Mr. Speaker, I will share my time with the hon. member for Sackville—Preston—Chezzetcook.
Aside from being a means of communication, language is also an expression of our culture. It tells our stories and accompanies our dreams. Language gives us the ability to understand and help each other, and it helps us move forward.
Our sense of belonging to a community is built around a common language. Language and culture are passed on in various ways, through literature, visual arts, music, science, history, philosophy or dance. Among the main instruments of cultural transmission are television and radio. A long time ago other legislators in the House realized that and started demanding that television and radio contribute to the production of Canadian stories. Their decision was greatly beneficial to our cultural landscape.
However, the definition of television and radio has changed a lot since the last time the Broadcasting Act was updated, 30 years ago. In those days, we did not have touch screens or voice-activated devices. We were lucky if we could get the remote control to work on the first try. Nevertheless our laws remained unchanged since that distant past.
That is why I introduced Bill C-10 a few days ago. Its objective is simple: to extend the scope of the Broadcasting Act to online broadcasting services, such as Netflix, Amazon Prime or Spotify, and ensure that they too contribute to the production of Canadian stories, including francophone stories. It is a matter of fairness. The web giants can no longer ignore Canada's francophones and their culture. This is particularly important because francophones and their language and culture are a minority in North America.
In order to preserve French under such circumstances, we need more than just good intentions. That is why robust legislation is so important. Bill C-10 is a way of telling francophone artists that there is no us without them. Our reform recognizes the specific challenges they are facing and addresses them directly. Their work deserves to be more well known and better funded and broadcast.
Finally, I want to talk about Montreal, a francophone city that is rich in culture and heritage. It has been my adopted home for over 30 years. From the early days of radio and television, creators have looked for ways to represent and reflect all aspects of life in Montreal in their productions.
It has been captured in such songs as Je reviendrai à Montréal by Robert Charlebois and Montréal by Ariane Moffat. On screen, the city and its inhabitants have been immortalized in documentaries such as the recent Chef en pandémie, series such as District 31 and La vie, la vie, the children's show Passe-Partout, and Montreal's distinct alleyways.
There are also those who make us laugh in French: Catherine Éthier, Eddy King, Rosalie Vaillancourt and Adib Alkhalidey. The Couscous Comedy Show stage in Montreal has launched quite a few acts now appearing on television and Apple Music.
In essence, Montreal inspires and sets the tone. It is a place where people can connect, where francophone productions around the world can collaborate. Montreal's stories, francophone stories, are there. They need to be seen and heard. Our children and grandchildren deserve to see themselves in those characters. They deserve a chance to write those stories themselves someday.
In 2016, I was honoured to be awarded the Impératif français prize for my contribution to the vitality of the language. It is not, however, my mother tongue. I learned to speak English before I learned to speak French. Switching from an English school to a French one was not without its challenges, but my mother felt that I ought to learn this beautiful language, and I have cultivated it throughout my life.
Winning the prize did not strike me as an end in itself. It was just a sign that I had to keep doing that work. Today, that commitment has brought me to my work as Minister of Canadian Heritage. Those who work to ensure the vitality of our language and our culture and to pass it on to others can count on our government to support, recognize and applaud their efforts.
Monsieur le Président, je vais partager mon temps de parole avec l'honorable député de Sackville—Preston—Chezzetcook.
Au-delà d'un moyen de communication, la langue est l'expression de notre culture. Elle raconte nos histoires et accompagne nos rêves. La langue fait de nous des êtres capables de se comprendre, de s'entraider et d'avancer.
Le « nous » s'articule autour de la langue commune. La langue et la culture se transmettent de plusieurs façons, par la littérature, l'art visuel, la musique, la science, l'histoire, la philosophie ou encore la danse. Parmi les principaux instruments de transmission, il y a la télévision et la radio. Ce constat a poussé d'autres législateurs de la Chambre, il y a longtemps, à exiger que la télévision et la radio contribuent elles aussi à la production des histoires d'ici, une décision dont notre paysage culturel a pu grandement bénéficier.
