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Bonjour, monsieur le Président. C'est une excellente journée au Parlement aujourd'hui. J'ai le plaisir de prendre la parole pour présenter le projet de loi , Loi portant exécution de certaines dispositions du budget déposé au Parlement le 4 novembre.
Il y a à peine quelques semaines, notre gouvernement a déposé le budget de 2025, un budget porteur d'investissements contenant des mesures sans précédent pour bâtir de grands projets dans notre pays, pour offrir aux Canadiens une vie meilleure et pour protéger notre souveraineté. Ce budget arrive à un moment où des perturbations mondiales ont des répercussions sur les Canadiens partout au pays, dans leurs foyers, dans leurs commerces, sur les planchers d'usine, dans les champs, dans les salles de conseil et, véritablement, partout au pays.
Qu'il s'agisse de conflits géopolitiques qui créent de l'incertitude ou d'un protectionnisme croissant, comme les droits de douane imposés par notre plus proche partenaire commercial, les relations fondamentales du Canada avec le monde sont en pleine transformation. La rapidité, l'ampleur et l'étendue de ces changements sont extraordinaires et sans précédent. Ils ne sont pas seulement transformateurs, ils constituent un véritable changement générationnel.
Pour répondre à ce moment charnière, notre gouvernement mise sur les nombreuses forces du Canada afin d'assurer un avenir économique meilleur à toute la population; non seulement parce que nous en avons le devoir, mais aussi parce que nous savons que lorsque les Canadiens unissent leurs efforts, rien ne leur est impossible. Personne ne devrait jamais commettre l'erreur de sous-estimer le Canada, et de ce côté-ci de la Chambre, nous ne nous excuserons jamais d'être optimistes envers l'avenir de notre pays, car nous sommes ici pour faire avancer de bonnes choses pour les Canadiens. De ce côté-ci de la Chambre, nous croyons en notre pays.
Au printemps dernier, le gouvernement libéral a été élu avec un mandat clair: accomplir un travail significatif et important pour le pays à un moment déterminant de son histoire. Le budget de 2025 donne suite à cet engagement grâce à un plan de portée historique visant à bâtir une seule économie canadienne plutôt que 13, une réussite typiquement canadienne mise en valeur par de grands projets structurants qui relieront nos régions, diversifieront nos marchés et créeront des centaines de milliers d'emplois bien rémunérés, dans les métiers spécialisés comme dans les technologies avancées.
Le chemin de fer a uni notre pays, la route Transcanadienne a ouvert nos frontières, la voie maritime du Saint-Laurent a lié notre économie au reste du monde et les grands projets d'aujourd'hui seront tout aussi transformateurs. Ils permettront de construire des réseaux d'électricité propre pour un avenir durable et d'agrandir nos ports afin d'accélérer notre commerce avec des partenaires partout dans le monde.
Cela comprend de grands projets tels que les installations hydroélectriques d'Iqaluit, qui appartiendront à des Inuits et qui procureront une énergie propre à des localités qui, jusqu'à maintenant, consomment chaque année 15 millions de litres de carburant diésel importé. Il y a aussi la nouvelle centrale nucléaire de Darlington à Bowmanville, dans ma région, à Durham. Cette centrale comptera quatre petits réacteurs modulaires et alimentera en énergie propre 1,2 million de foyers, tout en ajoutant plus de 21 000 emplois et 38,5 milliards de dollars au PIB du Canada au cours des 65 prochaines années.
Le projet de loi ferait aussi progresser le projet de liaison ferroviaire à grande vitesse Alto, la première liaison du genre au Canada. Les trains pourront filer à 300 kilomètres à l'heure entre Toronto et la ville de Québec. La cadence des travaux de construction serait accélérée, ce qui nous rapprochera encore plus des déplacements rapides dans le corridor le plus peuplé du pays.
Grâce au projet de loi , 11,5 milliards de dollars seraient investis dans Maisons Canada, et 1,5 milliard de dollars serviraient à financer la Société immobilière du Canada Limitée pour stimuler la construction domiciliaire sur les terrains qu'elle détient. Notre nouvelle stratégie de diversification commerciale renforcera notre rayonnement mondial en doublant nos exportations outre-mer en une décennie et en suscitant des échanges commerciaux supplémentaires de 300 milliards de dollars.
Toutes ces mesures, et bien d'autres qui sont incluses dans le projet de loi , témoignent de notre plan clair et ambitieux destiné à faire passer notre économie de son état de dépendance traditionnelle à l'égard d'un seul partenaire commercial à un état de résilience. Cela aiderait notre économie à absorber les chocs qu'elle pourrait subir à l'avenir et à y réagir. Afin d'atteindre ces objectifs, nous devons faire en sorte que le Canada reste un endroit attrayant où investir et faire prospérer une entreprise, tout en stimulant l'innovation nationale.
La superdéduction à la productivité facilitera la tâche aux entreprises canadiennes qui souhaitent investir dans de la nouvelle machinerie, de nouveaux équipements et de nouvelles technologies, pour renforcer l'avantage concurrentiel du Canada sur les États‑Unis et encourager des investissements commerciaux essentiels dans tout le pays, tout en stimulant la productivité et la croissance. Je sais que les députés d'en face partagent mon point de vue à cet égard, car ils ont très souvent parlé de ce sujet à la Chambre. Le PIB et la productivité par habitant doivent augmenter.
Les superdéductions correspondent exactement au genre de mesures et d'avantages fiscaux qu'attendaient les entreprises et qui les inciteront à investir dans elles-mêmes et à parier sur elles-mêmes, pour accroître la productivité, faire augmenter les salaires réels par rapport au coût de la vie et garantir un meilleur niveau de vie à toute la population canadienne.
