La Chambre reprend l'étude, interrompue le 26 novembre, de la motion portant que le projet de loi , soit lu pour la deuxième fois et renvoyé à un comité, ainsi que de l'amendement.
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Monsieur le Président, je prends la parole aujourd'hui au sujet du projet de loi , la première loi d'exécution du budget. Le budget a été présenté après que les Canadiens ont dû attendre bien plus d'un an pour comprendre la réalité financière dans laquelle ils sont plongés après 10 ans de gouvernement libéral.
Les Canadiens se heurtent à une réalité difficile qui ne cesse de s'aggraver. Lorsqu'ils ouvrent leur portefeuille, ils constatent qu'ils ont moins d'argent et moins de possibilités. Ils se font promettre par le gouvernement que quelques milliards de dollars de dépenses supplémentaires par Ottawa résoudront leurs difficultés comme par magie. Le même gouvernement croit que les mêmes idées vont permettre de réparer les problèmes qu'il a causés, et qu'il suffit de dépenser plus, d'emprunter plus et d'alourdir la bureaucratie. Chaque fois, cela ne fait qu'empirer la situation.
Je suis ici pour représenter les habitants de Red Deer, en Alberta, et pour dire au gouvernement que mes concitoyens en ont assez. Ils en ont assez des 10 longues années d'un gouvernement libéral qui continue d'ajouter des dépenses inflationnistes à une dette nationale déjà colossale laissée par Justin Trudeau.
À propos de Justin Trudeau, quand il était premier ministre, il a dépensé plus de l'argent durement gagné par les Canadiens que tous les autres premiers ministres de l'histoire du Canada réunis. Maintenant, l'actuel est en passe de battre le triste record établi par son prédécesseur.
Le budget de 2025 n'assurera pas la prospérité. Il annonce plus d'interventions des pouvoirs publics, plus de planification centralisée et plus de bureaucratie pyramidale.
Il y a tout juste six mois, le affirmait qu'il rétablirait la discipline et la crédibilité budgétaires. Au lieu de quoi, le budget a révélé une nette rupture avec ces engagements. Qu'est-ce que cela donne, concrètement, pour les Canadiens? Une dette fédérale qui approche les 1,3 billion de dollars, 141 milliards de dollars de nouvelles dépenses et un déficit de 78,3 milliards de dollars pour le seul exercice 2025‑2026, alors qu'il s'établissait déjà à 62 milliards de dollars, une crise de l'abordabilité où le coût du logement a doublé et où la nourriture, le carburant et les produits de première nécessité sont hors de portée pour bien des gens, une stagnation du PIB, qui n'a augmenté que de 1 % entre 2014 et 2024, et une baisse du niveau de vie.
Selon le directeur parlementaire du budget, le ratio de la dette fédérale par rapport au PIB devrait être plus élevé dans le budget de 2025 que dans l'« Énoncé économique de l'automne 2024 », et il n'est plus prévu qu'il baisse à moyen terme. Le gouvernement fédéral a abandonné sa propre cible budgétaire liée au ratio dette‑PIB. Le gouvernement a promis d'aider les municipalités à réduire de moitié les taxes sur la construction de logements. Or, le budget rompt cette promesse et entérine la hausse du coût du logement.
Par ailleurs, le Canada est enlisé dans sa propre crise de productivité. Il y a quelques jours à peine, le sous-gouverneur de la Banque du Canada a déclaré que nous étions pris dans un cercle « vicieux » de « faible productivité ».
Il a ajouté:
Bien sûr, un certain niveau de réglementation est nécessaire. Mais est-ce qu'on ne pourrait pas réglementer mieux? Ça voudrait dire accélérer les processus d'approbation, réévaluer dans certains cas la portée de la réglementation, et réduire l'incertitude et le flou qui les entourent. Il faudrait aussi s'attaquer aux chevauchements, redondances et contradictions qui existent entre les règles des nombreux ordres de gouvernement.
Ce n'est pas une attaque partisane des conservateurs. Ces propos viennent d'un fonctionnaire au sein d'une institution chargée de définir la politique monétaire du gouvernement, ce que le devrait bien connaître.
Les Canadiens s'attendent à de la stabilité économique, mais Statistique Canada montre que l'économie s'affaiblit rapidement. Le PIB n'a augmenté que de 1,1 % au cours de la dernière année, ce qui correspond à l'avant-dernier rang parmi les pays du G7. Le Canada a perdu plus de 27 000 emplois dans le secteur manufacturier au cours de la dernière année. Les faillites d'entreprises ont augmenté de 35 % d'une année à l'autre, ce qui représente la plus forte hausse depuis les années 1980. Les salaires diminuent en dollars constants, et les jeunes travailleurs sont les plus touchés. L'inflation de base reste supérieure à 3 %, et l'inflation alimentaire continue d'augmenter mois après mois.
Le matin, au réveil, les parents de Red Deer doivent souvent se demander si leur salaire suffira à payer leur loyer ou des repas sains et nutritifs à leur famille. Au cours du seul mois de mars 2025, les banques alimentaires du Canada ont enregistré 2,2 millions de visites, un nombre sans précédent.
En Alberta, 36 % des visites aux banques alimentaires concernaient des enfants. Encore plus troublant, les revenus d'emploi représentaient la plus grande part des sources de revenus des usagers des banques alimentaires, soit 31 % de toutes les visites. Peu d'Albertains ont donc les moyens de faire des dons aux banques alimentaires pour aider leurs voisins dans le besoin.
Parlons du logement. Le gouvernement a privé toute une génération de jeunes Canadiens de leur rêve d'accéder à la propriété. On leur avait promis que des logements seraient construits à une échelle et à un rythme inégalés depuis des générations. Qu'a fait le budget? Il a créé une nouvelle entité bureaucratique et il a pris moins de mesures. L'agence avait promis de réduire immédiatement de moitié les frais d'aménagement. Cette promesse n'a pas été tenue, et la SCHL a confirmé en octobre que les mises en chantier avaient diminué de 17 %.
Les jeunes Canadiens veulent fonder une famille et mener la vie qui leur avait été promise après avoir fait des études et travaillé dur, mais progresser leur semble aujourd'hui impossible. C'est la première génération depuis des décennies qui a un niveau de vie inférieur à celui de ses parents et grands-parents, et le gouvernement croit qu'augmenter l'immigration résoudra le problème. Pendant que les Canadiens sont dans l'impossibilité de fonder et d'agrandir leur famille faute de soutien, l'immigration massive joue un rôle majeur dans la crise de l'abordabilité, privant les Canadiens de prospérité dans leur propre pays. C'est simple: plus il y a de personnes qui utilisent les infrastructures, les services de santé, les logements et les subventions gouvernementales, moins il y en a pour les Canadiens qui sont déjà ici.
Ce n'est pas la faute des personnes qui sont arrivées au Canada avec la fausse promesse d'une vie meilleure faite par un gouvernement qui n'avait aucun plan pour elles. Pendant des décennies, l'immigration accompagnée d'une intégration adéquate a façonné nos collectivités et contribué à forger notre identité en tant que pays. En réalité, c'est le gouvernement lui-même qui, en augmentant rapidement le nombre de migrants sans veiller à ce que nos institutions puissent le gérer, a ébranlé la confiance des Canadiens dans notre système d'immigration et a conduit à la fragmentation des collectivités dans tout le pays.
Par exemple, au cours des dernières semaines, nous avons entendu à maintes reprises au comité de la santé qu'aucun organisme de soins de santé n'avait été consulté au sujet des niveaux d'immigration pour s'assurer que notre système de santé serait en mesure de les prendre en charge. Si les personnes qui travaillent pour préserver la santé des Canadiens n'ont même pas leur mot à dire sur le nombre de personnes qu'elles peuvent traiter, comment peut-on s'attendre à ce qu'elles prennent en charge des millions de personnes supplémentaires en plus de leur charge de travail actuelle? Eh bien, on s'attendait à ce qu'elles le fassent, et le gouvernement a dit: « tant pis ».
Plus de 6,5 millions de Canadiens n'ont pas de médecin de famille, et il devrait manquer plus de 100 000 infirmières d'ici 2030. Parallèlement, 80 000 professionnels de la santé formés à l'étranger sont venus au Canada pour travailler dans notre système de santé, mais ne peuvent pas le faire. Une fois de plus, les tracasseries administratives et la bureaucratie gouvernementale ont rendu cela impossible, mais plutôt que d'intégrer les professionnels de la santé qui sont déjà ici, au Canada, le gouvernement souhaite répéter la même erreur et en faire venir davantage. C'est intenable.
Tout cela s'accumule, et quelqu'un devra finalement payer la note. Il est tout simplement injuste de faire porter à nos générations futures la responsabilité des dépenses inconsidérées d'aujourd'hui, alors que le gouvernement répète les erreurs qui ont engendré cette situation au cours de la dernière décennie. Le gouvernement devrait chercher à libérer le potentiel de l'ingéniosité et de l'industrie canadiennes, à établir des normes de croissance, à s'enlever du chemin et à favoriser le libre marché, plutôt que d'être le principal moteur d'une économie centralisée ou, pire encore, de rendre impossible la croissance d'un marché libre de sorte que le gouvernement devient la seule solution.
Le potentiel du Canada est sans bornes, à condition que le gouvernement ne se considère pas comme le personnage principal, mais bien comme un acteur de soutien auprès des Canadiens qui l'alimentent. Il devrait approuver le développement énergétique, restaurer la confiance des investisseurs, réformer les processus d'approbation des projets, faire croître nos industries et s'enlever du chemin.
Les habitants de Red Deer n'accepteront pas l'irresponsabilité du budget. Ils exigent et ils méritent mieux. Ils veulent des mesures et des progrès réels, pas seulement l'illusion que quelque chose se passe, avec toujours plus de discours et d'annonces. Je serai toujours là pour être leur voix face à un gouvernement qui les a réduits au silence.
Les conservateurs se battront toujours pour les familles et les travailleurs canadiens. J'exhorte le gouvernement à faire de même.
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Madame la Présidente, un budget ne se résume pas à des chiffres; il repose sur la confiance. C'est une promesse, la promesse qu'un gouvernement fait à ses citoyens d'être responsable avec leur argent, transparent dans sa comptabilité et honnête quant à leur avenir.
Lorsque les Canadiens ouvrent leur relevé de carte de crédit, ils ne voient pas les rubriques « fonctionnement » et « capital ». Ils ne peuvent pas réaffecter des dépenses d'une colonne à une autre pour que les chiffres aient meilleure allure. Lorsque leur réfrigérateur rend l'âme ou que leur paiement hypothécaire augmente, les Canadiens n'obtiennent ni échappatoire spéciale ni abri fiscal subventionné aux Bermudes; ils font face à la réalité, et tout ce qu'ils demandent, c'est que leur gouvernement fasse la même chose.
Lorsque le libéral a annoncé qu'il séparerait les dépenses de fonctionnement et les dépenses en capital dans le budget fédéral, de nombreux économistes, chiens de garde des finances publiques et Canadiens ordinaires ont exprimé de vives inquiétudes, non pas parce que l'idée était nouvelle, mais parce qu'elle semblait dangereuse. Elle donnait l'impression d'une manipulation comptable servant à dissimuler les déficits, à semer la confusion chez les Canadiens et à enfouir la vérité.
Le gardien de la rigueur budgétaire parlementaire a confirmé que c'est exactement ce qui se passe. La nouvelle définition trompeuse du libéral pour les dépenses en capital, selon ses propres termes, est « trop large » et va « au-delà du traitement qui en est fait dans les Comptes publics » ainsi que des pratiques adoptées par d'autres pays.
Au lieu de suivre les normes internationales, le libéral a discrètement amalgamé les allégements fiscaux accordés aux entreprises, les subventions, les programmes d'incitation et les mesures ciblées qui ne seraient considérés comme des dépenses en capital nulle part ailleurs dans le monde développé. Il les a comptés quand même.
En utilisant une définition adéquate et reconnue internationalement, le directeur parlementaire du budget a conclu que les véritables dépenses d'investissement en capital sont inférieures de 30 % à ce que les libéraux prétendent. Cela représente un écart de 94 milliards de dollars, un chiffre dissimulé dans les notes en petits caractères. Au bout du compte, chaque dollar dépensé par le libéral sort des poches des Canadiens qui travaillent fort, sous forme de hausses d'impôt, et d'une inflation et de déficits accrus. Les Canadiens le voient bien. Ils méritent un budget honnête et abordable, non pas un budget libéral truqué et coûteux que le gouvernement traite comme une carte de crédit.
Un gouvernement qui perd le contrôle de ses chiffres finit par perdre le contrôle de la vérité. D'abord, les libéraux avaient une cible budgétaire visant à maintenir le ratio dette fédérale–PIB sur une trajectoire descendante. Ils l'ont abandonnée. Ensuite, ils ont créé une nouvelle cible, soit l'équilibre du soi-disant budget de fonctionnement dans un délai de cinq ans. Ils ont également abandonné cette cible. Le libéral a maintenant changé la cible encore une fois: cette fois, il mise sur le maintien d'un ratio déficit–PIB en baisse. Le directeur parlementaire du budget a déjà confirmé qu'il n'y avait que 7,5 % de probabilité que cet objectif soit atteint. Cela signifie qu'il y a 92,5 % de probabilité que le gouvernement n'atteigne même pas sa propre cible.
C'est le même gouvernement libéral qui nous a avertis l'année dernière qu'il fallait absolument maintenir un ratio dette-PIB stable pour faire preuve de responsabilité budgétaire, conserver la confiance des investisseurs et protéger la note de crédit AAA du Canada. Fitch Ratings, une agence indépendante de notation, a déjà fait savoir que le coûteux budget utilisé comme une carte de crédit et les manipulations comptables des libéraux mettent en lumière l'érosion des finances du gouvernement fédéral. Quand les agences de notation sonnent l'alarme, les investisseurs dressent l'oreille. Le coût des emprunts augmente, et ce coût n'incombe pas au libéral, mais bien aux travailleurs, familles, personnes âgées et propriétaires de maison canadiens et à la prochaine génération de Canadiens.
Après avoir passé des mois à déclarer pompeusement que sa cible budgétaire mènerait à la stabilité, le libéral n'a même pas pu réussir à son propre test. Il s'avère tout à fait indigne de confiance.
En dépit de toutes les belles paroles et promesses libérales, il existe une vérité indéniable: les chiffres ne mentent pas. Sous la gouverne du , la dette fédérale s'accroît de 10 millions de dollars toutes les heures. Voilà ce qu'il coûte aux Canadiens. Il ajoutera 321 milliards de dollars à la dette nationale au cours des cinq prochaines années, soit plus du double de ce que Justin Trudeau y aurait ajouté au cours de la même période. La dette fédérale atteint maintenant 1,35 billion de dollars, soit le niveau le plus élevé jamais vu dans l'histoire du Canada, après que le gouvernement libéral l'a doublé au cours des 10 dernières années.
L'an prochain, les contribuables verseront 55,5 milliards en paiements d'intérêts, soit plus que ce que le gouvernement affecte aux transferts fédéraux en santé et plus que ce que la TPS lui rapporte. Cela équivaut à 3 300 $ par ménage canadien, uniquement pour payer les intérêts sur une vieille dette; pas un seul dollar n'ira aux hôpitaux, aux écoles ou à l'infrastructure, encore moins au remboursement de la dette que les libéraux ont accumulée.
Entretemps, la croissance réelle du PIB en 2025 stagne à 1 %, ce qui place le Canada à l'avant-dernier rang du G7. Depuis janvier, le Canada a subi une sortie nette de capitaux de 62 milliards de dollars. Nous ne perdons pas que des personnes; nous perdons énormément d'investissements, d'innovations, de talents, d'usines et de futurs employeurs. Les investisseurs votent avec leurs pieds. Ils perdent confiance dans le Canada, et notre crise de productivité et notre taux de chômage continuent d'empirer. Les investisseurs nous avertissent au sujet de l'insouciance budgétaire dont le gouvernement fait preuve avec leurs capitaux. Nous ne pouvons pas bâtir un Canada fort quand les capitaux, les emplois et la confiance nous désertent plus vite qu'ils n'arrivent.
Les libéraux ont dit aux Canadiens que leur nouvel examen des dépenses engendrerait des économies de 50 milliards de dollars, mais le gardien de la rigueur budgétaire parlementaire s'est dit sceptique. Ce soi-disant examen ne précise pas les effets qu'il aura sur les programmes. Il ne dit rien sur la façon dont il touchera les services, le personnel ou les rapports. Il ne comporte aucun mécanisme de reddition de comptes. Autrement dit, ce n'est pas un véritable examen des dépenses; c'est tout simplement un communiqué de presse libéral.
Le coûteux budget libéral ajoutera de nouvelles dépenses brutes de 140 milliards de dollars. Même si nous croyons le gouvernement sur parole quant aux économies de 50 milliards de dollars, les nouvelles dépenses nettes prévues dans le coûteux budget libéral atteignent tout de même 90 milliards. Le calcul est simple. Même si on utilise les chiffres gonflés des libéraux, il n'y a aucune économie; il n'y a que des déficits accrus, des dettes plus considérables et des fardeaux plus lourds pour les familles canadiennes et la prochaine génération.
Le a manqué à chacune des promesses qu'il a faites il y a à peine huit mois. Il a promis de limiter le déficit à 62 milliards de dollars; or, celui-ci s'élève à 78 milliards. Il a promis de réduire le ratio dette-PIB, mais celui-ci est en hausse. Il a promis qu'il réduirait les dépenses, mais il dépense 90 milliards de dollars de plus, ce qui représente 5 400 $ de nouvelles dépenses inflationnistes par ménage. Il a promis plus d'investissements, mais, dans le coûteux budget fédéral, le gouvernement admet même que les investissements privés au Canada sont en chute libre et que le taux de productivité a baissé au cours des 10 dernières années. Il a promis la transparence, puis il a retardé la publication des comptes publics, c'est-à-dire celle des états financiers officiels vérifiés du gouvernement du Canada, pendant des mois, une deuxième année d'affilée.
Il ne se contente plus de manquer à ses promesses; il brise le Canada. Il n'est pas étonnant que le libéral ait demandé aux Canadiens de faire des sacrifices, comme s'ils n'en avaient pas déjà fait assez à cause des erreurs libérales. Il veut que les Canadiens réduisent leurs attentes et que nous nous contentions de moins, tout simplement parce qu'il ne tient pas ses promesses.
Un gouvernement qui cache ses livres en a déjà perdu le contrôle. Les Canadiens savent ce qu'il en est. Peu importe qu'il s'agisse de dissimulation ou d'un cas typique d'incompétence libérale, seul le temps nous dira de quelle vérité les libéraux cherchent à se détourner.
