(i) les cas d’extorsion au Canada ont augmenté de 330 % depuis que les libéraux ont pris le pouvoir,
(ii) les libéraux ont voté contre les motions des conservateurs visant à éliminer les échappatoires pour les faux réfugiés qui demandent l’asile,
(iii) les libéraux ont voté contre les peines plus sévères contre les extorqueurs que les conservateurs ont proposées dans le projet de loi C-381, Loi modifiant le Code criminel (extorsion),
(iv) les libéraux n’ont pas abrogé les projets de loi C-5, Loi modifiant le Code criminel et la Loi réglementant certaines drogues et autres substances, et C-75, Loi modifiant le Code criminel, la Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents et d'autres lois et apportant des modifications corrélatives à certaines lois, pour fermer les portes tournantes de l’appareil judiciaire,
la Chambre demande au gouvernement :
a) d’interdire les demandes d’asile provenant de non-citoyens qui ont été reconnus coupables de crimes graves;
b) d’interdire les demandes d’asile provenant de non-citoyens qui font l’objet de procédures judiciaires liées à des crimes graves;
c) de mettre fin à la politique de clémence à l’égard des non-citoyens reconnus coupables de crimes graves qui cherchent à éviter l’expulsion;
d) d’abroger les projets de loi C-5 et C-75 afin de maintenir les extorqueurs récidivistes en prison.
— Monsieur le Président, je partagerai mon temps de parole avec le député de .
La valeur de la citoyenneté canadienne repose sur le maintien d'une société fortement axée sur la confiance et où chacun, à l'intérieur de nos frontières, respecte les institutions garantes de notre pluralisme pacifique, ce qui inclut notamment et au minimum la primauté du droit. Selon la loi, une personne accueillie au Canada sans être citoyenne doit être expulsée si elle commet des crimes graves. Or, de nos jours, la situation est bien souvent tout autre. Bien que des millions de non‑citoyens se conforment aux lois lorsqu'ils séjournent au Canada, ils sont maintenant nombreux à ne pas les respecter, et leur nombre augmente rapidement.
Cette tendance terriblement destructrice est le résultat direct d'une décennie de politiques libérales qui ont ouvert des brèches dans le système. Celles-ci ont permis à des criminels dangereux d'être remis en liberté sous caution pratiquement sur-le-champ, d'écoper de peines clémentes et même de demander le statut de réfugié afin d'éviter l'expulsion. Bref, à cause du gouvernement libéral, il y a maintenant beaucoup moins de facteurs qui dissuadent les non-citoyens de rallier un gang, de s'adonner au trafic de drogue et de commettre des crimes violents.
Je sais que cette affirmation en scandalisera certains qui affirmeront qu'on ne doit pas dire ce genre de choses, mais pour protéger le pluralisme canadien, il faut regarder cette vérité en face et agir en conséquence. Les statistiques, tout comme les expériences vécues par de nombreuses familles respectueuses des lois de Surrey, de Brampton, d'Edmonton et d'ailleurs, confirment toutes que ce que je viens de dire est la vérité, aussi déplorable et scandaleuse soit-elle.
Les stratagèmes d'extorsion avec violence qui ont plongé des quartiers paisibles dans la peur ne sont qu'un exemple flagrant parmi d'autres. Depuis que les libéraux ont pris le pouvoir en 2015, les cas d'extorsion ont grimpé de 330 %. Rien qu'en Colombie‑Britannique, les cas d'extorsion ont explosé de près de 500 % depuis 2015. Dans tout le Canada, le nombre de personnes accusées d'extorsion est passé de 680 en 2015 à 1 258 en 2024, soit une augmentation de 85 %, alors que le taux par 100 000 habitants est passé de 8,56 à 31,82, soit une hausse de 272 %.
Cela fait beaucoup de statistiques. Ce sont beaucoup de chiffres, mais ces chiffres représentent des personnes en chair et en os, des êtres humains dont la vie et la collectivité ont été brisées; des propriétaires de petites entreprises qui reçoivent des menaces grossières exigeant de l'argent en échange d'une protection et dont la boutique finit par être la cible de tirs; des maisons criblées de balles; et des incendies criminels qui détruisent le gagne-pain et la tranquillité des gens.
On pourrait penser que le gouvernement libéral, après avoir constaté tous ces cas et la hausse fulgurante du climat de peur un peu partout au Canada, ferait quelque chose pour y remédier, n'est-ce pas? Eh bien, non. Quelles ont été les conséquences d'une dizaine d'années de politiques laxistes en matière de criminalité et du rejet systématique teinté de partisanerie des propositions constructives des conservateurs pour mettre fin à la vague de violence? Cette situation a encouragé les gangs, dont beaucoup ont des liens transnationaux, à s'attaquer aux communautés les plus vulnérables de notre pays, dont beaucoup sont composées de nouveaux arrivants et d'immigrants.
Je vais citer un article très récent de Global News, qui rapporte quelque chose de plus grave encore:
Le plan du Canada visant à expulser les responsables de l'épidémie d'extorsion en Colombie‑Britannique a heurté un mur lorsque plus d'une dizaine de suspects menacés d'expulsion ont demandé le statut de réfugié.
Le groupe de travail sur l'extorsion de la Colombie‑Britannique a identifié les ressortissants étrangers, mais une fois que l'Agence des services frontaliers du Canada a commencé à enquêter sur eux, ils ont prétendu être des réfugiés.
Par conséquent, l'expulsion des 14 suspects est suspendue jusqu'à ce que la Commission de l'immigration et du statut de réfugié détermine la légitimité de leurs demandes.
Voilà où nous en sommes aujourd'hui. David Eby, le chef du Nouveau Parti démocratique de la Colombie‑Britannique, non pas un conservateur, mais un néo-démocrate, a qualifié de « ridicule » cet abus flagrant du système d'octroi de l'asile au Canada, et il a raison. Il a demandé au Parlement de faire quelque chose pour changer les lois. Je dis au premier ministre Eby que les conservateurs ont entendu son appel.
Nous sommes ici aujourd'hui pour demander au gouvernement libéral et à tous les députés de la Chambre d'interdire les demandes d’asile provenant de non-citoyens qui ont été reconnus coupables de crimes graves, ce qui me semble aller de soi; d’interdire les demandes d’asile provenant de non-citoyens qui font l’objet de procédures judiciaires liées à des crimes graves, ce qui va également de soi; de mettre fin à la politique de clémence à l’égard des non-citoyens reconnus coupables de crimes graves qui cherchent à éviter l’expulsion et à se soustraire à l'esprit de la Loi sur l'immigration et la protection des réfugiés; et d’abroger les dispositions des projets de loi et afin de maintenir en prison les récidivistes qui commettent des crimes graves, de manière à ce qu'ils ne soient pas immédiatement remis en liberté en toute impunité, ce qui ne fait que les motiver à recommencer sans arrêt.
Je souligne aussi que les conservateurs ont déjà essayé d'amener les libéraux à interdire aux non‑citoyens reconnus coupables de crimes graves de demander l'asile en présentant un amendement au projet de loi , qui est actuellement à l'étude à l'autre endroit, mais les députés libéraux ont rejeté l'amendement, ce qui est complètement absurde. Je sais que les libéraux vont probablement se lever aujourd'hui pour marteler que tout va bien et qu'il existe déjà des lois qui régissent ces cas, mais ce n'est pas la réalité. Voici les faits.
L'arriéré massif de près de 300 000 demandes d'asile qui s'est accumulé durant le mandat libéral — l'équivalent de toute la population de Burnaby — signifie que des non‑citoyens peuvent présenter des demandes d'asile qui prendront des années avant d'être traitées. Cela comprend les demandes faites par des non‑citoyens qui sont activement poursuivis pour des crimes graves. Or, selon le projet de loi , qui est actuellement à l'autre endroit, en théorie, seuls les non‑citoyens qui se trouvent au Canada depuis plus d'un an se verraient interdire de présenter des demandes d'asile. Le projet de loi n'empêcherait aucunement un non‑citoyen d'entrer au Canada, de commettre un crime grave au cours de sa première année passée ici, puis de demander l'asile. Ce serait notamment le cas pour les non‑citoyens ayant des liens avec des gangs transnationaux, et nous savons qu'il y a de graves lacunes dans le processus de vérification à l'heure actuelle. Voilà pourquoi les conservateurs ont proposé leur amendement. Les libéraux auraient dû l'accepter, mais ils ne l'ont pas fait. C'est complètement insensé. Voilà ce qui attise cette crise.
Il y a aussi le grave problème des juges qui imposent régulièrement des peines clémentes à des non-citoyens reconnus coupables de crimes graves afin de leur éviter de se faire expulser, ce qui est pourtant une conséquence prévue par la Loi sur l'immigration et la protection des réfugiés. J'ai un projet de loi tout simple, qui ne fait qu'une seule ligne, pour modifier le Code criminel de manière à mettre fin à cette pratique. Les libéraux pourraient l'adopter dès aujourd'hui. Or, quand j'ai présenté mon projet de loi à la Chambre, les libéraux étaient tellement déconnectés que, pendant le débat, le a prétendu à tort que les juges ne faisaient pas preuve d'une clémence particulière dans les affaires d'agression sexuelle, par exemple. Il a remis en doute le fait que quiconque puisse vraiment croire qu'un violeur bénéficierait d'un traitement préférentiel parce que cela le mettrait à risque d'expulsion.
Comme ses collègues libéraux, il a laissé entendre que ces scénarios étaient absurdes. Le lendemain même, lorsque j'ai pris la parole à la Chambre, j'ai parlé d'un cas à Barrie — et j'aurais pu donner plein d'autres exemples — où un non-citoyen a plaidé coupable d'avoir violé une jeune fille de 13 ans et de l'avoir mise enceinte deux fois, mais où il a obtenu un ajournement expressément pour évaluer l'incidence de son plaidoyer de culpabilité et de sa peine sur son statut d'immigrant. C'est absolument révoltant. C'est une atteinte à notre système démocratique, à la primauté du droit et à nos lois sur l'immigration. C'est révoltant. Les libéraux gardent encore et toujours le silence. Le premier ministre Eby a raison de dire que cela doit changer.
Non seulement les libéraux ont aggravé la situation et l'ont laissée se détériorer, mais ils gardent le silence aujourd'hui et ne font rien. Voilà pourquoi les Canadiens adoptent un ton plus critique à l'égard de l'immigration. C'est pour cela. C'est le sujet tabou dont personne ne veut parler, mais c'est la vérité. Cette situation est en train de détruire notre pluralisme. Elle rend la vie plus difficile tant pour les Canadiens que pour les nouveaux arrivants, et il faut que ça cesse. Voilà pourquoi nous présentons cette motion à la Chambre des communes aujourd'hui. Cette situation est réelle, et il faut que les choses changent, car c'est en train de détruire nos collectivités.
Tantôt, mes collègues parleront des conséquences du refus des libéraux d'abroger les dispositions des projets de loi et . Ce sont des projets de loi qui ont transformé le système de justice en un système de capture et de remise en liberté, qui ont réduit les peines pour les crimes graves et qui incitent les criminels au Canada à commettre des crimes graves, puisqu'ils savent qu'ils vont s'en tirer à bon compte. L'élimination des mesures dissuasives a fait comprendre aux criminels que les répercussions seront minimes, ce qui a contribué à une flambée de crimes violents, d'infractions liées aux armes à feu et d'agressions sexuelles dans tout le pays.
Je pensais qu'à la Chambre, nous allions prendre au sérieux les agressions sexuelles, mais non, ce projet de loi demeure. Il n'y a aucune mesure dissuasive à cet égard, et les libéraux ne bougeront pas. Chaque fois que j'entends quelqu'un parler d'agression sexuelle, il n'y a rien qui est fait. Je parie qu'en ce moment même, quelque part à Surrey, à Brampton, à Edmonton ou à Calgary, quelqu'un reçoit des menaces d'extorsion. Quelqu'un est dépouillé de toutes ses économies. Pourtant, il y en a un qui va bénéficier rapidement d'une mise en liberté sous caution ou qui pourra présenter une demande d'asile...
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Madame la Présidente, je suis heureux de prendre la parole aujourd'hui au sujet de la motion que nous avons présentée à la Chambre.
J'ai eu le privilège de me rendre au Rwanda à plusieurs reprises. C'est un pays magnifique. Quand je dis que je vais au Rwanda ou que je suis allé là-bas, les gens me regardent avec étonnement, car ils se font une image d'un pays qui a été ébranlé par un génocide il y a 32 ans, ce qui est vrai. C'était tragique, mais le pays a été reconstruit. C'est un pays magnifique, avec des collines et un climat tropical. Les fruits sont extraordinaires, tout comme les gens. C'est maintenant un pays très sécuritaire et bien développé. Il y a des routes et des bâtiments. Ils ont un magnifique centre de soccer et un centre de basketball. C'est un endroit extraordinaire. L'année dernière, les Championnats du monde de cyclisme sur route UCI ont eu lieu là-bas, une première dans un pays africain.
Quand je décris aux Rwandais ce qui se passe au Canada, ils n'en croient pas leurs oreilles. Ces conversations sont très intéressantes. Je leur parle de l'itinérance et des sans-abri qui hantent toutes les grandes villes, des villages de tentes, des gens qui font de petits feux de camp pour cuisiner dans nos villes au Canada. Quand je décris cela aux gens du Rwanda, ils ne me croient pas. Je leur parle de la consommation de drogues que nous observons dans nos villes, de la consommation de fentanyl, des toxicomanes qui meurent littéralement dans la rue et de ce que le gouvernement fait pour encourager cela en fournissant des accessoires pour faciliter la consommation de drogues et, dans certains cas, en donnant des drogues dures aux toxicomanes. Ils n'en reviennent pas. On ne voit certainement pas cela dans les rues de Kigali, au Rwanda.
En conséquence, évidemment, les taux de criminalité au Canada ont augmenté depuis 2015. Les crimes violents ont augmenté de 55 %, les crimes commis avec une arme à feu, de 130 %, l'extorsion, de 330 % partout au pays, les agressions sexuelles, de 76 %, et les homicides, de 29 %. C'est le résultat de certains des changements que le gouvernement libéral a apportés. Il est difficile d'imaginer cela quand on vit dans un pays comme le Rwanda. Nous avons tendance à croire que le Rwanda fait lui aussi face à ces problèmes, mais, en réalité, ces problèmes se manifestent chez nous et non là‑bas.
Ensuite, je dis aux Rwandais que nos policiers se sentent de plus en plus impuissants. Tous ceux d'entre nous qui ont discuté avec des policiers savent que ces agents avaient choisi cette carrière pour attraper des délinquants et les mettre en prison. Ils sont de plus en plus frustrés de ne pas pouvoir le faire parce que les tribunaux relâchent ces délinquants. Les policiers sont tellement frustrés qu'ils ne prennent même plus la peine d'arrêter les gens qui ont commis certains crimes, car cela n'en vaut même pas la peine.
Que s'est‑il passé? Cette situation est attribuable en partie au projet de loi , qui a supprimé les peines minimales obligatoires. Il a donné aux juges la liberté d'imposer des peines moins sévères. Les juges l'ont appliquée dans tous les cas et pas uniquement pour des infractions mineures. Ils l'ont appliquée à des crimes graves, comme le trafic d'armes à feu, le vol qualifié avec une arme à feu et le trafic de drogue. Ces infractions n'entraînent plus de peines minimales obligatoires, et les juges sont libres de prononcer la peine clémente de leur choix.
Le projet de loi élargit considérablement la mise en liberté sous caution. Il ne se contente pas de permettre aux juges d'envisager la peine la plus clémente à imposer aux criminels, il les oblige à le faire. Ce projet de loi présente ce qu'on appelle le « principe de retenue », qui permet aux policiers et aux tribunaux de remettre les détenus en liberté dès qu'ils en voient l'occasion, car la liberté est préférable à la détention. Il force notre système de justice pénale à libérer les criminels le plus rapidement possible. C'est ainsi que nous en sommes arrivés à la situation de la mise en liberté sous caution répétée, où les criminels arrêtés sont tout de suite renvoyés chez eux.
Ces mesures prises par le gouvernement ont entraîné une augmentation des taux de criminalité et des peines légères dans notre pays. Les criminels ne subissent plus les conséquences de leurs actes. Nous avons complètement perdu le contrôle de la criminalité dans notre pays. Les Rwandais sont stupéfaits de m'entendre dire cela. Ce n'est pas l'opinion qu'ils se faisaient du Canada, mais c'est le Canada réel dans lequel nous vivons.
Parlons maintenant de l'immigration. N'oublions pas qu'une personne qui n'est pas citoyenne canadienne et qui se présente à nos frontières n'a pas le droit de devenir Canadienne. Il revient aux Canadiens de décider qui peut devenir Canadien. Il revient aux Canadiens de déterminer qui devrait avoir le droit d'entrer dans notre pays et combien de personnes nous allons accepter. Ces décisions relèvent de nous et de personne d'autre.
Pendant de nombreuses années, le Canada a maintenu un consensus en matière d'immigration. Si une personne n'est pas autochtone, il y a de fortes chances qu'elle ait des ancêtres immigrants. Mes grands-parents sont arrivés ici il y a 100 ans, alors je suis le fruit de l'immigration dans ce pays, comme la plupart d'entre nous ici, qui ne sommes pas autochtones. Les Canadiens acceptaient ces faits avec aise. Le système sélectionnait les personnes les plus brillantes et les plus compétentes, car leur présence profitait le plus au Canada. Un économiste vous dira que nous devrions sélectionner les personnes qui ont le potentiel de gagner des revenus supérieurs à la moyenne afin de faire progresser notre nation.
Ce système a bien fonctionné, mais nous nous sommes également laissé une marge de manœuvre pour aider les personnes dans le besoin. Nous reconnaissons tous qu'il y a des réfugiés qui viennent dans notre pays et que nous devons également les aider. Ce système fonctionnait, et les immigrants seraient les premiers à le dire.
