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Monsieur le Président, c'est un honneur pour moi de prendre part aujourd'hui au débat sur la motion de l'opposition, qui demande au gouvernement fédéral d'appuyer le plan des conservateurs visant à doubler la construction automobile grâce à un pacte de l'automobile libre de droits de douane. Cette nouvelle politique audacieuse propose une approche novatrice d'une politique similaire, incarnée par les règles de l'ancien Pacte de l'automobile qui ont permis à la construction automobile canadienne de passer de 700 000 véhicules par an à 3 millions en 1999.
Dans ce plan, les conservateurs énoncent clairement leur objectif. Nous cherchons à doubler la construction automobile pour atteindre 2 millions de véhicules par an, soit autant qu'avant l'arrivée au pouvoir des libéraux, il y a 10 ans. Ceux qui suivent nos travaux de chez eux ont bien entendu. Depuis l'arrivée au pouvoir des libéraux en 2015, la construction automobile canadienne a baissé de moitié. En 2016, le Canada a construit 2,3 millions de véhicules. L'an dernier, il n'en a construit que 1,2 million. En seulement un an depuis l'entrée en fonction du , le Canada a perdu 7,8 % de sa construction automobile. Or, à mesure que la construction diminue, les emplois disparaissent.
En 2015, les usines canadiennes de montage de voitures de tourisme et de camionnettes employaient 32 700 personnes. En 2024, ce chiffre était tombé à 23 732. Au cours de la dernière année seulement, depuis l'arrivée au pouvoir du , les Canadiens ont assisté, incrédules, à la disparition de 5 000 emplois bien rémunérés du secteur automobile, qui ont été délocalisés aux États‑Unis.
Sous le gouvernement libéral fédéral, l'industrie automobile canadienne est en déclin depuis 10 ans et elle est en train de disparaître, ce qui risque de causer des dommages irréparables à l'économie canadienne si aucune mesure fédérale n'est prise immédiatement.
Nous constatons ce déclin dans la région de Niagara, où l'usine locale de groupes motopropulseurs de GM à St. Catharines est confrontée à une grande incertitude, car elle ne construit qu'une seule gamme de moteurs dans une usine de près de 2 millions de pieds carrés. Je suis fier de GM. Je conduis un véhicule GM dont le moteur a été fabriqué à St. Catharines par des travailleurs canadiens de GM. GM est implantée à St. Catharines depuis 1929. Cela fait près de 100 ans. J'ai moi-même travaillé dans notre usine GM locale en tant qu'étudiant pendant mes années universitaires. À l'époque, GM comptait trois usines à St. Catharines et près de 10 000 travailleurs occupant des emplois très bien rémunérés.
Aujourd'hui, la présence locale de GM s'est réduite à une seule usine et à un effectif bien plus restreint de membres de la section locale 199 d'Unifor. L'usine compte environ 450 travailleurs actifs, tandis que 200 ont été mis à pied. En tant que député de la région de Niagara et député de Niagara Falls—Niagara‑on‑the‑Lake, j'ai la responsabilité de représenter les travailleurs actuels et anciens de GM qui résident dans les collectivités de ma circonscription.
En avril dernier, le a mené une campagne dans laquelle il promettait de jouer du coude dans les relations commerciales entre le Canada et les États‑Unis. Il a promis de protéger le secteur automobile. Il s'est engagé à déposer un plan qui persuaderait les Américains de lever les droits de douane sur les produits canadiens. Il a promis qu'ils le seraient avant le 21 juillet 2025, mais tout cela n'était qu'une illusion, car 246 jours après le 21 juillet 2025, les droits de douane américains sont toujours en vigueur et les constructeurs automobiles canadiens ont dû verser près de 2 milliards de dollars à Donald Trump. Un an après, les promesses électorales des libéraux n'ont pas été tenues, et la production automobile canadienne continue de baisser et les pertes d'emplois dans le secteur, d'augmenter.
Au lieu de tenir ses engagements, le libéral a décidé d'accepter que les droits de douane américains soient permanents, et il a déclaré qu'une rupture profonde s'est produite avec notre principal partenaire commercial, voisin et allié. Pire encore, il a mis en place une nouvelle politique sur les véhicules électriques et un programme de remise qui utilisent des fonds publics canadiens pour subventionner l'achat de voitures fabriquées à l'étranger. Il autorise aussi l'importation au Canada de 49 000 voitures électriques chinoises espionnes après avoir déclaré l'existence d'un nouvel ordre mondial avec des pays comme la Chine, dont il avait dit, pendant les dernières élections fédérales, qu'elle représentait la plus grande menace pour notre sécurité.
Les travailleurs canadiens de l'automobile méritent un leadership fédéral plus vigoureux. La dernière chose qu'ils veulent, c'est que des VE chinois importés leur prennent leurs emplois encore plus vite ou que le gouvernement fédéral mise davantage sur une industrie des VE utopique qui ne peut pas exister sans la demande, l'abordabilité ou une infrastructure de recharge suffisante. C'est pourquoi le du Parti conservateur prend l'initiative de faire preuve de leadership.
Alors que les libéraux ont décidé d'accepter les droits de douane américains comme étant permanents et de déclarer une rupture profonde avec notre principal partenaire commercial, les conservateurs proposent des mesures visant à faciliter la construction et l'achat de biens canadiens en demandant au gouvernement:
[d'éliminer] la TPS sur tous les véhicules construits au Canada, [de] mettre fin aux exigences et [subventions] des libéraux relatifs aux véhicules électriques et [d']harmoniser les réductions des émissions d'échappement avec celles de nos partenaires nord-américains;
[de] ramener la construction au Canada [en imposant] une règle selon laquelle, pour chaque automobile construite au Canada, le même constructeur gagne le droit de vendre sans taxes au Canada une automobile d'un partenaire de l'ACEUM, à raison d'un dollar pour un dollar, comme le prévoyait le Pacte de l'automobile Canada—États‑Unis de 1965;
[de] protéger les chaînes d'approvisionnement d'Amérique du Nord en maintenant le contenu nord-américain au moins à 75 % et les règles d'origine de l'ACEUM [...]
Les conservateurs estiment qu'il est possible de conclure un accord de libre-échange nord-américain pour le secteur automobile. Les libéraux ont baissé les bras et pensent que, d'une manière ou d'une autre — alors que ça ne s'est jamais produit auparavant —, nous allons soudainement vendre des véhicules électriques en Europe et en Asie et compenser ainsi le recul attribuable aux droits de douane américains. Ce que propose le gouvernement libéral est une illusion. Le plan des libéraux prévoit l'exportation de véhicules électriques vers l'Europe. Disons simplement qu'il y a eu plus de vols de véhicules au Canada l'année dernière, y compris celui du ministre de la Justice, qu'il n'y a eu de véhicules exportés vers les pays européens.
Nous avons un plan pour obtenir un accès sans droits de douane aux États‑Unis, ce qui stimulerait la production automobile. Ce plan est appuyé par la section locale 222 d'Unifor, qui a déclaré qu'il s'agissait enfin d'un plan plein de bon sens pour rétablir la production d'automobiles. Pourquoi le gouvernement libéral refuse-t-il de se rallier à notre cause et d'appuyer nos propositions pleines de bon sens?
Notre approche rétablirait l'équilibre dans le secteur manufacturier pour le Canada comme pour les États‑Unis, rendant ainsi un accord d'exemption de droits de douane non seulement possible, mais aussi avantageux pour les deux pays. Pour le Canada, cela se traduirait par une augmentation de la production de 500 000 à 800 000 véhicules pour l'obtention d'un accès libre de droits en Amérique du Nord. De plus, l'élimination de la TPS, soit une baisse des prix de 5 %, représenterait 30 000 $ de ventes supplémentaires par année, entraînant une augmentation équivalente de la demande et de la production. Nous prévoyons que la production actuelle passera de 1,2 million à 2 millions de véhicules d'ici 10 ans.
Aujourd'hui même, j'ai rencontré des représentants d'Unifor qui m'ont dit que les politiques sur l'achat, la fabrication et la vente au Canada étaient très importantes pour eux. C'est précisément ce que cette politique encourage. Il s'agit d'un plan plein de bon sens visant à protéger le gagne-pain de milliers de travailleurs du secteur automobile en Ontario. L'Association canadienne des constructeurs de véhicules a vu les avantages de la politique que nous proposons. En effet, elle a déclaré que l'intégration nord-américaine était le pilier de l'industrie automobile canadienne depuis plus de 60 ans. Notre plan tient compte de cette réalité.
