La Chambre reprend l'étude de la motion portant que le projet de loi , soit lu pour la deuxième fois et renvoyé à un comité, ainsi que de l'amendement.
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Monsieur le Président, c'est toujours un honneur pour moi que de prendre la parole au nom des incroyables résidents du comté d'Oxford.
Une promesse a été faite dans ce pays: si on travaillait fort et qu'on respectait les règles, on pourrait accomplir tout ce qu'on souhaitait. Les gens ont fait des sacrifices, mais ils savaient qu'un jour, ils en récolteraient le fruit. Ils savaient que, s'ils travaillaient fort et faisaient le sacrifice de passer du temps loin de leur famille, ils pourraient prendre leur retraite en paix, bâtir une belle vie et léguer quelque chose à la prochaine génération. Chaque génération serait en meilleure situation que la précédente.
Cependant, les 10 dernières années passées sous le gouvernement libéral se sont caractérisées par un carnage budgétaire et l'irresponsabilité financière. Le dernier premier ministre libéral a littéralement doublé la dette nationale. Le nouveau type est arrivé en scène pendant la dernière élection, il y a à peine huit mois, et il a promis aux Canadiens qu'il ne serait pas comme son prédécesseur. Il a promis aux Canadiens qu'il avait un plan. Il possède une expérience des milieux bancaires, mais on examine ses résultats bancaires en ce moment, et on constate qu'il trafique les livres.
Avec le budget qu'il a présenté, le gouvernement libéral va dépenser une quantité record de l'argent gagné par les contribuables à la sueur de leur front. Les libéraux ont utilisé des slogans et ont déclaré qu'ils dépenseraient moins et qu'ils investiraient davantage, mais ils dépensent en fait des sommes records, et les Canadiens en obtiennent tellement moins par rapport aux fonds dépensés. Les libéraux ont affirmé que le budget serait de portée historique, mais c'est plutôt une dette de portée historique que les Canadiens auront de la difficulté à payer.
Le budget des libéraux impose à chaque famille canadienne un coût supplémentaire de 5 400 $, qu'elle ne peut pas se permettre. Le directeur parlementaire du budget, qui est un agent indépendant que les libéraux essaient maintenant de congédier, sonne lui aussi l'alarme en déclarant qu'il n'y a aucune cible budgétaire. Les chiffres figurant dans la feuille de calcul des libéraux ne sont que le fruit d'une comptabilité de banquier qui cache les véritables chiffres dans le déficit.
Les gens du comté d'Oxford ont les reins solides, mais même eux commencent à craquer. Il y a là-bas de nombreux organismes de bienfaisance extraordinaires qui font de l'excellent travail. La semaine dernière, justement, l'un des plus importants organismes caritatifs de Woodstock, Operation Sharing, a publié sur Facebook une photo qui montre les étagères vides de sa banque alimentaire. Les étagères sont vides parce que la demande a explosé, non seulement parmi les sans-abri, mais aussi parmi les Canadiens que l'on qualifie désormais de travailleurs pauvres, c'est-à-dire ceux qui travaillent extrêmement fort — certains font même des quarts de travail doubles —, mais qui, à cause de l'irresponsabilité financière des libéraux, ont du mal à se rendre à la fin du mois.
J'aimerais faire part à la Chambre de ce que vivent certains habitants de ma circonscription. Les libéraux diront sans doute que ce ne sont que des histoires inventées, sauf que non. Leurs actions ont des conséquences tangibles dans la vie des Canadiens. Nicole est une vaillante mère de famille qui occupe 2 emplois, à raison de 70 heures par semaine, et qui voit à peine son enfant autiste. Elle touche 1 500 $ toutes les 2 semaines. Son loyer lui coûte 2 500 $. Bien qu'elle appartienne à ce qu'on appelle la classe moyenne, elle est en train de perdre son logement. Elle m'a dit qu'elle fait maintenant partie des travailleurs pauvres.
Il y a Shane, un camionneur qui sillonne les routes depuis 28 ans. Les droits de douane conjugués aux guerres commerciales, à la taxe sur le carbone pour les industries et à la crise du coût de la vie l'ont obligé à vendre ses biens personnels non pas pour s'offrir du luxe, mais simplement pour subsister. Les camionneurs font d'énormes sacrifices. Ils passent des jours d'affilée sur la route, loin de leur famille, à transporter des marchandises pour maintenir la chaîne d'approvisionnement. Ils font des sacrifices, mais leur situation s'améliore à peine.
Denise, une travailleuse de l'automobile dans ma circonscription, vient d'être mise à pied de façon permanente juste avant Noël. Pour elle, la fermeture de l'usine est comme un coup de poing dans le ventre.
Il y a une semaine et demie, de nombreux députés ont assisté aux cérémonies du jour du Souvenir qui avaient lieu dans nos circonscriptions. J'ai pris part à un dîner organisé par la Légion après une cérémonie, et Connie, une ancienne combattante, m'a demandé si je pouvais la déposer chez elle, alors nous sommes repartis ensemble. Pendant le trajet, elle m'a fait part de son histoire, qui est celle de nombreuses autres personnes âgées: elle a du mal à payer son loyer et, pour la première fois, ce mois-ci, elle ne sait pas comment elle va y arriver. Nos anciens combattants en arrachent eux aussi.
Les industries et la collectivité du comté d'Oxford voient des camionneurs et des fournisseurs qui perdent leur emploi à cause des fermetures d'usine et des conséquences que les droits de douane ont sur Toyota, Vuteq et d'autres. Ils sont maintenant tous en difficulté. Ces histoires ne sont pas que des statistiques; ce sont de vraies personnes.
Quand il y a 2,5 millions de visites dans les banques alimentaires en un seul mois, ce n'est pas l'image d'un pays fort et dynamique. Ça ne montre pas que le plan des libéraux fonctionne. Ils parlent souvent du programme alimentaire pour les enfants. Dans une démocratie saine, dans un pays sain, les parents, les familles et les travailleurs peuvent nourrir eux-mêmes leurs enfants et économiser sans avoir à dépendre des gouvernements. Pour les libéraux, il s'agit de tout contrôler et de priver les citoyens de tout pouvoir.
Ce budget n'a absolument rien fait pour réduire l'angoisse et le stress qu'éprouvent les Canadiens de ma circonscription et de partout ailleurs au pays. Ils espéraient trouver quelque chose dans le budget. Les aînés voulaient quelque chose, et les jeunes voulaient savoir qu'un jour, leurs sacrifices porteraient fruit, mais ce budget n'offre absolument rien qui puisse les aider à s'en sortir jour après jour.
Ce budget a été produit par le type qui a dit qu'il était l'homme avec un plan. Il a fait de belles promesses pendant la campagne, et maintenant, les Canadiens regrettent leur choix. Ils savent que ce n'étaient là que des paroles creuses qui visaient à gagner leur confiance.
Il pourrait en être autrement. Les conservateurs ont voté contre ce budget parce qu'ils n'y voyaient aucune mesure concrète qui offrirait un répit aux Canadiens. Il existe une meilleure solution, qui consiste à exploiter les avantages du Canada et à développer notre secteur des ressources naturelles. Nous pourrions devenir l'un des pays les plus riches au monde si nous exportions nos ressources énergétiques. Nous pourrions réduire les taxes et les impôts pour les Canadiens qui travaillent dur et les entreprises, qui pourraient alors innover, prendre des risques et contribuer à créer des emplois au pays. Nous pourrions réduire les tracasseries administratives.
Sous la gouverne des libéraux, les tracasseries administratives ont explosé, étouffant toute croissance au pays. Il y a un exode de l'investissement vers le sud et un nombre record de gens déménagent à l'étranger parce que la promesse canadienne dont j'ai parlé plus tôt n'existe plus.
Il existe une meilleure solution: un plan conservateur qui consiste à libérer le potentiel des ressources naturelles du Canada, à réduire les taxes et les impôts et à défendre l'intérêt des familles. Chaque famille pourrait subvenir à ses propres besoins et les sacrifices des gens auraient vraiment un sens. Les gens qui doivent passer du temps loin de leurs enfants sauraient qu'ils peuvent payer les activités sportives de leurs enfants ou les inscrire dans une ligue de soccer pendant l'été. Dans un tel pays, les origines des gens, la langue qu'ils parlent ou l'industrie dans laquelle ils travaillent n'auraient aucune importance. Le pays serait uni et prospère.
Je sais que les Canadiens sont parmi les personnes les plus travaillantes au monde, notamment les travailleurs de l'automobile, les agriculteurs, les machinistes, les serveurs et les travailleurs du secteur de l'hébergement et de la restauration. Quand les Canadiens se mettent au travail, tout est possible. Les libéraux n'ont qu'à s'écarter du chemin.
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Monsieur le Président, c'est un honneur d'intervenir aujourd'hui pour appuyer le budget de 2025. Nous bâtissons un Canada fort. Il s'agit d'un plan qui assurera la protection des collectivités, donnera accès aux Canadiens à des carrières prometteuses et rendra la vie plus abordable. Nous créons une économie assurée par les Canadiens pour les Canadiens.
[Français]
Notre gouvernement réduit les dépenses, construit plus et respecte ses engagements, parce que c'est ainsi que nous investissons dans l'avenir du Canada. Notre gouvernement se concentre sur le renforcement de la résilience économique du Canada. Aujourd'hui, je souhaite toutefois parler d'un autre type de résilience: celle qui permet à nos collectivités de demeurer en sécurité et d'être prêtes à relever les défis d'un monde en mutation.
[Traduction]
Comme nous le savons tous, la nature des urgences évolue. Les phénomènes météorologiques extrêmes gagnent en fréquence et en gravité. Le gouvernement reconnaît que le travail ne s'arrête pas une fois que les flammes sont éteintes ou que les eaux se sont retirées. La gestion des urgences se poursuit longtemps après la catastrophe. Elle commence également bien avant qu'une catastrophe ne se produise, grâce à une planification judicieuse et à des investissements judicieux.
La gestion des urgences et la résilience des collectivités font partie des priorités du gouvernement. C'est pourquoi le budget de 2025 contient plusieurs propositions qui amélioreront davantage la préparation et l'intervention en cas d'urgence au pays.
[Français]
Le Système national d'alertes au public sauve des vies. Il alerte la population en cas de catastrophes naturelles, ce qui permet de gagner un temps précieux et joue un rôle déterminant. Il signale aussi les enlèvements d'enfants au moyen des alertes Amber et aide à mettre les enfants à l'abri du danger.
[Traduction]
Le budget propose un investissement de plus de 55,4 millions de dollars sur 4 ans, puis 13,4 millions de dollars par année de façon continue, pour renouveler le Système national d'alertes au public. Ainsi, cet outil essentiel pourra continuer de contribuer à la sécurité des Canadiens.
La Commission des pertes massives, qui s'est penchée sur la fusillade de masse survenue en Nouvelle-Écosse en 2020, a notamment recommandé une mise à jour du système d'alerte. Elle a recommandé des changements transformateurs visant à mieux prévenir et à mieux gérer, à l'avenir, les incidents critiques et les événements qui font un grand nombre de victimes, dans le but de rendre les collectivités canadiennes plus sûres. Le renouvellement du Système national d'alertes au public permettra aux Canadiens de continuer à recevoir les alertes Amber et les messages destinés à les aviser de catastrophes naturelles imminentes, de phénomènes météorologiques extrêmes et de menaces à la sécurité, pour qu'ils puissent faire le nécessaire pour se protéger et protéger leur collectivité.
[Français]
L'année tire à sa fin. La saison des feux de forêt de 2025 est la deuxième en gravité de l'histoire du pays. Une chose est désormais évidente: les conséquences des feux de forêt s'amplifient et nous devons y être mieux préparés. Notre gouvernement a répondu à 17 demandes d'aide tout au long de cette saison des feux de forêt. Ce chiffre est important.
Même si la période active des feux de forêt est terminée, certaines régions continuent de lutter contre les feux de forêt.
[Traduction]
Voici quelques chiffres. Plus de 6 000 feux de forêt ont été recensés dans presque toutes les provinces et tous les territoires, touchant des collectivités partout au pays et brûlant plus de 8,3 millions d'hectares. Depuis avril, l'augmentation des risques et des conséquences a contraint plus de 85 000 personnes à être évacuées, dont plus de 45 000 personnes issues de 73 communautés des Premières Nations.
Ces chiffres représentent l'expérience vécue par des milliers de personnes, notamment des familles contraintes de quitter leur domicile, des communautés qui se sont mobilisées et des intervenants qui ont travaillé sans relâche pour protéger les vies humaines et la propriété. Je tiens à exprimer ma profonde reconnaissance et ma gratitude aux premiers intervenants, aux bénévoles et aux dirigeants locaux qui travaillent sans relâche et qui font preuve d'un immense courage pour assurer la sécurité des Canadiens.
Même si ce sont les provinces et les territoires qui gèrent la lutte contre les feux de forêt sur le terrain, l'ampleur et la fréquence croissantes des incendies en ont fait un enjeu national qui mérite une réponse nationale. Afin de renforcer les capacités du Canada en matière de lutte contre les incendies par voie aérienne, le budget de 2025 prévoit 257,6 millions de dollars pour la location d'avions-citernes. Cela permettra au gouvernement fédéral de jouer un rôle encore plus important dans les interventions d'urgence et de tirer parti de nos autres réalisations à ce jour.
L'une de nos réalisations majeures a été la modernisation de nos mécanismes d'aide financière. Nous reconnaissons que les coûts de reconstruction après une catastrophe à grande échelle représentent un fardeau considérable pour les provinces et les territoires, et c'est pourquoi nous avons revu les ententes d'aide financière en cas de catastrophe.
[Français]
En avril, nous avons lancé un programme modernisé conçu non seulement pour accélérer et améliorer le financement, mais également pour encourager les efforts proactifs de réduction des risques à tous les ordres du gouvernement afin de mieux reconstruire.
[Traduction]
La collaboration a été la pierre angulaire de notre succès. Grâce au Programme de main-d'œuvre humanitaire, nous avons financé et renforcé les capacités d'organisations non gouvernementales comme la Croix-Rouge canadienne, ce qui permet à celles-ci de déployer rapidement des ressources lors des situations d'urgence à grande échelle. Cette capacité d'intervention civile réduit la pression sur les Forces armées canadiennes et permet des interventions communautaires mieux adaptées.
Je me réjouis particulièrement de la création, dans le budget de 2025, d'un service jeunesse pour le climat qui offrira une formation rémunérée aux jeunes Canadiens. Les membres de ce service jeunesse seront formés pour répondre rapidement aux urgences climatiques, pour appuyer le rétablissement et pour renforcer la résilience dans les collectivités partout au pays. Cette initiative contribuera à réduire le chômage chez les jeunes, à stimuler l'innovation et à renforcer les projets d'adaptation et d'atténuation.