Puis, les libéraux ont complètement perdu le contrôle. Ils ont laissé entrer beaucoup trop de personnes, et nous voyons les répercussions de cette situation sur le logement, les emplois et les soins de santé. Il est coûteux d'essayer d'acheter une maison. Il est coûteux d'essayer de payer un loyer. Les emplois sont difficiles à trouver. Notre taux de chômage chez les jeunes est très élevé.
Cela a submergé notre système. Les gens l'oublient parfois, mais nous avons dans notre pays un système conçu pour traiter des dizaines de milliers de demandes d'immigration par an. Il doit désormais en traiter des millions par an et il ne peut pas faire face à un tel volume. Les contrôles de sécurité, par exemple, sont malheureusement insuffisants et en retard. Par conséquent, un criminel peut s'introduire dans notre pays sans que nous nous en rendions compte. C'est triste à dire, mais c'est la réalité. Nous le constatons tous les jours.
Nous avons également des personnes à faible revenu qui entrent dans le pays, ce qui fait baisser les salaires. Cela donne aux employeurs la possibilité d'embaucher des travailleurs étrangers temporaires à qui ils peuvent verser de faibles salaires, de sorte que les Canadiens n'ont pas d'emploi. C'est pourquoi le taux de chômage est si élevé chez les jeunes dans le pays. Ces mêmes jeunes sont confrontés à des loyers élevés alors qu'ils n'ont pas d'emploi. Ils ne trouvent pas de logement.
Parallèlement, comme je l'ai dit, nous laissons entrer des criminels, car nous ne pouvons pas vraiment les contrôler correctement. Nous avons, par exemple, des membres iraniens du Corps des Gardiens de la révolution islamique ici au Canada, qui ont pu venir ici, blanchir leur argent et mener une vie plutôt agréable, ce qu'ils ne devraient pas pouvoir faire. Nous avons des escrocs qui profitent du système d'immigration.
Rappelons-nous que les immigrants ne sont pas les criminels ici. Ce ne sont pas les immigrants qui posent problème. Seule une très petite fraction de personnes pose problème, mais, lorsqu'on a un système dont on peut profiter, des événements regrettables se produisent.
Cela m'amène à la juxtaposition nocive d'un système pénal incontrôlé et d'un système d'immigration incontrôlé. C'est là où nous en sommes. Nous parlons beaucoup d'immigration, et certains de mes concitoyens n'ont pas nécessairement d'expérience en la matière, alors je voudrais lire ceci, car c'est choquant. Voici un exemple de lettre de chantage. Elle dit:
ATTENTION... nous sommes... des membres de gangs, nous voulons notre part de vos revenus comme paiement de protection. comme vous l'avez vu aux nouvelles en novembre... deux maisons ont reçu des tirs... parce que nous leur avons demandé [un peu] d'argent, ils... ont refusé... Nous voulons... obtenir cette somme de vous pacifiquement si vous... faites... des affaires ici à abbotsford...
Cet exemple vient d'Abbotsford.
... vous n'avez pas d'autre moyen... assurez-vous de ne pas contacter... POLICE...
Nous ne demandons que 2 millions... en liquide... ou nous pourrions nous tourner vers... l'INDE nous avons des liens partout, ne nous ignorez pas, cela vous causerait beaucoup de mal. nous vous contacterons le mois prochain, nous vous avons donné 1 mois pour décider....
Voilà un exemple de lettre d'extorsion que les gens reçoivent, et il n'y en a pas qu'une seule. Il y a eu 36 incidents de ce type à Surrey au cours du seul mois de janvier. Le 19 janvier, une entreprise a reçu un message de ce type, et ses locaux ont été la cible de tirs pendant la nuit. Les gens ne signalent même pas nécessairement ce genre d'incidents. Toujours à Surrey, 15 personnes soupçonnées de ce genre de crime ont été arrêtées par la police, puis elles ont immédiatement demandé l'asile.
C'est un problème dans notre système. Le système d'octroi de l'asile est défaillant. À l'heure actuelle, 300 000 personnes sont en attente d'une audience. C'est l'équivalent de la population de Saskatoon. L'équivalent de toute la population de Saskatoon attend le traitement de leur demande depuis près de quatre ans. Comme notre système n'est pas en mesure de traiter leur demande, 100 000 de ces personnes attendent simplement une habilitation de sécurité.
C'est pourquoi le premier ministre néo-démocrate de la Colombie‑Britannique, David Eby, a dit que la situation est « absurde ». Il a dit que les choses doivent changer, qu'il faut faire les choses autrement. Nous avons proposé des changements à cet égard. Ma collègue de a proposé d'inclure de tels changements dans le projet de loi afin que les personnes qui ont été reconnues coupables d'un crime ne puissent pas présenter de demande d'asile. Le premier ministre Eby veut même aller plus loin en interdisant aux gens de demander l'asile s'ils sont en procès pour un crime grave. Nous pensons que c'est une bonne idée. Nous voulons travailler de concert avec la Chambre pour apporter ce genre de changement.
N'oublions pas que le projet de loi a éliminé les peines minimales obligatoires pour l'extorsion avec une arme de poing. Il y a aussi la disposition qui permet aux juges de réduire les peines. Les exemples sont nombreux. Cela arrive tout le temps. Il faut régler ce problème en défaisant les projets de loi et afin qu'il y ait de véritables conséquences. Le député d' a présenté le projet de loi , la loi favorisant la détention au lieu de la liberté sous caution.
Il faut corriger le projet de loi , comme je viens de l'expliquer, mais il faut aussi mettre en œuvre le projet de loi , présenté par la députée de . Il interdirait aux juges d'accorder des réductions de peine lorsque cela a une incidence sur l'expulsion de la personne concernée. Les criminels reconnus coupables d'un crime ayant obtenu une peine de plus de six mois sont menacés d'expulsion. Les juges leur imposent donc des peines de moins de six mois afin qu'ils ne soient pas menacés d'expulsion.
Il faut régler ce problème. Il y a quelque chose qui cloche au Canada. Il faut reprendre le contrôle de la criminalité et de l'immigration. C'est ce que permettrait de faire la motion présentée aujourd'hui. Dans l'intérêt des Canadiens, de tous les Canadiens, en particulier les jeunes, il faut le faire dès maintenant.
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Madame la Présidente, je suis heureuse d'avoir la possibilité de participer au débat. Je tiens à assurer aux Canadiens que le gouvernement est déterminé à assurer leur sécurité et à faire ce qu'ils faut pour que toutes les collectivités demeurent sûres et exemptes de violence. Le projet de loi , Loi visant à renforcer le système d'immigration et la frontière du Canada, comprend des mesures qui élargiraient la trousse d'outils du Canada en matière d'application de la loi afin de lutter contre le crime organisé transnational, qui est le grand coupable.
Par ce projet de loi, nous élargirions le pouvoir de l'Agence des services frontaliers du Canada d'accéder aux entrepôts et aux zones de transit d'exportation afin de repérer les déplacements de marchandises illicites et de véhicules volés pour le perturber avant que ceux-ci ne quittent nos côtes. La disposition à ce sujet changerait la donne. L'Agence serait en mesure de se rendre dans ces entrepôts pour empêcher l'exportation de marchandises, qu'il s'agisse de drogues ou d'automobiles, qui menacent la sécurité des Canadiens. C'est un bon projet de loi.
Nous mettrions fin à la circulation de fentanyl partout au pays en accélérant la voie d'inscription pour les précurseurs chimiques. Nous nous attaquerions également au blanchiment d'argent en augmentant les sanctions pécuniaires pour les infractions à ce chapitre, de manière à ce que la non-conformité ne soit plus seulement un prix à payer pour faire des affaires.
Un autre article crucial du projet de loi établirait des autorisations législatives claires permettant à Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada d'échanger des renseignements avec les forces de l'ordre provinciales. Ainsi, les enquêteurs seraient en mesure de confirmer l'identité et le statut d'immigration de personnes en temps réel, éliminant les retards qui entravaient les enquêtes criminelles. Cette disposition corrigerait directement de nombreux éléments que les conservateurs souhaitent également corriger, si je ne m'abuse. Cependant, nous avons déjà intégré ces éléments dans notre projet de loi, et c'est pourquoi je demande aux conservateurs de cesser de faire obstruction et de permettre à ce projet de loi de cheminer.
Alors que le projet de loi donne suite à des priorités urgentes, le projet de loi , Loi visant une sécurité rigoureuse à la frontière, continuerait de donner aux forces de l'ordre des outils essentiels pour sécuriser davantage les frontières. Cela comprend des mesures visant à faciliter davantage l'accès des forces de l'ordre aux renseignements de base sur des abonnés. Dans les cas d'extorsion, c'est essentiel.
Sans les mesures prévues dans le projet de loi , qui ont été proposées et déposées à la Chambre en juin dernier, c'est très difficile. Nous lions essentiellement les mains de nos agents des forces de l'ordre si nous ne leur donnons pas ces mesures d'accès légal. Ce serait utile non seulement dans les cas d'extorsion, mais aussi dans les cas de pédophilie, et je ne comprends pas pourquoi les conservateurs s'y opposent. Cela permettrait également à Postes Canada d'effectuer des fouilles justifiées du courrier afin de mettre fin à la circulation du fentanyl et d'autres produits de contrebande, un problème très préoccupant au Canada.
Enfin, nous nous attaquons au problème du système de justice qui favorise la récidive grâce au projet de loi . Ce projet de loi contient des modifications visant à empêcher que des récidivistes violents se retrouvent dans nos rues. Le projet de loi élargirait les dispositions qui renversent le fardeau de la preuve pour les récidivistes violents, limiterait les mises en liberté sous caution et imposerait des considérations plus strictes en matière de sécurité publique. Il imposerait également des peines plus sévères pour des crimes comme le vol de véhicules à moteur, l'introduction par effraction et l'extorsion.
En ce qui concerne le crime d'extorsion en particulier, le projet de loi change la donne. En plus d'imposer des peines plus sévères pour ce crime, il rendrait obligatoires les peines consécutives pour l'extorsion lorsqu'elle est commise en même temps qu'un incendie criminel ou avec une arme à feu. Notre gouvernement a présenté ces projets de loi afin de réprimer la criminalité, de protéger les Canadiens et de renforcer la sécurité publique.
Le gouvernement du Canada est conscient des préoccupations croissantes liées à la multiplication des crimes d'extorsion et se préoccupe profondément du sort des Canadiens qui en sont victimes, tout comme moi. Nous convenons que l'augmentation récente du nombre et de la gravité des tentatives d'extorsion est alarmante. C'est pourquoi nous nous engageons à protéger la sécurité des Canadiens et les intérêts canadiens contre toutes les menaces criminelles, y compris les actes de violence liés à l'extorsion. Que ce soit par des menaces physiques, la coercition ou le chantage, les extorqueurs cherchent à s'enrichir au détriment des moyens de subsistance, de la sécurité et du bien-être d'autrui. Il s'agit d'un crime qui consiste à utiliser des menaces, des accusations ou la violence pour contraindre quelqu'un à céder quelque chose contre sa volonté.
L'extorsion n'est pas seulement un crime financier; c'est une attaque directe contre la tranquillité d'esprit de nos concitoyens. Nous constatons une hausse du nombre de cas d'extorsion ciblant les familles et les petites entreprises, en particulier au sein de la communauté sud-asiatique dont je fais partie. C'est une question qui me préoccupe profondément, non seulement comme secrétaire d'État à la Lutte contre la criminalité, mais aussi à titre personnel. En tant que députée de Brampton—Caledon, j'ai été témoin personnellement des effets de l'extorsion sur la vie des gens. Ces effets peuvent être très effrayants et dévastateurs.
Outre les modifications législatives proposées, notre gouvernement agit sur plusieurs fronts pour lutter contre l'extorsion. L'équipe nationale de coordination et de soutien de la GRC, que le gouvernement fédéral a mise sur pied, a pris conscience de la gravité de la situation et s'est mise au travail en février 2024, au moment où ce type de crime commençait à prendre de l'ampleur. Cette équipe appuie les enquêtes sur les cas d'extorsion et d'intimidation liés au crime organisé, en collaborant étroitement avec les corps policiers partout au pays ainsi qu'avec des partenaires internationaux. Elle sert à accroître la portée et l'impact des services de police en facilitant l'échange d'informations et de renseignements entre les forces de police et en fournissant des outils, des techniques, des pratiques exemplaires et d'autres ressources pour faire progresser les enquêtes menées par les services de police compétents.
Partout au Canada, les services de police consacrent d'importantes ressources à ce dossier. La police régionale de Peel a mis sur pied une force opérationnelle chargée d'enquêter sur les cas d'extorsion. La police de Calgary a formé un groupe de travail sur l'extorsion visant la communauté sud-asiatique. En Colombie-Britannique, la province et les services policiers municipaux se sont mobilisés pour établir un groupe de travail provincial sur l'extorsion.
En Colombie-Britannique, le groupe de travail sur l'extorsion, dirigé par la GRC, réunit l'Agence des services frontaliers du Canada, l'Unité mixte d'enquête sur le crime organisé, le service de police de Delta, la police des transports en commun du Grand Vancouver ainsi que les services de police d'Abbotsford et de Surrey. En combinant leur expertise et leurs renseignements, ces organismes accroissent leurs capacités, renforcent la coordination et travaillent ensemble pour démanteler les réseaux du crime organisé et protéger les communautés. Afin d'appuyer davantage les forces de l'ordre, la GRC, en Colombie-Britannique, a affecté de nouvelles à ce groupe de travail. L'ASFC, pour sa part, a lancé des enquêtes visant des ressortissants étrangers susceptibles d'être interdits de territoire et a déjà procédé à des expulsions.
Les ressources accrues de la GRC continuent d'être déployées stratégiquement grâce à une approche axée sur le renseignement visant à appuyer les services de police locaux. Le renforcement des effectifs, guidé par les faits probants, a permis d'accroître la présence tactique dans les secteurs ciblés.
Au 17 janvier 2026, le groupe de travail avait pris en charge 32 dossiers provenant de différents corps policiers de la vallée du bas Fraser. Les enquêteurs analysent les preuves matérielles, numériques et médico-légales afin d'établir des recoupements et de faire progresser les enquêtes visant des groupes connus. Le groupe de travail a obtenu près de 100 autorisations judiciaires et exécuté plusieurs mandats de perquisition dans la vallée du bas Fraser, dans le district du Sud-Est et en Alberta. Les enquêteurs ont procédé à des arrestations, effectué des perquisitions connexes et recueilli des déclarations permettant de saisir légalement des éléments de preuve périssables. À ce jour, les efforts du groupe de travail ont mené à l'inculpation de sept personnes. Les corps policiers partenaires ont également porté des accusations dans certaines de leurs enquêtes respectives, tant de manière indépendante que grâce à la collecte conjointe de preuves avec le groupe de travail.
Au 20 janvier 2026, en soutien à ce groupe de travail, l'ASFC dans la région du Pacifique enquêtait sur 111 ressortissants étrangers susceptibles d'être interdits de territoire pour des infractions à la Loi sur l'immigration et la protection des réfugiés. Jusqu'à présent, neuf d'entre eux ont été renvoyés du Canada.
Je tiens à faire une parenthèse. Le groupe de travail dont je parle concerne uniquement la Colombie-Britannique. De nombreuses autres arrestations ont eu lieu à Edmonton, à Calgary et dans la région de Peel. Grâce à l'équipe de coordination nationale et aux renseignements fournis, je suis absolument certaine que nous continuerons à obtenir des résultats positifs.
Ce qui est essentiel — et cela répond directement à la motion de l'opposition d'aujourd'hui —, c'est que nous avons intégré l'ASFC au sein même de ces groupes de travail. Son rôle consiste à collaborer avec la police et à procéder au renvoi des personnes concernées, parfois avant même que des accusations ne soient portées, lorsqu'elles sont passibles de renvoi. Quand des personnes en situation irrégulière au Canada sont liées à des activités criminelles et que la police est en mesure de les identifier, nous intervenons rapidement et efficacement pour les expulser du pays, de sorte qu'elles ne mobilisent pas inutilement les ressources et le temps des corps policiers, et nous sommes en mesure de démanteler des réseaux criminels transnationaux. Nous déployons tous les efforts possibles et nous adoptons des approches non traditionnelles pour nous attaquer à ces enjeux.
En outre, le projet de loi renferme de nombreuses dispositions, comme celles que j'ai mentionnées, qui aideront également dans ces cas. Elles s'appliqueront rétroactivement, une fois adoptées par le Sénat, et elles empêcheront désormais les personnes qui se trouvent au pays depuis plus de 12 mois de présenter une demande d'asile. Les personnes ayant des intentions criminelles, qui entrent souvent au pays illégalement entre nos points d'entrée officiels, ne seront pas autorisées à présenter une demande d'asile après 14 jours.
De plus, je tiens à rappeler qu'au Canada, toute personne déclarée criminellement responsable et reconnue coupable d'une infraction est passible de renvoi. Elle sera expulsée. Les personnes ayant le statut de résident permanent ou un autre statut temporaire qui purgent aujourd'hui au Canada une peine de six mois ou plus, ce qui serait le cas pour un crime grave, sont renvoyées du Canada.
Les conservateurs font du sensationnalisme en s'appuyant sur des manchettes qui font porter la responsabilité aux procureurs de la Couronne. Je tiens à souligner que, dans bien des cas, les procureurs de la Couronne rejettent des accusations ou ne donnent pas suite aux accusations portées par la police pour que les délinquants puissent être renvoyés par l'ASFC. Le système est conçu de manière à identifier rapidement ces individus et à les expulser du pays afin d'assurer la sécurité des Canadiens.
Le fait de présenter une demande d'asile n'exempte pas les contrevenants des conséquences de leurs actes. L'ASFC continue de travailler activement au renvoi des extorqueurs qui tentent d'échapper à la justice en profitant de la compassion des Canadiens envers les véritables réfugiés ayant besoin de protection.