Pendant que les Canadiens se précipitaient pour produire leur déclaration de revenus, qu'ils étaient pris à la gorge à cause de l'augmentation des coûts et qu'ils craignaient l'ARC, un Canadien n'avait aucune préoccupation de ce genre et c'est le . Il montre que son gouvernement ne diffère en rien du précédent, à la lumière de cette nouvelle tentative de dissimulation de la part des libéraux. Pendant qu'il conseillait à Trudeau d'augmenter les impôts des petites entreprises, des commerçants, des médecins et des familles, ses propres fonds dans Brookfield étaient cachés au-dessus d'une boutique de vélos aux Bermudes, un paradis fiscal bien connu où il n'y a aucun impôt sur les gains en capital, aucun impôt sur les dividendes et aucune retenue d'impôt. Il ne se contentait pas de réduire ses impôts; il évitait entièrement de les payer, et on parle ici de 5 milliards de dollars, si ce n'est pas plus.
Sous le gouvernement libéral, il existe un système fiscal à deux vitesses pour les Canadiens. Il y en a un pour les riches amis libéraux du et un autre pour tout le monde. Pire encore, dans ce coûteux budget libéral, le premier ministre libéral s'est accordé, ainsi qu'à ses copains, des allégements fiscaux pour l'achat de yachts de luxe et de jets privés, tout en votant contre l'élimination des taxes sur les aliments et les produits d'épicerie. Le premier ministre libéral a contribué à l'élaboration d'un système fiscal qu'il n'a pas à subir, puisqu'il se situe au-dessus de celui-ci. Alors que Brookfield mettait ses profits bien à l'abri aux Bermudes, les petits organismes de bienfaisance et les entreprises familiales subissaient toute la rigueur de l'agence de perception des impôts libérale.
En plus de cette évasion fiscale flagrante, la dissimulation des conflits d'intérêts du libéral est encore pire. Le chef de l'exploitation de Brookfield a confirmé ce mois-ci que 95 % de ses sociétés ne sont pas visées par le soi-disant filtre anti-conflits d'intérêts. Cela signifie que 1 900 sociétés pourraient bénéficier de décisions gouvernementales qui enrichiront le premier ministre personnellement, aux dépens des contribuables, et que les Canadiens seront tenus dans l'ignorance quant à la manière dont ces sociétés interviennent.
Le libéral tient même des rencontres privées avec des dirigeants de Brookfield au Cabinet du premier ministre et lors de ses déplacements à l'étranger. Avec une éthique pareille, comment les Canadiens peuvent-ils lui faire confiance? Il commence à ressembler beaucoup au dernier premier ministre libéral, mais en plus coûteux. Au bout du compte, les Canadiens méritent un premier ministre qui est loyal envers le public et non pas envers son portefeuille privé ou les actionnaires de Brookfield.
Les Canadiens se sentent trahis. Allons-nous continuer sur la voie des budgets manipulés, de l'endettement croissant, des chèques de paie qui rapetissent et de la prospérité en déclin, ou allons-nous rebâtir un pays où les chiffres reflètent la réalité, où les budgets sont responsables et où la promesse canadienne est rétablie, de sorte que le travail acharné procure un logement abordable, des possibilités et la sécurité.
Le libéral avait promis aux Canadiens qu'il était un banquier central chevronné en qui ils pouvaient avoir confiance pour dépenser moins et investir davantage, mais il s'avère qu'il n'est qu'un autre banquier en investissements de Goldman Sachs qui œuvre pour lui-même et les actionnaires de Brookfield. Cette fois, c'est aux Canadiens d'en payer le prix.
Les conservateurs dévoileront la vérité, rétabliront la discipline financière, exigeront la transparence et protégeront les contribuables. Nous rebâtirons un pays où le travail acharné permet de posséder un jour une maison avec un jardin située sur une rue sûre et de se nourrir d'aliments nutritifs chaque jour. Un pays où la prochaine génération peut s'épanouir en vue d'un avenir meilleur, plutôt que d'avoir à faire des sacrifices pour survivre.
Il ne s'agit pas seulement de la façon conservatrice de faire les choses; c'est celle des Canadiens. C'est le Canada que nous nous appliquerons à rétablir.
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Madame la Présidente, c'est toujours un honneur et un plaisir de prendre la parole à la Chambre au nom des citoyens de Windsor-Ouest.
Ils ne sont pas impressionnés par ce projet de loi d'exécution du budget. Pour les habitants de Windsor, ce n'est pas simplement un budget de plus. Il a fallu six mois au gouvernement pour le présenter après avoir formé un gouvernement minoritaire. Il a fallu six mois, pendant lesquels les familles ont vu le prix du lait augmenter. Il a fallu six mois, pendant lesquels les loyers et les hypothèques ont augmenté. Il a fallu six mois, pendant lesquels le coût de tout, des produits de première nécessité jusqu'aux leçons de hockey pour les enfants, est monté en flèche.
Lorsque le projet de loi d'exécution du budget a finalement été présenté, les gens l'ont examiné et ont posé la même question que beaucoup d'entre nous se posent ici: où est l'aide promise par le gouvernement? C'est la première des cinq questions que je pose à la Chambre. Je ne cherche pas à faire du théâtre ou à marquer des points, mais je crois que nos concitoyens méritent des réponses claires.
Tout d'abord, où est donc l'aide promise aux familles après six mois d'attente? Windsor n'est pas une ville de plaignants. Nous ne recherchons pas la perfection, mais l'équité. Nous sommes une ville qui comprend l'importance du travail, qu'il s'agisse des travailleurs de quarts, des travailleurs à la chaîne ou des camionneurs qui circulent de part et d'autre de la frontière. Nos concitoyens ne restent pas inactifs. Ils n'attendent pas que quelqu'un d'autre règle leurs problèmes. Ils se mobilisent et agissent.
Cependant, ils ne peuvent pas continuer à absorber la hausse des coûts alors qu'Ottawa ne cesse de répéter que l'aide est en route. L'aide n'arrive pas assez rapidement, et parfois elle n'arrive pas du tout. Les factures d'épicerie augmentent, tout comme les loyers, l'essence et les primes d'assurance, en particulier dans les collectivités frontalières comme la nôtre. J'ai rencontré des parents qui doivent sauter des repas pour que leurs enfants puissent manger. J'ai rencontré des aînés qui prennent l'autobus pour aller acheter du pain à un prix à peine moins élevé, puis reprennent l'autobus pour aller chercher leurs médicaments, car chaque dollar compte.
Les slogans ne remplissent pas les garde-manger. Les conférences de presse ne réduisent pas les factures. Les familles n'ont pas besoin de discours, elles ont besoin de politiques efficaces. C'est pourquoi les retards budgétaires sont importants. C'est pourquoi chaque mois compte. C'est pourquoi les gens se demandent: « Si les familles ne peuvent pas retarder le paiement de leurs factures, pourquoi le gouvernement a-t-il été autorisé à retarder le budget aussi longtemps? »
Deuxièmement, comment le gouvernement peut-il dépenser des sommes record qui alourdissent le déficit tout en offrant moins en contrepartie? Je veux être juste ici. Je comprends que le gouvernement a dû dépenser plus d'argent pendant la pandémie, mais ce que les gens veulent maintenant, c'est de la clarté. Si nous affichons les plus gros déficits de l'histoire du Canada en dehors d'une crise, les résultats devraient être tangibles, visibles et indéniables. Or, ce n'est pas le cas.
Dans des collectivités comme la mienne, nous observons plutôt des disparités. Les personnes âgées perdent du terrain parce qu'elles ont des revenus fixes. Les étudiants s'endettent davantage alors qu'ils ont moins de garanties d'emploi. Les nouveaux immigrants conduisent pour Uber parce qu'ils ne trouvent pas d'emploi correspondant à leurs compétences. C'est un échec des politiques d'immigration. Les petites entreprises ferment leurs portes en raison des coûts élevés. Il n'y a jamais eu autant de familles dans les banques alimentaires, et les églises doivent intervenir pour compenser. Quand le gouvernement dépense autant et que la vie continue de devenir de plus en plus difficile, c'est qu'il y a un problème fondamental.
Les habitants de Windsor comprennent les budgets. Les ménages en ont un, les commerces en ont un et les travailleurs s'organisent en fonction du leur. Ils savent qu'ils ne peuvent pas tout mettre sur leur carte de crédit en espérant que demain paiera pour hier, mais le gouvernement continue dans cette voie. Il demande aux Canadiens de croire que tout s'équilibrera un jour. L'ancien premier ministre a déclaré que le budget s'équilibrerait de lui-même, mais rien ne s'équilibre de lui-même. « Un jour » n'est ni un plan, ni une stratégie.
Cela m'amène à la deuxième question: comment se fait-il que nous ayons des dépenses et des déficits records, mais que nos ménages et nos rues continuent de connaître des difficultés records?
Troisièmement, si Windsor ressent les effets d'une guerre commerciale, pourquoi le dit-il que ce n'est pas une question urgente? Nous sommes une ville frontalière. Nous sommes les premiers à ressentir les pressions commerciales au pays. Dès qu'il y a un ralentissement au pont, un nouveau tarif douanier ou une mesure de représailles, Windsor est la première à en faire les frais.
Nous vivons cette réalité depuis des décennies, mais cette semaine, le premier ministre a laissé entendre que le différend commercial avec les États‑Unis n'est pas une question urgente; que ce n'est qu'un pépin mineur. Il a dit qu'il s'en fout. Ce ne sont pas des propos que Windsor‑Ouest attend du premier ministre. Les emplois, les exportations, les ateliers d'usinage et les chaînes d'approvisionnement du secteur automobile ne sont pas simplement du bruit de fond; ce sont des personnes réelles, et ces difficultés sont importantes.
Windsor s'en soucie. Les travailleurs de Titan Tool and Die s'en soucient. Ils ont été virés de l'usine parce que les propriétaires ont délocalisé leurs activités de l'autre côté de la rivière Détroit. La direction a même coupé les communications avec les travailleurs. Les outilleurs n'ont pas besoin de slogans; ils ont besoin d'équité, de politiques prévisibles et de dirigeants qui les respectent, parce que lorsqu'une guerre commerciale éclate, les collectivités frontalières comme la mienne se retrouvent directement au front. Je pose au gouvernement, clairement et directement, la troisième question: si notre secteur manufacturier ressent la chaleur, comment le peut-il ne pas voir les flammes?
Quatrièmement, pourquoi encourageons-nous les fonds de pension canadiens à investir aux Émirats arabes unis ou aux États‑Unis alors que le Canada est mis en veilleuse? Je souhaite que les Canadiens entendent clairement ceci: alors que notre économie se contracte, Brookfield conclut des accords à travers le monde à un rythme effréné, et le Canada, pour une raison ou une autre, est mis de côté. Nous assistons à la fuite des capitaux des caisses de retraite vers l'étranger alors que nous avons désespérément besoin d'investissements ici, chez nous. L'entreprise la plus associée à ces accords en a discrètement profité plus que presque toute autre dans le pays, tandis que les familles ordinaires en paient le prix.
Les gens me posent des questions dans les cafés, à l'aréna ou au temple après les prières: comment se fait-il que nous ayons des fonds pour investir à l'étranger, mais pas pour construire des logements ou réduire le coût des aliments? Pourquoi Brookfield peut-elle conclure des affaires à l'étranger, alors que les Canadiens ont du mal à payer les loyers qui augmentent ici? Comment le gouvernement en est-il arrivé à privilégier les finances mondiales, comme avec Brookfield, plutôt que ses propres travailleurs? Il ne s'agit pas de théories du complot farfelues, mais de questions qui se posent dans les foyers. Le fait même que les Canadiens aient besoin de les poser est alarmant. Je me permets de le demander à la Chambre: pourquoi le gouvernement donne-t-il la priorité à des investisseurs internationaux plutôt qu'aux travailleurs canadiens qui ont bâti ce pays à la sueur de leur front?
Cinquièmement, si ce budget peut envoyer des milliards partout dans le monde, pourquoi ne peut-il pas faire avancer des projets à Windsor? Voilà où ça devient concret pour ma ville. Parlons du pont international Gordie‑Howe, un projet transformateur qui a été retardé, reporté et modifié. À ce jour, nous n'avons toujours pas de date d'ouverture ferme. Les entreprises doivent planifier leur logistique à l'aveuglette. Les camionneurs paient des tarifs élevés pour des infrastructures vieillissantes. Les petites entreprises perdent des heures à attendre à la frontière. Les députés veulent-ils savoir comment tuer à petit feu une entreprise? C'est en ne lui donnant pas de prévisibilité.
Il y a ensuite le parc urbain national Ojibway, un joyau environnemental, un projet générationnel et une occasion pour la préservation, la gouvernance, l'éducation et la fierté, mais le dossier est remanié, repoussé et toujours en suspens. Windsor attend et attend, et à un moment donné, cette attente finit par éroder la confiance et ressembler à de la négligence. Je ne suis pas ici pour chercher la bagarre, je suis ici pour demander un peu d'équité pour notre ville. À Ottawa, chaque communiqué de presse semble s'accompagner de feux d'artifice, mais à Windsor, nous attendons toujours des réponses. Nous attendons un calendrier qui ne bouge pas, comme des ombres sur un mur.
Voici la cinquième question: si le gouvernement peut transférer des fonds à l'étranger en un clin d'œil, pourquoi ne peut-il pas faire avancer les projets à Windsor? Ce n'est pas avec colère que je m'exprime, mais avec détermination, parce que Windsor compte, nos travailleurs comptent, notre avenir compte et les Canadiens comptent. Nous ne demandons pas l'aumône, nous demandons l'équité et nous demandons que l'on agisse rapidement. Nous demandons des dirigeants qu'ils traitent les collectivités frontalières comme des moteurs économiques, et non comme des éléments de second plan. Les familles en ont assez des discours, elles veulent des actions. Les personnes âgées en ont assez des promesses, elles veulent des prix abordables. Les entreprises en ont assez d'attendre, elles veulent que le Canada soit compétitif, et non qu'il batte en retraite.
Aujourd'hui, j'ai cinq questions à poser au nom des habitants de Windsor: Où est l'aide? Pourquoi les libéraux dépensent-ils davantage pour obtenir moins? Pourquoi la guerre commerciale n'est-elle pas une question urgente pour le ? Pourquoi les investisseurs étrangers ont-ils la priorité sur les travailleurs canadiens? Pourquoi Windsor doit-elle constamment attendre?
Les Canadiens sont prêts. Windsor est prête. Il est temps que le gouvernement présente un plan d'action concret et qu'il agisse pour les Canadiens ordinaires, pour une fois.
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Madame la Présidente, je suis heureux de participer au débat. Personne ne sera surpris si je dis d'emblée que je voterai contre le projet de loi.
Le se plaît à répéter à la Chambre qu'il s'agit d'un budget générationnel. Ce qui est clair et indéniable, c'est qu'il s'agit d'un budget qui impose une dette générationnelle massive, écrasante et impardonnable. Je ne peux m'empêcher de souligner que notre déficit atteint pratiquement les 80 milliards de dollars, un montant qui ferait rougir même Justin Trudeau.
La productivité du Canada a fortement baissé par rapport à celle des autres pays du G7. Pourquoi? Les capitaux demeurent en retrait en raison du manque de confiance. Les investissements dans l'équipement, l'innovation et l'efficacité des entreprises sont sur la glace en raison de l'incertitude économique fondamentale. C'est là l'essence même de la productivité. La dernière chose dont notre économie a besoin en ce moment, c'est de l'incertitude, et pourtant, c'est ce que nous vivons.
J'ai écouté attentivement mes collègues du côté libéral parler de ce budget, et je me suis demandé comment tant de personnes ont soudainement attrapé la maladie du « un jour ». Il s'agit peut-être d'une forme d'amnésie politique, car il semble que les membres des banquettes ministérielles de ce soi-disant nouveau gouvernement aient oublié qu'ils ont pavé la voie à cette plongée massive dans une nouvelle dette générationnelle.
Bien que le affirme avoir mal choisi ses mots lorsqu'il a déclaré « On s'en fout » à propos de ses relations avec Trump, ce qui est dit en plaisantant contient souvent une part de vérité. Le fait qu'il a dit qu'il s'en fout nous apprend deux choses. Peut-être fait-il simplement semblant de négocier avec les États‑Unis, et l'Accord Canada—États‑Unis—Mexique, l'ACEUM, est un filet de sécurité, du moins pour l'instant. Il se plaît à dire que le Canada a le meilleur accord en ce moment. Franchement, c'est absurde. Nous avons le même ACEUM qu'avant les élections, mais avec un tas de nouveaux droits de douane sur tout ce qui n'est pas couvert par cet accord. C'est un échec cuisant. Peut-être qu'il s'en fout parce qu'il espère que Trump perdra ses procès ou perdra le contrôle du Congrès aux élections de mi-mandat, ou que l'économie américaine ressentira enfin les répercussions inévitables des droits de douane, avec des pertes d'emplois et de l'inflation.
Or, le silence et le « On s'en fout » sont des réponses dangereuses, malavisées, irresponsables et franchement paresseuses. Nous sommes dans un vide commercial avec un cas de coudes rétrécis à la George Costanza. Tout le monde sait qu'il est périlleux de négocier avec Trump et son équipe de lèche-bottes qui le valide. Trump ressemble un peu à Biff Tannen dans Retour vers le futur II, où le tyran contrôle la ville dystopique et les gens qui l'entourent. Peut-être que la stratégie consiste simplement à attendre qu'il se lasse et à espérer que tout ira pour le mieux.
Quand Trump s'attaquera à l'ACEUM, ce qu'il fera très certainement, il en ira littéralement de la stabilité économique du Canada. Remplacer nos échanges commerciaux avec les États‑Unis par des échanges avec d'autres pays peut sembler être une occasion à saisir, mais il s'agit au mieux d'un objectif à long terme. Quiconque a bâti une PME prospère au Canada pourrait nous dire qu'il faut des décennies pour nouer les relations et développer les chaînes d'approvisionnement nécessaires pour assurer une prévisibilité solide sur nos marchés d'exportation.
Autour de 75 % des exportations canadiennes sont destinées aux États‑Unis. Ce chiffre peut fluctuer, et il a fluctué au fil du temps, mais fondamentalement, nos relations avec les États‑Unis ne changeront pas de notre vivant. Dire le contraire, c'est ignorer les faits, l'histoire et l'intégration naturelle de nos économies compte tenu de notre contexte politique, géographique, économique et fondamental. Le réseau nord-sud de chaînes d'approvisionnement, de transport et de logistique, construit sur des décennies de relations et de confiance dans des liens financiers, n'est pas quelque chose que notre secteur manufacturier et notre secteur des services peuvent abandonner ou recréer miraculeusement ailleurs simplement parce que le le dit.