Grâce aux investissements prévus dans le budget de 2025, nous serons en mesure de poursuivre ces efforts afin d'améliorer réellement la vie des Canadiens. Quand un feu de forêt fait rage dans une ville, le coût ne se limite pas aux camions d'incendie et aux avions-citernes. Il y a aussi le coût de la reconstruction de maisons et d'entreprises qui ont pris des générations à bâtir. Il y a aussi les conséquences psychologiques sur les familles qui perdent leurs précieux souvenirs et leur sentiment de sécurité. Il y a aussi les milliards de dollars de dommages assurés et non assurés, qui exercent une énorme pression sur l'économie et sur le filet de sécurité sociale du Canada.
[Français]
Chaque dollar que nous choisissons de ne pas consacrer aujourd'hui à l'atténuation des changements climatiques, à l'adaptation aux changements climatiques et à l'accroissement de la résilience des infrastructures entraînera demain des coûts exponentiels pour le rétablissement. Ce n'est pas une question d'idéologie politique, c'est une question de responsabilité financière et de sécurité publique.
[Traduction]
L'avenir repose sur des mesures ambitieuses et des investissements audacieux, oui, mais soyons clairs: il s'agit d'investir dans la sécurité de nos enfants, de manière à dynamiser l'économie et à pérenniser la prospérité de notre pays.
Je sais que bon nombre de mes collègues, tous partis confondus, ont discuté des répercussions des changements climatiques dans leur région. Ils ont même demandé au gouvernement de redoubler d'efforts et de jouer un rôle accru dans la gestion des urgences. Le budget de 2025 répond tout à fait à cet appel. C'est notre plan pour prendre les choses en vue de bâtir l'avenir que nous souhaitons pour nous-mêmes, en tant que peuple et en tant que pays. C'est notre plan pour bâtir un Canada fort.
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Monsieur le Président, c'est un honneur de prendre la parole à la Chambre au nom des bonnes gens de Medicine Hat—Cardston—Warner. Aujourd'hui, c'est pour parler du budget de 2025.
Cet automne, avant la présentation du budget, mon bureau a envoyé un sondage aux habitants de ma circonscription pour connaître directement leurs priorités et leurs attentes à l'égard du budget de 2025. Eh bien, 76 % des répondants — une écrasante majorité — ont indiqué que le coût de la vie était leur principale préoccupation, et près de 80 % des propriétaires d'entreprises ont déclaré que la hausse des coûts nuit à leurs activités. Parmi les répondants, 85 % se disent préoccupés par leur avenir financier, et 88 % ne croient pas que la situation économique du Canada s'améliorera dans un proche avenir.
Les conservateurs ont entendu les familles, les particuliers et les entrepreneurs de tout le pays exprimer les mêmes préoccupations. C'est pourquoi, avant la présentation du budget, nous avons présenté au un plan plein de bon sens qui énonçait nos attentes à l'égard du budget qui, nous l'espérions, rendrait le coût de la vie plus abordable. Lors de nos réunions prébudgétaires, les conservateurs ont exigé que les libéraux incluent dans leur budget des mesures pour s'attaquer à la crise du coût de la vie en abolissant les taxes cachées sur l'épicerie et l'essence, en réduisant les charges fiscales relatives au travail et à la construction de logements, et en mettant fin aux déficits irresponsables qui alimentent l'inflation.
Malheureusement, le budget du 4 novembre n'a pas répondu à ces attentes. Il n'apporte aucun répit digne de mention aux Canadiens qui ont du mal à joindre les deux bouts. Le budget de 2025 ajouterait près de 80 milliards de dollars à la dette nationale cette année seulement, soit le montant le plus élevé de l'histoire du Canada, si l'on exclut la période de la pandémie, tout en maintenant les taxes libérales sur les produits alimentaires, le travail, l'énergie et la construction de logements. Ce budget ajouterait 10 millions de dollars à la dette chaque heure, et les libéraux ont l'intention d'ajouter 321 milliards de dollars supplémentaires à la dette du Canada au cours des cinq prochaines années.
Ce que beaucoup de Canadiens ignorent peut-être, c'est que, en conséquence directe des dépenses démesurées des libéraux, la dette nationale s'élève désormais à 1,35 billion de dollars. Cela signifie que la part de chaque Canadien, bébé ou aîné, dans la dette fédérale du Canada s'élève à 33 000 $, et que plus la dette augmente, plus le fardeau des intérêts sur cette dette s'alourdit. Le budget de 2025 a révélé que 55,6 milliards de dollars seront nécessaires pour le service de la dette ou les frais d'intérêt pour le seul exercice financier en cours. Ce montant incroyable signifie en réalité que le gouvernement fédéral dépense plus pour les intérêts annuels de la dette que pour les transferts fédéraux aux provinces en santé ou que ce qu'il perçoit en recettes de la TPS.
Un tel niveau de dépenses est plus qu'imprudent; c'est dangereux, et cela compromet l'avenir de notre pays. Il n'y a pas que les conservateurs que ces dépenses imprudentes inquiètent. Des experts de partout au pays dénoncent ce déficit record des libéraux. Fitch Ratings, l'une des principales agences de notation du Canada, a prévenu que la hausse des dépenses budgétaires et du fardeau de la dette affaiblit le crédit du pays, compromettant la note AAA du Canada.
Ce qui est encore plus choquant, c'est que le directeur parlementaire du budget, le mandataire indépendant et non partisan du Parlement responsable de fournir aux parlementaires et aux Canadiens une analyse économique et financière, a publié un rapport qui conclut que la cible budgétaire traditionnelle du Canada, le ratio dette-PIB, « ne devrait plus être sur une trajectoire descendante ». Cette cible budgétaire de longue date est importante non seulement pour la viabilité financière, mais également pour préserver la note de crédit AAA du Canada.
Cet automne, pour éviter la reddition de comptes, les libéraux ont subtilement remplacé le ratio dette-PIB, cible budgétaire de longue date du Canada qu'ils s'avèrent incapable de maintenir sur une trajectoire descendante, par une nouvelle cible, le ratio déficit-PIB. En changeant un seul mot, ils ont complètement supprimé une cible budgétaire qui existait depuis plus de 30 ans, et ce, dans le cadre d'un processus certainement loin d'avoir été transparent.
Même si la cible a changé, le directeur parlementaire du budget a indiqué dans son rapport qu'« [i]l est [...] peu probable que l'ancrage budgétaire du gouvernement, qui consiste à réduire le déficit par rapport au PIB, puisse être respecté ». Il est regrettable, mais pas étonnant, que les libéraux aient recours à des manipulations comptables pour brouiller les pistes au lieu de chercher à juguler le déficit et à mettre fin à leurs dépenses irréfléchies.
En plus de modifier la cible budgétaire, les libéraux tentent de faire oublier leur déficit record en séparant les dépenses de fonctionnement et les dépenses en capital, même si le montant total de la dette du Canada reste le même. La cible budgétaire qui consiste à équilibrer le budget de fonctionnement d'ici 2028 donne ainsi l'illusion d'une stabilité financière tout en permettant au gouvernement d'effectuer des dépenses en capital déficitaires colossales.
Dans son rapport, le directeur parlementaire du budget a conclu que la définition que donnent les libéraux des investissements en capital est « trop large » et qu'elle va bien au-delà de la définition reconnue à l'échelle internationale qui a été adoptée dans d'autres pays. En utilisant une définition plus acceptée, le directeur parlementaire du budget a constaté que 94 milliards de dollars de dépenses avaient été classés à tort comme des investissements en capital. Il a déclaré: « [S]elon notre définition, le solde de fonctionnement du budget de 2025 resterait déficitaire [...] » Ce rapport, qui a été publié par le gardien impartial de la rigueur budgétaire, présente des perspectives financières claires pour les Canadiens. Aucune cible budgétaire n'est susceptible d'être atteinte, et ces dangereux déficits continueront de faire grimper le coût des produits essentiels et de rendre la vie encore plus inabordable.
À la lumière de cette analyse, les libéraux tentent maintenant de se débarrasser de ce directeur parlementaire du budget et cherchent un nouveau mandataire du Parlement qui fait preuve « de tact et de discrétion ». Les libéraux n'ont qu'eux-mêmes à blâmer pour les perspectives financières du Canada, leurs piètres perspectives financières. Pourtant, au lieu de réduire le déficit, ils tentent de faire taire ceux qui leur demandent des comptes. Bien que le gouvernement ait l'habitude d'éviter de rendre des comptes et de faire preuve de transparence, c'est néanmoins tout à fait inacceptable. Malgré ces tours de passe-passe comptables, les libéraux ne peuvent pas cacher le fait que chaque dollar qu'ils dépensent provient des poches des travailleurs canadiens, ce qui entraîne une hausse des prix, une baisse des chèques de paie et des factures plus élevées.
En plus d'augmenter massivement la dette du Canada, le budget de 2025 ne s'attaque pas à la crise du logement qui touche un si grand nombre de Canadiens. Depuis l'arrivée au pouvoir des libéraux, le prix des logements a augmenté 32 % plus rapidement que les revenus au pays. Par conséquent, le marché immobilier du Canada est devenu le plus inabordable du G7. Même si le a promis de construire 500 000 logements par année à une vitesse inégalée depuis des générations, sa société d'État a confirmé que le nombre de mises en chantier d'habitations a diminué de 17 % en octobre, ce qui est inférieur à la moitié de sa cible. Le président de la Building Industry and Land Development Association a attiré l'attention sur les affirmations trompeuses des libéraux dans le budget.
Il a déclaré:
Ce budget s'appuie sur une analyse rétrospective des données qui donne la fausse assurance que le secteur du logement est prospère et que l'abordabilité s'améliore au Canada. Ces statistiques ne sont plus valides. Les chiffres les plus récents montrent que les ventes de maisons neuves se sont volatilisées pour tous les types de logements dans toutes les grandes villes du Canada — et que 100 000 emplois sont en péril.
Il n'y a pas que les dirigeants de l'industrie qui sont préoccupés par le plan des libéraux en matière de logement. Le député libéral de , l'ancien ministre du Logement du , a déclaré que les mesures relatives au logement prévues dans le budget de 2025 sont malheureusement très « peu susceptibles de faire progresser le développement ». Pour reprendre ses propres termes, le budget de 2025 « est loin de remplir » les engagements libéraux en matière de logement et il « ne tient pas sa promesse de faire des investissements générationnels ». Si les libéraux veulent vraiment rétablir l'abordabilité du logement, ils devraient s'écarter du chemin et éliminer les formalités administratives et les taxes qui empêchent la construction.
La promesse canadienne a toujours été que chaque personne, peu importe d'où elle vient, peut travailler dur et se bâtir une vie avec un emploi stable et un logement abordable, et ainsi avoir un avenir prospère dans le pays le plus libre au monde. Malheureusement, après 10 ans de mauvaise gestion libérale, cette promesse est de plus en plus hors de portée. Lorsque les libéraux sont arrivés au pouvoir en 2015, le Canada se classait au neuvième rang de l'indice de qualité de vie par pays. Après 10 ans de dépenses inconsidérées et de mauvaise gestion de la part des libéraux, le Canada est tombé au 27e rang, ce qui représente la baisse la plus importante parmi les 30 pays qui se trouvent au sommet du classement.
Par conséquent, au nom des Canadiens qui n'ont plus les moyens de se nourrir, de se chauffer ou de se loger à cause de l'inflation libérale, les conservateurs n'appuient aucun élément de ce budget coûteux. Nous continuerons de proposer des amendements pour améliorer la qualité de vie des Canadiens en réduisant les taxes sur l'épicerie, le travail, l'énergie et la construction de logements. Nous nous battrons pour rétablir la promesse du Canada. J'espère que tous les partis à la Chambre travailleront avec nous pour offrir un avenir positif, prometteur et abordable.
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Monsieur le Président, je prends la parole aujourd'hui pour appuyer le projet de loi , la loi d'exécution du budget.
Ce projet de loi n'est pas qu'un ensemble de politiques et de modifications fiscales: c'est un plan directeur pour bâtir un Canada plus fort et plus résilient à un moment où nous sommes confrontés à des défis mondiaux et économiques de taille.
Depuis des décennies, notre prospérité s'appuie sur la stabilité des règles du commerce international et sur l'ouverture des marchés. En ce moment, toutefois, le système fondé sur des règles est perturbé, tout comme les relations commerciales de longue date, y compris celles que nous avons avec notre plus proche partenaire, les États-Unis. Les entreprises canadiennes se heurtent à de nouveaux obstacles. Les chaînes d'approvisionnement subissent des pressions. Les emplois et le gagne-pain des gens dépendent de notre capacité à nous adapter.
Par conséquent, le Canada doit bâtir une économie plus grande et plus novatrice chez lui, et il doit le faire plus vite que jamais auparavant. Nous devons diversifier nos marchés, mobiliser des investissements et libérer le plein potentiel des travailleurs et des entreprises du Canada.
Le projet de loi nous fait avancer résolument dans cette direction. Il permettrait de faire croître l'économie, de construire des logements abordables, de rendre la vie plus abordable et de protéger l'environnement tout en ouvrant la voie à une nouvelle génération de croissance économique propre.
Le budget de 2025 est sans l'ombre d'un doute un budget d'investissement. Nous faisons des investissements de portée historique dans les infrastructures, les technologies propres, le logement et les compétences dont les Canadiens ont besoin pour s'épanouir. Nous devons le faire tout en maintenant des normes environnementales très élevées.
Le projet de loi nous aide à atteindre l'objectif consistant à mobiliser des investissements de 1 billion de dollars sur cinq ans de la part des provinces, des municipalités, des partenaires autochtones et du secteur privé. Nous attirons des capitaux en créant de la certitude, en prévoyant des mesures incitatives et en accélérant la mise en place des infrastructures qui stimuleront l'économie pendant des décennies. Nous le faisons de manière responsable.
Le Canada aborde cette période avec la meilleure note de crédit au monde, les taux d'intérêt à long terme les plus bas du G7 et le ratio dette nette-PIB le plus faible de toutes les grandes économies. Des experts internationaux, notamment du Fonds monétaire international, ont déclaré que le Canada menait des investissements stratégiques favorables à la croissance et prévoient qu'il se classera au deuxième rang des pays du G7 par la vigueur de sa croissance économique en 2026.
Dans un monde en constante évolution, nous ne pouvons pas compter sur un seul marché. C'est pourquoi le gouvernement met en place une stratégie de diversification commerciale qui permettra de doubler les exportations canadiennes hors des États-Unis d'ici une décennie. Le projet de loi soutient cet objectif en alignant le système fiscal sur la compétitivité mondiale, en stimulant l'innovation et en donnant aux entreprises les outils dont elles ont besoin pour leur survie et leur croissance. Le projet de loi soutiendrait les petites et moyennes entreprises, qui sont le pilier de l'économie. Il s'agit d'une économie bâtie par les Canadiens pour les Canadiens.