En outre, le projet de loi renforcerait le programme d'encouragements fiscaux pour la recherche scientifique et le développement expérimental en faisant passer à 6 millions de dollars le plafond des dépenses admissibles au crédit bonifié. On élargirait aussi le crédit bonifié à certaines sociétés d'État canadiennes admissibles et on rétablirait l'admissibilité des dépenses en capital.
Toutes ces mesures s'ajoutent aux nombreux atouts du Canada : une main-d'œuvre très instruite, un écosystème de recherche et d'innovation de calibre mondial, la stabilité et la primauté du droit, des relations commerciales étroites avec les marchés traditionnels et émergents, ainsi qu'une gestion et des facteurs budgétaires et économiques fondamentaux solides.
Notre vigoureux secteur des ressources et de l'énergie ainsi que notre volonté continue de rendre le Canada compétitif dans une économie mondiale en voie de décarbonation font aussi partie de nos atouts. Nous croyons, comme la grande majorité de nos concitoyens, que le Canada doit continuer d'investir dans l'économie propre afin de réduire les émissions, de lutter contre les changements climatiques et de créer de bons emplois bien rémunérés pour les générations futures. La stratégie de compétitivité climatique proposée par le gouvernement stimulera les investissements nécessaires pour rendre les entreprises canadiennes concurrentielles et, surtout, pour qu'elles soient gagnantes dans un avenir carboneutre qui, nous le savons tous, est la réalité de notre monde.
Dans le cadre de cette stratégie, le projet de loi comprend des mesures pour accorder le crédit d'impôt à l'investissement dans l'électricité propre, afin de soutenir les technologies d'électricité propre et un réseau électrique propre, et de bonifier l'ensemble des crédits d'impôt à l'investissement existants afin de mieux soutenir les investissements dans les technologies propres et la fabrication de technologies propres.
Les taux de crédit complets seront prolongés de cinq ans pour le crédit d'impôt à l'investissement pour le captage, l'utilisation et le stockage du carbone, c'est-à-dire jusqu'en 2035. Le crédit d'impôt à l'investissement dans la fabrication de technologies propres sera élargi à davantage de minéraux critiques qui sont essentiels pour les chaînes d'approvisionnement en technologies propres. De même, le crédit d'impôt pour l'exploration de minéraux critiques sera élargi à 12 autres minéraux, afin de renforcer le rôle du Canada dans les chaînes d'approvisionnement mondiales en énergie propre.
Nous rendons aussi le régime fiscal canadien plus équitable. Tout en créant les conditions propres, selon nous, à attirer des investissements historiques pour dynamiser l'économie canadienne, le nouveau gouvernement veille aussi à ce que les Canadiens puissent garder une plus grande partie de l'argent qu'ils ont durement gagné. C'est pourquoi l'une des premières mesures que nous avons prises après avoir remporté les élections du printemps a été de réduire les impôts pour 22 millions de Canadiens, ce qui constitue un allègement fiscal essentiel à un moment où les Canadiens en ont vraiment besoin.
Nous avons réduit les taxes afin de faire baisser le coût du logement pour les acheteurs d'une première habitation, mesure qui permet immédiatement à un plus grand nombre de Canadiens, en particulier à de jeunes familles, d'accéder à la propriété. L'économie moyenne sera d'environ 50 000 $ sur l'achat d'une habitation neuve de moins de 1 million de dollars. Il s'agit d'une économie importante pour les jeunes qui cherchent à accéder au marché de l'habitation.
Nous avons réduit le prix de l'essence de 18 ¢ le litre dans la plupart des provinces et des territoires en éliminant la taxe controversée sur le carbone pour les consommateurs, tout en améliorant la tarification du carbone pour les industries, afin que celles-ci puissent rester compétitives pour les générations futures.
Afin de poursuivre sur cette lancée, le gouvernement engage plusieurs réformes fiscales majeures. Pour commencer, afin de protéger la stabilité financière des personnes handicapées, le projet de loi exempte la Prestation canadienne pour les personnes handicapées du calcul du revenu, maximisant ainsi ses avantages, et élargit la déduction pour produits et services de soutien aux personnes handicapées. Le projet de loi C‑15 introduit également un crédit d'impôt temporaire pour les préposés aux services de soutien à la personne qui donnera jusqu'à 1 100 $ par an aux préposés admissibles, reconnaissant ainsi de manière concrète leur contribution essentielle à nos collectivités.
De plus, le projet de loi augmenterait l'exonération cumulative des gains en capital afin qu'elle s'applique à un maximum de 1,25 million de dollars de gains en capital admissibles, conformément à l'annonce faite dans le budget de 2024. Cette mesure permettrait aux Canadiens ayant des gains en capital admissibles de payer moins d'impôt et d'améliorer ainsi leur situation financière. Nous proposons également de supprimer la taxe sur les logements sous-utilisés ainsi que la taxe de luxe sur les aéronefs et les navires, ce qui permettra de réduire les coûts administratifs et de conformité élevés et de soutenir les industries de l'aviation et de la navigation de plaisance dans un contexte d'incertitude économique mondiale.
Nous renforçons et protégeons également le secteur financier canadien. Nous remettons plus d'argent dans les poches des Canadiens tout en leur permettant d'accéder plus facilement et plus rapidement à leur argent. Nous apportons des changements au secteur financier afin de donner aux consommateurs un meilleur contrôle de leurs finances. Le projet de loi modifierait la Loi sur les banques afin de faire passer de 100 à 150 $ la première tranche des fonds immédiatement disponibles provenant de chèques déposés et d'éliminer la distinction entre les fonds déposés en personne et ceux déposés par d'autres moyens. Cela permettra à un plus grand nombre de Canadiens d'accéder plus facilement à leur argent et de réduire leur dépendance à l'égard du crédit à court terme, comme les prêts sur salaire ou la protection de découvert, en particulier pour les Canadiens à faible revenu et les personnes âgées.