Il a fallu 100 ans à notre économie pour évoluer de manière à assurer la circulation efficace des biens et des capitaux et à garantir la stabilité des chaînes d'approvisionnement. Il est bien beau d'affirmer que nous allons doubler nos échanges commerciaux avec l'Europe, mais cela ne résoudra pas nos problèmes avant la révision de l'ACEUM. Soyons clairs: l'économie canadienne a évolué au cours des 50 dernières années grâce à des changements technologiques et à la prise de conscience que la libéralisation du commerce était la seule voie pour améliorer le niveau de vie des Canadiens.
L'argent suit la voie de la moindre résistance, en fonction du rendement. Ce sont les politiques qui déterminent cette voie. Cependant, en élaborant notre stratégie commerciale nord-sud, nous avons renoncé à notre responsabilité de soutenir une stratégie nationale en matière de fabrication et, surtout, une stratégie nationale pour l'accès au capital.
Je le sais parce que j'ai passé les 20 dernières années à aider des entreprises canadiennes en démarrage à commercialiser leurs idées, malgré des obstacles importants, parfois insurmontables, à l'accès au capital. L'écosystème des entreprises canadiennes en démarrage a connu des succès remarquables, comme Shopify et Hootsuite, parmi tant d'autres. BlackBerry est littéralement responsable de la création de la machine à innover de Waterloo qui a ouvert la voie aux entrepreneurs canadiens pour qu'ils puissent réaliser leurs rêves.
Le gouvernement Harper a lancé un programme extrêmement utile pour renforcer le secteur de l'innovation en soutenant la communauté des investisseurs providentiels. Ce programme, peu coûteux mais extrêmement efficace, a comblé le fossé entre les idées et les capitaux. Des groupes d'investisseurs providentiels sont apparus dans tout le Canada et ont réuni des capitaux considérables pour soutenir des entreprises canadiennes. Malheureusement, le gouvernement Trudeau a annulé ce programme.
Au cours des 10 dernières années, nous avons raté le coche en matière de création d'une plateforme d'accès au capital pour soutenir les entreprises au-delà de la phase de démarrage. Les agences de développement régional auraient pu jouer ce rôle, mais elles agissent essentiellement comme des agences de renflouement au lieu de constituer un réseau d'investissements stratégiques pour les jeunes pousses canadiennes.
J'ai vu des dizaines d'entreprises partir aux États‑Unis simplement parce qu'elles ne pouvaient pas obtenir de financement au Canada. Les États‑Unis ont offert des solutions aux Canadiens peu enclins à prendre des risques en fournissant un soutien à ces entreprises qui voulaient rester ici, mais qui ne pouvaient tout simplement pas refuser les occasions offertes au sud de la frontière. C'est pourtant une occasion facile à saisir. Si le gouvernement est déterminé à précipiter notre pays dans l'endettement, pourquoi ne pas commencer par examiner la façon dont nous finançons nos meilleurs talents et essayer de combler l'écart entre le capital et les idées?
Nous devons inciter les capitaux canadiens à investir réellement et à demeurer ici, au Canada. Huit entreprises en démarrage sur 10 échouent. Les investisseurs providentiels, les fonds d'investissement providentiel et les véhicules d'investissement en capital-risque connaissent bien ce risque, mais à mesure que nous naviguons dans cette période d'incertitude, comme je l'ai dit plus tôt, le capital reste sur la touche. Il y a 15 ans, il était plus facile d'attirer des investissements en phase de démarrage parce que cela constituait une priorité stratégique pour les gouvernements fédéral et provinciaux. Les investisseurs accrédités se sont organisés et ont multiplié les investissements dans les entreprises canadiennes. C'était magnifique, mais aujourd'hui, la lassitude des investisseurs s'est installée parce que le flux d'occasions est faible, et la confiance, ébranlée.
Les incitatifs à l'investissement dans les entreprises en démarrage au Canada sont inexistants. C'est là que réside l'obstacle à l'investissement. C'est là que réside la tragédie: nous avons manqué l'occasion, au cours des 10 dernières années, de mettre en place des incitatifs à l'investissement. Soyons clairs: il ne s'agit pas d'une réduction d'impôt pour les riches, mais d'un incitatif pour les personnes prêtes à prendre des risques sur les entreprises canadiennes. Qu'on ne s'y trompe pas: le risque est élevé. Les 2 entreprises sur 10 qui réussissent à percer le marché ont besoin d'années de mentorat et de soutien, avec de multiples cycles d'investissement. À moins d'être prêts à soutenir cet écosystème, nous continuerons de nous battre contre des moulins à vent, de voir nos meilleurs talents partir au sud et d'affaiblir notre écosystème national de l'innovation.
Mon est sur une bonne piste. Il l'est vraiment quand il parle d'éliminer l'impôt sur les gains en capital, à condition que ces gains soient investis dans des entreprises canadiennes. Les gens comprennent cela à la base. Si nous pouvions fournir ce genre d'incitatif pour soutenir les jeunes entreprises canadiennes, nous arriverions à bâtir une économie plus diversifiée qui permettrait aux entreprises canadiennes et aux capitaux de rester et de croître ici. C'est là le véritable effort à faire pour bâtir le pays, une entreprise à la fois. Cela susciterait la confiance et l'enthousiasme et injecterait une quantité massive de capital de réserve privé dans notre économie.
Le Canada est surréglementé et surtaxé, il manque d'incitatifs et il n'est pas concurrentiel; il affiche le pire taux de compétitivité du G7. Le gouvernement dit qu'il veut de nouvelles idées. Je viens de lui en donner plusieurs, qui ont toutes été validées par des pratiques exemplaires antérieures, mais les libéraux les ont toutes rejetées.
Les libéraux font de beaux discours, mais il est facile de parler. J'en ai assez de les entendre dire qu'ils croient au Canada, comme s'il n'y avait que les libéraux qui croient au Canada. Moi aussi je crois au Canada. Pendant toute ma vie, j'ai cherché à créer de la valeur pour les Canadiens et des emplois pour eux et à stimuler la croissance dans ma région.
Mes petits-enfants, qui sont encore très jeunes, paieront le prix de ce budget. Seuls les conservateurs sauront donner la priorité au Canada et ramener le bon sens dans notre pays avec une solide politique budgétaire.
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Madame la Présidente, le a été élu sur la promesse que les libéraux feraient front contre Trump et qu'ils combattraient les droits de douane américains. Il a même exécuté une petite danse « coudes levés » après l'élection.
À quoi ressemble donc la rhétorique des libéraux depuis l'élection, eux qui prétendaient que le Canada se tiendrait debout face à Trump, les coudes levés? Les États‑Unis ont imposé une taxe de 35 % sur tous les biens canadiens, même si la plupart sont exemptés par un accord de libre-échange. Trump a imposé des taxes sectorielles sur les biens canadiens, notamment une taxe de 50 % sur les métaux et une autre de 25 % sur les automobiles. Trump a ajouté un nouveau droit de douane de 10 % aux droits antidumping et compensateurs sur le bois d'œuvre canadien, portant la taxe à plus de 45 % et paralysant l'industrie. De plus, une taxe de 25 % a été imposée sur certains produits de bois finis.
Dans la définition qu'a le de ce que signifie lever les coudes pour apaiser Trump, il a annulé la taxe sur les services numériques, qui est une taxe de 3 % visant les gigantesques entreprises multinationales opérant au Canada, comme Google, Amazon et Netflix. Il s'agit d'une taxe dont le directeur parlementaire du budget estime qu'elle générerait plus de 7 milliards de dollars en nouvelles recettes sur cinq ans pour les Canadiens.
Alors que le voulait faire croire aux Canadiens que chaque coup tarifaire lancé par Trump était aussitôt suivi de contre-mesures canadiennes, en réalité, après l'enthousiasme initial, les libéraux ont retiré tous les droits de douane sur les biens américains assujettis à l'Accord Canada—États‑Unis—Mexique. Ils ont ensuite discrètement retiré les contre-mesures tarifaires sur les biens américains qui ne sont pas conformes à l'Accord Canada—États‑Unis—Mexique.
Comme si le avait été dopé pour apaiser encore davantage Trump, il s'est engagé à faire passer le financement de la défense de 2 % à 5 % du PIB, et nous avons vu dans le budget de 2025 un engagement faramineux de 81,5 milliards de dollars sur cinq ans.
Et ce n'est pas tout. Pour donner encore plus de satisfaction à Trump, sous prétexte de sécurité frontalière pour répondre à la crise frontalière imaginaire du fentanyl selon Trump, le projet de loi a été la première mesure législative déposée par le à la Chambre. Il s'agit d'un projet de loi omnibus dangereux qui menace les libertés civiles des Canadiens, porte atteinte à leurs droits en matière de protection de la vie privée, élimine l'équité procédurale et s'inspire directement du programme anti-réfugiés et anti-État de droit de Trump.
Lorsque Trump s'est offusqué d'une publicité qui relatait fidèlement le point de vue de l'ancien président Reagan sur les droits de douane, le s'est aplati devant Trump et s'est excusé. Ce n'est pas vraiment ce qu'on appelle avoir les coudes levés, n'est-ce pas?
Les actions du sont très éloignées des promesses électorales qu'il a faites aux Canadiens et, à l'heure actuelle, le Canada est le seul pays du G7 à ne pas avoir d'accord commercial avec les États‑Unis.
Pendant la campagne électorale, le a promis aux Canadiens qu'il faciliterait la construction de projets d'énergie propre. Il n'a jamais dit qu'il mettrait fin à l'interdiction des pétroliers et qu'il ferait construire un nouveau pipeline. Que fait le premier ministre? Il conclut un protocole d'entente avec la première ministre Danielle Smith pour faire avancer la construction d'un nouveau pipeline vers la côte de la Colombie‑Britannique, un accord élaboré à huis clos sans consulter la Colombie‑Britannique et les Premières Nations.
Les Britanno-Colombiens ne veulent pas d'un autre mégaprojet qui augmente les émissions et menace les écosystèmes côtiers. Le ne peut pas justifier la négociation d'un accord sur un pipeline avec l'Alberta qui exclut totalement la Colombie‑Britannique, les Premières Nations concernées et les collectivités touchées. Aucune d'entre elles n'a été invitée à la table des négociations.
Les Britanno-Colombiens ne toléreront pas la levée de l'interdiction des pétroliers, et les députés libéraux de la Colombie‑Britannique le savent. Plutôt que de semer la division, pourquoi le ne travaille-t-il pas sur des projets qui contribuent véritablement à l'édification de la nation, qui sont bons pour l'économie et l'environnement et qui aident le Canada à respecter ses engagements au titre de l'Accord de Paris?
On a dit aux Canadiens que le budget de 2025 était une déclaration audacieuse d'ambition générationnelle. On leur a présenté le chiffre phare de 1 billion de dollars d'investissements publics et privés sur cinq ans et on leur a dit que ce budget assurerait l'avenir du Canada, mais malgré tout ce battage médiatique, peu de Canadiens se sentent inspirés. Pourquoi? Parce que le budget, dans son essence, est décevant, contradictoire et profondément conservateur dans ses priorités.
C'est un retour vers le futur avec l'austérité et le gouvernement libéral.
Le qualifie ce budget d'« investissement générationnel », mais ce n'est pas le type d'investissement que les travailleurs canadiens réclamaient. Il rate la cible.
Le budget détourne les ressources des citoyens ordinaires qui vivent une crise du logement. Il prévoit très peu d'investissements dans les collectivités autochtones et les projets menés par des Autochtones, et ne fait aucune mention des appels à la justice concernant les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées.
Il prévoit de grosses compressions budgétaires, de l'ordre de 15 % dans la plupart des ministères, et réduit les services publics essentiels, tout cela pour faire place à une augmentation record des dépenses militaires. Le gouvernement réduit ses dépenses quotidiennes grâce à un examen dit « exhaustif » des dépenses, qui permettra, selon lui, de réaliser des économies de 13 milliards de dollars par an d'ici 2028‑2029, pour un total de 60 milliards de dollars. Cela signifie une réduction des services publics, qui touche en premier lieu les travailleurs de première ligne qui fournissent les soins essentiels dont dépendent les Canadiens ordinaires.
Le dissimule l'impact des compressions budgétaires derrière des euphémismes. Le budget est truffé de termes comme « modernisation », « rationalisation » et « recalibrage ». Qu'est-ce que cela signifie réellement? Cela signifie en réalité que les services seront réduits et que des mesures d'austérité seront imposées, qui toucheront de manière disproportionnée les femmes, les travailleurs de première ligne et les communautés vulnérables.
Pour les travailleurs et les familles qui ont perdu leur emploi, ou les 40 000 travailleurs qui perdront leur emploi en raison de la réduction de 15 % dans tous les ministères, à quelques exceptions près, le budget de 2025 ne prévoit aucune aide. Il n'y a pas de réforme de l'assurance-emploi pour ces travailleurs et leurs familles, pas de recyclage ni d'aide à la transition; il n'y a aucune aide pour eux. Ce n'est pas vraiment un budget favorable aux travailleurs. Les Canadiens sont confrontés à la hausse du coût de la vie, à une crise du logement et à un système de santé surchargé, mais le gouvernement demande aux travailleurs et à leurs familles de se serrer la ceinture tandis que les entrepreneurs du secteur de la défense font des profits exceptionnels.
Les compressions budgétaires dans la fonction publique fédérale sont imprudentes et inutiles. Ce sont ces personnes qui traitent les prestations, les demandes du Supplément de revenu garanti pour les personnes âgées, les remboursements d'impôt et les demandes d'assurance-emploi, autant de services qui permettent au gouvernement de fonctionner. Les compromettre revient à compromettre les services dont les Canadiens ont besoin. Un budget véritablement générationnel investirait dans les personnes, dans des logements abordables, dans des emplois verts, dans les soins de santé publics, dans l'atténuation du changement climatique et dans un système postsecondaire qui a été décimé par la mauvaise gestion qu'ont faite les libéraux des visas d'étudiants.
En ce qui concerne le logement, le programme Maisons Canada suscite beaucoup d'enthousiasme et de promesses. Le gouvernement prévoit de fournir 40 % de logements abordables ainsi qu'une grande abordabilité liée à 30 % du revenu médian. Il se trouve que cet engagement ne s'applique qu'à six emplacements. Pour les autres, aucun critère d'abordabilité n'est prévu. De plus, le budget de 2025 ne prévoit que 6,5 milliards de dollars de nouveaux fonds; le reste des 25 milliards de dollars est reporté des budgets précédents. À ce jour, le seul objectif annoncé par le gouvernement est la construction de 4 000 logements à partir de l'année prochaine. Cela représente une goutte d'eau dans l'océan des millions de logements sociaux nécessaires au cours de la prochaine décennie pour résorber le retard accumulé.
De plus, le gouvernement compte fortement sur les provinces pour subventionner l'abordabilité. Sans engagements fermes ni garanties claires en matière d'abordabilité, Maisons Canada ne parviendra pas à fournir les logements abordables dont les Canadiens ont désespérément besoin.
Le budget de 2025 promet beaucoup de choses, avec 1 billion de dollars d'investissements, mais la plupart de ces investissements sont déjà engagés, reclassifiés ou proviennent du secteur privé et pourraient ne jamais se concrétiser. Le gouvernement communique abondamment, avec beaucoup de fanfare et de battage publicitaire, mais, en réalité, il s'agit souvent de promesses non tenues, avec des annonces recyclées et un réajustement de programmes et d'investissements déjà engagés. Le chiffre annoncé de 25 milliards de dollars se réduit à seulement 0,3 milliard en nouveaux investissements dans la recherche et le développement...
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Madame la Présidente, c'est toujours un plaisir de prendre la parole à la Chambre au nom des habitants et des familles de Foothills, qu'ils soient agriculteurs, éleveurs, transformateurs du secteur agroalimentaire ou, bien sûr, entrepreneurs.
Le projet de loi d'exécution du budget est tout sauf un plan pour la prospérité. Il est plutôt une feuille de route vers l'augmentation des impôts, l'augmentation de la dette, l'augmentation de l'inflation et l'augmentation des dépenses des gens qui font tourner l'économie canadienne. Je pourrais sans doute résumer le budget libéral par deux formules: trop de promesses, pas assez de résultats.
Pendant la dernière campagne électorale, le avait promis aux Canadiens qu'il allait faire preuve de rigueur budgétaire, qu'il allait opérer des changements transformationnels et qu'il s'astreindrait à une discipline financière. Une fois de plus, les libéraux n'ont tenu aucune de leurs promesses. Je les préviens: ce n'est pas en hypothéquant l'avenir qu'ils arriveront à bâtir le Canada de demain, celui que nous souhaitons tous. Pourtant, en ajoutant près de 80 milliards de dollars au fardeau de la dette qui pèse sur les contribuables canadiens, c'est exactement ce que fait le budget.
En conséquence, notre niveau de vie se détériore. Cela préoccupe toute une génération de jeunes Canadiens, qui commencent à accepter que ce type de dette et de déficit devienne la norme. D'autres l'ont certainement remarqué. Par exemple, sur les 48 pays suivis par l'OCDE, le Canada devrait se classer au deuxième rang des pays à la plus faible croissance par habitant jusqu'en 2030. Le Canada affiche la pire croissance par habitant du G7, avec une baisse de plus de 10 % des investissements par travailleur.
Il y a 10 ans, ce n'était certainement pas la réalité pour les Canadiens. Sous le gouvernement conservateur précédent, nous avions la classe moyenne la plus riche du monde. Nous avions un budget équilibré. Nous étions respectés par nos partenaires commerciaux les plus importants et les plus fiables. Dans l'ensemble, les familles canadiennes avaient de l'espoir. Malheureusement, le gouvernement libéral a choisi d'alourdir le fardeau et d'attiser l'inflation, avec 90 milliards de dollars de nouvelles dépenses et un déficit de 78 milliards de dollars.
Aussi incroyable que cela puisse paraître, le déficit du gouvernement libéral est deux fois plus élevé que celui du premier ministre précédent, Justin Trudeau, dont le déficit et les dépenses inconsidérées avaient poussé la ministre des Finances à démissionner. Je trouve extrêmement intéressant que, il y a seulement un an, les députés libéraux se démenaient, indignés par les dépenses inconsidérées du prédécesseur, mais qu'aujourd'hui, ils applaudissent à des dépenses et à des déficits deux fois plus élevés que ceux de Justin Trudeau. Il est incroyable de constater à quel point les choses ont changé dans les rangs libéraux et avec quelle facilité ils sont prêts à se contredire pour s'assurer de remporter des élections.