Toutefois, ce qu'on entend par télévision et radio a bien changé depuis la dernière mise à jour de la Loi sur la radiodiffusion, il y a de cela 30 ans. À l'époque, nos écrans ne répondaient ni à nos doigts ni à nos voix. On était bien chanceux s'ils répondaient immédiatement à un coup de télécommande. Pourtant, nos lois sont restées figées dans ce passé lointain.
C'est la raison pour laquelle, il y a quelques jours, j'ai déposé le projet de loi C-10. Son objectif est simple: étendre la portée de la Loi sur la radiodiffusion au service de radiodiffusion en ligne comme Netflix, Amazon Prime ou encore Spotify, et veiller à ce qu'ils contribuent, eux aussi, à la production d'histoires canadiennes, incluant les histoires francophones. C'est une question d'équité. Les géants du Web ne peuvent plus faire fi des francophones au Canada et de leur culture. Cela est d'autant plus important que les francophones, leur langue et leur culture sont minoritaires en Amérique du Nord.
Pour préserver le français dans ce contexte, nous aurons besoin de bien plus que de bonnes intentions. C'est là qu'intervient l'importance d'une législation solide. Au moyen du projet de loi C-10, nous disons aux artisans et artisanes francophones qu'il n'y a pas de « nous » sans eux. Notre réforme reconnaît les défis spécifiques auxquels ils sont confrontés et les aborde directement. Leur travail mérite d'être mieux financé, mieux connu et mieux diffusé.
Enfin, je veux parler de Montréal, ville francophone, ville de culture, ville de patrimoine et ma ville d'adoption depuis plus de 30 ans. Dès les débuts de la radio et de la télévision, les créateurs ont cherché à représenter et à refléter la vie montréalaise de tous les horizons dans leurs productions.
En chanson, pensons notamment à Je reviendrai à Montréal, de Robert Charlebois, ou à Montréal, d'Ariane Moffat. Du côté de la production audiovisuelle, la ville et ses habitants sont vivants à l'écran, que ce soit par le biais d'un documentaire comme, récemment, Chef en pandémie, d'une série comme District 31 ou La vie, la vie, une émission pour enfants comme Passe-Partout, ou ses ruelles toutes montréalaises.
Pensons également à ceux et celles qui nous font rire en français, comme Catherine Éthier, Eddy King, Rosalie Vaillancourt et Adib Alkhalidey. La scène du Couscous Comedy Show, à Montréal, en a vu naître plusieurs qu'on retrouve aujourd'hui à la télévision ou sur Apple Music.
En somme, Montréal inspire et donne le ton, en plus de fournir un espace d'échange et de collaboration pour les productions francophones partout au monde. Ces histoires montréalaises et francophones sont là. Elles ont besoin d'être vues et entendues. Nos enfants et nos petits-enfants méritent de se reconnaître dans leurs personnages et de devenir eux-mêmes les auteurs de ces histoires un jour.
En 2016, j'ai eu l'honneur de recevoir le prix Impératif français pour ma contribution au rayonnement de cette langue. C'est une langue qui n'est pourtant pas ma langue maternelle, puisque j'ai appris à parler anglais avant d'apprendre à parler français. Le passage de l'école anglaise à l'école française ne fut pas sans défi, mais ma mère estimait que je devais apprendre cette belle langue que j'ai ensuite cultivée au fil de mes engagements.
Pourtant, obtenir ce prix ne m'a jamais semblé être une fin en soi. C'était seulement un signe que l'engagement devait se poursuivre. Il se concrétise aujourd'hui par mon travail en tant que ministre du Patrimoine canadien. Ceux et celles qui font en sorte que notre langue et notre culture vivent et se transmettent pourront compter sur ce gouvernement pour que leurs œuvres soient adéquatement soutenues, connues et acclamées.