. They choose English because it is easier, cheaper and more efficient for their accounting departments. Quebeckers are the ones who end up paying the price. This is happening despite the fact that French as a language of work works. It works for big corporations and multinationals, and for the flagship companies we are so proud of. That same model should apply to our federally governed enterprises.
Can anyone explain to me why the Caisse de dépôt et placement du Québec, one of the largest pension funds in the world, which is governed by Quebec law, is able to operate in French and abide by the Charter of the French Language while making investments around the world? I would like someone to explain to me why the Caisse is able to do that.
Can anyone explain to me why Couche-Tard, headquartered in Laval, Quebec, can operate entirely in French at its headquarters while doing business internationally in pretty much every language of every country in which it does business? Couche-Tard can do that because the right signal and the right message have been sent. Do not try to tell me that an anglophone who goes to a Couche-Tard cannot buy a bag of chips in English.
The model that is working in Quebec should be replicated in businesses under federal jurisdiction. That is hardly small potatoes. We are talking about a major group of businesses with a large number of employees located for the most part in downtown Montreal, working mainly in English in some cases, which contributes to the anglicization of Montreal, its downtown and its cultural life.
Take telecommunications, for example. BCE has more than 14,000 employees, Rogers has 3,000 and Cogeco has 1,700. That means Quebec's telecommunications sector alone employs about 18,000 people. That is equivalent to the population of Sainte‑Anne‑des‑Plaines, a town in my riding. That is a lot of people.
Then there are the banks. National Bank has 10,200 employees. I am not saying that they all necessarily speak English at work. What I am saying is that these thousands of workers have the right to work in French. They should not fall under a legislative regime where if just one person comes from Toronto or if just one person speaks English, everyone switches to English. We know what happens when there are 10 francophones and one anglophone at the table: They speak English over lunch. That is exactly what happens.
Quebeckers must be guaranteed the right to speak French at work. French is the only official and national language of Quebec. It is an inclusive language because it is our common language. The French language allows us to understand one another, integrate and grow together.
Quebec's banking sector alone employs 23,000 people. The aviation and rail transportation sectors would add another 9,000 or 10,000 people. The Liberals' bilingualism model is to linguistic policy what tax evasion is to taxation. It allows these businesses to be different from others. It gives these businesses a free pass and lets them break the rules. Francophones who want to work in telecommunications or in the rail transportation sector are subject to a regime that prevents them from working in Quebec's historical, national language.
The purpose of Bill C‑238 is to implement legislation that acknowledges the reality, the facts, the history and, most importantly, the unanimous will of the Quebec National Assembly. This is a bill that reflects the realities of Quebeckers and addresses the current confusion, which leaves Quebeckers under the impression that they are free to work in French in all federally regulated businesses. One does not need to have visited these businesses to understand that this is not the case.
There is another positive aspect to Bill C-238, specifically asymmetry. It is something that Canadian federalism has rejected all too often. In many provinces, such as Quebec, people's preferences and expectations, history, culture, the working world, practices and legislative agendas are not the same. Language in the workplace must also be dealt with a bit differently.
The principle of asymmetry is accepted in numerous areas, for example, in health care. The very fact that we are a federation implies that different provinces with different needs should work differently. There is also a certain asymmetry in the immigration system. Quebec has a certain number of targets in a certain number of programs, but not in all of them. For some time now, job training has been delegated to the Quebec government through special agreements. Why? Because Quebec has its own business ecosystem, its own community sector, its own institutions, and its own expectations. Bill C-238 does exactly the same thing.
What worries me about some of the speeches I have heard today, including the one from the member for Louis-Saint-Laurent, a colleague I hold in high regard, is the fact that we are still having debates about whether francophones are or are not disappearing, whether French is or is not declining, and so on. Some Conservatives in the House, including the member for Louis-Saint-Laurent, claim to be experts in mathematics. They look at three or four data points, see that such-and-such a statistic shows that there are three or four more francophones in such-and-such a place, and then some claim that there is no loss of francophones and no need to protect French. Just the fact that we are talking about it, that it is being brought up again, and that it is on the agenda demonstrates that there is a problem in Quebec. Can anyone tell me where in Canada there are debates about the disappearance of English? Nowhere. That is because it is obvious that English is not disappearing. French needs to be protected.
Bill C-238 is balanced, respectful, asymmetrical and well-thought-out. It will ensure that the real language of work in Quebec is French. Large companies will still be able to do business in English because that is the language everyone naturally gravitates to in North America. If we do not pass Bill C-238 but do pass Bill C-13, that force of gravity will simply lead us to unilingualism, eventually.
It is important to note, and I appreciated the speech by my colleague from the NDP, that the law applies only to Canadian citizens. Refugees and new immigrants under the family reunification program are exempt. This is an inclusive bill. I congratulate my colleague from Salaberry—Suroît for introducing this bill. Of course, I am looking forward to voting for it.
Madame la Présidente, j'écoute les débats depuis tout à l'heure et je me rends compte qu'il y a une espèce de combat de coqs à la Chambre entre le projet de loi C‑238, qui a comme visée de respecter la volonté de l'Assemblée nationale du Québec quant aux questions liées à la seule langue officielle du Québec, et le projet de loi C‑13.
J'étais surpris d'entendre la secrétaire parlementaire, tout à l'heure, nous dire que le projet de loi C‑238 est un projet de loi refermé sur lui‑même, irrespectueux des droits des francophones hors Québec ou même incapable de comprendre la réalité des francophones hors Québec.
Contrairement au projet de loi C‑238, ce que le gouvernement nous offre essentiellement dans le projet de loi C‑13, c'est l'anglais à Montréal et c'est l'anglais au Québec. Le projet de loi C‑13, contrairement au projet de loi C‑238 — et il faut vraiment mettre en opposition ces deux projets de loi —, donne aux entreprises de compétence fédérale en sol québécois un simulacre de choix. C'est une espèce de semblant de choix où ces entreprises auraient le choix d'évoluer dans l'une ou l'autre langue officielle. On dirait que, comme par magie, le gouvernement, dont certains des membres du caucus ont déjà nié publiquement ici à la Chambre la question du déclin du français, pense qu'une banque qui a un siège social à Toronto, dont la majorité des employés sont à Toronto et dont 80 % du marché est dans le Canada anglais, va être naturellement portée à offrir des services en français de qualité égale à ceux qui sont offerts en anglais. Dire une chose comme cela est l'équivalent de laisser l'avenir de notre langue à Michael Rousseau d'Air Canada et dans les mains de la Royal Bank of Canada, qui était autrefois la Banque Royale du Canada.
La réalité, c'est que lorsqu'on donne un semblant de choix à ces entreprises qui sont au Québec, elles choisissent l'anglais. Elles choisissent l'anglais parce que c'est plus simple, c'est moins coûteux et que, d'un point de vue purement comptable, c'est plus efficace. À la fin, ce sont les Québécois qui paient pour cela. Pourtant, le modèle de travail en français fonctionne, et ce, même dans de grandes entreprises, dans des multinationales, chez des fleurons et dans des entreprises qui font notre fierté. On doit reproduire ce modèle dans nos entreprises de compétence fédérale.
Peut‑on m'expliquer pourquoi la Caisse de dépôt et placement du Québec, un des plus gros fonds de pension au monde qui est sous la compétence du Québec, est capable à la fois de travailler en français et de respecter la Charte de la langue française, tout en faisant des investissements partout dans le monde? Je veux qu'on m'explique pourquoi on est capable de faire cela.
Je veux qu'on m'explique pourquoi Couche‑Tard, dont le siège social est à Laval au Québec, est capable de fonctionner entièrement en français à son siège social, tout en faisant des affaires à l'international, dans à peu près toutes les langues des pays où il fait des affaires. On est capable de faire cela parce qu'on a envoyé le bon signal et le bon message. Qu'on ne vienne pas me dire qu'un anglophone qui va chez Couche‑Tard n'est pas capable d'acheter son sac de chips en anglais.
Il faut qu'on reproduise ce modèle qui fonctionne au Québec dans les entreprises de compétence fédérale. On ne parle pas d'une petite affaire. On parle d'un corpus d'entreprises majeur, avec un nombre d'employés important, situé dans bien des cas au centre‑ville de Montréal, et qui, par le fait qu'on y travaille majoritairement en anglais dans certains cas, contribue à l'anglicisation de Montréal, de son centre‑ville et de sa vie culturelle.
Parlons des télécommunications. BCE compte plus de 14 000 employés, Rogers, 3 000 employés, et Cogeco, 1 700 employés. Juste dans les télécommunications au Québec, on parle déjà de 18 000 personnes. C'est le même nombre de personnes que dans la ville de Sainte‑Anne‑des‑Plaines, dans ma circonscription. C'est beaucoup de monde.
Parlons des banques. À la Banque Nationale seulement, il y a 10 200 employés. Je ne dis pas que toutes ces personnes parlent nécessairement anglais au travail. Ce que je dis, c'est que ces milliers d'employés ont le droit de travailler en français. Ils ne doivent pas être assujettis à un régime législatif au sein duquel, si une seule personne vient de Toronto ou si une seule personne parle anglais, on passe à l'anglais. On sait ce qui arrive autour de la table de pique-nique quand il y a dix francophones et un anglophone: on mange notre lunch en anglais. C'est exactement ce qui arrive.