Pour mettre les choses en perspective, le seul service de cette dette s'élève à plus de 50 milliards de dollars par an. C'est plus que ce que le gouvernement fédéral transfère aux provinces pour les soins de santé. Plutôt que de construire des hôpitaux, d'embaucher des médecins et des infirmières, ou d'agrandir les ports et de réparer les routes, plus de 50 milliards de dollars de fonds publics sont consacrés uniquement au service de la dette libérale. C'est un chiffre impressionnant. J'espère que les Canadiens qui nous regardent aujourd'hui comprennent les conséquences et les répercussions de ce genre de chiffres.
Pour les Canadiens, c'est très difficile à comprendre. Je veux que les Canadiens qui font la file pour trouver un médecin de famille ou qui passent des heures aux urgences sachent que nous avons des solutions à ces problèmes. Cependant, au lieu d'utiliser les fonds pour les résoudre, on va s'en servir pour rembourser les intérêts de la dette du Canada, conséquence des dépenses incontrôlées des libéraux. Comme d'habitude, les libéraux font des promesses pendant la campagne électorale et font exactement le contraire une fois élus.
Pendant la campagne électorale, ils ont promis des changements transformationnels et des investissements de portée historique. Or, ce qu'ils ont accompli, c'est une dette intergénérationnelle, et il faudra plusieurs générations de Canadiens pour parvenir à la rembourser. Les Canadiens ne sont pas dupes. Même certains des grands amis des libéraux ne sont pas dupes.
Je voudrais mentionner quelques manchettes parues depuis la publication du budget. Du Toronto Sun, nous avons « Le budget [du premier ministre] aussi insoutenable qu'un budget Trudeau »; du National Post, « Les libéraux devraient se tenir loin de l'économie »; du Globe and Mail, « Le déficit de confiance croissant des libéraux »; et de la publication préférée des libéraux, le Toronto Star, « Une fois de plus, [le premier ministre] n'est pas tout à fait à la hauteur du battage médiatique » .
Ces avertissements arrivent à un moment où les Canadiens sont en proie à des difficultés sans précédent.
Banques alimentaires Canada a indiqué que plus de deux millions de Canadiens sont contraints de faire la queue devant les banques alimentaires chaque mois. Ce nombre a plus que doublé au cours des cinq dernières années. Il est incroyable que quatre Canadiens sur cinq considèrent désormais la sécurité alimentaire comme leur principal souci financier. Comment cela est-il possible dans un pays aussi prospère que le Canada, ou qui semblait l'être jusqu'à ce que les libéraux perdent le contrôle de leurs dépenses?
Cette situation nous touche tous dans nos circonscriptions. Par exemple, à la banque alimentaire d'Okotoks, dans l'une des plus grandes collectivités de ma circonscription, la fréquentation a augmenté de 200 %. Au cours des sept premiers mois de l'année dernière, elle comptait environ 15 000 utilisateurs; elle en compte maintenant plus de 45 000. Dans ma petite ville natale, High River, plus de 100 familles ont recours à la banque alimentaire chaque semaine. C'est tout à fait incroyable dans un pays comme le Canada.
Les banques alimentaires n'ont jamais été conçues pour être un élément central du filet de sécurité sociale, mais c'est précisément ce qui se produit sous le gouvernement libéral. Elles sont en train de devenir la principale source d'approvisionnement alimentaire pour un nombre trop important de familles canadiennes, alors qu'elles devraient être une solution de dernier recours. C'est une nouvelle réalité pour les familles canadiennes.
Je voudrais aborder un sujet sur lequel les libéraux induisent les Canadiens en erreur. Ils tentent de faire croire que les taxes cachées qu'ils ont imposées sur le prix des denrées alimentaires sont imaginaires. Elles ne le sont pas. En réalité, les Canadiens constatent chaque semaine l'incidence de ces taxes lorsqu'ils se rendent à l'épicerie pour acheter de quoi se nourrir. Comment ces taxes peuvent-elles être imaginaires lorsqu'elles figurent bel et bien dans le budget libéral?
Dans le budget, les libéraux affirment qu'ils maintiendront la taxe avec indexation sur la bière, le vin et les spiritueux. Cette taxe est en fait liée à l'inflation, de sorte que les libéraux ne peuvent même pas dire quel en sera le montant lorsqu'elle entrera en vigueur le 1er avril. Ils disent dans le budget qu'ils maintiendront la norme libérale sur le carburant, qui ajoute 17 ¢ le litre pour les agriculteurs qui cultivent les aliments, les camionneurs qui les transportent et, bien sûr, les détaillants qui les vendent.
Dans le budget, les libéraux annoncent également leur intention de renforcer, c'est-à-dire d'augmenter, la taxe sur le carbone pour les industries, ce qui entraînera une hausse du coût de pratiquement tous les produits. Non seulement cela augmentera les coûts, mais cela aura également pour effet de faire fuir du Canada les investissements et les industries. Comme l'a mentionné précédemment mon collègue de la Saskatchewan, nous avons pu constater les conséquences de cette mesure lorsqu'on a annoncé qu'un nouveau terminal de potasse d'une valeur d'un milliard de dollars sera construit à Vancouver, dans l'État de Washington, et non à Vancouver, en Colombie-Britannique.
Nutrien, fièrement établie à Saskatoon, en Saskatchewan, est l'un des plus grands producteurs de potasse au monde; cependant, cette entreprise parmi les industries les plus prospères au pays n'investit pas au Canada. Elle investit aux États-Unis en raison d'un régime réglementaire canadien complexe et de taux d'imposition élevés. Elle ne peut tout simplement pas supporter ce fardeau.
Ce n'est là que le dernier signe avant-coureur des conséquences des mesures fiscales et du régime réglementaire mis en place par le gouvernement libéral, qui ont pour effet de dissuader les investissements. En réalité, plus de 50 milliards de dollars d'investissements ont quitté le Canada depuis l'élection du au printemps dernier. Depuis 2015, et ce chiffre est stupéfiant, des projets liés aux ressources naturelles d'une valeur de 670 milliards de dollars ont soit été abandonnés, soit reportés en raison des taxes élevées et du régime réglementaire du gouvernement libéral.
Je voudrais simplement citer quelques-uns des projets qui auraient clairement eu une incidence sur l'ensemble de la population canadienne. La mine Teck Frontier, le pipeline Northern Gateway, le projet Énergie Est, le projet de gaz naturel liquéfié Énergie Saguenay et le projet Pacific NorthWest LNG ont tous été mis en veilleuse à cause du gouvernement libéral. Imaginez le nombre d'emplois que les Canadiens auraient pu occuper si ces projets avaient été menés à bien.
Enfin, je tiens à mentionner ceci: les libéraux continuent de dire qu'ils livrent une guerre commerciale, mais nous ne pouvons pas être en guerre si nous avons déjà capitulé. Ils ont reculé sur tous les fronts. Les conservateurs sont prêts à collaborer avec quiconque s'engage à remettre le Canada sur la bonne voie et à exploiter nos ressources, comme l'agriculture, les mines et l'énergie, afin de doter le Canada des outils dont il a besoin pour relever ces défis, réussir et garder espoir. Les conservateurs sont disposés à accomplir ce travail, et c'est pourquoi nous ne pouvons pas appuyer le budget, car les libéraux ne sont clairement pas prêts à faire ces sacrifices.
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Madame la Présidente, c'est à mon tour de parler du projet de loi et, bien sûr, du budget.
Le budget qui a été déposé le 4 novembre a comme objectif de bâtir un Canada plus fort et plus prospère. Cela se résume essentiellement à trois thèmes: bâtir, renforcer et protéger le Canada. Je donnerai plus de détails sur ces trois grands thèmes, mais avant cela, j'aimerais replacer le budget dans son contexte, dans le contexte actuel.
Ce contexte, c'est que le monde a changé. Le monde a changé depuis environ un an, depuis l'arrivée au pouvoir, chez nos voisins du Sud, d'une nouvelle administration qui a mis en œuvre une politique commerciale, disons-le, particulière. Nous ne sommes pas dans une situation où il y a un changement cyclique et où les choses reprendront leur cours normal d'ici quelques trimestres. Non, nous faisons face à un choc économique majeur. D'ailleurs, ce choc survient après deux chocs précédents qui ont beaucoup perturbé l'économie canadienne: la crise financière mondiale de 2007‑2008 et la pandémie de la COVID‑19, en 2020. Il s'agit donc du troisième choc successif qui touche l'économie canadienne.
Ce qui se passe depuis environ un an est très sérieux et très grave. La reconfiguration du commerce mondial qui découle des changements de politiques aux États‑Unis entraîne l'affaiblissement des institutions multilatérales, de l'État de droit et de la confiance entre partenaires économiques. L'imposition de droits de douane arbitraires, injustes et illégaux a une incidence double: les chaînes d'approvisionnement se reconfigurent, et de nombreuses entreprises comprennent désormais que, pour vendre aux États‑Unis, elles doivent produire aux États‑Unis. Cela cause beaucoup de problèmes à tous les partenaires commerciaux, mais cela cause aussi des problèmes chez nous, puisque nos économies sont étroitement interreliées. Cette situation entraîne une hausse générale des prix, alimente l'inflation et engendre des problèmes supplémentaires. Comme cela a été mentionné plusieurs fois, 75 % à 80 % de nos exportations sont destinées aux États‑Unis. Il est donc évident que nous sommes le pays le plus touché par ces changements majeurs.
Nous comprenons très bien que cette situation demande une réponse de la part du gouvernement, une réponse musclée, ambitieuse, massive, à la hauteur de la situation. C'est ce que nous avons fait dans le budget de 2025. En fin de compte, nous faisons ce que nous avions annoncé. Nous mettons simplement en œuvre ce que nous avions promis.
Il est intéressant de constater que, ce que nous faisons, essentiellement, c'est repositionner la politique économique du gouvernement du Canada afin de favoriser clairement l'investissement. Il s'agit donc d'un budget d'investissement visant à accroître notre capacité de production et à faire une transition vers une économie moins dépendante de celle des États‑Unis. Nous prévoyons investir environ 280 milliards de dollars dans l'infrastructure et dans d'autres secteurs, ce qui devrait catalyser près de 1 billion de dollars, soit 1 000 milliards de dollars, en investissements totaux. Cela représente le tiers du PIB canadien. Il est évident que cela comporte des risques. Il est évident que ce n'est pas acquis. Il est évident qu'il n'y a aucune garantie à 100 % que ces investissements se réaliseront. Cependant, avec les mesures que nous mettons en place, nous sommes convaincus que ces investissements se matérialiseront.
D'ailleurs, nous pensons que c'est le fait de ne pas prendre de risques et de présenter un budget conforme à ce qui se fait d'habitude qui aurait représenté le plus grand risque. Depuis les trois derniers mois au moins, nos collègues conservateurs ont évoqué à plusieurs reprises l'idée d'une approche budgétaire qui serait vraiment conservatrice. Ce n'est pas notre approche. Ce qu'ils proposent, c'est une approche d'austérité. Or, en ce moment, avec le choc qui nous provient de l'extérieur, une telle approche nous assurerait de tomber dans une récession très grave.
Selon ce que nous pouvons conclure des déclarations que nos amis conservateurs ont faites ici, leur approche budgétaire se traduirait fort probablement par une réduction de 50 milliards de dollars à de 60 milliards de dollars des investissements. Comme d'autres personnes l'ont déjà mentionné, ce serait carrément de l'austérité toxique, parce que ça contribuerait à affaiblir l'économie à un moment où elle est déjà faible.
Plusieurs études mentionnent que la rigueur budgétaire est nécessaire, mais que l'austérité aveugle que proposent nos confrères conservateurs aurait fortement aggravé la situation.
Est-ce qu'il y a vraiment un problème de viabilité en ce qui a trait aux politiques fiscales canadiennes?
[Traduction]
La dette publique canadienne est-elle viable ou non? Est-ce qu'un déficit de 78 milliards de dollars dans le budget est gérable ou non? Ce déficit entraînerait-il, comme nos collègues le prétendent, une forte inflation, ou soutiendrait-il plutôt l'économie, nous permettrait-il d'accroître l'offre dans l'économie et, en fait, de réduire les pressions inflationnistes? Nous croyons que la dernière réponse est la bonne.
Un déficit de 78 milliards de dollars représente un déficit de 2,5 % du PIB. C'est tout à fait gérable. C'est bien moins que celui de bon nombre de nos partenaires, qu'il s'agisse des États‑Unis ou même de certains pays européens. Notre dette publique se situe autour de 43 % du PIB, et elle se maintiendrait à ce niveau pour les cinq prochaines années, ce qui est viable.
Les députés n'ont pas à me croire sur parole. Ils peuvent regarder les marchés financiers et ce qui se passe sur le marché des obligations. Où en sont les rendements des obligations à long terme? Ils sont plus bas, en valeur absolue, qu'ils ne l'étaient en 2006, lorsqu'un autre gouvernement était en place. Par conséquent, notre dette est viable. Nous avons les moyens de l'assumer. Nous sommes capables de financer cette dette.
Les paiements d'intérêts en proportion du PIB sont bien inférieurs à ce qu'ils étaient dans les années 1990. Il me semble que nos collègues conservateurs vivent encore à cette époque. Nous ne sommes plus dans les années 1990. Le monde a changé. Nous sommes maintenant rendus, en 2025, à un moment où ceux d'entre nous qui croient que l'État a un rôle important à jouer agissent en ce sens, et ceux qui croient que l'État doit simplement se retirer verront bien ce que cela donnera dans les pays qui suivent cette approche. La situation serait 10 fois pire si l'État se retirait de l'économie en ce moment.
Nous devons promouvoir l'investissement. Nous devons nous assurer que notre économie est efficace et productive, et que le secteur privé trouve des raisons d'investir et des projets dans lesquels investir. Nous allons appuyer cela.
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Madame la Présidente, c'est un privilège pour moi de prendre la parole ce matin au nom des nombreux excellents travailleurs de Provencher, ma circonscription, pour discuter de cette loi d'exécution du budget.
Le gouvernement d'un pays est jugé à l'aune des conditions de vie du peuple. Le a déclaré qu'il devait être jugé en fonction des prix à l'épicerie. À l'heure actuelle, il n'obtiendrait même pas la note de passage. Après seulement huit mois, le premier ministre a déjà échoué, si l'on se fie à son propre critère. Après 10 ans de promesses libérales, les Canadiens sont plus pauvres, les familles ont de la difficulté à se nourrir, les jeunes ne peuvent pas commencer leur vie et les personnes âgées ne peuvent pas finir leur vie en paix.
Le directeur parlementaire du budget a qualifié l'orientation adoptée par le gouvernement de « stupéfiante », « choquante » et « inviable ». Il dit que « si l'on ne change pas de cap, c'est fini. »
L'avertissement ne pouvait être plus clair, et il me rappelle une vieille légende urbaine. Il s'agit de la transcription d'une communication radio entre un navire de la marine des États-Unis et des officiers canadiens au large des côtes de Terre-Neuve, en octobre 1995, transcription qui aurait été publiée par le chef des opérations navales le 10 octobre 1995.
Dans un premier appel radio, les Étatsuniens demandent aux Canadiens de bien vouloir changer de cap de 15 degrés vers le nord afin d'éviter une collision des navires.
Les Canadiens répondent que ce serait plutôt aux Étatsuniens de changer de cap de 15 degrés vers le sud s'ils veulent éviter la collision. Le capitaine du navire de guerre étatsunien dit qu'il commande un navire de la marine des États-Unis et qu'il conseille donc de nouveau aux Canadiens de changer de cap. Les Canadiens répètent que ce sont les Étatsuniens qui devraient le faire.
Les Étatsuniens insistent en disant qu'ils sont à bord du porte-avions étatsunien USS Lincoln, le deuxième navire en taille de la flotte étatsunienne de l'Atlantique, et qu'ils sont accompagnés de destroyers, de croiseurs et de navires d'assistance. Ils exigent que les Canadiens changent de cap de 15 degrés vers le nord.
Les Canadiens répondent qu'ils se trouvent dans un phare et que, par conséquent, la décision de changer de cap ou non appartient aux Étatsuniens.
Le directeur parlementaire du budget est notre phare, et les libéraux ont abandonné tous leurs repères budgétaires antérieurs. Peu importe que le premier ministre ait un égo surdimensionné, qu'il ait acquis de l'expérience internationale, qu'il se soit entouré de nombreux bureaucrates soi-disant experts ou qu'il affirme avec force être capable d'infléchir les lois de l'économie pour qu'un changement de cap de 15 degrés s'opère au gré de sa volonté. Peu importe, car la réalité, elle, ne change pas.
La catastrophe est inévitable si le pays continue ainsi. Le gros voyant rouge clignote, mais le gouvernement refuse de changer de cap. Le cadre de budgétisation des investissements en capital du premier ministre dissimule la dette en comptabilisant des dépenses comme des investissements. Le ayant passé sa carrière à Bay Street, il n'est peut-être pas étonnant qu'il continue à trafiquer les comptes. Dans le secteur privé, il appelait cela de la finance créative. En tant que chef du gouvernement, il qualifie le même procédé de budgétisation des investissements en capital.
Les conservateurs savent que le budget est comme une carte de crédit sans limite. Parmi les pays du G7, c'est l'économie canadienne qui affiche actuellement la plus forte contraction. L'État fédéral a un déficit de 78,3 milliards de dollars et des frais d'intérêt de 55,6 milliards de dollars par année, soit plus que le transfert canadien en matière de santé et plus que ce que le gouvernement perçoit en TPS.
Les Canadiens s'étaient fait promettre une prudence d'expert, mais ils ont plutôt vu leur dette gonfler. Ils voulaient simplement que le gouvernement se montre honnête, qu'il vive selon ses moyens et qu'il leur donne l'heure juste sur l'état des finances publiques. Le a fait campagne en nous promettant que nous ferions des choses auparavant jugées impossibles, à une vitesse que nous n'avons pas vue depuis des générations. Toutefois, le premier ministre avertit maintenant les jeunes Canadiens qu'à cause de ses échecs, nous ne transformerons pas notre économie facilement ou en quelques mois, que cela prendra du temps et qu'il faudra faire des sacrifices.