Le budget de 2025 apporte le soutien demandé par nos collectivités grâce au nouveau Fonds pour bâtir des collectivités fortes, un investissement de 51 milliards de dollars dans les infrastructures locales sur les 10 prochaines années. Ce fonds aidera les municipalités à construire les routes, les réseaux d'aqueduc, les centres communautaires et, surtout, les établissements de santé dont les collectivités en pleine croissance ont désespérément besoin.
Ce fonds comprend un fonds dédié aux infrastructures dans le domaine de la santé, qui prévoit 5 milliards de dollars sur 3 ans afin de moderniser et d'agrandir les hôpitaux et les services d'urgence. Dans Scarborough-Centre—Don Valley-Est, les résidants dépendent des réseaux hospitaliers voisins, tels que le Scarborough Health Network et le Toronto East Health Network. Ces réseaux dépendent souvent de vastes campagnes de financement communautaires pour moderniser leurs services d'urgence ou remplacer leur équipement vieillissant. Ce modèle n'est pas viable à lui seul. Ce fonds contribuera à garantir que les soins de première ligne ne dépendent pas des dons de bienfaisance, mais qu'ils soient soutenus par un partenariat fédéral solide.
Nous ne pouvons pas bâtir une économie forte sans construire des logements abordables. Le logement n'est pas seulement un besoin social, c'est aussi une nécessité économique. Les entreprises n'investiront pas si les travailleurs ne peuvent pas vivre près de leur lieu de travail. J'ai discuté avec de nombreuses familles de ma circonscription, Scarborough-Centre—Don Valley-Est, pour qui l'accession à la propriété semble être un rêve de plus en plus inaccessible et pour qui trouver un logement locatif adéquat à un prix abordable est difficile, voire impossible.
Le projet de loi s'attaquerait de front à ce problème. Il prévoit d'offrir une déduction pour amortissement accéléré pour les logements construits expressément pour la location, de faire de nouveaux investissements par l'entremise de Maisons Canada et d'étendre la bonification du remboursement de la TPS pour immeubles d'habitation locatifs aux coopératives d'habitation et aux résidences étudiantes. Ces mesures contribueraient à accélérer les mises en chantier.
Grâce au budget de 2025 et à ce projet de loi, nous pourrions offrir des moyens de faire des investissements majeurs dans le logement et de favoriser les partenariats avec les municipalités. Nous pourrions soutenir les coopératives agricoles, les communautés autochtones, les étudiants et les familles de travailleurs.
Nous savons que les Canadiens se sentent pris à la gorge. Le projet de loi leur accorderait un répit. Il élargirait l'admissibilité à du soutien pour les dons de bienfaisance, élargirait la liste des dépenses admissibles à la déduction pour les personnes handicapées, et exonérerait du revenu la Prestation canadienne pour les personnes handicapées. Bon nombre de mes concitoyens ont réclamé ces mesures et m'ont dit à quel point il est important d'améliorer la Prestation canadienne pour les personnes handicapées et de protéger cette prestation contre les mesures de recouvrement des provinces. Le projet de loi C-15 instaurerait également un crédit d'impôt temporaire qui s'appliquerait lorsque les montants de crédits d'impôt non remboursables d'un particulier excèdent le seuil de la première tranche d'imposition, ce qui permettrait de laisser plus d'argent dans les poches des Canadiens à revenu faible ou moyen.
Pour favoriser l'abordabilité, il ne suffit pas d'alléger le fardeau fiscal de nos concitoyens; il faut aussi leur offrir des services et des soins. C'est pourquoi je veillerai à ce que nous poursuivions notre travail en matière de services de garde. Nous devons continuer à élargir l'accès à ces services, à améliorer les salaires et les normes du travail dans ce secteur, et à nous assurer que les familles de toutes les régions bénéficient du programme de garderies à 10 $ par jour.
Il faut aussi protéger et élargir le régime d'assurance-médicaments. Les Canadiens ne devraient jamais avoir à choisir entre acheter de la nourriture et acheter des médicaments sur ordonnance. Le projet de loi jetterait les bases de la fabrication de produits pharmaceutiques ici, au Canada, et garantirait un meilleur accès aux médicaments essentiels. Je me battrai pour que nous poursuivions sur cette lancée, car les soins de santé doivent inclure l'assurance-médicaments.
La lutte contre les changements climatiques n'est pas seulement un devoir moral; c'est aussi une stratégie économique. Les pays à l'avant-garde de l'économie propre domineront le XXIe siècle. Le Canada dispose déjà d'un réseau électrique propre à 85 % et de certains des gisements de minéraux critiques les plus riches au monde. L'économie propre devrait être l'atout économique du Canada, et le projet de loi contribuerait à concrétiser cette vision.
Nous prolongerions les crédits d'impôt à l'investissement pour les technologies propres jusqu'en 2035, nous appuierions la production d'électricité propre à partir de déchets de biomasse et nous créerions des incitatifs pour l'exploitation de gisements polymétalliques. Cela alimenterait une économie propre tout en réduisant les émissions et en protégeant notre environnement. Nous devons agir de manière responsable. Oui, nous devons réaliser des projets, mais nous devons le faire de la bonne façon.
C'est pourquoi je continuerai à insister pour que tous les grands projets respectent les normes environnementales les plus strictes. La croissance économique et la protection de l'environnement peuvent et doivent aller de pair. Nous accélérerions la réalisation de projets d'infrastructure d'intérêt national. La Loi sur le réseau ferroviaire à grande vitesse accélérerait le transport ferroviaire entre le Québec et l'Ontario, en pleine conformité avec la Loi sur l'évaluation d'impact, en garantissant la transparence, la consultation et une solide protection de l'environnement.
Ce projet de loi est le fondement d'une nouvelle ère de construction nationale. Il appuie les services de garde d'enfants et l'assurance-médicaments. Il permettrait de réaliser des projets d'énergie propre. Il accélérerait la construction d'infrastructures essentielles et protégerait les Canadiens contre la fraude à la consommation, les risques pour l'environnement et l'instabilité financière. Le projet de loi édicterait également la Loi sur les services bancaires axés sur les consommateurs, ce qui donnerait aux Canadiens un contrôle sûr sur leurs propres données financières et rendrait les banques du Canada plus concurrentielles et mieux à même de répondre aux besoins des consommateurs.
Dans tout ce projet de loi, le message est clair: le Canada dépendra moins des autres et construira plus au pays. Nous réaliserons des projets plus rapidement, nous formerons mieux les travailleurs, nous attirerons des investissements plus tôt et nous ouvrirons des marchés plus nombreux aux biens et aux services canadiens. Nous ne cherchons pas à simplement tenir le coup face à l'incertitude qui nous entoure; nous choisissons d'y faire face avec assurance, résilience et ambition.
C'est le moment de bâtir. Nous ne pouvons pas attendre que les tensions mondiales s'apaisent. Nous devons donner dès maintenant de la force au Canada en investissant dans les Canadiens, les infrastructures, l'innovation et l'environnement du Canada.
Le projet de loi permettrait de construire des logements abordables pour les Canadiens. Il rendrait la vie plus abordable. Il protégerait les soins de santé et nous permettrait de progresser vers un régime d'assurance-médicaments et un système de garderies plus solides. Il donnerait la priorité aux travailleurs et transformerait la lutte contre les changements climatiques en un avantage concurrentiel pour les Canadiens.
Face à l'incertitude mondiale, le gouvernement se concentre sur ce qu'il peut contrôler. Ce qu'il peut contrôler, c'est sa capacité à bâtir une économie plus indépendante, plus innovante, plus inclusive et plus résiliente que jamais.
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Monsieur le Président, il y a moins d'un an, les Canadiens se sont rendus aux urnes, et nous savons tous que leur préoccupation principale était l'abordabilité. Pendant 10 ans, les libéraux ont fait fi de l'abordabilité. Les dépenses du Canada ont été mal gérées. Les libéraux ont dépensé tout l'argent qu'ils pouvaient et ils n'ont fait preuve d'aucune responsabilité à l'égard des fonds publics.
Puis, l'actuel a été élu. Pendant la campagne électorale, il a dit aux Canadiens qu'il serait différent et qu'il ne serait pas comme son prédécesseur, Justin Trudeau. Il a dit qu'il serait responsable. Le premier ministre a convaincu les Canadiens qu'ils pourraient le juger en fonction du coût du panier d'épicerie.
De nombreux Canadiens n'ont pas été dupes. Après 10 ans, ils savaient qui étaient les libéraux. Ils ont voté pour des conservateurs pleins de gros bon sens, et, grâce à nos 25 nouveaux sièges, nous avons maintenant la plus grande opposition depuis des années. Je suis fier d'être l'un des nouveaux députés à la Chambre. J'ai été élu par les habitants pleins de bon sens d'Edmonton-Sud-Est, qui voulaient redresser le budget.
J'ai récemment rencontré une concitoyenne qui habite dans ma circonscription et qui vient du Royaume-Uni. Elle m'a clairement expliqué pourquoi le , l'ancien gouverneur de la Banque d'Angleterre, ne devrait pas être premier ministre du Canada après ce qu'il a fait au Royaume-Uni. Cette femme ne s'est pas laissé berner, mais de nombreux Canadiens l'ont été. Ils croyaient que le premier ministre serait différent de son prédécesseur, Justin Trudeau.
Dans ce premier budget, son premier véritable test, le nous prouve qu'il n'est pas différent de Justin Trudeau. Il arrive souvent que les libéraux disent une chose aux Canadiens et en fassent une autre. Ils ont trompé les électeurs. C'est le même budget — sinon pire — que nous avons vu pendant les 10 années de Justin Trudeau.
Voici quelques-unes des promesses que le nouveau libéral n'a pas tenues. Le premier ministre avait promis un déficit de 62 milliards de dollars, mais nous avons obtenu un déficit de près de 80 milliards de dollars. C'est 16 milliards de dollars de plus que ce qu'il avait promis et deux fois plus que le déficit laissé par Justin Trudeau. Qui aurait cru qu'il était possible de dépenser plus que Justin Trudeau?
Je suis sûr que, lorsque le est entré en fonction, quelqu'un lui a dit qu'il aurait à combler un grand vide, mais je ne crois pas que ce soit vraiment ce que cette personne voulait dire. Le premier ministre dépense plus que jamais dans l'histoire du Canada — hormis la période pandémique —, et il le fait avec le sourire. Chaque heure, 10 millions de dollars s'ajoutent à la dette nationale. C'est la preuve qu'il n'est pas différent des libéraux des 10 dernières années.
Le a également promis de réduire le ratio dette-PIB, mais l'analyse fournie par le directeur parlementaire du budget dit le contraire. En effet, le directeur parlementaire du budget a constaté que le ratio dette-PIB sera encore plus élevé qu'il ne l'était lors de la dernière mise à jour économique, et on ne prévoit plus que le Canada sera sur une courbe décroissante à moyen terme.
Dans l'énoncé économique de l'automne 2024, le gouvernement a souligné qu'une baisse du ratio dette-PIB était « essentielle non seulement pour assurer la viabilité des finances publiques, mais aussi pour préserver la cote de crédit AAA du Canada, qui aide à maintenir la confiance des investisseuses et investisseurs et à garder les coûts d'emprunt du Canada aussi bas que possible. » Or, en permettant au ratio dette-PIB d'augmenter, le ne fait pas qu'alourdir la dette; il en augmente aussi le coût.
S'il continue dans cette voie, le Canada ne sera pas en mesure de faire face à une baisse de sa note de crédit et à une augmentation de ses coûts d'emprunt. Le montant payé sur les coûts d'emprunt est déjà plus élevé que les recettes provenant de la TPS. En effet, la redevance de 5 % sur presque tout ce que nous achetons au Canada ne couvre essentiellement que le coût du service de la dette.
Imaginons ce que nous pourrions faire de tout cet argent si nous étions financièrement responsables et si nous commencions à réduire le montant de la dette et du service de la dette que nous devons payer. Notre système de santé est en ruine. Des millions de Canadiens ne peuvent pas trouver de médecin ou de spécialiste et ils sont souvent forcés de se rendre aux urgences. Imaginons ce qui serait possible si nous pouvions consacrer une plus grande partie des fonds publics aux médecins, au personnel infirmier et aux hôpitaux au lieu de nous contenter de rembourser nos vieilles dettes. En creusant la dette, nous aggravons le problème. Les générations futures en paieront le prix.
Examinons le système actuel. Il est déjà surchargé. Comment les gens pensent-ils que le système sera pour nos enfants? Ils devront continuer de rembourser les dépenses ridicules de la décennie perdue sous les libéraux longtemps après que nous aurons quitté ce monde.
Le libéral a également promis qu'il investirait davantage. Le slogan du budget est « dépenser moins et investir davantage », mais à la page 44 du budget lui-même, il y a un graphique qui montre que les investissements des entreprises du secteur privé diminueront chaque trimestre cette année. Qui aurait cru que le premier ministre, un investisseur, un banquier et un économiste de métier, verrait les investissements du secteur privé chuter sous sa gouverne?
Avant même d'être , il était le conseiller économique de M. Trudeau. Il est responsable du problème, et la preuve en est qu'il n'a pas voulu investir au Canada. Il n'y a pas si longtemps, le premier ministre déménageait les bureaux de Brookfield aux États-Unis. C'est seulement l'argent des contribuables que le premier ministre souhaite investir au Canada. Même dans le cas de notre argent, il induit les gens en erreur au sujet des investissements au Canada. Il est devenu évident qu'il a trafiqué les livres.
Le directeur parlementaire du budget a conclu que la définition que donne le de l'investissement en capital dans le budget est « trop large » et qu'elle va à l'encontre des normes comptables internationales. Dans le budget, les libéraux ont mis les crédits d'impôt et les subventions aux entreprises dans le même panier que les investissements en capital. Selon les normes comptables internationales en matière de comptabilité publique, cela ne correspond pas àde la formation de capital réel. Selon le gardien de la rigueur budgétaire, les dépenses en capital réel du gouvernement sont inférieures de 30 % à ce que les libéraux prétendent. Il s'agit d'une différence de 94 milliards de dollars. Les libéraux ont trafiqué les chiffres et nous voyons clair dans leur jeu. Il n'est pas étonnant qu'ils veuillent se débarrasser du directeur parlementaire du budget.
Le directeur parlementaire du budget a également constaté que le budget ne parviendra pas à équilibrer le budget de fonctionnement du gouvernement au cours des cinq prochaines années, ce qui anéantit une cible budgétaire clé. Très rapidement, les Canadiens réalisent que « dépenser moins [et] investir davantage » signifie en réalité le contraire; dépenser plus et investir moins.