Il faut garantir aux Québécois le droit de parler en français au travail. Le français est la seule langue officielle et nationale du Québec. C'est une langue inclusive, parce que c'est notre langue commune. C'est dans cette langue qu'on se comprend, qu'on s'intègre et qu'on évolue ensemble.
Dans le secteur bancaire, au Québec seulement, il y a 23 000 employés. Si on rajoute à cela le secteur de l'aviation et du transport ferroviaire, c'est 9 000 ou 10 000 personnes de plus. Le modèle de bilinguisme des libéraux est à la politique linguistique ce que l'évasion fiscale est à la fiscalité. Cela permet à ces entreprises d'être différentes de toutes les autres, d'avoir des passe-droits et de ne pas se conformer aux règles. Si un francophone veut travailler dans les télécommunications ou dans le secteur ferroviaire, il est assujetti à un régime qui l'empêche de travailler dans la langue historique et nationale du Québec.
Le projet de loi C‑238 vise tout simplement à mettre en œuvre une loi qui reconnaît la réalité, les faits, l'histoire et, surtout, qui respecte la volonté unanime de l'Assemblée nationale du Québec. C'est une loi réaliste d'accueil qui corrige une situation ambiguë aujourd'hui, qui laisse croire aux Québécois qu'ils peuvent travailler en français en toute liberté dans les entreprises de compétence fédérale. Il ne faut pas avoir mis les pieds dans ces entreprises pour se rendre compte que telle n'est pas la réalité.
Il y a une vertu supplémentaire au projet de loi C‑238, celle de l'asymétrie. C'est une vertu que le fédéralisme canadien a trop souvent rejetée. Dans plusieurs provinces, comme au Québec, les préférences et les attentes des gens, l'histoire, la culture, le monde du travail, les mœurs et les mesures législatives sont différents. La façon de traiter la langue en milieu de travail doit aussi être un peu différente.
On accepte le principe de l'asymétrie à bien des égards. On l'accepte en santé, par exemple. Le fait même que la fédération existe est un indicateur que différentes provinces avec différents besoins devraient fonctionner différemment. Il y a aussi une certaine asymétrie dans le système d'immigration. Le Québec a un certain nombre de cibles dans un certain nombre de programmes, mais pas dans tous les programmes. Depuis longtemps, on a délégué au gouvernement du Québec la formation de la main-d'œuvre avec des ententes particulières. Pourquoi? C'est parce que le Québec a son propre écosystème d'affaires, son propre secteur communautaire, ses propres institutions, et qu'il y a des attentes différentes. Le projet de loi C‑238 fait exactement la même chose.
Ce qui m'inquiète dans certains discours que j'ai entendus aujourd'hui, dont celui du député de Louis-Saint-Laurent, un collègue que j'estime beaucoup, c'est le fait qu'on ait encore des débats pour déterminer si les francophones disparaissent ou non, s'il y a un déclin du français ou non, et ainsi de suite. Certains conservateurs à la Chambre, dont le député de Louis‑Saint‑Laurent, prétendent être des experts en mathématiques. En regardant trois ou quatre statistiques, en voyant que telle statistique montre qu'il y a trois ou quatre francophones de plus à tel endroit, certains prétendent que les francophones ne disparaissent pas et qu'il n'est pas nécessaire de protéger le français. Juste le fait qu'on en parle, qu'on en reparle et que le sujet soit sur la table montre bien qu'il y a un problème au Québec. Peut-on bien me dire où, au Canada, il y a des débats sur la disparition de l'anglais? La réponse est: nulle part. C'est parce qu'il est évident que l'anglais ne disparaît pas. Il faut protéger le français.
Le projet de loi C‑238 est équilibré, respectueux, asymétrique et réfléchi. Il permettra à ce que la vraie langue de travail au Québec soit le français. Nous serons quand même capables de faire des affaires en anglais dans nos grandes entreprises, parce que c'est là que la gravité nous mène naturellement en Amérique du Nord. Si on n'adopte pas le projet de loi C‑238 et qu'on lui préfère le projet de loi C‑13, la gravité nous mènera tout simplement à l'unilinguisme, à terme.
Force est de constater, et j'ai bien apprécié le discours de mon collègue du NPD, que la loi ne s'applique qu'aux citoyens canadiens et qu'on en exempte les réfugiés et les nouveaux immigrants en vertu du programme de réunification familiale. C'est un projet de loi intégrateur. Je félicite ma collègue de Salaberry—Suroît d'avoir déposé ce projet de loi. Évidemment, j'ai très hâte de voter en faveur de celui-ci.
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2022-09-26 11:57 [p.7654]
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Madam Speaker, as you probably know, the International Day of Older Persons is coming up soon. I would like to take advantage of the debate on my bill to draw everyone's attention to this important day, because the generation before mine did so much for the French language. As a society, it waged major battles. Its story is the story of a nation that owns its uniqueness. It is therefore fitting, on the eve of the International Day of Older Persons, to thank those who have done so much for our national language and who, quite frankly, are just as concerned about the decline of French as we are.
For some, conversations about the decline of French elicit a shrug of the shoulders. Members of Parliament say we are getting too worked up about it. They say we are misinterpreting the statistics, that the indicators do not accurately reflect new linguistic dynamics. It is a tempest in a teapot, they say. That was the message during the first hour of debate on Bill C‑238. However, Statistics Canada shed new light this summer on what is happening with French across Canada and in Quebec.
We knew it, but now it is clear. My colleague, the member for La Pointe-de-l'Île, predicted it. No matter what measure we use, we see a decline in French. In Quebec, there are fewer people whose mother tongue is French. The same goes for the primary language spoken at home and the language spoken in public, and that is key. It is a serious slide, to the benefit of English. What will my bill, which I have the honour of introducing on behalf of the Bloc Québécois, do to stop this decline?
It addresses two things: language of work and the language of newcomers. For language of work, Bill C‑238 incorporates the National Assembly's unanimous request to apply Bill 101 to federally regulated businesses. Again, this was a unanimous request. Every Quebec member thought about the issue and came to the same conclusion. I hope that the House will be able to show a bit of consideration for democracy in Quebec.
During the first hour of debate, I heard someone say that Bill C‑13 would be better at protecting French at federally regulated businesses in Quebec. To say that is to flat out say no to the National Assembly. That is serious.
I have to say what I think. I do not trust the federal government to truly fight for the French language. It is the federal government that is responsible for the fact that, as we speak, a francophone veteran has to wait an average of 45 weeks for a decision on their file. An anglophone waits only 24 weeks. In Canada, discrimination based on language is tolerated. It is the federal government that is responsible for the fact that, in the House, ministers hold important briefings on their bills with no consideration for French. It is the federal government that tolerates the fact that it is very difficult for francophones to get top jobs in the government even though many francophones work in the public service. Despite efforts made in recent decades to protect French in Canada, everything is done in English.
I therefore place my trust in the Quebec government to ensure respect for Quebeckers' language rights, which is why Bill 101 must be applied to federally regulated businesses. Bill C‑238 has a second element, namely knowledge of French as a requirement for Quebec citizenship. To be clear, knowledge of French would be a requirement to obtain citizenship for people residing in Quebec. This would change nothing for people claiming refugee status or permanent residency. I think that this is a very reasonable provision.
There are all kinds of ways for people to step up and help stop the decline of the French language. I know that my bill is just one among many others. If I have not been convincing, I ask members to send Bill C‑238 to committee so that experts can come explain why it is so important. That is what Wednesday's vote will be about. My bill represents the first opportunity for all members of Parliament to show that they are concerned about the decline of French. My bill would give Quebec two new tools to help it wage this crucial, magnificent battle for the French language, for its words, its accents and its future. I urge members not to undermine the efforts of such a resilient nation. Let us pass Bill C‑238.
Madame la Présidente, vous le savez sans doute, la Journée internationale des aînés arrive bientôt. Je profite du débat sur mon projet de loi pour souligner cette journée importante, car la génération qui me précède en a tellement fait pour le français. Elle a mené de grandes luttes collectives. C'est l'histoire inspirante d'une nation qui assume sa différence. C'est donc tout indiqué aujourd'hui, à la veille de la Journée internationale des aînés, de remercier celles et ceux qui en ont tellement fait pour notre langue nationale et qui, bien franchement, s'inquiètent tout comme nous du déclin du français.
Certaines personnes haussent les épaules quand on parle du déclin du français. À la Chambre, on nous dit que c'est exagéré. On nous dit que nous lisons mal les statistiques, que les indicateurs montrent mal les nouvelles dynamiques linguistiques. Bref, on nous dit que nous nous inquiétons un peu pour rien. J'ai entendu cela durant la première heure de débat sur le projet de loi C‑238. Or, cet été, Statistique Canada est venu nous donner un nouvel éclairage sur la tendance du français partout au Canada, mais aussi au Québec.
On le savait, mais là c'est clair. Mon collègue le député de La Pointe‑de‑l'Île l'avait déjà prédit. Peu importe la mesure que l'on prend, on constate un recul du français. Au Québec, il y a moins de gens qui ont le français comme langue maternelle. C'est la même chose pour la langue principalement parlée à la maison. C'est la même chose pour la langue parlée dans l'espace public — et c'est la clé. La tendance est lourde, et elle est au profit de l'anglais. Que vient faire mon projet de loi, que j'ai l'honneur de présenter au nom du Bloc québécois, pour refuser ce déclin?