Le avait promis de rendre le coût de la vie plus abordable. Tous les signes indiquent le contraire. L'augmentation des prix des aliments est près de 40 % plus rapide au Canada qu'aux États-Unis. Plus de 2,1 millions de Canadiens ont recours aux banques alimentaires tous les mois et, dans près d'un cas sur cinq, la personne a un emploi, mais n'a toujours pas les moyens de se nourrir. Il y a quelques jours, un de mes amis et sa femme sont allés à l'épicerie. Ils s'étaient fixé une limite de 200 $. Tout en remplissant leur chariot, il additionnait sur la calculatrice de son iPhone le prix des différents articles. Quand ils ont atteint 200 $, il n'y avait pas grand-chose dans le chariot, juste quelques produits de base. Ils n'avaient rien de superflu et pourtant, ils avaient déjà dépensé la somme qu'ils s'étaient fixée.
Telle est la réalité actuelle pour les familles un peu partout au pays. Il n'y a pas si longtemps, ces mêmes 200 $ auraient rempli le panier d'épicerie à ras bord. La plupart des Canadiens s'en souviennent bien. C'était avant que la décennie perdue des libéraux ne réduise la valeur du dollar et ne fasse grimper tous les prix. Alors que les Canadiens comptent leurs sous au moment d'arriver à la caisse, le prétend comprendre leurs difficultés. Il peut bien organiser des séances photo dans les allées des épiceries, mais soyons honnêtes: ce n'est pas lui qui fait les courses. L'élite mondiale, à laquelle il dit appartenir, n'a jamais à pousser un panier d'épicerie et ne calcule pas le prix du lait.
Ce budget entraînerait une augmentation supplémentaire du coût des aliments. La taxe sur le carbone pour les industries frappe les agriculteurs et le secteur agroalimentaire en augmentant le coût des engrais, des machines et de la fabrication. La norme libérale sur les carburants ajoute 17 ¢ par litre au prix du diésel et de l'essence. La taxe libérale sur les emballages ajoute des milliards de dollars de coûts à l'ensemble de la chaîne d'approvisionnement alimentaire. L'inflation dans le secteur de l'alimentation est désormais si grave que Banques alimentaires Canada a attribué au une note de F dans la lutte contre la pauvreté et l'insécurité alimentaire. Les Canadiens n'ont pas à accepter cette situation. Ils se souviennent d'une époque où un salaire équitable permettait de remplir son panier d'épicerie, où le gouvernement vivait selon ses moyens et où les gens ordinaires pouvaient mener une vie normale.
Le gouvernement avait annoncé son intention de construire davantage de logements et de faire baisser les prix. Cependant, les mises en chantier ont chuté de 17 %, les paiements hypothécaires ont augmenté de deux tiers depuis 2020, les constructeurs réduisent leurs effectifs et les jeunes Canadiens occupant un emploi à temps plein sont confinés à la vie de locataire.
Le Canada devrait être au deuxième rang des pays de l'OCDE dans le classement de la pire croissance économique par habitant entre 2025 et 2030. Les investissements par travailleur ont diminué de 10 %, tandis qu'aux États-Unis, ils ont augmenté de 22 %.
Le a dit qu'il réduirait les dépenses et augmenterait les investissements, mais quels ont été les résultats? Nous avons constaté une augmentation des dépenses, une diminution des investissements et un déficit plus important. Les familles en subissent désormais les conséquences chaque fois qu'elles font leur épicerie, renouvellent leur prêt hypothécaire ou voient leurs enfants renoncer à l'idée de s'acheter une maison.
Le nouveau Cadre de budgétisation des investissements en capital a été présenté comme une innovation, mais le directeur parlementaire du budget l'a qualifié de « trop large » et de contraire aux pratiques internationales. Selon le cadre, les subventions et les dépenses de programme dans le domaine du logement comme considérées comme des immobilisations. Imaginez un peu. Le cadre transforme les dépenses en investissements et réduit le déficit sur papier, alors qu'en fait, notre déficit et notre dette continuent d'augmenter. Cette façon de faire est typique du bilan du gouvernement.
Le a promis de la rigueur, mais il a augmenté les dépenses de 8 % depuis son entrée en fonction. Il a promis de la transparence, mais il a retardé la publication des comptes publics au-delà du délai légal. Il a promis une baisse du ratio dette-PIB, mais le directeur parlementaire du budget nous confirme qu'il est en hausse pour la première fois en 30 ans.
Le directeur parlementaire du budget a fait son devoir et nous a avertis que cette voie n'était pas viable. Il incombe au Parlement de changer le cap.
Derrière les chiffres se cachent des vies devenues plus difficiles. Les visites dans les banques alimentaires, au nombre de plus de deux millions en mars, ne sont pas de simples statistiques; ce sont des familles qui doivent choisir entre faire leurs courses ou payer leur loyer, des personnes âgées qui sautent des repas pour pouvoir acheter leurs médicaments et des parents qui font des heures supplémentaires pour que leurs enfants aient à manger.
Le secteur immobilier affiche la même baisse. L'organisme gouvernemental lui-même nous prévient que la construction de logements diminuera de 13 % au cours des trois prochaines années. Les taux hypothécaires ont atteint des sommets jamais vus ces dernières années, les entrepreneurs en construction réduisent leurs effectifs, et les couples qui auraient pu fonder une famille sont contraints d'attendre.
Les agriculteurs qui nourrissent le pays sont assujettis à la taxe industrielle sur le carbone qui est appliquée aux engrais et à la machinerie, à la norme libérale sur les carburants, qui ajoute 17 ¢ au prix de chaque litre, et à la taxe sur les emballages alimentaires qui ajoute des milliards de dollars à la chaîne de production alimentaire. Ces mesures ont rendu les aliments canadiens inabordables.
Les Canadiens méritent un gouvernement qui considère les deniers publics comme une fiducie. La vision conservatrice préconise d'abord la retenue, puis la détermination à vivre selon nos moyens et à dépenser pour le bien des Canadiens ordinaires. Le directeur parlementaire du budget a déjà fait savoir au gouvernement que son approche budgétaire n'est pas viable et que l'emprunt dépassera les limites réglementaires d'ici la fin de l'exercice 2026-2027. Aucun gouvernement n'a le droit de léguer un pays criblé de dettes aux enfants et aux petits-enfants de la population qu'il gouverne.
Le plan conservateur commence par une règle: pour chaque nouveau dollar dépensé, il faut épargner un dollar. Le gaspillage dû à la bureaucratie, aux experts-conseils et aux entreprises parasites doit prendre fin avant qu'on puisse faire de nouvelles promesses.
Le directeur parlementaire du budget a signalé que des investissements de 53,9 milliards de dollars ont été perdus depuis l'entrée en fonction du gouvernement. Nous ramènerons ces investissements au Canada en récompensant la production, en réduisant le fardeau fiscal associé au travail, à la construction domiciliaire et à l'énergie, et en débloquant l'exploitation des ressources au lieu de la retarder.
Le régime fiscal doit redevenir équitable. Les familles ne devraient pas faire les frais des dépenses à des fins politiques du gouvernement. L'abolition de la taxe industrielle sur le carbone, de la norme libérale sur les carburants propres qui coûtent 17 ¢ le litre et de la taxe d'un milliard de dollars sur les emballages alimentaires soulagera de leur fardeau les agriculteurs, les fabricants, les familles et, en fin de compte, tous les ménages canadiens. Si le gouvernement ne change pas de cap, l'opposition le fera.
Déposer un budget qui accorde la priorité aux Canadiens en disant la vérité et en respectant les contribuables n'est pas une ambition, c'est notre responsabilité envers la population du Canada.
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Monsieur le Président, c'est avec un très grand plaisir que je participe au débat d'aujourd'hui concernant le projet de loi qui est soumis à notre étude et qui porte sur l'exécution du budget, un budget pour bâtir, renforcer et protéger le Canada, comme mon ami le secrétaire parlementaire l'a bien décrit.
[Traduction]
Il est très important de bien comprendre le contexte dans lequel s'inscrit ce projet de loi d'exécution du budget. Nos relations avec notre principal partenaire commercial, les États-Unis, sont à un point de rupture.
Nous nous rendons dans nos différentes circonscriptions les fins de semaine pour discuter avec nos concitoyens et des propriétaires d'entreprises. Hier soir, je me suis entretenu avec les propriétaires d'entreprises de la zone d'amélioration commerciale de Baby Point Gates. Ce qui les préoccupe, c'est ce point de rupture et ce que le Canada compte faire à cet égard. Honnêtement, ils s'attendent à ce que tous les partis fassent preuve de leadership pour remédier à cette situation.
Comme l'a mentionné mon ami et collègue, le , ce budget prévoit des investissements clés qui nous aideront à faire cette transition et à réagir à cette situation critique que nous vivons aujourd'hui. Il contient des investissements concrets à long terme.
Certains de ces investissements sont destinés à des personnes qui réclament de l'aide depuis longtemps. Ce sont celles qui sont allées au front pour défendre notre souveraineté et notre liberté. Je pense en particulier à l'un des investissements les plus importants de ce budget, à savoir l'augmentation salariale accordée aux femmes et aux hommes des forces armées. Les gouvernements précédents n'ont pas accordé à cette question toute l'attention qu'elle méritait. Les Canadiens et les forces armées ont dit qu'il fallait investir dans ces personnes. Ce sont les personnes à qui l'on doit faire confiance pour continuer à défendre le Canada, que ce soit au pays ou à l'étranger. Elles doivent bénéficier d'une véritable reconnaissance et d'augmentations réelles des sommes qui leur sont consacrées.
Le budget comprend un engagement tangible et important envers ces personnes. Il est regrettable que nos collègues d'en face, qui parlent souvent de la valeur de l'armée canadienne et du service militaire, aient voté contre cette mesure, mais il était très important pour nous de l'inclure dans le budget.
Il y a également des mesures fiscales pour soutenir les personnes qui en ont le plus besoin. Je tiens à en mentionner quelques-unes. Le crédit d'impôt pour les héros de la santé que sont les préposés aux services de soutien à la personne est un engagement très important que notre parti a pris dans son programme. Nous entendons parler tous les jours du travail physique éreintant, souvent effectué par des femmes, des immigrants et des nouveaux arrivants.
Dans ma circonscription de Taiaiako'n—Parkdale—High Park, des membres de la communauté tibétaine canadienne, souvent formés aux professions de la santé, travaillent comme préposés aux services de soutien à la personne pour Copernicus Lodge dans différents établissements de santé. Certains se trouvent dans la circonscription, d'autres sont très loin. Ces personnes se donnent entièrement pour les clients et patients dont elles prennent soin et qui sont les plus vulnérables de notre société, mais elles-mêmes sont vulnérables. Elles doivent souvent occuper deux emplois et se déplacer entre différents lieux de travail. Il était particulièrement important que nous les remerciions pour leur contribution.
Je pense que tous les députés ont eu connaissance du travail de ces personnes pendant la pandémie. Après la pandémie, il a été trop facile pour beaucoup d'oublier le rôle de ces héros de la santé et les signaux d'alarme des syndicats qui les représentent. De ce côté-ci de la Chambre, nous avons entendu leur appel. Je suis très heureux de constater que, dans ce projet de loi, nous honorons l'engagement de créer un crédit d'impôt pour les héros de la santé. Il y a quelques jours, j'ai rencontré deux préposés aux services de soutien à la personne, Vegeta et Ellen, qui nous ont fait part du travail éreintant qu'elles accomplissent et du soutien qu'elles souhaitent obtenir et dont elles ont besoin.
Les mesures fiscales sont aussi destinées aux créateurs d'emplois qui contribuent à la croissance économique de notre pays.
La bonne nouvelle en ce qui concerne certaines de ces mesures fiscales et certains de ces investissements, c'est que, lorsque l'argent va directement aux citoyens, nous savons qu'ils le dépensent. Ainsi, quand nous investissons dans nos militaires et dans les travailleurs les moins bien rémunérés du secteur des services, nous savons qu'ils vont utiliser cet argent pour se procurer des biens et des services dans leur collectivité.
Certaines des mesures fiscales visant à bâtir le Canada, comme l'a mentionné mon collègue, le , sont destinées à nos créateurs d'emplois. Je pense en particulier aux améliorations apportées au crédit d'impôt pour la recherche scientifique et le développement expérimental. Il présente un intérêt majeur et il est très utile à beaucoup de petites et moyennes entreprises dans nos collectivités.
J'ai rencontré dernièrement un concitoyen, Brad McCabe, qui m'a dit que, bien que le crédit d'impôt soit une bonne mesure, il ne fonctionne pas aussi bien qu'il le pourrait. Il faut trop de temps pour se renseigner à son sujet et pour savoir si on y a droit. Par conséquent, le gouvernement ne reconnaît pas les investissements que M. McCabe fait dans son entreprise.
Nous avons donc apporté la modification proposée dans le projet de loi budgétaire, afin d'établir un système de préapprobation pour que les investisseurs sachent que leur investissement sera reconnu par un crédit d'impôt. Nous avons également proposé de raccourcir les délais, afin que les gens puissent s'informer et recevoir l'argent plus rapidement. Il s'agit d'une mesure fiscale importante du budget qui vise à soutenir les Canadiens.
Il y a un autre élément du projet de loi budgétaire que je tiens à souligner et qui, à mon avis, est important pour de nombreux députés du Sud de l'Ontario et du Québec. On en a beaucoup parlé et, maintenant, le gouvernement prend des mesures qui commencent à faire bouger les choses. Je parle des dispositions du projet de loi budgétaire qui concernent le train à grande vitesse. Nous savons que le projet Alto est un projet très prometteur dont les Canadiens parlent depuis des décennies. Le projet de loi budgétaire contient des dispositions très précises qui permettront d'avancer concrètement, ainsi que l'engagement visant à réduire de huit à quatre ans le délai d'évaluation du projet.
Ce sont des mesures que les habitants du Sud de l'Ontario et du Québec attendent depuis longtemps. Ils disent que c'est un élément essentiel à la croissance et à la connectivité de notre pays. Ma collègue de connaît l'importance de ce projet. Nous parlons d'un corridor reliant Toronto à Québec, mais d'autres villes importantes le long de ce trajet pourraient également en bénéficier considérablement. À une époque où il est si facile de diviser les Canadiens et de les monter les uns contre les autres, il est essentiel que le projet de loi d'exécution du budget prévoie des investissements visant expressément à rapprocher les Canadiens.
Comme secrétaire parlementaire de la ministre de l'Industrie, je ne peux m'empêcher de souligner que le budget prévoit des investissements très importants dans les sciences et la recherche. D'autres pays réduisent leurs dépenses dans la recherche scientifique, et même dans la population en général, on observe une inquiétude ou une crainte croissante que nous ne puissions pas faire confiance à la science, que la recherche fondée sur la découverte soit réservée à d'autres et que le travail vraiment important en matière de diversité, d'équité et d'inclusion dans les sciences et la recherche soit rejeté. Dans ce contexte, je suis très fier d'être associé à un gouvernement qui soutient sans réserve la recherche dans les sciences exactes, les sciences de la vie, les sciences sociales et les sciences humaines.
Ce budget est le deuxième de deux budgets historiques consacrés aux sciences, à la recherche et à leur communauté et, par conséquent, aux retombées économiques qui en découleront. Dans notre budget de 2024, nous avons proposé des investissements importants dans les trois principaux conseils subventionnaires. Il s'agit des organismes qui financent les recherches menées par les professeurs, les étudiants diplômés et les boursiers postdoctoraux qui, à leur tour, génèrent les innovations économiques et vitales dont nous avons tous la chance de bénéficier.
Dans le budget actuel, un nouvel engagement important a été pris pour attirer les talents étrangers et identifier les meilleurs cerveaux, les personnes qui souhaitent faire des recherches scientifiques et à qui on dit franchement dans leur pays que ce n'est peut-être pas le lieu idéal pour le faire, que le financement sera réduit, que leurs opinions politiques ne sont pas appréciées ou que leurs activités sont considérées comme politiques.
De ce côté-ci de la Chambre et dans le budget, nous reconnaissons très clairement que le travail effectué en équipe dans la poursuite de l'excellence et de la recherche scientifique est le type de travail que nous souhaitons accomplir au Canada. Le budget prévoit un investissement important dans ce domaine, et nous espérons que les Canadiens et le monde entier se réjouiront de cette stratégie d'attraction des talents étrangers. Je suis très fier d'y être associé.
L'année dernière, j'ai assisté à la Conférence sur les politiques scientifiques canadiennes, et partout au Canada, le milieu universitaire ne tarit pas d'éloges sur le soutien qu'il reçoit. Ceux qui font partie de ce milieu se sentent plus patriotiques que jamais, et ils savent que, lorsque nous investissons dans la science, la recherche et les méthodes de recherche ouverte dans les sciences pures, les sciences de la vie et les sciences sociales et humaines, non seulement nous soutenons la recherche, mais nous défendons aussi la souveraineté et la liberté au Canada. Ils ont besoin d'un certain degré de souveraineté et de liberté pour faire leur travail, et leur contribution aide également à défendre notre souveraineté et notre liberté et à produire des retombées économiques pour tous.
Ce ne sont là que quelques exemples des avantages offerts par le budget que je suis fier de souligner aujourd'hui, et je suis prêt à entendre les questions et les observations de mes collègues.
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Monsieur le Président, il est essentiel que nous examinions les priorités du gouvernement en matière de dépenses et que nous les analysions en fonction des priorités des Canadiens. De quoi le Canada a-t-il véritablement besoin?
Comme le dit le vieux dicton: puissiez-vous vivre à une époque intéressante. Selon certains, c'est davantage une malédiction qu'une bénédiction, mais nous vivons certainement à une époque intéressante. Ayant le privilège, l'honneur et le devoir de représenter ma collectivité à la Chambre depuis bientôt sept ans, je vois les effets de l'évolution de la dynamique mondiale, nationale et régionale sur ma collectivité.
La magnifique circonscription de Leeds—Grenville—Thousand Islands—Rideau Lakes regroupe 13 municipalités. Elle reflète les histoires de familles et de voisins, des personnes qui incarnent l'essence même de ce merveilleux pays, le plus beau pays au monde, le Canada. Comme tant d'autres, ils gagnent leur vie, forment une communauté, élèvent une famille, travaillent la terre et nourrissent la nation et le monde avec les produits qu'ils cultivent.