Récapitulons les promesses non tenues. Le n'a s tenu sa promesse au sujet du déficit; il n'a pas tenu sa promesse sur le ratio dette-PIB; il n'a pas tenu sa promesse sur l'augmentation des investissements. Le premier ministre est au pouvoir depuis moins d'un an et il nous a rapidement montré que son gouvernement est le même vieux gouvernement libéral des 10 dernières années. Peut-être même qu'il est pire. Les Canadiens n'ont pas voté pour cela. Ce n'est pas ce qu'ils demandent.
Pour les conservateurs, il était inconcevable d'appuyer le budget. Je suis non seulement très fier d'avoir voté contre ce budget. Je suis aussi fier de mes concitoyens, qui ont voté pour l'abordabilité aux dernières élections générales parce qu'ils ont du mal à joindre les deux bouts.
Je me permets de rappeler à la Chambre la crise du coût de la vie causée par 10 années de dépenses libérales. Au cours de la dernière année, le prix du café a augmenté de 34 %, celui des carottes, de 11 %, celui du bœuf, de 17 %, celui des oranges, de 7 %, celui des préparations pour nourrissons, de 6 %, celui des services téléphoniques, de 8 %, celui des loyers, de plus de 5 %, et celui des nouveaux véhicules, de 4,5 %. Les députés savent-ils ce qui n'augmentera pas cette année? Ce sont les chèques de paie, l'accès à la propriété et le niveau de vie.
Les habitants d'Edmonton-Sud-Est en ont assez des dépenses libérales. Les conservateurs continueront de se battre pour les Canadiens et pour améliorer le coût de la vie. La manipulation des comptes libérale doit cesser.
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Monsieur le Président, je suis heureux de prendre la parole au sujet du budget de 2025, un budget pour un Canada fort, et, plus précisément, de parler des mesures que le gouvernement du Canada a proposées en matière de logement et d'infrastructure. Je vais expliquer comment le gouvernement s'appuie sur des investissements antérieurs dans le logement pour offrir plus d'options aux Canadiens qui ont besoin d'un logement qu'ils peuvent se payer.
Les efforts du gouvernement fédéral nécessitent une structure et un financement qui peuvent répondre à la demande. En réaction à cela, le gouvernement du Canada a présenté un cadre complet pour aller de l'avant et accélérer la construction de logements abordables à grande échelle. Le 14 septembre 2025, le gouvernement du Canada a lancé le programme Maisons Canada avec un capital initial de 13 milliards de dollars.
Maisons Canada a le mandat d'agir rapidement, comme en témoigne l'annonce du concernant les quatre premiers investissements et projets. Ce programme s'ajoute aux mesures que le gouvernement a mises en place pour éliminer les obstacles locaux, réduire les coûts de développement, financer les infrastructures essentielles et favoriser la construction de logements locatifs. Il mise sur des programmes comme le Fonds canadien pour les infrastructures liées au logement, le Fonds pour le développement des collectivités du Canada, le Fonds pour le transport en commun du Canada et les programmes de logement de la Société canadienne d'hypothèques et de logement, comme le Programme de prêts pour la construction d'appartements et les produits d'assurance prêt hypothécaire pour les consommateurs, afin de rendre les projets viables.
Maisons Canada est la nouvelle agence fédérale chargée d'augmenter l'offre de logements abordables au Canada. En tirant parti des terrains publics et en faisant office de catalyseur pour les méthodes de construction modernes, Maisons Canada favorise un secteur de la construction résidentielle plus productif et innovant. Maisons Canada fonctionne différemment des entités gouvernementales précédentes en combinant des outils financiers souples, notamment des prêts à faible taux d'intérêt, des placements en actions, des contributions et des garanties. En réunissant sous un même toit un accès à des terrains et une expertise en matière de développement, Maisons Canada rendra financièrement viables les projets immobiliers mixtes à grande échelle, attirera des capitaux privés et garantira l'abordabilité à long terme. L'agence travaillera en partenariat en vue de réduire les risques, contourner les obstacles et accompagner les projets tout au long des phases de développement.
En privilégiant le recours à des méthodes de construction modernes comme les logements préfabriqués, Maisons Canada stimulera une industrie de la construction résidentielle plus productive et créera une demande soutenue pour les logements préfabriqués, ce qui devrait accélérer la livraison, réduire les coûts et améliorer la durabilité. En partenariat avec des organismes sans but lucratif, des organisations autochtones, des promoteurs privés et tous les ordres de gouvernement, Maisons Canada accélère la livraison des logements dont les Canadiens ont besoin, et elle le fait de manière plus rapide, plus intelligente et plus abordable.
Le 22 novembre 2025, Maisons Canada a présenté son cadre stratégique en matière d'investissements, marquant ainsi une étape importante dans sa mission visant à accélérer la construction de logements abordables partout au Canada. Ce cadre établit des priorités en matière d'investissement, des principes directeurs et des critères d'admissibilité clairs, créant ainsi une approche en matière de développement immobilier plus souple, plus stratégique et axée sur les résultats.
Conformément au Cadre de politique d'investissement, Maisons Canada accordera la priorité aux projets prêts à démarrer, peu coûteux et axés sur la collaboration, et insistera sur les partenariats. Les projets miseront sur les méthodes de construction modernes, comme les habitations modulaires et préfabriquées, pour réduire les coûts et accélérer la livraison. Par ailleurs, des matériaux canadiens seront utilisés pour renforcer les chaînes d'approvisionnement et soutenir le secteur manufacturier local.
Le Cadre de politique d'investissement précise que Maisons Canada utilisera les fonds publics pour débloquer des projets en suspens, attirera des investissements des secteurs privé et caritatif, et favorisera une utilisation accrue des méthodes de construction novatrices qui réduisent les coûts et accélèrent la livraison. La priorité sera d'abord accordée aux projets prêts à démarrer qui sont financièrement viables et capables de produire des avantages durables pour la collectivité, tout particulièrement les projets de logement pour les ménages à revenu faible ou modeste.
Pour soutenir les projets qui favorisent l'abordabilité, la durabilité et les avantages pour la communauté à long terme, Maisons Canada offrira une série d'options financières souples, notamment des prêts à faible taux d'intérêt, des investissements en capitaux propres, des contributions et des garanties. Les propositions seront évaluées en fonction des résultats en matière d'abordabilité, de la vitesse de concrétisation, de la viabilité financière et de l'incidence à long terme dans la communauté. La Banque de l'infrastructure du Canada favorise l'aménagement des projets d'infrastructure en mettant à profit des capitaux privés et institutionnels. Le gouvernement continuera de mettre à profit son expertise pour trouver des investissements stratégiques clés à l'échelle nationale.
Dans le budget de 2025, intitulé « Un Canada fort », le gouvernement du Canada a annoncé son intention de modifier la Loi sur la Banque de l'infrastructure du Canada pour porter de 35 milliards de dollars à 45 milliards de dollars son enveloppe de capital en vertu de la loi, ce qui permettra à la Banque de l'infrastructure du Canada d'investir davantage et plus rapidement dans ses secteurs d'intervention établis ainsi que dans des projets qui ont été soumis au Bureau des grands projets, peu importe le secteur ou la catégorie d'actifs visés, tant qu'ils relèvent du mandat statutaire de la Banque. Cette mesure débloquera davantage de projets grâce aux investissements de partenaires du secteur privé.
Le budget de 2025 a également annoncé qu'il augmente la cible de la Banque de l'infrastructure du Canada à l'égard des investissements dans les infrastructures autochtones qui profitent aux communautés des Premières Nations, des Inuits et des Métis, la faisant passer d'au moins 1 milliard de dollars à un minimum de 3 milliards de dollars dans ses secteurs prioritaires. Le gouvernement travaillera avec les partenaires des Premières Nations, des Inuits et des Métis afin de cerner et de soutenir les besoins et les priorités en matière de logement pour les Autochtones.
Le marché immobilier de Richmond, la ville d'où je viens, est l'un des plus prisés au pays. Pour aider à résoudre le problème de l'abordabilité, le gouvernement a créé le Fonds pour accélérer la construction de logements. Ce fonds soutient la construction d'au moins 220 logements locatifs abordables à Richmond, et l'Initiative pour la création rapide de logements a permis d'ajouter 25 logements pour les femmes et les femmes avec des enfants. Je travaille en étroite collaboration avec la Ville pour en faire plus.
Afin de rationaliser les efforts fédéraux et de tirer parti de l'expertise en matière de développement, on a transféré la responsabilité de la Société immobilière du Canada au . Dans le cadre de la réponse audacieuse du gouvernement fédéral à la crise du logement au Canada, l'expertise en matière de terrains et de développement de la Société immobilière du Canada est transférée à la nouvelle agence Maisons Canada. Il s'agit d'un changement stratégique dans la façon de mobiliser les terrains fédéraux et l'expertise en matière de développement pour accélérer la construction de logements abordables dans tout le pays.
L'agence Maisons Canada utilisera une approche de construction directe pour superviser et diriger la construction de collectivités abordables et à revenus mixtes. L'approche de construction directe fait partie des moyens qu'emploiera Maisons Canada pour que les personnes exclues du marché par les prix prohibitifs aient accès à plus de logements abordables.
Pour rendre le logement plus abordable et plus accessible aux Canadiens, le gouvernement du Canada a élaboré un plan à long terme, complet et flexible. Maisons Canada va changer la façon dont nous construisons des logements dans ce pays. En proposant des solutions ambitieuses et pratiques, l'agence n'agira pas seule. Elle travaillera en étroite collaboration avec les promoteurs, les investisseurs, les fabricants, les provinces, les territoires, les municipalités et les partenaires autochtones afin de financer et de construire des logements. Maisons Canada fait partie intégrante d'un ensemble de mesures prises par le gouvernement du Canada pour augmenter l'offre de logements, rendre le logement plus abordable et plus accessible, et transformer le système canadien du logement. Son modèle illustre le travail que le gouvernement accomplit pour accélérer la croissance et aider le Canada à devenir l'économie la plus forte du G7.
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Monsieur le Président, au Bloc québécois, nous avons voté contre le discours du budget. En effet, 22 députés bloquistes se sont levés et ont été fidèles à leurs valeurs, mais aussi à leur parole.
Un mois avant le budget, nous avions clairement énoncé au gouvernement ce qu'étaient nos attentes. Le gouvernement a refusé de discuter, de négocier, de nous parler. Il a refusé d'écouter les préoccupations des Québécois. Le jour où nous avons voté contre ce budget, le et le ont utilisé le mot « mystifié ». Ils étaient mystifiés que nous votions contre. Ça a même été le mot de la semaine dans La Presse. Ces gens-là sont tellement déconnectés que, pendant un mois, ils ont refusé de parler aux partis de l'opposition et ils ont fini par gouverner par mystification. C'est comme ça que ça a fonctionné.
Non seulement nous avons voté contre, mais, aujourd'hui, nous réalisons que nous avons fait le bon choix. En effet, à la suite du vote sur le discours, la loi de mise en œuvre du budget a été déposée. Nous nous sommes rendu compte que le manque de transparence de ce gouvernement allait beaucoup plus loin que nous le pensions.
Au printemps, ils ont adopté le projet de loi en imposant un bâillon avec l'appui des conservateurs en nous disant que c'était urgent pour leurs grands projets d'intérêt national. Nous savions qu'il n'y avait pas d'urgence, qu'ils n'avaient même pas besoin de l'utiliser. Or, aujourd'hui, le projet de loi sur le budget, qui compte 603 pages, révèle à la page 301 jusqu'où ce gouvernement est prêt à aller pour contourner le Parlement et faire fi des lois, des règlements et de la démocratie.
À la page 301, l'article 12 indique qu'à partir du moment où un ministre pense que ça peut être bon pour l'innovation, il peut suspendre toute disposition d'une loi fédérale ou d'une réglementation fédérale autre que le Code criminel. On ne blague pas. Selon le projet de loi budgétaire, ce qui a été caché au public dans le budget, c'est qu'un ministre, si cette mesure est adoptée, pourrait un matin décider de suspendre les lois environnementales, les lois sur la sécurité des transports, ainsi que celles relatives à la politique étrangère. Un ministre peut faire ce qu'il veut. Ce n'était même pas dans le discours sur le budget. À la lecture de la loi de mise en œuvre, nous nous rendons compte que nous avions eu plus que raison de voter contre.
Pourquoi avons-nous voté contre? Je peux en donner, de ces raisons. Le Québec et les provinces demandaient 100 milliards de dollars en infrastructures sur 10 ans. Cela représente 10 milliards de dollars par année, soit 2,2 milliards de dollars par année pour le Québec. Ce n'est pas énorme. Quand on regarde le budget, combien d'argent frais a-t-on en infrastructures sur cinq ans? Sur cinq ans, on a 9 milliards de dollars. Il faut retirer de ça un montant de 5 milliards de dollars pour construire des hôpitaux. Comme mon collègue de l'a dit plus tôt aujourd'hui, avec 5 milliards de dollars, comment peut-on construire des hôpitaux d'un océan à l'autre? En effet, c'est ce que ça coûte pour un seul hôpital.
En réalité, le nouvel investissement en infrastructures s'élève à 4 milliards de dollars. De son côté, le gouvernement du Québec a fait ses calculs et estime à 22 milliards de dollars sur 10 ans le montant prévu, ce qui correspond à notre propre calcul. Aujourd'hui, au Comité permanent des finances, on a demandé au directeur parlementaire du budget combien de nouveaux fonds étaient prévus pour les infrastructures. Il nous a répondu que le gouvernement ne lui avait pas encore fourni suffisamment d'informations pour établir un chiffre exact. Toutefois, il a précisé que ce montant est vraiment très loin des 115 milliards demandés.
Que le se promène sur tous les plateaux de télévision du Canada en exagérant, en utilisant des hyperboles et en donnant un spectacle, c'est une chose. Toutefois, la réalité, c'est que les gens n'ont pas été écoutés. Or c'est une raison pour voter contre ce projet de loi.
C'est la même chose dans le cas des transferts en matière de santé. Les ententes ponctuelles avec les provinces que le gouvernement Trudeau avait signées arrivent à échéance. Cela fait que les transferts en matière de santé vont diminuer et que, dès l'an prochain, elles vont croître moins vite que les dépenses de système. Cela veut dire que le gouvernement fédéral dit aujourd'hui aux Québécois qu'ils devront soit payer davantage d'impôts au Québec, soit accepter une réduction de services, soit accroître l'endettement du Québec.
Le se promène à la Chambre en nous disant que le Canada est le champion du ratio de la dette-PIB parmi les pays du G7. Il oublie la dette des provinces. Il prend la dette du fédéral, il oublie la dette des provinces.
Conformément au traité de Maastricht, quand on calculait les dettes des pays, cela incluait les dettes des entités non centrales. Selon aucun standard international, le calcul du gouvernement n'a de sens, et pourtant il continue de s'en vanter.