Le projet de loi modifierait également la Loi sur les banques, la Loi sur la Société d'assurance-dépôts du Canada et la Loi sur l'Agence de la consommation en matière financière du Canada afin de faciliter l'entrée des coopératives de crédit dans le cadre fédéral et leur expansion, de manière à ce qu'elles puissent continuer à servir un plus grand nombre de Canadiens. Il convient de noter que la législation fera également progresser l'engagement du gouvernement en faveur des services bancaires ouverts en complétant le cadre législatif des services bancaires axés sur les consommateurs. Cela permettra un partage sécurisé des données financières au Canada et facilitera l'accès à des produits moins coûteux, à des choix plus clairs et à de meilleurs outils pour gérer les dettes et réduire le stress financier des Canadiens.
En outre, le projet de loi créerait un espace réglementé pour les cryptomonnaies stables, un type de cryptomonnaie dont la valeur est généralement liée à une monnaie émise par un gouvernement, ce qui favoriserait davantage l'innovation dans le secteur financier et contribuerait à renforcer la confiance dans les paiements numériques. Nous sévissons également contre les crimes financiers sophistiqués, qu'il s'agisse de textos fantômes, de liens mystérieux, d'appels téléphoniques masqués ou de faux courriels bancaires, qui menacent le bien-être financier des Canadiens partout au pays. Ces crimes sont de plus en plus sophistiqués et difficiles à détecter, mais le projet de loi C‑15 modifiera la Loi sur les banques afin d'exiger des banques qu'elles mettent en place des politiques et des procédures pour détecter et prévenir la fraude visant les consommateurs. Afin d'atténuer les répercussions de ces crimes, elles devront aussi recueillir des données sur la fraude et les communiquer à l'Agence de la consommation en matière financière du Canada, en plus de permettre aux consommateurs de désactiver certaines fonctionnalités de leur compte et d'ajuster les montants maximaux des transactions.
Nous accomplissons tout cela tout en augmentant l'efficacité de l'administration publique. Pour respecter ce budget d'investissement, le nouveau gouvernement du Canada réduit les dépenses de fonctionnement du gouvernement afin d'investir davantage dans les travailleurs, les entreprises et les infrastructures d'intérêt national, ce qui stimulera à coup sûr la croissance de notre économie. Le budget de 2025 donne suite à l'examen global des dépenses du gouvernement afin que nous puissions ajuster la taille de l'administration publique et réaliser 60 milliards de dollars d'économies et de recettes qui pourront être affectées à d'autres fins au cours des cinq prochaines années. La taille du secteur public canadien a considérablement augmenté pendant et après la COVID. La fonction publique a joué un rôle inestimable en aidant le Canada à traverser ces crises, et je sais que les Canadiens sont reconnaissants et très sensibles au rôle que le gouvernement fédéral et tous les fonctionnaires ont joué dans ce contexte.
Cependant, nous faisons face à une nouvelle série de défis, et les difficultés économiques auxquelles nous sommes confrontés nous obligent à réduire les dépenses liées aux activités gouvernementales afin de pouvoir investir davantage dans la croissance et la prospérité de l'économie. Soyons clairs: notre gouvernement continuera de protéger les programmes essentiels dont dépendent les Canadiens, comme les services de garde d'enfants, les soins dentaires, la couverture des médicaments d'ordonnance, l'Allocation canadienne pour enfants, le Programme national d’alimentation scolaire, et bien d'autres encore.
Il s'agit de programmes essentiels sur lesquels les Canadiens comptent. Ils font partie de notre filet de sécurité sociale. Ils profitent aux personnes les plus vulnérables de la société. Il est impératif que nous protégions ce filet de sécurité sociale, qui contribue à faire du Canada un grand pays.
Les mesures que j'ai présentées aujourd'hui sont ambitieuses et de grande portée, mais elles s'inscrivent également dans un plan global et sont interdépendantes. Qu'il s'agisse de stimuler les investissements, de rendre la vie plus abordable pour les Canadiens ou de réduire les dépenses liées aux activités du gouvernement afin de pouvoir investir davantage dans des projets transformateurs, toutes ces mesures font partie de notre plan visant à aider le Canada à traverser cette période exceptionnelle.
Il s'agit d'investissements intelligents et stratégiques conçus pour catalyser 500 milliards de dollars de nouveaux investissements privés au Canada au cours des cinq prochaines années et permettre des investissements totaux de 1 000 milliards de dollars au Canada en cinq ans. Ces investissements profiteront non seulement aux particuliers, mais aussi aux entreprises d'un bout à l'autre du pays. Les Canadiens veulent prospérer. Ils souhaitent voir une économie florissante pour les générations à venir.
Le budget de 2025 est notre plan pour tirer parti des nombreux atouts du Canada et mettre le pays sur la voie de la prospérité, rendant un pays déjà fort encore plus fort et plus résilient. Voilà l'objectif du budget de 2025. C'est parce que nous croyons au Canada. Il s'agit d'une stratégie visant à bâtir à une vitesse, à une ampleur et à une échelle jamais vues depuis des générations, en plaçant les travailleurs canadiens au centre de nos préoccupations et en mettant l'intérêt national au cœur de chaque décision.
J'exhorte tous les députés à appuyer l'adoption rapide du projet de loi afin que nous puissions relever les défis auxquels nous sommes confrontés et, ensemble, bâtir un Canada fort, sûr, résilient.
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Monsieur le Président, j'ai été très fière de prendre la parole cette semaine lors du Sommet mondial sur l'avenir de l'énergie. Bien entendu, la députée de , avec toute son expérience et ses connaissances, aurait été une bien meilleure oratrice. Je voudrais prendre un moment pour lui transmettre mes meilleurs vœux. Elle défend avec ferveur ses concitoyens et nos valeurs conservatrices communes. Nos pensées et nos prières l'accompagnent.