Il vient agir sur deux fronts, soit la langue du travail et la langue d'accueil. Pour la langue du travail, on reprend dans le projet de loi C‑238 une demande unanime de l'Assemblée nationale, celle d'appliquer la loi 101 aux entreprises de compétence fédérale. Je le répète, il s'agit d'une demande unanime. Tous les députés québécois ont réfléchi à la question, et ils sont tous arrivés à la même conclusion. J'espère que la Chambre a la capacité de démontrer un peu de considération pour la démocratie québécoise.
Pendant la première heure du débat, j'ai entendu dire que le projet de loi C‑13 serait plus efficace pour protéger le français dans les entreprises de compétence fédérale au Québec. Quand on dit cela, on dit « non » sèchement à l'Assemblée nationale. C'est grave.
Je dois exprimer une conviction: je ne fais pas confiance à l'appareil fédéral pour vraiment incarner la lutte pour la langue française. C'est l'appareil fédéral qui est responsable du fait que, au moment où on se parle, un vétéran francophone attend en moyenne 45 semaines pour obtenir une décision dans son dossier. Un anglophone, lui, l'aura en 24 semaines. Au Canada, on tolère cette discrimination basée sur la langue. C'est l'appareil fédéral qui est responsable du fait que, à la Chambre, des ministres organisent des breffages importants sur leurs projets de loi sans respect pour le français. C'est l'appareil fédéral qui tolère que les francophones accèdent difficilement au sommet de la pyramide, même s'ils sont nombreux à travailler pour l'État. En fait, malgré le travail des dernières décennies pour la protection du français au Canada, c'est en anglais que cela se passe.
Je fais donc confiance à Québec pour assurer le respect des droits linguistiques des Québécois, d'où l'intérêt de l'application de la loi 101 aux entreprises de compétence fédérale. Le projet de loi C‑238 prévoit un deuxième élément, soit la connaissance du français pour obtenir la citoyenneté au Québec. Soyons clairs, la connaissance du français est demandée à l'étape de la citoyenneté pour les gens qui s'installent au Québec. Cela ne change rien pour les gens qui demandent un statut de réfugié ou même pour la résidence permanente. Il me semble que cette disposition est vraiment raisonnable.
Il y a toutes sortes de façons de faire sa part afin de freiner le déclin de la langue française. Mon projet de loi, j'en suis convaincue, est un moyen parmi tant d'autres. Si je n'ai pas été convaincante, renvoyons le projet de loi C‑238 en comité parlementaire. Les experts viendront le dire. C'est le sens du vote qui aura lieu mercredi. Mon projet de loi est la première chance pour tous les élus fédéraux de démontrer que le déclin du français les préoccupe. Mon projet de loi vient donner deux outils supplémentaires à Québec pour lui permettre d'être le porteur d'une lutte cruciale, la plus belle lutte qui soit, la lutte pour la langue, ses mots, ses accents et son avenir. Ne nuisons pas aux efforts d'une nation tellement résiliente. Adoptons le projet de loi C‑238.
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NDP (ON)
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2022-09-26 12:02 [p.7655]
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The question is on the motion.
If a member of a recognized party present in the House wishes to request a recorded division or that the motion be adopted on division, I would invite them to rise and indicate it to the Chair.
La question porte sur la motion.
Si un député d'un parti reconnu présent à la Chambre désire demander un vote par appel nominal ou que la motion soit adoptée avec dissidence, je l'invite à se lever et à l'indiquer à la présidence.
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BQ (QC)
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2022-09-26 12:02 [p.7655]
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Madam Speaker, I request a recorded division.
Madame la Présidente, je demande un vote par appel nominal.
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NDP (ON)
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2022-09-26 12:02 [p.7655]
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Pursuant to order made on Thursday, June 23, the recorded division stands deferred until Wednesday, September 28, at the expiry of the time provided for Oral Questions.
Conformément à l'ordre adopté le jeudi 23 juin, le vote par appel nominal est reporté au mercredi 28 septembre, à la fin de la période prévue pour les questions orales.
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CPC (AB)
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2022-09-26 12:03 [p.7655]
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Madam Speaker, we are here in Parliament today talking about the affordability crisis that so many Canadians are dealing with, and in a way it feels like progress that we are even talking about this, because most of the debates that happen in Parliament are scheduled by the government, and for two years the government has been ignoring the problem of “Justinflation” that so many Canadians have been dealing with. For two years the government has been ignoring the cost of living crisis, but the election of the member for Carleton as Leader of the Opposition has really focused the mind of the government. Immediately after the Leader of the Opposition took his position, the government started saying that now it needs to try to talk about the affordability issue.
However, unfortunately, the measures the government has put in place are not moving us forward. They are not actually addressing the problem. In fact, in some respects they are making the problem worse. The government still does not appreciate the degree to which it really is its policies, the policies of the current Prime Minister, that have created and continue to create the kind of affordability crisis we are talking about.
At the outset, I think it is important to go over a bit of the history of this. Back in 2020, the member for Carleton, who was at the time our shadow minister for finance, said that Canada was about to face this problem of significant increasing inflation. He said that the significant increase we were seeing in government spending was going to drive inflation. Government being more expensive was going to make it more expensive for everyday Canadians to buy the various goods they needed.
At the time, those concerns were dismissed by the government, including the finance minister, who is still the finance minister. She was more concerned about apparent impending deflation, and that of course turned out to be very wrong. It was clear from the arguments being made at the time, and it is clear now, that when we have the government pouring more and more money out there, borrowing more and spending more but not actually driving increases in production, that is simply going to be inflationary. When we have more money chasing fewer goods, that is going to make everything more expensive.
These arguments were made and have been made over the last two years, but they have been continuously ignored by a government that clearly would rather talk about other issues. It clearly would rather be trying to shift attention away from those things, which really are the fundamental priorities of Canadians.
The government also, first of all, denied it. It was refusing to acknowledge the inflation crisis that it was causing, but as the numbers have come out and as we have seen increasing inflation, it has been harder and harder for the government to deny it. The new form of denial is for them to say, “It is not our fault,” and that they have nothing to do with it. They say that inflation is happening everywhere and is the result of the invasion of Ukraine and other such events, or it is supply blockages and is really an issue of the challenges in global supply chains.
I have a few responses to that. Number one is that this inflation was clearly an issue prior to the invasion of Ukraine, but it was two years ago that we started sounding the alarm on this issue of inflation. Of course, the invasion of Ukraine, as such, started in 2014, but this particular further invasion of Ukraine started six months ago.
It is also hard to make sense of the claim that global supply chains are responsible for instances where the goods are produced here in Canada yet the prices have been going up. Global supply chains can hardly be blamed for the escalating price of property and real estate that makes it increasingly difficult for Canadians in my age demographic and younger to be able to afford housing.
The government is constantly looking for other people to blame. It no doubt will blame the previous government at some point in today's debate, as well as global events that are beyond its control, but the reality is that the government is pursuing policies and pouring more money through borrowing and spending, without proper controls or encouraging more production. These economic policies of the government are driving inflation.
Canada is not the only country with rising inflation, but the point is that other countries that have this problem have pursued the same policies that the Liberal government has pursued. Some countries that are pursuing policies that entail exactly the same problems are getting the same results. However, other countries that are being more prudent and responsible in their spending are not experiencing the same challenges, and that is the reality. The escalating inflation is the result of the economic policies of the government, and it needs to own that challenge.
This is where we have been for the last two years. The government has been trying to distract attention on other issues, but then we have the Leader of the Opposition come into his position and continue his laser focus on issues of affordability and cost of living. Then, right away, the government says that perhaps its needs to talk about this affordability and cost of living thing, so it has tried to come up with a solution. Unfortunately, when we have a hammer, every problem looks like a nail. The government's approach when it comes to the economy is always the same: more spending, more borrowing and higher taxes. That solution to the inflation crisis is going to make the problem even worse.
The government wants Canadians to believe that their lives will be made better and more affordable by giving away more money. I will share a little story.
I have five children and my three-old son recently came to me with a wad of U.S. dollars. I knew exactly where he got them from, because I had just returned from a trip to Washington and had left the money on the counter. He said, “Daddy, look what I got.” Then he very generously said he would give me one. I told him that was great, but asked him where he got it from. I think that is how Canadians feel when the government offers them more money. The government says that it will be generous and give more money to people, but Canadians want to know where that money has come from.
The government does not generate any money of its own. Government does not work to produce money. It takes money from taxpayers and then redistributes it. Just like my son, who I know is not going out, earning that money and generously offering it to me. I know that he is finding it somewhere around the house. When the government says that it will give more money, it clearly has to find it somewhere around the house, and that is the issue with it. It wants everyone to see how generous it is being, that it is giving away more money. In question period the other day, the Deputy Prime Minister said that the government was giving $1,000 to these families and $500 to those families, but Canadians are asking where the money is coming from.
We have run up more debt under the current Prime Minister than in the entire country's history prior to 2015. That is incredible. That is more debt than in the country's entire history from 1867 up until 2015. This is driving the challenges in the cost of living and inflation. Then the government's solution to the problem it has caused is to do more of the same. We have inflation because of high taxes, high borrowing and high spending and the government tries to solve that problem through more taxes, more borrowing and more spending.
