La Chambre reprend l'étude de la motion portant que le projet de loi , soit lu pour la deuxième fois et renvoyé à un comité, ainsi que de l'amendement.
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Monsieur le Président, je suis heureux de prendre à nouveau la parole au nom des habitants de Kamloops—Thompson—Nicola.
Quand je me suis arrêté, je parlais des choses que les gens et les collectivités de ma circonscription avaient demandées. Par exemple, l'une des choses au sujet desquelles j'ai écrit au et qui, à mon avis, n'a pas été abordée, à l'instar de toutes les autres questions, c'est le village de Clinton, qui est aux prises avec des problèmes de logement. C'est incroyable. Le gouvernement nous dit qu'il construit beaucoup de logements, mais le village de Clinton continue d'éprouver des difficultés à cet égard. Quelle aide lui apporte-t-on? Absolument aucune.
Qu'en est-il des consultations pour le village d'Ashcroft, aux prises avec de graves problèmes d'infrastructures? La collectivité dessert un certain nombre de régions périphériques, en plus de répondre à ses propres besoins, et l'assiette fiscale ne peut pas couvrir les infrastructures essentielles. Le village a besoin de moderniser son usine de traitement des eaux usées et son réservoir d'eau pour assurer un avenir durable. J'ai écrit au à ce sujet. On verra bien. C'est le silence radio jusqu'à présent.
Le district régional Thompson‑Nicola a plusieurs besoins, en particulier pour ce qui est du logement. Il a aussi des besoins en matière d'infrastructures d'approvisionnement en eau et de traitement des eaux usées pour les collectivités rurales, qui sont essentielles à la construction de maisons et au sujet desquelles le gouvernement reste silencieux. Il a aussi besoin de financement permanent pour la protection civile et pour soutenir les opérations d'urgence, les casernes de pompiers et ce genre de choses. Ce budget ne soutient pas les petites collectivités.
La First Nations' Emergency Services Society of British Columbia a également présenté des demandes. Je n'ai reçu aucune réponse à ce sujet.
Qu'en est-il de Merritt? J'ai été plus que ravi de me rendre à Merritt récemment. Le gouvernement a promis de l'argent à Merritt pour lutter contre les inondations et aménager des digues. La ville n'a rien obtenu. La province a contribué, mais le gouvernement fédéral était là pour les séances photo et n'a rien fait.
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Monsieur le Président, comme toujours, je tiens à remercier les électeurs de Niagara‑Ouest de m'avoir accordé leur confiance pour les représenter à Ottawa. C'est un honneur et un privilège de les servir. Je les représente à la Chambre depuis 2004 et je continuerai de défendre leurs intérêts sans relâche, jour après jour.
Malheureusement, le gouvernement libéral a présenté 10 budgets consécutifs qui vont à l'encontre des intérêts de mes concitoyens. En fait, je crois qu'il agit à l'encontre des intérêts des Canadiens en général. Sous Justin Trudeau, le bilan des libéraux était catastrophique, et c'est encore la même clique qui s'occupe de tout pour le nouveau . Il n'est donc pas surprenant que les choses empirent.
N'oublions pas que le était le conseiller économique de Justin Trudeau depuis 2020. De nombreux enjeux se sont aggravés de façon exponentielle depuis son arrivée au pouvoir en avril dernier. Il a promis de régler les problèmes. Eh bien, il n'a pas réglé grand-chose, mais il voyage assurément beaucoup. Il a fait le tour du monde quatre fois et a obtenu des résultats extrêmement mauvais. En fait, il n'a fait que brûler du carburant et contribuer aux émissions mondiales de gaz à effet de serre.
Le a d'abord promis de conclure une entente avec les États‑Unis avant le 21 juillet, puis il a repoussé l'échéance au 1er août. Il s'est rendu aux États‑Unis à quelques reprises, alors où est l'entente? Nous sommes le 2 décembre et il n'y a pas d'entente et aucune n’est en cours d'élaboration en ce moment. Les choses vont tellement mal sur le plan des négociations que les Canadiens finissent par payer plus de droits de douane chaque fois que le premier ministre se rend quelque part, y compris aux États‑Unis.
Les échecs se succèdent, mais si l'on en croit les discours des libéraux à la Chambre, les Canadiens n'ont jamais eu la vie aussi belle. Parfois, je pense qu'ils vivent dans un univers parallèle. Ils disent même que nous imaginons les taxes que nous payons sur la nourriture et le carburant. Les gens n'ont qu'à regarder la période des questions et ils l'entendront eux-mêmes. Les discours ne correspondent pas aux faits. C'est ce qui est le plus frustrant pour les Canadiens.
Chaque jour, des travailleurs canadiens perdent leur emploi. Récapitulons la situation. Stellantis a annoncé que 3 000 emplois canadiens seront transférés dans l'Illinois. Une semaine plus tard, General Motors a annoncé qu'elle mettait fin à la production de fourgonnettes électriques à l'usine de montage CAMI, mettant ainsi au chômage 1 200 personnes à son usine d'Ingersoll. Le fabricant québécois de camions Paccar a été contraint de mettre à pied 300 travailleurs à cause des droits de douane étatsuniens supplémentaires sur les camions commerciaux, ce qui a porté à 725 le nombre total d'emplois supprimés à son usine de Sainte‑Thérèse. Ces suppressions d'emplois s'ajoutent à la mise à pied de 425 travailleurs par TFT Global, à Oshawa, et de 49 travailleurs par Magna, à London. À Ear Falls, 150 travailleurs syndiqués ont été mis à pied lorsque la scierie de la ville a fermé ses portes. En Colombie‑Britannique, Western Forest Products a mis à pied 150 travailleurs, et en Ontario, Interfor a mis à pied 150 autres travailleurs de ses usines. Pas plus tard qu'hier, nous avons appris qu'Algoma Steel mettra à pied 1 000 travailleurs.
Tous ces gens ont des familles, des hypothèques, des factures et des enfants dont ils doivent s'occuper. Ces gens se demandent maintenant ce qui les attend et ce que l'avenir leur réserve. Le s'en soucie-t-il? C'est discutable.
Récemment, le a dit qu'il ne se préoccupe pas des négociations avec les Américains qui ont mené aux mises à pied dont je viens de parler. Lorsqu'on lui a posé une question sur les négociations commerciales, le premier ministre a répondu d'un air suffisant qu'il s'en fout et qu'il n'a pas de question urgente à aborder avec le président, alors que les familles et les entreprises canadiennes souffrent. Rappelons que c'est lui qui avait promis de négocier un accord avantageux et de se tenir debout devant Donald Trump.
Les Canadiens attendent toujours cet accord et la situation ne cesse d'empirer. Le déficit libéral s'élève à près de 80 milliards de dollars, seulement pour l'exercice en cours. La dette nationale atteint la somme astronomique de 1,3 billion de dollars. Disons-le ainsi: pour chaque personne qui nous regarde à la maison aujourd'hui, pour chaque Canadien, la part de cette dette est de 33 000 $. C'est le montant que chaque Canadien devra rembourser, c'est-à-dire autant les nouveau-nés que les aînés dans les établissements de soins de longue durée. Aucun Canadien n'y échappera. Ils doivent 33 000 $ et ce montant continue d'augmenter.
Pourquoi est-ce que ce montant augmente? À eux seuls, les intérêts à payer s'élèvent à environ 60 milliards de dollars par année, car les déficits durent année après année. C'est ce que les experts appellent une bombe à retardement économique. Un analyste de Reuters a lancé une mise en garde: la trajectoire du déficit risque d'éroder la confiance dans la stabilité financière à long terme du Canada. Je vais reformuler ce que je viens de dire pour que mes collègues libéraux comprennent: l'analyste de Reuters a essentiellement dit que les libéraux gèrent le pays comme un adolescent gère sa première carte Visa: acheter maintenant, pleurer plus tard.
Nous savons tous que le slogan actuel des libéraux est grosso modo le même que celui de Justin Trudeau. Le slogan du , « nous dépensons moins et nous investissons davantage » n'est qu'une variation sur cette ânerie de Justin Trudeau selon laquelle le budget s'équilibrerait de lui-même.
Quels résultats peuvent-ils présenter après tous ces déficits accumulés au cours des 10 dernières années? Comme on pouvait s'y attendre, les résultats sont désastreux. Nous avons des problèmes de dépression, de faim, d'itinérance, de toxicomanie et de criminalité. Nous sommes confrontés à une crise du coût de la vie comme nous n'en avons pas connue depuis des générations. Les jeunes n'ont pas les moyens d'acheter une maison. Ils reportent leur décision de fonder une famille. Ils vivent dans le sous-sol de leurs parents et ils ne voient pas d'issue. Le taux de chômage global est de 7 %. Il est deux fois plus élevé chez les jeunes. Qu'en est-il de l'attraction des investissements au Canada? Il n'y en a pas beaucoup non plus. Les investissements des entreprises sont en chute libre. Pour les gens qui nous écoutent à la maison, quand les entreprises décident de ne pas investir au Canada, cela veut dire qu'il n'y a pas de création d'emplois au Canada.
Comme je le souligne depuis de nombreuses années, la bureaucratie et la surréglementation des libéraux nuisent considérablement aux entreprises canadiennes et aux investissements étrangers. Selon plusieurs sondages, la confiance des entreprises au Canada est déjà faible et proche des niveaux de récession.
Pas de panique, les libéraux ont un plan: se croiser les doigts, fermer les yeux et chuchoter des affirmations positives. En ce qui concerne le budget, RBC a poliment qualifié les attentes des libéraux d'excessivement optimistes. En clair, un banquier dit que les libéraux rêvent en couleur.
Qu'en est-il du bilan des libéraux en matière d'abordabilité? Je pense que tout le monde sait désormais que les dépenses incontrôlées et les ponctions fiscales à répétition des libéraux sont à l'origine de la faim, de la pauvreté et de l'itinérance dans notre société. En 2023, le ménage moyen paie 41 % plus d'impôts sur le revenu qu'en 2010. Je vais le répéter, car la plupart des Canadiens seront choqués de l'entendre. En 2023, le ménage moyen a payé 41 % plus d'impôts sur le revenu qu'en 2010. Je me demande qui était au pouvoir à l'époque.
Plus d'un Canadien sur quatre a dû puiser dans ses économies ou emprunter de l'argent pour acheter de la nourriture. Plus d'un Canadien sur quatre est en situation d'insécurité alimentaire. Une famille moyenne de quatre personnes dépensera cette année plus de 800 $ de plus pour acheter des aliments que l'année dernière. Les files d'attente devant les banques alimentaires rappellent les files d'attente pour le pain dans les régimes communistes. Les visites aux banques alimentaires ont atteint un niveau record. Plus de 1 million de personnes se sont rendues à une banque alimentaire l'année dernière. En Ontario, une personne sur 16 s'est rendue à une banque alimentaire parce qu'elle n'avait pas les moyens de se nourrir. Cela représente 24 000 personnes dans toute la province chaque jour. Il s'agit d'une augmentation stupéfiante de 87 % par rapport à 2020.
À la lumière de ces statistiques, comment peut-on penser qu'on fait du bon travail? Les banques alimentaires du pays peinent à répondre à la demande. C'est le bilan du Parti libéral du Canada au cours des 10 dernières années. C'est le bilan dont les libéraux arrivent à être fiers.
Les politiques qu'ils ont choisi de mettre en œuvre, comme les taxes qui acculent les gens à la pauvreté, les dépenses inflationnistes qui réduisent la valeur des salaires, et la réglementation excessive des entreprises qui les poussent à la faillite ou, pire encore, les incitent à quitter le pays, constituent leur bilan. Ce sont là les grandes réalisations des libéraux. Pendant ce temps, ils s'acoquinent avec des puissances étrangères hostiles comme la Chine, alors qu'ils savent très bien que Pékin s'est livré à de l'espionnage et à de l'ingérence dans les élections canadiennes.