Ce qu'il dit aux provinces, c'est qu'elles s'endettent à sa place pour qu'il puisse garder un bon ratio.
Il n'y a pas une cenne pour l'Initiative de création rapide de logements alors que le Québec est la seule province qui a des programmes permanents de construction de logement social et communautaire. En plus, en général, avec les programmes de la Société canadienne d'hypothèques et de logement, le Québec ne reçoit pas sa part, soit 22 % de l'enveloppe. Nous demandions un refinancement de cette enveloppe, qui fonctionne pour le logement, mais il n'y a pas une cenne.
À la place, le gouvernement préfère créer une nouvelle entité, une nouvelle bureaucratie, son organisme Maisons Canada. Il vient mettre là-dedans la Banque de l'infrastructure du Canada, qui n'est même pas une banque et qui n'a jamais réussi à faire d'infrastructure. Le seul bon élément de son nom, c'est qu'elle est canadienne. On essaie de nous dire que ça va mener à une construction plus rapide de logements, alors même que la solution existe déjà.
Nous demandions que les 814 millions de dollars volés au Québec soient remboursés aux Québécois, mais ce n'est pas dans le budget. C'est une autre raison de voter contre le budget. Les libéraux ont acheté des votes en utilisant le Fonds du revenu consolidé à Ottawa pour payer dans sept provinces des remboursements d'une taxe sur le carbone qui n'a jamais été payée par qui que ce soit. Les Québécois ont contribué à cet achat de votes dans des provinces autres que le Québec à la hauteur de 814 millions de dollars, et le leur dit d'aller se promener et dit du même souffle qu'il est mystifié que le Bloc québécois vote contre le budget.
Les 125 députés de l'Assemblée nationale ont demandé de manière unanime que cet argent soit remboursé. C'était aussi l'ami libéral Pablo Rodriguez, qui votait avec les libéraux quand il était ministre et qui s'est mis à voter avec le Bloc québécois quand il est devenu député indépendant, parce qu'il s'est rendu compte qu'il n'avait jamais défendu les intérêts du Québec. Là, on a 42 députés libéraux de l'autre côté qui votent contre le Québec et contre l'Assemblée nationale parce qu'ils reçoivent leurs directives de vote de Toronto et de la Saskatchewan. C'est aussi une raison de voter contre le budget.
Il n'y a rien pour les aînés. Ce sont les libéraux qui ont créé deux classes d'aînés. L'âge légal de la retraite au Canada est de 65 ans. Les libéraux se vantent de l'avoir rapporté à 65 ans. Par contre, entre 65 ans et 74 ans, on n'est pas un bon retraité. Il faut attendre d'atteindre 75 ans pour avoir l'égalité avec les autres retraités. Cette fin de semaine, dans le Le Journal de Montréal, il y avait un dossier complet sur la pauvreté des retraités. Nous demandions de l'équité. Nous demandions à ce que la prestation de la Sécurité de la vieillesse soit la même pour les aînés de 65 à 74 ans que celle que reçoivent les aînés de 75 ans et plus, mais les libéraux sont mystifiés que nous votions contre le budget.
Il n'y a rien pour les premiers acheteurs qui n'ont pas papa, maman, grand-papa ou grand-maman pour remplir leur Compte d'épargne libre d'impôt pour l'achat d'une première propriété pour aller nourrir des surenchères dans le marché immobilier. Il n'y a rien. Nous avions une proposition qui aurait coûté environ 200 millions de dollars pour être appliquée d'un océan à l'autre. C'est une autre raison de voter contre le budget.
En plus de cela, il faut rajouter la comptabilité créative des libéraux. Ils nous disent que les matchs de la FIFA comptent comme un investissement. Ils nous disent que recruter du personnel militaire est un investissement en capital et qu'élargir un programme de retraite anticipée à l'Agence des services frontaliers du Canada, c'est du capital. Ils nous disent que des crédits d'impôt pour le captage de carbone, c'est du capital. J'ai fait de la science économique toute ma vie. Il faut croire que soit les libéraux sont dans le champ soit il n'y a pas un économiste au Canada qui sait ce qu'est du capital. Ce sont des exemples de dépenses courantes.
Par ailleurs, les libéraux nous disent qu'il va y avoir 78,5 milliards de dollars de déficit. Or le directeur parlementaire du budget estime qu'il y a 7 % de chance qu'ils atteignent cette cible, parce qu'ils ont besoin de couper 60 milliards de dollars en cinq ans pour atteindre ça. Ils en ont identifié 10 milliards de dollars, mais sur cette somme, on pense qu'ils ne seront même pas capables d'atteindre la moitié. Ça veut dire que le 78 milliards de dollars de déficit est un minimum.
Alors, pour qui veut des raisons pour voter contre le budget, il y en a. Maintenant, les libéraux vont nous donner des réponses qu'on connaît, sur des petites feuilles que le bureau du premier ministre a écrites pour les députés libéraux, qui nous lisent ça comme des perroquets. Ils disent qu'ils ont donné une piste d'atterrissage aux Îles-de-la-Madeleine et une piscine aux requins, puis ils nous demandent comment nous osons voter contre le budget.
C'est pour ça qu'en tant que parti d'opposition, nous établissons des priorités. Le gouvernement les avait un mois à l'avance, mais le téléphone n'a pas sonné de façon constructive. Le gouvernement a une autre chance: elle s'appelle le Comité permanent des finances. Nous avons six demandes. Si le gouvernement veut avoir l'appui du Bloc québécois, il y a encore l'étape du comité pour inclure les demandes des Québécois et du Bloc québécois.
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Monsieur le Président, je vais prendre la parole aujourd'hui, mais j'aimerais bien commencer mes propos en présentant un fait: nous vivons dans un monde d'incertitude.
En effet, toutes les décisions que nous allons prendre, qu'elles soient dans un budget, qu'elles soient dans des stratégies gouvernementales ou qu'elles soient dans un ministère, sont vraiment des décisions qu'on doit prendre en prenant en considération le fait que le monde change. Je parle de changement, mais je pourrais aussi utiliser le mot « rupture ». Nous vivons vraiment des ruptures, qu'il s'agisse de notre relation avec nos voisins du Sud, que ce soit par le contexte économique ou que ce soit par tous les éléments qui nous avons vécu dernièrement. C'est ce que j'entends par le mot « rupture ».
C'est pour cette raison que je prends la parole aujourd'hui pour discuter de la loi d'exécution du budget de 2025.
Je réitère, comme le l'a réitéré à plusieurs reprises, que ce budget va tracer une voie claire pour bâtir, protéger et renforcer notre pays, le Canada. Je l'ai dit et le redis, car je ne le dirai jamais assez, la période que nous vivons est marquée par l'incertitude. Nous le savons, les Canadiens et les Canadiennes traversent les moments difficiles, des moments de turbulence géopolitique, des ruptures d'approvisionnement et surtout, des droits de douane imposés par nos voisins du Sud. Tout cela exerce bien évidemment une pression réelle sur les entreprises, les familles, les travailleurs et les travailleuses.
Devant ce contexte, notre gouvernement ne cède ni à la peur ni au repli. Au contraire, notre gouvernement a fait un choix. Il a choisi d'agir: agir avec ambition; agir avec clarté; et surtout agir avec responsabilité. Notre objectif ne pourrait être plus simple ni plus important: nous voulons bâtir la plus forte économie du G7, et ce, en protégeant le pouvoir d'achat des Canadiens et des Canadiennes et en stimulant notre capacité à innover et à prospérer. Nous voulons faire de l'investissement, mais dans quoi voulons-nous investir?
Je vais parler maintenant de l'innovation, de la recherche et du développement. C'est un pilier essentiel de la stratégie de modernisation de notre programme d'encouragements fiscaux pour la recherche scientifique et le développement expérimental, soit le célèbre programme RS&DE. Pourquoi? C'est parce que l'innovation n'est pas un luxe. Elle est la condition même de notre prospérité future.
Je ne parle pas dans le vide. Moi-même, je viens du domaine universitaire. Moi-même, je viens du domaine de la recherche. Moi-même, je viens du domaine de l'innovation technologique. On sait très bien que c'est une condition sine qua non que n'importe quel pays voulant vraiment, aujourd'hui, faire face aux changements et aux turbulences en matière des technologies se doit de respecter la recherche et le développement, se doit de lui ménager une place assez importante. En effet, je le répète, l'innovation n'est pas un luxe; c'est la condition sine qua non de notre prospérité future.
La science alimente l'innovation; l'innovation stimule la productivité; et la productivité est ce qui fait croître durablement notre économie. Le programme RS&DE est déjà l'outil fédéral le plus puissant pour encourager les entreprises à investir dans la recherche. Il représente 4,2 milliards de dollars par année et bénéficie surtout aux petites entreprises, qui représentent 64 % de la demande.
Le budget de 2025 nous mène plus loin. Nous bonifions le programme en rehaussant le plafond des dépenses admissibles au crédit d'impôt bonifié. Ce geste stratégique permettra à davantage d'entreprises novatrices de croître, de prendre de l'expansion et d'investir au Canada plutôt que d'investir dans d'autres pays. Les résultats sont que les 440 millions de dollars supplémentaires injectés chaque année devraient générer 1,2 milliard de dollars d'activité économique. C'est un rendement de 300 % pour notre économie. Voilà un investissement intelligent. Voilà un investissement responsable.
Quand, de l'autre côté de la Chambre, on entend des gens parler de dépenses, c'est qu'ils n'ont pas compris la situation économique dans laquelle nous sommes. Nous sommes au moment le plus important, celui où on doit investir. Ce sont des investissements avec un rendement de 300 % pour notre économie. Voilà un investissement intelligent et responsable.
Maintenant, parlons des crédits d'impôt à l'investissement dans l'économie propre. Le Bloc québécois a voté contre un budget qui vient renforcer l'importance d'investir dans l'économie propre. Qu'il ne vienne donc pas nous dire qu'il est le porte-parole dans ce domaine: c'est loin d'être le cas, puisqu'il a voté contre un budget qui vient directement aider à avoir de l'énergie propre pour tous. Je trouve cela irresponsable.
Le gouvernement veut avoir une économie forte au sein du G7 et cela signifie qu'il faut investir dans les secteurs qui définiront le monde d'aujourd'hui, mais également celui de demain. La croissance démographique, l'électrification des transports et le développement accru de l'intelligence artificielle exigent une augmentation massive de notre production d'énergie.
Hier, j'écoutais la présidente-directrice générale d'Hydro-Québec dire, comme on l'entend dans d'autres provinces, que l'utilisation de l'électricité augmentera partout de manière importante, dans tous les foyers et dans toutes les organisations. Quand nous voyons un gouvernement intelligent agir de manière proactive comme le fait notre gouvernement, ça fait honneur à notre pays et au gouvernement et, pour cette raison, nous devons en être fiers. C'est pour cela que les crédits d'impôt à l'investissement dans l'économie propre liés à l'électricité sont une mesure attendue et essentielle pour attirer des projets industriels d'envergure au pays.
Nous prolongeons également de cinq ans les pleins taux du crédit d'impôt à l'investissement dans le captage, l'utilisation et le stockage du carbone, une technologie indispensable pour atteindre la carboneutralité tout en préservant notre compétitivité. Enfin, nous élargissons la liste des minéraux critiques admissibles au crédit d'impôt à l'investissement pour la fabrication de technologies propres. Quand on parle de technologies propres, on ne peut pas le faire en ignorant les composantes importantes.
Dans mon discours, je parlais de recherche et développement. Toutes les recherches établissent clairement le fait que certains minéraux sont essentiels. L'antimoine, l'indium, le gallium, le germanium, le scandium et j'en passe forment la liste des minéraux critiques admissibles au crédit d'impôt. On voit bien que le gouvernement est intelligent et qu'il comprend les minéraux critiques essentiels. Cette réflexion ne peut pas se faire de façon indépendante, mais plutôt systémique, intéressante et doit aller dans le bon sens, bien évidemment. Ces métaux, comme je l'ai bien dit, sont rares, stratégiques et essentiels aux batteries, aux télécommunications, aux semi-conducteurs et à l'économie verte. En reconnaissant leur importance et en soutenant leur extraction, leur transformation et leur recyclage, nous renforçons la souveraineté économique du Canada et créons des emplois partout au pays, y compris dans notre chère province de Québec.
En conclusion ce budget n'est pas un exercice comptable, c'est plutôt un choix de société. Nous faisons des investissements historiques tout en préservant l'avantage financier du Canada. Nous stimulons la capacité d'innovation du Canada. Nous construisons une économie propre, productive et résiliente. Surtout, nous donnons aux entreprises canadiennes les outils pour réussir et créer des emplois bien rémunérés, et je mets l'accent sur ces deux derniers mots.
Je suis fier de soutenir ce projet de loi. J'invite tous mes collègues à faire de même pour le bien de l'économie, de l'innovation, de la recherche et du développement et, surtout, pour l'avenir de notre pays, ainsi que celui des Canadiens et des Canadiennes.
Je n'aimerais pas finir mon discours sans parler du centre sportif attendu par les gens de Bourassa depuis des années. Ce budget va non seulement bâtir des infrastructures et du béton, mais il est en train de bâtir l'avenir de ces jeunes et l'avenir des citoyens et des citoyennes de Bourassa. Je remercie le pour ce budget, et je remercie toutes les personnes qui y ont collaboré.
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Monsieur le Président, c'est toujours un honneur de prendre la parole à la Chambre au nom des gens formidables, intelligents et travailleurs de Flamborough—Glanbrook—Brant-Nord.
Ce soir, nous débattons du budget de 2025, le budget le plus coûteux de l'histoire du Canada, exception faite de la période de la pandémie.
Une voix: Le meilleur budget de tous les temps.
Dan Muys: Monsieur le Président, je ne partage pas cette opinion et je vais expliquer aux députés pourquoi au cours des 10 prochaines minutes.
Monsieur le Président, on nous avait promis que le premier budget présenté par le nouveau serait caractérisé par la discipline, la responsabilité et une nouvelle orientation. Cependant, toutes ces promesses ont été rompues.
Il y a six mois, le a promis aux Canadiens un déficit de 62 milliards de dollars. Dans le budget qui a été présenté il y a quelques semaines, le déficit était de 78 milliards de dollars. Il a promis de réduire le ratio dette-PIB, mais celui-ci augmente. En fait, Fitch, l'agence de notation du gouvernement, et le directeur parlementaire du budget, qui est indépendant, jusqu'à ce qu'il soit remplacé puisque le n'aime pas entendre quelqu'un contester son autorité, ont mis en garde contre les baisses de la cote de crédit. Cela ajouterait des milliards de dollars en frais d'intérêt. C'est alarmant.