The definition of insanity is doing the same thing over and over again and expecting a different result. The Liberals' approach is going to cost more, and any of these giveaways that they are promising to Canadians, such as these $500 here and $1,000 there, is real money. This is significant money for people, but I think they also understand that the money comes from somewhere and that those dollars are eaten up every day by higher prices. The same government that is saying that it is going to do more on these spending items is actually eroding the value of that money as it is handing it out.
This is a failed policy. Again, doubling down on the same failed approach of more borrowing, more taxes and more spending is not going to achieve a different result. It is “Justinflation” from start to finish. This is what we predicted two years ago. That is what we are seeing now and that is what is going to be further exacerbated by these new policies.
I note that expert analysis from Canada's leading banks said that these policies from the government are going to be inflationary.
l listened to the leader of the NDP, the coalition partner of the government, talking about this issue on CBC's The House. I think it was this past weekend. He said that the NDP did not agree with the analysis from the big banks. The leading economists in the country are saying that the government's policy is going to be more inflationary. Dismissing that expert analysis because people have an axe to grind with the big banks is really missing the point. The government talks about drawing from experts. It should listen to experts and acknowledge that its policies will continue to be inflationary going forward.
The Conservatives are offering a better approach, a common-sense approach for moving us forward.
First, we need a dollar-for-dollar rule when it comes to new spending. If the government is going to approve new spending of $1, $10, $1 million or $1 billion, it should first find an equivalent amount of savings. If there are new areas needing money to be spent, it should identify areas for those savings, areas to find efficiencies, and then put those dollars to toward the new areas.
There are new emerging priorities. There are always going to be new things needing money, but there are also going to be plenty of examples where dollars that were spent in the past no longer need to be spent or, perhaps, should not have been spent in the first place.
I think about some of the things that the government has spent money on, like the $25 million on the ArriveCAN app, which could have been easily saved. We could talk about the failed $35-billion Infrastructure Bank. We could talk about the subsidy package for private media, which is unfortunately eroding confidence in the media. We could talk about the government's various corporate welfare programs. All of those things have, frankly, hurt Canadians instead of helped them.
There have been many opportunities with respect to wasteful spending within the government or spending that was poorly targeted toward objectives. It is great to find new areas to make investments. Let us apply the same discipline that households and businesses have to apply by having a dollar-for-dollar rule.
A great way to help make life more affordable for Canadians would be to stop increasing taxes. Of course, we would like to see lower tax on this side of the House, but as a first step for the government, stop making the problem worse. Right now, the government has automatic scheduled tax increases for next year. On January 1 of next year, happy new year, and on April 1 of next year, which is sadly not an April fool's joke, tax increases are currently scheduled: increases to the carbon tax, which will drive up the cost of gas, groceries and home heating; increases as well to payroll taxes. Those payroll tax increases will take effect on January 1 and then subsequently the carbon tax hike.
It would be a very basic first step for the government to acknowledge it is in a hole right now, so it should stop digging, stop making the problem worse and stop inflicting more pain on Canadians by raising their taxes. Although that would be against the basic instincts of the government, that would be an important step to take, to recognize there is actually a problem that needs to be solved. If the government is unwilling to listen to us and reverse these planned tax increases, then I think it will be clear that the government's words about affordability are just that, only words. We have seen this before. When Canadians are connecting with and responding to a Conservative message, sometimes the government tries to use the same words. It tries to talk about the same things.
The proof is going to be in the pudding. The proof is going to be whether the government follows through with its planned tax hikes, or whether it continues with its approach of borrowing, spending and taxing always going up, or whether it will listen to Canadians, who are feeling the squeeze as a result of “Justinflation”, stop this damage and try to reverse the planned tax—
Madame la Présidente, nous sommes rassemblés au Parlement aujourd'hui pour parler de la crise de l'abordabilité qui afflige tant de Canadiens en ce moment. En un sens, le simple fait que nous en discutions est un progrès en soi, puisque c'est le gouvernement qui détermine l'objet de la plupart des débats qui se tiennent au Parlement et que cela fait deux ans que celui-ci ferme les yeux sur le problème de la « Justinflation » qui touche tant de Canadiens. Pendant deux ans, le gouvernement a fermé les yeux sur la crise du coût de la vie, mais l'élection du député de Carleton en tant que chef de l'opposition officielle force le gouvernement à traiter des vrais problèmes. Immédiatement après l'entrée en fonctions du chef de l'opposition, le gouvernement s'est dit qu'il serait temps de commencer à parler des problèmes d'abordabilité.
Or, malheureusement, les mesures mises en place par le gouvernement n'améliorent pas la situation. Elles ne règlent pas le problème. En fait, à certains égards, elles exacerbent le problème. Le gouvernement ne comprend toujours pas à quel point, en réalité, ce sont ses propres politiques, les politiques du premier ministre actuel, qui ont créé la crise de l'abordabilité dont nous parlons aujourd'hui ni à quel point celles-ci continuent d'y contribuer.
D’emblée, je pense qu’il est important de faire un peu l’historique de cette question. En 2020, le député de Carleton, qui était à l’époque le ministre de notre cabinet fantôme responsable des finances, a déclaré que le Canada était sur le point de faire face à un problème d’inflation croissante. Il a dit que l’augmentation importante des dépenses gouvernementales allait causer de l’inflation. Le gouvernement étant de plus en plus dépensier, les Canadiens ordinaires allaient devoir payer plus cher pour acheter les divers produits dont ils ont besoin.
À l’époque, ces préoccupations ont été rejetées par le gouvernement, y compris par la ministre des Finances, qui est encore titulaire du même poste aujourd'hui. Elle s’inquiétait davantage de l’apparente déflation imminente, ce qui s’est bien sûr révélé tout à fait erroné. Compte tenu des arguments avancés à l'époque, il était déjà clair que le gouvernement provoquerait de l'inflation s'il se mettait à distribuer de plus en plus d’argent, et à emprunter davantage pour dépenser, sans que cela ait pour effet d'accroitre réellement la production. C'est encore plus clair aujourd'hui. S'il y a plus d'argent de disponible, mais que la quantité de produits à acheter n'augmente pas, tout devient plus cher.
Nous avons fait valoir ces arguments, et ce, au cours des deux dernières années, mais ils ont été continuellement ignorés par un gouvernement qui préfère manifestement parler d’autres sujets. Il essaie de détourner l’attention des gens plutôt que d'aborder les questions qui sont prioritaires pour les Canadiens.
Le gouvernement a commencé par nier la réalité. Il refusait d'admettre qu'il était en train de causer une crise inflationniste. Mais au fur et à mesure que les chiffres sont apparus et que l'inflation est devenue de plus en plus évidente, il n'a plus été capable de faire comme si de rien n'était. Actuellement, il se réfugie dans une autre forme de déni en prétendant que ce n'est pas sa faute. Il n'aurait rien à voir avec l'inflation, qui serait partout pareille et qui serait le résultat de l’invasion de l’Ukraine et d’autres événements du genre. Sinon, il impute le problème aux difficultés d'approvisionnement. L'inflation serait attribuable aux blocages dans les chaînes d’approvisionnement mondiales.
J'ai quelques réponses à donner à ce sujet. La première est que le problème de l'inflation a fait surface bien avant l’invasion de l’Ukraine. Nous avons commencé à tirer la sonnette d’alarme il y a deux ans sur cette question. Bien sûr, l’Ukraine a commencé à être envahie en 2014, mais l'invasion dont il est question ces jours-ci a commencé il y a six mois.
Par ailleurs, on s'imagine mal que les chaînes d’approvisionnement mondiales puissent être responsables de l'inflation dans le cas des produits canadiens. Pourtant, les prix de ces produits augmentent. Les chaînes d’approvisionnement mondiales peuvent difficilement être la cause de l’escalade des prix de l’immobilier, qui fait que le logement est de plus en plus inabordable pour les Canadiens qui ont mon âge ou qui sont plus jeunes.
Le gouvernement cherche constamment à mettre la faute sur d’autres personnes. Il adressera sans doute des reproches au gouvernement précédent à un moment ou à un autre du débat d’aujourd’hui. Il se plaindra des événements mondiaux sur lesquels il n'a aucune prise. Mais en réalité, le gouvernement continue d'appliquer des politiques qui sont les siennes. Il déverse de plus en plus d’argent au moyen d’emprunts et de dépenses, sans exercer les contrôles nécessaires et sans stimuler la production. Les politiques économiques du gouvernement engendrent de l’inflation.
La hausse de l'inflation ne touche pas uniquement le Canada, mais le fait est que les autres pays qui ont ce problème ont suivi les mêmes politiques que celles du gouvernement libéral. Les pays qui adoptent des politiques qui entraînent exactement les mêmes problèmes obtiennent les mêmes résultats. Cependant, d'autres pays qui ont été plus prudents et responsables en matière de dépenses n'ont pas les mêmes défis, et c'est la réalité. L'inflation galopante découle des politiques économiques du gouvernement, et il doit en assumer les répercussions.
C'est la situation dans laquelle nous nous trouvons depuis deux ans: le gouvernement a essayé de détourner l'attention vers d'autres dossiers. Or, le chef de l'opposition a maintenant assumé ses fonctions et continue de se concentrer sur les questions de l'abordabilité et du coût de la vie. Puis, tout à coup, le gouvernement affirme qu'il lui faut peut-être parler de ces fameuses questions de l'abordabilité et du coût de la vie. Il essaie donc de proposer une solution. Malheureusement, lorsqu'on a un marteau, on a tendance à l'utiliser pour tout régler. L'approche du gouvernement à l'égard de l'économie est toujours la même: dépenser plus, emprunter davantage et augmenter les impôts. Cette solution à la crise de l'inflation ne fera qu'exacerber le problème.