Combien d'exemples d'ingérence de Pékin au Canada faut-il aux libéraux pour comprendre que Pékin est l'adversaire du Canada, et non son ami? Les libéraux ont à peine abordé l'affaire du laboratoire de Winnipeg, dans le cadre de laquelle deux prétendus scientifiques ont été congédiés parce qu'ils travaillaient dans l'intérêt de Pékin.
Malheureusement, cela reflète ce qui se passe actuellement au Canada: une crise de l'abordabilité, une crise du logement, une crise des affaires étrangères, une crise commerciale et probablement bien d'autres crises, vu la façon dont évoluent les choses. C'est ainsi qu'on se souviendra de cette période au Canada.
Or, il y a une lueur d'espoir au bout du tunnel. Les Canadiens peuvent avoir l'assurance qu'un gouvernement conservateur tâchera de remédier à ce genre de situation catastrophique dont les libéraux sont directement responsables. Nous corrigerons la situation en proposant des idées et des politiques pleines de bon sens qui placent les familles canadiennes au centre des priorités. Les Canadiens veulent un allégement du fardeau fiscal, des aliments et des logements abordables, et pouvoir vivre sans craindre pour leur sécurité. Ils veulent que leurs enfants aient un avenir et qu'ils puissent fonder une famille, avoir une maison dans une rue sûre, et être fiers d'être Canadiens. Le plan des conservateurs est pragmatique.
Il est temps que les libéraux admettent qu'ils ont échoué lamentablement au cours des 10 dernières années. Comme le l'a dit à maintes reprises: s'il vous plaît, copiez notre plan. Nous en parlons constamment à la Chambre. Nous l'avons publié sur le Web pour que les gens puissent le lire, y compris les députés libéraux d'en face.
Les Canadiens ont désespérément besoin d'un changement de cap. Je pense que nous voulons tous ce qu'il y a de mieux pour les Canadiens. Je le crois sincèrement. Faisons en sorte que ce souhait se réalise. Travaillons ensemble pour bâtir un avenir dont les Canadiens pourront être fiers. Le budget, dans sa forme actuelle, n'est tout simplement pas à la hauteur. Voilà pourquoi je ne peux tout simplement pas appuyer le budget et pourquoi je voterai contre.
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Monsieur le Président, il nous faut parler avec franchise et lucidité. Plutôt que de déposer son budget au printemps dernier après les élections, le gouvernement libéral a choisi de le présenter en novembre cet automne. Pourquoi? C'est parce qu'avant, il n'était pas prêt, tout simplement.
Ce budget révèle clairement l'orientation politique du nouveau : gros déficit et politique conservatrice. Regardons les faits. Deux mesures dominent ce budget: des dépenses militaires massives et des baisses d'impôts annoncées dès le printemps. Le gouvernement entend consacrer des milliards à la défense pour satisfaire les exigences de Donald Trump, tandis qu'il sabre l'aide étrangère. Voilà la hiérarchie des priorités: les canons avant la solidarité, la soumission avant la coopération.
Avec ce déficit record de 78 milliards de dollars, il y a de quoi faire passer Justin Trudeau pour la sœur économe du couvent, ce qui n'est pas peu dire. Il va être respecté seulement si on coupe dans la fonction publique: 40 000 postes en quatre ans.
Où est le plan? Où est la vision? Ils ne se trouvent nulle part. Ce n'est pas une réforme, c'est une menace.
Sur l'environnement, le recul est dramatique. Les politiques vertes sont abolies. L'industrie des hydrocarbures reçoit un soutien maximal, à tel point que le ministre de l'Identité et de la Culture canadiennes, en désaccord, a choisi de démissionner. Voilà ce qu'il en coûte de défendre la planète dans ce gouvernement:l'isolement, le silence ou la sortie. Pour l'instant, celui-ci demeure député libéral. Il faudra voir comment il gère son choix.
Alors que le premier ministre s'est fait élire en promettant de tenir tête à Trump et de protéger les entreprises, ainsi que les travailleuses et les travailleurs touchés par la crise tarifaire, les mesures de soutien dans ce budget sont maigres, dérisoires.
En ce qui concerne la réforme visant à rendre accessible et fonctionnelle l'assurance‑emploi, il faudra encore attendre. Seules certaines mesures temporaires ont été prolongées. Voilà la réalité.
On retrouve dans le budget le soutien annoncé en août dernier à l'industrie forestière, 700 millions de dollars en garanties de prêts, mais présentement, la mesure est toujours inaccessible. Une seule entreprise forestière au Québec en aurait profité jusqu'à maintenant. Nous saluons sa bonification récente, mais nous dénonçons surtout son inaccessibilité près de quatre mois après son annonce, quatre longs mois pour les travailleurs de la Scierie St-Michel qui attendent toujours cette aide.
Une super déduction pour les investissements est offerte aux entreprises. C'est bien, mais c'est insuffisant comme mesure dans le présent contexte de la crise tarifaire.
On nous parle d'un budget générationnel, mais pour les infrastructures, c'est seulement 9 milliards de dollars d'argent frais sur cinq ans, 9 milliards de dollars pour tout le Canada. C'est à peine deux fois la réfection d'un seul hôpital à Montréal, et pendant ce temps, nos routes, nos aqueducs et l'ensemble de nos besoins en infrastructure attendent. Ils attendent quoi? Ils attendent un gouvernement qui croit encore en l'avenir.
En santé, le retour en arrière est brutal: 3 % d'augmentation des transferts en santé alors que les coûts grimpent de 6 %. C'est comme sous Stephen Harper. La part fédérale va continuer à décroître inexorablement, et avec elle, l'accès aux soins. Voilà la logique comptable qui sacrifie la justice sociale.
Sur le logement, le premier ministre réitère dans son budget son engagement dans Maisons Canada, d'abord mal nommé Bâtir Maisons Canada, pour s'attaquer à la pénurie d'habitations sans donner plus de détails sur son plan, sinon l'expression de son désir de centralisation de cette compétence qui relève du Québec et des provinces. On peut s'attendre à des retards importants de plusieurs années avant que l'argent voté soit dépensé. Pendant ce temps, des familles et des personnes seules attendent un toit.
Pour les provinces qui n'avaient pas de système de tarification du carbone — toutes sauf le Québec et la Colombie-Britannique —, le fédéral avait mis en place une taxe sur le carbone qui était compensée par un chèque envoyé aux ménages. Pendant la campagne électorale, les libéraux ont aboli la taxe, mais ont maintenu l'envoi du chèque aux résidants des provinces, sauf à ceux du Québec et de la Colombie-Britannique. C'est un cadeau offert à ces contribuables qui a coûté 814 millions de dollars à ceux du Québec. Le gouvernement refuse toujours de nous dédommager. Avec ce premier ministre, les cancres en environnement sont récompensés par ceux qui fournissent des efforts.
Ajoutons à cela le refus obstiné de rembourser Québec pour les soins offerts aux demandeurs d'asile, 700 millions de dollars laissés à notre charge. Voilà comment on traite une nation qui agit avec humanité.
Le budget confirme l'abolition de la taxe visant les géants du Web. Puisque les GAFAM ne paient à peu près pas d'impôts, ici comme ailleurs, en utilisant les paradis fiscaux, le Canada avait adopté la mesure législative proposée par l'OCDE pour prélever une taxe qui équivaut à 3 % du chiffre d'affaires réalisé sur son territoire. Cette taxe ne plaisait pas à Donald Trump et à ses amis milliardaires de la technologie. En juin dernier, le premier ministre a choisi de la suspendre, en vue de conclure un accord d'ici le 21 juillet 2025 avec Trump. Aucun accord économique n'a été conclu, mais le budget confirme l'engagement de changer la loi pour ne plus taxer les géants du Web. Les multinationales milliardaires peuvent encore une fois se défiler de leurs responsabilités fiscales. C'est d'autant plus navrant qu'au Bloc québécois, nous proposons depuis plusieurs années qu'une partie de cette taxe serve à soutenir les médias qui peinent à se financer à cause du déplacement des publicités vers les plateformes numériques de ces géants.
Le budget prévoit un financement accru pour Radio‑Canada, mais n'alloue rien aux autres médias. Qu'ils se débrouillent.
En matière de paradis fiscaux, il y a un nouveau recul. Le Canada renonce à l'impôt minimum mondial de 15 % pour les entreprises basées aux États‑Unis. Rappelons que le Canada l'avait annoncé avec ses partenaires du G7 lors du Sommet dans l'Ouest canadien au mois de juin dernier. C'est un autre recul important dans la lutte contre l'utilisation des paradis fiscaux qui découlait aussi des ententes conclues à l'OCDE, soit l'Organisation de coopération et de développement économiques.
C'est une capitulation. Qui en profite? C'est Brookfield, l'entreprise que dirigeait le avant son entrée en politique il y a moins d'un an. C'est Brookfield, qui a déplacé son siège social à New York pour des raisons fiscales. Brookfield gère plusieurs filiales basées dans des paradis fiscaux. Certaines filiales actives au Canada avaient même bénéficié du programme de subvention salariale lors de la pandémie alors qu'elles déclarent leurs revenus dans les paradis fiscaux pour ne pas payer leurs impôts au Canada. Voici la morale de ce gouvernement: les puissants se servent et les citoyens paient.
Les libéraux forment un gouvernement minoritaire, mais, pour le budget comme pour le reste des initiatives présentées à la Chambre, ils se comportent comme s'ils formaient un gouvernement majoritaire. Ils n'ont négocié aucune entente pour obtenir l'appui d'un parti et ont préféré se comporter en cow-boys. Ils ont misé sur la peur des gens de se retrouver en élection durant les Fêtes pour avancer leur programme politique. Le Bloc québécois, fidèle à ses principes, avait formulé ses demandes budgétaires. Elles sont toutes restées lettre morte. Puisqu'il s'agissait, à notre avis, d'un budget nuisible aux Québécoises et aux Québécois, nous avons voté contre, alors que tous les autres partis d'opposition ont choisi de le laisser passer.
La , qui avait d'abord piétiné le budget devant les caméras puisqu'il ne contenait rien pour l'environnement, a choisi de voter en sa faveur. À cet appui se sont ajoutées deux abstentions du NPD pour conférer une majorité aux libéraux, même s'il s'agit d'un budget conservateur qui annonce des coupes massives de 40 000 postes en quatre ans dans la fonction publique. Enfin, les conservateurs ont usé d'une stratégie qui permet de voter après les autres de façon à s'assurer que le budget est adopté. Le leader parlementaire et le président du caucus sont entrés à la Chambre des communes après la tenue du vote, mais avant le dévoilement des résultats, en prétextant qu'ils avaient éprouvé des difficultés techniques relativement au vote à distance. Ils ont joué la comédie, votant contre après coup, une fois la majorité acquise. Voilà la mascarade.
Nous refusons cette vision du gouvernement. Nous refusons la soumission aux puissants, la complaisance envers les milliardaires, l'abandon des travailleuses et des travailleurs, le mépris envers les provinces et le recul écologique. Nous refusons la centralisation, l'arrogance et l'injustice. Nous voulons du respect pour le Québec. Nous voulons poursuivre la lutte contre l'utilisation des paradis fiscaux. Nous voulons soutenir nos médias et nous voulons protéger les travailleuses et les travailleurs. Nous voulons un financement adéquat de la santé. Face à Donald Trump, nous voulons la justice et la dignité. Voilà notre combat, voilà notre devoir. Nous allons le mener de toutes nos forces, parce qu'on sait que l'histoire appartient à celles et à ceux qui refusent la résignation.