Je ne veux pas pointer du doigt uniquement les immigrants dans cette conversation, comme le fait, selon moi, la motion des conservateurs. Ils cherchent à cibler les immigrants et à en donner une image négative. Nous avons déjà un système qui identifie les contrevenants reconnus coupables d'infractions criminelles au Canada, et nous avons mis en place une procédure pour les expulser.
Je viens de mentionner que nous sommes en train de créer d'autres processus informels pour renvoyer ceux que nous pouvons déjà expulser. En janvier 2026, la Colombie-Britannique a sollicité une aide fédérale supplémentaire pour régler le grave problème d'extorsion à Surrey dont nous entendons parler dans les médias. Notre gouvernement a déployé 20 agents de la GRC supplémentaires ainsi qu'un hélicoptère pour renforcer la capacité opérationnelle locale.
Toutes ces initiatives découlent de la détermination que le gouvernement fédéral a démontrée en novembre 2025 pendant le sommet trilatéral qu'il a tenu à Surrey, en Colombie-Britannique. À cette occasion, des dirigeants fédéraux, provinciaux et municipaux et des responsables de l'application de la loi se sont réunis pour coordonner une réponse nationale à l'extorsion et au crime organisé. Les discussions ont porté sur l'application de la loi, le soutien aux victimes et la prévention. Les dirigeants des trois ordres de gouvernement se sont engagés à améliorer et à renforcer la capacité d'application de la loi, à élargir la planification de la sécurité communautaire et à accroître le soutien aux victimes et aux initiatives de prévention.
Afin de rendre les forces de l'ordre mieux à même de perturber les groupes du crime organisé qui contrôlent le marché des drogues illicites en Colombie‑Britannique, le gouvernement du Canada, en collaboration avec des partenaires provinciaux, met sur pied une équipe régionale intégrée de lutte antidrogue. Ces efforts prendront appui sur un investissement fédéral de 4 millions de dollars sur quatre ans, par l'intermédiaire de Sécurité publique Canada. Cette équipe rassemblera les ressources chargées de l'application de la loi et de la sécurité à la frontière de divers organismes et pouvoirs publics pour lutter contre le crime organisé lié à la drogue et contre l'extorsion. En vue de maximiser la collaboration, les participants seront réunis dans un espace centralisé.
En janvier, nous avons organisé un sommet consacré à la lutte contre l'extorsion dans la région de Peel, où nous avons annoncé un autre investissement du même ordre, soit 100 millions de dollars, pour aider le Service de police régional à lutter contre l'extorsion, fournir du soutien et des services aux victimes, et consolider les efforts déjà déployés par ses agents. Un autre investissement fédéral de 4 millions de dollars à ce chapitre aura pour but d'établir une équipe semblable de lutte antidrogue en partenariat avec le gouvernement de l'Ontario.
Que ce soit bien clair: ce ne sont pas les seules ressources qui sont consacrées à ce dossier. Les gouvernements provinciaux sont responsables d'assurer les services de police sur leur territoire et ils affectent eux aussi des ressources dans le but de contrer le problème.
Les équipes régionales intégrées de lutte antidrogue sont un volet phare du Plan frontalier du Canada, qui représente un investissement de portée historique de 1,3 milliard de dollars. Aucun autre gouvernement n'a consacré autant d'argent à un plan frontalier. Tous ces investissements, ainsi que les mesures législatives que nous proposons pour renforcer nos frontières, aideront les provinces, les territoires et les municipalités à lutter contre le trafic de fentanyl et à protéger la population contre les individus qui tentent d'échapper aux mesures de sécurité à la frontière.
Dans le cadre de notre plan frontalier, nous recrutons 1 000 agents de l'Agence des services frontaliers du Canada et 1 000 membres de la GRC afin de renforcer notre capacité de contrer les menaces posées par le crime organisé. L'extorsion fait partie des crimes de nature organisée et transnationale. En investissant dans ces ressources et en les renforçant, nous sévissons contre des crimes tels que l'extorsion, le blanchiment d'argent, la fraude en ligne et la contrebande d'armes à feu, qui causent des ravages dans nos centres urbains.
En plus de nous concentrer sur le renforcement des capacités des forces de l'ordre, nous investissons dans des mesures de prévention et d'aide aux victimes. Ainsi, le gouvernement du Canada et le gouvernement de la Colombie‑Britannique consacrent 1 million de dollars à l'aide aux victimes d'extorsion. De plus, le gouvernement du Canada fournit au gouvernement de la Colombie‑Britannique 500 000 $ sur deux ans par l'intermédiaire du Fonds d'aide aux victimes du ministère de la Justice du Canada pour que quatre intervenants supplémentaires appuient le groupe de travail sur l'extorsion de la Colombie‑Britannique et la police locale. Ces investissements répondent au besoin de plus de services aux victimes et de sensibilisation des collectivités dans la vallée du bas Fraser, en particulier à Abbotsford et à Surrey. Ce financement permettra également de soutenir la création et la traduction de ressources publiques, notamment de pages Web et d'outils de planification de la sécurité, afin d'améliorer leur pertinence culturelle et leur accessibilité.
Nous avons récemment annoncé, dans le cadre du Fonds d'action pour la prévention du crime, un financement de 1,5 million de dollars pour l'initiative jeunesse Yo Bro Yo Girl à Surrey, qui vise à détourner les jeunes vulnérables des gangs. Le Fonds d'action pour la prévention du crime est un élément clé de l'initiative du gouvernement du Canada visant à lutter contre la violence liée aux armes à feu et aux gangs. Il a été renouvelé en 2023 et il fournit aux provinces et aux territoires 390,6 millions de dollars sur cinq ans. Par ailleurs, le gouvernement a lancé en 2022 le Fonds pour bâtir des communautés sécuritaires, qui fournit 250 millions de dollars directement aux municipalités et aux communautés autochtones pour renforcer la prévention relative aux gangs.
Si j'énumère toutes ces mesures, c'est parce qu'elles sont toutes liées entre elles. Il est important de le comprendre. Aucun fonds ou plan ne permettra à lui seul de résoudre totalement le problème, mais, je le répète, nous avons un programme de répression de la criminalité, nous ajoutons des ressources, nous avons rédigé un projet de loi et nous l'avons déposé à la Chambre. Tout ce que nous demandons, c'est le soutien du Parti conservateur du Canada pour adopter ces mesures afin que nous puissions appréhender et condamner les criminels dans ce pays et, si nécessaire, les en expulser.
Tout ce que je demande aux conservateurs, c'est qu'ils permettent la tenue du vote et l'adoption du projet de loi afin qu'on puisse arrêter les criminels.
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Madame la Présidente, je vais partager mon temps de parole avec notre modèle à tous et à toutes, le député de , qui prendra la parole tout de suite après mon discours.
Je ne passerai pas par quatre chemins. Je pense qu'on l'a vu dans les questions que j'ai posées. J'affirmerai d'entrée de jeu que la motion déposée par le député de résonne très peu au Bloc québécois. La raison est assez simple: selon nous, il n'est pas incompatible de protéger la sécurité publique tout en respectant les droits fondamentaux. Cette motion échoue à faire les deux.
En effet, selon la lecture que nous en faisons, cette motion propose davantage une réponse idéologique fondée sur la peur et les amalgames plutôt qu'une solution efficace. Elle aurait plutôt pour effet d'affaiblir l'État de droit au lieu de le renforcer, tout en ne s'attaquant pas aux véritables causes de l'extorsion. L'extorsion est un crime grave; nous nous entendons là-dessus. Les victimes méritent protection, justice et soutien. C'est précisément parce que cette question est sérieuse qu'elle mérite mieux que des slogans politiques et des solutions qui affaiblissent en fin de compte l'État de droit.
Un exemple de raccourci et de slogan est le fait que la motion parle d'« échappatoires pour les faux réfugiés ». Le droit d'asile n'est pas une échappatoire. C'est un droit fondamental reconnu par le droit international et par le Canada depuis des décennies. Le Canada est signataire de la convention de Genève de 1951. C'est donc dire qu'on a l'obligation comme signataire d'étudier les demandes d'asile au cas par cas, et ce, sans refoulement automatique, à moins d'avoir des ententes sur les tiers pays sûrs, par exemple.
À ce sujet, je tiens à rappeler clairement que les mécanismes existent déjà pour refuser l'asile à des personnes représentant un danger pour la sécurité publique. Les personnes reconnues coupables de crimes graves peuvent être déclarées interdites de territoire et expulsées. Le système est imparfait. Je suis d'accord avec mes collègues conservateurs sur ce point, mais il n'est pas aveugle ni naïf.
Ce que propose la motion conservatrice, en revanche, c'est d'interdire l'accès à l'asile à des personnes en allant non seulement à l'encontre de la présomption d'innocence, mais aussi de la Charte et de nos obligations internationales. Cela fait trois choses en même temps. D'ailleurs, on suppose, comme je l'ai mentionné tantôt, que les propositions contenues aux paragraphes a), b) et c) de cette motion exposeraient le Canada à des contestations majeures devant les tribunaux.
À nos yeux, cette motion donne l'illusion de vouloir agir, mais, en réalité, elle détourne l'attention des véritables solutions pour lutter contre l'extorsion. Ces solutions, c'est le financement des corps policiers, la lutte contre le blanchiment d'argent, la coopération internationale, la protection des victimes et des témoins et des poursuites criminelles solides. Blâmer les réfugiés et les demandeurs d'asile ne démantèle aucun réseau criminel. Ça ne protège aucune victime. Ça ne rend aucune communauté plus sécuritaire.
Le Bloc québécois est d'ailleurs contre l'idée de restreindre le pouvoir discrétionnaire des juges, comme semble vouloir le faire le du Parti conservateur. En effet, afin que les juges puissent appliquer une peine qui soit individualisée et proportionnelle à la gravité de l'infraction, ils doivent être en mesure de peser l'entièreté de la preuve. C'est donc dire que, ironiquement, l'approche mise de l'avant aujourd'hui par les conservateurs ne rendrait pas le Canada plus sécuritaire, il le rendrait plus vulnérable juridiquement.
Comme je l'ai mentionné dans ma première question tantôt, cette motion comporte avant tout un angle mort majeur, ce qui est profondément préoccupant. C'est celui des prisonniers politiques, des gens défenseurs des droits de la personne, de la liberté d'expression, de la démocratie qui sont faussement accusés par des régimes autoritaires d'avoir commis des actes criminels. La motion conservatrice ne fait aucunement allusion à ces nuances qui sont pourtant cruciales. Le sort des prisonniers politiques est une réalité que cette motion ignore cruellement.
Partout dans le monde, il y a des femmes, des hommes qui sont emprisonnés, non pas pour des crimes violents, mais pour avoir dénoncé la corruption, défendu les droits de la personne, revendiqué la démocratie ou simplement pour avoir exprimé une opinion. Ces défenseurs des droits de la personne et de la démocratie sont parfois accusés de crimes fabriqués et poursuivis dans des systèmes judiciaires instrumentalisés ou condamnés à l'issue de procès injustes et inhumains.
J'ai une pensée profonde aujourd'hui pour la famille du prisonnier politique Jimmy Lai, dont la sentence de 20 ans ferme d'emprisonnement a été dévoilée il y a quelques jours seulement. Aux yeux des autorités hongkongaises, M. Lai est un criminel. En réalité, c'est un père de famille, un défenseur des droits de la personne, de la liberté de la presse, de la démocratie. M. Lai est un militant, un pacifique. Or il est emprisonné. Son crime est d'avoir défendu la démocratie.
Que propose cette motion? Elle propose d'exclure du droit d'asile des personnes faisant l'objet de procédures judiciaires liées à des crimes graves, sans distinction, sans analyse, sans contexte.
Si le Parlement canadien avait adopté une telle approche dans le passé, combien de prisonniers politiques n'auraient jamais trouvé refuge chez nous? Les dissidents soviétiques, les opposants au régime iranien, les journalistes chinois, les militants prodémocratie à Hong Kong et les défenseurs des droits de la personne en Amérique latine auraient tous pu être rejetés au nom d'accusations portées par des régimes autoritaires. Si elle était adoptée, la motion conservatrice empêcherait une personne comme Raïf Badawi de rejoindre sa famille au Canada.
Le Canada s'est, jusqu'à aujourd'hui, présenté sur la scène internationale comme un défenseur des droits de la personne. Il n'a vraiment pas été parfait au cours des dernières années. Inclure aveuglément les personnes accusées ou poursuivies pour des crimes dits graves dans une interdiction générale d'asile, c'est trahir l'esprit même de la protection internationale. Nous ne pouvons pas, comme parlementaires, déléguer notre conscience aux régimes autoritaires. Le Canada ne peut pas se contenter de dire que, puisqu'un État étranger accuse quelqu'un, nous l'excluons. Faire ça, ça reviendrait à déléguer notre système de protection internationale à des régimes qui criminalisent la dissidence. Peut-être que les conservateurs devraient clarifier leur motion et préciser leur intention. Je suis convaincu qu'ils veulent le faire de bonne foi, mais c'est raté.
Je répète que la motion telle qu'elle est rédigée ne résonne vraiment pas chez nous, au Bloc québécois. Je l'ai dit d'entrée de jeu. Selon nous, c'est une approche qui manque énormément de nuances et qui détourne l'attention des vraies solutions au détriment de visées politiques. C'est une approche inefficace et contre-productive qui n'améliorera pas concrètement la sécurité publique. Pire encore, elle aurait pour potentiel effet de fragiliser le système d'asile, d'exposer le système à des contestations coûteuses devant les tribunaux et de détourner l'attention des vraies solutions pour lutter contre l'extorsion et le crime organisé.
En fait, cette motion ne semble renforcer ni la sécurité publique ni l'État de droit. Elle repose sur la peur, les amalgames et la simplification politique plutôt que sur des solutions efficaces et responsables. Elle affaiblit nos valeurs, nos obligations juridiques et notre crédibilité internationale.
On peut et on doit combattre l'extorsion avec fermeté, mais on peut le faire sans sacrifier la justice, la Charte canadienne des droits et libertés et les principes fondamentaux qui définissent les démocraties.
Pour toutes ces raisons et pour plusieurs autres, pour une question de crédibilité morale qui, à mon avis, devrait toujours guider nos actions à la Chambre, je m'oppose à cette motion, tout comme mes collègues du Bloc québécois.
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Madame la Présidente, je disais donc que c'est tout à fait valable et honorable que de souhaiter lutter contre l'extorsion. Cela a occasionné de nombreux problèmes dans notre société, et je soupçonne malheureusement que ce n'est pas fini. Toutefois, il faut faire des nuances et faire preuve d'une certaine lucidité dans le but d'être efficaces dans notre lutte contre l'extorsion.
Présentement, la lutte contre la criminalité fait l'objet de nombreux débats au Comité permanent de la justice et des droits de la personne. Nous avons étudié le projet de loi en catastrophe. Nous l'avons expédié en trois rencontres, ce que j'ai déploré parce que ça nous donnait peu de temps pour nous pencher de façon sérieuse sur les différentes dispositions. Nous avons quand même réussi, je crois, à faire un travail qui va être utile, et je salue la collaboration de mes collègues conservateurs et de mes collègues libéraux sur ce projet de loi.
Demain, le Comité va possiblement terminer l'étude article par article du projet de loi . C'est une autre bonne chose, lutter contre la haine. Tout de suite après, nous commencerons l'étude du projet de loi . Tous ces projets de loi vont être utiles pour lutter contre la criminalité et j'en remercie mes collègues, tous partis confondus.
Dans cette motion-ci, cependant, quand on soulève la problématique de l'extorsion et qu'on semble l'attribuer aux demandeurs de statut de réfugié ou d'immigrant, là, je débarque. Là, on exagère un peu. Je ne dis pas que les réfugiés ou les nouveaux arrivants sont blancs comme neige et qu'aucun d'entre eux n'a rien à se reprocher; ce serait un peu naïf. Il y a des gens de bonne foi et des gens de mauvaise foi autant parmi les nouveaux arrivants que parmi les gens qui vivent sur le territoire québécois et le territoire canadien depuis des générations. Il faut faire la part des choses.
On faisait référence, entre autres, à la jurisprudence et à l'arrêt Pham de la Cour suprême du Canada. Or cet arrêt ne disait pas qu'il fallait ne pas considérer les conséquences d'une décision judiciaire sur le statut ou la demande de statut d'un nouvel arrivant. Cela disait qu'il faut prendre en considération l'ensemble de la situation, l'ensemble des conséquences. C'est normal. On ne peut pas arriver ici et dire qu'à l'avenir une décision va être prise de telle façon et que voici les critères applicables.
En fait, ce que nos collègues conservateurs proposent me semble souvent pouvoir être assimilé à un travail fait par l'intelligence artificielle. On prend un ordinateur, on entre un certain nombre de conditions, de critères et de raisons et on lui dit de sortir la décision applicable dans le cas de M. Untel ou de Mme Unetelle. C'est une façon de travailler. C'est malheureux, à mon avis, mais peut-être que l'on arrivera à ça un jour. Quant à moi, j'aime bien la justice humaine.
J'aime bien avoir en face de moi un juge, une juge ou alors quelques juges qui vont être en mesure d'entendre l'ensemble de la preuve dans chaque cas et de prendre des décisions qui sont humaines et qui respectent les critères de droit et les règles qu'on s'est données pour vivre en société, mais qui font quand même preuve d'un minimum d'humanité pour adapter les décisions humaines selon chaque cas qui est présenté devant eux. C'est un peu ce que la Cour suprême nous disait dans l'arrêt Pham en 2013. Elle disait que, pour déterminer si une peine est juste, il faut considérer l'ensemble des conséquences de celle-ci sur la personne, que ce soit sur son emploi, son statut d'immigrant, sa famille, etc.
En fait, arriver avec la motion d'aujourd'hui et dire qu'à l'avenir il va falloir qu'on ne tienne plus compte de l'ensemble des conditions des personnes qui font une demande de réfugié et qui ont un casier judiciaire ou qui ont été accusées ou trouvées coupables dans leur pays d'origine, en tout respect, je dirais que c'est un peu paresseux. Je pense que le tribunal doit entendre l'ensemble de la cause et prendre en considération toutes les circonstances.