Le groupe de discussion dont j'ai fait partie était très pertinent pour le sujet d'aujourd'hui. Il portait sur le thème « rendre les grands projets viables ». Bien entendu, c'est ce que nous, les conservateurs, réclamons depuis une décennie, qu'il s'agisse de ports, de ponts, de voies ferrées, de réacteurs ou de pipelines. En tant qu'Albertaine, ces derniers sont évidemment mes préférés. La conférence était remarquable et les panélistes, exceptionnels, mais je souhaitais bien sûr me préparer au mieux, alors j'ai analysé leurs biographies et les grands projets fédéraux proposés. J'ai ensuite reçu une copie du livre blanc de 2023, qui comprenait les présentations de la première année de la conférence. Quelle ne fut pas ma surprise quand j'ai constaté que le avait pris la parole à cette conférence en 2023. Ça a piqué ma curiosité, alors j'ai cherché à savoir ce qu'il avait dit.
Son intervention avait pour thème les défis et les possibilités de la transition énergétique. C'est très intéressant. J'ai écouté attentivement. À l'époque, il était envoyé spécial des Nations unies pour le financement de l'action climatique.
L'un des principaux points qu'il a soulignés est qu'il faudrait disposer d'environ 3 billions de dollars supplémentaires par année pendant un quart de siècle pour respecter l'Accord de Paris et atteindre les cibles de carboneutralité. Ces propos émanent d'un homme qui tente de convaincre les Canadiens qu'il a leurs intérêts à cœur. Ils émanent d'un homme qui veut nous faire croire qu'il est pour l'industrie, la productivité et le bien commun de notre nation. Ils émanent d'un homme qui a promis aux Canadiens d'augmenter la productivité et de réduire les dépenses.
Quand j'étais plus jeune, ma mère m'a enseigné une leçon très importante lorsqu'une amie proche m'a déçue. Je pense que cette leçon s'applique ici, alors la voici: lorsque quelqu'un nous dit qui il est, nous devrions le croire. Quand quelqu'un demande 3 billions de dollars, crée un déficit de 78 milliards de dollars, présente un budget de 414 milliards de dollars et est à l'aise avec l'idée de payer annuellement 50 milliards de dollars d'intérêts sur la dette, cet homme nous dit qui il est, et quand quelqu'un nous dit qui il est, nous devrions le croire.
Dans son livre intitulé Values, le note les années qu'il a passées à promouvoir la tarification du carbone. Il insistait sur le fait que les taxes sur le carbone devaient augmenter, mais, lorsque les sondages ont indiqué qu'une majorité de Canadiens rejetteraient la tarification du carbone — une position au cœur de la politique conservatrice sous la direction du —, le premier ministre a annoncé dans son programme électoral de 2025 qu'il avait supprimé la tarification du carbone. Bien entendu, ce n'était pas le cas, puisqu'il a maintenu la taxe sur le carbone pour les industries. Ce n'est pas surprenant, compte tenu de sa déclaration antérieure selon laquelle le cadre fédéral canadien de tarification du carbone est un modèle pour les autres nations. Après avoir fait fonction de porte-parole mondial pour la tarification du carbone pendant des années, il se présente comme candidat libéral au poste de et affirme qu'il va la supprimer, mais il a en fait décidé de conserver la taxe sur le carbone pour les industries. Dans son livre, il va jusqu'à dire que les intérêts mondiaux devraient primer sur les intérêts nationaux. Nous ne pouvons que supposer qu'il inclut également le Canada dans cette catégorie.
Le secteur énergétique canadien est soumis à certaines des réglementations environnementales les plus strictes au monde, mais le et le gouvernement continuent d'imposer des obstacles supplémentaires en prétextant des engagements internationaux. Cette approche dissuade les investisseurs, retarde les projets et oblige le Canada à dépendre du pétrole provenant de pays qui manquent de transparence ou qui n'assument pas leurs responsabilités environnementales. Lorsque quelqu'un nous dit qui il est, nous devrions le croire.
Il y a ensuite les choses que le aimerait que les Canadiens croient qu'il a faites. En février 2025, lors du lancement de sa campagne à Edmonton, il a déclaré avoir contribué à la gestion de plusieurs crises et avoir sauvé non pas une, mais deux économies. Les dirigeants qui étaient au pouvoir à l'époque ont une version différente. L'ancien premier ministre conservateur Stephen Harper, le plus grand premier ministre de l'histoire du Canada à ce jour, a écrit que l'expérience du premier ministre n'était pas aussi impressionnante qu'on le prétendait.
Il a déclaré que son « expérience n'est PAS la gestion quotidienne de l'économie canadienne pendant la crise financière mondiale ». Il a ajouté: « J'ai écouté, avec une incrédulité croissante, les tentatives [du premier ministre] de s'attribuer le mérite de choses auxquelles il a peu contribué, voire pas du tout [...] Il l'a fait au détriment de feu Jim Flaherty, l'un des plus grands ministres des Finances de l'histoire du Canada, qui n'est malheureusement plus là pour défendre son bilan. » M. Harper poursuit: « Mais permettez-moi d'être très clair: les décisions difficiles prises pendant la crise financière mondiale de 2008‑2009 ont été prises par Jim. » L'ancien premier ministre Stephen Harper a ensuite déclaré que son bilan en tant que conseiller de l'ancien premier ministre Justin Trudeau et des libéraux était très médiocre.
De même, l'ancienne première ministre du Royaume-Uni, Liz Truss, a déclaré que le avait fait un travail épouvantable à titre de gouverneur de la Banque d'Angleterre. Elle compte le premier ministre parmi ceux qui ont provoqué la chute de la livre sterling à son taux le plus bas jamais enregistré par rapport au dollar américain, en les désignant comme des partisans d'un État tentaculaire et d'une fiscalité lourde. En regardant son bilan, on voit qu'il a imprimé trop d'argent, chose que nous avons vue au Canada sous le gouvernement libéral. Il a perdu le contrôle de la réglementation et il a présidé au déclin marqué de Londres. Plus grave encore, il a politisé la banque.