Le gouvernement veut faire croire aux Canadiens que leur vie sera meilleure et plus abordable s’il leur donne plus d’argent. Je vais vous raconter une petite histoire.
J’ai cinq enfants et mon fils de trois ans est récemment venu me voir avec une liasse de dollars américains. Je savais exactement d’où il les tenait, car je revenais d’un voyage à Washington et j’avais laissé l’argent sur le comptoir. Il a dit: « Papa, regarde ce que j’ai. » Puis il a dit très généreusement qu’il m’en donnerait un. Je lui ai dit que c’était super, mais je lui ai demandé d’où il l’avait pris. Je pense que c’est ce que ressentent les Canadiens lorsque le gouvernement leur offre plus d’argent. Le gouvernement dit qu’il sera généreux et donnera plus d’argent aux gens, mais les Canadiens veulent savoir d’où viendra cet argent.
Le gouvernement ne produit pas d’argent lui-même. Le gouvernement ne travaille pas pour produire de l’argent. Il prend l’argent des contribuables, puis il le redistribue. Tout comme mon fils, qui, je le sais, n’a pas travaillé pour gagner cet argent et me l’offre généreusement. Je sais qu’il le trouve quelque part dans la maison. Lorsque le gouvernement dit qu’il va donner plus d’argent, il doit de toute évidence le trouver quelque part dans la maison, voilà le problème. Il veut que tout le monde voie à quel point il est généreux, qu’il donne plus d’argent. L’autre jour, durant la période des questions, la vice-première ministre a dit que le gouvernement donnait 1 000 $ à certaines familles et 500 $ à d’autres, mais les Canadiens demandent d’où vient l’argent.
Sous la direction de l'actuel premier ministre, le Canada a accumulé plus de dettes que dans toute son histoire avant 2015. C’est incroyable. Nous avons accumulé plus de dettes que dans toute l’histoire du pays, de 1867 à 2015. Voilà qui explique les difficultés liées au coût de la vie et à l’inflation. Ensuite, la solution du gouvernement au problème qu’il a causé est de recourir encore à la même formule. Alors que l’inflation est attribuable aux impôts élevés, aux emprunts élevés et aux dépenses élevées, le gouvernement tente de résoudre le problème en augmentant les impôts, les emprunts et les dépenses.
La définition de la folie, c’est de faire la même chose à répétition et de s’attendre à un résultat différent. L’approche des libéraux va coûter plus cher, et tous ces cadeaux qu’ils promettent aux Canadiens, comme 500 $ ici et 1 000 $ là, représentent de l’argent réel. C’est de l’argent important pour les gens, mais je pense qu’ils comprennent aussi que cet argent vient de quelque part et que ces dollars sont engloutis chaque jour par la hausse des prix. Le même gouvernement qui dit qu’il va en faire plus sur ces postes de dépenses érode en fait la valeur de cet argent en le distribuant.
Cette politique est un échec. Encore une fois, ce n’est pas en reprenant la même approche ratée — plus d’emprunts, plus d’impôts et plus de dépenses — que l’on obtiendra un résultat différent. C’est de la « justinflation » d’un bout à l’autre. C’est ce que nous avions prédit il y a deux ans. C’est ce que nous voyons maintenant et c’est ce que ces nouvelles politiques exacerberont.
Je souligne que les analyses des experts des principales banques canadiennes indiquent que ces politiques du gouvernement seront inflationnistes.
J’ai écouté le chef du NPD, le partenaire de coalition du gouvernement, parler de cette question à l’émission The House de la CBC. Je crois que c’était en fin de semaine dernière. Il a dit que le NPD n’était pas d’accord avec l’analyse des grandes banques. Les principaux économistes du pays disent que la politique du gouvernement sera plus inflationniste. Si les gens rejettent l’analyse des experts parce qu'ils ont une dent contre les grandes banques, ils passent vraiment à côté de l’essentiel. Le gouvernement dit s’inspirer des experts. Il devrait écouter les experts et reconnaître que ses politiques continueront d'être inflationnistes.
Les conservateurs proposent une meilleure approche, une approche pleine de bon sens pour nous faire avancer.
Premièrement, il nous faut suivre la règle d’un dollar pour un dollar lorsqu’il s’agit de nouvelles dépenses. Si le gouvernement approuve de nouvelles dépenses de 1 $, 10 $, 1 million ou 1 milliard de dollars, il doit d’abord trouver des économies d’un montant équivalent. S’il y a de nouveaux secteurs où il faut dépenser de l’argent, il devrait trouver les secteurs où de telles économies sont possibles et où des gains d’efficacité sont possibles, puis affecter cet argent aux nouveaux secteurs.
De nouvelles priorités font surface. De nouveaux investissements seront toujours nécessaires, mais il y aura aussi de nombreux exemples où certaines dépenses actuelles ne sont plus nécessaires ou ne l'ont jamais été.
Je pense à certaines des choses pour lesquelles le gouvernement a dépensé de l’argent, comme les 25 millions de dollars pour l’application ArriveCAN, qui auraient pu être facilement économisés. Nous pourrions parler de l’échec de la Banque d’infrastructure, qui a coûté 35 milliards de dollars. Nous pourrions parler des subventions pour les médias privés, qui, malheureusement, érodent la confiance envers les médias. Nous pourrions parler des divers programmes d’aide aux entreprises du gouvernement. Toutes ces choses ont franchement nui aux Canadiens au lieu de les aider.
Il y a eu de nombreuses occasions, au sein du gouvernement, d'éliminer le gaspillage ou les dépenses mal ciblées sur leurs objectifs. C’est formidable de trouver de nouveaux domaines dans lesquels investir. Appliquons la même discipline que celle que les ménages et les entreprises doivent employer en nous en tenant à la règle d’un dollar pour un dollar.
Une excellente façon de rendre la vie plus abordable pour les Canadiens serait de cesser d’augmenter les taxes. Bien entendu, de ce côté-ci de la Chambre, nous aimerions que les taxes soient moins élevées. Cela dit, le gouvernement pourrait commencer par cesser d’aggraver le problème. À l’heure actuelle, le gouvernement a prévu une augmentation des taxes automatique pour l’année prochaine. Le 1er janvier — bonne année — et le 1er avril — ce n’est malheureusement pas un poisson d’avril — des augmentations de taxes sont prévues: celle de la taxe sur le carbone, qui fera augmenter le coût de l’essence, de l’épicerie et du chauffage, et celle des taxes sur le salaire. Ces augmentations des charges sociales entreront en vigueur le 1er janvier et seront suivies de l’augmentation de la taxe sur le carbone.
En premier lieu, il faudrait simplement que le gouvernement reconnaisse qu'il est actuellement dans un trou et qu'il devrait cesser de creuser, d'aggraver le problème et de faire souffrir davantage les Canadiens en augmentant leurs taxes. Bien que cela soit contraire aux instincts fondamentaux du gouvernement, il serait important qu'il reconnaisse l'existence d'un problème qui doit être résolu. Si le gouvernement refuse de nous écouter et d'annuler les augmentations de taxes qu'il prévoit, je pense qu'il sera clair que les paroles du gouvernement sur l'abordabilité ne sont que du vent. C'est quelque chose que nous avons déjà vu. Lorsque les Canadiens se sentent interpellés par un message des conservateurs, le gouvernement essaie parfois d'utiliser les mêmes mots. Il tente de reprendre le même message.
On jugera l'arbre à ses fruits. Nous verrons si le gouvernement donnera suite aux augmentations de taxes qu'il prévoit, s'il continuera à emprunter, à dépenser, à taxer et imposer toujours plus, ou s'il écoutera les Canadiens qui subissent les effets de la « Justinflation », s'il mettra fin aux dommages et s'il tentera d'annuler les augmentations de taxes prévues...
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Lib. (MB)
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2022-09-26 12:18 [p.7657]
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Madam Speaker, on a point of order, I have been somewhat patient with the member. This was the third time the member has made reference to the term “Justinflation”. He is obviously doing something indirectly, knowing full well that he cannot do it directly. It has been ruled on previously by the Speaker that it is an inappropriate phrase, and this is the third time he has used it. I would suggest it is being done intentionally by the member and that he should try to improve by not using that term, which is unparliamentary, as previously ruled.
Madame la Présidente, j'invoque le Règlement. J'ai fait preuve de patience envers le député. Voilà trois fois qu'il utilise le terme « justinflation ». De toute évidence, il fait indirectement ce qu'il sait très bien ne pas pouvoir faire directement. La présidence s'est déjà prononcée à ce sujet, jugeant cette expression inappropriée, et c'est la troisième fois que le député l'utilise. Je dirais que le député le fait intentionnellement et qu'il devrait essayer de se conformer en n'utilisant pas ce terme, qui est non parlementaire comme il en a déjà été décidé.
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NDP (ON)
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2022-09-26 12:18 [p.7657]
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Madam Speaker, we have heard the member use that term all the time. It is a little lame and I do not think it is appropriate. We can lead a horse to water, but we cannot make it think. The Speaker should ask the member to withdraw his lame comment.