Mon collègue de a mentionné avec beaucoup d'à-propos, précédemment, le cas de Raïf Badawi, qu'on a reconnu ici au Parlement, il n'y a pas si longtemps. Je ne me souviens plus précisément du libellé de la motion, mais on lui reconnaissait une certaine crédibilité et la possibilité de faire une demande de citoyenneté au Canada. Raïf Badawi a été accusé et condamné dans son pays d'origine. Il a été condamné à des coups de fouet. Il a été condamné à toutes sortes de sentences qu'il n'aurait jamais eues ici au Canada.
Est-ce qu'on veut dire que, dans des cas comme celui de Raïf Badawi, on ferme les yeux, que c'est tant pis et qu'on ne les acceptera jamais? Est-on plutôt disposé à examiner chaque cas au mérite et à prendre des décisions éclairées? Je pense que c'est comme ça que le système fonctionne actuellement et j'aime bien ce système humain, avec ses vertus et ses vicissitudes.
Comme société, on a déterminé qu'on préférait avoir un criminel en liberté plutôt qu'un innocent en prison. Alors, oui, ce serait facile de remplir nos prisons d'individus qu'on suspecte et de dire que, comme ça, on va diminuer la criminalité. On arriverait probablement à diminuer la criminalité, mais en matière de qualité de vie, en matière de respect des droits et des libertés de chacun, je pense qu'on ferait un très grand pas en arrière. Évitons ce piège, soyons lucides, faisons confiance à nos tribunaux et évitons d'être trop directifs.
Il me vient à l'esprit, au sujet de la même question, l'histoire des peines minimales obligatoires. On parlait du projet de loi . Nos collègues reprochent au Parlement d'avoir adopté les projets de loi C‑5 et . À l'époque, je me souviens d'avoir voté pour le projet de loi C‑5. Cependant, le projet de loi C‑5 avait deux volets. Il y avait la question des peines minimales obligatoires, qu'on abrogeait, et la question de la déjudiciarisation pour possession simple de drogue.
Au Bloc québécois, nous croyons à la réhabilitation. Nous pensons qu'un jeune homme ou une jeune femme qui se fait prendre avec un peu de drogue dans ses poches doit subir des conséquences. Par contre, des peines minimales obligatoires, c'est un peu exagéré. Je pense qu'on doit permettre aux tribunaux d'étudier de tels cas. Souvent, une peine déjudiciarisée servira mieux les intérêts de la justice, de la victime et de la société qu'un séjour en prison pour une période prévue par la loi. La déjudiciarisation permet d'appliquer des mesures autres que le procès et la déclaration de culpabilité, ce qui est judicieux. Nous étions en faveur de cela.
Nous avions demandé au ministre de scinder le projet de loi C‑5 afin d'avoir, d'un côté, la déjudiciarisation et, dans un autre projet de loi, l'abolition des peines minimales obligatoires, puisque ce sont deux sujets différents. À l'époque, le ministre avait refusé de scinder le projet de loi C‑5. Nous avons dû travailler l'ensemble du projet de loi et nous avons fini par l'adopter. Je pense que les avantages du projet de loi étaient plus nombreux, plus importants, que les désavantages.
En ce qui concerne les peines minimales obligatoires, nous avions un problème. Nous aurions voulu moduler un peu ces dispositions. Malheureusement, ça n'a pas été possible. Il y a des propositions que je me souviens d'avoir faites au comité et elles ont été rejetées, tant par les conservateurs que par les libéraux. Cela dit, c'est la démocratie et c'est comme ça s'est passé. On se rappellera que, nous n'avions pas d'autre choix que d'en abolir un bon nombre, parce que la Cour suprême les avait déclarées inconstitutionnelles. Alors, il fallait faire un ménage, si on me permet l'expression, dans le Code criminel. Ce qui n'était pas constitutionnel ne serait jamais appliqué par les tribunaux. La Cour suprême l'avait dit, il fallait les sortir du Code criminel.
Par ailleurs, j'avais proposé un ajustement à l'époque. Je proposais qu'on adopte des peines minimales obligatoires pour certaines infractions, par exemple celles commises avec une arme à feu, mais qu'on permette au juge d'y déroger dans des circonstances exceptionnelles. Ça oblige le juge à expliquer dans sa décision en quoi le cas à l'étude est vraiment exceptionnel et ce qui lui permet de déroger aux peines minimales obligatoires. Or, ni les libéraux ni les conservateurs n'ont accepté ma proposition. Malheureusement, on s'est retrouvé avec le projet de loi C‑5 dans son état actuel.
J'ai vu une disposition comme celle que j'avais proposée dans les nouveaux projets de loi, notamment dans le projet de loi . J'ai hâte qu'on l'étudie au Comité permanent de la justice et des droits de la personne. J'ose espérer qu'on pourra améliorer la situation.
Ce que proposent, encore une fois, nos collègues conservateurs, c'est bien malheureux. Lutter contre le crime organisé, lutter contre l'extorsion, la fraude, c'est vertueux, c'est une bonne chose. Cependant, la façon proposée, c'est-à-dire de mettre tout le monde dans le même panier, de refuser de prendre en considération les conditions des nouveaux arrivants, ce n'est pas acceptable dans la société juste et démocratique qu'on s'est donnée.
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Madame la Présidente, la sécurité de nos collectivités est primordiale. Depuis 10 ans, nous voyons un gouvernement libéral laxiste en matière de criminalité privilégier les intérêts des criminels au détriment de la sécurité des Canadiens respectueux de la loi.
Il y a quelques mois à peine, dans ma circonscription, Amir Shafei, un homme paisible et sans histoires qui marchait devant chez lui, a été agressé par un récidiviste violent qui était en liberté sous caution. M. Shafei serait encore en vie aujourd'hui si ce meurtrier sans pitié avait été en prison.
Depuis que les libéraux sont au pouvoir, c'est-à-dire depuis 2015, les cas d'extorsion ont augmenté de 330 %, ce qui est stupéfiant. Ce phénomène, comme de nombreux autres types de crime, est le résultat direct et prévisible de la politique laxiste du gouvernement en matière de criminalité. Les lois issues des projets de loi et , qui constituent son bilan, ont remplacé une culture de la responsabilité par un système de capture et de remise en liberté à répétition. Les organisations criminelles ont capté les signaux envoyés par le gouvernement et elles ont conclu que le risque de conséquences justifie leurs actes.
À Surrey, à Brampton et dans toute la région du Grand Toronto, y compris dans ma circonscription, les familles se réveillent sous le coup des menaces, des bombes incendiaires et des balles tirées à travers leurs fenêtres. Les propriétaires de petites entreprises, dont beaucoup sont venus au Canada pour offrir une vie meilleure à leur famille, doivent faire un paiement de protection, faute de quoi ils vont en subir les conséquences. Tel est le Canada que les libéraux ont créé, un pays où les voyous se sentent enhardis et les citoyens, abandonnés.
Quand nous affaiblissons notre système judiciaire et demandons ensuite aux juges d'appliquer aux récidivistes violents le principe de la retenue, nous ne faisons pas seulement preuve d'indulgence, nous attisons les flammes de la vague de criminalité qui s'ensuit. Le problème est aggravé par une lacune dans nos systèmes judiciaire et d'immigration. Nous voyons que des juges ont tendance à prononcer des peines réduites précisément pour ne pas nuire au statut d'immigrant de non-citoyens.
Sous le régime de la loi actuelle, une peine de six mois ou plus entraîne une désignation de grande criminalité et donc une interdiction de territoire du non-citoyen, qui peut faire l'objet d'une expulsion. Plutôt que d'appliquer la loi, les juges prononcent des peines de 5 mois et 29 jours pour contourner ce seuil. Même le premier ministre néo-démocrate David Eby demande que ces lois soient modifiées, qualifiant ces lacunes de « corrosives » pour la confiance du public.
Voici quelques vraies affaires criminelles où les juges ont tenu compte du statut d'immigration lors de la détermination de la peine: un homme, Aswin V Sajeevan, a espionné une femme dans des toilettes, où il a fait des enregistrements vidéo; un autre homme a violé une jeune fille de 13 ans; Rajbir Singh, lui, a commis une agression sexuelle contre une jeune femme à Calgary.
Ma question aux libéraux est la suivante: le gouvernement pense-t-il vraiment que les violeurs, les voyeurs et les personnes qui agressent sexuellement des femmes au Canada devraient obtenir une deuxième chance à l'immigration? Si ce n'est pas le cas, il doit voter avec les conservateurs pour mettre fin à la clémence envers les non-citoyens reconnus coupables de crimes graves pratiquée par les juges afin de prévenir leur expulsion.
C'est logique: lorsqu'un juge considère le statut d'immigration d'un criminel comme une circonstance atténuante dans la détermination de la peine, il dit essentiellement qu'un non-citoyen mérite une peine plus légère que celle infligée à un citoyen canadien pour le même crime. C'est la définition même d'un système de justice à deux vitesses.
Nous ne pouvons pas avoir une société sûre si le droit de rester au Canada prime sur le droit des personnes qui s'y trouvent déjà d'être en sécurité.
Les conservateurs ont soulevé à maintes reprises des préoccupations sur la façon dont le système d'immigration est manipulé. Nous avons vu des cas où des personnes accusées de crimes violents se sont servies du système d'octroi de l'asile pour se protéger. Le premier ministre néo-démocrate David Eby a qualifié cette situation d'« absurde ». Je suis rarement d'accord avec David Eby, mais je partage son avis sur ce point. Il est insensé que des personnes qui viennent au pays et qui terrorisent nos concitoyens soient autorisées à rester ici.
Le Canada est un pays fondé sur l'immigration. Ma propre famille est venue ici pour travailler dur, respecter les règles et contribuer à la paix et à la prospérité de ce grand pays. Quand nous permettons à des extorqueurs violents de demander le statut de réfugié pour éviter d'être renvoyés dans leur pays d'origine, nous nous moquons des véritables réfugiés qui fuient une persécution réelle. C'est un affront à tous les immigrants respectueux des lois qui ont attendu des années, suivi toutes les règles et respecté toutes nos lois.
Les conservateurs ont proposé un amendement qui aurait mis à jour la Loi sur l'immigration et la protection des réfugiés afin d'empêcher les personnes ayant été déclarées coupables de crimes graves au Canada de demander l'asile. Les libéraux l'ont rejeté. En fait, ils ont refusé de supprimer la possibilité pour les migrants dont la demande d'asile a été rejetée de prétendre à des prestations sociales fédérales autres que les soins de santé d'urgence. Les libéraux ont refusé d'interdire les demandes d'asile présentées par des ressortissants ou des personnes arrivant au Canada après avoir transité par un pays du G7 ou de l'Union européenne. Ils ont refusé de moderniser les exigences en matière de sélection. Ils ont refusé d'exiger des établissements d'enseignement qui acceptent des étudiants étrangers au Canada qu'ils partagent le coût des fausses demandes d'asile présentées par les étudiants étrangers qu'ils ont accueillis.
Les libéraux ont refusé d'exiger que les demandes présentées par les migrants qui retournent dans leur pays d'origine pendant que leur demande est en cours d'examen soient abandonnées. Ils ont refusé de rejeter les demandes présentées après qu'un demandeur a été reconnu coupable d'avoir menti à un agent. Ils ont refusé d'imposer au demandeur, et non au gouvernement, la responsabilité de prouver qu'il a présenté sa demande en temps opportun. Ils ont refusé d'exiger des demandeurs d'asile arrivant au Canada qu'ils fournissent immédiatement, officiellement, tous les motifs pour lesquels ils demandent une protection, empêchant ainsi le recours ultérieur à des avocats peu scrupuleux pour contourner le système.
Ils ont refusé de moderniser les processus d'appel et de contrôle judiciaire liés au système d'asile. En fait, ils ont également refusé de créer une nouvelle obligation de déclaration transparente et claire par le gouvernement voulant que celui-ci divulgue le montant des prestations fédérales reçues par les demandeurs d'asile. Ils ont refusé de moderniser le contenu du rapport annuel au Parlement. Ils ont également refusé de moderniser le processus de nomination de la Commission de l'immigration et du statut de réfugié du Canada afin de mieux prendre en compte les provinces et d'inclure davantage de candidats retenus en fonction du mérite, en particulier ceux qui ont une expérience dans le domaine de l'application de la loi.
La motion de l'opposition que nous présentons aujourd'hui rendrait les rues plus sûres. Elle rétablirait l'ordre et renforcerait l'équité du système judiciaire. En empêchant les non-citoyens faisant l'objet de poursuites judiciaires pour des crimes graves de présenter une demande d'asile, nous enverrions un message clair indiquant que le système d'asile n'est pas un moyen d'échapper à la justice pour le crime organisé et pour ceux qui souhaitent l'utiliser sans scrupules. La lacune qui permet à un criminel de retarder son expulsion en déposant une demande dès qu'il est arrêté serait ainsi corrigée. Ils sont ici, ils se font prendre et, tout à coup, ils demandent l'asile.
En empêchant les non-citoyens condamnés pour des crimes graves de présenter une demande d'asile, nous protégeons les Canadiens. C'est notre travail. La responsabilité première de tout gouvernement, de tout Parlement, est de protéger les citoyens, nos citoyens.
Nous devons mettre fin à la clémence, qui permet aux non-citoyens reconnus coupables de crimes graves d'éviter l'expulsion. Un crime restera toujours un crime. Peu importe qui le commet. Nous ne pouvons pas traiter un groupe de personnes différemment d'un autre devant le même crime. Ce n'est pas ainsi que fonctionne un système judiciaire. Notre appareil judiciaire repose sur la démocratie. Il doit être fondé sur l'équité. Le gouvernement a permis à l'inverse de se produire.
La peine doit être fonction de l'infraction, et non du statut d'immigration du délinquant. Il est illogique, aux yeux des Canadiens et de n'importe qui d'autre d'ailleurs, que le statut d'immigration d'une personne soit pris en compte quand il s'agit d'établir si elle doit être condamnée aussi équitablement et sur un même pied que toute autre personne ayant commis le même crime. En mettant fin à cette pratique, nous ferons en sorte que nos juges se concentrent sur la justice et la sécurité publique.
Ces mesures sont logiques parce qu'elles protègent l'intégrité du système d'immigration qu'un très grand nombre de nous valorisent. J'invite mes collègues libéraux à se joindre aux conservateurs et à envoyer un message clair. Le Canada est un pays d'avenir pour ceux et celles qui observent la loi, mais ceux qui cultivent le chaos n'ont pas leur place ici. Je termine en demandant à la Chambre d'accorder la priorité à la sécurité de la population canadienne, de rétablir la primauté du droit et de mettre fin à cette ère de clémence libérale une fois pour toutes.
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Madame la Présidente, je prends la parole aujourd'hui pour aborder un problème très grave qui sème la peur dans les collectivités et que le gouvernement n'a pas réussi à régler. Il s'agit de l'extorsion.
Depuis 10 ans, sous le gouvernement libéral, la criminalité est en hausse. Les crimes violents sont en hausse. Les crimes commis avec une arme à feu sont en hausse. L'extorsion a explosé partout au Canada. Depuis que les libéraux ont pris le pouvoir, l'extorsion a augmenté de 330 % à l'échelle nationale. En Colombie‑Britannique, elle a augmenté de plus de 480 %. À Vancouver seulement, les cas d'extorsion ont augmenté de plus de 330 %. Ce ne sont pas que des statistiques; on parle de vraies personnes, de familles et de propriétaires de petites entreprises qui vivent dans la peur tous les jours.
L'extorsion n'est pas un crime sans victime. Ce n'est pas seulement un coup de téléphone ou une menace. C'est un acte criminel qui terrorise les familles, détruit des vies et oblige les gens à choisir entre leur sécurité et leurs économies. Partout au Canada, les propriétaires de petites entreprises reçoivent des menaces. On leur dit de payer s'ils ne veulent pas être victimes de violences. On leur dit que leur magasin sera incendié. On leur dit que leur maison sera prise pour cible. On leur dit que leurs enfants seront agressés. Cela se produit à Brampton, à Surrey, à Vancouver, à Calgary et à Winnipeg. Cela se produit partout au Canada. Rien qu'à Surrey, plus de 100 cas ont déjà été signalés cette année, et la police nous dit que beaucoup d'autres ne sont pas signalés.
Les gens ont trop peur pour se manifester. Quand les gens ont peur d'appeler la police, quand les familles ont peur d'ouvrir leur porte et quand les propriétaires d'entreprise ont peur d'aller travailler, c'est une crise, mais le gouvernement continue de ne rien faire. Au lieu d'agir, les libéraux ont choisi une approche laxiste à l'égard de la criminalité et des lois qui favorisent la remise en liberté. Ils ont choisi de se ranger du côté des criminels au détriment de la population.
Les projets de loi des libéraux, notamment les projets de loi et , ont affaibli le système de justice. Ils ont supprimé les peines d'emprisonnement obligatoires pour les crimes graves, ils ont facilité l'obtention d'une mise en liberté sous caution pour les délinquants violents et ils ont contraint les juges à remettre en liberté les récidivistes. Le résultat, c'est une augmentation de la criminalité, de la violence et de la peur. Les extorqueurs savent que le système est fragilisé, que les risques sont faibles et que les sanctions sont légères. Par conséquent, ils continuent de commettre des infractions encore et encore.
Le gouvernement parle beaucoup de fermeté, mais les discours ne mettent pas fin à l'extorsion. Seules les mesures concrètes le peuvent. Les conservateurs ont proposé des solutions réelles, des solutions claires et pleines de bon sens. Nous avons proposé de rétablir la peine d'emprisonnement obligatoire pour extorsion. La peine aurait été de trois ans pour une condamnation, de quatre ans si le crime a été commis à l'aide d'une arme à feu, et de cinq ans en cas de liens avec le crime organisé. Nous estimons que l'incendie criminel devrait être considéré comme une circonstance aggravante. Incendier une entreprise n'est pas un délit mineur, c'est un acte terroriste. Ces mesures envoient un message simple: quiconque extorque de l'argent aux Canadiens ira en prison pour longtemps.