Enfin, le Bloc québécois n'appuiera pas le projet de loi . C'est un immense projet de loi omnibus de près de 650 pages. Il contient 80 mesures législatives qui créent ou modifient 49 lois dans une foule de domaines. Certaines sont plutôt bonnes, d'autres relèvent du simple dépoussiérage législatif. Or, en plus de ne contenir presque aucune des priorités que le Bloc avait émises avant le budget, le projet de loi C‑15 contient certaines mesures qui nous sont proprement inacceptables.
Par exemple, il ajoute des milliards en nouvelles subventions aux énergies fossiles. Il vient amplifier la crise des médias et abolit définitivement la taxe sur les services numériques. Je tiens enfin à dénoncer l'amendement que le gouvernement a caché au milieu de son projet de loi omnibus, qui accorde à tout ministre, pour une durée de trois ans, le pouvoir de soustraire n'importe quelle entreprise de l'application de n'importe quelle loi fédérale, sauf le Code criminel. C'est complètement inacceptable. C'est la raison pour laquelle nous allons voter contre le projet de loi .
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Monsieur le Président, je prends la parole aujourd'hui au nom des habitants de London—Fanshawe au sujet du projet de loi . Le projet de loi d'exécution du budget vise à mettre en œuvre un budget adopté de justesse que le gouvernement libéral a tenté de présenter comme un projet de loi d'investissement de portée historique. En réalité, il s'agit d'une dette de portée historique qui laissera aux jeunes des prix plus élevés, moins de possibilités et un fardeau financier plus lourd pour les années à venir.
Dans ma collectivité, les gens ne parlent pas de classification de capitaux ou de modélisation financière. Ils parlent de la vie de tous les jours. Ils disent à quel point il est devenu difficile d'étirer un chèque de paie. Ils parlent du fait d'aller à l'épicerie en espérant que le total sera inférieur à ce qui reste dans leur compte et de devoir choisir ce qu'ils doivent remettre sur les tablettes. Ils parlent aussi de la réalité des jeunes de notre région, où le chômage chez les jeunes atteint des niveaux qu'on n'a pas vus depuis des années.
Les parents craignent que leurs enfants n'aient pas les possibilités qu'ils ont eues, et les jeunes craignent de prendre du retard avec chaque mois qui passe. C'est le contexte dans lequel se situe le budget, alors que le budget des familles se trouve déjà à son point de rupture.
Le gouvernement voudrait faire croire aux Canadiens que ses changements comptables ne sont que des ajustements techniques, mais ce n'est pas le cas. Le gouvernement a redéfini les dépenses en capital, mais pas parce qu'il a découvert une nouvelle perspective économique. Il les a redéfinies en faisant passer les dépenses pour des investissements. Or, quand les budgets sont déguisés au lieu d'être disciplinés, les Canadiens finissent par payer plus cher. Quand des cibles budgétaires sont abandonnées ou remplacées discrètement, il n'en résulte pas un débat théorique. On obtient plutôt une dette plus élevée, de frais d'intérêt plus élevés et des prix plus élevés pour les familles que je représente. Ces détails sont importants parce qu'ils permettent d'expliquer pourquoi le coût de la vie ne cesse d'augmenter pour les habitants de collectivités comme celles de London—Fanshawe.
Le directeur parlementaire du budget, qui est indépendant, a exposé ce que le gouvernement a tenté de cacher. En élargissant la définition des dépenses en capital bien au-delà des normes internationales, le gouvernement a considéré les subventions aux entreprises et les allégements fiscaux comme des investissements. En revanche, quand le directeur parlementaire du budget a appliqué la définition appropriée, les prétendus investissements en capital ont chuté de 94 milliards de dollars. Ce n'est pas un petit écart, mais un énorme déficit de crédibilité qui montre aux Canadiens que le gouvernement n'est pas franc avec eux.
Les dirigeants du secteur technologique canadien partagent également ces préoccupations. Tobi Lütke, fondateur et PDG de Shopify, l'une des entreprises technologiques les plus prospères du Canada, a récemment souligné que les subventions financées par les contribuables versées aux succursales d'entreprises étrangères ne renforçaient en rien l'économie canadienne. Il affirme que ces subventions servent à réduire les coûts de base de ces entreprises et sont « toxiques » pour l'économie du secteur technologique, car « les fruits de la main-d'œuvre subventionnée iront enrichir d'autres pays et non le Canada ».
Quand le gouvernement investit dans des subventions qui dénaturent les marchés au lieu de renforcer les fondements de notre économie, les Canadiens paient deux fois: une fois par leurs impôts et une autre fois par les occasions manquées. Et ce n'est pas tout. Même après avoir remanié ses chiffres, le gouvernement ne parviendra pas à équilibrer son budget de fonctionnement au cours des cinq prochaines années. Son ancienne cible budgétaire a disparu. Selon le directeur parlementaire du budget, les chances d'atteindre la nouvelle cible ne sont que de 7,5 %.
Ce n'est pas un plan, ce sont des chimères financées par de l'argent emprunté, et emprunter de l'argent a des conséquences. Le déficit de cette année s'élève à 78 milliards de dollars, soit 16 milliards de plus que ce que le gouvernement avait promis, et le double de celui de son prédécesseur. L'année prochaine, les intérêts sur la dette atteindront 55,6 milliards de dollars. C'est plus que ce que le gouvernement transférera aux provinces en matière de santé, et c'est comparable à l'ensemble des recettes de la TPS payées par les Canadiens. Chaque dollar de la TPS sert essentiellement à rembourser la dette au lieu de servir à aider les Canadiens ou à fournir des services essentiels.
L'énorme fardeau de la dette ne reflète que ce qui a déjà été dépensé et accumulé dans le passé. Il ne tient pas compte des pressions futures sur les dépenses que le gouvernement continue de créer avec des budgets qui échappent à tout contrôle comme celui-ci. En l'absence d'un plan crédible visant à limiter les coûts ou à rétablir la discipline, tout indique que ce montant continuera d'augmenter d'année en année. Le niveau d'endettement actuel des Canadiens n'est que le début. Sans un changement de cap, il continuera d'augmenter, ce qui détournera une plus grande partie de chaque dollar versé par les contribuables des services sur lesquels les Canadiens comptent vers le paiement des intérêts sur des décisions passées.
Ce n'est pas de la responsabilité financière; c'est le coût d'une décennie de dépenses excessives, une décennie à repousser les limites de plus en plus loin au lieu de faire preuve de retenue, une décennie à ignorer les conséquences à long terme de ses décisions tout en endettant davantage les générations futures. Le a presque doublé le déficit laissé par son prédécesseur.
Rien dans ce budget ne laisse croire que le gouvernement a appris de ses erreurs ou qu'il a l'intention de prendre au sérieux la stabilité économique à long terme. Les conséquences de cet échec ne seront pas payées par les personnes qui prennent ces décisions aujourd'hui, mais par les jeunes Canadiens qui porteront ce fardeau pendant des années. Les familles de London—Fanshawe ne peuvent plus absorber ces coûts et elles ne devraient pas avoir à le faire.
Il n'y a pas si longtemps, un jeune homme m'a dit quelque chose qui m'a marqué. Il a dit qu'il avait arrêté de penser à acheter une maison de la façon habituelle. Au lieu de planifier, d'épargner et de progresser vers cet objectif, il estime maintenant que la seule voie réaliste vers l'accession à la propriété est d'hériter un jour de la maison de ses parents. Il n'a pas dit cette conclusion avec impatience, mais avec découragement. Il travaille fort, il épargne ce qu'il peut et il a encore l'impression de monter un escalier roulant descendant.
C'est ce qu'une décennie de hausse des prix et de manque de débouchés a fait à toute une génération. Le budget ne règle pas ce problème. Il maintient la taxe sur le carbone pour les industries, celle qui rend les matériaux de construction plus chers et qui fait grimper le coût de la construction de logements partout au pays.
Pendant des années, le gouvernement libéral a défendu la taxe inefficace sur le carbone pour les consommateurs. Les Canadiens l'ont rejetée. Ils ont dit clairement qu'ils ne voulaient rien savoir d'elle. Le nouveau est arrivé au pouvoir en promettant du changement, mais, au lieu de l'écouter, son gouvernement de statu quo a seulement déplacé les mêmes coûts loin des regards. Les libéraux parlent de tarification industrielle, mais c'est le même programme qui consiste à rendre tout plus cher, à la différence que les coûts sont cachés plus haut dans la chaîne d'approvisionnement.
Les familles en font encore les frais en payant des factures d'épicerie et des coûts de construction plus élevés, ainsi que des prix plus élevés pour presque tout ce dont elles ont besoin. Il s'agit de la taxe sur le carbone 2.0, qui est présentée comme une politique responsable, mais elle continue de punir les personnes qui peuvent le moins se le permettre.
Le budget ne règle pas le problème. Il maintient la taxe industrielle sur les matériaux de construction, ce qui rend la construction de logements plus chère. Avec ce budget, le gouvernement revient sur sa promesse d'aider les municipalités à réduire les droits d'aménagement, même si ceux-ci peuvent ajouter des dizaines de milliers de dollars au coût d'un logement. Un gouvernement qui veut faire construire davantage de logements ne devrait pas rendre leur construction plus chère. En outre, un gouvernement qui veut rétablir la promesse canadienne de l'accession à la propriété ne devrait pas augmenter les coûts à chaque étape du processus.
Ce budget ne répond pas non plus à la demande la plus élémentaire en matière de politique publique: rend-il la vie plus abordable? La réponse est non. Le recours aux banques alimentaires atteint des sommets. Le coût du logement au Canada est le plus élevé parmi tous les pays du G7. Les investissements se font de plus en plus rares. Les travailleurs canadiens et leur famille font tout ce qu'il faut: ils se rendent au boulot, ils mettent de l'argent de côté et ils dressent un budget, mais c'est insuffisant. Le gouvernement devait présenter un budget pour les aider, mais il jette plutôt de l'huile sur le feu.
Les conservateurs ne sont pas ici simplement pour dire non. Nous avons proposé une solution de rechange constructive. À l'étape de la deuxième lecture, notre caucus a présenté un amendement sensé qui aurait aidé le Canada à réaliser des progrès vers une vie plus abordable en mettant fin à la taxe sur le carbone pour les industries, en réduisant les dépenses inutiles, en diminuant la dette et l'inflation, en libérant notre potentiel énergétique et en éliminant les formalités administratives qui freinent la construction de logements dans tout le pays.
Nous croyons que les Canadiens méritent un avenir qui leur donne de l'espoir, un avenir où les jeunes peuvent accéder à la propriété, où les aînés peuvent vivre dans la dignité et où chaque personne qui travaille fort peut améliorer son sort. Ce projet de loi d'exécution du budget ne leur offrira pas cet avenir. Ce projet de loi ne fera qu'augmenter les coûts, la dette et le fardeau pour la prochaine génération.
Les conservateurs ne cesseront jamais de se battre pour que tous les Canadiens aient accès à une vie abordable et à un avenir prometteur.
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Monsieur le Président, avant de commencer, j'aimerais mettre tout le monde dans l'esprit des Fêtes. C'est peut-être la dernière fois que j'interviens avant notre départ prévu la semaine prochaine, et je veux souhaiter à tous un joyeux Noël, un bon temps des Fêtes et une excellente nouvelle année.
Je tiens à rappeler à tous qu'il y a de nombreuses et formidables œuvres caritatives à Barrie—Springwater—Oro‑Medonte. Certaines d'entre elles font un travail remarquable pour aider les personnes dans le besoin, et j'invite tout le monde à continuer de les soutenir, ainsi que les bénévoles qui s'y investissent. Je les remercie de leur travail acharné.
Je travaillerai à la marmite de Noël à quelques reprises au cours du temps des Fêtes et je m'en réjouis. C'est toujours amusant, mais c'est aussi gratifiant, car c'est agréable de saluer les gens et de recueillir des dons, qui sont indispensables. L'Armée du Salut fait un travail formidable.