Il est écrit que, dans les années qui ont suivi le départ du premier ministre, ses successeurs ont peiné à nettoyer le gâchis qu'il a laissé derrière lui. La déformation des faits le concernant existe même au sein de son propre parti. Il a affirmé, lors du débat en anglais de la course à la chefferie du Parti libéral, que c'était pour lui un privilège d'avoir travaillé avec l'ancien premier ministre Paul Martin lorsqu'il a équilibré les finances et maintenu l'équilibre budgétaire. Le seul problème est que le premier ministre a commencé sa carrière en finances en 2004, selon sa propre page LinkedIn, soit presque 10 ans après le redressement budgétaire amorcé en 1995 par l'ancien premier ministre Martin, et bien après que Martin a terminé de rétablir l'équilibre budgétaire, en 1998.
Enfin, nous en arrivons au sujet du débat d'aujourd'hui: le budget et son exécution. Le a déclaré qu'il faut faire preuve de discipline dans nos dépenses, que c'est nécessaire, et que les Canadiens pouvaient s'attendre à un budget prudent. Cependant, quand on regarde les dépenses que prévoit le premier ministre, on a l'impression que son prédécesseur, le premier ministre Justin Trudeau, est un véritable grippe-sou. Nous avons vu, dans son budget, de nouvelles dépenses qui totaliseront 90 milliards de dollars sur quatre ans et qui creuseront le déficit. Bien sûr, les chiffres que le gouvernement nous donne ne s'avéreront que si le gouvernement atteint ses objectifs, ce qu'il n'a pas fait depuis des années. Il affiche constamment des déficits beaucoup plus élevés que ses prévisions.
Le premier ministre affirme que ce sont des chiffres très prudents. Le déficit de 78 milliards de dollars, les 414 milliards de dollars en dépenses pour l'exercice en cours et les 50 milliards de dollars par année en intérêts sur la dette n'ont rien de prudent, mais c'est ce que le premier ministre voudrait faire croire aux Canadiens. Rappelons-nous que le passé est garant de l'avenir. Le premier ministre veut nous faire croire qu'il a présenté un budget d'austérité et de discipline budgétaire, mais il veut aussi que nous pensions qu'il est le sauveur des économies de deux pays.
Or, lorsqu'on regarde les prétendues réalisations du premier ministre, on s'aperçoit qu'il est le contraire d'un sauveur. On voit aussi que ses paroles sont encore plus révélatrices. Il dit que les gens vont l'accuser d'être élitiste ou mondialiste, mais que c'est exactement ce dont nous avons besoin. Cela signifie que le premier ministre fera toujours passer ses richissimes amis en premier. Il fera passer les autres pays avant le Canada. Il n'est loyal ni envers le Canada ni envers les Canadiens. Il nous dit lui-même exactement ce qu'il est, et lorsqu'un homme nous dit qui il est, nous devrions le croire.
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Monsieur le Président, lorsque le budget a été déposé initialement, les Canadiens se sont naturellement concentrés sur la vue d'ensemble: le fait que le plan financier du gouvernement est très créatif avec les chiffres, mais débouche tout de même sur le plus important déficit de l'histoire de notre pays en dehors de la pandémie de COVID‑19. Les contribuables ont payé davantage et obtenu moins au cours des 10 dernières années sous les libéraux, et cela ne change pas sous le , qui affiche un déficit record de 78 milliards de dollars tout en laissant les Canadiens encore moins en mesure de se procurer l'essentiel.
C'est la vue d'ensemble, mais aujourd'hui, alors que le Parlement commence le débat sur la loi d'exécution du budget, je veux profiter de cette occasion vitale pour exposer les orientations dissimulées plus profondément dans le budget. Je veux parler des emplois, de la dignité du travail, de l'estime que nous portons aux différents types de travailleurs et des torts que le budget causera à des secteurs essentiels de notre économie. Avant d'entrer dans ces détails, je veux parler d'une philosophie du travail, parce que les politiques, qu'on le veuille ou non, reflètent toujours une certaine philosophie.
Je crois que tout travail accompli par un être humain possède une forme particulière de dignité. Cela découle d'une croyance plus fondamentale en la dignité universelle de toute personne humaine. Si nous partons du principe que les êtres humains possèdent des droits inhérents et une dignité inhérente, nous devons alors conclure que le travail effectué par des êtres humains possède également une forme particulière de dignité, puisqu'il est le fruit du dévouement et de l'effort d'une personne humaine.
Qu'une personne prononce un discours, répare une voiture, pratique une chirurgie ou nettoie une salle de bain, dans chaque cas, cette personne investit d'elle-même dans cette activité, avec sa créativité, ses efforts, son désir d'excellence et son humanité. Le travail possède donc une dignité, non pas en raison de la nature précise de l'activité, mais parce qu'il est accompli par un être humain et parce qu'il exprime le désir de cette personne de contribuer et de créer un monde meilleur à travers son travail. C'est pourquoi toute personne qui travaille peut et devrait être fière de ce qu'elle accomplit, dans la mesure où elle met toute son humanité et toute sa dignité dans ce qu'elle fait, comme créatrice ou cocréatrice d'une nouvelle réalité.
Il s'agit d'une philosophie du travail claire, cohérente et nécessaire. Lorsqu'il est accompli avec fierté et dévouement, le travail est source de nombreux bienfaits personnels. Le travail est bien plus qu'un moyen de gagner un salaire. C'est le moyen par lequel tant de personnes contribuent à leur communauté, créent de nouvelles choses, démontrent leurs compétences et leur créativité, construisent une collectivité et soutiennent leurs proches. Beaucoup de travailleurs dans tout le pays et dans le monde entier comprennent intuitivement cette philosophie du travail.