Les conservateurs ne resteront pas les bras croisés pendant que notre fière industrie automobile canadienne se dégrade et disparaît à cause de l'inaction des libéraux. Nous prenons les devants, faisons preuve de leadership au niveau fédéral et proposons des solutions concrètes pour sauver les emplois de nos formidables travailleurs canadiens de l'automobile. Ils le méritent.
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Monsieur le Président, je suis heureux de prendre la parole aujourd'hui pour débattre de la motion de l'opposition concernant un sujet très important: l'industrie automobile canadienne.
Je partagerai mon temps de parole, cet après-midi, avec le député de .
Comme je le disais, il est important que nous tenions ce débat. Je m'en réjouis, tout comme le gouvernement, car nous sommes on ne peut plus focalisés sur l'avenir et sur les moyens de soutenir les travailleurs, l'industrie et les régions qui sont touchés par ce qui se passe dans le secteur de l'automobile.
Je sais qu'une grande partie du débat à la Chambre aujourd'hui portera sur des collectivités en Ontario, en particulier dans le Sud‑Ouest de la province, et peut-être au Québec, sauf que l'industrie automobile touche tous les aspects de notre pays. Je pense à ma propre circonscription, , où Michelin fabrique des pièces automobiles. Je pense que l'entreprise emploie près de 3 500 travailleurs en Nouvelle‑Écosse. Même si la chaîne d'approvisionnement du secteur de l'automobile est évidemment fortement concentrée en Ontario et au Québec, elle s'étend dans tout le pays.
Je vais commencer par souligner quelques points. J'ai été surpris que l'opposition mette autant de temps à nous faire part de ses réflexions sur l'industrie automobile, même si je n'irais pas jusqu'à les qualifier de convaincantes. Je vais faire ressortir des éléments qui, selon moi, relèvent d'une politique publique acceptable et d'autres qui me semblent tellement irréalistes qu'ils ne valent pas grand-chose. Je m'étonne que les conservateurs aient mis autant de temps à en arriver là. Au cours du débat et à la période des questions, on a fait remarquer que les conservateurs ne semblent pas avoir beaucoup consulté les syndicats du pays au sujet de leur vision et de la manière dont leur plan mobiliserait et soutiendrait les travailleurs, ou non.
Lors de la période des questions, la a déclaré que les gens d'Unifor et de certains des principaux syndicats du pays craignent sérieusement que le plan des conservateurs nuise malencontreusement aux travailleurs, alors que la conjoncture est déjà difficile et délicate. Le gouvernement s'efforce de trouver une solution à ce problème.
Je pense que l'une des remarques qui m'a le plus interpellé, pendant la période des questions, c'est lorsque la ministre de l'Industrie a dit qu'il n'est pas du tout question du secteur des pièces automobiles dans la motion de l'opposition ni dans le plan proposé. L'assemblage, c'est important, mais comme l'a souligné la ministre, Linamar, Magna et Martin sont trois grands fabricants de pièces automobiles au pays. La stratégie conservatrice ne mentionne pourtant pas ce que nous faisons pour soutenir ce maillon de la chaîne d'approvisionnement qui représente lui aussi des emplois extrêmement importants.
Je tiens à m'arrêter un instant, car les Canadiens à la maison n'ont pas nécessairement entendu quoi que ce soit de la part du gouvernement à ce sujet et ils méritent de savoir quels sont les cinq piliers que le gouvernement a annoncés il y a bien plus d'un mois. Vu la conjoncture actuelle et reconnaissant la nécessité à la fois de protéger les emplois canadiens ainsi que de préserver et d'encourager le développement industriel, le gouvernement a en effet mis en place une stratégie canadienne pour le secteur de l'automobile. Ce sont là des principes sur lesquels nous pourrions selon moi nous entendre avec l'opposition.
Je tiens tout d'abord à préciser que le premier pilier correspond exactement à cela. Il s'agit de stimuler la production nationale. C'est en partie lié au Fonds de réponse stratégique. Il s'agit d'une enveloppe de 3 milliards de dollars destinée à encourager et à attirer les investissements au pays. Il y a un certain nombre d'incitatifs fiscaux. Par ailleurs, les conservateurs n'ont pas mentionné le décret de remise au cours du débat d'aujourd'hui. La manière dont le gouvernement utilise le décret de remise pour les entreprises qui continuent de produire au Canada, en annonçant des investissements futurs et en poursuivant la collaboration transfrontalière qui existe depuis un certain temps, montre que ce décret fonctionne, d'une certaine manière, selon les principes dont ils parlent à propos du pacte de l'automobile de 1965, ce que trop peu de participants au débat d'aujourd'hui ont souligné.
Le pacte de l'automobile a été conclu dans un contexte où il n'y avait absolument aucune importation de véhicules étrangers. C'était un véritable système en circuit fermé. Ce n'est plus le cas aujourd'hui. Chaque année, 500 000 véhicules fabriqués à l'étranger sont importés au Canada. Nous pouvons fermer les yeux et faire comme si nous étions en 1965. On a l'impression que c'était la belle époque. Nous devrions continuer à défendre notre cause et à travailler dans le cadre de l'Accord Canada—États‑Unis—Mexique et avec nos partenaires commerciaux nord-américains pour continuer à promouvoir une industrie automobile qui a été mutuellement bénéfique, franchement, pour la population des trois pays, à savoir le Canada, le Mexique et les États‑Unis.
Par conséquent, oui, nous sommes d'accord à cet égard, mais élaborer une politique basée sur la loi du talion dans le secteur de l'automobile irait probablement à l'encontre des dispositions de l'accord commercial actuel.
En principe, supprimer la TPS sur les véhicules construits au Canada est une excellente idée. Toutefois, nous devrons répondre de ce geste dans le cadre des discussions en cours avec les États‑Unis. Cette initiative pourrait être perçue comme un traitement réciproque par rapport à certaines des mesures mises en place par les États‑Unis et, en fait, elle pourrait aggraver le problème alors que nous tentons de convaincre l'administration américaine que les droits de douane qu'elle a injustement imposés à l'industrie canadienne vont à l'encontre non seulement des intérêts des collectivités américaines, mais aussi de ceux des collectivités canadiennes et de l'étroite intégration dont nous profitions. Les députés de l'opposition ne font preuve d'aucune nuance pour déterminer si la suppression de la TPS serait conforme.
Bien sûr, le gouvernement a déclaré que nous devrions stimuler la production nationale et nous concentrer sur la refonte de la politique environnementale, tout en proposant des mesures incitatives pour encourager l'essor des véhicules hybrides rechargeables et des véhicules électriques.
Le député qui a pris la parole avant moi a parlé de l'importance de préserver l'industrie de l'automobile dans les collectivités qu'il représente. Je sais qu'il s'agit d'un enjeu important, mais le député doit comprendre qu'à l'heure actuelle, le nombre de véhicules électriques vendus dans le monde double chaque année. Ces véhicules sont immensément populaires dans des endroits comme la Norvège, un pays scandinave dont le climat est semblable à celui du Canada. Près de 99 % des nouveaux véhicules sont des véhicules électriques. C'est la direction que prend l'industrie mondiale, et nous devons décider si nous sommes prêts, ou non, à nous efforcer sérieusement de répondre aux besoins dans ce domaine.
Je représente une circonscription rurale. Il ne serait probablement pas réaliste d'imaginer que les gens de ma circonscription pourront utiliser, à court terme, des véhicules fonctionnant avec une batterie électrique. Les véhicules hybrides rechargeables sont une solution beaucoup plus raisonnable. C'est une solution logique, qui permet de réduire la consommation d'essence. C'est un avantage important dans le contexte actuel, étant donné les conséquences de la guerre qui sévit au Moyen‑Orient. De toute évidence, ces véhicules ont aussi des avantages pour l'environnement, en plus d'être pratiques pour les consommateurs.
C'est la direction que nous suivons. Ainsi, avec son décret de remise de la surtaxe, le gouvernement tente d'instaurer un équilibre en disant que si une entreprise qui vend ou importe des voitures au Canada choisit d'en importer davantage qu'elle le faisait, en moyenne, par le passé, elle devra composer avec la pénalité de la remise et avec les contre-mesures tarifaires que le Canada a établies à l'égard des États‑Unis.
Pour les entreprises qui commercialisent des marques de véhicules bien implantées dans notre pays, c'est un incitatif à poursuivre et à intensifier leur production. Dans le contexte nord-américain, certains principes du soi-disant plan conservateur sont déjà pris en compte par le décret de remise, principes que le gouvernement a lui-même énoncés. Je n'ai entendu aucune observation de la part des députés de l'opposition qui reconnaisse même cela.