J'informe tous mes collègues et les résidents de la région de Barrie—Springwater—Oro‑Medonte qu'il y aura bientôt plusieurs parades auxquelles je prendrai part. Il y en aura une le dimanche 7 décembre à Elmvale; celle-ci attire toujours beaucoup de monde. De plus, il y en aura une le samedi 13 décembre à Warminster et une autre le dimanche 14 décembre à Anten Mills. Je participerai à toutes ces parades et j'ai hâte d'y être.
C'est toujours agréable de rencontrer les gens et de leur souhaiter un joyeux Noël, et c'est pourquoi j'encourage les gens à venir assister aux festivités. Je vois mon collègue au bout de la rangée qui sourit. On dirait bien qu'il viendra en voiture de la région de Goderich pour se joindre à nous. Je m'en réjouis d'avance. Ce sera très agréable.
Passons aux choses sérieuses. Je suis heureux d'intervenir aujourd'hui, au nom des bonnes gens de Barrie—Springwater—Oro‑Medonte, au sujet du dernier budget du gouvernement libéral, un budget qui décevra les Canadiens sur tous les fronts, qu'il s'agisse du coût de la vie, de l'emploi, du logement ou de l'immigration. J'aimerais me concentrer sur la situation financière regrettable de notre pays après 10 ans de budgets déficitaires, et sur les répercussions des politiques inflationnistes du gouvernement libéral sur les familles de ma circonscription.
Commençons par quelques faits. Sous la direction du , le budget ajouterait 321,7 milliards de dollars à la dette fédérale au cours des cinq prochaines années. C'est plus que le double du montant que Justin Trudeau aurait ajouté à la dette pendant la même période, et nous savons tous qu'il n'avait pas peur de dépenser. Ce montant sidérant équivaut à ajouter environ 10 millions de dollars par heure à notre dette nationale. Chaque heure qui passe, le premier ministre impose aux habitants de ma circonscription et à toute la population canadienne un montant de dette supplémentaire de 10 millions de dollars.
Aujourd'hui, la dette nationale s'élève à 1,3 billion de dollars. Le service de la dette à lui seul coûtera 55,6 milliards de dollars. C'est plus que ce que le gouvernement dépense dans le cadre du Transfert canadien en matière de santé et plus que ce qu'il perçoit en recettes de la TPS. Cela représente plus de 3 000 $ par ménage canadien, rien que pour payer les intérêts sur la dette.
De plus, la croissance du PIB stagne à 1,1 %, ce qui place le Canada à l'avant-dernier rang des pays du G7. Les taux de chômage s'élèveront à 6,4 % en moyenne au cours des cinq prochaines années. Les conservateurs ne sont pas les seuls à dénoncer les dépenses déficitaires désastreuses des libéraux. Selon Fitch Ratings, l'augmentation massive des dépenses et le fardeau de la dette dans le budget affaiblissent le crédit du Canada et témoignent de l'érosion des finances du gouvernement fédéral. Dan Kelly, président de la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante, a dit que le budget était une occasion ratée d'aider concrètement les employeurs canadiens.
Dans un esprit de collaboration, les conservateurs ont présenté un amendement au budget pour augmenter la paie nette et pour faire en sorte que les logements et la nourriture soient abordables. On aurait pu accomplir cet objectif en supprimant les taxes cachées sur la nourriture, en réduisant les charges fiscales relatives au travail, en construisant des logements, en faisant des investissements, en misant sur l'énergie et en mettant fin à la taxe inflationniste, et ce, en maintenant le déficit sous la barre des 42 milliards de dollars. Malheureusement, le et son ont fait fi de nos demandes visant à réduire le déficit et à baisser les taxes. Ils ont plutôt décidé d'ajouter plus de 90 milliards de dollars de nouvelles dépenses, ce qui maintiendra les taux d'intérêt à un niveau plus élevé que ce que peuvent payer les Canadiens. Résultat: les taxes sont plus élevées, l'inflation est à la hausse et la nourriture coûte plus cher. Les chiffres ne mentent pas. Ce n'est pas de la responsabilité financière. C'est un budget irresponsable.
Je vais maintenant parler de la façon dont les habitants de ma collectivité et les Canadiens d'un océan à l'autre paient le prix des dépenses déficitaires irresponsables du gouvernement. Les données les plus récentes de Statistique Canada montrent que les Canadiens paient plus cher pour la nourriture, l'essence et le loyer sous le gouvernement libéral, car l'inflation, en particulier celle qui touche les aliments, continue de dépasser les cibles fixées par le gouvernement. L'inflation alimentaire au Canada correspond à près du double de la cible fixée par la Banque du Canada, et le prix des aliments a augmenté 48 % plus rapidement au Canada qu'aux États‑Unis. Le coût des fraises a augmenté de 25 %. Le coût du bœuf à ragoût a augmenté de 20 %. Le coût du café moulu a augmenté de 20 %, et le coût des pilons de poulet a augmenté de 17 %, entre les mois de mars et de septembre.
Banques alimentaires Canada a décerné une mention d'échec au gouvernement libéral en matière de pauvreté et d'insécurité alimentaire, après une hausse de près de 40 % de ces 2 indicateurs en 2 ans. Il y a 10 ans, les travailleurs à temps plein ne dépendaient pas des banques alimentaires pour se nourrir et pour nourrir leur famille. Aujourd'hui, le prix élevé du panier d'épicerie accentue l'insécurité alimentaire, et de nombreux Canadiens se tournent vers les banques alimentaires pour joindre les deux bouts.
Tout récemment, Banques alimentaires Canada a publié un rapport où on peut lire ceci: « L'emploi n'est plus un facteur de protection fiable contre la pauvreté. » Le rapport indique également que le Canada est en train de devenir « un pays où la faim est normalisée ». En octobre, dans ma circonscription, la banque alimentaire de Barrie est venue en aide à 8 100 personnes, dont un nombre record d'enfants et d'aînés. Il s'agit d'une augmentation de 16 % par rapport à la même période l'an dernier, et les dons ne suivent pas le rythme. Karen Shuh, directrice générale de la banque alimentaire de Barrie, a déclaré:
Juste pour répondre à la demande, nous nous efforçons d'acheter le maximum de denrées au meilleur prix possible et de récupérer des aliments qui seraient autrement jetés. Cependant, le fossé entre les besoins et ce que nous sommes en mesure d'offrir ne cesse de se creuser. Quelqu'un qui a donné 1 $ l'an dernier doit aujourd'hui donner 1,16 $ si l'on veut garder la cadence de distribution.
Les habitants qui ont un emploi à temps plein, les aînés et les jeunes ne devraient pas avoir à recourir aux banques alimentaires pour arriver à la fin du mois.
En réponse à ces chiffres saisissants, les conservateurs ont présenté une motion demandant au gouvernement libéral de cesser de taxer les aliments en éliminant la taxe sur le carbone pour les industries qui frappe les engrais et le matériel agricole, la taxe de l'inflation, la taxe sur l'emballage des aliments et la norme sur les carburants propres, qui majore de 17 ¢ le prix du litre d'essence. Malheureusement, le gouvernement libéral a voté contre cette motion visant à éliminer les taxes sur les produits d'épicerie, qui continuent de faire augmenter le prix à la caisse.
La situation n'est pas meilleure en ce qui concerne le logement. Le a promis que le gouvernement libéral construirait 500 000 logements. Cependant, un rapport de l'industrie du logement indique que le plan du gouvernement libéral en matière de logement est passé d'une promesse de 500 000 logements à un plan qui coûtera 100 000 emplois. Ce rapport a mis en évidence les dernières données sur les ventes de logements avant la construction, qui montrent que, partout au Canada, les ventes se sont effondrées. Dans la région du Grand Toronto, les ventes d'appartements unifamiliaux avant la construction ont chuté de 82 %.
Les libéraux ont également renoncé à leur engagement de réduire les droits d'aménagement, qui peuvent représenter 25 % du coût d'un logement. Ces frais ont grimpé de 700 % en 20 ans, ce qui exclut d'innombrables Canadiens du marché. L'Association canadienne de l'immobilier a déclaré que ce budget propose peu de mesures concrètes pour soutenir les Canadiens qui aspirent à devenir propriétaires à un prix abordable et risque de fermer la porte à l'accession à la propriété pour de nombreuses personnes.
Les conservateurs ont un véritable plan afin de rétablir la promesse d'accession à la propriété pour une génération qui a déjà suffisamment sacrifié. Nous voulons mettre fin à la taxe fédérale sur les ventes de maisons neuves de moins de 1,3 million de dollars, lier à la construction de logements les fonds fédéraux destinés aux infrastructures, réduire de moitié les taxes sur la construction et supprimer l'impôt sur les gains en capital en cas de réinvestissement afin de faire construire les logements dont nous avons besoin.
Le budget du gouvernement libéral est également un échec en matière d'immigration. Au lieu de régler la crise du logement ou de limiter les coûts, les libéraux rendent permanents leurs niveaux d'immigration, maintenant ainsi à plus de 2 millions le nombre de résidents temporaires au Canada d'ici 2027, soit une augmentation de 300 % depuis 2015. Les libéraux n'ont aucun plan pour les 500 000 personnes sans papiers ou les 3 millions de travailleurs temporaires dont le visa expire. Ce manquement érode les salaires, augmente le chômage et réduit l'accès au logement, aux soins de santé et aux services de garde d'enfants pour tous. Les Canadiens méritent un système d'immigration équitable, juste et viable, et non un système qui cache les coûts et ne tient pas compte des risques pour la sécurité.
Le système d'immigration doit donner la priorité au Canada. Cela signifie inviter les bonnes personnes en nombre adéquat pour que l'on puisse les intégrer sur le plan du logement, des soins de santé et de l'emploi. Cela signifie disposer d'un système permettant aux nouveaux arrivants de réussir en tant que membres de la famille canadienne. Cela signifie également restaurer la valeur de la citoyenneté afin que tous ceux qui se disent Canadiens, quelle que soit leur origine, soient avant tout Canadiens. Les conservateurs continueront de se battre pour faire du Canada un endroit où toute personne, peu importe son origine, peut accomplir n'importe quoi en travaillant fort, en respectant les règles et en apportant sa contribution.
Enfin, la crise du coût de la vie et les dépenses déficitaires du gouvernement libéral touchent durement nos jeunes. D'ailleurs, la plus récente Enquête sur la population active menée par Statistique Canada en septembre a révélé que le taux de chômage chez les jeunes atteint désormais 14,7 %, soit le taux le plus élevé depuis septembre 2010. Les étudiants qui tentent de concilier leurs études et leur travail se trouvent dans une situation encore plus désespérée, 17,1 % d'entre eux étant incapables de trouver un emploi. Je dois dire que l'été a été assez difficile pour nos jeunes, car le taux de chômage des étudiants à plein temps retournant aux études était en moyenne de 17,9 %, soit le taux le plus élevé depuis la grande récession, en excluant la première année de la pandémie.
Je vois que mon temps de parole est écoulé. Il me reste quelques points à aborder, mais je pourrai peut-être y revenir pendant la période des questions.
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Monsieur le Président, je commencerai sur une note joyeuse. Il y a cinq ans dimanche, j'ai annoncé à la Chambre et à tout le pays que ma fille avait perdu ses eaux et que j'allais devenir grand-père pour la première fois. La fin de semaine dernière, nous avons célébré le cinquième anniversaire de ma petite-fille Ren. Elle est la lumière de ma vie, et je ne savais pas que l'on pouvait aimer autant. Elle est incroyable. Je sais qu'elle me regarde quand je fais un discours, alors je veux simplement souhaiter un joyeux anniversaire à ma petite-fille Ren et lui dire que grand-papa l'aime beaucoup.
