Interventions in the House of Commons
 
 
 
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GP (BC)
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2018-06-18 19:43 [p.21192]
Madam Speaker, I thank the member for Sherwood Park—Fort Saskatchewan for striking a blow for members being recognized by the Speaker as they rise to speak.
I want to suggest we had a confusion in some of the debate here tonight between the concept of oversight and review. I have the advantage, although I do not think at the time I thought it was an advantage, to be participating as much as I could in the legislative review of the parliamentary committee that was looking at Bill C-51 in the 41st Parliament.
Justice John Major who chaired the Air India inquiry testified at that committee his opinion it was not, as my friend from Sherwood Park—Fort Saskatchewan has suggested, a lack of tools that meant intelligence agencies did not share information. Judge Major said it was human nature. He said they just will not share the information. His experience from the Air India inquiry led him to believe that CSIS could have the information and out of its own inclinations, would not share it with the RCMP.
This was confirmed for us by a witness who testified, an MI5 agent from the U.K. who has been a security liaison with Canada, Joe Fogarty, who gave numerous examples. He used the ones that were in the public domain, by the way. He said he knew of more that we could not talk about, that the RCMP were deliberately kept in the dark by CSIS because it chose not to share the information.
I heard my hon. Conservative colleague speak of the cost of developing the security intelligence review agency. If the cost will save lives, then there is no point in not having a properly sourced security intelligence review agency. Review and oversight are quite different from review at the end of the year. We desperately need oversight of what our agencies are doing.
Madame la Présidente, je remercie le député de Sherwood Park—Fort Saskatchewan d'aider ceux qui veulent prendre la parole à la Chambre.
J'aimerais préciser que, pendant le débat de ce soir, certains ont confondu le concept de surveillance avec celui d'examen. J'ai eu la chance — même si je ne crois pas que je me comptais chanceuse à l'époque — de participer autant que j'ai pu à l'examen législatif du comité parlementaire qui s'est penché sur le projet de loi C-51, pendant la 41e législature.
Le juge John Major, qui a présidé l'enquête sur l'attentat d'Air India, a témoigné devant ce comité; selon lui, contrairement à ce que soutient le député de Sherwood Park—Fort Saskatchewan, ce n'est pas parce qu'ils manquaient d'outils que les organismes de renseignement n'échangeaient pas leurs renseignements. Le juge Major a dit que c'est dans leur nature. Selon lui, ils ne veulent tout simplement pas échanger leurs renseignements. Son expérience dans le cadre de l'enquête sur l'attentat d'Air India l'a amené à conclure que le SCRS peut avoir des renseignements, mais qu'il n'est pas disposé à les transmettre à la GRC.
C'est ce qu'a confirmé un autre témoin, Joe Fogarty, un agent du MI5 qui a servi d'agent de liaison avec le Canada en matière de sécurité. Il a cité nombre d'exemples. Je précise cependant qu'il n'a donné que des exemples connus publiquement. Il a dit qu'il en connaît d'autres dont nous ne pourrions pas parler et que le SCRS a maintenu la GRC dans l'ignorance de façon délibérée en choisissant de ne pas lui transmettre des renseignements.
J'ai entendu mon collègue conservateur parler des coûts associés à la mise sur pied du comité de surveillance des activités de renseignement de sécurité. Si on sauve des vies en assumant ces coûts, alors je ne vois pas pourquoi on refuserait de financer adéquatement ce genre de comité. La surveillance est très différente d'un examen de fin d'année. Il est urgent de surveiller les activités des organismes canadiens.
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