L'intervenant précédent a parlé de voitures espionnes. C'est intéressant. La situation géopolitique mondiale est telle qu'à ma récente visite au Royaume‑Uni, j'ai vu des véhicules électriques chinois sur les routes. Lors de mon séjour en Europe, qu'ai-je vu? J'ai vu des véhicules électriques chinois sur les routes. Je viens de passer quelques jours dans les Caraïbes avec ma femme, et on y trouve les mêmes véhicules électriques. Je suppose que le député affirme que nos pays alliés au sein de l'OTAN et du G7, comme le Royaume‑Uni et l'Europe, laissent des voitures espionnes circuler dans leurs villes. Est-ce là ce que prétend le Parti conservateur?
Une voix: Oh, oh!
L'hon. Kody Blois: Monsieur le Président, il me tarde de répondre à la question du député. Le député pourrait peut-être me dire s'il pense que Londres, l'Europe et nos autres alliés n'ont pris aucune mesure à cet égard. Nous avons une solution. Dans ce pays, c'est QNX. Nous avons la capacité de gérer la situation en ce qui concerne les 49 000 véhicules électriques importés de Chine.
Ayant été aux premières loges lors de ces négociations, je peux dire qu'il s'agit d'un nombre relativement petit de véhicules, que nous pouvons gérer. Cette importation vise à favoriser un investissement dans une coentreprise. Des entreprises investissent déjà dans la province du député. Je suppose qu'il devrait nous dire s'il croit qu'une coentreprise détenue majoritairement par des intérêts canadiens est une mauvaise chose pour le pays. Nous avons vu d'autres exemples où cette approche a fonctionné. Au bout du compte, c'est l'approche que nous pensons pouvoir continuer d'employer dans le contexte nord-américain.
En même temps, nous devons être capables d'examiner les autres possibilités qui s'offrent à nous. Le député devrait aller discuter avec tous ses collègues des Prairies de l'autre côté de la Chambre, car je crois comprendre qu'il est d'avis que nous ne devrions rien faire sur le plan agricole qui pourrait profiter à nos agriculteurs. Qu'en est‑il des pêcheurs de fruits de mer du Canada atlantique? Devrions-nous simplement leur dire qu'ils ne devraient pas avoir accès au plus grand marché de consommation au monde? C'est ce que dit la motion de l'opposition.
Je pense que les conservateurs de la Saskatchewan auraient quelque chose à dire à leurs collègues qui semblent croire qu'il s'agirait d'une mauvaise politique publique. Le premier ministre de la Saskatchewan n'est pas d'accord, le premier ministre de l'Alberta n'est pas d'accord, et les agriculteurs de tout le pays ne sont pas d'accord non plus.
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Monsieur le Président, je prends la parole aujourd'hui pour discuter de l'avenir de l'industrie automobile canadienne et des mesures que prend le gouvernement pour protéger cette industrie et les travailleurs canadiens.
Le secteur canadien de l'automobile est depuis longtemps une pierre angulaire de notre économie. Ce secteur a façonné des collectivités, renforcé la classe moyenne et fait du Canada un partenaire de confiance dans le secteur manufacturier mondial. Il soutient également des centaines de milliers d'emplois additionnels dans les chaînes d'approvisionnement partout au pays, y compris dans ma circonscription, Mississauga—Lakeshore.
Je suis fier de représenter de nombreux membres dévoués de la section locale 707 d'Unifor, qui travaillent au complexe d'assemblage de Ford. C'est précisément pour protéger des économies locales comme la mienne que le gouvernement du Canada a réagi rapidement face aux droits de douane infligés injustement par les États‑Unis sur les véhicules.
De plus, nous avons démontré notre engagement à protéger les travailleurs canadiens. Lorsque Stellantis et GM ont annoncé leur intention de transférer une partie de leur production aux États‑Unis, nous avons agi immédiatement afin de leur demander des comptes. Le gouvernement du Canada a été clair: ces décisions sont inacceptables, et le Canada s'attend à ce que les entreprises respectent les engagements qu'elles ont pris envers le Canada, l'Ontario et le syndicat.
Il semble toutefois que les conservateurs se moquent éperdument de collaborer avec les syndicats. La proposition de leur a été élaborée sans la participation des travailleurs de l'automobile et ne comporte aucune mesure visant à les soutenir. Comment les conservateurs peuvent-ils prétendre protéger les travailleurs canadiens alors qu'ils ne les écoutent même pas? Unifor a clairement indiqué que la prétendue politique des conservateurs mettrait en péril la stabilité à long terme et l'avenir des usines d'assemblage de Brampton et d'Ingersoll. Les députés ont bien entendu. Les conservateurs veulent que nous adoptions une politique qui dissuaderait les constructeurs d'attribuer de nouveaux contrats à ces usines ontariennes.
Contrairement aux conservateurs, le gouvernement a travaillé main dans la main avec les syndicats, les experts du secteur et les autres ordres de gouvernement pour élaborer une stratégie automobile tournée vers l'avenir de l'industrie automobile canadienne, et non pas une stratégie ancrée dans le passé. En avril dernier, les Canadiens ont clairement indiqué que nous devions agir de toute urgence pour conclure de nouveaux accords commerciaux, diversifier notre économie, protéger notre industrie et nous opposer aux droits de douane injustes et illégaux. À cette fin, le 5 février 2026, nous avons annoncé la nouvelle stratégie automobile du Canada visant à assurer la construction de véhicules au pays, à soutenir l'innovation et à positionner le Canada pour qu'il devienne un chef de file dans la production de véhicules électriques.
Cette stratégie prévoit l'affectation de 3 milliards de dollars provenant du Fonds de réponse stratégique et de 100 millions de dollars supplémentaires issus de l'Initiative régionale de réponse tarifaire afin d'aider l'industrie à s'adapter, à croître et à se diversifier. Nous mettrons également en place un régime commercial complet visant à stimuler la compétitivité dans le secteur automobile. Cet objectif sera notamment atteint en renforçant le cadre canadien de remise des droits de douane dans le secteur automobile afin de soutenir de manière plus stratégique la production nationale et d'attirer de nouveaux investissements.
Certains savent peut-être que je connais bien l'économie de l'Ontario. Tout au long de ma carrière, j'ai eu le privilège de rencontrer des gens de toutes les régions de l'Ontario. J'ai travaillé avec de nombreux habitants de Windsor, fiers de leur ville, qui défendaient l'industrie automobile locale, notamment les usines de fabrication de moteurs de Ford. Que reçoit Windsor en échange d'avoir élu deux députés conservateurs? Elle reçoit une proposition sur l'automobile qui ne tient même pas compte de la fabrication de moteurs. Les travailleurs de GM à Cambridge, ceux de Magna à Aurora, ceux de Honda à Alliston et ceux de Martinrea à Vaughan sont tous des fabricants de pièces, et ils sont tous laissés pour compte par leurs députés conservateurs.
Je partage l'avis des dirigeants de la section locale 200 d'Unifor, qui ont dit que le n'avait pas pris la peine de faire ses devoirs.
Nous reconnaissons tous que le secteur de l'automobile s'est bâti sur la base d'une collaboration de nation à nation. Je me trouvais à Washington récemment et j'ai entendu des démocrates et des républicains dire que l'industrie automobile nord-américaine prospère lorsque nos chaînes d'approvisionnement intégrées sont solides et que nous sommes concurrentiels à l'échelle mondiale. Le Canada a entretenu une longue et fructueuse tradition de partenariat avec les États‑Unis et le Mexique, ainsi qu'avec le Japon, pour établir sa présence dans le secteur de la construction automobile, mais les temps ont bien changé. Le Canada doit saisir cette occasion historique pour transformer son secteur de l'automobile, qui dépend actuellement d'un seul partenaire commercial, en un chef de file mondial des véhicules de l'avenir.
Récemment, le Canada a signé de nouveaux accords avec le Japon, l'Allemagne et la Corée du Sud afin de stimuler la construction automobile au Canada et, notamment, de soutenir la filière des véhicules électriques et la chaîne d'approvisionnement en batteries. Le Canada possède ce que le monde veut. Notre pays entre maintenant dans une nouvelle ère de partenariats automobiles internationaux, qui couvrent les marchés de la Chine et de l'Indo‑Pacifique jusqu'aux pays du G7. Pour les Canadiens, ces partenariats sont synonymes de nouveaux marchés, de nouvelles affaires et de nouveaux emplois, qui contribueront à renforcer notre économie et à offrir des choix abordables aux consommateurs canadiens.