Le premier ministre avait promis de dépenser moins, mais le budget prévoit plutôt 90 milliards de dollars de dépenses supplémentaires. Cette somme représente 5 400 $ de dépenses inflationnistes supplémentaires par ménage, ce qui a des conséquences. Le premier ministre avait promis d'aider les municipalités. Ottawa devait leur accorder du soutien pour réduire de moitié les taxes sur la construction de logements. Malheureusement, cette promesse a disparu. Le fait payer aux jeunes qui cherchent désespérément à entrer sur le marché la hausse du coût du logement.
Le premier ministre avait promis d'investir davantage, mais le budget expose lui-même la vérité, à savoir que les investissements du secteur privé au Canada s'effondrent.
Le chiffre le plus alarmant est le suivant: le Canada consacrera 55,6 milliards de dollars au remboursement des intérêts de la dette l'an prochain. C'est plus que tous les transferts versés aux provinces par le gouvernement fédéral pour les soins de santé et plus que ce que le gouvernement perçoit en TPS. Pour mettre les choses en perspective, pas un sou de TPS payé par les Canadiens n'est versé aux médecins, au personnel infirmier ou aux hôpitaux: il est versé aux banquiers et aux créanciers obligataires. Ce n'est pas ce que l'on appelle de la responsabilité financière ni du leadership économique. Ce n'est certainement pas ce que le avait promis aux Canadiens.
Lorsque je suis intervenu pour la première fois à la Chambre il y a quatre ans pour parler de l'Énoncé économique de l'automne 2021, j'ai signalé une tendance dangereuse qui commençait déjà à se dessiner: une diminution des investissements, une baisse de la productivité et une détérioration du niveau de vie. Chaque année depuis, lorsque je parle du budget, ce qui est habituellement au printemps, je lance les mêmes avertissements. Chaque année, sous le gouvernement libéral, la situation se détériore.
Aujourd'hui, le niveau de vie au Canada connaît son pire déclin en 40 ans. Selon l'OCDE, le Canada est en voie d'enregistrer la pire croissance économique des 38 économies avancées au cours des quatre prochaines décennies, jusqu'en 2060. L'écart de productivité entre le Canada et les États-Unis n'a jamais été aussi grand depuis les années 1950, et les investissements des entreprises par travailleur ont chuté et sont actuellement la moitié de ce qu'ils sont aux États-Unis. Depuis 2014, les investissements des entreprises au Canada ont baissé de 20 %, tandis qu'aux États-Unis, ils ont augmenté de plus de 70 %. Il ne s'agit pas d'une petite anomalie passagère. C'est un déclin structurel qui est directement lié aux choix politiques que les libéraux ont faits au cours de la dernière décennie.
Je vais parler de ce que cela signifie pour les habitants de Flamborough-Glanbrook-Brant-Nord, qui vivent dans les banlieues en pleine expansion de Paris, St. George, Waterdown, Binbrook et Mount Hope. Les familles ont déjà du mal à joindre les deux bouts parce que leurs hypothèques augmentent lorsqu'elles vont les renouveler.
La Banque du Canada a souligné que des millions d'emprunteurs devront renouveler leur prêt hypothécaire en 2025 et en 2026, et que certains d'entre eux verront leurs versements hypothécaires augmenter de 20, 30 ou même 60 %. Ces hausses pourraient se traduire par une hausse des paiements hypothécaires de l'ordre de 1 000 ou 1 500 $ par mois dans notre région et partout au Canada. C'est vraiment un coup dur pour le budget des ménages.
Le prix du panier d'épicerie est une autre chose qui prend les Canadiens à la gorge. Il demeure douloureusement élevé. Selon un rapport publié la semaine dernière par l'Université Dalhousie, 80,6 % des Canadiens, soit quatre sur cinq, considèrent que la nourriture est leur dépense la plus importante et la plus préoccupante.
Tout ça se passe dans un pays où l'on produit beaucoup d'aliments, que l'on peut exporter partout dans le monde. Bien sûr, si nous avions conclu des accords commerciaux avec certains pays et si nous n'étions pas confrontés aux obstacles qui se sont dressés depuis l'arrivée au pouvoir du , nous exporterions davantage. C'est triste, n'est-ce pas? Nous savons que l'essence et le chauffage sont encore plus chers parce que la taxe sur le carbone pour les industries demeure en vigueur. Nous savons également que les Canadiens travaillent plus fort, mais que leur situation se détériore de plus en plus. L'abordabilité n'est pas qu'un sujet de discussion; c'est une crise qui se vit dans les foyers quand vient l'heure du repas.
Ce qui m'inquiète, ce sont les conséquences à long terme de ce budget, car le ajouterait 321,7 milliards de dollars à la dette nationale au cours des cinq prochaines années. C'est plus du double de ce que sa prédécesseure aurait ajouté, et ce montant équivaudrait à ajouter 10 millions de dollars à notre dette chaque heure. Ces coûts sont refilés aux contribuables canadiens, et cette pression inflationniste fait grimper le prix des aliments et a une incidence sur les taux hypothécaires.
La dette fédérale s'élève maintenant à 1,35 billion de dollars, et qu'est-ce que les Canadiens obtiennent en retour? Une croissance du PIB de 1,1 %, soit la deuxième plus faible des pays du G7. Il y a 10 ans, à la fin d'une décennie de gouvernement conservateur, notre économie était la plus performante du G7. Ce n'est plus le cas aujourd'hui. Le taux de chômage est en hausse et atteint en moyenne 6,4 %. Les investissements diminuent et, par conséquent, le niveau de vie se détériore. Ce budget n'est pas un plan pour la prospérité; il met en péril l'avenir des Canadiens.
Dans ma belle circonscription, il y a quatre foires automnales et deux festivals d'été. J'ai tenu un kiosque à chacun de ces événements cette année, comme je le fais tous les ans. Mon équipe et moi avons parlé à des milliers de personnes au cours de ces 24 jours de festivités. Deux préoccupations majeures revenaient constamment dans les échanges avec mes concitoyens: d'abord, l'abordabilité, puis la crainte grandissante qu'une vie au sein de la classe moyenne au Canada ne soit plus possible. J'ai assuré à mes concitoyens que la situation était bien différente il y a 10 ans et qu'elle le sera de nouveau lorsqu'un nouveau gouvernement sera en place.
Il pourrait en être autrement. Mes parents sont arrivés au Canada en tant qu'enfants d'immigrants. Ils ont travaillé fort. Ils ont économisé. Ils croyaient que chaque génération devait en avoir plus que la précédente et être plus forte. Nous ne sommes pas nés avec une cuillère d'argent dans la bouche, mais mes parents nous ont transmis, à moi et à mes frères, le rêve de la classe moyenne au Canada.
Posséder une maison était un objectif réalisable. Se bâtir un avenir était réaliste, mais pour les jeunes d'aujourd'hui, après 10 ans de budgets libéraux, c'est tout simplement impossible. Les familles se sentent pressées comme des citrons. Les jeunes ne voient aucun moyen d'accéder à la propriété. Les entrepreneurs se heurtent à des obstacles à tout bout de champ, et les aînés sont préoccupés par le prix du panier d'épicerie. Pendant la semaine de relâche parlementaire, une personne âgée est venue à mon bureau de circonscription et m'a dit qu'elle n'achetait plus de bœuf parce que le prix était devenu inabordable. On parle ici d'une personne qui touche un revenu de pension raisonnable grâce à l'emploi qu'elle a occupé dans le secteur privé.
Le Canada devrait être un pays où le travail assidu est récompensé, où les investissements sont les bienvenus et où les possibilités augmentent, au lieu de diminuer. Les Canadiens ne demandent pas la perfection, mais ils réclament désespérément l'abordabilité et un plan qui respecte leurs sacrifices, et ce budget ne répond pas à leurs attentes. C'est pourquoi les conservateurs s'opposeront à ce budget coûteux et irresponsable si le gouvernement n'en présente pas un qui aide les Canadiens.
Les conservateurs maintiendront leurs efforts pour que les travailleurs conservent une plus grande partie de leur salaire grâce à des réductions d'impôt, pour rendre les logements abordables en éliminant la bureaucratie qui bloque la construction, pour faire baisser le prix des aliments en supprimant les taxes cachées, pour rétablir la responsabilité financière qui permet de maîtriser les déficits galopants et pour restaurer la confiance dans l'économie d'ici afin d'attirer les investissements et de récompenser les innovateurs canadiens. Nous ouvririons à nouveau le Canada à ces débouchés économiques, sans l'étouffer avec des formalités administratives et des dettes, comme le fait le gouvernement depuis 10 ans. Nous construirions un avenir positif et plein d'espoir pour tous les Canadiens.
Le budget de 2025 n'est pas à la hauteur de la situation. Il creuse le déficit, il augmente la dette, il alimente l'inflation et il fait grimper le coût de la vie pour tous les ménages du pays. Il fait fi des avertissements. Il fait en sorte que les Canadiens paient plus et obtiennent moins. Les Canadiens méritent mieux. Ils méritent des dirigeants qui tiennent compte de leurs difficultés, qui écoutent leurs préoccupations et qui obtiennent des résultats concrets. Nous continuerons de lutter pour la reddition de comptes et nous continuerons de lutter pour l'abordabilité.
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Monsieur le Président, je suis heureux d'avoir l'occasion d'exprimer mon appui au projet de loi , Loi d'exécution du budget de 2025.
Le nouveau gouvernement est déterminé à réduire les coûts et à offrir de nouvelles possibilités aux Canadiens. Nous avons réduit les impôts pour 22 millions de Canadiens de la classe moyenne, ce qui permettra aux ménages à deux revenus d'économiser jusqu'à 840 $ par année. Grâce au budget de 2025, nous créons des possibilités pour les jeunes Canadiens de faire la transition vers le marché du travail et d'entamer une carrière fructueuse. Pour ce faire, nous lançons le service jeunesse pour le climat et nous offrons 175 000 stages par l'intermédiaire du programme Emplois d'été Canada, de la Stratégie emploi et compétences jeunesse, une stratégie horizontale, et du Programme de stages pratiques pour étudiants en 2026-2027.
Le projet de loi est une autre étape importante dans la mise en œuvre de mesures visant à rendre la vie plus abordable pour les Canadiens. Le projet de loi reconnaît que les Canadiens sont préoccupés par le coût de la vie. Le paiement des produits de première nécessité dépend des fonds dont on dispose pour payer les factures, mais aussi du moment où l'on obtient ces fonds. Par exemple, on sait que la numérisation dans le secteur financier a apporté de nombreux avantages aux consommateurs, notamment le transfert immédiat de fonds. Dans le même ordre d'idées, on sait aussi que les consommateurs qui continuent de dépendre des produits et services financiers traditionnels, comme les chèques, peuvent passer à côté de ces avantages et être laissés pour compte.
Les règles relatives à l'accès aux fonds des chèques datent maintenant de plus d'une décennie et n'ont pas suivi le rythme des hausses du coût de la vie ou des progrès technologiques. C'est pourquoi le budget de 2025 propose de modifier la Loi sur les banques pour faire passer de 100 $ à 150 $ la tranche des fonds déposés qui peut être immédiatement retirée, d'éliminer la distinction concernant le délai entre les fonds déposés en personne ou par d'autres moyens, de prendre des règlements pour réduire le nombre de jours pendant lesquels les banques peuvent retenir des fonds déposés par chèque, de relever le seuil actuel de 1 500 $ en dessous duquel des périodes de retenue plus courtes s'appliquent et d'appliquer les changements aux sociétés de fiducie et de prêt. Encore une fois, le projet de loi ferait de ce changement une réalité.
Cependant, ce n'est pas la seule façon dont le projet de loi contribuerait à améliorer les services financiers pour aider les Canadiens à gérer leur argent. Les services bancaires axés sur les consommateurs, aussi appelés système bancaire ouvert, sont un cadre sécurisé qui permet aux particuliers et aux entreprises du Canada de partager leurs données financières avec les fournisseurs de services approuvés de leur choix. Ce cadre donnerait aux consommateurs un plus grand contrôle sur leurs données tout en favorisant un secteur financier concurrentiel et novateur qui renforce la position du Canada dans l'économie numérique mondiale.
Bref, l'objectif du cadre canadien des services bancaires axés sur les consommateurs est de favoriser un secteur financier compétitif et novateur, d'améliorer les résultats financiers des Canadiens, et de veiller à ce que les consommateurs puissent communiquer leurs données en toute sécurité. Dans d'autres pays, les cadres réglementés se sont révélés efficaces pour atteindre ces objectifs stratégiques en autonomisant les consommateurs, en améliorant l'accessibilité des données et en soutenant de nouveaux fournisseurs de services financiers et modèles d'affaires.
En même temps, nous savons que l'absence d'un tel cadre sécurisé fait qu'actuellement, environ 9 millions de Canadiens communiquent leurs données financières en fournissant leurs renseignements d'identification confidentiels dans un processus appelé capture de données d'écran. Ces consommateurs font ainsi face à des risques accrus en matière de sécurité, de responsabilité et de vie privée, et peuvent se retrouver sans recours en cas de problème. Notre cadre des services bancaires axés sur les consommateurs s'attaquerait à ces risques en utilisant des interfaces de programmation d'applications, ou API, pour offrir une connexion de communication plus sécurisée entre les entités.
Donner aux Canadiens un plus grand contrôle sur leurs données financières ouvre la porte à de nouveaux produits financiers et à un plus grand choix entre les fournisseurs, favorisant ainsi un secteur financier plus dynamique et une économie plus productive. En offrant ces nouvelles possibilités, on améliorerait la prise de décision financière, on réduirait les coûts et on offrirait des produits et des services plus adaptés aux consommateurs. Le projet de loi est fondamental pour y arriver, puisqu'il propose des modifications législatives qui complèteraient le cadre des services bancaires axés sur les consommateurs en transférant sa gouvernance à la Banque du Canada et en apportant à la Loi sur la protection des renseignements personnels et les documents électroniques une modification qui accorderait aux Canadiens un droit à la portabilité des données, soutenant une approche commune à l'échelle de l'économie à l'égard de la communication de données.
Tous les Canadiens bénéficieraient du cadre canadien des services bancaires axés sur les consommateurs, qui favoriserait la concurrence et réduirait les risques dans le secteur des services financiers en réglementant le partage des données financières. Parmi les avantages potentiels pour les consommateurs, notons une plus grande inclusion financière, des décisions financières plus éclairées ainsi qu'une meilleure gestion et une réduction des facteurs de stress financiers. Les entreprises, quant à elles, pourraient profiter d'un accès accru à de nouvelles formes de financement et d'une réduction du fardeau administratif grâce à des fonctions clés mieux intégrées et automatisées. On estime que les ménages à faible revenu et en difficulté financière seraient les plus avantagés, car ils auraient accès à des produits moins chers, à des choix plus clairs, ainsi qu'à des outils leur permettant de gérer leurs dettes et de réduire leur stress financier.