En fait, les politiques libérales ont récemment donné lieu à une décision en matière de détermination de la peine qui a miné la confiance du public dans le système de justice. Dans un cas troublant d'extorsion à Calgary, les délinquants ont reçu une peine d'emprisonnement de 18 mois avec sursis, dont 6 mois devaient être purgés en détention à domicile. Cette peine est très légère, compte tenu de la gravité du crime. La victime canadienne a subi des pressions pour rembourser plus de 200 000 $ liés à la dette de jeu illégal d'un tiers. On lui a montré des images de corps découpés en morceaux pour lui faire peur. Voilà ce que permettent les politiques laxistes des libéraux en matière de criminalité.
Les libéraux avaient la possibilité de protéger les Canadiens, mais qu'ont-ils fait? Ils ont voté contre nous à maintes reprises. Ils ont rejeté tous les projets de loi conservateurs les uns après les autres. Ils ont bloqué la . Ils ont traîné les pieds et trouvé des excuses pour ne rien faire. Ils se sont même opposés à des lois plus musclées sur la légitime défense, dont la « loi du château », comme notre l'a évoqué il y a quelques semaines. Ils se sont opposés à la modification des conditions de mise en liberté sous caution. La semaine dernière, les libéraux se sont opposés à l'expulsion de non-citoyens reconnus coupables de crimes graves comme l'extorsion. À chaque étape, ils ont préféré les criminels aux collectivités.
Les libéraux disent soutenir la police, mais les faits démontrent le contraire. Le n'a pas recruté un seul nouvel agent de la GRC. Il a même dit que ce n'était pas son rôle. Les forces policières partout au pays sont débordées. Elles sont surchargées, elles manquent de ressources et le gouvernement les a laissées se débrouiller seules face à une vague de criminalité qu'il a lui-même provoquée.
Le gouvernement a aussi rompu sa promesse relative à la frontière. À cause des politiques libérales, 18 000 criminels connus ont été autorisés à entrer au Canada sans vérification appropriée de leurs antécédents et sans contrôle sérieux, des décisions imprudentes qui mettent les Canadiens en danger. Nous en voyons aujourd'hui les résultats: les réseaux du crime organisé se renforcent, les réseaux d'extorsion sèment la terreur et les gangs opèrent en toute confiance.
Sous la pression grandissante des conservateurs, le gouvernement a récemment qualifié le gang Bishnoi d'entité terroriste. C'était la bonne décision, mais ce n'est qu'une première étape. Nous devons examiner ce qui se cache derrière. Nos propres agences, comme le Service canadien du renseignement de sécurité et la GRC, disent qu'il s'agit d'ingérence étrangère. Pourquoi les libéraux font-ils la sourde oreille? Qualifier un gang de terroriste ne sert à rien si les criminels continuent d'être libérés sous caution. Cela ne sert à rien si les peines sont légères. Cela ne sert à rien si la police manque de ressources. Les Canadiens ne veulent pas des paroles, ils veulent des garanties de sécurité et ils veulent des mesures concrètes.
Lorsque le s'est rendu dans la vallée du bas Fraser, il avait l'occasion d'écouter, de rencontrer des victimes, des chefs d'entreprise et des policiers. Il a plutôt choisi de se promener sur une jetée. Il n'est pas allé voir les gens pour les écouter. Il n'a pas pris les devants. Ce n'est pas du leadership, c'est de l'abandon.
Les collectivités réclament de l'aide. Les parents s'inquiètent pour leurs enfants. Les familles ont peur de dénoncer. Les propriétaires d'entreprises se demandent si demain sera le jour où leur magasin sera attaqué. Ce n'est pas le Canada que nous connaissons. Ce n'est pas le Canada que nous voulons.
Des rues sûres, des lois sévères et de lourdes conséquences pour les crimes graves: voilà ce en quoi nous, les conservateurs, croyons. Notre plan est clair: mettre fin à l'extorsion en imposant de véritables peines d'emprisonnement, mettre fin à la mise en liberté sous caution, garder les délinquants violents derrière les barreaux, soutenir les forces policières en leur offrant des ressources concrètes et protéger les familles, les travailleurs et les propriétaires de petites entreprises. Nous sommes prêts à travailler avec tous ceux qui veulent régler cette crise. Nous ne resterons pas silencieux alors que les Canadiens vivent dans la peur.
Après 10 ans d'échecs, les Canadiens en ont assez: ils en ont assez des excuses, des retards et des crimes. Il est temps de mettre un terme à la crise de l'extorsion. Il est temps de changer la loi. Il est temps de faire passer les collectivités en premier.
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Monsieur le Président, je vais partager mon temps de parole avec le député de .
Commençons par le dire clairement: l'extorsion est un crime grave. Elle terrorise les familles, menace les propriétaires de petite entreprise et mine la confiance dans la sécurité publique. À Surrey et partout en Colombie‑Britannique, je rencontre des électeurs qui vivent dans la peur. Ils méritent de véritables solutions, et non du théâtre politique.
La motion conservatrice prétend lutter contre l'extorsion, mais elle repose sur des renseignements erronés et contient des propositions qui affaibliraient notre système de justice au lieu de le renforcer.
En Colombie‑Britannique, le gouvernement fédéral accorde d'importantes ressources à la lutte contre l'extorsion. Nous nous sommes engagés à verser 4 millions de dollars pour renforcer le groupe de travail de la province contre l'extorsion par l'intermédiaire de l'équipe régionale intégrée de lutte antidrogue. De plus, le gouvernement fédéral et la province de la Colombie‑Britannique ont conjointement versé 1 million de dollars pour venir en aide aux victimes d'extorsion. La GRC fédérale déploiera jusqu'à 20 agents supplémentaires, ainsi que des hélicoptères, pour appuyer les efforts d'application de la loi sur le terrain à Surrey. Des fonds supplémentaires provenant du fonds fédéral de lutte contre la violence liée aux armes à feu et aux gangs sont également versés pour combattre la violence liée aux armes à feu et aux gangs associée aux réseaux d'extorsion.
Nous avons également pris des mesures décisives en inscrivant le gang Bishnoi sur la liste des organisations terroristes. La GRC et l'Agence des services frontaliers du Canada soutiennent activement les enquêtes, portent des accusations et, le cas échéant, prennent des mesures de renvoi contre les ressortissants étrangers qui sont interdits de territoire pour criminalité ou pour non-respect des lois canadiennes.
Une fois adopté, le projet de loi , la Loi visant à renforcer le système d'immigration et la frontière du Canada, moderniserait l'application de la loi en matière d'immigration et sévirait contre le crime organisé transnational, y compris les réseaux d'extorsion, pour faire en sorte qu'il soit plus difficile pour les délinquants violents d'exploiter les délais de procédure.
Je vais maintenant parler directement des propositions des conservateurs, qui prétendent que les non-citoyens reconnus coupables de crimes graves peuvent demander le statut de réfugié pour éviter des conséquences. C'est tout simplement faux. Le fait de demander l'asile n'empêche pas les criminels d'être punis avec toute la rigueur de la loi. Les questions criminelles ont préséance sur les questions d'immigration. Lorsque l'Agence des services frontaliers du Canada croit qu'un demandeur est interdit de territoire pour grande criminalité, sa demande est mise en suspens le temps que l'affaire criminelle suive son cours. S'il est jugé interdit de territoire, sa demande d'asile est annulée, son statut légal prend fin et il est menacé d'expulsion.
Les ressortissants étrangers déjà visés par une mesure de renvoi ne peuvent pas présenter une demande d'asile. Dans les cas d'interdiction de territoire grave, les personnes sont interdites de territoire de façon permanente.
L'Agence des services frontaliers du Canada s'emploie activement à renvoyer les criminels qui tentent d'utiliser le système d'asile à mauvais escient. Lorsque des problèmes de crédibilité surviennent, l'Agence accorde la priorité à ces dossiers, présente des preuves à la Commission de l'immigration et du statut de réfugié et demande des audiences de rejet ou d'admissibilité menant à l'expulsion.
Aux termes de la Loi sur l'immigration et la protection des réfugiés, une demande est d'emblée inadmissible si la personne est interdite de territoire pour grande criminalité ou si elle a été condamnée au Canada ou à l'étranger pour une infraction entraînant une peine d'au moins 10 ans. L'adoption de la proposition des conservateurs ne comblerait pas une lacune; elle créerait de nouvelles couches administratives et ouvrirait la porte aux litiges.
Le paragraphe b) de la motion interdirait les demandes d'asile pour les personnes qui font l'objet de procédures pénales. Cette question a également déjà été réglée. Les agents de l'Agence des services frontaliers du Canada peuvent suspendre l'examen de l'admissibilité lorsqu'un demandeur est accusé d'un crime grave. Une fois l'affaire pénale réglée, l'agent reprend l'évaluation et peut juger la personne inadmissible. Le système canadien empêche déjà les demandes d'asile d'avancer quand des accusations graves ont été portées.
Au paragraphe c), les conservateurs demandent la fin de ce qu'ils appellent la politique de clémence qui empêcherait les expulsions. Ce qu'ils proposent en réalité, c'est d'interdire aux juges de tenir compte des conséquences en matière d'immigration lors de la détermination de la peine. Les juges peuvent tenir compte des conséquences en matière d'immigration pour s'assurer que la peine reste appropriée et proportionnée, mais jamais pour réduire la peine en dessous de ce qui est approprié. Rien ne prouve que les tribunaux réduisent indûment les peines pour éviter l'expulsion. Les rares ajustements sont susceptibles d'être révisés en appel et reflètent souvent la position commune du ministère public et de la défense. La suppression du pouvoir discrétionnaire des juges affaiblirait le système judiciaire au lieu de le renforcer.
Les conservateurs exigent également l'abrogation du projet de loi et du projet de loi . Les Canadiens ont élu le gouvernement actuel avec le mandat de renforcer la sécurité publique et de moderniser le système judiciaire, et nous tenons nos promesses. Nous avons présenté plus de six projets de loi importants en matière de sécurité publique et de justice criminelle visant à sévir contre les délinquants violents et récidivistes. Les conservateurs les ont retardés, alors que les premiers ministres provinciaux, les chefs de police et les municipalités ont demandé leur adoption urgente.
Le projet de loi n'affaiblissait pas le régime de mise en liberté sous caution. Il renforçait les protections pour les victimes de violence entre partenaires intimes en définissant le terme « partenaire intime » de manière à inclure les anciens partenaires, en créant une inversion du fardeau de la preuve pour les récidivistes et en exigeant que les tribunaux tiennent compte des condamnations antérieures. Le projet de loi irait encore plus loin en précisant que le principe de la retenue ne signifie pas une libération automatique, mais les conservateurs s'y sont opposés. J'en ai été témoin à la Chambre. L'autre jour, les intervenants conservateurs qui se sont succédé n'ont fait que bloquer le projet de loi C‑14, qui renforcerait le régime de mise en liberté sous caution.
Le projet de loi n'autorisait pas la détention à domicile dans les cas d'extorsion grave. Les peines avec sursis ne sont pas possibles lorsque les peines dépassent deux ans ou que les délinquants présentent une menace pour la sécurité publique. Les peines d'emprisonnement obligatoires demeurent pour les cas d'extorsion impliquant des armes à feu ou des organisations criminelles, qui sont exactement les cas qui préoccupent le plus les Canadiens.
Notre programme législatif actuel cible directement et efficacement l'extorsion. Le projet de loi créerait une inversion du fardeau de la preuve pour les cas d'extorsion violente, exigerait des peines consécutives pour les crimes connexes comme les incendies criminels, interdirait la possession d'une arme dans les cas de mise en liberté sous caution et renforcerait les restrictions géographiques. Combinées aux projets de loi , , et , ces réformes renforceraient l'application de la loi à la frontière, la cybersécurité, les dispositions législatives sur les crimes haineux et l'intégrité du système d'immigration. Il s'agit de mesures fondées sur des données probantes et appuyées par les forces de l'ordre et les municipalités du Canada.
L'extorsion n'est pas un crime de rue: elle est alimentée par les réseaux organisés et le blanchiment d'argent. D'où la nécessité d'une approche globale. Pour combattre ce crime, il faut des politiques fondées sur des données probantes et un appui ferme, plutôt que de fausses promesses. Il faut un système de justice qui sévit contre la criminalité et qui respecte la primauté du droit.
L'approche des conservateurs consiste à attribuer la faute à l'immigration et à abroger des lois. La nôtre vise plutôt à démanteler les réseaux criminels, à renforcer l'application de la loi, à protéger les victimes et à défendre la primauté du droit. Les victimes d'extorsion veulent des résultats, pas des slogans. Cette motion diviserait les collectivités, nuirait à l'application régulière de la loi et détournerait l'attention des véritables solutions.
Pour ces raisons, je m'opposerai à cette motion et j'appuierai les réformes sérieuses et ciblées nécessaires pour assurer la sécurité des Canadiens.
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Monsieur le Président, je suis heureux d'avoir la possibilité de parler d'un sujet qui inquiète vivement les habitants de ma circonscription, Surrey‑Centre, ainsi que ceux de la vallée du bas Fraser, dans ma province.
La priorité absolue du gouvernement consiste à protéger les Canadiens et les collectivités d'ici. Nous sommes profondément préoccupés par les rapports qui font état de personnes en Colombie‑Britannique, en Ontario et partout au Canada qui ont été victimes d'extorsion, de menaces et de violence. Ces types de crimes sont insidieux. Ils sèment la peur parmi la population et ils empêchent les travailleurs canadiens d'exploiter leur entreprise et de dormir sur leurs deux oreilles.
C'est pourquoi nous travaillons de concert avec un large éventail d'intervenants et de représentants des forces de l'ordre pour prendre ces problèmes à bras-le-corps. Le gouvernement a présenté plus de six grands projets de loi en matière de sécurité publique et de justice pénale, des projets de loi qui visent précisément à sévir contre les délinquants violents et les récidivistes, à renforcer les dispositions relatives à la détermination de la peine et à moderniser le Code criminel du Canada. Voilà pourquoi je trouve surprenant que les conservateurs aient choisi de présenter la motion dont nous sommes saisis aujourd'hui. Au lieu d'accélérer l'adoption de mesures législatives que les premiers ministres provinciaux, les forces de l'ordre, les municipalités, les chefs de police et les associations de policiers dans l'ensemble du Canada demandent tous au Parlement d'adopter de toute urgence, les conservateurs retardent et entravent sans cesse les travaux du comité et de la Chambre.
Les projets de loi et ajouteront des outils névralgiques, notamment l'accès légal, à ceux dont disposent les forces de l'ordre canadiennes pour combattre le crime organisé transnational. Pour les personnes qui ne savent peut-être pas ce qu'est l'accès légal, il s'agit de la capacité d'intercepter des communications sur des réseaux téléphoniques numériques comme WhatsApp ou Signal afin de remonter jusqu'à l'abonné.
En fait, il n'y a rien dans la motion conservatrice d'aujourd'hui qui n'ait pas déjà été débattu ou présenté à la Chambre, ou qui ne soit pas complètement faux.
Le projet de loi , Loi sur les mesures de réforme concernant la mise en liberté sous caution et la détermination de la peine, prévoit un durcissement des lois qui régissent la mise en liberté sous caution afin de lutter contre les infractions violentes et graves, la récidive et le crime organisé, ainsi que des peines plus sévères pour les crimes graves et violents comme l'extorsion. Ensemble, les projets de loi , et permettraient de sévir contre l'intimidation et la violence au moyen d'outils comme l'accès légal ainsi que de réduire les risques pour les victimes et les témoins.
En plus de ces mesures législatives, nous avons tenu des sommets sur l'extorsion en collaboration avec le gouvernement de la Colombie‑Britannique et le gouvernement de l'Ontario. Ces sommets étaient le fruit d'un solide effort de collaboration entre les gouvernements fédéral et provinciaux, les forces de l'ordre infranationales et la GRC dans le but d'intervenir de concert relativement aux affaires d'extorsion.
En réalité, l'un des partis qui n'ont pas souhaité collaborer est celui du parrain de la motion d'aujourd'hui. Ils préfèrent plutôt induire les Canadiens en erreur en présentant notre système judiciaire sous un jour trompeur. Par exemple, cette motion demande au gouvernement d’interdire les demandes d’asile provenant de non-citoyens reconnus coupables de crimes graves. Tout d'abord, les Canadiens ne peuvent pas présenter de demande d'asile, alors la motion est plutôt étrange.
Déjà, tout individu ayant commis un crime grave n'a pas le droit de présenter une demande à la Commission de l'immigration et du statut de réfugié du Canada. Même si un criminel fait une demande d'asile, il ne peut ainsi se mettre à l'abri des sanctions. Il sera puni avec toute la rigueur de la loi. Dès que l'Agence des services frontaliers du Canada soupçonne une personne d'avoir commis un crime grave, comme de l'extorsion ou une infraction liée aux armes à feu, elle suspend sa demande d'asile. Tout le monde, sauf les conservateurs, sait qu'une personne ne peut pas demander l'asile si elle fait l'objet d'une enquête pour un crime grave.
Alors que les conservateurs continuent d'avoir recours à des slogans et des propositions à caractère idéologique, notre gouvernement fait des changements réfléchis et ciblés afin de renforcer la sécurité publique et de protéger les Canadiens. Nous avons annoncé un financement de plusieurs millions de dollars dans le cadre du Plan frontalier du Canada, et ce, afin de créer des équipes régionales intégrées de lutte antidrogue qui rassembleront les ressources d'application de la loi et de surveillance des frontières de plusieurs gouvernements et plusieurs organismes afin de lutter contre le crime organisé lié à la drogue et contre l'extorsion. Nous avons annoncé un financement supplémentaire pour fournir du renfort aux forces de l'ordre locales dans la lutte contre l'extorsion, pour soutenir les victimes et leur fournir des services ainsi que pour poursuivre les efforts déjà entrepris par les escouades de la région de Peel et en Colombie-Britannique.