Je suis entouré d'une équipe remarquable qui m'a préparé des notes pour mon allocution, mais je vais m'en écarter, comme je le fais souvent, pour parler de ma région. Les dernières semaines ont été particulièrement difficiles pour ma circonscription, Cariboo—Prince George, avec la fermeture de West Fraser à 100 Mile House et celle de l'usine de granules Drax à Williams Lake. De plus, je sais que d'autres fermetures sont à prévoir dans notre province, la Colombie‑Britannique. Je sais qu'une fermeture importante sera annoncée plus tard dans la journée. Je suis sans cesse au téléphone avec des maires et des conseillers municipaux. Je suis sans cesse au téléphone avec des Britanno‑Colombiens qui ont perdu leur emploi et qui se retrouvent dans l'incertitude.
C'est vraiment frustrant pour moi. Depuis 10 ans, je siège à la Chambre et je collabore avec les autres partis. Depuis 10 ans, les députés d'en face répètent que l'industrie forestière est importante et qu'ils concluront un accord sur le bois d'œuvre, mais ils ne l'ont pas fait. Au cours des trois dernières semaines, j'ai de nouveau soulevé la question. Pour la première fois depuis que je suis député, voire de l'histoire du Canada, nous avons tenu un débat exploratoire sur l'industrie forestière. C'était la toute première fois. Bien que je félicite le Président de nous avoir permis de le faire, c'est honteux, car il s'agit de vrais emplois. Cette situation touche des Canadiens de partout au pays à un moment où nous ne pouvons pas nous permettre de perdre d'autres emplois.
Nous ne pouvons jamais nous permettre de perdre des emplois, mais le a fait campagne en promettant d'être l'homme qui a un plan et qui peut accomplir le travail, ce que Trudeau avait dit en 2015. Il a ensuite dit à tous les Canadiens, ainsi qu'aux familles et aux collectivités qui dépendent de l'industrie forestière, qu'il pourrait accomplir le travail dans les 100 jours suivant l'arrivée de la nouvelle administration américaine, mais voici où nous en sommes 10 ans plus tard.
C'est difficile pour moi, car je veux croire que tout le monde a à cœur les meilleurs intérêts de tous. Je veux voir ce qu'il y a de bon chez les gens. Il est vraiment difficile de prendre la parole pour soulever la question et d'entendre les députés d'en face chahuter, dire que nous inventons des histoires ou s'esclaffer de rire en nous accusant de feindre notre colère et notre indignation. Tout est vrai.
La déception est vraie, car les Canadiens ont fait confiance aux députés d'en face. Les appels que j'ai reçus étaient absolument déchirants. Il y a des collectivités, comme 100 Mile House, où la fermeture de West Fraser représente une perte de 1 million de dollars dans l'assiette fiscale. Le budget de cette collectivité est de 3 millions de dollars, ce qui signifie que 30 % de ses recettes ont disparu. Que se passe-t-il quand les familles partent? Elles ne reviennent jamais, ce qui fait que des collectivités s'effritent à petit feu partout dans la province. Ce ne sont pas des foutaises, c'est la vérité. Le budget n'offre rien à ces gens.
Il y a deux semaines, lorsqu'on a demandé au à quand remontait sa dernière conversation avec le président Trump, il a haussé les épaules et a répondu qu'il s'en foutait. Il a dit: « On s'en fout. » Selon lui, ce n'est pas une question urgente, et ça n'a pas vraiment d'importance.
C'était une réponse désinvolte et arrogante, mais elle ne devrait surprendre personne. Nous observons cette attitude chaque fois que le premier ministre est ici. C'est tellement frustrant d'entendre les familles à l'autre bout du fil qui pleurent et sont bouleversées, et les maires et les conseils municipaux qui se demandent ce qui va se passer quand le couperet tombera. Les députés devraient me croire: cela va arriver.
Aujourd'hui, Algoma Steel a annoncé 1 000 licenciements. D'autres suivront dans l'industrie forestière. À cette période de l'année, c'est difficile à entendre. Il est difficile de rester assis ici et d'écouter les inepties que nous sert l'autre côté de la Chambre.
Les députés savent que le budget compte 500 pages, mais que la santé mentale n'y est mentionnée qu'une seule fois. Nous sommes confrontés à une crise des opioïdes: plus de 50 000 Canadiens sont morts depuis 2016, soit plus que pendant la Seconde Guerre mondiale, mais le budget n'en fait aucune mention.
Au cours des 10 dernières années, les libéraux ont dépensé 1 milliard de dollars pour assurer un approvisionnement sûr, perpétuant la dépendance et entraînant la mort de personnes, de Canadiens. Les députés peuvent-ils imaginer combien de lits ce milliard de dollars aurait pu créer? Combien de centres de désintoxication aurait-il pu financer?
Je sais que le seul député à qui on permet de prendre la parole, parmi les 171 députés d'en face, va dire qu'il s'agit d'un budget historique et parler de la réforme de la mise en liberté sous caution. Pensons à la violence qui se perpétue chaque jour contre le personnel infirmier, les travailleurs de la santé et les premiers intervenants. Un projet de loi a été adopté au cours de la législature précédente et il devrait déjà être en vigueur. Il aurait assuré la protection de ceux qui nous protègent. Pourtant, à la dissolution de la législature précédente, il est mort au Feuilleton parce que les députés d'en face se livrent à de petits jeux stupides.
Le Sénat a adopté à l'unanimité le projet de loi . Nous en avons été saisis ici il y a trois semaines pour essayer de faire la même chose, pour donner des assurances à ceux qui nous défendent, à nos sentinelles silencieuses, à ceux qui se précipitent dans les bâtiments en feu, à ceux qui nous tiennent la main alors que nous rendons notre dernier souffle. Nous avons essayé de leur dire que nous nous battons pour eux comme ils se battent pour nous, que la violence est inacceptable et qu'elle ne fait pas partie de leur description de tâches. Cependant, les députés d'en face jouent à la patate chaude politique avec eux aussi. Je ne peux pas imaginer qui que ce soit qui voudrait faire partie de cette équipe. Je ne peux pas imaginer faire du porte-à-porte dans leur circonscription pour essayer de défendre leur bilan. Voilà 10 ans qu'on écoute les promesses et les balivernes des députés d'en face. Ils ont échoué sur toute la ligne. On le constate on ne peut mieux dans nos circonscriptions.
La semaine dernière, 300 emplois ont été perdus dans ma circonscription. Cela porte le nombre total d'emplois perdus à plus de 3 000. Aujourd'hui, Algoma Steel a fait plus de 1 000 mises à pied. Je suis certain que, d'ici la fin de la journée, il y aura d'autres pertes d'emplois. C'est entièrement la faute de ceux qui occupent les banquettes ministérielles et du . Les libéraux ont fait campagne en disant qu'ils avaient un plan. Encore une fois, ils ont dupé les Canadiens. Aujourd'hui, il n'y a vraiment pas de quoi célébrer. Je sais qu'ils vont dire que les Canadiens n'ont jamais eu la vie aussi belle. Nous dépensons maintenant plus pour le service de la dette que pour les transferts en santé. Il est honteux que nous soyons tombés si bas.
J'aurais aimé avoir 20 minutes, car je pourrais parler encore longtemps des échecs du gouvernement. C'est absolument honteux. Je vais céder la parole à ceux qui veulent poser des questions.
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Monsieur le Président, le projet de loi est plus qu'un projet de loi d'exécution du budget. Il s'agit d'une tentative du gouvernement pour convaincre les Canadiens qu'il a un plan d'action pour l'avenir. Cependant, quand nous examinons le contenu du projet de loi, nous constatons la même approche qui freine le Canada depuis des années: de grandes promesses, des plans vagues, de nouvelles structures bureaucratiques et aucune véritable stratégie pour construire quoi que ce soit ou pour assurer la sécurité de notre pays.
C'est pourquoi les questions que je m'apprête à soulever ne sont pas des détails insignifiants, mais bien des symptômes. Ce que nous voyons dans le projet de loi reflète ce qui se passe avec les grands projets, la défense nationale et nos relations avec les États‑Unis. Il y a de la confusion là où nous avons besoin de clarté, plus de bureaucratie là où nous avons besoin d'action et des jeux politiques là où nous avons besoin de bon sens.
Si les Canadiens veulent comprendre l'écart entre les promesses du gouvernement et ses résultats, ils n'ont pas besoin de chercher bien loin. Prenons, par exemple, l'accord très médiatisé entre l'Alberta et Ottawa concernant le pipeline. Il est clair que cet accord sera entravé par la nouvelle bureaucratie créée dans le projet de loi . Si les Canadiens ne lisaient que les gros titres, ils penseraient que le Canada avait déjà commencé les travaux, que l'acier avait été commandé, que les travailleurs avaient été embauchés et que l'avenir prenait enfin forme.
Cependant, l'espoir ne constitue pas un plan. Lorsque nous prenons le temps de lire le protocole d'accord de six pages, nous ne sommes pas inspirés. Nous nous demandons comment un document aussi confus pourrait mener à la construction d'un seul centimètre de pipeline. Le protocole d'accord stipule que l'approbation et le début de la construction du pipeline sont des conditions préalables à la poursuite du projet de captage de carbone Pathways. Puis, dans la ligne suivante, il indique que le projet Pathways est une condition préalable à l'approbation et à la construction du pipeline. Deux choses ne peuvent être des conditions préalables l'une pour l'autre. C'est comme essayer de dire aux Canadiens qu'ils ne peuvent pas démarrer la voiture tant que le moteur ne tourne pas, et que le moteur ne tournera pas tant que la voiture n'aura pas démarré.
Il y a ensuite l'échéancier. En vertu de l'accord, l'Alberta et Ottawa, croyez-le ou non, créeront un comité de mise en œuvre. La tâche de ce comité n'est pas de lancer la construction, de simplifier les autorisations ou de mettre les travaux en route. Son rôle est de déterminer les moyens par lesquels l'Alberta peut soumettre une demande de pipeline au nouveau Bureau des grands projets.
Pensons-y un instant. Le Bureau des grands projets a été créé pour approuver les grands projets. Maintenant, on est en train de créer un comité pour déterminer comment présenter une demande à ce bureau. Seul le gouvernement peut concevoir un processus aussi compliqué juste pour déterminer où déposer des documents administratifs. Selon le protocole d'entente, la demande est censée être prête à être soumise d'ici le 1er juillet 2026. Ce n'est que le début. Il faudra peut-être attendre encore quelques années avant que le gouvernement fédéral décide d'approuver ou non le pipeline.
Or, la construction du projet Pathways est censée commencer en 2027. Nous sommes de retour à la case départ. Le pipeline dépend du projet Pathways, et le projet Pathways dépend du pipeline. La promesse faite aux Canadiens est piégée dans un palais des glaces. Que verrait un investisseur s'il examinait la situation? Percevrait-il de la certitude et de la clarté? Verrait-il un pays prêt à construire, ou verrait-il plutôt une multitude d'étapes, de comités et de bureaux sans aucune indication claire quant au moment où les choses bougeront vraiment?
Ensuite, il y a une question plus générale, que les Canadiens commencent à se poser: pourquoi sommes-nous le seul grand producteur de pétrole de la planète à subordonner l'ajout de pipelines à des mégaprojets de captage de carbone hors de prix et non concurrentiels? Parmi les cinq principaux producteurs au monde, c'est-à-dire les États‑Unis, l'Arabie saoudite, la Russie, la Chine et le Canada, quatre ne le font pas. Il n'y a que le Canada. Lorsque le Canada est le seul producteur à s'imposer des contraintes alors que ses concurrents font ce qu'ils veulent, il est peut-être temps de prendre un instant pour se demander pourquoi.
Pourquoi met-on en place les modalités de développement les plus complexes, les plus coûteuses et les plus imprévisibles au monde? Pourquoi ajouter des étapes supplémentaires alors qu'il faut des règles plus claires? Pourquoi rend-on la réussite des Canadiens plus difficile alors que d'autres pays se facilitent la tâche? Les Canadiens méritent un pays où les règles sont claires, où les échéanciers sont rigoureux et où, du moment qu'on fait le travail, qu'on consulte la population, qu'on investit et qu'on respecte les normes, on peut réellement bâtir quelque chose.