De plus, ce n'est pas la seule chose que le projet de loi ferait pour aider les consommateurs de services financiers canadiens à économiser et à gérer leur argent. Nous savons, par exemple, que tous les Canadiens bénéficieraient d'améliorations au cadre fédéral régissant les coopératives de crédit, car permettre à davantage d'institutions financières comme les coopératives de crédit de croître créerait plus de concurrence dans le secteur financier. La concurrence fait baisser les frais, améliore les taux d'intérêt sur les dépôts et conduit à un meilleur service à la clientèle, ce qui profiterait aux diverses régions du Canada où des coopératives de crédit sont présentes. La concurrence dans le secteur pourrait également stimuler l'efficacité et soutenir le développement économique et la productivité, car les institutions financières investissent leurs capitaux là où elles sont les plus productives.
C'est pourquoi le budget de 2025 propose de modifier la Loi sur les banques, la Loi sur la Société d'assurance-dépôts du Canada et la Loi sur l'Agence de la consommation en matière financière du Canada afin de soutenir la croissance des coopératives de crédit fédérales au moyen de fusions ou d'acquisitions d'éléments d'actif, et de faciliter l'entrée des coopératives de crédit dans le cadre fédéral, notamment en leur offrant la possibilité de poursuivre de manière permanente leurs activités actuelles de crédit-bail automobile. Ces modifications prévues dans le projet de loi nous donnent un moyen supplémentaire de réduire les coûts pour les Canadiens et une raison supplémentaire de soutenir le projet de loi.
Le comporte également des dispositions qui, aux termes de la Loi de l'impôt sur le revenu, exonéreraient du revenu la Prestation canadienne pour les personnes handicapées, ce qui aiderait les bénéficiaires à garder la pleine valeur de leurs prestations, et cela vaut également pour d'autres programmes et prestations fédérales fondés sur un examen du revenu, comme l'Allocation canadienne pour enfants. Réduire la pauvreté et améliorer le bien-être financier des personnes handicapées à faible revenu est une priorité de premier ordre du gouvernement dans le cadre de ses démarches en vue de bâtir un Canada plus juste. Il s'agit d'une raison de plus pour les parlementaires d'appuyer le projet de loi C-15.
Cependant, le va encore plus loin. Il prévoit même une nouvelle mesure de soutien financier pour les personnes qui aident les gens dans le besoin. En effet, les préposés aux services de soutien à la personne aident les Canadiens à vivre et à vieillir dans la dignité. Ils nous ont d'ailleurs aidés à traverser la pandémie de COVID-19. Le pays leur doit une fière chandelle. C'est pourquoi nous proposons de créer un crédit d'impôt temporaire pour eux. Ce crédit d'impôt ferait augmenter le salaire des préposés aux services de soutien à la personne admissibles employés dans les provinces et les territoires qui ne sont pas déjà visés par un accord bilatéral avec le gouvernement fééral. Les préposés pourraient demander un crédit d'impôt remboursable égal à 5 % de leurs gains admissibles, ce qui leur procurerait un montant pouvant atteindre 1 100 $ par année.
Cette mesure serait offerte aux travailleurs de la santé de première ligne pour les années d'imposition 2026 à 2030, et elle coûterait 1,48 milliard de dollars sur six ans, à compter de 2025-2026. De ce montant, 1,17 milliard de dollars proviendraient de fonds déjà alloués, mais non utilisés, pour financer les augmentations salariales des préposés aux services de soutien à la personne. En somme, ce crédit d'impôt donnerait plus de moyens d'agir aux préposés aux services de soutien à la personne qui prennent soin de nous en leur permettant de garder une plus grande partie de leur argent durement gagné.
Voilà en quoi consiste ce projet de loi. Le gouvernement demeure déterminé à donner plus de moyens d'agir aux Canadiens en réduisant les coûts, en stimulant la concurrence et en élargissant les possibilités…
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Monsieur le Président, c'est toujours un honneur et un privilège de prendre la parole à la Chambre des communes au nom des gens formidables du Sud-Ouest et du Centre-Ouest de la Saskatchewan. J'ai passé un agréable week-end chez moi, mais il semble que cette semaine, l'hiver s'est installé pour de bon. Malheureusement, la météo annonce de la neige, alors je souhaite bonne chance à tous ceux qui sont chez eux alors que nous nous préparons à affronter l'hiver.
Je voudrais commencer en indiquant le montant de la dette nationale au moment de la période des questions. Elle s'élevait à 1 281 213 600 467 $. Je donne un ordre de grandeur pour les six derniers chiffres, car le compteur de la dette avance très rapidement et je ne parviens même pas à voir les chiffres tant il tourne à une vitesse vertigineuse. Depuis lors, la dette nationale a augmenté de plus de 15 millions de dollars rien qu'en intérêts accumulés. À l'heure actuelle, elle s'élève à 1 281 228 741 000 $, et maintenant, c'est 42 000, puis 43 000. Encore une fois, je ne peux même pas lire la colonne des centaines, car elle défile beaucoup trop vite.
Je le souligne pour que les gens comprennent ce dont nous parlons lorsque nous disons que le gouvernement doit faire preuve de rigueur budgétaire et qu'il doit être responsable en matière de budget. Que signifie une augmentation de ces chiffres? Lorsque le gouvernement dépense beaucoup plus d'argent qu'il n'en perçoit, cela entraîne une inflation du prix des biens. Lorsque nous abordons bon nombre des problèmes auxquels notre pays est confronté, en particulier ceux qui touchent la prochaine génération de jeunes, le gouvernement donne le ton avec ses propres finances. Les jeunes cherchent à savoir comment ils vont pouvoir se trouver un logement, payer l'épicerie ou aller à l'université, ce genre de choses. Le budget actuel est un très mauvais exemple pour la prochaine génération sur la manière d'établir un budget, de le respecter et de s'en tenir à un objectif.
Le a déclaré qu'il n'irait jamais au-delà du montant de la dette contractée par Justin Trudeau, qui s'élevait à 42,2 milliards de dollars. Nous en sommes aujourd'hui à 78,3 milliards de dollars. En fait, la députée de était ministre des Finances. Elle a démissionné de son poste en raison des mesures prises par Justin Trudeau en matière budgétaire, ce qui a précipité le processus qui a conduit l'actuel premier ministre à devenir chef du Parti libéral et, par conséquent, premier ministre du Canada.
Pourquoi tout cela est-il important? J'ai comparé le budget actuel à celui de 2024, qui annonçait « une chance équitable pour chaque génération ». Selon les projections des libéraux dans le budget de 2024 et l'énoncé économique de l'automne, le déficit pour l'exercice en cours ne devait atteindre que 38,9 milliards de dollars. Pourtant, quand on prend connaissance du budget, le déficit s'établit actuellement à 78,3 milliards de dollars. Il y a donc un écart de près de 40 milliards de dollars.
Les libéraux vont sans doute prendre la parole, et quelqu'un va dire que c'est la faute de Donald Trump, et patati et patata. Il y a sans doute une part de vérité, sauf qu'une autre promesse n'a pas été respectée. Le avait en effet dit qu'il était l'homme de la situation et qu'il savait comment gérer une crise. Or, comme nous l'avons vu dans les médias aujourd'hui, tout ce qu'il trouve à dire à propos de ce qui se passe avec Donald Trump, c'est « peu importe, on s'en fout ».
Nous savons que le a échoué pour ce qui est du commerce et du budget actuel. Une autre chose qui a attiré mon attention — et je ne pense pas qu'elle ait attiré l'attention de beaucoup d'autres personnes —, c'est qu'on a aussi augmenté le plafond de la dette du Canada. En fait, on l'a augmenté trois fois au cours des quatre dernières années. La plupart des gens ne le savent pas. Il s'agit d'un autre petit fait qui passe inaperçu et dont personne ne parle vraiment. C'est tout le contraire aux États-Unis, où un gouvernement qui doit augmenter le plafond de la dette doit déclencher un important processus qui retient l'attention de tout le pays et qui fait les manchettes. On en parle même sur les ondes de CBC/Radio-Canada, qui est censée être la Société Radio-Canada, mais qui passe plus de temps à couvrir la politique américaine que la politique canadienne.
Quoi qu'il en soit, on a augmenté le plafond de la dette trois fois au cours des quatre dernières années. Le plafond a été porté à environ 2,3 billions de dollars. On peut se demander quel est le plan et quelles sont les projections du gouvernement s'il augmente déjà le plafond de la dette à un niveau supérieur à celui de la dette actuelle.
Voyons ce qui se passera au cours des quatre ou cinq prochaines années, si on se fie à ce qui est présenté dans le budget. Le budget indique quel sera le montant du déficit d'une année à l'autre et combien coûtera le service de la dette. Le paiement des intérêts sur la dette nationale coûtera entre 76 et 78 milliards de dollars dans trois ou quatre ans.
Pourquoi est-ce important? Je vais rappeler un exemple concret aux gens de ma province. Tous les Saskatchewanais se souviennent que la dette du gouvernement fédéral était devenue incontrôlable dans les années 1990. Jean Chrétien avait essayé d'emprunter plus d'argent et il avait essuyé un refus. Par conséquent, les transferts en santé à la Saskatchewan ont été annulés, ce qui a entraîné la fermeture ou la modification des services de 52 hôpitaux ayant huit lits ou moins. Voilà les répercussions que toute la Saskatchewan a subies. Je suis certain que d'autres provinces ont vécu la même chose.
Cela a eu des conséquences dévastatrices en Saskatchewan. Les services de santé de la province sont maintenant extrêmement centralisés. Dans certains cas, il faut faire trois ou quatre heures de route simplement pour voir un médecin, alors qu'il y avait auparavant un hôpital ou une clinique à seulement 30 ou même 20 minutes de route. Ce n'est plus le cas. À titre d'exemple, une personne qui vit sur une ferme ou dans une communauté rurale et qui veut fonder une famille doit faire deux heures de route pour aller accoucher à l'hôpital.
Les situations de ce genre ont eu des répercussions considérables et ont entraîné des changements au fil des ans. Compte tenu de l'énorme déficit budgétaire du gouvernement libéral, les Saskatchewanais repensent toujours à ce qui s'est produit à l'époque et à l'effet domino qui a suivi.
Pierre Elliott Trudeau avait fait exactement ce que Justin Trudeau a fait par la suite. Comme les taux d'intérêt étaient bas, ils se sont engagés dans des dépenses folles. Dans les années 1970, Pierre Elliott Trudeau a enregistré un déficit qui équivaut, je crois, à 72 milliards de dollars en dollars d'aujourd'hui. Quand est venu le temps de renouveler les emprunts à la fin des années 1980 et dans les années 1990, les taux d'intérêt dépassaient 15 % et même 20 %. Il ne faut donc pas s'étonner qu'il ait été impossible, pour le gouvernement, d'emprunter davantage.
Quand Jean Chrétien n'a pas réussi à emprunter plus d'argent, il a dû sabrer massivement dans les dépenses gouvernementales. Il a notamment sabré dans les transferts aux provinces. Ce volet a été l'un des plus durement touchés.
Voilà ce que donnent les dépenses effrénées des libéraux. Les Canadiens ne veulent pas revivre la même chose.
Parlons des cibles budgétaires. Celles du budget précédent ont toutes été complètement abandonnées. Il s'agissait entre autres de ne pas dépenser plus de 42 milliards de dollars et de veiller à ce que le ratio dette-PIB ne dépasse pas un certain niveau. Nous avons largement dépassé ce niveau. Le gouvernement s'est désormais fixé pour objectif de réduire le ratio déficit-PIB et d'équilibrer le budget de fonctionnement. Le directeur parlementaire du budget, qui est indépendant, a réalisé une étude intéressante. Selon lui, il n'y a que 7,5 % de chances que le ratio déficit-PIB diminue. Il y a donc 92,5 % de chances que le gouvernement n'atteigne pas cette cible non plus.
Parlons de quelques autres éléments. Il y a deux ou trois choses pour lesquelles le gouvernement a dit qu'on le féliciterait. Les libéraux ont aboli la taxe sur le carbone, à laquelle les conservateurs s'opposaient depuis très longtemps. Nous nous sommes aussi opposés au plafonnement des émissions, qu'ils sont en train d'abolir, car, selon eux, il n'aurait qu'un effet négligeable sur la réduction des émissions. Nous savons tous que, depuis le début, c'était en fait un plafonnement de la production.
J'ai examiné une section du budget intitulée « Améliorer l'efficience du régime fiscal », qui ne fait même pas une demi-page. On y parle seulement d'éliminer la taxe de luxe sur les aéronefs et les navires et la taxe sur les logements sous-utilisés. Voilà tout ce qu'il y a pour améliorer le régime fiscal.
Pendant la période des impôts, beaucoup de gens sont venus parler de leurs problèmes avec l'Agence du revenu du Canada, de l'injustice du régime fiscal et de la nécessité de le réformer en profondeur. Le gouvernement aurait pu choisir, par exemple, de modifier la façon dont le report de l'impôt pour les éleveurs de bétail fonctionne quand ils sont touchés par une sécheresse. La prolongation de ce report d'impôt aurait eu d'énormes répercussions. Ç'aurait été une mesure positive et un pas dans la bonne direction, mais non.
Le Programme de rachat d'armes à feu figure dans le budget. C'est 742 millions de dollars pour enlever des biens à des Canadiens respectueux des lois. C'est honteux.
Le gouvernement dépense 362 millions de dollars pour des agriculteurs à l'étranger, mais pas pour ceux qui se trouvent au Canada ou en Saskatchewan. Compte tenu des problèmes commerciaux que nous vivons, je peux penser à beaucoup d'excellents endroits où cet argent aurait pu être utilisé à la place.
Nous y reviendrons peut-être pendant la période des questions.
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Monsieur le Président, je prends la parole aujourd'hui au nom des bonnes gens de Milton-Est—Halton Hills-Sud pour faire part à la Chambre de mes réflexions sur le budget de 2025 du gouvernement et sur le projet de loi , la loi d'exécution du budget. Il s'agit d'un budget qui trace la voie à suivre pour adopter un nouveau paradigme de développement économique, d'édification du pays et d'investissements de portée historique. C'est un budget historique qui mise sur le Canada et qui arrive à un moment historique mais difficile.
Nous savons que le Canada est aux prises avec des difficultés économiques survenues récemment en raison des droits de douane injustes que les États-Unis nous ont imposés. Ces droits de douane perturbent les conventions économiques et engendrent l’inabordabilité dans le monde entier. Ce n'est pas seulement un problème canadien. En fait, nous avons vu récemment que l'inabordabilité est un problème si grave aux États-Unis que le président américain a fait marche arrière sur sa chère politique tarifaire en annulant les droits de douane sur les aliments que les Américains continuent d'avoir du mal à se payer.