L'Agence des services frontaliers du Canada soutient résolument le groupe de travail en expulsant les étrangers, interdits de territoire, qui sont impliqués dans des actes d'extorsion ou d'autres infractions criminelles graves.
De plus, comme nous savons que la prévention à long terme de la criminalité passe par la lutte contre ses causes profondes, nous avons alloué 390 millions de dollars sur 5 ans pour aider les provinces et les territoires à mettre en œuvre des programmes d'application de la loi et de prévention dans le cadre de l'Initiative de lutte contre la violence liée aux armes à feu et aux gangs. Le gouvernement verse également 250 millions de dollars, par l'intermédiaire du Fonds pour bâtir des communautés plus sécuritaires, directement aux municipalités et aux communautés autochtones afin de renforcer les programmes de prévention de la criminalité des gangs et de lutter contre les conditions sociales qui mènent à la criminalité.
Ces mesures s'ajoutent à la création en février 2024, par la GRC, de l'équipe nationale de coordination et de soutien, une alliance nationale de services de police dont le rôle est de coordonner et faciliter les enquêtes sur l'extorsion un peu partout au Canada. La GRC collabore avec les autres services de police du Canada et avec la police de pays étrangers pour lutter contre l'extorsion et la violence.
En réponse à la demande de ressources fédérales supplémentaires pour lutter contre l'extorsion à Surrey, la GRC fournit 20 agents fédéraux supplémentaires et des hélicoptères afin de renforcer les capacités opérationnelles locales. Comme je l'ai clairement indiqué, nous collaborons avec tous les pouvoirs publics pour lutter contre l'extorsion et aider les personnes touchées. De plus, nous avons affecté les sommes nécessaires à l'ajout de 1 000 agents de la GRC et de 1 000 agents de l'Agence des services frontaliers du Canada. Ce financement provient du budget de 2025, qui prévoit plus de 1,8 milliard de dollars sur quatre ans pour renforcer les forces de l'ordre fédérales.
Pour que la population se sente en sécurité, nous avons présenté un projet de loi, consacré des sommes importantes au renforcement des forces de l'ordre fédérales, appuyé directement les efforts menés à l'échelle provinciale et locale, et continué à rencontrer les collectivités touchées. Nous utilisons tous les outils à notre disposition pour sévir contre la criminalité et protéger la population.
Je tiens à profiter de l'occasion pour souligner le travail inlassable qu'accomplissent chaque jour les agents de la GRC et de l'Agence des services frontaliers du Canada. Nous exhortons les gens qui reçoivent des menaces à ne pas obtempérer aux demandes et à signaler l'incident à leur service de police local. Nous avons tous le droit de vivre et de travailler à l'abri des menaces et de l'intimidation. Nous continuerons de collaborer avec tous les pouvoirs publics et les forces de l'ordre afin que tous les Canadiens puissent vivre, travailler et élever leur famille dans des collectivités sûres.
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Monsieur le Président, je partagerai mon temps de parole avec le , le député de Battle River—Crowfoot.
Le Canada vit une crise qui commence à nos frontières et aboutit dans nos collectivités. Les politiques laxistes des libéraux ont enhardi les criminels, et les criminels non citoyens ont pu exploiter notre système d'asile. Certains de ces criminels exploitent maintenant le système de détermination du statut de réfugié, et ceux qui présentent des demandes frauduleuses restent au Canada.
Parallèlement, les cas d'extorsion ont augmenté de 330 % depuis l'élection des libéraux. Les familles et les petites entreprises de villes comme Brampton, Edmonton, qui est ma ville natale, Surrey, Vancouver et Calgary vivent dans la peur. Beaucoup d'entre elles envisagent même de quitter le pays.
Les crimes violents ont atteint un niveau sans précédent au Canada. Rien qu'en Colombie-Britannique, les cas d'extorsion ont augmenté de près de 500 %. Ce phénomène touche l'ensemble du pays et se produit au vu et au su de tous. En effet, ces criminels se filment en train de tirer sur des maisons, créent des vidéos et les publient. Lorsque des criminels non citoyens sont arrêtés pour avoir commis des crimes graves, y compris des actes d'extorsion, bon nombre d'entre eux déposent de fausses demandes d'asile, ce qui retarde leur expulsion et leur permet d'obtenir des peines plus clémentes. En réalité, en vertu des lois libérales de capture et de remise en liberté sous caution, beaucoup recouvrent leur liberté sur le champ et sont libres de récidiver.
Malgré les nombreuses propositions conservatrices concernant le système d'immigration dysfonctionnel et la criminalité galopante, le gouvernement continue d'aggraver la situation en laissant entrer dans notre pays des criminels sans avoir vérifié leurs antécédents, puis en leur permettant de rester grâce à des failles dans le système de demande d'asile. Le gouvernement refuse également d'imposer des sanctions sévères pour les crimes graves. Il ne faut donc pas s'étonner que la criminalité soit hors de contrôle et que les victimes en paient le prix.
La semaine dernière, le premier ministre de la Colombie-Britannique a exprimé sa profonde frustration à l'égard des lois canadiennes sur l'immigration, face aux non-citoyens qui commettent des crimes graves et demandent ensuite l'asile. Il a réclamé que nos lois soient modifiées et a qualifié d'« absurde » les abus que permet notre système. Dix ans de lois libérales laxistes ont permis à des criminels dangereux, dont beaucoup n'auraient jamais dû se trouver au Canada, de prendre racine dans nos collectivités et de les terroriser.
Ce qui se passe aujourd'hui avec les gangs et les criminels étrangers dans tout le pays est le symptôme de deux défaillances structurelles profondes causées par le gouvernement libéral. Premièrement, les criminels étrangers ont compris que le système canadien de demande d'asile est poreux et facilement manipulable et, deuxièmement, les lois libérales laxistes ont rendu notre système incapable de garder les criminels en prison ou d'expulser les délinquants non citoyens. Ces deux défaillances font augmenter la criminalité presque partout au pays.
En outre, les libéraux ont cessé d'assujettir les immigrants à une vérification de leur casier judiciaire, ce qui a permis à des gens ayant des antécédents criminels de venir au Canada et d'y poursuivre leur carrière de criminel. Avant l'été, j'ai demandé au gouvernement ce qu'il faisait pour protéger la population canadienne. Il a répondu qu'il allait embaucher 1 000 nouveaux agents de la GRC. À l'automne, nous lui avons demandé combien d'agents avaient été embauchés. Aucun ne l'a encore été.
Des lois inefficaces contre la criminalité, qui ne permettent même pas de garder en prison les pires criminels, et le système d'asile du Canada, qui protège les gangs et les criminels étrangers, continuent de favoriser le crime et le désordre dans nos rues sans qu'on puisse en voir la fin.
Les conservateurs proposent de véritables solutions. En ce qui concerne l'extorsion, le gouvernement libéral a voté contre mon projet de loi d'initiative parlementaire, le projet de loi , intitulé « loi sur la protection contre l'extorsion », qui aurait rétabli les peines de prison obligatoires.
Quant à l'abus du système d'asile, nous avons averti le gouvernement, il y a de nombreuses années, que les criminels profitaient des lacunes de la Loi sur l'immigration et la protection des réfugiés; en novembre, les conservateurs ont proposé d'apporter un amendement au projet de loi pour interdire aux non‑citoyens reconnus coupables de crimes graves au Canada de présenter une demande d'asile. Il s'agissait d'une proposition fondée sur le bon sens qui aurait empêché le recours abusif à notre système d'asile et empêché les non‑citoyens de présenter une demande d'asile pour tenter de retarder leur expulsion du pays après avoir perpétré des crimes graves. Les libéraux ont rejeté l'amendement lors de l'étude du projet de loi par le comité.
Le premier ministre de la Colombie‑Britannique a déclaré que les lois du Canada sur l'immigration devaient changer, et il a raison. Les conservateurs conviennent avec lui que les non‑citoyens reconnus coupables de crimes graves ne devraient pas pouvoir présenter une demande d'asile. Nous convenons aussi que le Canada doit interdire aux non‑citoyens faisant l'objet d'une procédure judiciaire de déposer une demande d'asile. Cela bloquerait ceux et celles qui croient qu'ils peuvent commettre des crimes graves et éviter ensuite l'expulsion en recourant abusivement au système d'asile du Canada.
En outre, la pratique qui consiste à faire preuve de clémence au moment de déterminer la peine pour que des non-citoyens évitent de se faire expulser doit cesser. Un trop grand nombre de contrevenants reconnus coupables de crimes graves ont bénéficié de cette pratique au détriment des victimes et de la sécurité publique.
Les conservateurs ont tenté d'apporter ces changements en modifiant le projet de loi , mais les députés libéraux l'ont rejeté. La députée de a alors présenté le projet de loi , une simple modification d'une ligne du Code criminel, pour mettre fin à cette pratique une fois pour toutes. Ce projet de loi sera mis aux voix dans quelques semaines, et nous espérons que le gouvernement libéral l'appuiera.
Le gouvernement libéral a échoué à maintes reprises. Ses députés ont voté contre les motions des conservateurs visant à colmater les brèches qui laissent passer de fausses demandes de statut de réfugié. Ils ont voté contre l'imposition de peines plus sévères pour extorsion dans mon projet de loi, le . Ils ont refusé d'abroger les projets de loi et , qui ont créé le système de justice qui favorise la récidive au Canada. Ils viennent de rejeter notre amendement logique au projet de loi visant à interdire aux non-citoyens reconnus coupables de crimes graves au Canada de présenter une demande d'asile.
Les conservateurs demandent au gouvernement de cesser de bloquer la justice et d'empêcher les non-citoyens reconnus coupables de crimes graves de présenter une demande d'asile. Il est également crucial d'empêcher les non-citoyens qui ont des procédures judiciaires actives pour des crimes graves de présenter une demande d'asile. Nous devons mettre fin à la pratique consistant à imposer des peines clémentes pour aider des non-citoyens à éviter l'expulsion.
Des changements cruciaux se font attendre depuis longtemps dans le système d'immigration et dans les lois sur l'asile du Canada. Ces changements réussiraient enfin à colmater les brèches et empêcheraient les auteurs de crimes graves d'utiliser le système d'immigration du Canada à leur avantage.
Les Canadiens méritent de se sentir en sécurité dans leurs collectivités. Ils méritent un gouvernement qui est prêt à défendre les victimes et non les criminels. Ils méritent un gouvernement fédéral qui réglera enfin les problèmes d'asile et d'immigration qui sont au cœur de cette crise. Les conservateurs proposent des solutions sensées. Nous sommes prêts à collaborer avec les libéraux pour accélérer l'adoption de mesures législatives qui apporteront ces changements attendus depuis longtemps et qui rétabliront la sécurité dans les quartiers du Canada.
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Monsieur le Président, lorsque j'étais assis dans le sous-sol d'une maison de Surrey où je suis allé rencontrer la famille Sahsi, j'ai perçu un mélange de peur et de colère chez les fils qui avaient perdu leur père, un Canadien respectueux des lois, un homme d'affaires prospère et un pilier de la communauté. Je parle de Darshan Sahsi, qui a présumément été abattu par des extorqueurs. Peu après, je me trouvais au studio de Radio Swift, à Surrey, et quand j'ai levé les yeux, j'ai vu un impact de balle laissé par des extorqueurs qui avaient exigé que le propriétaire les paie pour éviter des actes de violence.
L'autre jour, j'ai parlé avec une mère de la vallée du bas Fraser, en Colombie‑Britannique, qui a reçu la visite de policiers venus l'avertir que quelqu'un dans sa rue faisait l'objet de menaces d'extorsion et qu'il y avait donc un risque de balles perdues dans le quartier, au point que certains devraient envisager de s'installer au sous-sol avec leur famille. Autrement dit, ils les invitaient à ne plus vivre au rez-de-chaussée afin d'éviter qu'une balle perdue ne traverse la fenêtre et ne tue un membre de la famille. Beaucoup d'autres disent qu'ils quittent tout bonnement le Canada par crainte d'extorsion, pour fuir aussi loin que possible les extorqueurs que les libéraux ont laissés entrer dans le pays.
Comment se fait-il qu'après 10 ans de gouvernement libéral, nous ayons tout à coup, au Canada, un problème d'extorsion qui n'existait pas auparavant? Avec leurs politiques d'immigration, les libéraux ont laissé les extorqueurs entrer au pays, puis avec leurs lois, ils les ont laissés envahir nos rues. Lorsqu'ils viennent ici et qu'ils finissent par se faire prendre, ces criminels peuvent demander le statut de réfugié et, en vertu des lois libérales, éviter d'avoir à quitter le pays.
L'Agence des services frontaliers du Canada a signalé en décembre que 15 ressortissants étrangers inculpés d'extorsion ont soudain découvert qu'ils étaient des réfugiés et ont demandé l'asile afin de pouvoir rester au Canada. Comme le gouvernement libéral les laisse présenter ces demandes frauduleuses, les Canadiens devront dépenser des millions de dollars pour nourrir et loger ces criminels et payer leurs frais juridiques. Il y aura en outre des appels sans fin, de sorte que, même si leurs demandes sont finalement rejetées, si Dieu le veut, les Canadiens devront endurer encore sept années supplémentaires de coûts et de dangers. Les libéraux obligent les contribuables à offrir un niveau de vie plus élevé à des criminels étrangers qui vivent illégalement au Canada qu'à des personnes âgées qui ont bâti ce pays, qui ont travaillé dur et qui respectent les lois.
Nous voyons sans cesse des cas où les juges, s'appuyant sur les lois libérales, réduisent les peines infligées aux ressortissants étrangers qui commettent des crimes au Canada afin de leur éviter des conséquences sur leur processus d'immigration. Dans un cas, un ressortissant étranger a tenté d'acheter des services sexuels impliquant un enfant et on a allégé sa peine pour lui éviter d'être expulsé. Dans un autre cas, un ressortissant étranger qui conduisait à contresens sur la rue a percuté et tué toute une famille. Il n'a été condamné qu'à quelques mois de prison parce que le tribunal voulait protéger son statut d'immigrant. À Calgary, on a fait preuve de clémence envers un non-citoyen reconnu coupable d'agression sexuelle afin qu'il puisse rester au Canada.
Les Canadiens méritent de vivre dans des communautés sûres. Ils méritent d'être à l'abri de la violence arbitraire. Ils méritent de pouvoir emprunter les transports en commun sans craindre d'être agressés par des inconnus. Ils méritent de savoir que leurs enfants peuvent jouer en toute sécurité dans la rue, même le soir. Ils méritent de pouvoir exploiter leur entreprise sans subir de menaces, sans se faire tirer dessus et sans voir leur commerce incendié. Ils méritent des systèmes de justice et d'immigration qui placent l'intérêt des Canadiens respectueux des lois avant celui des criminels étrangers.
Il y a ici un lien direct de cause à effet. Les lois libérales favorisant la capture et la remise en liberté ainsi que les politiques libérales d'ouverture des frontières en matière d'immigration ont conduit à cette augmentation de 330 % des cas d'extorsion. Inversement, on peut dire que les cas d'extorsion étaient environ 90 % moins nombreux lorsque les conservateurs étaient au pouvoir. Alors que les députés libéraux tentent de rejeter sur d'autres la responsabilité de leur bilan des 10 dernières années, on constate que c'est sous leur surveillance et sous leurs lois que le nombre de ces crimes horribles a plus que quadruplé.
Sous le gouvernement libéral, le nombre global de crimes violents a augmenté de 55 %. Les entreprises sont victimes de rackets. Des balles fracassent les vitrines des magasins. Des bombes incendiaires sont lancées dans des quartiers résidentiels. Les extorqueurs sont tellement décomplexés qu'ils publient maintenant sur les médias sociaux des vidéos de fusillades dans des quartiers résidentiels parce qu'ils savent que, sous le gouvernement libéral, ils ne subiront aucune conséquence pour leurs crimes. Voilà la réalité quotidienne d'un trop grand nombre de Canadiens à Surrey, à Brampton, à Vancouver, à Calgary et dans la région du Grand Toronto.
Il y a quelques mois, j'ai visité une entreprise de Calgary qui construit des habitations. J'y ai fait une séance de photos, où j'ai rencontré toutes les personnes qui voulaient me parler. Sur environ 150 discussions, il devait y avoir une trentaine de personnes qui avaient été menacées ou qui connaissaient quelqu'un qui avait été menacé. Environ 20 % des personnes avec qui j'ai parlé m'ont dit qu'elles avaient été menacées d'extorsion ou qu'un proche l'avait été.
Cette crise n'était pas inéluctable, mais elle était prévisible. Lorsque les libéraux ont fait adopter les lois qui ont déclenché cette vague de crimes, nous avons prédit que c'est ce qui arriverait.
Aujourd'hui, je regarde le gouvernement libéral, sur les banquettes d'en face. Les ministres qui font actuellement partie du Cabinet libéral sont ceux-là mêmes qui ont voté pour les lois à l'origine de cette situation. Ils ont voté pour le projet de loi libéral, le projet de loi , qui a créé le régime libéral de mise en liberté sous caution, celui qui oblige les juges à relâcher les criminels à la première occasion et dans les conditions les moins sévères, ce que le continue d'appuyer.
Le gouvernement libéral, y compris les députés qui siègent ici avec nous, a voté en faveur du projet de loi , qui a réduit les peines d'emprisonnement en cas d'extorsion avec arme à feu. Le gouvernement libéral a fait adopter des lois qui ont carrément écourté les peines des délinquants violents ou sexuels pour qu'ils puissent les purger dans le confort de leur salon. Nous nous sommes efforcés d'annuler ces mesures libérales en présentant des propositions pleines de gros bon sens qui auraient assuré la sécurité de la population canadienne. Nous avons fait notre possible, mais les libéraux font constamment de l'obstruction pour protéger leur programme laxiste de répression de la criminalité.