Le Canada est bien placé pour attirer de nouveaux investissements et diversifier ses marchés d'exportation en tirant parti de ses accords de libre-échange, qui englobent 51 pays et donnent accès à plus de 1,5 milliard de consommateurs. La priorité sera accordée à l'accueil de nouveaux joueurs reconnus dans la fabrication de véhicules électriques et les technologies de véhicules connectés afin de renforcer la résilience du secteur. Grâce au Fonds de réponse stratégique, nous aidons les constructeurs automobiles à exporter davantage de voitures fabriquées au Canada vers des marchés autres que les États‑Unis, comme l'Europe et le Moyen‑Orient. Nous attirons également des investissements clés qui créeront de nouveaux débouchés dans l'industrie automobile canadienne ainsi que de nouveaux emplois durables dans la filière de l'automobile et des batteries.
Contrairement au , de ce côté-ci de la Chambre, on ne ferme pas les yeux sur les acteurs étrangers qui menacent de démanteler l'industrie canadienne de l'automobile. En pleine période de rupture du système commercial mondial, les Canadiens savent que la nostalgie n'est pas une stratégie. Alors que le chef de l'opposition mise sur des vœux et des prières pour convaincre Washington d'annuler les droits de douane, nous proposons des mesures concrètes pour bâtir un avenir meilleur, afin de protéger et de développer cette industrie dont dépendent 500 000 emplois au Canada.
Les actions que nous posons aujourd'hui auront des répercussions durables sur l'industrie automobile du pays. En protégeant ce secteur et en incitant les constructeurs à s'établir ici, nous contribuons à accroître notre productivité et à transformer l'industrie pour lui permettre de soutenir la concurrence et de prospérer dans un monde où l'avenir de l'automobile est électrique, connecté et diversifié à l'échelle mondiale.
Je tiens à répéter que la proposition conservatrice a été élaborée sans consultation des travailleurs de l'automobile, qu'elle ne contient pas une seule mesure pour aider ces travailleurs et qu'elle découragerait l'attribution de nouveaux contrats aux usines de Brampton et d'Ingersoll. Ce n'est pas une politique intelligente. C'est de la posture politique. Notre gouvernement continuera d'investir dans les gens qui investissent au Canada et de travailler à bâtir un pays fort avec les travailleurs canadiens de l'automobile.
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Monsieur le Président, ça me fait plaisir d'être de retour ici au Canada, chez moi, chez nous. Je reviens d'une tournée dans certains grands États aux États‑Unis, dans les grandes villes où nos partenaires américains achètent nos biens et nos services, où nous échangeons pour le bien de nos deux peuples.
Avant mon départ, dans un discours que j'ai prononcé à Toronto, j'ai présenté un plan détaillé pour retrouver le libre-échange sans droits de douane avec notre plus grand marché international. Mon but est le but de tous les conservateurs: un Canada abordable chez nous, fort chez nous et maître chez nous.
[Traduction]
Je dois dire que ça fait du bien d'être de retour chez soi après un périple de 12 jours à travers les États‑Unis, où j'ai visité plusieurs des grandes métropoles et des États au sud de la frontière pour vanter le Canada, faire la promotion d'un commerce sans droits de douane, défendre les intérêts des travailleurs canadiens et rétablir le partenariat que nous avions de longue date avec notre principal partenaire commercial.
Ce périple m'a conduit à Detroit, où j'ai défendu la cause des travailleurs de l'automobile et d'où je suis revenu avec une proposition claire de pacte automobile libre de droits de douane. Je me suis ensuite rendu à Houston, où j'ai défendu le secteur énergétique du Canada. Puis, j'ai rencontré le gouverneur Abbott dans la remarquable capitale du Texas, Austin. J'ai trouvé en lui un grand ami du Canada qui veut nous acheter encore plus d'énergie si nous parvenons à extraire les ressources du sol et à les acheminer là-bas. Bien sûr, j'ai été très heureux de parler aux Américains en faisant la promotion d'un commerce sans droits de douane et en défendant la souveraineté du Canada dans le balado le plus populaire du monde, celui du formidable Joe Rogan. Ensuite, évidemment, je suis allé à New York, où j'ai défendu l'économie canadienne dans son ensemble auprès de certains des plus grands acteurs de la finance.
Je suis heureux d'annoncer que partout où je suis allé, j'ai trouvé parmi les Américains des amis, des gens qui souhaitent rétablir les échanges commerciaux sans droits de douane le long de la plus longue frontière non défendue de l'histoire du monde. J'ai constaté que les Américains aiment le Canada et qu'ils savent que les échanges commerciaux entre nos deux pays servent leurs intérêts nationaux. Ils sont conscients que l'achat de produits canadiens fait baisser le coût de la vie des Américains tout en alimentant leurs chaînes d'approvisionnement, ce qui leur permet de gagner davantage et d'enrichir nos deux pays.
Ils savent que le Canada dispose d'un certain poids, notamment parce qu'il occupe le deuxième rang parmi les principaux clients des États‑Unis, qu'il possède 10 des 12 minéraux critiques pour la défense nationale définis par l'OTAN et qu'il dispose de la plus grande superficie terrestre, des plus grandes étendues maritimes et du plus grand espace aérien de tout l'hémisphère, autant d'éléments essentiels à la sécurité américaine. Les Américains sont conscients qu'il est dans l'intérêt de notre continent que nos deux pays, tout en conservant leur souveraineté, travaillent main dans la main pour devenir tous les deux plus riches, plus forts et plus sûrs.
Je tiens à préciser que j'ai tenu le pleinement informé de tous ces développements pendant mon séjour à l'étranger. J'ai hâte de le rencontrer pour lui faire part de mes conclusions, comparer nos impressions et lui faire des recommandations sur la manière dont le Canada peut devenir plus fort et faire baisser son coût de la vie, de façon à ce que nous disposions de l'influence nécessaire à l'étranger pour concrétiser l'exemption de droits de douane sur nos échanges commerciaux avec nos partenaires américains. Bien que j'aie pris soin de ne pas critiquer le premier ministre en sol étranger, je suis de retour ici, où c'est précisément mon obligation constitutionnelle de le faire, non pas par intérêt partisan, mais par souci de faire ressortir la vérité.
Un an après l'entrée en fonction du , qui avait promis de négocier un accord favorable avec les États‑Unis, le moment est propice pour faire le point. Un an après l'entrée en fonction du premier ministre libéral, qui a remporté les élections grâce à sa célèbre promesse de négocier une victoire, on a beaucoup parlé, mais peu agi. Il y a eu de nombreux beaux discours et des cérémonies de signature de prétendus protocoles d'accord qui sont, en réalité, des documents non contraignants engageant les fonctionnaires à former des comités et à organiser des réunions internationales pour discuter de projets qui pourraient ou non se concrétiser un jour. Il y a eu des poignées de main et des conférences de presse, des annonces d'objectifs ambitieux et de choses qui se produiront quelque part, un jour, mais rien de concret.
Comme l'a dit Shakespeare, « Le monde entier est un théâtre ». Le excelle dans l'art de la mise en scène, mais qu'en est-il de l'art de gouverner? Il avait promis que l'économie canadienne connaîtrait la croissance la plus rapide du G7. Aujourd'hui, le Canada est le seul pays du G7 dont l'économie est en recul. Il avait promis des aliments à prix abordable. Nous avons le taux d'inflation alimentaire le plus élevé du G7. Il avait promis une économie solide. Nous avons aujourd'hui les coûts de logement les plus élevés, le plus fort taux d'endettement des ménages et le deuxième taux de chômage en importance parmi les pays du G7. Il avait promis de sortir vainqueur des négociations avec le président. Nous voici aujourd'hui, un an plus tard, sans victoire et sans accord. Les droits de douane sur l'aluminium et l'acier ont doublé, et ceux sur le bois d'œuvre canadien ont triplé.
Il avait promis de réaliser des projets à une vitesse record, mais son Bureau des grands projets — que la Chambre a mis sur pied à la hâte en cinq jours en juin dernier parce que le avait affirmé qu'il s'agissait d'une urgence — n'a toujours pas approuvé le moindre projet près d'un an plus tard. Pas un seul pipeline n'a été approuvé. Quant à la construction de logements, il avait promis de doubler le nombre de logements construits. Or, l'organisme responsable du logement qu'il a lui-même créé prévoit que la construction de logements va en fait diminuer de 15 %. Il n'y a pas eu de véritable réforme fiscale, si ce n'est le changement de nom de la taxe sur le carbone, rebaptisée « norme sur les combustibles propres », qui s'applique à davantage de produits et qui augmentera pour atteindre le même niveau. Bien sûr, il demeure des obstacles au commerce interprovincial, même si le premier ministre avait promis que nous aurions une économie canadienne unifiée à la fête du Canada de l'année dernière.