Malheureusement, nombre d'élites modernes rejettent implicitement ou explicitement cette philosophie du travail. Plutôt que de valoriser tout travail humain, beaucoup dans nos élites en sont venus à estimer différemment différents types de travail, en fonction de préjugés de classe basés sur leurs propres intérêts. L'omniprésence de préjugés à l'égard de certains emplois qui valorisent différemment différents types de travail et traitent différemment les personnes en fonction de leur emploi nuit profondément à notre société et à notre économie.
Les préjugés à l'égard de certains emplois conduisent des figures d'autorité à orienter des jeunes vers l'université pour obtenir un bon emploi, même s'ils sont beaucoup plus aptes à travailler dans des métiers spécialisés où ils pourraient gagner plus d'argent. Ces figures d'autorité ont souvent un parti pris inconscient envers la voie qu'elles ont elles-mêmes choisie, pensant que l'on ne trouve de sens et de dignité qu'en empruntant le même chemin qu'elles. Il n'est pas nécessaire, pour créer une société plus égalitaire, d'envoyer tout le monde à l'université, mais il faut reconnaître la dignité de chaque personne, quel que soit son travail.
Les préjugés de cet ordre sont la cause d'une profonde inadéquation des compétences. Nous nous retrouvons avec des personnes qui suivent des programmes d'études considérés comme plus prestigieux et plus susceptibles de montrer leur valeur à une société élitiste, mais ces mêmes personnes découvrent ensuite qu'elles ne peuvent pas trouver d'emploi dans leur domaine. Les préjugés à l'égard de certains emplois amènent les élites à établir des distinctions artificielles entre ce qu'elles pensent être les emplois de l'avenir et ceux qu'elles estiment être des emplois du passé, dénigrant souvent le travail physique et le travail de mise en valeur des ressources. Le plus souvent, ces prédictions se révèlent être très éloignées de la réalité en ce qui concerne l'avenir et le passé, mais des jeunes facilement influençables se laissent souvent convaincre de les intégrer dans leur propre planification de carrière.
Il en résulte de profonds déséquilibres sur notre marché du travail: un chômage élevé coexiste avec des pénuries de main-d'œuvre, en particulier dans les domaines où des emplois bien rémunérés et sûrs ne bénéficient malgré tout pas de l'estime sociale arbitraire accordée de manière incohérente par les élites et les institutions élitistes.
Les conservateurs entendent lutter contre les préjugés de cet ordre, et nous défendrons une philosophie du travail qui met l'accent sur la dignité humaine universelle et la dignité universelle du travail accompli par les êtres humains.
Aux jeunes qui nous regardent, je dis qu'ils doivent se concentrer, quand ils choisissent une carrière, sur ce qu'ils aiment faire et sur ce que recherche le marché du travail, et ignorer les mauvais conseils des élites dédaigneuses qui colportent leurs préjugés à l'égard de certains emplois.
Cela me ramène au budget. À un moment où de nombreux diplômés universitaires travaillent déjà en dehors de leur domaine de formation parce qu'ils ont été mal conseillés au sujet des besoins du marché du travail, et où l'industrie a un besoin désespéré de travailleurs ayant des compétences qui sont essentielles, mais sous-estimées, comme celles des gens de métier, le budget renforce les préjugés libéraux à l'égard de certaines professions et ne réussit pas à opérer la transition vers une philosophie du travail cohérente.
Le Budget de 2025 prévoit une dépense supérieure à un milliard de dollars pour aider les conseils de recherche universitaires à inciter des chercheurs étrangers à venir dans des universités canadiennes, mais il ne rétablit pas la subvention aux apprentis. Voilà manifestement une promesse de la plateforme électorale libérale de 2025 qui a été rompue. Ils ont promis de soutenir les apprentis, mais en fait, ils ne prévoient rien pour les apprentis directement et rien non plus pour les écoles polytechniques, où la majorité des apprentis sont formés. Les libéraux ont affecté une énorme somme d'argent pour attirer des chercheurs étrangers dans des universités à un moment où de nombreux diplômés postsecondaires canadiens sont sous-employés ou travaillent en dehors de leur domaine de formation, mais ils n'ont pas trouvé un sou pour la plupart des apprentis, malgré les pénuries de compétences dans des métiers clés.
Il y a pire encore. Le Budget de 2025 cible expressément les collèges de formation professionnelle. Il s'en prend à ce qu'ils font et il retire le soutien de l'État aux étudiants qui les fréquentent. Pourquoi les libéraux choisissent-ils maintenant d'attaquer les collèges de formation professionnelle? Quel genre de snobisme élitiste amène un gouvernement à prendre à partie des collèges de formation professionnelle à un moment où de nombreux Canadiens ont besoin des avantages inhérents aux programmes ciblés de formation professionnelle pour acquérir les compétences recherchées par les employeurs?
À la page 248 du budget, on lit que le gouvernement a l'intention de rendre inadmissibles aux subventions les étudiants qui fréquentent un établissement privé à but lucratif, ce qui rend les études dans de tels établissements inaccessibles aux étudiants à faible ou à moyen revenu. Cette coupe cible les étudiants inscrits à des établissements particuliers, mais, sur le plan de l'emploi, elle a des implications qui ne sont pas neutres.