Les conservateurs ont fait leur possible. Nous avons proposé des modifications au Code criminel. Pensons par exemple au projet de loi , présenté par le député d', je crois. Il prévoyait des peines d'emprisonnement obligatoires de 10 ans pour les extorqueurs. Les libéraux y ont fait obstacle. Les libéraux ont fait de l'obstruction. Nous avons essayé de faire abroger la loi issue du projet de loi , sur le système de remise en liberté rapide, mais les libéraux ont fait de l'obstruction et ils nous en ont empêché. Nous avons essayé de faire abroger la loi issue du projet de loi , sur la détention à domicile. Les libéraux ont fait de l'obstruction et les libéraux se sont mis en travers. Ils se sont opposés à un projet de loi conservateur, le projet de loi , qui aurait empêché les juges d'accorder des peines plus clémentes au motif que les contrevenants visés sont ici en tant qu'immigrants.
Nous demandons au gouvernement de cesser de faire de l'obstruction et de cesser de nous empêcher de réparer le système qu'il a brisé. Pour ce faire, il faut agir dès maintenant. Aujourd'hui, la Chambre des communes est saisie d'une motion pour garantir que quiconque a été reconnu coupable d'un crime n'est pas admissible au statut de réfugié au Canada. Elle exige que ces personnes soient immédiatement expulsées du pays et que leur statut de demandeur d'asile soit immédiatement révoqué.
Il s'agit d'une proposition raisonnable qui apporterait paix et tranquillité au pays. Elle permettrait aux petits entrepreneurs de reprendre leurs activités sans crainte, en concentrant toute leur attention sur l'embauche de travailleurs et l'offre à leur clientèle de marchandises à prix raisonnable. Elle permettrait aux immigrants respectueux de la loi qui sont venus ici pour apporter une contribution de le faire dans des collectivités ouvertes et libres, sans crainte du danger. Elle permettrait à des endroits comme Surrey, Brampton, le nord-est de Calgary, Vancouver et la région du Grand Toronto de retrouver la paix et la tranquillité qui y régnaient avant l'arrivée au pouvoir du gouvernement libéral.
Nous leur demandons de collaborer avec nous, de mettre de côté l'obstructionnisme partisan, de se ranger du côté des vaillants et honnêtes Canadiens et de reconnaître qu'ils ont eu tort de libéraliser nos lois et nos frontières, afin de rétablir la promesse d'un pays sûr, rempli de possibilités et où chacun se sent en sécurité.
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Monsieur le Président, je suis heureux de prendre la parole. J'ai trouvé que le y allait un peu fort lorsqu'il a dit « ils bloquent les mesures » , en parlant du gouvernement. Quelle hypocrisie!
Au bout du compte, nous devons nous demander pourquoi nous en sommes rendus là. Le nouveau a été élu il y a moins d'un an. Au cours de la dernière campagne électorale, il était bien établi que nous devions et voulions lutter contre la criminalité. Ça faisait partie de notre plateforme électorale. Le premier ministre et le gouvernement, c'est-à-dire tous les députés libéraux, se sont engagés à s'attaquer au problème de la criminalité. Dans le cadre d'une approche globale, nous sommes aujourd'hui saisis d'un train de mesures législatives en ce sens.
Quand le relaie de fausses informations aux Canadiens et les induit en erreur, que ce soit à la Chambre ou ailleurs, il rend un très mauvais service à la population canadienne. C'est peut-être bon pour le Parti conservateur du Canada, mais ce ne l'est certainement pas pour les Canadiens. Les Canadiens, même les Canadiens à tendance conservatrice qui vivent dans des circonscriptions représentées par des députés conservateurs, savent que ce que disent les conservateurs est inacceptable. Ils veulent que l'ensemble des projets de loi sur la criminalité soient adoptés ici, à la Chambre des communes.
Il est absolument ridicule d'insinuer que le Parti conservateur ne fait pas obstruction à nos projets de loi, car c'est la réalité. Les conservateurs en parlent. Ils s'en plaignent. Ils répandent de la mésinformation sur les médias sociaux, mais quand vient le temps d'agir dans l'intérêt des Canadiens, ils font de l'obstruction.
Je pourrais prendre l'exemple du projet de loi , qui traite entre autres de l'accès légal. Les conservateurs ne voulaient pas que ce projet de loi aboutisse; c'était leur approche. Ils se sont tellement entêtés à faire obstruction au projet de loi C‑2 que le gouvernement a dû présenter une nouvelle mesure législative, le projet de loi . Le projet de loi C‑12 est le fruit d'efforts considérables déployés par quelques ministres, en particulier la , pour s'attaquer aux types de problèmes dont les conservateurs parlent dans leur motion. Malgré cela, ce nouveau projet de loi n'a pas encore été adopté. Il a fallu un temps fou au Parti conservateur pour le laisser franchir l'étape de la troisième lecture.
Quant au projet de loi sur l'accès légal, il n'avance pas. Le Parti conservateur refuse de permettre aux organismes d'application de la loi d'avoir un accès légal. Cet accès existe dans tous les autres pays du Groupe des cinq, mais pas au Canada. Le Parti conservateur refuse de le laisser aller de l'avant. Les conservateurs parlent d'extorsion, mais s'ils trouvent important de lutter contre l'extorsion, ils devraient adopter le projet de loi C‑2.
Dites la vérité, Kevin.
L'hon. Kevin Lamoureux: C'est la vérité, monsieur le Président.
Soit dit en passant, je partagerai mon temps de parole avec la députée de .
Or, cela va beaucoup plus loin. Prenons l'exemple du projet de loi , qui vise à lutter contre le racisme et la haine. Encore une fois, le Parti conservateur empêche son adoption. Les conservateurs refusent de le faire progresser au comité. Ils enchaînent les manœuvres d'obstruction. Ils se plaignent beaucoup auprès des Canadiens, mais en réalité, quand vient le temps d'agir, ils se contentent de faire de l'obstruction pour empêcher l'adoption des projets de loi et d'essayer de contrarier le gouvernement. Le projet de loi est encore à l'étude au comité, et rien n'indique qu'il sera adopté.
Le projet de loi est tellement important que j'ai demandé à la Chambre de siéger jusqu'à minuit pour l'étudier. Je demande depuis des semaines le consentement unanime pour que nous poursuivions notre étude, pour essayer d'amener les conservateurs à reconnaître l'importance d'un projet de loi sur la réforme de la mise en liberté sous caution.
Le projet de loi est une importante mesure législative. Il propose une réforme de la mise en liberté sous caution que tous les premiers ministres provinciaux et territoriaux ont dit appuyer. Les organismes d'application de la loi et toute la population canadienne exigent une loi sur la réforme de la mise en liberté sous caution. Le Parti conservateur est la seule raison pour laquelle nous n'en avons pas au Canada, et le tente d'insinuer que nous faisons de l'obstruction. Quelle farce! Le Parti conservateur passe son temps à empêcher l'adoption de projets de loi importants.
Prenons comme exemple le projet de loi . Il n'y a pas si longtemps, nous avons présenté ce projet de loi en deuxième lecture. Je sais ce que disent les conservateurs à son sujet. Ils ne l'aiment pas. Le projet de loi C‑16 rétablirait les peines minimales obligatoires. En ce qui concerne la question des féminicides, je pense que le projet de loi placerait le Canada au premier plan des efforts dans ce dossier très important.
Quelle est la position des conservateurs sur le projet de loi? Ils disent que nous ne nous sommes donné que quelques jours de débat et qu'ils veulent plus de temps pour en débattre. Rien ne les empêche de renvoyer le projet de loi au comité pour qu'il soit étudié. Nous pourrions tenir de longs débats, entendre de nombreux témoins et écouter ce que les Canadiens ont à dire, puis poursuivre le débat à la Chambre à l'étape de la troisième lecture. Les conservateurs se servent de cette excuse, qui n'est ni véridique ni légitime, pour justifier leur obstruction.
Les conservateurs disent qu'ils veulent la démocratie à la Chambre. J'aime et je soutiens la démocratie; c'est la raison pour laquelle j'ai demandé à maintes reprises que nous siégions plus longtemps afin qu'un plus grand nombre de députés puissent s'exprimer sur les questions. C'est pourquoi j'ai fait valoir qu'une partie des absurdités dont nous avons été témoins, comme certaines des motions d'adoption de rapports présentées par les conservateurs, visaient à empêcher le gouvernement d'adopter un programme législatif de lutte contre la criminalité.
Le Parti conservateur n'est pas cohérent, sauf pour ce qui est de l'égoïsme. Les conservateurs préfèrent servir les intérêts du Parti conservateur du Canada plutôt que les intérêts des Canadiens. Ils accumulent beaucoup d'argent — des millions de dollars — par la collecte de fonds en essayant de faire croire, au moyen de courriels et ainsi de suite, que le gouvernement ne fait rien. Le comble de l'ironie, c'est lorsque le Parti conservateur empêche l'adoption de projets de loi, puis dit que le gouvernement contrôle le programme législatif et qu'il ne peut rien faire adopter.
Avec une dizaine d'élèves de 12e année provenant de n'importe quelle école publique du Canada, je peux moi aussi faire obstruction indéfiniment. Il ne faut pas grand-chose pour faire obstruction à un projet de loi, et le Parti conservateur l'a d'ailleurs montré. J'ai été témoin de la force destructrice du Parti conservateur dans le traitement des projets de loi. Les conservateurs parlent d'autres engagements et demandent pourquoi le gouvernement ne les a pas présentés.
Le projet de loi d'exécution du budget est une mesure législative que les conservateurs continuent de bloquer. Il n'y a aucune indication d'un changement à venir. Si le était fidèle à sa parole, son parti dirait quelque chose du genre: « Voici la mesure législative que nous allons adopter. Renvoyons-la au comité. Venons-en à l'étape de la troisième lecture. Obtenons des résultats pour les Canadiens. »
C'est ce que nous devrions nous efforcer de faire. C'est pourquoi les députés ministériels sont très frustrés. Comme il s'agit d'un gouvernement minoritaire, nous avons besoin d'une plus grande collaboration de la part de l'opposition, mais ce n'est pas le cas. Nous n'obtenons pas la collaboration nécessaire pour adopter le projet de loi que méritent les Canadiens. Ce projet de loi a été élaboré dans le cadre d'un programme électoral.
Même si nous parlons ici de questions liées au programme électoral, d'engagements pris envers les Canadiens, le Parti conservateur du Canada continue de faire de l'obstruction. C'est pourquoi je crois sincèrement que le Parti conservateur doit commencer à écouter ce que disent les Canadiens et à se comporter en conséquence à la Chambre des communes. Il pourrait faire beaucoup mieux pour les Canadiens en les écoutant et en collaborant davantage pour faire adopter les mesures législatives.
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Monsieur le Président, je ne vais pas intervenir avec autant de fougue que mon cher collègue de , mais j'ai néanmoins quelques remarques très importantes à faire au sujet de la motion qui est présentée aujourd'hui dans le cadre de la journée de l'opposition.
Je suis reconnaissante de pouvoir participer au débat d'aujourd'hui. En tant que présidente du Comité permanent de la citoyenneté et de l'immigration, j'ai eu l'occasion d'écouter les témoignages de juristes, d'agents chargés de l'application de la loi et d'organismes d'aide à l'établissement au cours des derniers mois. Sur la base des faits et de l'approche axée sur des principes adoptée par notre gouvernement en matière de sécurité publique, je voudrais apporter mon point de vue sur la motion.
Comme les députés le savent peut-être, je suis la fille d'immigrants qui ont fui leur pays respectif en raison de la pauvreté, de la guerre et de la discrimination. Ils sont venus au Canada pour élever leurs enfants dans un pays sûr. Je comprends donc très bien, sur le plan personnel, ce que notre système d'immigration représente pour les familles, mais je comprends également que la sécurité publique doit toujours primer.
Je tiens à dire clairement d'emblée que le fait de demander l'asile ne peut pas et ne va pas empêcher les criminels d'être punis avec toute la rigueur de la loi. Les conservateurs voudraient faire croire aux Canadiens que notre système d'asile offre un refuge aux criminels. Ce n'est tout simplement pas vrai. La Loi sur l'immigration et la protection des réfugiés stipule déjà qu'une demande ne peut pas être renvoyée à la Commission de l'immigration et du statut de réfugié si le demandeur a été déclaré interdit de territoire pour cause de grande criminalité ou en raison d'une déclaration de culpabilité au Canada pour une infraction punissable d'une peine d'emprisonnement maximale d'au moins 10 ans.
Lorsque l'Agence des services frontaliers du Canada estime qu'un demandeur est interdit de territoire pour des motifs de grande criminalité, la demande est mise en suspens pendant que le dossier est traité par le système de justice pénale. Si le demandeur est reconnu coupable, sa demande d'asile est rejetée. Sa période de séjour autorisée au Canada prend fin et il fait l'objet d'une mesure de renvoi. Dans les cas d'interdiction de territoire pour des motifs graves, les étrangers renvoyés se voient interdire définitivement de revenir au Canada. Les questions pénales l'emportent sur les questions d'immigration. Le fait de présenter une demande d'asile n'empêche pas ceux qui transgressent la loi de subir les conséquences de leurs actes.
J'aimerais me pencher sur l'alinéa de la motion où on réclame l'abrogation des projets de loi et . Les conservateurs prétendent que le projet de loi C‑5 autorisait la détention à domicile pour les auteurs de crimes graves comme l'extorsion. C'est tout simplement faux. Les ordonnances de sursis ne sont jamais offertes quand la peine est de deux ans ou plus, ce qui est généralement le cas pour les infractions graves d'extorsion. Elles ne sont pas possibles non plus quand le contrevenant représente une menace pour la sécurité publique. En outre, nous avons conservé les peines d'emprisonnement obligatoires pour les cas d'extorsion avec une arme illégale ou à autorisation restreinte, ou pour les cas qui sont liés à des organisations criminelles, c'est-à-dire précisément les types d'extorsions qui préoccupent le plus les Canadiens actuellement. Les conservateurs auraient avantage à faire leurs devoirs avant de répéter des slogans.
En ce qui concerne le projet de loi , la principale critique des conservateurs, c'est qu'il a inscrit dans la loi le principe de la retenue dans le contexte de la mise en liberté sous caution, mais ils refusent d'admettre que le projet de loi C‑75 a renforcé les mesures de protection pour les victimes de la violence entre partenaires intimes. Il a défini officiellement l'expression « partenaire intime » dans le Code criminel pour qu'elle s'applique aussi aux anciens partenaires. Il a inversé le fardeau de la preuve en cas de récidive pour les infractions de violence contre un partenaire intime, en rendant la mise en liberté sous caution plus difficile à obtenir. En outre, les juges doivent maintenant prendre en considération les condamnations antérieures pour violence contre un partenaire intime et il impose des peines plus rigoureuses aux récidivistes.
Le président de la Criminal Lawyers' Association of Canada a dit clairement qu'il est faux d'affirmer que le projet de loi a affaibli la sécurité publique. Les Canadiens méritent que le débat soit fondé sur les faits. Si les conservateurs veulent abroger une loi qui a rendu plus difficile l'obtention de la mise en liberté sous caution pour les contrevenants coupables de violence contre un partenaire intime, ils devraient le dire directement.
La semaine dernière, au comité de l'immigration que je préside, nous avons entendu le témoignage de la professeure Audrey Macklin, titulaire de la chaire en droits de la personne à l'Université de Toronto. Elle a confirmé qu'aux termes de la loi canadienne actuelle, les personnes reconnues coupables de crimes graves ne peuvent pas demander l'asile. Interrogée au sujet des personnes qui demandent l'asile après avoir été accusées d'un crime, elle a bien précisé que, si elles sont reconnues coupables du crime en question, elles n'auront pas droit à l'asile parce qu'elles ne répondent pas aux critères d'admissibilité.
Elle a également fait remarquer que les personnes qui se voient infliger une peine d'emprisonnement ont tendance à être renvoyées, parce qu'elles sont en détention. En fait, l'Agence des services frontaliers du Canada a toujours accordé la priorité aux contrevenants qui purgent des peines criminelles parce que, de toute évidence, ils sont faciles à trouver.
Des représentants du Centre de réfugiés nous ont dit qu'au cours des neuf premiers mois de 2025, le taux d'acceptation des demandes de statut de réfugié a atteint 78 % et que moins de 1 % d'entre elles étaient frauduleuses. Cela indique que la prise de décision initiale est généralement judicieuse et que notre système fonctionne. Il est débordé, c'est vrai, mais il fonctionne.
Tout le monde mérite de se sentir et d'être en sécurité dans sa collectivité. C'est pourquoi le gouvernement du Canada prend des mesures concrètes pour assurer la sécurité des Canadiens, non pas en lançant des slogans et en faisant des discours qui sèment la discorde, mais en effectuant des réformes en profondeur qui sont fondées sur des données probantes. Nous avons présenté plusieurs projets de loi importants, dont le projet de loi , Loi visant une sécurité vigoureuse à la frontière, le projet de loi , Loi visant à renforcer le système d’immigration et la frontière du Canada, et le projet de loi , Loi sur les mesures de réforme concernant la mise en liberté sous caution et la détermination de la peine, qui apporte plus de 80 modifications ciblées au Code criminel. Bon nombre de ces réformes visent directement l'extorsion.
Le projet de loi créerait une nouvelle disposition prévoyant l'inversion du fardeau de la preuve pour les personnes accusées d'extorsion avec violence, ce qui rendrait la mise en liberté sous caution beaucoup plus difficile à obtenir. Il exigerait que les peines pour extorsion soient purgées consécutivement aux peines pour des infractions connexes, comme l'incendie criminel. Il interdirait la possession d'armes pendant la liberté sous caution aux personnes accusées d'extorsion et d'infractions liées au crime organisé. Il renforcerait les conditions de mise en liberté sous caution pour les cas d'extorsion liés au crime organisé, notamment en imposant des restrictions géographiques.