En parlant de libre-échange, il n'a conclu aucun accord de libre-échange depuis son entrée en fonction, se contentant d'essayer de s'attribuer le mérite d'un accord mineur que son prédécesseur, Justin Trudeau, avait signé avec l'Indonésie, un accord dont la valeur équivaut à ce que le Canada génère comme PIB en environ trois heures.
[Français]
Cela fait maintenant un an que ce libéral est en poste. La réalité entre en collision avec l'illusion. Le déficit a doublé et notre économie est la seule du G7 qui s'est contractée. Nous avons la pire inflation alimentaire du G7, le coût du logement le plus élevé du G7, la pire dette des ménages du G7, le deuxième pire taux de chômage du G7 et une baisse de 15 % de la construction de logements. Aucun pipeline n'a été approuvé. Aucun projet n'a été approuvé par son nouveau bureau, qui a des pouvoirs exceptionnels et sans précédent. Malgré sa promesse de négocier une victoire et de conclure un accord d'ici le 21 juillet 2025, il n'y a toujours pas de victoire ni d'entente et les droits de douane américains ont doublé sur les produits canadiens et triplé sur le bois d'œuvre.
[Traduction]
Un an plus tard, qu'avons-nous obtenu grâce au mirage que sont les compétences de négociation et l'art de gouverner du ? Ce que nous remarquons de plus en plus, c'est que depuis que le premier ministre a promis de les faire disparaître, les droits de douane américains sur l'acier et l'aluminium canadiens ont doublé et ceux sur le bois d'œuvre canadien ont triplé. Les diplômes n'ont rien à voir avec la compétence; l'art de la scène n'a rien à voir avec l'art de gouverner, et les mirages n'ont rien à voir avec la réalité.
À propos du commerce avec les États‑Unis, les Canadiens en savent beaucoup plus sur mon approche que sur celle du . Je veux que tout le monde prenne le temps d'y penser. J'ai exposé un plan très détaillé pour mes deux demandes, soit l'élimination de tous les droits de douane sur les produits canadiens et les moyens que j'utiliserais pour qu'on accepte ces demandes. J'aimerais que la Chambre des communes réponde à quelques questions. Que savons-nous vraiment du plan du premier ministre pour faire lever les droits de douane des États‑Unis? Que savons-nous vraiment? Nous ne savons rien. Est-il réellement déterminé à faire lever ces droits de douane? En fait, des ministres libéraux ont laissé entendre que ce sera peut-être impossible d'y arriver. Est-ce encore sa priorité, dans le cadre des négociations, de faire supprimer ces droits de douane et, le cas échéant, que prévoit-il offrir en échange? Nous ne le savons pas.
La rupture qu'il propose avec les États‑Unis signifie-t-elle qu'il ne veut pas renouveler l'Accord Canada—États‑Unis—Mexique? S'il a l'intention de le renouveler, essaiera-t-il de le faire renouveler à l'identique, d'y apporter de petites modifications ou de le remanier entièrement? Quelqu'un l'a-t-il déjà entendu répondre à cette question? À ma connaissance, il n'a rien dit à ce sujet. Et à quand remontent les dernières négociations sérieuses? Nous savons que les Mexicains sont à la table des négociations. Est-ce que lui ou un membre de son Cabinet a participé aux négociations au cours des quatre derniers mois?
Je ne parle pas de poignées de main amicales, de présentations ou de plaisanteries échangées avec le responsable des affaires canado-américaines, qui est certes un homme à la personnalité très chaleureuse. Je parle de véritables négociations. Sont-elles vraiment en cours? Est-ce que des journalistes ont demandé au si nous sommes en train de négocier, étant donné que nous ne sommes plus qu'à quelques jours de la date de renouvellement de notre plus important accord commercial? Personne ne le sait. Il a dit: « Qui s'en soucie? »
En fait, je pense que les Canadiens s'en soucient.
Accepte-t-il que les droits de douane américains sur l'aluminium, l'acier, les automobiles et le bois d'œuvre soient permanents? Nous n'en savons rien. Nous ignorons quand les négociations débuteront et quand elles se concluront. Nous l'avons entendu tenir des propos pour le moins étonnants et imagés, selon lesquels il souhaite rompre avec notre principal client, dont dépendent 2,3 millions d'emplois au Canada. S'il est prêt à sacrifier ces 2,3 millions d'emplois, comment compte-t-il les remplacer? Comment ces travailleurs paieront-ils leurs factures? Comment remplacerons-nous ces emplois?
Ce sont là des questions auxquelles ne répondent pas les slogans qui parlent de rupture, d'un Canada fort et du besoin de jouer du coude. Même si le prononce de magnifiques discours très intéressants, et qu'on peut l'admirer pour son talent d'orateur, ces discours ne permettent pas de rembourser les prêts hypothécaires ni de nourrir 2,3 millions de personnes.
Le premier ministre semble incapable de se faire une opinion sur les événements. D'un côté, il dit que si le Canada est le seul pays du G7 dont l'économie se contracte, c'est en raison des droits de douane élevés. D'un autre côté, il affirme qu'il n'y a pas lieu de se précipiter pour résoudre le problème, car l'accord est très avantageux. Qu'en est-il vraiment? Il ne peut pas, d'un côté, affirmer qu'il a obtenu un excellent accord sur les droits de douane et, de l'autre, dire que ces droits sont si horribles qu'ils sont la raison pour laquelle nous avons la pire économie du G7. Ça ne peut pas être les deux. Il doit se décider.
Pendant ce temps, ses ministres avancent des excuses manifestement ridicules en mettant en cause les affaires étrangères pour justifier leurs échecs au pays, comme le qui prétend que la guerre en Iran a fait doubler les coûts du logement au cours de la dernière décennie. Je vais vendre la mèche: nous n’importons ni maisons ni terrains de l’Iran. Nous ne l’avons jamais fait. La bulle immobilière s’est gonflée bien avant que cette guerre ne commence, ce qui nous amène tous à nous demander si le libéral et son gouvernement n’utilisent pas simplement ces problèmes étrangers comme excuses pour ses propres échecs sur la scène nationale. Tout allait mal sous son prédécesseur, Justin Trudeau, mais la situation s’est considérablement aggravée depuis qu’il est devenu premier ministre, ce qu'il a accompli en promettant de tout régler.
Nous devons tous nous poser la question suivante: combien de temps le nous servira‑t‑il le différend commercial et d’autres enjeux de politique étrangère comme excuses fourre-tout commodes pour justifier l’inflation, la dette et le chômage qui secouent le pays?
Qu’en est‑il de son plan pour l’automobile ? Le Canada a besoin d’un secteur automobile robuste. Nous avons besoin de ce secteur qui, selon l’Association canadienne des constructeurs de véhicules, fournit 105 000 emplois directs et un total de 600 000 emplois si l’on inclut les emplois indirects. Je parle ici de ces quelque 700 fournisseurs de pièces automobiles, 400 entreprises de véhicules autonomes et intelligents et 500 entreprises d’outillage, de matrices et de moules qui alimentent la chaîne d’approvisionnement.
Depuis que les libéraux sont arrivés au pouvoir, la production automobile au Canada a chuté de moitié. Depuis l'élection du il y a un an, elle a encore baissé de 7,3 %, alors qu'il avait promis de protéger le secteur automobile. Le premier ministre avait promis avant les élections qu'il protégerait le secteur. C'était une autre illusion. Depuis, il a brandi le drapeau blanc. L'automne dernier, il a même envisagé de signer un accord sectoriel qui aurait rendu les droits de douane permanents et aurait étouffé définitivement notre industrie.
Il semble croire qu’il peut opérer une rupture définitive avec le marché américain et compter sur d’autres marchés. C’est une illusion dangereuse. En fait, si l’on examine les chiffres, cela frise l’hallucination. La réalité, c’est que nous vendons environ 95 fois plus de voitures aux États‑Unis qu’au reste du monde réuni. Voilà la réalité. On ne peut pas simplement imaginer de nouveaux marchés pour vendre des voitures qu’on ne fabrique pas dans des endroits qui ne nous en achèteront pas.
La réalité, c'est que cette approche fondée sur des plans imaginaires s'est traduite par des pertes d'emploi bien réelles: 175 licenciements chez Paccar au Québec, 49 chez Magna à London, 3 000 à l'usine Stellantis de Brampton, 300 chez Paccar à Sainte‑Thérèse, au Québec, 118 chez Autoneum à London, 245 chez TFT Global à Oshawa, et 700 à l'usine GM d'Oshawa, sans oublier les lock‑out en cours à l'usine Stellantis de Brampton que j'ai visitée.