Il existe de nombreux types d'emplois particuliers pour lesquels la formation n'est en général pas offerte dans les établissements publics. Si une personne veut obtenir un diplôme en histoire, en droit ou en études féministes, elle peut choisir parmi de nombreux établissements publics. Or il y a beaucoup de bons emplois dans des domaines où, malgré une demande de la part du public et du marché du travail, les établissements publics n'offrent aucun programme de formation. Des établissements privés et à but lucratif ont donc comblé cette lacune. Ce changement de politique ne touche donc pas uniquement les établissements; il complique aussi la tâche aux jeunes issus de familles à faible ou à moyen revenu qui veulent faire des études dans certains secteurs et il y crée des lacunes graves.
Il s'agit d'une conséquence concrète et néfaste des préjugés quand ils orientent les politiques concernant certaines professions. Voici quelques exemples de professions touchées par ce changement.
Cette semaine, j'ai rencontré des représentants du BeautyCouncil, une association qui représente une grande variété de professionnels de la coiffure, du maquillage et des soins de beauté en général qui travaillent fort. C'est un travail qui n'est pas toujours facile. Je sais à quel point ces professionnels travaillent fort. En fait, mon coiffeur me suit sur les médias sociaux et, lorsque mes cheveux sont trop longs, il m'envoie un message pour me dire de passer le voir. C'est un gars formidable.
Il est à l'avantage de ces fiers professionnels de pouvoir se payer une bonne formation, laquelle est souvent offerte par des établissements privés à but lucratif. Le budget proposé rendra l'accès à ces professions plus difficile. On peut dire ce qu'on voudra de Justin Trudeau mais au moins, il ne s'en serait jamais pris à l'industrie de la beauté.
La médecine traditionnelle chinoise est une autre des professions attaquées par le budget de 2025. Comme le budget propose de réduire les bourses d'études des établissements privés à but lucratif, la plupart des étudiants qui étudient l'acupuncture et d'autres formes de médecine traditionnelle chinoise seraient privés de soutien financier, tout comme de nombreux étudiants qui étudient d'autres disciplines de la santé, comme la chiropratique et la massothérapie.
De nombreuses personnes, qu'elles soient membres de la communauté chinoise ou pas, veulent avoir accès à divers professionnels de la médecine traditionnelle chinoise, et elles devraient pouvoir le faire. C'est une bonne profession, qui illustre la dignité du travail et la richesse et la beauté du multiculturalisme canadien. Pourtant, les libéraux choisissent de proposer une politique qui rendrait difficile l'accès aux études en médecine traditionnelle chinoise pour les jeunes, surtout si on tient compte de leur durée.
Pourquoi les libéraux s'en prennent-ils à cette profession? Pourquoi accorde-t-on des subventions dans tous les programmes universitaires, même ceux qui ne représentent aucune valeur pour le marché du travail, alors qu'on les retire des programmes de formation professionnelle recherchés offerts dans des établissements privés? Les conservateurs ont recommandé l'approche opposée. Nous avons recommandé que les bourses soient versées aux étudiants en fonction des besoins du marché du travail, ce qui permettrait de reconnaître la dignité universelle de tous les métiers et le potentiel des bourses d'études à amplifier les signaux du marché. Le budget a des intentions cachées: il s'attaque aux programmes de formation professionnelle et aux emplois recherchés. C'est l'œuvre d'un gouvernement où règnent le snobisme élitiste et les préjugés à l'égard de certains métiers.
Je propose:
Que la motion soit modifiée par substitution, aux mots suivant le mot « Que », de ce qui suit:
« la Chambre refuse de donner deuxième lecture au projet de loi C‑15, Loi portant exécution de certaines dispositions du budget déposé au Parlement le 4 novembre 2025, parce que le projet de loi omet:
a) de mettre en œuvre un budget permettant aux Canadiens d'avoir une vie plus abordable;
b) de tenir compte du fait que chaque dollar dépensé par le gouvernement libéral provient des poches des Canadiens sous forme de hausse d'impôts et d'inflation;
c) de réduire le déficit au niveau promis par les libéraux dans leur mise à jour financière de l'année dernière, soit 42 milliards de dollars;
d) d'abolir les taxes cachées sur les denrées alimentaires, notamment la taxe sur le carbone payée par les émetteurs industriels agricoles, la taxe sur les emballages alimentaires qui ajoute des milliards de dollars aux coûts et la taxe sur les normes liées aux combustibles qui ajoute 17 cents le litre au diesel et à l'essence que paient les agriculteurs;
e) de mettre fin à la taxe inflationniste en réduisant les coûts du gouvernement, mais imprime plutôt de l'argent pour payer les factures des libéraux;
f) d'inclure un plan pour la construction d'oléoducs et de gazoducs qui renforceraient l'économie de notre pays et permettraient à nos ressources de se rendre aux marchés. »
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Monsieur le Président, c'est toujours un honneur pour moi de me lever à la Chambre au nom de mes concitoyens de la circonscription de Drummond.
Je ne connais aucun parent, aucun père, aucune mère qui va se vanter d'avoir réussi à nourrir deux de ses enfants et d'avoir laissé les trois autres crever de faim. C'est pourtant ce que les libéraux font avec ce budget.
Commençons par parler des médias. On prévoit 150 millions de dollars pour CBC/Radio‑Canada. Est-ce que je suis content qu'on s'occupe de CBC/Radio‑Canada? Oui, je le suis. Je suis, d'ailleurs depuis plus longtemps que le ministre, un ardent défenseur d'une révision du modèle de financement de CBC/Radio‑Canada. Ça fait longtemps que je dis qu'on devrait être plus alignés avec les autres pays qui ont aussi un diffuseur public. Ça fait longtemps que je pense que 33 piastres par Canadien par année pour financer un diffuseur public qui a un aussi grand territoire à couvrir que CBC/Radio‑Canada, c'est bien peu.
Ce fait force notre diffuseur public à chercher des sources de revenus comme la publicité ou les frais d'abonnement, ce qui le met en compétition avec les radiodiffuseurs privés. Cela a fonctionné pendant plusieurs années. Le marché était prospère, tout allait bien. Cependant, un jour, les entreprises américaines, les géants du numérique, sont arrivées et, on le sait, depuis quelques années maintenant, exercent une domination du marché.