L'Association canadienne des chefs de police a appuyé le projet de loi , affirmant qu'elle y trouve la réponse à ses propres recommandations. Les chefs de police ont réclamé des dispositions plus larges en matière d'inversion du fardeau de la preuve et des peines plus sévères pour le crime organisé. Le projet de loi répond à toutes ces demandes. Nous avons également fait le plus gros investissement ponctuel dans la sécurité frontalière canadienne, soit 1,3 milliard de dollars. Nous embauchons 1 000 nouveaux agents à l'Agence des services frontaliers du Canada et 1 000 nouveaux membres à la GRC. De plus, nous avons créé une agence des crimes financiers pour lutter contre le blanchiment d'argent et contre le crime organisé.
L'intention de la motion dont nous sommes saisis me préoccupe profondément. Les conservateurs ne cherchent pas sincèrement à renforcer la sécurité publique; ils veulent créer des divisions au sein de la société canadienne en laissant entendre que le gouvernement libéral fédéral aide les criminels qui souhaitent rester au Canada. C'est absolument faux.
La députée de a proposé un amendement au projet de loi , qui, selon elle, empêcherait les non-citoyens reconnus coupables de crimes graves de présenter une demande d'asile. Toutefois, en réalité, notre loi les en empêche déjà. Son amendement aurait créé davantage de procédures opérationnelles et administratives, ce qui se serait probablement traduit par de nombreux litiges et non par une amélioration de la sécurité.
Alors que les conservateurs se contentent de slogans et de propositions idéologiques, dont beaucoup sont importés de l'étranger, le gouvernement met en œuvre des réformes réfléchies et ciblées qui renforcent la sécurité publique, protègent les victimes et garantissent que le système judiciaire réponde aux réalités vécues par les Canadiens aujourd'hui. Alors que les conservateurs bloquent d'importants projets de loi sur la sécurité publique au comité, nous travaillons au-delà des clivages politiques pour nous assurer de répondre aux attentes des Canadiens.
Au lieu de regarder vers le passé avec des motions destinées à diviser les Canadiens, le gouvernement est tourné vers l'avenir. Le programme de réforme de la justice criminelle mis en œuvre par le gouvernement est responsable et fondé sur des principes; il permettra de répondre efficacement aux problèmes de sécurité publique que connaissent aujourd'hui les collectivités partout au Canada. Les réformes contenues dans le projet de loi , le projet de loi , le projet de loi , le projet de loi et le projet de loi ont été élaborées à la suite d'une consultation approfondie auprès d'intervenants de partout au pays. Le gouvernement fédéral fait sa part. Nous avons besoin que les provinces et les villes fassent leur part.
En conclusion, j'encourage tous les députés à collaborer pour améliorer le système canadien de justice criminelle. Les Canadiens n'en attendent pas moins. Ils s'attendent à ce que nous prenions au sérieux la sécurité publique et que nous ne jouions pas avec leur sécurité à des fins politiques.
Le gouvernement s'oppose à la motion dont la Chambre est saisie, car elle repose sur de la mésinformation, elle porterait atteinte aux principes établis au Canada en matière de détermination de la peine, elle supprimerait le pouvoir discrétionnaire dont jouissent les juges depuis longtemps et elle n'offre aucune solution réelle aux problèmes auxquels nous sommes confrontés. J'exhorte plutôt tous les partis à appuyer le projet de loi et le projet de loi , qui sont actuellement à l'étude. Leur adoption améliorera la sécurité de tous les Canadiens.
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Monsieur le Président, comme toujours, c'est un honneur pour moi de prendre la parole à la Chambre au nom de mes concitoyens du Nord‑Est de Calgary. Je parlerai aujourd'hui d'un sujet qui me touche de près et qui est lourd de conséquences pour les membres de la communauté sud-asiatique dans tout le Canada. Les familles et les petites entreprises vivent dans la peur, car l'extorsion est devenue monnaie courante aux quatre coins du pays. Les habitants de Surrey, de Brampton et du Nord‑Est de Calgary ne connaissent que trop bien les menaces et l'intimidation.
Dans de nombreux cas, l'extorsion commence par un appel téléphonique en provenance d'un numéro inconnu ou étranger. L'auteur exige des milliers, voire, dans certains cas, des millions de dollars. Il menace de s'en prendre au domicile, à l'entreprise ou à la famille de la personne visée. Il donne des détails sur le lieu de résidence de celle-ci ou le nom de ses enfants et de leur école. Il prévient qu'aller voir la police ne ferait qu'aggraver les choses.
Ces derniers mois, beaucoup de familles et de propriétaires de PME sont venus à mon bureau de circonscription après avoir reçu des appels d'extorsion. Ils étaient bouleversés et effrayés; ils ne savaient pas trop vers qui se tourner. Certains m'ont dit qu'ils ne savaient pas s'ils devaient signaler les menaces. La sécurité de mes concitoyens est ma priorité absolue à la Chambre, et je continuerai d'en parler jusqu'à ce que des mesures soient prises.
Dans un autre cas, pas plus tard que le mois dernier, un père de famille du Nord‑Est de Calgary a reçu sur WhatsApp un appel téléphonique en provenance d'un numéro étranger. L'homme au bout du fil lui a demandé des milliers de dollars. Il a affirmé savoir que sa victime a un fils de 7 ans et quelle école celui-ci fréquente. Comme bien d'autres, cet appel visait à le terrifier pour qu'il paie sans rien dire.
Les statistiques sur la criminalité et l'extorsion au Canada sont devenues tellement mauvaises au cours des 10 dernières années que c'est vraiment difficile de concevoir comment la situation a pu dégénérer à ce point. Depuis l'arrivée au pouvoir des libéraux, en 2015, le nombre de crimes violents augmenté de 54 %, celui de crimes commis avec une arme à feu, de 130 %, et le nombre de cas d'extorsion, de 330 %. Dans la province voisine, en Colombie‑Britannique, le nombre de cas d'extorsion a bondi de 480 % depuis 2015. Ces chiffres sont vraiment inconcevables.
La crise de l'extorsion au Canada n'est pas un problème isolé et elle n'est pas apparue du jour au lendemain. Elle est le résultat d'années de laxisme dans notre système de justice pénale et dans nos lois sur la mise en liberté sous caution et la détermination de la peine. Des projets de loi libéraux tels que les projets de loi et traitaient les auteurs de crimes comme des victimes tout en faisant passer les droits des criminels avant la sécurité publique. Les politiques qui prévoient des peines clémentes et des conséquences allégées ont encouragé les criminels et elles ont fait comprendre aux réseaux criminels internationaux, dont le gang de Lawrence Bishnoi, qu'en ce qui concerne les crimes relatifs à l'extorsion, le Canada est une cible facile.
Ces politiques libérales ont directement contribué à l'augmentation de la criminalité à laquelle les Canadiens sont maintenant confrontés partout au pays. Dans ma ville, Calgary, la police enquête actuellement sur 21 cas d'extorsion, dont les récentes fusillades à Redstone et à Taradale. Je tiens à remercier le service de police de Calgary, les équipes d'intervention en matière d'application de la loi de l'Alberta et tous les premiers intervenants de leur bravoure et de leur éthique de travail dans ces dossiers. Leur travail envoie un message clair aux escrocs, aux voyous, aux criminels et aux terroristes: les collectivités canadiennes n'acceptent pas les menaces et ne se laisseront pas réduire au silence.
À Surrey, en Colombie‑Britannique, plus de 30 tentatives d'extorsion ont déjà été signalées cette année. Par rapport au total de 133 tentatives d'extorsion de l'année dernière, Surrey devrait en compter 500 d'ici la fin de l'année.
Comme de nombreuses familles partout au Canada, un ménage de Brampton a commencé la nouvelle année avec espoir et optimisme. En quelques jours seulement, cet espoir a été brisé lorsqu'il a reçu une demande d'extorsion d'un demi-million de dollars et qu'il a ensuite été la cible de plusieurs coups de feu chez lui. De tels incidents ébranlent les familles et les collectivités, qui se demandent si leur maison pourrait être la prochaine cible. Cette tendance s'observe dans des collectivités partout au Canada. C'est pourquoi les conseils municipaux de Brampton et de Surrey ont demandé au gouvernement libéral d'intensifier sa lutte contre l'extorsion.
Je suis d'accord avec le maire de Brampton, Patrick Brown, qui a dit que les libéraux devaient reconnaître l'extorsion comme un problème national de sécurité publique et intervenir immédiatement pour y remédier. La mairesse de Surrey, Brenda Locke, a elle aussi déclaré que nos lois étaient tout simplement trop faibles et qu'il nous fallait un leadership fédéral fort pour protéger les collectivités et rétablir la confiance du public. Je suis tout à fait d'accord.
C'est pourquoi, il y a plus d'un an, le député conservateur d' a présenté le projet de loi , Loi sur la protection contre l'extorsion, qui établissait un plan clair pour résoudre la crise. Les libéraux ont voté contre, choisissant de se ranger du côté des criminels plutôt que de celui des collectivités. Les conservateurs ont également présenté le projet de loi ...
Des voix: Oh, oh!
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Monsieur le Président, je prends la parole aujourd'hui parce que les Canadiens posent des questions simples, mais profondément troublantes. Ils veulent savoir pourquoi notre système judiciaire semble être au service des criminels plus que des victimes et pourquoi les honnêtes Canadiens sentent de plus en plus vulnérables alors que les récidivistes semblent de plus en plus confiants.
La question est particulièrement urgente compte tenu de l'augmentation alarmante du nombre de cas d'extorsion dans tout le pays, y compris chez nous, dans la région de Niagara. Commençons par les faits, car les faits ont leur importance. Depuis l'arrivée au pouvoir des libéraux, le nombre de cas d'extorsion a augmenté de 330 % au Canada. Ce n'est pas une anomalie statistique ni une coïncidence, mais une défaillance systémique qui touche concrètement des personnes en chair et en os, notamment des propriétaires de PME, des familles et de nouveaux arrivants dans la région de Niagara, entre autres dans les localités de Welland, de Fort Erie, de Thorold et de Port Colborne.
L'extorsion n'est pas un crime sans victimes. Il y a le propriétaire d'un restaurant à proximité de corridors touristiques et commerciaux qui reçoit des menaces et qui est conscient qu'un seul incident pourrait suffire à ruiner son gagne-pain et même sa vie. Il y a la famille qui vit dans la peur à cause des gangs qui se cachent dans l'ombre et qui tirent sur les maisons de quartiers naguère sûrs.
Les Canadiens ont peur. S'ils racontent ce qui leur arrive, ils s'exposent à des représailles. Certains nouveaux arrivants qui sont venus au Canada en quête de sécurité, de débouchés et d'une vie meilleure se retrouvent pris pour cibles par des réseaux criminels organisés qui exploitent leur peur et leur silence.
Niagara est une région frontalière. Nous avons une frontière internationale, quatre postes frontaliers, des axes de transport majeurs et une économie touristique et industrielle dynamique, mais fragile. Nous dépendons du commerce et de la circulation transfrontalière en toute sécurité des marchandises. Alors que ces atouts devraient être protégés, les criminels les exploitent. S'ils font, c'est parce qu'ils savent que les risques sont faibles.
Les conservateurs ont proposé des solutions sensées pour faire face à la crise, mais les libéraux ont systématiquement voté contre. Ils ont voté contre la suppression des failles qui laissent les faux demandeurs d'asile, y compris des individus liés à la grande criminalité, exploiter le système d'asile canadien. Ils ont voté contre le projet de loi , qui aurait imposé des peines plus sévères aux extorqueurs. Ils continuent de refuser d'abroger les lois issues des projets de loi et , qui ont engendré un système judiciaire où les récidivistes sont libérés aussitôt qu'ils sont attrapés, et ce, de façon répétée, notamment dans des régions comme Niagara. Les policiers sont contraints d'arrêter les mêmes individus à répétition.
Les lois qui abandonnent les victimes ne sont pas empreintes de compassion. Les lois qui encouragent les criminels ne sont pas humaines. Les lois qui rendent des régions comme celle de Niagara moins sûres qu'elles l'étaient auparavant ne sont pas efficaces.
La motion présentée à la Chambre est limpide, ciblée et raisonnable. Premièrement, elle demande au gouvernement d'interdire aux non-citoyens reconnus coupables de crimes graves de présenter une demande d'asile. Le système de détermination du statut de réfugié du Canada a pour but de protéger les personnes qui fuient la persécution et non d'éviter aux criminels de répondre pleinement de leurs actes. Dans la région de Niagara et ailleurs, où de nombreux nouveaux arrivants respectent les règles et apportent une contribution positive à la société, cette distinction fait toute la différence. Que des criminels abusent du système de détermination du statut de réfugié érode la confiance de la population et stigmatise injustement les honnêtes immigrants à la conduite irréprochable.
Deuxièmement, la motion demande au gouvernement d'interdire aux non-citoyens qui font l'objet de procédures judiciaires liées à des crimes graves de présenter une demande d'asile. Cette faille est exploitée, et des régions comme celle de Niagara en ressentent les effets. Des individus qui sont sous le coup d'accusations graves se servent de demandes d'asile pour retarder les procédures et compliquer les expulsions. Ils restent au Canada plus longtemps qu'ils ne le devraient. C'est inéquitable et c'est dysfonctionnel.
Troisièmement, la motion demande au gouvernement de mettre fin à la politique de clémence qui permet à des non-citoyens reconnus coupables de crimes graves d'éviter l'expulsion. Les Canadiens croient en l'application régulière de la loi. Les habitants de Niagara croient en l'équité, mais ils croient également aux conséquences. Si un non-citoyen commet un crime grave, qu'il purge sa peine, puis qu'il se sert de subtilités juridiques pour rester indéfiniment au Canada, alors le système laisse tomber les victimes et la société et il perd la confiance du public. Dans de tels cas, l'expulsion est une mesure non pas extrême, mais responsable.
Enfin, la motion demande au gouvernement d'abroger les lois issues des projets de loi et , qui ont affaibli le régime de détermination des peines, qui ont élargi les conditions de libération sous caution et qui ont contribué directement à l'augmentation du taux de récidive en matière de crimes violents et de crime organisé, y compris l'extorsion. Les policiers de Niagara ont été clairs. Ils arrêtent les mêmes délinquants à répétition. Les procureurs sont découragés, les victimes sont ignorées et les petits entrepreneurs se sentent abandonnés. Pourtant, le gouvernement continue de défendre des politiques qui privilégient l'idéologie au détriment de la sécurité publique.
Lorsque les conséquences sont incertaines et que l'application de la loi est incohérente, l'extorsion a le vent dans les voiles. Les organisations criminelles sont des acteurs rationnels. Elles évaluent les risques. Lorsque les peines sont légères, que la mise en liberté sous caution est automatique et que les expulsions sont retardées, la criminalité devient un modèle d'affaires. On dirait un épisode de la série Les Sopranos. Ce sont les Canadiens respectueux de la loi, notamment les familles et les propriétaires de PME de la région de Niagara, qui souhaitent simplement se sentir en sécurité dans leur propre collectivité, qui en paient le prix. Je n'irai pas par quatre chemins: cette motion vise à protéger les Canadiens et les personnes qui rêvent de devenir Canadiens.
Niagara a été bâtie par des immigrants. Niagara prospère grâce aux nouveaux arrivants, depuis des générations. Cette motion les protège. Elle est favorable aux victimes, à la loi et au bon sens. Le Canada peut être bienveillant sans être naïf. Nous pouvons accueillir de nouveaux arrivants tout en restant fermes envers ceux qui abusent de notre générosité. Je demande aux députés quel message nous envoyons au propriétaire d'entreprise de Niagara victime d'extorsion quand un délinquant est remis en liberté en l'espace de quelques heures. Quel message envoyons-nous quand les criminels exploitent les processus de détermination du statut de réfugié plus rapidement que le gouvernement ne peut remédier aux lacunes? Quel message envoyons-nous aux policiers de Niagara quand leur travail est compromis par des lois où la mise en liberté prend le pas sur la responsabilité?
Le leadership est une question de choix. Les libéraux ont choisi la clémence plutôt que la responsabilité. Ils ont choisi d'attendre plutôt que d'agir. Ils ont choisi l'idéologie plutôt que les preuves. Aujourd'hui, la Chambre peut faire un choix différent. Nous pouvons nous ranger du côté des victimes plutôt que des criminels. Nous pouvons protéger l'intégrité de notre système d'immigration. Nous pouvons rétablir la confiance dans notre système judiciaire. Nous pouvons dire clairement que l'extorsion, le crime organisé et la récidive ne seront tolérés ni à Niagara ni ailleurs au Canada.
En 2023, un ressortissant étranger a essayé d'acheter les services sexuels d'une jeune femme qu'il croyait être mineure. Quand il est arrivé au rendez-vous, il n'a pas été accueilli par une enfant, mais par une agente d'infiltration. Il a été arrêté, mais au moment de prononcer la sentence, le tribunal lui a infligé une peine plus légère, non pas parce que le crime n'était pas grave, mais parce qu'une peine plus sévère aurait pu avoir des répercussions sur son statut d'immigrant. Les Canadiens doivent se demander en quoi cela est logique. Nous avons vu où ce genre de raté mène.
À Welland, Daniel Senecal a commis l'un des crimes les plus horribles qui soient: l'agression sexuelle d'une enfant de trois ans. C'est un crime qui détruit des familles et laisse des cicatrices à vie. Il ne s'agit pas de quasi-délit, mais de crimes violents graves. Je demande simplement à la Chambre si les députés estiment que les personnes qui commettent de tels crimes, des crimes contre des enfants, devraient jamais être récompensées par le privilège de la citoyenneté canadienne, ou si nous devons enfin tracer une ligne claire et dire que la protection des plus vulnérables doit passer avant la protection du statut de criminels.
J'exhorte tous les députés à appuyer cette motion, non pas pour des raisons partisanes, mais pour la sécurité des collectivités que nous représentons et la confiance que les Canadiens ont en nous de prendre les bonnes décisions.