Madame la Présidente, le député utilise sans cesse ce terme un peu vicieux, et je ne pense pas que ce soit approprié. On peut mener un cheval à l'abreuvoir, mais on ne peut le forcer à raisonner. La présidence devrait demander au député de retirer son commentaire boiteux.
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NDP (ON)
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2022-09-26 12:18 [p.7657]
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I will remind the hon. member that using that term was already ruled on. I know the member is working it into his speech a little differently, but again I want to caution him on the use of that word.
The hon. member for Sherwood Park—Fort Saskatchewan.
Je rappelle au député que l'utilisation de ce terme a déjà fait l'objet d'une décision de la présidence. Je sais que le député l'intègre dans son discours de façon légèrement différente, mais je tiens à le mettre en garde contre l'utilisation de ce terme.
Le député de Sherwood Park—Fort Saskatchewan a la parole.
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CPC (AB)
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2022-09-26 12:19 [p.7657]
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Madam Speaker, I know the member for Timmins—James Bay is excited to hear the rest of my remarks and it sounds like he is chomping at the bit for the privilege of debate that may be coming. I look forward to his remarks. I would encourage him to make sure he has consulted with the rest of his party around the position he takes on that, because there may be some differences of opinion around that important and sensitive issue.
With respect to the remarks I was making, it is very clear that we have two different approaches in front of us when it comes to responding to the economy. The Liberals have started to try to adopt Conservative language, although not all of it, as maybe the point of order demonstrates. They do not want to acknowledge their own responsibility when it comes to inflation, but they have started to acknowledge that there is a problem of inflation. They just think it has nothing to do with the policies of the government, which obviously stretches credibility.
The government has, in the last two years, pursued a radically different direction. In some respects, it has the last seven years, but it has escalated in the last two years. They have pursued a radically different direction with respect to economic policy. We have gone from tens of billions of dollars of deficit, which felt quite significant, and was quite significant, to hundreds of billions of dollars in terms of deficit, and they want to pretend as if that approach has had no consequences with respect to affordability. The reality is that it obviously has and Canadians are seeing the direct impacts on their lives when it comes to rising costs of all sorts of different goods. The government's efforts to pass the blame for this onto everybody but themselves really stretches credibility. Now their proposals of more taxes, more spending and more borrowing are simply going to make the problem worse.
I appeal to the government, on behalf of my constituents and many Canadians who have raised concerns about affordability, that if it wants to show that it has a modicum of sincerity when it comes to the issue of affordability, it should cancel the planned tax increases for next year. It would be a simple way for the government to show that it is actually listening to Canadians.
I want to talk specifically about the issue of the carbon tax. The Liberals think that a tax increase is a replacement for a meaningful response to the challenges we face with environmental policy. It is clear from various reports that their carbon tax is not working to achieve environmental objectives. Many of the groups that have supported them on this are saying it is a dramatic increase they want in terms of the carbon tax, and the Liberals are planning, I believe, and forecasting it.
Before the previous election, they had promised that they would not increase the carbon tax, but then they did increase it. It is continually going up and up. When is it going to stop? Every time their carbon tax fails to achieve their environmental objectives, instead of changing approach and realizing that we actually need an approach that emphasizes technology instead of taxes, they are just doubling down on the taxation approach. It is just not working; it is not achieving the objectives they said it will.
The government really needs to be responsive to what Canadians are telling it and it needs to be willing to make changes in its direction when the evidence clearly suggests it. I repeat that appeal again: no new taxes. The least the government can do is stop the damage, and that means to commit to not proceeding with the tax increases that it has scheduled for next year.
It is a clear choice and a clear contrast. We have a government that is talking about borrowing, spending and taxation, and that is leading to inflation. Then in the official opposition, we are talking about more freedom, giving individuals back control of their lives, reversing tax increases, lowering taxes and fundamentally replacing big government with big citizens, with a big society, as David Cameron talked about, with the idea that a strong society, with people standing together and supporting each other's needs, is much better at bringing us together as communities and moving us forward than the government. I am proud to continue to champion that vision and make the case for that vision in the House and beyond.
At this point, I would like to move an amendment. I move:
That the motion be amended by deleting all the words after the word “That” and substituting the following:
"the House decline to give second reading to Bill C-31, An Act respecting cost of living relief measures related to dental care and rental housing, since the bill will fuel inflation and fails to address the government's excessive borrowing and spending that lead to the inflation crisis in the first place.”
Madame la Présidente, je sais que le député de Timmins—James Bay se réjouit à l'idée d'entendre le reste de mon intervention. Il semble attendre avec impatience le privilège du débat qui pourrait s'ensuivre. J'ai hâte d'entendre ses observations. Je l'invite à consulter les autres députés de son parti au sujet de la position à prendre, car il pourrait y avoir des divergences d'opinions sur cette question importante et délicate.
Pour revenir à ce que je disais, en matière d'économie, deux approches distinctes se présentent manifestement à nous. Les libéraux s'efforcent d'adopter peu à peu le langage des conservateurs, mais pas entièrement, comme le montre le rappel au Règlement. Ils nient leur propre responsabilité en ce qui concerne l'inflation, mais ils commencent à reconnaître qu'il existe un problème d'inflation. Ils pensent simplement qu'elle n'a rien à voir avec les politiques du gouvernement, ce qui, évidemment, nuit à leur crédibilité.
Ces deux dernières années, le gouvernement a pris une orientation radicalement différente. À certains égards, c’était le cas au cours des sept dernières années, mais cela s’est intensifié les deux dernières années. Il a pris une orientation diamétralement opposée en ce qui concerne la politique économique. Nous sommes passés d’un déficit de quelques dizaines de milliards de dollars, ce qui était déjà très significatif, à des centaines de milliards de dollars de déficit, et le gouvernement veut prétendre que cette approche n’a pas eu de conséquences sur l’abordabilité. En réalité, elle a bel et bien eu des conséquences, et les Canadiens en constatent les effets directs sur leur vie lorsqu’il s’agit de l’augmentation du coût de toutes sortes de biens. Les efforts du gouvernement pour rejeter la responsabilité de cette situation sur tout le monde sauf sur lui-même sont vraiment peu crédibles. Maintenant, ses propositions d’augmenter les taxes, les dépenses et les emprunts ne feront qu’aggraver le problème.
Je lance un appel au gouvernement, au nom de mes électeurs et de nombreux Canadiens qui ont soulevé des préoccupations au sujet de l’abordabilité: s’il veut montrer la moindre sincérité sur le plan de l’abordabilité, qu'il annule les augmentations de taxes prévues l’an prochain. Ce serait une façon simple pour le gouvernement de montrer qu’il est à l’écoute des Canadiens.
Je veux parler plus particulièrement de la taxe sur le carbone. Les libéraux pensent à tort qu’augmenter cette taxe est une réponse significative à nos problèmes en matière de politique environnementale. Il ressort clairement de divers rapports que leur taxe sur le carbone ne fonctionne pas pour l'atteinte des objectifs environnementaux. Bon nombre des groupes qui les ont soutenus dans ce dossier affirment qu’ils souhaitent une augmentation considérable de la taxe sur le carbone et, à mon avis, les libéraux préparent une telle augmentation.
Avant les élections précédentes, ils avaient promis qu’ils n’augmenteraient pas la taxe sur le carbone, mais ils l’ont augmentée. Elle ne cesse d’augmenter. Quand cela prendra-t-il fin? Chaque fois que cette taxe sur le carbone ne parvient pas à atteindre leurs objectifs environnementaux, au lieu de changer d’approche et d’admettre la nécessité d’une approche axée sur la technologie plutôt que sur les taxes, les libéraux ne font que redoubler d'efforts sur l’approche fiscale. Cette taxe ne fonctionne tout simplement pas; elle ne permet pas d’atteindre les objectifs annoncés.
Le gouvernement doit vraiment être à l’écoute de ce que les Canadiens lui disent et il doit être prêt à modifier son orientation lorsque les preuves sont claires. Je répète encore une fois cet appel: pas de nouvelles taxes. Le moins que le gouvernement puisse faire, c'est d’arrêter les dégâts, et cela signifie de s’engager à ne pas procéder à l’augmentation de taxes prévue l’an prochain.
Le gouvernement parle d'emprunts, de dépenses et de taxation, toutes des choses qui conduisent à l'inflation. L'opposition officielle, quant à elle, parle de favoriser la liberté, de redonner aux gens le contrôle de leur vie, d'annuler les hausses de taxes prévues, d'alléger le fardeau fiscal et de donner essentiellement plus de pouvoir à la population, à la société, qu'à l'État, comme l'a mentionné David Cameron, parce qu'une société forte où les personnes s'entraident renforcera bien plus qu'un gouvernement le sentiment d'unité au sein des collectivités, ce qui leur permettra d'aller de l'avant. Le choix est clair, tout comme le contraste entre le gouvernement libéral et notre parti. Je suis fier de continuer à faire valoir et à défendre cette vision, à la Chambre et ailleurs.
J'aimerais maintenant proposer un amendement. Je propose:
Que la motion soit modifiée par substitution, aux mots suivant le mot « Que », de ce qui suit:
« la Chambre refuse de donner deuxième lecture au projet de loi C‑31, Loi concernant des mesures d'allègement du coût de la vie relatives aux soins dentaires et au logement locatif, car il alimentera l’inflation et ne règle pas les enjeux liés aux dépenses et aux emprunts excessifs du gouvernement, qui sont à l’origine de la crise de l’inflation. »
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NDP (ON)
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2022-09-26 12:25 [p.7658]
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The amendment is in order.