Une rupture définitive avec les États‑Unis signerait ni plus ni moins la fin du secteur canadien de l'automobile. Même s'il peut être plus amusant pour certains de scander des slogans comme « jouer du coude », toujours est-il que les emplois dont dépendent les travailleurs de ces usines sont plus importants que les innombrables slogans du . La perte définitive de leur chèque de paie est inacceptable. Aussi, il est irréaliste de croire qu’on pourrait remplacer les trois grands de Detroit par des constructeurs automobiles japonais.
L'ambassadeur du Japon a clairement indiqué que les investissements de Toyota et de Honda au Canada dépendaient d'un accès sans entrave au marché américain; ainsi, même les 75 % de véhicules que nous produisons au Canada par l'intermédiaire des constructeurs asiatiques ne survivraient pas à l'imposition permanente de droits de douane par les États‑Unis. Nous devons absolument retrouver l'accès au marché américain. En substance, la perte de cet accès risquerait de décimer la partie de l'industrie automobile canadienne qui est dirigée par les Japonais, qui représente les trois quarts de notre production. Cela entraînerait une forte contraction à long terme de la production nationale ainsi que des répercussions économiques dans tout l'Ontario. Le secteur automobile canadien doit rester intégré à la chaîne d'approvisionnement nord-américaine.
Nous avons besoin d'un plan pour l'emploi, pas d'un plan anti-emplois. Nous avons besoin d'un Canada qui renforce son secteur automobile afin que nous puissions être forts chez nous et avoir davantage de poids à l'étranger. Nous, les conservateurs, sommes les seuls à proposer ce plan. Après des mois de consultations menées par le président et les deux coprésidents du Conseil économique conservateur, le député de , le député de et le remarquable Rick Perkins, nous avons élaboré un plan qui est soutenu par l'industrie et par les travailleurs.
Le plan des conservateurs rendrait plus abordable l'achat de véhicules canadiens en éliminant la TPS sur toutes les voitures fabriquées au Canada. Nous financerions cette mesure en éliminant la subvention libérale de 2,3 milliards de dollars pour les véhicules électriques fabriqués à l'étranger. Nous éliminerions les taxes sur les véhicules fabriqués au Canada. Les libéraux veulent utiliser l'argent des contribuables pour des véhicules fabriqués à l'étranger. Les gens qui cherchent un emploi dans ce pays savent quel plan fonctionnera.
Nous voulons ramener la production au pays grâce au rendement en mettant en place une règle selon laquelle, pour chaque voiture qu'un fabricant produit au Canada, le même fabricant pourrait vendre au Canada, en franchise de droits, une voiture provenant d'un partenaire de l'ACEUM, selon un partage égal, de la même façon qu'on le faisait dans le cadre du Pacte de l'automobile. C'est important, parce que bien des gens se demanderaient si le président accepterait cela. Ce plan augmenterait la production tant aux États‑Unis qu'au Canada. La production aux États‑Unis augmenterait d'environ 2 millions d'automobiles, ou d'environ 17 %, ce qui permettrait aux États‑Unis de freiner le déclin de sa production, et la production canadienne doublerait, passant à 2 millions de véhicules par année. De cette façon, on construirait autant de véhicules qu'on en vendrait. Ce serait une bien meilleure entente pour nos amis étatsuniens que celle qu'ils ont actuellement, et ce serait une entente nettement plus avantageuse pour le Canada. Étant donné que cette approche respecte l'objectif déclaré des États‑Unis de produire plus de véhicules sur leur territoire, il serait concevable que les États-Unis acceptent une telle entente.
Nous avons élaboré une politique en matière de sécurité et de technologie automobiles qui harmoniserait la réglementation afin d'empêcher les technologies dangereuses provenant de Russie et de Chine de circuler sur nos routes. Nous nous opposerions fermement aux pratiques commerciales déloyales de la Chine et nous alignerions nos politiques sur celles des États‑Unis.
Nous supprimerions également l'obligation relative aux véhicules électriques que le tente de maintenir en place par la voie détournée des normes d'émissions, auxquelles aucun autre véhicule qu'un véhicule électrique ne peut satisfaire. Nous ferions en sorte que les véhicules achetés par les Canadiens et circulant sur nos routes soient fabriqués dans notre pays et abordables pour la population canadienne.
Il s'agit d'un plan détaillé visant à renverser la tendance à la baisse de la production automobile, qui dure depuis dix ans, et qui permettrait à l'Amérique du Nord de redevenir la première puissance mondiale dans ce domaine. Ce plan éliminerait les obstacles et rétablirait un commerce libre de droits de douane avec ce qui est de loin notre principal marché étranger. Il s'agit d'un plan réaliste, qui prend au sérieux le gagne-pain des travailleurs qui dépendent de ce secteur pour leur emploi.
Les slogans éphémères et la satisfaction politique ne nous intéressent pas. Ce qui nous importe, c'est de préserver les emplois de nos concitoyens et la force de notre pays. Notre industrie automobile sera forte, elle produira des véhicules abordables pour les Canadiens, et elle aura du poids à l'étranger.
:
Monsieur le Président, je ne leur en veux pas. C'est la seule citation qu'ils ont utilisée aujourd'hui.
Cela dit, voici une autre citation, celle de la présidente d'Unifor, Lana Payne: « Ce plan risque plutôt de créer des conditions qui freineront les investissements et la croissance au sein de l'industrie canadienne de l'automobile, menaçant ainsi de façon permanente l'avenir des usines de montage de Brampton et d'Ingersoll. » Voilà une autre citation.
Ne nous arrêtons pas là. Il y a en fait de nombreuses citations. Le président du conseil de l'automobile d'Unifor, John D'Agnolo, a déclaré: « Le problème, c'est qu'il est allé de l'avant sans consulter Unifor, et c'était vraiment très contrariant de voir ce qu'il a mis en place en sachant que nous serions dans le pétrin. » Il parle du . Il a ajouté: « Il n'a pas tenu compte des moteurs. En voici un excellent exemple. Il n'a pas tenu compte des importations. Il n'a pas tenu compte des exportations de pièces que nous fabriquons, ce qui est décourageant [...] Il n'a pas pris en compte le fait que le principe du un pour un signifie qu'ils n'auraient pas besoin de fabriquer un produit à Brampton. »
C'est comme si les conservateurs avaient laissé tomber l'industrie automobile de certaines des collectivités importantes de l'Ontario. Je viens de lire trois citations. Si certains conservateurs de l'autre côté souhaitent ardemment me faire part d'une autre citation, ils peuvent venir me la communiquer, mais qu'ils s'assurent bien qu'il s'agit d'une citation différente de celle que le m'a fournie.
Je vais lire une autre citation qui porte sur le plan d'action libéral, soit ce que fait le gouvernement du Canada. Je vais citer un membre du Parti progressiste-conservateur, par opposition au Parti conservateur d'extrême droite qui se trouve de l'autre côté de la Chambre. Il s'agit d'une personnalité assez connue. Je suis sûr qu'il connaît bien l'industrie automobile en Ontario.
Une voix: Doug Ford.
L'hon. Kevin Lamoureux: Le député a raison, monsieur le Président. Il s'agit du premier ministre de l'Ontario, Doug Ford. Que pense-t-il de notre plan? Il a déclaré ceci: « Je suis heureux que le gouvernement fédéral mette fin à ses exigences. C'est une mesure importante qui permettra à notre secteur de l'automobile de soutenir la concurrence et qui permettra de protéger les emplois dans ce secteur. » Il a ajouté ceci: « Les nouveaux investissements fédéraux dans les fabricants d'automobiles et de pièces d'automobiles, la formation professionnelle et les infrastructures de recharge viendront compléter et bonifier les investissements et les mesures de soutien de l'Ontario. » Voilà ce qu'a dit le premier ministre progressiste-conservateur de l'Ontario.
Honte aux députés, en particulier ceux de l'Ontario, qui ne défendent pas les travailleurs de l'industrie automobile, au point de ne pas juger nécessaire que leur propre travaille avec les syndicats et les consulte. Cela aurait dû aller de soi, à mon avis.
Or, ce n'est pas tout. Poursuivons avec d'autres citations. Le président du conseil de l'automobile d'Unifor s'est dit « enchanté » des mesures prises pour le secteur automobile, les qualifiant de « très importantes pour notre collectivité ». Il a ajouté: « C'est important, à mesure que le temps passe et que le marché commence à se redresser, [que] nous donnions le choix aux Canadiens. Il est essentiel de toujours le faire, et [en parlant du gouvernement fédéral] ils l'ont fait avec cette politique. »
Je pourrais aussi citer Clean Energy Canada. Quant à Rob Burton, maire d'Oakville et président d'Ontario Auto Mayors, il a déclaré: « Cette nouvelle stratégie constitue une avancée majeure pour le secteur automobile canadien. Elle prouve que la voix des maires et de notre caucus est prise en compte dans l'élaboration de la politique automobile nationale. » Voilà le type de réactions que suscite le plan présenté par le gouvernement.