Cependant, les Canadiens savent que les périodes difficiles nous offrent des occasions à saisir. Le moment est venu pour nous de réévaluer la situation et de réaffirmer notre détermination à prendre notre destinée en main. Nous n'avons pas besoin de dépendre de qui que ce soit pour être prospères. Notre pays recèle ce dont nous avons besoin: une population instruite, travaillante et patriotique, de vastes ressources naturelles que le monde entier convoite et une culture de la coopération, de la qualité et de la responsabilité qui fait de nous un partenaire recherché partout dans le monde pour le commerce, les investissements et la collaboration.
Les grands changements qui se produisent dans le paysage économique mondial se font sentir dans la vie quotidienne des Canadiens. Le gouvernement a le devoir de s'attaquer à ce problème. Le budget de 2025 pose les bases qui nous permettront de le résoudre. Les députés entendent et ressentent tous la même chose. L'abordabilité, le logement, l'emploi, les jeunes, la criminalité et la défense doivent retenir notre attention.
Tous les Canadiens ont le droit de voir leurs besoins fondamentaux satisfaits, mais aussi de se sentir en sécurité dans leurs activités quotidiennes. Nous comprenons l'importance d'investir des ressources pour rendre les collectivités plus sûres. Voilà pourquoi le budget de 2025 prévoit 1,7 milliard de dollars sur quatre ans pour la sécurité publique et frontalière, notamment pour embaucher 1 000 nouveaux agents de la GRC et 1 000 nouveaux agents frontaliers. La sécurité dans les collectivités est prioritaire. En investissant dans l'application de la loi et la réforme de la justice, nous nous attaquerions au crime organisé, à la violence liée aux armes à feu, au vol de voitures et à de nombreuses autres activités criminelles. La sécurité est le premier pilier de la prospérité.
J'ai quatre enfants qui sont de jeunes adultes. En tant que mère, je vis chacune des difficultés qu'ils rencontrent. Le taux de chômage parmi les jeunes est inacceptable. Au cours des deux prochaines années, un financement de 594 millions de dollars créera 100 000 emplois d'été dans le cadre du programme Emplois d'été Canada. Consacrer plus de 300 millions de dollars sur deux ans à notre Stratégie emploi et compétences jeunesse fournirait des emplois et de l'aide à 20 000 jeunes aux prises avec des obstacles à l'emploi. De plus, nous créerions 55 000 occasions d'apprentissage en milieu de travail pour les personnes qui font des études postsecondaires en injectant 635 millions de dollars dans le Programme de stages pratiques pour étudiants.
Le nouveau gouvernement s'est également engagé à consacrer 40 millions de dollars à la création d'un service jeunesse pour le climat qui offrira de la formation professionnelle rémunérée aux jeunes Canadiens afin qu'ils puissent intervenir rapidement en cas d'urgence environnementale, qu'ils contribuent aux mesures de rétablissement et que nous créions un Canada résilient pour les générations à venir.
La fierté et le sentiment d'accomplissement que procure le fait d'avoir un logement à soi vont de pair avec l'emploi. Une grave pénurie de logements sévit et, pour y remédier, le gouvernement affecte 13 milliards de dollars sur 5 ans au programme Maisons Canada, qui stimulera le secteur du logement et favorisera les partenariats avec le secteur privé afin de construire des logements à un rythme sans précédent depuis l'après-guerre. Nous élargirons également l'offre de logements de transition et de logements avec services de soutien pour les personnes les plus vulnérables, en collaboration avec les provinces, les territoires, les municipalités et les communautés autochtones.
À court terme, nous réduisons le coût de l'achat d'une maison grâce à la suspension de la TPS pour les acheteurs d'une première habitation, ce qui leur permet de récupérer directement jusqu'à 50 000 $ de TPS payée à l'achat d'une nouvelle maison. En outre, nous protégeons le parc de logements abordables contre les augmentations de loyer en lançant le Fonds canadien de protection des loyers, un fonds du programme Maisons Canada doté de 1,5 milliard de dollars.
Afin de donner un répit rapide à près de 22 millions de Canadiens, le gouvernement a mis en œuvre une baisse d'impôt pour la classe moyenne, qui cible précisément les Canadiens des tranches d'imposition inférieure et moyenne. Parallèlement, le gouvernement effectue la transition vers des prestations fédérales automatisées pour les Canadiens en simplifiant la production des déclarations de revenus. Ainsi, environ 5 millions et demi de Canadiens recevront les prestations auxquelles ils ont droit, mais qu'ils ne reçoivent pas actuellement simplement parce qu'ils ne produisent pas de déclaration de revenus. Ces prestations appartiennent à la population, et le gouvernement élimine les obstacles pour qu'elle puisse en bénéficier.
Les Canadiens n'ont pas peur de l'effort, et le gouvernement met en œuvre un nouveau programme de recyclage professionnel pour les travailleurs. En fournissant 570 millions de dollars, nous soutiendrons la formation et l'aide à l'emploi pour les travailleurs qui ont été touchés par les droits de douane et les changements sur le marché mondial.
La Charte garantit la sécurité de la personne, ce qui est un principe fondamental du système de santé du Canada, un système envié dans le monde entier et dont tous les Canadiens peuvent être fiers. Le gouvernement consacrera 5 milliards de dollars sur trois ans au fonds pour les infrastructures dans le domaine de la santé. Nous savons que les hôpitaux, les centres de soins d'urgence, les urgences et les facultés de médecine doivent recevoir un financement prioritaire afin qu'ils puissent servir les Canadiens.
Dans ma circonscription, Milton-Est—Halton Hills-Sud, on prévoit la construction d'un nouvel hôpital à Georgetown et d'un centre de soins palliatifs, chacun nécessitant des sommes importantes. La proposition du budget de 2025 en matière d'infrastructures de santé est le type de plan qui permettra de soutenir de tels projets. Nos municipalités et nos concitoyens ont besoin de ce soutien.
Mon expérience à titre de conseillère municipale à Milton me donne une perspective éclairée dans ce domaine. Une grande partie de la planification municipale repose sur le financement des infrastructures publiques essentielles. Les municipalités ont des moyens limités pour générer des revenus et ne peuvent pas accumuler de déficits budgétaires, mais elles sont accablées par des responsabilités croissantes, généralement sans le soutien financier correspondant.
Je suis très fière de défendre le budget, qui prévoit 54 milliards de dollars pour la création d'infrastructures publiques essentielles au cours des cinq prochaines années grâce au fonds pour bâtir des collectivités fortes. Ces infrastructures sont indispensables pour aider les municipalités dans leurs efforts visant à faciliter la construction de logements dans nos collectivités.
Bien sûr, tout en stimulant le développement, nous devons être conscients de notre impact sur notre environnement naturel. Le budget trace la voie vers un avenir vert et prospère, en faisant du Canada une superpuissance énergétique dans les domaines des énergies propres et classiques. Réduire les émissions est une nécessité pour protéger la compétitivité des secteurs canadiens du pétrole, du gaz et de l'acier. En accordant la priorité à la réduction des émissions, nous nous assurons l'accès à des marchés qui privilégient la durabilité.
L'économie mondiale connaît des transformations historiques dans le domaine des technologies propres, et nous sommes prêts à jouer un rôle de chef de file. En ce qui concerne les émissions de carbone du secteur de l'énergie, le Canada a un avantage indéniable par rapport à ses pairs, et nous en tirerons parti. Ce budget nous donne les moyens de construire de nouvelles infrastructures qui feront du Canada une superpuissance en matière d'énergie propre. Il y aura des projets d'énergie renouvelable, un train à grande vitesse et des investissements dans les carburants à faible teneur en carbone.
Le budget de 2025 renforce la tarification du carbone pour les industries, soutient le développement de projets de minéraux critiques et stimule les investissements dans l'économie propre au moyen de crédits d'impôt. Au fur et à mesure que nous préparerons le terrain pour investir dans le Canada, nous le ferons avec une conscience verte.
Le a été clair: le nouveau gouvernement du Canada dépensera moins pour que nous puissions investir davantage. En cette période où les Canadiens sont aux prises avec des pressions économiques dans leur vie quotidienne, le gouvernement reconnaît ce qu'il lui incombe de faire pour démontrer sa solidarité envers tous les Canadiens. C’est pourquoi ce budget exige des économies de 60 milliards de dollars. Nous nous sommes assurés d'y parvenir tout en protégeant les services essentiels pour les Canadiens comme les services de garde d’enfants, les soins dentaires, l’assurance-médicaments et notre programme national d’alimentation dans les écoles.
Il est de notre devoir de gérer l'argent des contribuables avec prudence et de réduire les inefficacités. Notre examen complet des dépenses se concentrera sur les investissements qui atteignent les objectifs de programme, qui complètent les services fournis par d'autres ordres de gouvernement au lieu de créer des doublons et qui réduisent les formalités administratives tout en améliorant l'efficacité.
Je suis très fière d'être Canadienne et de faire partie d'un gouvernement qui n'a pas peur de prendre des mesures audacieuses et de s'attaquer de front aux problèmes. C'est dans les périodes d'adversité que le leadership est mis à l'épreuve, et ce gouvernement, sous l'actuel , prend la situation en main.
Le Canada est remarquablement bien placé pour être un chef de file dans la situation instable actuelle du commerce mondial et pour entrer dans une nouvelle ère de construction nationale. Nous sommes l'un des principaux producteurs de minéraux critiques et un chef de file mondial dans le domaine de l'intelligence artificielle. Étant le seul pays du G7 à avoir conclu des accords de libre-échange globaux avec tous les autres pays membres, nous avons un accès inégalé à ces marchés.
Nous avons la population, les ressources et la stabilité requises pour prospérer, soutenir la concurrence et être des chefs de file dans cette nouvelle économie qui prend naissance sous nos yeux, en plus de contribuer à sa création d'une manière qui profitera aux Canadiens. Notre mission est claire: protéger, construire et investir. Il est maintenant temps de réfléchir, de faire preuve d'honnêteté et de prendre notre place comme pays de bâtisseurs et d'innovateurs. Nous sommes à un moment décisif pour la prospérité économique et l'édification du Canada.
Nous prenons notre avenir en main. Nous atteindrons nos objectifs en exploitant tout le potentiel de notre grand pays et des Canadiens. Il y a un temps pour tout, et c'est le temps de croire en nous-mêmes, de croire au Canada.
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Monsieur le Président, lorsque les Canadiens ont lu le budget, ils ont eu un choc, parce que le avait promis qu'il ne serait pas comme Justin Trudeau. Il avait promis de faire preuve de responsabilité financière. Il avait promis de réduire les dépenses. Il avait promis de réduire le ratio dette-PIB. Cependant, ce n'était que de la poudre aux yeux.
Les Canadiens connaissent maintenant la vérité. En effet, le enregistre plutôt un déficit record, si on exclut la période de la COVID, de 78 milliards de dollars. C'est une somme colossale, mais il y a des gens qui se réjouissent. Je pouvais presque entendre les banquiers et les créanciers obligataires trinquer à la hausse de l'inflation et des taux d'intérêt qui leur permettra de se remplir les poches. Toute l'élite mondiale a le sourire aux lèvres, car le premier ministre a subrepticement supprimé la taxe de luxe sur les yachts et les jets privés. Malheureusement, c'est la classe moyenne qui est le dindon de la farce. Cependant, je ne suis pas certain qu'on pourra lui passer deux fois le même sapin, comme on dit.
En lisant les pages du budget, j'ai été frappé par ce qui n'y figurait pas. Il n'y avait pas une seule mesure concrète pour lutter contre la crise des drogues et de la toxicomanie qui dévaste nos collectivités. Depuis une décennie, les libéraux normalisent la consommation de drogues. Ils font la promotion de la consommation de drogues illégales, comme le crack, la méthamphétamine et le fentanyl, sous le couvert d'un approvisionnement sûr. Le fentanyl n'a rien de sûr. Il n'y a rien de sûr à permettre à une personne de s'empoisonner lentement à mort, mais la continue de rendre les drogues plus accessibles et les traitements plus difficiles à trouver. Si cela semble insensé, c'est parce que ça l'est.
Examinons les faits. Les libéraux ont approuvé la décriminalisation des drogues dures en Colombie-Britannique. La ministre associée de la Santé de l'époque a accordé une exemption à la Loi réglementant certaines drogues et autres substances afin de légaliser la consommation de drogues dans toute la province. Qu'est-ce que cette expérience a donné? Si la ministre se promenait sur la rue East Hastings, à Vancouver, comme je l'ai fait le mois dernier, elle verrait ce qui arrive lorsque le gouvernement autorise la consommation de drogues. Au-delà de la criminalité et du chaos, il y a aussi des décès.
Des voix: Oh, oh!
Dan Mazier: Je n'arrive pas à croire ce que j'entends de l'autre côté de la Chambre, monsieur le Président, car rien que l'année dernière, plus de 2 200 Britanno-Colombiens sont morts à cause de drogues toxiques, ce qui représente plus de six décès par jour. Les libéraux auraient pu se servir du budget pour mettre fin à cette expérience ratée, mais, pour une raison inconnue, ils ne l'ont pas fait. Ils ont plutôt laissé l'expérience se poursuivre pendant que des Canadiens continuent de mourir.
Cependant, le problème ne touche pas que la Colombie-Britannique. La approuve des centres de consommation supervisée partout au pays, y compris à proximité de garderies, d'écoles et de terrains de jeu. Les parents accompagnés de leurs enfants ne devraient jamais avoir à croiser des gens qui fument du fentanyl en plein jour. Les enfants ne devraient jamais trouver des seringues usagées sur leurs terrains de jeu. Selon les données de Santé Canada, le fentanyl est la substance la plus consommée dans ces centres approuvés par le gouvernement fédéral. Près d'un usager sur deux y consomme du fentanyl.
En quoi est-ce sûr? Il est incroyable que les libéraux considèrent que c'est sans danger.
Les conservateurs ne sont pas les seuls à le dire: les forces de l'ordre, aussi, sonnent l'alarme. Dans une lettre envoyée au gouvernement libéral plus tôt cette année, le chef de la police d'Ottawa a souligné qu'un site de consommation supervisée de drogues approuvé par le gouvernement fédéral au centre-ville d'Ottawa était devenu le point central des préoccupations en matière de sécurité. Il a signalé une escalade de la consommation ouverte de drogues, des comportements agressifs et des cas d'intoxication publique dans le quartier. Tout cela se passe en plein cœur de la collectivité.
Je me suis promené dans ces rues, moi aussi, et j'avais du mal à le croire. Pourtant, le gouvernement libéral ferme constamment les yeux sur la situation. Les forces de l'ordre ont précisé que les répercussions étaient devenues si graves que des garderies à proximité ont été fermées pour des raisons de sécurité.