We will move on to questions and comments with the hon. member for Kings—Hants.
L'amendement est recevable.
Nous passons aux questions et observations. Le député de Kings—Hants a la parole.
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Lib. (NS)
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2022-09-26 12:25 [p.7658]
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Madam Speaker, I had the privilege of sitting in the 43rd Parliament, and I listened to Conservatives saying both that the government was spending too much and that the government needed to spend even more in certain areas.
I heard that reiterated today when this member was talking about debt levels and the need for government to rein in spending. I did not hear him once mention that the government is actually in a surplus position for this current fiscal year. I think that this is really important to recognize, that the government is reining in spending.
However, that is not going to create an affordability element overnight. His proposition is, essentially, that the government should stop spending and that would create affordability.
Why will this member not support targeted measures for vulnerable Canadians? What he is proposing would not have any direct benefit on households for, probably, a couple of years' time.
Madame la Présidente, j’ai eu le privilège de siéger au cours de la 43e législature, au cours de laquelle j’ai écouté les conservateurs dire que le gouvernement dépensait trop et ajouter du même souffle qu’il devait dépenser encore plus dans certains domaines.
J’ai entendu la même chose du député lorsqu'il a parlé des niveaux d’endettement et de la nécessité pour le gouvernement de maîtriser les dépenses. Je ne l’ai pas entendu mentionner une seule fois que le gouvernement a enregistré en fait un excédent au cours du présent exercice. Je pense qu’il est vraiment important de reconnaître que le gouvernement maîtrise ses dépenses.
Toutefois, cela ne va pas favoriser l’accessibilité financière du jour au lendemain. Le député propose essentiellement que le gouvernement cesse de dépenser, ce qui favoriserait l’accessibilité financière.
Pourquoi le député n’appuie-t-il pas des mesures ciblées pour les Canadiens vulnérables? Ce qu’il propose n’aurait aucun avantage direct pour les ménages avant un an ou deux, probablement.
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CPC (AB)
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2022-09-26 12:26 [p.7658]
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Madam Speaker, I will be very clear. I am proposing, fundamentally, as a first step, that the government commit to reversing planned automatic tax increases for next year.
The member thinks that this is not going to matter to Canadians for a long time. It will matter to Canadians right away. Canadians who are struggling to pay for gas, groceries and home heating will immediately be affected by the tax increase that his party wants to bring in next year.
Working Canadians and small businesses will be immediately impacted by the increase in payroll taxes that his government plans to bring in next year. This would be immediate relief to the affordability crisis.
There is more that it needs to do. I talked about the dollar-for-dollar rule, and I support tax reductions to make life more affordable for Canadians. As a basic first step, which would have an immediate impact, I am calling on the government to reverse its planned automatic tax increases for next year. I hope that he will speak for his constituents and join me in opposing those tax increases.
Madame la Présidente, je vais être très clair. Je propose, fondamentalement, comme première étape que le gouvernement s’engage à annuler les hausses de taxes automatiques prévues pour l’année prochaine.
Le député pense que cela n’aura pas d’importance pour les Canadiens avant longtemps. Or, l'effet sera immédiat. Les Canadiens qui ont du mal à payer l’essence, l’épicerie et le chauffage domestique seront immédiatement touchés par l’augmentation des taxes que son parti veut instaurer l’an prochain.
Les travailleurs canadiens et les petites entreprises sentiront immédiatement les effets de l’augmentation des charges sociales que son gouvernement prévoit de mettre en place l’année prochaine. Il s’agirait d’un soulagement immédiat pour les gens touchés par la crise de l’abordabilité.
Le gouvernement doit en faire plus. J’ai parlé de la règle d'un dollar pour un dollar, et je préconise la réduction des taxes pour rendre la vie plus abordable pour les Canadiens. Comme première mesure, qui aurait une incidence immédiate, je demande au gouvernement d’annuler la hausse automatique des taxes qu’il prévoit pour l’année prochaine. J’espère qu’il défendra ses concitoyens et se joindra à moi pour s’opposer à cette hausse des taxes.
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BQ (QC)
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2022-09-26 12:28 [p.7659]
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Madam Speaker, it is quite something to watch the NDP defend the Prime Minister. I would say that undermines their credibility just a bit when they ask questions.
My colleague talked a lot about the fact that it is just inflation and so on and that spending needs to be reduced.
Previously he said that he agreed with increasing health transfers to the provinces and Quebec. I assume that he is aware that in July, not just Quebec, but all the other provinces asked for an increase in health transfers.
Does he agree with that approach?
Madame la Présidente, je ne peux pas m'empêcher de trouver spécial de voir les gens du NPD défendre le premier ministre. Il me semble que cela leur enlève un peu de crédibilité quand ils posent des questions.
Mon collègue a beaucoup parlé du fait que c'est juste de l'inflation et ainsi de suite et qu'il fallait réduire les dépenses.
Autrefois, il nous avait dit être d'accord sur l'augmentation des transferts en santé aux provinces et au Québec. J'imagine qu'il est au courant que, encore au mois juillet, pas seulement le Québec, mais toutes les autres provinces ont aussi demandé une augmentation des transferts en santé.
Est-il encore d'accord sur cette approche?
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CPC (AB)
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2022-09-26 12:28 [p.7659]
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Madam Speaker, I would be happy to have that debate in detail at another time. I think that, in front of us, we are discussing the issue of affordability for Canadians. There is a lot of work to be done on the health care front. There is no doubt about that. There have been many challenges that have been exposed through the COVID pandemic that require significant work.
I look forward to further analyzing, discussing and debating those issues when that issue is up for debate in the House.
Madame la Présidente, je serais heureux d’avoir ce débat en détail à un autre moment. Je pense que, devant nous, nous avons la question de l’abordabilité pour les Canadiens. Il y a beaucoup de travail à faire dans le domaine des soins de santé. Il n’y a aucun doute là-dessus. La pandémie de COVID a mis en évidence de nombreux défis qui nécessitent un travail considérable.
J’ai hâte de poursuivre l’analyse, la discussion et le débat sur ces questions lorsqu'elles seront débattues à la Chambre.
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NDP (AB)
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2022-09-26 12:29 [p.7659]
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Madam Speaker, I did not hear very much from the member about his thoughts on dental care. As I am sure he knows, the biggest reason that children under 12 end up in the emergency room is because of dental emergencies. I am sure that he knows that this happens because children do not have access to good preventative dental care.
I am sure that he has heard from his constituents in Alberta, as he is my neighbour in Alberta, that they are very supportive of dental care. In fact, a massive majority of Albertans support having public dental care available to children.
In the last Parliament, I was the only member of Parliament from Alberta who did vote for dental care. He voted twice against dental care. I am wondering if he will be supporting dental care for children who cannot access dental care in this country, to prevent them from having to go to the hospital, to our overburdened emergency rooms, for care.
Madame la Présidente, le député n'a pas vraiment dit ce qu'il pensait des soins dentaires. Comme il le sait, j'en suis certaine, les enfants de moins de 12 ans se retrouvent aux urgences surtout à cause de problèmes dentaires. Je suis convaincue qu'il sait que cela vient du fait que les enfants n'ont pas accès à des soins dentaires préventifs de qualité.
Comme il représente une circonscription voisine de la mienne en Alberta, je suis persuadée qu'il a entendu que ses concitoyens albertains sont très favorables à l'assurance dentaire. En fait, une grande majorité d'Albertains sont favorables à ce que les enfants aient accès à des soins dentaires publics.
Au cours de la dernière législature, j'ai été la seule députée de l'Alberta à voter pour les soins dentaires. Mon collègue a voté deux fois contre les soins dentaires. Je me demande s'il appuiera la mise en place d'un régime de soins dentaires pour les enfants qui n'y ont pas accès dans ce pays, afin de leur éviter d'avoir à se rendre à l'hôpital, dans nos salles d'urgence surchargées, pour recevoir des soins.
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CPC (AB)
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2022-09-26 12:30 [p.7659]
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Madam Speaker, respectfully to my colleague, I have a number of points on this. Number one is that we have major challenges in our existing health care system. Rather than address those challenges, the parties of the left—
Madame la Présidente, avec tout le respect que je dois à ma collègue, j'ai un certain nombre de points à faire valoir à ce sujet. Le premier est que notre système de santé actuel présente des défis majeurs. Plutôt que de relever ces défis, les partis de gauche...
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NDP (BC)
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2022-09-26 12:30 [p.7659]
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Thanks to the Conservatives. You gutted Alberta—
C'est à cause des conservateurs. En Alberta, vous avez...
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NDP (ON)
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2022-09-26 12:30 [p.7659]
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If the hon. member for New Westminster—Burnaby happens to have questions or comments, he should stand at the appropriate time to do so and not interrupt members while they are attempting to answer the question.
The hon. member for Sherwood Park—Fort Saskatchewan.
Si le député de New Westminster—Burnaby a des questions ou des commentaires, il devrait se lever au moment approprié et ne pas interrompre les députés qui tentent de répondre à une question.
Le député de Sherwood Park—Fort Saskatchewan a la parole.