Ce n'est pas par manque d'ingéniosité, d'efforts ou de moyens que ma collectivité connaît des moments difficiles. Ses membres font preuve d'un esprit de collaboration remarquable, cherchent toujours à travailler ensemble et s'engagent à soutenir les plus démunis d'entre nous. Je suis convaincu que la mesure d'une société bonne, juste et équitable réside dans la manière dont nous traitons les plus démunis d'entre nous. Où en sommes-nous à cet égard? Comme je l'ai mentionné, les efforts déployés par les membres de ma collectivité sont louables, et je suis extrêmement fier du travail qu'ils accomplissent, mais ce que j'entends constamment de leur part, c'est que le coût du gouvernement dépasse de loin ce que nous pouvons nous permettre.
Cela signifie-t-il que toutes les mesures prises par le gouvernement, ou par le gouvernement actuel, sont inappropriées? Non, bien sûr. Certains programmes, qui ont été conçus en consultation avec plusieurs générations de Canadiens, sont maintenus, continuent d'être financés et demeurent importants.
Pourrions-nous faire mieux en ce qui concerne les sommes allouées? Tout à fait. Bien que ce soit le cas pour tous les gouvernements, aucun n'étant parfait, ce que nous constatons dans le budget actuel, c'est un niveau considérable de dette et de déficit qui dépasse réellement la capacité des Canadiens à le gérer. Le montant que nous consacrons au service de la dette est supérieur à celui que nous consacrons aux soins de santé, et on m'en parle souvent dans ma collectivité.
Quelles mesures le gouvernement fédéral prend-il pour s'attaquer à la crise des ressources humaines dans le secteur de la santé? À combien s'élèvent les transferts aux provinces en matière de santé? Quelles mesures concrètes met-il en œuvre pour remédier au manque d'accès aux médecins et aux autres professionnels de la santé?
À titre d'opposition officielle, il est important que nous nous opposions; c'est notre rôle, et c'est un impératif dans notre système. Cependant, nous devons également faire des propositions. J'encourage le gouvernement, dans ses efforts pour faire adopter des projets de loi, à vraiment consulter l'opposition. Nous avons beaucoup de points communs. Nous avons plus de points communs que de divergences dans ce pays, alors pourquoi ne pas tenir ces consultations?
Pourquoi ne pas examiner la proposition présentée par le lors des élections sur la reconnaissance des titres de compétences afin de mettre en place un seul système à l'échelle du Canada pour les préposés aux services de soutien à la personne, les infirmières auxiliaires autorisées, les infirmières autorisées, les infirmières praticiennes et les médecins, dans lequel leurs titres de compétences, leurs permis d'exercice et leurs diplômes seraient reconnus de manière uniforme. Faisons le ménage. Il devrait en être de même pour les personnes venant de l'étranger qui souhaitent mettre leurs capacités, leurs talents et leurs titres de compétences au service du Canada afin de contribuer à résoudre notre problème de ressources humaines dans le secteur de la santé. C'est l'un des nombreux exemples où nous pouvons proposer des solutions constructives au gouvernement et espérer qu'il collabore avec nous à cet égard.
Chaque dollar dépensé par le gouvernement vient de quelque part. Il vient des poches des Canadiens. Nous disons qu'une partie de cet argent devrait rester dans leurs poches. Alors, comment faire? Nous avons encouragé le gouvernement à plafonner le déficit et à faire davantage pour réduire les impôts. Encore une fois, nous ne nous opposons pas simplement au projet de loi proposé par le gouvernement sur la réduction des impôts, sur les mesures prises pour fonctionner comme une seule économie canadienne. J'ai voté pour ce texte législatif. Je ne m'oppose pas aveuglément à ce que propose le gouvernement, mais je souhaite participer à des discussions constructives sur des enjeux, comme le plafonnement du déficit et la réduction des impôts.
Où le gouvernement peut-il réaliser des économies? Dès que nous parlons d'économies, des voix s'élèvent pour dire que cela va entraîner des compressions dans des services importants pour les Canadiens. Examinons par exemple les plus de 20 milliards de dollars versés chaque année à des consultants. Chaque dollar dépensé pour des consultants est-il gaspillé? Je ne dirais pas que c'est le cas pour chaque dollar, mais je dirais que c'est le cas pour plus de 1 milliard de dollars, voire plus de 10 milliards de dollars. C'est ce que le gouvernement doit examiner. Cela a été révélé au grand jour avec ArnaqueCan et la fraude liée à l'approvisionnement auprès des entreprises autochtones, où des entreprises prétendaient avoir le statut autochtone ou y être admissibles alors que ce n'était pas le cas. C'est un exemple concret. Bon sang, 20 milliards de dollars contribueraient grandement à résoudre une grande partie des problèmes du pays et pourraient être utilisés pour soutenir la population.
Nous avons besoin de discussions constructives. Nous avons besoin d'un gouvernement qui se soucie de nos relations commerciales. Ma circonscription compte deux ponts internationaux vers les États-Unis, notre plus grand partenaire commercial. Plus de 100 emplois au sein d'Invista, à Maitland, en Ontario, empruntent ces ponts pour à destination du Texas. Des dizaines d'emplois chez Douglas Barwick ont été perdus à cause des tarifs douaniers sur l'acier. Engageons ces discussions. Nous avons besoin de cette collaboration.
Nous avons besoin d'un gouvernement qui collabore avec l'opposition pour mettre en oeuvre certaines des priorités que nous avons évoquées. Les gens de ma région, tout comme les Canadiens d'un bout à l'autre du pays, ont besoin d'un gouvernement qui se soucie d'eux. C'est ce que je propose. C'est ce que j'ai proposé au cours de mes sept années de service, et je continuerai de le faire, tout comme mes collègues conservateurs. Je répondrai avec plaisir aux questions des députés.
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Monsieur le Président, en tant que député d'une circonscription rurale de l'Alberta qui a aussi été comptable agréé pendant 26 ans avant d'arriver ici, je me sens tenu de prendre la parole aujourd'hui à propos du projet de loi et du dernier budget fédéral désastreux présenté par le gouvernement.
Je vais entrer dans certains détails financiers du budget, mais je tiens à être clair dès le départ: après 10 ans de gouvernement libéral, les Canadiens ne peuvent plus se permettre le coût du . Ils ne peuvent pas se permettre le coût de ses déficits, ils ne peuvent pas se permettre le coût de ses promesses rompues et ils ne peuvent pas se permettre les coûts croissants pour nourrir leur famille. Ce budget ne bâtit pas un Canada plus fort. Il hypothèque notre avenir et il laisse pour compte les collectivités rurales comme celles que je représente.
J'ai passé plus de 20 ans à examiner des états financiers, et j'ai vu des familles d'entrepreneurs prospérer, mais je les ai également vues en difficulté. Lorsque j'examine le budget, une chose est évidente: dans le monde des affaires, le gouvernement n'obtiendrait jamais de financement avec un tel bilan.
Rappelons-nous ce que le a promis aux Canadiens il y a six mois. Il avait promis un déficit de 62 milliards de dollars, mais celui-ci s'élève à 73,8 milliards. Il avait promis de réduire le ratio dette-PIB, mais celui-ci est en hausse. C'est un autre échec. Il avait promis de réduire les dépenses, mais il dépense 90 milliards de dollars de plus, ce qui représente 5 400 $ de nouvelles dépenses inflationnistes par ménage. Il avait promis d'augmenter les investissements, mais ceux-ci sont en chute libre au Canada.
Ce ne sont pas des erreurs mineures. Ce sont des échecs fondamentaux dans la gestion des finances publiques, des erreurs qui coûtent cher aux Canadiens chaque jour. C'est le prix à payer pour le gouvernement libéral.
Le tourisme est le moteur économique de nombreuses collectivités rurales de l'Alberta, en particulier dans ma circonscription de Yellowhead. Dans ma circonscription, plus de 8 700 personnes travaillent grâce à la beauté naturelle des parcs nationaux Banff et Jasper, à l'accueil chaleureux des collectivités de Canmore et de Grande Cache, à nos festivals locaux, à nos rodéos, à nos terrains de camping, à nos sentiers et à nos petites entreprises. De plus, 2 259 entreprises de Yellowhead sont liées au tourisme.
Le tourisme s'est révélé être l'un des meilleurs investissements qu'un pays puisse faire, des études montrant un rendement pouvant atteindre 12 fois chaque dollar investi dans ce secteur. J'ai été consterné de constater que le budget faisait complètement fi du secteur touristique. Les exploitants ruraux sont aux prises avec des coûts plus élevés, une pénurie de main-d'œuvre et une baisse des marges bénéficiaires. Ils luttent simplement pour rester ouverts. Le gouvernement fédéral avait la possibilité de les soutenir, mais il a choisi de ne pas le faire. Cette décision met en péril des emplois, des familles et des collectivités.
J'espérais aussi que les services de police autochtones figureraient dans le budget. J'ai eu le privilège de siéger au comité des affaires autochtones et du Nord. À maintes reprises, semaine après semaine, des témoins ont déclaré que le gouvernement doit intervenir et financer adéquatement les services de police autochtones au Canada. L'absence de financement fiable et constant continue d'avoir un impact sur la sécurité publique dans ces communautés.
Je pense que le gouvernement s'est vraiment trompé en n'incluant pas de financement dédié là où il fait cruellement défaut. C'est un échec lamentable. Les Albertains des régions rurales le savent bien. Mes localités dépendent de détachements de la GRC sous-financés qui sont déjà à bout de souffle. Les communautés autochtones méritent une sécurité publique équitable, et on devrait soutenir les services de police des Premières Nations, plutôt que de ne pas en tenir compte.
En tant qu'Albertain vivant en milieu rural, propriétaire légitime d'armes à feu et chasseur responsable depuis toujours, je dois parler des conséquences que le projet de loi aurait pour les propriétaires d'armes à feu respectueux de la loi. Ce qu'Ottawa appelle un rachat n'est pas une mesure de sécurité. On a l'impression que le gouvernement ne comprend pas notre mode de vie et qu'il s'immisce dans nos foyers pour nous prendre nos biens, alors que nous respectons déjà toutes les règles. Les propriétaires d'armes à feu sont titulaires d'un permis et ont suivi une formation, et nous respectons les exigences en matière d'entreposage et de transport parce que nous croyons en la sécurité.
Cependant, le budget continue d'investir des millions de dollars dans la confiscation d'armes à feu achetées légalement, au lieu de consacrer des ressources à des domaines où elles sont utiles, comme la surveillance des frontières, les services de police en milieu rural et les services de police autochtones, comme je l'ai déjà mentionné; le gouvernement doit par ailleurs s'attaquer aux causes profondes de la criminalité. Le projet de loi punit des personnes qui n'ont rien fait de mal, tandis que rien n'est fait à propos des vrais problèmes.
Pour ceux d'entre nous qui chassent pour remplir leur congélateur, qui transmettent leurs traditions à leurs enfants et qui traitent les armes à feu avec respect, il ne s'agit pas seulement d'un désaccord politique. C'est le signe que l'ont fait fi de notre voix et notre réalité. Nous méritons des lois qui ciblent les criminels, et non les citoyens qui respectent la loi.
Je souhaite aborder une autre question qui, étant donné que je suis CPA depuis 26 ans, me préoccupe particulièrement: la décision du gouvernement de mettre en œuvre la production automatisée des déclarations de revenus. Je tiens à être clair. Les conservateurs sont favorables à tout ce qui peut faciliter la vie des Canadiens. Nous soutenons la simplicité, l'efficacité et l'équité, mais la production automatisée des déclarations de revenus ne facilite pas la vie. Elle donne à l'Agence du revenu du Canada, l'ARC, le pouvoir de calculer les impôts des gens à leur place sans s'assurer qu'ils bénéficient des avantages, des déductions et des crédits auxquels ils ont droit.
La vérificatrice générale a révélé que, lorsque les gens parviennent à joindre l'ARC par téléphone, ils reçoivent le plus souvent des renseignements erronés. De nombreux Canadiens sont déjà confrontés à de nouvelles cotisations et à des avis erronés. Il est naïf de croire que l'ajout d'un autre système automatique améliorerait de quelque manière que ce soit le service que les Canadiens reçoivent de l'ARC. Je m'attends à ce que ce changement ne fasse qu'accroître la confusion, la frustration et le nombre d'appels téléphoniques vers une ligne déjà saturée. Avec la déclaration automatique, l'ARC deviendrait à la fois le préparateur et l'auditeur des déclarations de revenus. Ce n'est ni un service ni une simplification, mais un conflit d'intérêts. Les personnes âgées, les familles à faible revenu et les citoyens des régions rurales seraient les plus susceptibles de perdre les avantages auxquels ils ont droit.
Lorsque l'ARC commet une erreur, à qui les Canadiens peuvent-ils s'adresser? Nous avons déjà avec l'ARC un système dans lequel une personne est coupable jusqu'à ce qu'elle prouve le contraire. Après ce changement, les Canadiens devraient s'adresser à l'organisme même qui a commis l'erreur, et probablement plusieurs mois après les faits. Ayant passé ma carrière à aider les gens à s'y retrouver dans le système fiscal, je ne peux appuyer une politique qui exposerait les Canadiens vulnérables à des risques de trop-perçus et de prestations perdues. Ce système ferait passer ce qui est pratique pour le gouvernement avant les droits des citoyens.
J'ai passé ma carrière à étudier les chiffres qui sous-tendent les décisions du gouvernement et les répercussions de ces décisions sur les Canadiens et leurs entreprises. Je peux affirmer ceci aux députés: trop souvent, les libéraux n'ont pas eu la clairvoyance nécessaire pour prévoir les conséquences de leurs changements. Par exemple, les modifications apportées à la déclaration des simples fiducies, qui devaient être mises en œuvre en mars 2024, visaient les personnes dites riches, mais elles ont eu des répercussions sur des millions de Canadiens ordinaires. À la dernière minute, après des milliers d'heures de travail comptable, les libéraux ont annulé la mise en œuvre de ces modifications, car elles auraient eu des conséquences imprévues.
Plusieurs membres du Parti libéral ont récemment reconnu l'annulation de la taxe sur les logements sous-utilisés, qui a généré des répercussions imprévues. Cette initiative a permis de clore un dossier problématique. Cette taxe visait initialement à contrer la spéculation immobilière étrangère; toutefois, elle a imposé des obligations déclaratives excessives et injustifiées à environ 1 million de Canadiens. Une fois de plus, les contraintes administratives découlant d'une législation insuffisamment réfléchie ont forcé les Canadiens de se conformer à une réglementation bâclée. Heureusement, quelqu'un quelque part a pris conscience de cet échec des libéraux.
J'ai bien peur que le budget actuel n'engendre pas la prospérité escomptée, mais plutôt des difficultés financières pour les gens de nos circonscriptions et les générations futures. Les politiques libérales semblent décourager la croissance économique, pénaliser les contribuables et complexifier un système qui craque déjà de partout. Les Canadiens requièrent un cadre fiscal qui valorise le travail et qui les soutient.
À la suite de consultations menées auprès des résidants de ma circonscription, la conclusion s'impose d'elle-même: ce budget ne répond pas aux attentes des populations qu'il est censé aider. Les collectivités rurales avaient exprimé des besoins en matière d'abordabilité, de sécurité, de débouchés et de respect. Plutôt, elles se voient confrontées à une augmentation des coûts, à une bureaucratie accrue et à un gouvernement qui s'entête à ne pas tenir compte des réalités des endroits situés hors des grands centres urbains.
Les conservateurs continuent de préconiser un gouvernement qui vit selon ses moyens et qui respecte les contribuables. Nous continuerons de réclamer un régime fiscal équitable, un système réglementaire pragmatique et un budget qui priorise les intérêts des familles, des agriculteurs, des travailleurs et des petites entreprises. Les citoyens canadiens méritent une meilleure gouvernance, et les orientations budgétaires libérales actuelles ne font que les décevoir.
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Monsieur le Président, je prends la parole aujourd'hui au nom des citoyens d'Abbotsford—South Langley, qui sont déçus par le budget actuel.
Lorsque le a annoncé son intention de dissocier les dépenses de fonctionnement des dépenses en capital dans le budget, des inquiétudes généralisées ont émergé quant à l'utilisation potentielle de ce changement pour manipuler la comptabilité publique. Le directeur parlementaire du budget a désormais confirmé que c'est exactement ce qui est en train de se passer. Il a confirmé que les dépenses en immobilisations sont « excessivement élevées », dépassant les normes établies dans les comptes publics et les pratiques internationales. Plutôt que de se conformer aux normes comptables internationales, le premier ministre a regroupé ces dépenses avec des allégements fiscaux et des subventions aux entreprises qui « ne seraient pas considérés comme de la formation de capital ».
Le directeur parlementaire du budget a constaté que les dépenses d'investissement en immobilisations étaient inférieures de 30 % aux montants déclarés par les libéraux, ce qui représente un écart de 94 milliards de dollars. Il a également établi que le ne parviendra pas à équilibrer le budget de fonctionnement au cours des cinq prochaines années. Il renonce ainsi à des ancrages budgétaires essentiels après avoir déjà renoncé au précédent engagement de réduire le ratio dette-PIB. Le directeur parlementaire du budget a conclu que le ratio dette-PIB sera encore plus élevé après la dernière mise à jour économique, ce qui indique une tendance à la dégradation.
Dans l'énoncé économique de l'automne dernier, on indiquait qu'un ratio dette-PIB en baisse était crucial pour préserver la cote de crédit AAA du Canada. Or, l'agence de notation Fitch Ratings a déjà averti que le budget « souligne l'érosion des finances du gouvernement fédéral ». Le a compromis l'ancien ancrage budgétaire qui visait un ratio déficit-PIB en baisse.
Même le fameux examen des dépenses indique que « les détails sont insuffisants en ce qui concerne l'incidence sur les programmes individuels ». Ils n'apportent aucune précision sur les niveaux de service, les effectifs ou la méthode de communication des résultats. Le budget, même s'il permettait de réaliser 50 milliards de dollars d'économies, prévoit tout de même une augmentation nette des dépenses de 90 milliards de dollars, ce qui équivaut à 5 400 $ par famille canadienne. Pour la deuxième année consécutive, il a fallu aux libéraux plus de sept mois après la fin de l'exercice financier avant de déposer les comptes publics.
La population canadienne se souvient de la précédente ministre des Finances qui a démissionné en pleine disgrâce en raison du déficit. Comment le gouvernement peut-il se réjouir d'un déficit de plus de 70 milliards de dollars? Les Canadiens n'ont pas les moyens d'acheter des produits de première nécessité et sont confrontés à une crise du logement, mais le gouvernement continue de gaspiller l'argent des contribuables sous le prétexte d'investissements judicieux. Le terme « investissement » est devenu un mot accrocheur qui sert à ignorer la hausse de l'inflation engendrée par le gouvernement.