À l'heure actuelle, ce soi-disant accord sur le pipeline ne donne pas cette assurance aux Canadiens. Il leur offre un protocole d'entente qui ressemble à un casse-tête intellectuel et un processus qui semble voué à enterrer toute ambition sous une montagne de paperasse. Les Canadiens ne demandent pas de miracles. Ils demandent la possibilité de construire, de créer, de croître et de contribuer à un avenir solide et sûr. Ils méritent un gouvernement qui rend cela possible, et non un gouvernement qui bloque tous les grands projets avant même qu'ils ne voient le jour.
Si le gouvernement réussit à s'empêtrer dans un dédale de complications au sujet d'un pipeline, il n'est pas surprenant que la même dérive et la même confusion que celles qui caractérisent le projet de loi touchent maintenant notre défense nationale. Cela m'amène à la question suivante, celle de notre état de préparation militaire et de la façon dont le gouvernement gère notre partenariat le plus important en matière de défense, celui avec les États‑Unis.
Je voudrais commencer par dire que ce n'est pas en passant plus de temps à faire de la politicaillerie qu'à choisir le bon équipement pour les forces armées que nous assurerons la sécurité du pays. Notre relation avec les États‑Unis ne ressemble à aucune autre. Il ne s'agit pas simplement de bon voisinage, mais bien de la défense commune d'un continent. Cela comprend le NORAD. Cela comprend l'Arctique. Cela comprend des générations de Canadiens et d'Américains qui ont servi côte à côte. Cette relation représente 45 % de notre économie. Par conséquent, quand le gouvernement fait comme si cette relation n'avait aucune importance, quand le lève les bras au ciel et dit « on s'en fout » à propos d'un président en exercice, ça a plus d'impact qu'il ne le pense. Cela fait des vagues à Washington et à l'OTAN, et cela alimente l'idée dangereuse que le Canada est prêt à mettre sa propre sécurité en jeu pour des raisons politiques.
Rien n'illustre mieux cette situation que l'hésitation soudaine du gouvernement concernant le remplacement de nos avions de chasse. Les Canadiens ne s'intéressent pas au jargon technique, mais il y a une chose qu'ils veulent savoir. Allons-nous donner aux hommes et aux femmes qui défendent notre pays les outils dont ils ont besoin? Allons-nous soutenir notre plus proche allié? Allons-nous prendre des décisions fondées sur la sécurité et non sur des sautes d'humeur politiques?
Depuis des années, nos pilotes sont aux commandes d'avions plus âgés que bon nombre des personnes qui les utilisent. Le remplacement de ces avions ne constitue pas un luxe, mais une nécessité. Après de nombreuses études, le Canada a finalement choisi un avion moderne qui répond à nos besoins opérationnels et qui nous permet de nous harmoniser avec nos plus proches partenaires. Aujourd'hui, au lieu de mener à bien ce projet, le gouvernement envisage de prendre un détour, dans le but d'essayer de paraître moins américain en se rapprochant de l'Europe, même si cela signifie qu'il devra acheter des avions qui ne répondent pas à toutes nos exigences ou diviser la flotte d'une manière qui rendra la formation plus difficile, la maintenance plus coûteuse et la préparation plus lente.
On ne renforce pas la souveraineté en affaiblissant notre force aérienne et on ne négocie pas efficacement avec les États‑Unis tout en les vexant concernant les problèmes qu'ils nous exhortent à régler depuis des décennies. Nos alliés remarquent ces signaux contradictoires, surtout les Américains, car ce n'est pas une question d'émotion pour eux. Il s'agit de savoir si le Canada entend sérieusement défendre le continent qu'il partage. En ce moment, ils voient un gouvernement qui tente d'envoyer des messages symboliques à l'Europe au détriment d'une coopération pratique avec un partenaire qui protège vraiment notre espace aérien chaque jour.
Cela dit, il importe de mentionner que l'actuelle , celle qui est en train de magasiner des avions en Suède, ne lit même pas les contrats qu'elle signe. Elle jongle maintenant avec l'idée d'abandonner ou de scinder la flotte de chasseurs, non pas pour accroître la sécurité des Canadiens, ni pour renforcer le NORAD, ni parce que les pilotes le réclament, mais parce que cela pourrait, potentiellement, créer des emplois, à condition que tout se déroule à la perfection. Voilà qui vaudra peut-être une prime de rendement à la ministre, mais les pilotes de chasse et la sécurité de la population, eux, seront relégués au second plan.
En matière de politique étrangère, les Canadiens veulent de la sagesse. Ils veulent de la stabilité. Ils veulent un gouvernement qui sait qu'on ne peut pas négliger ses obligations et insulter son voisin, puis s'attendre à un accueil chaleureux lorsqu'on vient lui demander des concessions commerciales ou des garanties de défense continentale. Les Canadiens suivent la situation de près, car les choix faits à ce chapitre ont des conséquences tangibles. Quand un gouvernement enfouit les projets sous la paperasse, rien ne se construit. Lorsqu'il envoie des signaux contradictoires à nos alliés, la sécurité du pays s'en trouve compromise. Lorsque ses décisions lui sont dictées par ses intérêts politiques plutôt que par la lucidité, les Canadiens en paient le prix: une hausse de leurs dépenses, une croissance au ralenti et un pays qui semble leur échapper.
Avec le projet de loi , le gouvernement demande aux Canadiens d'accepter plus de bureaucratie, plus d'incertitude et plus de risques. Il leur demande de faire confiance à un processus qui n'a rien donné en plus de 10 ans. Les Canadiens sont en droit de s'attendre à mieux. Ils veulent un pays qui peut construire un pipeline sans se livrer à de telles contorsions. Ils veulent une armée qui est équipée pour défendre l'Arctique canadien et pour honorer les engagements du pays. Ils veulent un gouvernement stable, sérieux et axé sur les résultats, pas sur le cinéma.
Faire preuve de leadership, c'est accorder la priorité au pays, pas à l'idéologie politique. Il s'agit de choisir la certitude pour les entreprises, la sécurité pour les citoyens et la fidélité pour nos partenaires. Le projet de loi ne tient pas compte de ces besoins. Le Canada fonctionne mieux quand il accorde la liberté à ses citoyens, qu'il protège ce qui compte et qu'il établit des partenariats solides avec ses voisins. Voilà comment nous pouvons assurer un avenir meilleur à notre pays. C'est la voie qu'emprunteront toujours les conservateurs.
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Monsieur le Président, c'est un privilège pour moi de prendre la parole cet après-midi au nom de mes formidables concitoyens d'Oshawa au sujet du récent budget libéral et du projet de loi , la loi d'exécution du budget.
En tant que mère de deux enfants, âgés respectivement de 21 ans et de 15 ans, je ne peux m'empêcher de considérer l'orientation de notre cher pays avec une profonde inquiétude. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle j'ai décidé de me lancer en politique; je suis très préoccupée pour l'avenir de mes enfants et pour celui de la prochaine génération.
Chaque jour, les parents de ma circonscription me font part de ces mêmes préoccupations. Ils élèvent leurs enfants dans un Canada qui leur semble moins sûr, moins abordable et moins prometteur que celui où ils ont grandi. Cette réalité pèse lourdement sur les familles de tout le pays.
Les Canadiens en ont assez de perdre du terrain alors qu'ils travaillent encore plus fort. Ils en ont assez des promesses qui ne se concrétisent jamais, et ils en ont assez qu'on leur dise que tout va bien alors que, quand ils font l'épicerie, ils doivent se demander quels produits ils ne peuvent plus se permettre. Ils en ont assez qu'on leur demande d'attendre, d'être patients, de faire confiance à un gouvernement qui a démontré à maintes reprises qu'il était incapable de répondre aux besoins les plus pressants des Canadiens.
Chaque semaine, mes voisins d'Oshawa me disent la même chose. Ils font tout comme il faut: ils établissent un budget serré. Ils comparent les prix. Ils optent sans doute parfois pour des marques génériques. Ils maximisent chaque dollar. Malgré tout, le coût de la vie continue de grimper plus vite que leur salaire.
Au lieu de leur donner les moyens de souffler, le budget libéral les contraint à payer davantage. Sous les libéraux, le coût de l'alimentation a augmenté de 3,4 % en 1 an. Ils ont eu la possibilité de faire baisser le prix du panier d'alimentation des Canadiens en éliminant la taxe sur le carbone pour les industries, une politique qui fait grimper le prix des engrais, du carburant et de l'équipement agricole. Évidemment, ils ont plutôt choisi d'augmenter la taxe. Résultat: la nourriture coûte encore plus cher, et des familles se retrouvent dans la misère. Les chiffres parlent d'eux-mêmes. Le prix du bœuf a augmenté de 16,8 %, celui du poulet frais ou congelé, de 6 %, celui du poisson et des fruits de mer a grimpé de 8 %, celui des pommes, de 4 %, celui des oranges, de 7 %, celui du jus de fruits, de 7 %, celui des carottes, de 11 %, et j'en passe. Même la préparation pour nourrissons, dont aucun parent ne peut se passer — et ils ne le font pas —, a vu son prix augmenter de près de 6 %.
Ce ne sont pas que des statistiques. Ce sont les sacrifices silencieux des familles qui reposent les fruits sur les étalages parce que leur budget hebdomadaire ne leur permet plus d'en acheter. Ce sont des parents qui coupent des poitrines de poulet pour qu'elles durent plusieurs repas. Ce sont des personnes âgées qui doivent choisir entre des aliments nutritifs et des médicaments essentiels. Derrière ces chiffres, il y a de vraies personnes qui vivent une anxiété et des difficultés bien réelles.
Lorsque je parle avec des parents de jeunes familles, ils me disent qu'ils achètent moins de fruits, moins de viande et moins d'aliments sains parce qu'ils n'ont tout simplement plus les moyens de se les payer. Des aînés me disent qu'ils sautent des repas pour étirer leur pension. Des parents me disent qu'ils se privent pour que leurs enfants n'aient pas à le faire. Ce n'est pas le Canada dans lequel ces personnes ont grandi et ce n'est pas le Canada qu'elles veulent léguer à leurs enfants et à leurs petits-enfants.
Au lieu de reconnaître ces difficultés et de présenter un véritable plan pour les résoudre, le gouvernement a présenté un autre budget coûteux qui rend la vie encore plus chère. Il dépense plus pour moins de résultats. Il ne tient pas compte de la réalité quotidienne des Canadiens qui doivent déjà faire chaque jour des choix impossibles.
L'abordabilité n'est pas un défi politique abstrait. C'est une crise en temps réel. C'est une mère à l'épicerie qui remet des articles sur les étagères parce que le total de la facture est déjà trop élevé. C'est une personne âgée qui vit dans le froid parce qu'elle a peur du montant que pourrait atteindre sa facture de chauffage. Ce sont des jeunes qui cumulent deux ou trois emplois, non pas pour améliorer leur sort, mais simplement pour garder la tête hors de l'eau.
Malgré ce que certains Canadiens plus âgés m'ont dit, je crois que les jeunes, en particulier ceux de la génération Z, sont probablement l'une des générations qui travaillent le plus fort. Ils veulent simplement de bons emplois et une vie abordable, et ils sont prêts à travailler fort pour y parvenir, mais ils ont besoin d'emplois et de sécurité d'emploi.
À Oshawa, la Simcoe Hall Settlement House m'a récemment fait part d'une nouvelle déchirante. Des familles qui n'avaient jamais eu besoin d'aide auparavant se tournent maintenant vers les banques alimentaires. Même des donateurs de longue date ne peuvent plus faire de dons parce qu'ils ont eux-mêmes du mal à joindre les deux bouts. Une mère a dit que ses enfants manquent parfois l'école parce qu'elle n'a pas les moyens de leur préparer un dîner. Imaginez un parent qui doit faire ce choix dans un pays aussi privilégié que le nôtre.