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CPC (AB)
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2022-09-26 12:30 [p.7659]
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Madam Speaker, I do not mind the heckling from the government minister over here. I know he has strong views in support of the Liberal agenda, and he is using his voice in the House to defend Liberal policies.
Many Canadians are disappointed by the fact that the NDP have really sold out. They have sold out on principles they used to articulate. I look at the bill before us, and regardless of what the member for Edmonton Strathcona said previously, she would have to agree that the legislation is not a dental care program. The Liberals have already reneged on their commitment to the NDP, yet the NDP is still persistently supporting and defending the Liberal government. If the NDP is not even going to extract the price that was offered and is still supporting the Liberal government's failed approach, it is a real betrayal of the people the NDP said it would represent.
Canadians are realizing that it is only the Conservative Party that is going to speak on behalf of Canadians and workers, and on behalf of defending our systems and defending Canadians from the attacks on their pocketbooks that we are seeing from the government.
Madame la Présidente, le chahut du député ministériel, là-bas, ne me dérange pas. Je sais qu'il est un ardent partisan du programme libéral et qu'il utilise sa voix à la Chambre pour défendre les politiques libérales.
De nombreux Canadiens sont déçus du fait que les néo-démocrates ont cédé. Ils ont cédé sur les principes qu'ils avaient l'habitude de défendre. Je regarde le projet de loi dont nous sommes saisis et, nonobstant ce que la députée d'Edmonton Strathcona a dit plus tôt, elle devrait admettre que cette mesure ne constitue pas un régime de soins dentaires. Les libéraux sont déjà revenus sur leur engagement envers les néo-démocrates, mais ceux-ci persistent à appuyer et à défendre le gouvernement libéral. Si les néo-démocrates n'exigent même pas le respect de l'entente et qu'ils continuent d'appuyer l'approche inefficace du gouvernement libéral, cela représente une véritable trahison à l'égard de ceux que le NPD dit représenter.
Les Canadiens prennent conscience du fait que c'est uniquement le Parti conservateur qui va parler en leur nom et celui des travailleurs, qui va défendre nos systèmes et qui va défendre les Canadiens contre ces assauts du gouvernement à l'endroit de leur portefeuille.
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GP (ON)
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2022-09-26 12:32 [p.7659]
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Madam Speaker, it is unfortunate that we are hearing several members describe an increase to the Canada pension plan as a payroll tax.
Putting that aside, I am aware that the member for Sherwood Park—Fort Saskatchewan is concerned with increases in government spending. What is also true is that he supported a Conservative motion that would have increased defence spending by over $18 billion. If he is now also supportive a dollar-for-dollar offset, and if he remains supportive of increasing defence spending by $18 billion, could he share where he would cut $18 billion to make room for this new spending?
Madame la Présidente, il est malheureux que nous entendions plusieurs députés décrire une augmentation du Régime de pensions du Canada comme une taxe sur la masse salariale.
Cela dit, je sais que le député de Sherwood Park—Fort Saskatchewan est préoccupé par l’augmentation des dépenses gouvernementales. Il est également vrai qu’il a appuyé une motion conservatrice qui aurait augmenté les dépenses de défense de plus de 18 milliards de dollars. S’il appuie maintenant la règle d'un dollar pour un dollar, et s’il demeure en faveur d'augmenter les dépenses de défense de 18 milliards de dollars, pourrait-il nous dire où il couperait 18 milliards de dollars afin de permettre ces nouvelles dépenses?
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CPC (AB)
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2022-09-26 12:32 [p.7659]
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Madam Speaker, I have already identified a number of areas of spending that I think are not only not necessary but actually make Canadians worse off. It is a reasonable principle to have dollar for dollar to be able to identify those areas while talking about spending increases.
Just to zero in specifically on the Green Party's emphasis on defence spending, it kind of misses the reality of what is happening in the world right now to pretend that a greater focus on national defence is not necessary. We have the Russian invasion of Ukraine. Canada has been significantly involved in sending weapons to that. We think they should be doing more, in terms of sending support to Ukraine.
However, to pretend that we could do these things, which I think are required for basic justice and our security, without thinking about the cost is a bit naive. The threats we face, and the emerging threats we face, are very significant. I know there are some members who, for philosophical or ideological reasons, are against more spending on defence, but there are realities we face in the word today, and members need to take stock of those realities and acknowledge that, if we are going to be in solidarity with Ukraine, if we are going to protect our security, and if we are going to secure our own Arctic, those things do involve costs, and we have to live up to our obligations.
Madame la Présidente, j’ai déjà repéré un certain nombre de secteurs de dépenses qui, selon moi, non seulement ne sont pas nécessaires, mais aggravent la situation des Canadiens. C’est un principe raisonnable que de pouvoir repérer ces secteurs, dollar pour dollar, lorsqu’on parle d’augmentation des dépenses.
Pour en venir plus précisément à l’insistance du Parti vert à s'attaquer aux dépenses de défense, c'est de nier la réalité du monde actuel que de prétendre qu’il n’est pas nécessaire de privilégier davantage la défense nationale. Pensons à l’invasion russe en Ukraine. Le Canada a participé de manière importante à l’envoi d’armes dans ce pays. Nous pensons par ailleurs qu’il devrait en faire davantage pour soutenir l’Ukraine.
Toutefois, il est un peu naïf de prétendre que nous pourrions faire ces choses, qui, selon moi, sont nécessaires à la justice fondamentale et à notre sécurité, sans penser à leur coût. Les menaces actuelles et imminentes auxquelles nous faisons face sont très sérieuses. Je sais que certains députés, pour des raisons philosophiques ou idéologiques, s'opposent à l’augmentation des dépenses en matière de défense. Or, nous devons aussi tenir compte de la réalité du monde actuel. Les députés doivent en prendre la pleine mesure et reconnaître que, si nous voulons être solidaires de l’Ukraine, si nous voulons protéger notre sécurité et assurer celle de l'Arctique canadien, ces choses ont un coût. Nous devons nous acquitter de nos obligations.
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CPC (ON)
Madam Speaker, I am actually struck by similarities. This member does not have the benefit of the years that I do, but I remember during Pierre Elliott Trudeau's time there was stagflation, which is high inflation, low economic growth and serious economic problems.
My question for the member is this: Is this a return of “Trudeaunomics” or is it “Justinflation”?
Madame la Présidente, je suis en fait frappé par les similitudes. Le député n’a pas l’avantage de mes longues années d'expérience, mais je me souviens qu’à l’époque de Pierre Elliott Trudeau, il y avait de la stagflation, c’est-à-dire une forte inflation combinée à une faible croissance économique et à de graves problèmes économiques.
Ma question au député est la suivante: est-ce un retour de l'« économie à la Trudeau » ou s'agit-il d'une « Justinflation »?
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NDP (ON)
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2022-09-26 12:34 [p.7660]
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I ruled a little while ago about using that term, and I would like to remind members to be extremely careful given the ruling previously made by the Speaker himself.
J'ai déjà rendu une décision au sujet de l'emploi de ce terme et je rappellerais aux députés d'être extrêmement prudents compte tenu de la décision rendue par le Président.
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CPC (AB)
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2022-09-26 12:35 [p.7660]
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Madam Speaker, that is the best question I have received all day. I did not live during the tenure of the previous Trudeau government, but I can say that my grandfather made sure that I knew about what happened. My grandfather was working as an engineer in Alberta during the national energy program, which was the last time we had a prime minister named Trudeau, and the last time we saw those kinds of really aggressive attacks on our regional economy.
We have seen a repeat of that dismissive attitude towards Alberta and the energy sector. We are seeing a repeat of those kinds of economic policies when it comes to inflation and making life less affordable for Canadians. The idea could come from various sources, but the bottom line is that these are failing policies. Canadians realize these policies are not working and are asking the government to change its course. The government is now trying to change some of the rhetoric. It is saying it is prepared to talk about these issues, but it is not delivering the results Canadians want.
I will repeat the simple appeal that, if the government really cared about these issues, it would cancel scheduled tax hikes for next year. Will it cancel those tax hikes?
Madame la Présidente, c'est la meilleure question qu'on m'ait posée aujourd'hui. Je n'étais pas au monde au moment du premier gouvernement Trudeau, mais chose certaine, mon grand-père voulait absolument que je sache ce qui s'est passé à l'époque. Mon grand-père était ingénieur en Alberta à l'époque du Programme énergétique national, soit la dernière fois où un Trudeau était à la tête du pays, la dernière fois où l'économie de notre région a subissait des attaques aussi agressives.
Nous sommes de nouveau témoins du même genre d'attitude dédaigneuse face à l'Alberta et au secteur de l'énergie. C'est le retour des mêmes politiques économiques qui causent de l'inflation et qui rendent la vie moins abordable pour les Canadiens. Les origines de cette vision peuvent être diverses, mais, au bout du compte, il s'agit de politiques inefficaces. Les Canadiens se rendent compte que ces politiques ne fonctionnent pas et ils demandent au gouvernement de changer de cap. Le gouvernement essaie maintenant de changer un peu son discours. Il affirme qu'il est prêt à discuter de ces enjeux, mais il ne produit pas les résultats auxquels les Canadiens s'attendent.
Je répéterai simplement que, si le gouvernement se souciait réellement de ces enjeux, il annulerait simplement les hausses de taxes prévues l'année prochaine. Le gouvernement annulera-t-il ces hausses?
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