Que disent les conservateurs? Aujourd'hui, j'ai posé des questions précises.
L'une des initiatives du gouvernement dans le cadre du plan pour le secteur de l'automobile consiste à accélérer les investissements dans l'industrie automobile canadienne. On parle ici de 3 milliards de dollars. Nous fournissons et protégeons des emplois, tout en reconnaissant que le gouvernement national doit intervenir. Nous pouvons parler de l'uniformisation des règles du jeu. J'ai posé des questions sur le maintien des contre-mesures tarifaires sur les importations d'automobiles en provenance des États‑Unis, lorsque c'est nécessaire. Lorsque j'ai demandé aux députés du Parti conservateur s'ils soutenaient ou non ces deux initiatives, leur réponse a été éloquente: ils ont éludé la question.
Ces deux initiatives vont réellement aider notre industrie dès aujourd'hui, et que font les conservateurs? Ils reculent. C'est la stratégie courante du Parti conservateur d'extrême droite: il faut simplement se tasser du chemin. On les entend souvent le dire dans leurs discours. Ils veulent simplement se tasser du chemin et laisser l'industrie automobile prendre le relais, au lieu d'essayer de protéger ce secteur de notre économie, un secteur pour lequel nous nous efforçons de faire tout ce que nous pouvons.
Fait intéressant, le député d' a déclaré que j'avais dit que nous allions simplement attendre, alors que je venais de faire deux déclarations très claires sur ce que le gouvernement fait concrètement en ce moment et sur les effets concrets de ces actions. Le député a néanmoins affirmé que j'avais tenu ces propos, mais il les a cités hors contexte.
Aujourd'hui, le a parlé de l'ensemble des échanges commerciaux ici, au Canada. Quand il parle de commerce international, on pourrait croire qu'il est jaloux du et qu'il n'appuie pas vraiment ce que fait celui-ci. Les conservateurs pourraient-ils nommer un autre premier ministre qui, en l'espace d'un an, a visité autant de pays pour parler d'échanges commerciaux, améliorer les débouchés commerciaux et accroître les possibilités d'exportation pour les fabricants canadiens? Pourraient-ils nommer un autre premier ministre qui, en moins d'un an, a attiré des milliards de dollars d'investissements futurs pour le Canada? Les conservateurs seraient incapables d'en nommer un seul.
Le a fait des démarches incessantes pour que nous tirions le maximum possible de la diversification de l'activité commerciale, qui est absolument essentielle à l'avenir du Canada, afin de fournir les emplois de demain et de protéger les industries qui sont établies ici. Pourtant, les conservateurs ne semblent pas démordre de l'idée qu'ils élimineront les droits de douane entre le Canada et les États‑Unis. Croient-ils vraiment connaître Donald Trump au point qu'il leur suffirait de se présenter à la table et de lui serrer la main en lui disant qu'ils ne veulent pas le moindre droit de douane, alors même que le président en impose partout dans le monde? Dans quel monde de Câlinours les conservateurs vivent-ils pour croire sincèrement que les choses se passeraient ainsi, sans que nous n'ayons rien à faire d'autre que d'attendre que le président des États‑Unis change d'idée en levant les droits de douane et que nous revenions aux années 1960?
C'est Lester Pearson qui avait proposé le Pacte de l'automobile, dans les années 1960. Voilà un premier ministre qui a fait ce qu'il fallait, au bon moment, afin de protéger l'industrie canadienne. À l'époque, il y avait American Motors, Chrysler, GM et Ford. C'est tout. Ils étaient les seuls. L'objectif consistait à intégrer l'industrie le plus étroitement possible, et c'est ce que le Pacte de l'automobile a permis de faire. Il a ainsi rempli sa mission. Cependant, American Motors et Chrysler n'existent plus aujourd'hui. C'est maintenant Stellantis.
Je connais très bien le secteur automobile. Mon père y a travaillé pendant 40 ans. Nous avons eu des concessionnaires, y compris, je l'avoue, un concessionnaire American Motors. Je connais très bien l'industrie. Je sais à quel point les emplois qu'elle représente sont importants.
Une voix: Oh, oh!
L'hon. Kevin Lamoureux: Monsieur le Président, le député dit que nous devrions cesser de faire disparaître des emplois. Mes collègues savent-ils que la pire année que nous ayons connue en matière de pertes d'emplois dans le secteur manufacturier, c'était sous Stephen Harper? Le du Parti conservateur siégeait dans ce caucus. C'étaient les pires pertes que nous ayons jamais subies dans le secteur manufacturier, alors lorsque les conservateurs se mettent à parler de pertes d'emplois, ils devraient vérifier quel rôle leur chef a joué au sein du caucus pendant les années du gouvernement Harper.
Quoi qu'il en soit, restons tournés vers l'avenir, au lieu de regarder en arrière avec le Pacte de l'automobile de 1965, parce que c'est important. Que les députés pensent à Oshawa, à Brampton, à Oakville, à Cambridge, à Woodstock, à Ingersoll, à Windsor, à Alliston et à St. Thomas: voilà des collectivités de l'Ontario qui veulent un gouvernement qui prendra les choses en main dans ce dossier.
Heureusement que, tout comme nous avions Lester Pearson dans les années 1960, nous avons aujourd'hui un qui comprend l'économie et ses rouages. Il est bien placé pour négocier un accord commercial avec le président des États‑Unis. Il est le premier ministre dont le Canada a besoin en ce moment pour que notre industrie arrive non seulement à survivre, mais aussi à prospérer durablement. À mon avis, c'est ce que montrent les mesures que nous avons prises, qu'il s'agisse de chercher des débouchés commerciaux en Corée du Sud, au Japon, en Chine ou dans d'autres pays alliés en Europe. Il faudra sans doute déployer des efforts considérables à l'avenir pour entretenir ces relations, pour resserrer nos liens et pour convaincre certaines entreprises manufacturières de s'implanter au Canada.
Personne ne prétend que ce sera facile, mais contrairement aux conservateurs, le gouvernement n'abandonne pas les travailleurs à leur sort et il ne renonce pas à présenter un plan. Je peux affirmer aux députés qu'après avoir écouté les discours de la grande majorité du caucus conservateur — plus de 90 % —, on serait porté à croire qu'ils ne veulent pas d'une industrie des véhicules électriques. Telle est la réalité. Peu importe ce que fait le gouvernement afin de promouvoir l'achat de véhicules électriques, par exemple, ils le critiquent constamment. Que l'on me montre ne serait-ce qu'un seul député conservateur qui osera admettre que, oui, c'est une bonne chose d'encourager les Canadiens à acheter un véhicule électrique grâce à une subvention.
J'ai des nouvelles pour les députés: le gouvernement fédéral n'est pas le seul à avoir accordé des subventions pour les véhicules électriques. Le Québec est l'une des provinces qui ont montré la voie. Le Québec a ouvert des possibilités aux consommateurs en leur offrant des incitatifs pour l'achat de véhicules électriques. Le Québec n'est pas la seule province à l'avoir fait. Mes collègues peuvent effectuer des recherches sur Google ou tout autre moteur de recherche et ils verront qu'en effet, différents partis politiques et différents ordres de gouvernement ont mis en place des incitatifs pour encourager les gens à acheter des véhicules électriques.
Les États‑Unis produisent beaucoup de véhicules électriques, mais le Canada ne peut pas produire tous les modèles de voitures au monde. Ce n'est pas possible.
Même si j'aimerais énormément que quelque chose de ce genre se produise, je pense qu'on doit reconnaître que l'industrie automobile du Canada, celle qu'on a actuellement, a un potentiel fantastique et un potentiel de croissance. Si quelqu'un en veut un bon exemple, prenons la Charger. C'est un véhicule électrique. Essayez-vous maintenant de minimiser cette réussite? Essayez-vous de minimiser l'importance de l'usine de Chrysler, de Stellantis, en…
:
Monsieur le Président, comme toujours, c'est un immense honneur d'être ici à la Chambre pour servir les formidables habitants d'Essex, et, à vrai dire, la région et le pays tout entier. J'ai quelques brèves observations à faire avant d'aborder le sujet, qui est très important.