Le budget était censé aider ces gens, mais, une fois de plus, ils ont été laissés pour compte. Après une décennie au pouvoir, le gouvernement libéral a perfectionné l'art des annonces, mais il a complètement abandonné l'art d'obtenir des résultats. Les libéraux parlent de priorités, mais leurs priorités ne sont pas celles des Canadiens.
Les Canadiens veulent que le prix de la nourriture baisse, ils veulent des impôts moins élevés et ils veulent de la stabilité et de la certitude. Ils veulent un gouvernement qui comprend ce qui est important et qui se concentre sur l'essentiel. Le budget ne fait rien de tout cela. Au lieu d'accorder un véritable répit aux parents pour qu'ils aient les moyens de nourrir leur famille, les libéraux proposent un programme national d'alimentation, qui peut sembler utile sur papier, mais qui ne fait rien pour résoudre la crise du coût de la vie. Les mères et les pères veulent des emplois et ils veulent pouvoir nourrir leurs enfants. Ils ne veulent pas dépendre d'un programme national d'alimentation.
On ne peut pas faire mieux: parmi toutes les taxes que le gouvernement aurait pu réduire ou supprimer dans le budget, il a choisi de supprimer la taxe de luxe sur les yachts et les jets privés. Je suppose que c'est pour les amis élitistes des libéraux. Au lieu de cela, la taxe de luxe ne s'applique plus qu'aux véhicules. Ça pourrait tout aussi bien s'appeler une taxe sur les voitures ou une taxe sur les véhicules. Certains de ces véhicules sont nécessaires aux exploitations agricoles et aux travailleurs. Ils ont besoin de leurs camions, et ces camions font désormais partie de la catégorie des produits de luxe, mais ils ont laissé la taxe en place.
La crise du coût de la vie n'est pas un accident. C'est le résultat prévisible de politiques qui ont rendu tout plus cher. La taxe sur le carbone pour les industries augmente le prix...
Des voix: Oh, oh!
Rhonda Kirkland: Monsieur le Président, je constate que je me fais chahuter. C'est signe que j'aborde des points qui ne leur plaisent pas beaucoup.
La taxe sur le carbone pour les industries augmente le coût du transport, de la production et de la transformation des aliments. Elle augmente le coût du chauffage des granges, de l'utilisation des tracteurs et du fonctionnement des installations de production alimentaire. Les agriculteurs, les camionneurs et les transformateurs alimentaires en ressentent les effets, tout comme les familles chaque fois qu'elles vont à l'épicerie. Quand on augmente les taxes que doivent payer ceux qui produisent des aliments, le coût de ces derniers augmente, point final. C'est aussi simple que cela, mais le gouvernement refuse toujours de l'accepter et continue d'essayer de faire croire aux Canadiens que la hausse des prix des aliments n'a rien à voir avec la taxe sur le carbone pour les industries et la taxe sur l'emballage des aliments qui, de toute évidence, font grimper le coût des aliments.
Les Canadiens attendent de leur gouvernement qu'il fasse des choix responsables. Ils s'attendent à ce que les dépenses soient ciblées et non inutiles. Ils s'attendent à ce que l'argent public soit respecté et non tenu pour acquis. Ils s'attendent à du leadership et non à des excuses. Or, rien dans ce budget ne reflète ces attentes. Au lieu d'offrir du répit, le gouvernement continue de suivre une voie qui a affaibli l'économie et pénalisé les personnes mêmes qu'il prétend aider.
Plus le gouvernement dépense, plus l'inflation augmente. Plus le gouvernement augmente le fardeau fiscal, plus les familles ont du mal à joindre les deux bouts. Plus le gouvernement intervient, plus la situation se détériore. Les Canadiens veulent simplement un gouvernement qui comprend leur réalité, qui sait faire la différence entre un communiqué de presse et un plan, et qui mesure le succès non pas en fonction de ce qu'il peut dépenser, mais en fonction de l'amélioration des conditions de vie des gens qu'il est censé servir.
Les Canadiens méritent mieux. Ils méritent un gouvernement qui cherche à réduire les coûts, et non à les augmenter. Ils méritent un gouvernement qui respecte les contribuables, et non un gouvernement qui les traite comme une source infinie de revenus. Ils méritent un gouvernement qui les écoute, qui les comprend et qui agit.
Les budgets sont plus que des documents financiers; ce sont des documents moraux. Ils indiquent ce qui importe pour le gouvernement et à qui il choisit d'accorder la priorité. Les familles veulent de l'abordabilité, de la stabilité et des débouchés, mais elles se retrouvent plutôt avec des prix plus élevés, une hausse du fardeau fiscal et moins de chances d'améliorer leur sort.
Les Canadiens en ont assez d'avoir du mal à joindre les deux bouts. Ils en ont assez d'être laissés pour compte. Ils en ont assez des promesses brisées et des politiques inefficaces. Ils veulent un plan, et le budget ne leur en offre aucun. Les Canadiens méritent un plan pour réduire les coûts, soutenir les travailleurs, renforcer les collectivités et redonner de l'espoir. Ils méritent un gouvernement qui comprend leurs difficultés et qui propose de vraies solutions. Ce n'est pas ce que leur offre le gouvernement libéral et son budget.
Les Canadiens méritent mieux. Il est temps que nous ayons un gouvernement qui valorise les gens qui ont bâti ce pays, qui nourrissent ce pays et qui l'aident à fonctionner. Il est temps que nous ayons un gouvernement qui se concentre sur les résultats et non sur les beaux discours. Il est temps que nous ayons un gouvernement qui fait passer les intérêts des Canadiens en premier.
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Monsieur le Président, aujourd'hui, nous allons analyser ensemble le 10
e budget libéral, le budget le plus coûteux de l'histoire du Canada, soit 16 milliards de dollars de plus que la promesse du durant sa campagne électorale.
Je commencerai en disant qu'il n'y a rien dans ce budget qui règle les problèmes aujourd'hui pour les familles qui ont déjà de la misère à joindre les deux bouts, rien pour les jeunes qui envisagent l'avenir en étant complètement démolis, convaincus qu’ils n’auront jamais accès à la propriété. Même qu'aujourd'hui, le directeur parlementaire du budget disait que la promesse libérale de construire 250 000 maisons en cinq ans ne se réaliserait pas. En réalité, ce sera 26 000, soit 10 fois moins.
Il n'y a rien pour les PME. Je tiens à rappeler qu'au Canada, 99 % des entreprises sont des PME. Il n'y a rien là-dedans pour eux. Ce sont 10 années de promesses brisées. Lors de ma campagne électorale, j'ai dit que l'histoire ne s'écrivait qu'une seule fois. Eh bien, j'aimerais qu'on regarde ensemble le constat actuel de la situation après 10 ans de gouvernance libérale pour que ça nous donne une petite idée du futur. Quand on regarde ce qui s'est passé, quand on regarde notre histoire, on est capable de prévoir vers où on s'en va. Année après année, on fait des déficits. On privilégie l'idéologie avant les faits et c'est une tendance très inquiétante de toujours vouloir plaire à tout le monde, comme s'il n'y avait jamais de fond dans le compte de banque et dans le seul but de rendre les gens heureux aujourd'hui afin d'obtenir leur vote à l'avenir. Cela mine fortement, je crois, l'économie du Canada et notre futur.
C'est tellement vrai que, récemment, dans le cadre du budget, les libéraux n'ont pas négocié avec nous, ne se sont pas assis avec nous, alors qu'ils forment un gouvernement minoritaire. Ils ont complètement ignoré les demandes et les propositions des partis de l'opposition. Ils étaient prêts à dépenser plus de 600 millions de dollars pour déclencher des élections afin de gagner quelques sièges et obtenir la majorité. C'est ça, les libéraux. C'est dépenser pour faire valoir leurs idées, leurs points de vue, avant de respecter la population. Évidemment, ça aurait été la faute des conservateurs. On aurait raconté que c'étaient les conservateurs qui voulaient déclencher les élections avant Noël. Or, tout ce que nous demandions, c'était un budget abordable pour permettre aux Canadiens d'avoir accès à un futur prometteur, non pas à un futur endetté pour des générations à venir. On nous a répondu que la situation dans laquelle on était, c'était la faute des États‑Unis et de Donald Trump.
Lorsqu'on n'est pas prêt, qu'on s'endette année après année, qu'on dépense sans compter et qu'on se retrouve dans une mauvaise situation et dans une mauvaise posture, peut-on vraiment dire que c'est la faute des autres? Ne faudrait-il pas plutôt se regarder un peu dans le miroir et admettre qu'on aurait dû mieux prévenir? La réalité, c'est qu'il n'existe pas de monde où il n'y aura jamais de temps difficiles. Or on semble croire que c'est le cas. On veut vivre dans un monde de licornes et de lutins. Est-ce qu'un fumeur peut vraiment être étonné d'avoir un cancer des poumons? Je ne le penserais pas. Est-ce qu'une personne qui est complètement inactive physiquement, qui mange plus qu'à sa faim, qui ne bouge jamais et qui fait une crise cardiaque peut se dire qu'elle ne l'a pas vue venir? Je pense que l’on connaît la réponse: c'est non. Lorsqu'un gouvernement s'appuie sur une idéologie qui suppose qu'il peut dépenser comme s'il n'y avait jamais de fond et vivre dans un monde déconnecté de la réalité des contribuables, il se place dans une position où, lorsque surviennent les moments difficiles, il n'a pas de coussin financier et la situation est précaire.
Comme je l'ai dit plus tôt, l'histoire s'écrit juste une fois. J'aimerais qu'on regarde celle de notre . Avant de devenir premier ministre, il était à la tête de Brookfield, une entreprise canadienne. Quand ça s'est mis à brasser avec les États‑Unis, il a déménagé le siège social de cette entreprise à New York pour s'avantager. Durant la campagne électorale, on a posé une question à ce premier ministre potentiel. On lui a dit que Brookfield était l'entreprise canadienne qui faisait le plus d'évitement fiscal, avec 6,5 milliards de dollars non payés au Canada. On lui a demandé si, en devenant premier ministre, il allait résoudre ce problème. Il a répondu qu'il allait s'assurer que les taxes et impôts seront payés justement au Canada par les entreprises. Jusqu'à présent, il n'a rien fait.
Quand il est devenu premier ministre, on lui a demandé de couper ses liens avec Brookfield. Eh bien, la semaine dernière, le directeur de l'exploitation de Brookfield est venu nous dire qu'il n'avait aucun problème à se présenter au pays pour prendre un café avec le premier ministre et passer une demi-journée dans son bureau. Lorsqu'il fait des annonces d'investissements canadiens à l'étranger, Brookfield est toujours là une journée avant ou une journée après, dans les mêmes secteurs.
La semaine dernière, notre était en Alberta et il a annoncé des projets de pipeline, de capture de carbone, d'énergie nucléaire, de centres de données et de lignes de transmission d'énergie. Quand on fait quelques petites recherches, on se rend compte que ce sont tous des secteurs dans lesquels Brookfield est fortement impliqué. C'est la réalité aujourd'hui et les Canadiens se posent des questions sur le fameux budget, dans lequel on dépense leur argent dans des secteurs qui semblent fortement avantager notre premier ministre. Ici, on crie au scandale, on va nous dire que nous sommes des complotistes. Je vais donc regarder d'autres faits.