Face à une telle instabilité économique, la solution réside dans la résolution de la crise de productivité. Il est impératif de ne pas accabler davantage les Canadiens par des formalités administratives. Au lieu d'investir dans un fouillis bureaucratique de projets gouvernementaux inefficaces, pourquoi les libéraux ne laissent-ils pas les Canadiens gérer leurs entreprises comme il le faisait auparavant. Les pêcheries, la foresterie ainsi que le secteur militaire et celui de la santé subissent des revers majeurs parce que le gouvernement libéral est trop occupé à étudier ses propres systèmes jusqu'à ce qu'il en constate l'échec. Le coût de ce budget pousse les Canadiens à s'expatrier aux États-Unis.
Parallèlement, les secteurs nécessitant une assistance urgente sont négligés. Ces domaines sont confrontés à des crises aigües. Nous faisons face à la crise de la toxicomanie la plus importante de l'histoire du Canada, mais le budget de 2025 l'ignore superbement. La réduction du financement destiné aux personnes les plus vulnérables ne fera qu'accroître le coût humain de la crise des opioïdes et réduire la sécurité dans nos villes.
Notre dette fédérale a atteint plus de 1,28 billion de dollars, ce qui représente 1 280 milliards de dollars, un montant difficilement compréhensible pour le citoyen moyen. Le Canada consacrera 54 milliards de dollars uniquement au service de la dette, un montant équivalent aux transferts fédéraux en matière de santé. Le service de la dette est désormais devenu une fonction gouvernementale essentielle, pourtant des fonds continuent d'être gaspillés dans des projets d'amour-propre, tels que la saisie des armes à feu, qui ne permettront pas d'améliorer la sécurité publique.
Depuis plus de 10 ans, nous avons vu une succession de budgets marqués par des déficits croissants. Le premier ministre qui a présenté ces budgets a démissionné. Son remplaçant a promis aux Canadiens qu'il ferait preuve de raison et d'une plus grande responsabilité fiscale. Avec son premier budget, déposé tardivement, il s'avère qu'il n'est pas l'homme qu'il prétendait être.
Avec un déficit projeté de 78,3 milliards de dollars, ce budget ne nous rapproche absolument pas de l'équilibre financier. Il est particulièrement difficile d'atteindre l'équilibre ou de conclure des accords significatifs avec le président des États-Unis lorsque le dilapide des centaines de milliers de dollars en déplacements destinés à des séances de photos, au lieu de travailler réellement pour les Canadiens. Le directeur parlementaire du budget a indiqué que la croissance du PIB est stagnante et restera inférieure à 2 % pendant la décennie, rendant ainsi les niveaux d'endettement croissants ingérables.
Le nouveau a maintenant présenté un budget qui augmentera notre ratio dette-PIB au lieu de le réduire. Le budget de 2025 se targue d'offrir le plan de logement le plus ambitieux depuis la Seconde Guerre mondiale, pourtant les Canadiens sont aujourd'hui confrontés à une crise du logement qui, à bien des égards, est pire qu'en 1945. Les coûts, frais, taxes et délais imposés par le gouvernement représentent de 30 % à 50 % du prix des nouveaux logements. Je le répète: les coûts, frais, taxes et délais imposés par le gouvernement représentent de 30 % à 50 % du prix des nouveaux logements.
La Société canadienne d'hypothèques et de logement nous prévient maintenant que la bureaucratie constitue l'un des principaux obstacles à la construction de logements. Le Canada construit actuellement moins de logements qu'en 1970, malgré la croissance démographique la plus rapide observée au cours du dernier demi-siècle. Au lieu de cesser de nuire aux constructeurs, comme l'ont fait les générations précédentes, le gouvernement impose davantage de bureaucratie en qualifiant cette approche d'ambitieuse. Le avait promis de réduire de moitié les droits d'aménagement, mais le budget de 2025 demeure silencieux sur ce point. Il avait promis d'encourager la construction d'immeubles privés à usage locatif, mais le budget de 2025 n'apporte aucune mesure concrète à cet égard. Les six premiers projets de Maisons Canada ont échoué. Pendant ce temps, la Société canadienne d'hypothèques et de logement estime que le Canada a besoin de 480 000 logements par an pendant 10 ans, alors que nous ne sommes même pas près d'atteindre 200 000 unités. Les jeunes Canadiens attendent pour fonder une famille, pour lancer leur carrière et pour commencer à vivre, faute de moyens pour accéder à la propriété ou trouver un logement abordable. Ce n'est pas le Canada que nous souhaitons leur léguer.
Le budget de 2025 déçoit tous les Canadiens qui ont cru le lorsqu'il a promis de construire à grande échelle. Les jeunes Canadiens méritent un gouvernement qui déploie autant d'efforts qu'eux, qui réduit les formalités administratives, qui donne plus de moyens aux constructeurs et qui travaille à faire construire plus de logements. Le budget de 2025 n'est pas à la hauteur des enjeux et déçoit toute une génération. Mark Carney a déclaré aux Canadiens qu'il était...
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Monsieur le Président, le budget de 2025 arrive à un moment déterminant de l'histoire de notre pays. C'est un budget qui mise sur le Canada, qui investit dans notre avenir et qui garantit que nous bâtirons un avenir stable et résilient. Le défi qui nous attend consiste à réduire notre dépendance envers nos partenaires commerciaux du Sud et à bâtir le pays au moyen de nos propres ressources.
Je vais commencer par parler d'un de mes mots préférés, à savoir « infrastructure ». Je tiens en passant à féliciter le comité directeur du centre civique Victoria Highland pour son travail de revendication et ses efforts pour garantir la construction d'un nouvel aréna à Baddeck si le budget de 2025 est adopté. Les installations font cruellement défaut depuis un an: l'aréna est en si piteux état qu'il est devenu dangereux. Au cours de ma campagne, au printemps, de nombreuses personnes dans le comté de Victoria, en particulier à Baddeck, m'ont dit à quel point la perte de l'aréna est un coup dur et m'ont parlé de ce qu'il faut faire pour obtenir des installations qui serviront au programme local de hockey pour les jeunes. Je suis très heureux de leur permettre de concrétiser ce projet. Je tiens à remercier tout particulièrement les membres du comité directeur, John Trickett, Jeanne Campbell, Terry Kelly, David Parkinson et Sandy Campbell, qui n'ont jamais renoncé à l'idée d'un nouvel aréna à Baddeck.
Cet aréna est un exemple parfait du type d'investissements dans les infrastructures que réalise le gouvernement. Nous disposons désormais du Fonds pour bâtir des collectivités fortes, qui est doté d'une enveloppe de 51 milliards de dollars sur 10 ans. Ce fonds couvre aussi bien les petites infrastructures de proximité que les grandes, comme les hôpitaux, les universités, les réseaux de transport en commun, les réseaux routiers et les réseaux d'aqueduc. De ce côté-ci de la Chambre, nous sommes prêts à réaliser de grandes choses et à faire tourner l'économie canadienne.
Le gouvernement investit également dans de grands projets qui privilégieront l'achat de produits canadiens pour les Canadiens, tout en accélérant leur mise en œuvre. Il s'agit de projets prêts à démarrer et dignes d'intérêt qui contribueront à la réalisation de nos objectifs en matière de climat et de réconciliation. Parmi les projets importants pour Cape Breton—Canso—Antigonish, il y a Wind West Atlantic Energy, sélectionné par le Bureau des grands projets du gouvernement. Le projet Wind West a le potentiel d'alimenter la Nouvelle‑Écosse et d'autres régions en énergie éolienne renouvelable, en quantité suffisante pour répondre à nos futurs besoins. La première phase, qui comprend quatre zones éoliennes au large de la Nouvelle‑Écosse, vise une production de 5 000 mégawatts et pourrait générer des milliards de dollars en nouveaux investissements pour faire tourner l'activité économique à l'échelle du pays. Wind West est un projet qui prouve que l'investissement dans les énergies propres n'est pas nécessairement incompatible avec le développement économique. Nous pouvons investir dans notre avenir tout en renforçant notre économie.
Par ailleurs, nous investissons également de façon considérable dans le logement et l'habitation. Dans le cadre de la nouvelle initiative Maisons Canada, 13 milliards de dollars sont consacrés à l'élargissement de l'offre de logements à prix raisonnable grâce à la construction, au financement et à l'industrie. Tandis que nous nous efforcerons de faire construire des logements plus rapidement et en plus grand nombre au Canada, ceux-ci seront bâtis avec des matériaux canadiens, tels que le bois d'œuvre, de manière à soutenir les industries de chez nous à chaque étape du processus.
Il est important de rétablir l'abordabilité des logements, mais nous travaillons également à rétablir l'abordabilité dans la vie de tous les jours. Il est clair que le coût de la vie a augmenté au Canada, tout comme il a augmenté partout dans le monde en raison des changements climatiques, des droits de douane américains et de la guerre en Ukraine. Le Canada étant le pays du G7 ayant le ratio dette-PIB le plus bas, nous sommes particulièrement bien placés pour investir dans notre avenir et bâtir un pays plus fort et plus résilient.
Le gouvernement réduit également les impôts de 22 millions de Canadiens de la classe moyenne, ce qui aide grandement les habitants de Cape Breton—Canso—Antigonish et de toutes les circonscriptions du Canada à garder plus d'argent dans leurs poches. Parallèlement, nous maintenons notre engagement envers les aînés grâce à notre programme de soins dentaires, notre engagement envers les familles grâce aux services de garde abordables et grâce à l'Allocation canadienne pour enfants, et notre engagement envers les jeunes grâce à un investissement de 40 millions de dollars dans un groupe de jeunes pour le climat et grâce à des emplois verts qui aideront à relever les défis des changements climatiques, sans parler des 175 000 emplois au Canada offerts à des jeunes dans le cadre du programme Emplois d'été Canada.
Nous lançons des prestations fédérales automatisées qui permettront à 5,5 millions de Canadiens à faible revenu de recevoir les prestations dont ils ont besoin sans devoir remplir de formulaires compliqués. Nous faisons aussi en sorte que les enfants de tout le Canada ne soient pas distraits par la faim quand ils essaient d'apprendre en rendant permanent le Programme national d'alimentation scolaire du Canada. Ce programme permet aux familles d'économiser de l'argent et garantit que la faim ne soit pas un obstacle à l'éducation.
Le budget de 2025 poursuit le travail important visant à promouvoir la réconciliation. Le a fait campagne en promettant de dépenser moins pour investir davantage, mais lorsque nous avons demandé à certains ministères de réaliser des économies allant jusqu'à 15 %, nous savions que nous devions protéger les services et les programmes de base offerts aux Canadiens autochtones, et c'est ce que nous avons fait.
Ce n'est pas seulement la bonne chose à faire, c'est aussi notre responsabilité fiduciaire de veiller à ne pas reculer. Lors du processus de consultation budgétaire, les Autochtones nous ont dit qu'il fallait investir des milliards dans le logement, l'eau, le traitement des eaux usées et les infrastructures dans les communautés autochtones, mais aussi que les urgences liées aux conditions météorologiques étaient plus fréquentes et que les effets des changements climatiques nécessitaient des investissements urgents. Les incendies, les inondations et les ouragans ont touché un grand nombre de communautés autochtones, et nous serons là pour les aider à traverser ces moments difficiles.
Nous avons également entendu parler des défis auxquels les communautés sont confrontées en ce qui concerne la santé et le principe de Jordan. C'est pourquoi nous investissons des milliards pour relever les défis liés au principe de Jordan, notamment en traitant les crises qui perdurent et en créant plus de stabilité. Le budget de 2025 nous permet de le faire.
Contrairement aux budgets précédents qui ne consacraient que quelques pages aux investissements pour les Autochtones, le budget actuel intègre ces investissements dans l'ensemble du document. Ils se retrouvent dans le Programme national d'alimentation scolaire. Ils se retrouvent dans le budget consacré à l'intelligence artificielle, qui peut nous aider à numériser les langues autochtones. Ils se retrouvent aussi dans les projets d'intérêt national, qui nous aideront à bâtir l'économie la plus forte du G7, de façon à assurer l'équité, les partenariats et la participation significatifs au sein de ces projets afin de favoriser les intérêts des Autochtones.
Au cours de ma vie, j'ai entendu parler des difficultés éprouvées par les communautés des Premières Nations, qui m'ont dit à maintes reprises qu'elles en avaient assez de microgérer la pauvreté. J'ai une bonne nouvelle: le budget de 2025 rêve d'un avenir prospère pour les communautés autochtones grâce à des investissements importants dans les secteurs de l'énergie, dans la construction de ports commerciaux et dans l'extraction des minéraux critiques dont le monde a besoin au moyen de partenariats de plusieurs millions de dollars.
Nous invitons les nations autochtones à rêver grand et à profiter des 10 milliards de dollars du Programme de garantie de prêts pour les Autochtones et des 45 milliards de dollars alloués à la Banque de l'infrastructure du Canada afin que les dirigeants autochtones puissent gérer la prospérité, et non la pauvreté. J'encourage les communautés des Premières Nations, des Métis et des Inuits à examiner l'ensemble des outils disponibles pour rendre abordables les investissements dans les grands projets.
Par exemple, au printemps dernier, dans ma circonscription, 12 communautés micmaques ont créé une société en commandite appelée Wskijnu'k Mtmo'taqnuow Agency, et elles ont emprunté 18 millions de dollars à l'Initiative pour la participation autochtone de la Banque de l'infrastructure du Canada pour investir dans une installation de stockage d'énergie, de concert avec la Nouvelle‑Écosse. Ce qui est formidable, c'est que ces communautés touchent des revenus autonomes non seulement quand le projet est payé, mais aussi tout au long du processus: à mesure qu'elles font des paiements, elles peuvent réinvestir des revenus autonomes dans leurs communautés.
Des dirigeants autochtones m'ont souvent demandé comment ils pouvaient investir dans de grands projets lorsque les besoins de leurs communautés sont si grands. Comment peuvent-ils faire des paiements sur des prêts de plusieurs millions de dollars? C'est la beauté du Programme de garantie de prêts pour les Autochtones. Dans sa forme actuelle, il collabore avec les intervenants et les communautés autochtones afin d'équilibrer les paiements des prêts de façon à maximiser les avantages pour eux.
Lorsque les communautés disposent des bons outils, le leadership autochtone favorise la prospérité et l'appropriation à long terme. Dans le budget qu'il a présenté, le gouvernement investit dans le logement, l'eau potable, les soins de santé, la connectivité et les infrastructures afin que les collectivités puissent s'épanouir et prospérer. Le budget parle du Nord et de la collaboration avec les partenaires autochtones pour bâtir ensemble un avenir meilleur.
J'invite les dirigeants autochtones à travailler ensemble, à rêver grand, à établir des partenariats et à devenir des partenaires dans de grands projets d'énergie propre comme le projet Wind West Atlantic Energy, le projet hydroélectrique Iqaluit ou la mine Sisson de Northcliff Resources. Le moment est venu de bâtir le Canada. Bâtissons la prospérité dans toutes nos collectivités.
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Monsieur le Président, c'est un privilège de participer au débat dans cette enceinte au nom des citoyens de la circonscription d'Okanagan Lake Ouest—Kelowna-Sud. Le présent débat mérite une attention particulière, pour les raisons que je vais exposer.
Après une décennie de budgets libéraux sous la direction de Justin Trudeau, ce budget-ci est le premier présenté par ce que le et son Cabinet se plaisent à appeler « le nouveau gouvernement libéral ». On ne peut pas vraiment leur en vouloir. Nous savons tous que l'ancien gouvernement libéral a fréquemment dépassé ses prévisions budgétaires et a ignoré sa promesse ferme de rétablir l'équilibre budgétaire en 2019. Le dernier gouvernement Trudeau a été un véritable désastre sur le plan financier; il n'est donc pas surprenant que le nouveau gouvernement libéral cherche à se dissocier de l'ancien.
Pendant la campagne électorale, le actuel a été très clair dans ses déclarations. Il s'est engagé à réduire les dépenses. À maintes reprises, lors de ses rassemblements à travers le Canada, il a assuré aux Canadiens qu'il dépenserait moins. Il n'y a pas si longtemps, dans son discours du Trône, il a vivement critiqué l'ancien gouvernement libéral pour avoir considérablement augmenté les dépenses et creusé les déficits. Il a condamné l'augmentation annuelle des dépenses de 9 % et a promis de ramener la croissance des dépenses à moins de 2 %. Il s'agissait d'une promesse claire et sans équivoque de la part des libéraux.
[Français]
Alors, qu'avons-nous constaté dans ce budget libéral?
Le qui préconisait la réduction des dépenses a dévoilé un déficit projeté de 78 milliards de dollars. Pour mettre les choses en perspective, c'est presque le double du déficit de 42 milliards de dollars prévu par le précédent gouvernement Trudeau. Je le répète: le premier ministre qui reprochait à son prédécesseur d'avoir trop dépensé, qui a promis aux Canadiens de dépenser moins, promet en réalité de dépenser deux fois plus. Franchement, qui fait ça? Qui critique son prédécesseur pour ses dépenses excessives, se fait élire sur la promesse de dépenser moins et ensuite dépense deux fois plus?
Le déficit proposé de 78 milliards de dollars par le premier ministre actuel est le plus important dans l'histoire du Canada en dehors d'une pandémie ou d'une crise mondiale. C'est un chiffre astronomique, peu importe le point de vue.
[Traduction]
Ce n'est pas tout. Comme nous le savons, les budgets présentent également les plans de dépenses futures, et là, la situation devient encore plus alarmante. Au cours des quatre prochains exercices, le qui promettait de dépenser moins propose des déficits totalisant environ 265 milliards de dollars. Comparons ce chiffre au dernier budget du premier ministre Trudeau, qui prévoyait des déficits de 131 milliards de dollars pour la même période. Donc, le libéral, qui prônait la discipline budgétaire, propose de dépenser deux fois plus que son prédécesseur, alors que sa campagne était axée sur une prétendue responsabilité fiscale.
À mon sens, cela s'inscrit dans une tendance préoccupante. Il convient de noter ce qui s'est produit systématiquement depuis 2015, chaque fois que l'ancien gouvernement libéral a fixé des objectifs de dépenses dans un budget: il a manqué à ses engagements. Par exemple, en 2015, le premier ministre Trudeau a promis des déficits modestes pour financer les infrastructures et investir dans les Canadiens, suivis d'un retour à l'équilibre budgétaire immuable d'ici 2019. Nous connaissons tous le résultat: cette promesse n'a jamais été tenue. L'ancien gouvernement Trudeau a créé un désordre budgétaire caractérisé par des dépenses incontrôlées.