Je veux remercier les gens qui ont organisé le Petit déjeuner-prière national aujourd'hui. Dans mes discours, je remercie toujours mon Seigneur et Sauveur, Jésus-Christ. Ce matin, tous ceux qui étaient présents au petit-déjeuner lui ont rendu ensemble toute la grâce et toute la gloire qui lui reviennent.
Je veux souhaiter un joyeux anniversaire à ma fille, Faith. C'est pour très bientôt, mais comme nous ne serons pas là la semaine prochaine, il est important que je te souhaite un joyeux anniversaire, mon cœur. Elle est la petite fille de papa qui n'est plus si petite que ça.
Je suis de tout cœur avec les familles des deux pilotes, leurs collègues chez Air Canada et toutes les victimes. Il est étrange que ce soient précisément ceux qui nous transportent si souvent à Ottawa pour accomplir nos fonctions au service de la population qui aient été blessés. Je suis aussi de tout cœur avec les pompiers.
Pour terminer, je veux simplement saluer les élèves qui ont participé à la visite virtuelle de la Chambre des communes. Merci beaucoup d'avoir pris part à cette visite virtuelle.
Ce n'est pas pour rien que nos véhicules ont un grand pare-brise et un petit rétroviseur. Le petit rétroviseur nous permet de ne jamais oublier d'où nous venons. Il est essentiel de savoir d'où nous venons. Le grand pare-brise à l'avant est plus qu'une vitre qu'on doit nettoyer quand il y a trop d'insectes écrasés. Il nous aide à voir où nous allons, tout comme le plan. Lorsque les gens prennent la route, ils ont un plan, qu'il s'agisse d'aller à la patinoire de hockey, à l'épicerie ou même à des célébrations de Pâques.
Je suis très reconnaissant de pouvoir prendre la parole dans cette enceinte aujourd'hui. Je ne vais pas crier, hurler ou m'emporter à ce sujet, car c'est un moment plutôt sombre. Quand je pense aux travailleurs de l'usine d'assemblage de Stellantis, à Windsor, je pense aussi aux outilleurs-ajusteurs, aux moulistes, aux entreprises des secteurs secondaire et tertiaire, et à tous ceux qui ne méritent rien de moins qu'un soutien complet et un plan pour pouvoir mettre du pain sur la table.
Je ne veux pas parler uniquement des travailleurs. Je veux aussi parler des entreprises qui ont déployé d'énormes efforts, investi beaucoup d'argent et pris de grands risques pour que ces travailleurs puissent nourrir leur famille. C'est pourquoi je suis très fier d'être ici pour représenter les habitants d'Essex et pour parler de la motion de l'opposition des conservateurs qui vise à instaurer un pacte de l'automobile libre de droits de douane.
Je partagerai mon temps de parole, pour ce qu'il en reste, avec l'excellente députée de .
J'ai eu la chance d'être en compagnie du vendredi dernier. Nous avons commencé notre journée à Windsor avec une annonce, puis nous avons franchi la frontière en empruntant le poste frontalier le plus achalandé en Amérique du Nord. Les pièces d'un même véhicule traversent cette frontière de six à sept fois avant que le véhicule ne soit complètement assemblé.
Après avoir franchi la frontière, nous nous sommes d'abord arrêtés au siège de General Motors à Detroit. Nous y avons eu des discussions très approfondies. Les cadres nous ont dit, en substance, qu'ils adoraient notre plan, que celui-ci visait dans le mille et qu'ils étaient catégoriquement contre les droits de douane. Cela venait de hauts dirigeants de General Motors, en plein centre-ville de Detroit, là où se trouvent les trois géants de l'automobile. C'est ce qu'ils nous ont dit.
Nous nous sommes ensuite rendus un peu en dehors de Detroit, à Dearborn, dans le Michigan, dans les tout nouveaux et reluisants locaux de Ford, dont les représentants nous ont en substance transmis exactement le même message: ils aiment notre plan et ils en ont besoin. Ils vont investir au Canada et espèrent que notre plan les aidera à investir encore davantage au pays. Ce fut vraiment un honneur de les rencontrer.
Je suis coprésident du caucus de l'automobile du Parti conservateur depuis environ six ans maintenant. J'ai eu de nombreuses occasions, par le passé et encore cette année, de me rendre au salon de l'automobile de Toronto, qui est formidable, soit dit en passant. J'ai rencontré de nombreux dirigeants du secteur pour leur présenter les grandes lignes de notre plan et nos réflexions, afin de recueillir leurs commentaires et de mieux comprendre les besoins de l'industrie et ce que nous pouvons faire ensemble pour que le secteur automobile canadien retrouve toute sa vigueur d'antan, afin que nous ne tombions pas à 1,2 million de véhicules construits au Canada, par rapport aux 2 millions que nous construisions auparavant. Il faut doubler ce chiffre.
J'ai noué des liens très solides au cours de ces six dernières années. J'irai même jusqu'à dire — et je prends les devants avant que la question ne soit posée — que j'ai également passé beaucoup de temps à discuter avec les représentants syndicaux, notamment avec ceux d'Unifor. D'ailleurs, je les ai reçus dans mon bureau cet après-midi même.
Je veux parler de certaines de ces personnes.
Brian Kingston est devenu un bon ami, et je l'admire également pour tout le travail qu'il fait. Il est président de l'Association canadienne des constructeurs de véhicules. Il a déclaré: « L'intégration nord-américaine est le pilier de l'industrie automobile canadienne depuis plus de 60 ans. La diversification n'est pas une option. » M. Kingston ajoute: « Les mesures décrites dans le plan des conservateurs [...] tiennent compte de cette réalité et visent à rendre la construction automobile au Canada plus attrayante. »
De plus, M. Jeff Gray, de la section locale 222 d'Unifor, a déclaré ceci: « Enfin, un plan plein de bon sens pour protéger le gagne-pain de milliers de travailleurs du secteur automobile en Ontario. Un plan qui rétablit les niveaux de production antérieurs et assure un avenir à long terme. »
Ce ne sont pas mes paroles. Ce sont des déclarations de représentants de l'industrie et du milieu syndical.
J'ai mentionné les fabricants de deuxième et de troisième niveaux, et je tiens à dire qu'ils constituent véritablement la colonne vertébrale des usines d'assemblage. Sans eux, pour être franc, rien ne serait assemblé. J'ai visité de nombreux ateliers de moulage et d'outillage dans toute la région de Windsor-Essex; chacun a sa propre histoire et chacun a son atout majeur à faire valoir.
De même, je me suis rendu au Mexique il y a environ six semaines dans le cadre d’une mission commerciale avec d’autres députés des deux côtés de la Chambre. Nous avons eu l'occasion de rencontrer les sénateurs mexicains. Lors d’une réunion privée, j’ai demandé ce que nous pouvions faire pour les soutenir, mais aussi comment ils pouvaient nous soutenir. Un sénateur a fait remarquer qu’il était curieux que nous ayons ce dont ils ont besoin et qu’ils aient ce dont nous avons besoin. J’ai répondu que ce qui était vraiment curieux, c’est que lorsque je prends l’avion de Windsor à Ottawa, il y a un avion mexicain sur le tarmac qui contient des pièces provenant du Mexique. Je veux dire par là que l’intégration est tellement poussée que nous devons tous travailler ensemble.
Je sais que mon temps de parole tire à sa fin. Je pourrais parler de ce sujet pendant des heures mais, de toute évidence, je n'en ai pas le temps.
Nous avons un plan pour rendre l'achat de produits canadiens plus abordable en supprimant la TPS sur tous les véhicules fabriqués au Canada, pour relancer la production nationale en mettant en place une règle selon laquelle, pour chaque voiture produite au Canada, le même constructeur puisse vendre une voiture au Canada en franchise de droits, pour protéger les chaînes d’approvisionnement nord-américaines en maintenant le contenu nord-américain minimum de 75 % et les règles d’origine existantes de l’Accord États‑Unis—Mexique—Canada, ainsi que pour améliorer la sécurité et les technologies automobiles en établissant une norme de la cybersécurité et des données harmonisée pour toute l’Amérique du Nord.
C'est un honneur de parler au nom des vaillants travailleurs d'Essex et de Windsor, et je terminerai en disant ceci: je suis ici aujourd'hui pour dire « non » à toute nouvelle suppression d'emplois, à toute promesse en l'air et à tout sacrifice imposé aux travailleurs de l'industrie automobile canadienne. C'est pourquoi je soutiens le plan des conservateurs visant la conclusion d'un pacte de l'automobile libre de droits de douane. Les travailleurs de l'industrie automobile d'Essex‑Windsor comptent parmi les meilleurs au monde, et il convient de protéger leurs emplois.