On avait notamment promis de maintenir le déficit à 62 milliards de dollars, ce qui est déjà beaucoup trop. Or, dans le budget, on prévoit un déficit de 78 milliards de dollars. On avait dit qu'on allait réduire le ratio de la dette au PIB, soit le produit intérieur brut, mais ce ratio a augmenté. On avait promis de faire baisser l'inflation, mais elle a monté. On avait promis de réduire les dépenses, mais elles ont augmenté de 90 milliards de dollars. On avait promis d'aider les municipalités en coupant de moitié leurs taxes sur la construction de logements neufs, mais c'est une autre promesse brisée.
Le budget demande aux Canadiens de dépenser plus pour les intérêts sur la dette que pour les transferts en santé dans les provinces. C'est énorme. On s'endette tellement qu'on finit par payer plus pour les intérêts que ce qu'on investit dans la santé, un élément crucial. On se félicite de créer plus de programmes sociaux en se disant qu'on répond à la demande et que les Canadiens en ont besoin. Le problème, c'est justement ça: la demande est croissante et on se félicite parce qu'elle est croissante.
Il y a des besoins dans la population et il y a des enfants qui ne mangent pas. Tout le monde est d'accord pour dire qu'un enfant devrait manger à sa faim. Il n'y a personne qui est contre cela. Cependant, on ne peut pas se féliciter parce que cette tendance augmente, parce qu'il y a de plus en plus d'enfants dans les banques alimentaires et de plus en plus de familles qui n'arrivent pas. Je parlais avec des représentants de banques alimentaires, qui me disaient récemment que le visage de la pauvreté avait changé. Avant, on voyait des gens sans emploi, peut-être même des immigrants qui arrivaient au pays. Aujourd'hui, ce sont des familles canadiennes et québécoises. Les parents, qui ont tous les deux un emploi, doivent faire un choix entre se nourrir, se loger et avoir une voiture pour aller au travail. Voilà la réalité, mais on s'applaudit en disant qu'on fait bien de créer de plus en plus de programmes année après année. C'est le problème.
Einstein disait que, si on répète la même équation encore et encore et qu'on espère obtenir un résultat différent, c'est qu'on est fou. Je laisse mes collègues décider par eux-mêmes si cela décrit bien la situation.
Plus tôt, j'ai mentionné les transferts en santé. Je peux dire que quelque chose m'a marqué fortement dans le budget. C'est l'absence totale d'investissements en prévention et l'absence totale d'investissements dans le sport et l'activité physique.
Parlons des principales causes de mortalité au pays et voyons ce que disent les associations qui les traitent et qui y font face. L'association du cancer dit que le pilier de la prévention d'un cancer, c'est d'encourager l'activité physique, de réduire le temps assis et d'éduquer sur les bienfaits de bouger. Les maladies cardiaques sont la deuxième principale cause de mortalité au pays. L'activité physique, pratiquée de manière régulière, diminue drastiquement les risques d'AVC. De plus, 90 % des cas de diabète de type 2 peuvent être éliminés par l'activité physique. L'activité physique fait aussi diminuer la dégénérescence et les risques liés à la maladie d'Alzheimer.
La prévention des maladies est un axe majeur sur lequel on devrait mettre l'accent au niveau municipal, provincial et fédéral. Pour améliorer la santé, il faut reconnaître que la solution n'est pas d'attendre sans cesse d'être malade avant d'agir. Un budget réactionnaire, c'est un budget qui va toujours être déficitaire.
La semaine dernière, mon collègue a posé une question sur les investissements de 500 millions de dollars du gouvernement dans le site de l'Agence spatiale européenne. La réponse m'a frappé: on a dit que 1 $ investi rapportait 3 $ au Canada. J'aime ce genre de réponse, parce que, quand on investit dans l'activité physique, chaque dollar investi génère un rendement de 3 à 20 $, avec une moyenne reconnue de 13 $. C'est l'investissement le plus payant pour la santé physique, la santé mentale et la santé communautaire. C'est un investissement générationnel qui ne se retrouve aucunement dans le budget. Il n'est nulle part et cela fait que notre population s'appauvrit en matière de santé, et qu'on est obligé d'en payer le prix.
Le gouvernement libéral a divisé son budget en deux catégories: les investissements et les dépenses. J'aimerais qu'il fasse pareil pour la santé des Canadiens en investissant dans la prévention et en mettant l'accent sur la guérison, puisqu'il doit investir plus d'argent là-dedans.
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Monsieur le Président, c'est toujours un honneur pour moi de prendre la parole à la Chambre au nom des habitants de Saskatoon‑Ouest, la meilleure circonscription du Canada, je dois dire. Je sais que certains députés ne sont peut-être pas tout à fait d'accord avec moi, en particulier celui qui est assis à côté de moi, mais je suis très fier de représenter Saskatoon dans son ensemble et Saskatoon‑Ouest en particulier.
Nous discutons aujourd'hui du budget, et je dois dire que la loi d'exécution du budget est un document très volumineux. Il s'agit d'un projet de loi omnibus de plus de 600 pages, qui traite de toutes sortes de sujets. Je peux dire d'emblée que je n'appuierai pas le budget.
Je concède qu'il y a quelques éléments positifs dans le budget. Il y a une petite réduction d'impôt, ce qui est toujours une bonne chose, mais comme l'a dit le directeur parlementaire du budget, cela représentera environ 280 $ par an pour une famille moyenne au Canada. C'est formidable, et je ne refuserais jamais cela aux Canadiens, mais honnêtement, il n'y a là rien d'historique, de massif, d'extraordinaire ou d'incroyable. C'est juste une très petite somme, mais chaque petit geste compte. Le budget prévoit également le plus important déficit que nous ayons connu en dehors de la pandémie, soit 78 milliards de dollars, alors que sévit une crise du coût de la vie bien réelle à Saskatoon et dans tout le pays.
Je voudrais tout d'abord parler de la dette. Il s'agit d'un problème très grave pour notre pays. Le montant de la dette accumulée est vraiment intolérable. Je pense que certains Canadiens, aux dernières élections, pensaient avoir trouvé un bon gestionnaire financier, un banquier, quelqu'un qui sait vraiment comment gérer l'argent. N'oublions pas que le travail principal d'un banquier, c'est de faire de l'argent, et j'entends par là en imprimer physiquement. Les banquiers font réellement de l'argent. Ils veulent que l'argent soit prêté et qu'il circule, et je pense que c'est exactement cette mentalité qui guide le en ce moment.
Regardons les chiffres. Le déficit laissé par l'ancien premier ministre Trudeau, que nous trouvions tous carrément démesuré, s'élevait à 36 milliards de dollars. C'était énorme, surtout comparé aux déficits antérieurs, du moins en temps normal. Bien sûr, pendant la pandémie, la situation était un peu différente. Tout le monde parle du fait que Stephen Harper avait dû enregistrer de légers déficits. Il a été vertement critiqué pour un déficit de 10 milliards de dollars. Nous parlons ici de 36 milliards de dollars. Pourtant, le nouveau n'hésite pas à doubler ce chiffre pour atteindre les 78 milliards de dollars.
Le déficit est gigantesque. Certes, il va diminuer légèrement au cours des 5 années prévues dans le budget qui a été présenté, mais il s'établira à 57 milliards de dollars, ce qui reste nettement supérieur aux 36 milliards de dollars, eux-mêmes nettement supérieurs à tous les chiffres que nous avions connus jusqu'alors.
Quand on additionne le tout pour la période de 6 ans qui figure dans le document budgétaire, cela représente 360 milliards de dollars de déficits en seulement 6 ans. Quand on examine les paiements d'intérêt sur cette dette, on constate qu'ils s'élèvent actuellement à environ 53 milliards de dollars par an. Dans 5 ans, ils atteindront 76 milliards de dollars. Quand on fait le calcul, on à 382 milliards de dollars en 6 ans, rien qu'en intérêts. C'est de l'argent gaspillé, donné aux banquiers. C'est le même montant que celui des dépenses en santé ou que ce que nous payons tous en TPS. Chaque fois que nous achetons quelque chose, nous pouvons nous dire que la TPS de 5 % que nous payons sert expressément à payer les intérêts sur la dette. C'est terrible.
À propos de la dette, en 2015, la dette totale du pays s'élevait à 600 milliards de dollars, et j'entends par là qu'il a fallu littéralement 150 ans, toute la durée de la Confédération, pour que cette dette atteigne 600 milliards de dollars. D'ici la fin de l'horizon temporel, dans 5 ans, elle s'élèvera à 1,6 billion de dollars. Elle sera passée de 0,6 billion de dollars à 1,6 billion de dollars. Le gouvernement alourdira la dette de 1 billion de dollars s'il continue sur sa lancée pendant les 5 ans. C'est tout à fait incroyable et c'est scandaleux.
Je vais parler un instant du prix du logement, car il a considérablement augmenté. Les prix ont grimpé et ils sont très élevés. Même à Saskatoon, où le logement n'est pas aussi cher qu'à Toronto ou à Vancouver, les loyers ont bondi d'environ 25 % au cours des 5 dernières années. Au lieu de payer 1 000 $, les gens paient désormais 1 200 $ ou 1 300 $. C'est vraiment fou. Parallèlement, au cours des 3 dernières années, le revenu médian à Saskatoon a baissé — oui, j'ai bien dit qu'il a diminué —, alors pendant que les loyers augmentent, les revenus diminuent. Il est donc très difficile pour les gens de joindre les deux bouts. Avec une augmentation de 25 % des loyers contre une augmentation de 9 % des salaires sur une période de 5 ans, c'est très difficile. Il devient impossible de s'acheter des vêtements ou des aliments.
En parlant d'acheter des aliments, l'inflation alimentaire est actuellement très élevée: 34 % sur 5 ans. Les banques alimentaires de la Saskatchewan viennent en aide à 55 000 personnes par mois. À Saskatoon, 23 000 personnes ont recours à la banque alimentaire chaque mois, contre environ 17 000 par mois en 2019. C'est une augmentation d'environ 35 % en 5 ans.
Le souper de Noël va coûter plus cher à tout le monde cette année. Ce qui est formidable à Noël, c'est de pouvoir se réunir en famille et entre amis pour manger de la dinde, de la farce, des pommes de terre, des carottes, du jambon, des choux de Bruxelles, de la tarte à la citrouille, des pirojkis, des saucisses et une foule d'autres mets délicieux qui nous apportent beaucoup de joie. À bien y penser, les choux de Bruxelles devraient être rayés de la liste.
Je vais rapidement passer en revue une liste des augmentations que l'on observe en ce moment. Le prix des côtes de bœuf a augmenté de 114 %, le prix du contre-filet de bœuf a augmenté de 74 %, le prix de la surlonge de bœuf a augmenté de 62 %, le prix des poitrines de poulet a augmenté de 52 %, le prix de la douzaine d'œufs a augmenté de 54 %, le prix du café préféré de mon épouse a augmenté de 76 %, le prix de l'huile d'olive a augmenté de 120 %, le prix de la margarine a augmenté de 67 %, le prix du cheddar a augmenté de 59 %, le prix du beurre a augmenté de 57 %, le prix des pâtes alimentaires a augmenté de 50 % et le prix du lait maternisé a augmenté de 71 %. Le lait maternisé est presque toujours le produit le plus volé dans les magasins parce que les jeunes mères et les jeunes pères n'ont pas les moyens d'en acheter. Cela cause des difficultés à tout le monde. Les parents ne devraient pas être stressés à l'idée d'avoir à acheter de la nourriture pour leurs enfants.
Je ne peux pas appuyer le budget. Les Canadiens ont besoin de vraies solutions pour faire face à la crise du coût de la vie qu'ils traversent en ce moment. Ils ne peuvent plus se permettre un gouvernement qui prend de mauvaises décisions. Nous devons prendre des mesures concrètes pour augmenter les salaires de nos concitoyens. Nous avons besoin de projets importants qui créent des emplois et augmentent les salaires et les revenus de nos concitoyens, afin que les Canadiens aient les moyens de se nourrir, de se vêtir, d'acheter une maison et de vivre comme ils sont censés le faire.