Il est facile de comprendre pourquoi le actuel a critiqué ce bilan pendant la campagne électorale et a promis d'y remédier. Les Canadiens s'attendaient à un changement de cap, mais le budget du nouveau gouvernement libéral suit exactement la même trajectoire que l'ancien, à une échelle bien plus grande. Ce n'est pas ce que le ni aucun député libéral n'avaient promis aux Canadiens il y a quelques mois à peine.
Dans ma circonscription, des concitoyens m'ont confié avoir voté pour le actuel parce qu'ils croyaient en lui. Ils croyaient en ses promesses. Après tout, les banquiers sont présumés dignes de confiance; ils ne sont pas censés faire des promesses qu'ils n'ont pas l'intention d'honorer. C'est là, à mon sens, que réside le problème fondamental. Le nouveau premier ministre n'entreprend même pas de réduire les dépenses. À cet égard, il agit exactement comme l'ancien premier ministre. Cela évoque une analogie avec le film Glengarry Glen Ross, avec Alec Baldwin, où, au lieu de l'adage « toujours conclure », la devise serait « toujours dépenser ».
Pour toutes ces raisons, je voterai bien entendu contre le budget. Franchement, tous les députés de la majorité devraient faire de même, car ils ont été élus sur la promesse de réduire les dépenses, tout comme la promesse de jouer du coude, bien que ce dernier point soit un sujet pour une autre occasion.
En conclusion, je tiens à remercier tous les députés d'avoir pris le temps d'écouter mes observations. Je leur en suis très reconnaissant.
Je m'attendais à un budget différent. Lorsque le a évoqué la nécessité de réduire les dépenses, il a très bien expliqué pourquoi il avait insisté sur cet engagement durant sa campagne. De nombreux Canadiens pensaient qu'il serait le premier ministre libéral qui tiendrait effectivement ses promesses, mais nous en sommes là. Une fois de plus, les cibles budgétaires sont laissées pour compte.
Le aime dire qu'il vaut mieux se concentrer sur les éléments qu'on peut contrôler, mais il ne suit pas ses propres conseils. Il pourrait contrôler ses dépenses. Il pourrait abroger le régime réglementaire mis en place par les libéraux précédents plutôt que de rédiger le projet de loi pour contourner de manière sélective ce fouillis réglementaire, ce qu'il n'a pas fait. Il pourrait abroger l'obligation de zéro émission nette pour les véhicules électriques, qui, selon les constructeurs automobiles, nuira à leurs ventes et à leurs intérêts au Canada, mais il n'a pas non plus agi en ce sens. Il pourrait abroger la taxe sur le carbone pour les industries, qui rend l'acier canadien plus cher et moins compétitif par rapport à l'acier de nos compétiteurs. Cependant, il a refusé de le faire. Il pourrait décider de ne pas financer les navires de BC Ferries construits en Chine et laisser la Chine financer sa propre construction navale, plutôt que le Canada.
Toutes ces mesures auraient un coût minime, mais le refuse de les prendre, bien qu'il ait déclaré préférer se concentrer sur les choses qu'il peut contrôler. Au lieu de cela, il choisit de dépenser de l'argent, et pas qu'un peu. Il n'a pas cessé de dépenser de manière effrénée.
Pour ces raisons, j'estime qu'il faut rejeter le budget et la Loi d'exécution du budget, comme l'a plaidé le pendant la campagne électorale. Nous devons réduire nos dépenses.
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Monsieur le Président, j'aimerais pouvoir dire que c'est un plaisir pour moi de prendre la parole au sujet du projet de loi , mais c'est tout le contraire. Je revis plutôt un cauchemar.
Je vais d'abord relever quelques points qui ont été négligés dans le débat sur le budget et sur la loi d'exécution du budget.
Dans un premier temps, je souhaite d'abord attirer l'attention de mes collègues sur quelque chose que personne n'a mentionné, si je ne me trompe pas, dans l'espoir que nous y fassions quelque chose. Il s'agit de la décision du de repousser dorénavant le budget à l'automne. Alors que nous venons tout juste de tenir un vote sur le budget, un vote qui s'est d'ailleurs avéré très serré et qui s'est déroulé sous la menace d'élections à Noël si le budget n'était pas adopté, je rappelle à tous mes collègues que si le budget est toujours présenté à l'automne, nous subirons toujours cette menace. Si nous étudions le budget comme il se doit et que, peut-être, nous le rejetons, il y aura des élections à Noël. Il faut revenir sur cette décision. Il est hors de question de simplement nous résigner à ce que le budget soit désormais présenté systématiquement à l'automne, avec la nouvelle menace que cela implique.
Ensuite, par principe, je m'oppose encore et toujours à ce qu'un projet de loi omnibus d'exécution du budget modifie des choses qui étaient à peine mentionnées dans le budget lui-même. C'est une position de principe que j'adopte depuis de nombreuses années. Pour gagner du temps, je renvoie la Chambre aux interventions que j'ai faites au cours de la 41e législature, concernant un rappel au Règlement en date du 4 juin 2012. C'est dans le volume 146 du hansard. J'ai alors souligné les nombreuses façons dont les projets de loi omnibus d'exécution du budget sont offensants pour la démocratie et le fait que le Parlement devrait, par principe, pouvoir étudier en bonne et due forme tous les éléments que renferme une mesure législative sans qu'ils aient été regroupés. En particulier, lorsqu'on affirme que tout relève du budget, il faut au moins s'assurer que les changements prévus y sont bel et bien mentionnés. Il y a un certain nombre d'endroits où ce n'est pas le cas.
À la lumière du contexte historique que je viens d'évoquer, les projets de loi omnibus d'exécution du budget sont devenus monnaie courante dans les années Harper. Justin Trudeau avait promis de ne pas y recourir, mais il l'a fait quand même. Cela dit, ils n'ont jamais été aussi volumineux que celui‑ci. Pour les Canadiens qui l'ignorent, le projet de loi d'exécution du budget compte plus de 600 pages. J'ai mis du temps à le lire en entier, mais j'y suis parvenue, ce qui signifie qu'il m'a fallu un bon moment pour découvrir des articles que je trouve particulièrement choquants.
Je rappelle que je ne parle pas du budget lui-même, mais bien du projet de loi , que la Chambre n'étudie que depuis peu de temps.
En tout respect pour la présidence actuelle, je pense que le plus grand Président de l'histoire du Parlement a été Lucien Lamoureux. En 1971, il a dit que les projets de loi d'exécution du budget ou, au fond, les projets de loi omnibus, quels qu'ils soient, entraînent la démocratie sur une pente glissante. Il faisait référence à toutes les formes de projets de loi omnibus. Le Président Lamoureux a souligné que « [...] nous pourrions en arriver à n'être saisis que d'un seul bill », un projet de loi déposé au début d'une nouvelle législature. Le gouvernement dirait que le projet de loi vise à améliorer les conditions de vie des Canadiens, et celui-ci renfermerait toutes les mesures législatives de la session, de manière à ce qu'elles soient toutes adoptées d'un seul coup. Le Président a alors ajouté: « Ce serait un bill omnibus avec un « B » et un « O » majuscules », tout en précisant que le Parlement n'en était pas encore là.
Je crains toutefois que nous soyons sur le point d'y arriver. Récemment, quelqu'un au sein du gouvernement m'a informée que même si le projet de loi est un projet de loi omnibus d'exécution du budget qui vise à mettre en œuvre le budget de 2025, il ne s'agit en fait que d'une première partie. Autrement dit, nous pourrions bientôt assister à la présentation d'un autre projet de loi de 600 pages.
Une question s'impose concernant diverses mesures budgétaires qui figurent dans la loi d'exécution du budget. J'aimerais que nous ayons le temps d'étudier le projet de loi comme il se doit, mais ce ne sera pas le cas. La question est la suivante: pourquoi les libéraux choisissent-ils de faire des nombreuses structures bureaucratiques qu'ils mettent en place, comme le Bureau des grands projets et Maisons Canada, des organismes de service spécial? Il y en a plusieurs, et elles n'auront jamais la transparence qu'elles auraient s'il en avait fait des agences en bonne et due forme qui auraient chacune fait l'objet d'une étude approfondie.
Autre chose qui me préoccupe particulièrement: la notion de « Canada d'abord » aurait dû faire partie intégrante du budget. Je suis tout à fait d'accord avec l'idée de supprimer la taxe de luxe sur certains produits, sauf qu'on aurait dû la supprimer seulement sur les produits fabriqués au Canada.
Il n'y a rien de mal à imposer une taxe de luxe sur les avions, les voitures ou les bateaux que les Canadiens achètent à l'étranger, mais cette taxe nuisait aux fabricants d'ici, en particulier dans ma circonscription. Les bateaux de plaisance ne sont pas vraiment considérés comme des produits de luxe pour quelqu'un qui vit sur la côte. Quoi qu'il en soit, cette taxe serait supprimée, et je m'en réjouis. Cependant, pourquoi ne pas miser sur le Canada d'abord en n'appliquant cette taxe qu'aux produits de luxe fabriqués à l'étranger?
Enfin, un certain nombre d'éléments me dérangent profondément. Comme les députés le savent, j'ai voté en faveur du budget, mais la loi d'exécution connexe contient des éléments qui n'ont jamais été mentionnés dans le budget lui-même. Je sais que je ne dois pas utiliser d'accessoire pendant les débats, mais puisque je parle du document en tant que tel, je pense que je peux dire « dans ce livre ».
J'ai lu le budget, mais nous n'avions pas reçu la version intégrale. Nous avons plus tard reçu une clé USB, et elle contenait l'annexe 5, qui renferme les modifications législatives qui allaient être apportées. L'annexe 5 n'est pas dans la version imprimée du document, mais elle prévoit des modifications à la Loi canadienne sur la protection de l'environnement. C'est la première fois que le gouvernement propose d'éliminer la date de fin automatique de cinq ans pour les accords d'équivalence et les ententes administratives.
Cela préoccupe la communauté environnementale. Pourquoi modifie-t-on la Loi canadienne sur la protection de l'environnement et les accords qui visent à protéger les Canadiens contre des substances toxiques? Comme il s'agit d'un projet de loi omnibus d'exécution du budget et qu'il progresse rapidement, il est très peu probable que nous ayons l'occasion d'étudier ou de débattre comme il se doit cette mesure ou même de renvoyer ces dispositions au Comité permanent de l'environnement et du développement durable de la Chambre des communes.
Pourtant, il y a pire. Lorsque j'ai examiné le projet de loi d'exécution du budget, ce n'est qu'à la page 536 que j'ai découvert que les libéraux ne se contenteraient pas de modifier la Loi canadienne sur la protection de l'environnement, comme il est mentionné à l'annexe 5 du budget, mais pas dans la version imprimée du document. Quand on arrive aux articles 548 et 549 de la section 32, qui se trouvent aux pages 536 et 537, on constate qu'ils modifieraient aussi la Loi sur les ouvrages destinés à l'amélioration des cours d'eau internationaux, la Loi sur les espèces sauvages du Canada, la Loi de 1994 sur la convention concernant les oiseaux migrateurs et la Loi sur la protection de l'environnement en Antarctique. Bien sûr, nous savions qu'ils modifieraient les mesures législatives sur la tarification des gaz à effet de serre et qu'ils supprimeraient d'autres dispositions relatives au climat, mais c'était prévu. À la section 42, encore une fois, on trouve des modifications à la Loi canadienne sur la protection de l'environnement qui n'ont pas été incluses dans les annonces ni dans le budget lui-même.
J'examine la loi d'exécution du budget comme une mesure législative distincte du budget lui-même, puisque c'est le cas. Je veux voter en faveur de certaines dispositions du projet de loi d'exécution du budget. J'aime le programme de repas dans les écoles. Je me réjouis que de bons programmes, en particulier pour le filet de sécurité sociale, soient maintenus. Cependant, je me demande pourquoi nous ne pourrions pas étudier correctement la création de nouvelles agences. Ce n'est qu'à la page 448 du projet de loi d'exécution du budget que j'ai découvert que nous allions créer une autre entité, ou structure bureaucratique, comme diraient les conservateurs. Une corporation de développement des investissements du Canada serait créée, mais sans être étudiée.
Les projets de loi omnibus d'exécution du budget sont une abomination, et les projets de loi de 400 pages sont une insulte à la démocratie et au Parlement. Ils ne peuvent jamais être étudiés adéquatement. On ne peut qu'en forcer l'adoption en ralliant les troupes au cri de: « Si nous n'adoptons pas le projet de loi, nous aurons des élections à Noël. » Que Dieu bénisse tout le monde.
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Monsieur le Président, les budgets fédéraux ne se résument pas à des chiffres couchés sur du papier, du moins, ils ne devraient pas. Ils doivent porter sur le coût de l'épicerie pour les familles qui tirent le diable par la queue et sur le prix de l'essence pour les travailleurs qui dépendent de leur véhicule pour gagner leur vie. Ils doivent s'intéresser aux jeunes Canadiens pour savoir s'ils ont les moyens d'acheter une maison. Comme je l'ai déjà dit, ils devraient au moins se concentrer là-dessus. Malheureusement, les libéraux ne sont pas du tout à la hauteur.
Pendant la campagne électorale, les libéraux se sont engagés à contrôler leurs dépenses et leurs déficits, mais, que propose le budget à la place? Il y aura un déficit de 78 milliards de dollars cette année seulement, et on prévoit 321 milliards de dollars de dette supplémentaire sur cinq ans, soit plus du double de ce qui avait été promis. D'ailleurs, ce qui avait été promis était déjà beaucoup trop. Ce bilan est pire que celui de Justin Trudeau, qui a été le pire premier ministre de l'histoire du Canada jusqu'à maintenant. Il ne s'agit pas seulement d'une promesse rompue, mais aussi d'une trahison cynique et égoïste de la confiance des Canadiens.
Chaque dollar emprunté aujourd'hui est un dollar que nos enfants et petits-enfants devront rembourser avec intérêts. N'oublions pas que le montant des intérêts que nous payons dépasse déjà celui des transferts en santé. Ce n'est pas de la compassion, c'est de l'imprudence financière. C'est comme ça partout dans le budget.
Le budget enferme les Canadiens dans un cycle d'endettement qui perdurera pendant des décennies. Grâce au gouvernement, les Canadiens paient déjà plus de 50 milliards de dollars par an en intérêts, une somme qui pourrait servir à financer des projets dont ils ont besoin ou, mieux encore, rester dans les poches des contribuables, qui sont ceux qui ont gagné cet argent en premier lieu.
Examinons le coût de renonciation, c'est-à-dire l'argent que nous perdons en continuant d'augmenter la dette nationale. Imaginons ce que nous pourrions faire avec ces 50 milliards de dollars d'intérêts annuels. Nous pourrions construire des dizaines d'hôpitaux. Nous pourrions bâtir environ 1 000 écoles. Nous pourrions paver environ 4 100 kilomètres de nouvelles routes. Nous pourrions couvrir près de la moitié de la cible de 5 % en dépenses consacrées à la défense que le Canada s'est engagé à atteindre pour l'OTAN et enfin équiper adéquatement les hommes et les femmes des Forces armées canadiennes. Mieux encore, une famille canadienne moyenne pourrait économiser près de 5 000 $ par an en impôts.
À la place, cet argent disparaît, englouti par le service de la dette. Les libéraux persistent à faire le choix d'alourdir la dette et donc d'en accroître le coût. Résultat: ils remplissent les poches des créanciers obligataires et des banquiers, leurs amis libéraux. C'est ce qu'ils appellent investir dans l'avenir. Pourtant, pour chaque milliard de dollars supplémentaire emprunté aujourd'hui, le gouvernement condamne les Canadiens qui n'ont pas encore vu le jour à des dizaines d'années de remboursements pour des dépenses irrécupérables au lieu de leur laisser les moyens et les ressources nécessaires pour investir dans leur propre avenir et dans leurs propres priorités.
Pour moi, la stratégie des libéraux sur la dette et les déficits est évidente: refiler la facture de leurs priorités d'aujourd'hui aux enfants du Canada de demain. Accroître le rôle de l'État, faire grossir la machine bureaucratique et multiplier les tracasseries administratives: pour les libéraux, voilà la solution à tous les problèmes. Leur solution consiste à créer des organismes additionnels, des programmes additionnels et des structures administratives additionnelles qui freinent le progrès et étouffent l'innovation.
Réfléchissons à certaines des choses qu'ils ont faites récemment. Notre pays a du mal à réaliser de grands projets. Plutôt que d'éliminer les nombreux obstacles — qu'ils ont eux-mêmes créées, il faut le dire —, les libéraux se sont contentés de créer une toute nouvelle bureaucratie pour décider si la bureaucratie qui existe déjà pourrait être contournée. Pourquoi ne pas simplement éliminer certains des obstacles et faire en sorte que les projets se concrétisent? Ce serait beaucoup plus logique.
C'est la même chose avec la construction de logements. De nos jours, ce qui coûte le plus cher dans la construction d'une maison neuve, c'est le fait de devoir se conformer aux exigences du gouvernement, que ce soit en matière de fiscalité, de paperasserie ou de bureaucratie. Tous ceux qui travaillent dans le secteur de la construction domiciliaire et tous ceux qui essaient d'acheter une maison le savent. Plutôt que de s'attaquer au problème, les libéraux se contentent de créer une tout autre bureaucratie pour construire des logements. Ce n'est pas en alourdissant la bureaucratie qu'on les construira, ces logements. Cela ne fait qu'aggraver le problème.
C'est la même chose lorsqu'il est question d'équiper les Forces armées canadiennes. C'est formidable d'apprendre qu'il y aura de nouveaux investissements, mais les libéraux vont dépenser tout cet argent pour créer une nouvelle bureaucratie et payer des consultants. Je crains qu'au bout du compte, il ne reste plus rien pour acheter le matériel et les ressources dont les militaires ont besoin.
Le défi que nous avons à relever n'est pas un manque de bureaucratie. Les Canadiens n'ont pas besoin d'encore plus de tours de bureaux remplies de bureaucrates. Ils ont besoin de logements abordables, d'emplois sur lesquels ils peuvent compter et d'un gouvernement qui s'enlève du chemin pour que les projets puissent être réalisés. Au lieu de cela, ils se retrouvent avec les mêmes politiques libérales inefficaces présentées dans un nouvel emballage.
Pourquoi est-ce important? C'est important parce que chaque dollar emprunté aujourd'hui alimente l'inflation de demain. Le résultat: des impôts plus élevés, des chèques de paie réduits et moins de possibilités pour les Canadiens.