Cela met en péril les radiodiffuseurs privés, qui étaient en santé jusqu'à il n'y a pas si longtemps. C'est au point où l'on voit des coupes de postes massives, à répétition, dans les régions du Québec et, sans aucun doute, aussi partout au Canada, parce qu'on ne s'occupe pas des problèmes des radiodiffuseurs privés.
Il y avait des solutions extrêmement simples, mais les 150 millions de dollars pour CBC/Radio‑Canada, c'était juste une coûteuse promesse électorale de la part des libéraux pour contrer le discours des conservateurs pendant la campagne électorale du printemps qui appelait à réduire purement et simplement le financement de CBC. Si les libéraux avaient vraiment voulu aider les médias, ils n'auraient pas donné 150 millions de dollars à CBC/Radio‑Canada juste comme ça en disant qu'ils s'en reparleraient l'année prochaine. Ils auraient plutôt proposé une révision complète du mandat de notre diffuseur public.
C'est ça qu'on demande. C'est ça qui est souhaité. C'est ça que la précédente ministre du Patrimoine canadien, Mme St-Onge, proposait, avec des solutions intelligentes et réfléchies que le et le gouvernement actuel n'ont même pas écoutées. Une révision complète aurait inclus, évidemment, une réflexion sur le financement actuel de CBC/Radio‑Canada et aurait eu comme objectif aussi d'affranchir partiellement ou totalement le diffuseur public de sa dépendance à la publicité et aux frais d'abonnement en lui offrant un financement à la hauteur de ce qu'on veut comme service de la part d'un diffuseur public. À terme, cela aurait eu pour effet d'ouvrir le marché publicitaire et le marché de l'abonnement aux radiodiffuseurs privés.
Je parle de mesures vraiment toutes simples que le gouvernement aurait pu prendre pour aider les médias d'information, entre autres; des mesures qu'il connaît très bien, parce qu'on lui a répété pendant des années. Ça venait de nous, au Bloc québécois, mais ça venait aussi des représentations faites par les entreprises médiatiques lors de leurs nombreuses visites sur la Colline du Parlement. Par exemple, on pourrait accorder aux salles de nouvelles des médias électroniques, de la radio et de la télévision le même crédit d'impôt sur la masse salariale des journalistes et des salles de nouvelles que celui qui est accordé aux médias écrits, aux journaux. Ce n'est pas quelque chose que le contribuable va ressentir dans ses poches. Pour les entreprises de nouvelles, les radios, Cogeco, Québecor, Bell et toutes les autres, des plus grandes aux plus petites, c'est quelque chose qui va leur donner énormément d'air et qui va leur permettre d'alléger beaucoup leur fardeau financier. Ça coûte cher, produire de la nouvelle et ça ne rapporte pas grand-chose, mais c'est essentiel. Il faut qu'on en tienne compte. Si les libéraux avaient vraiment voulu aider les médias, c'est ce qu'ils auraient fait. Ils auraient mis en place cette mesure‑là, qui est à portée de main, qui est facile et qui n'aurait pas eu d'impact sur leur budget, déjà historiquement déficitaire.
Une autre chose que les libéraux auraient pu faire, qui aurait été un acte de bonne volonté, aurait été d'abolir cette espèce de déduction fiscale qui est offerte quand on achète de la publicité sur les entreprises américaines. Un annonceur qui achète de la publicité sur les GAFAM en ligne se voit accorder une déduction fiscale. C'est ridicule. Juste d'enlever ça donnerait un peu plus de liberté de mouvement à nos médias locaux et régionaux.
Les libéraux n'en ont manifestement rien à cirer des radiodiffuseurs privés. Ils ont des solutions faciles qui leur pendent au bout du nez alors qu'on a une industrie en crise qui fait des représentations et qui lance des cris d'alarme à répétition, qu'on voit la fermeture de stations de radio et des réductions de postes dans les régions, comme c'est arrivé à TVA. Mon collègue de pourra en parler plus tard. Ce sont 87 postes qui ont été supprimés en région par TVA il y a quelques jours à peine. Là, on se retrouve avec un budget qui ne fait rien pour les radios en région et les emplois qui s'y rattachent.
On ne peut pas prétendre qu'on se soucie des médias régionaux et des médias privés quand on présente un budget comme celui-là, qui ne leur offre rien pour les sortir de la crise dans laquelle ils se trouvent. Le gouvernement s'en fout littéralement et c'est ça, le message qu'il passe.
Parlons de culture un peu. Sur une note positive, je suis vraiment content que ce budget prévoie des sommes pour certains secteurs du milieu de la culture. Le ministre se bombe le torse en disant que c'est budget record pour la culture, avec un investissement de 760 millions de dollars pour la culture. Ce sont de gros chiffres. On se vante de ça, on est fier. Je suis content pour le secteur de l'audiovisuel, parce que c'est vrai qu'il en avait besoin. C'est vrai qu'on a ajouté des sommes dans différents secteurs, par exemple, pour les grands festivals et les grands événements. C'est vrai.
Toutefois, nous aurions souhaité que ce soit des bonifications permanentes, une hausse du financement de façon pérenne. Nous aurions souhaité ça. Non, c'est encore des sommes ponctuelles, mais, au moins, il y a de l'argent qui vient. Évidemment, quand on est mort de faim et qu'on se fait lancer un morceau de pain, on est content et on ne crache pas sur le morceau de pain. Or, ce que nous aurions voulu, si on avait été sérieux au gouvernement, ça aurait été d'offrir une hausse pérenne du financement, comme le demandait le secteur culturel.
Ça va quand même faire du bien au domaine de l'audiovisuel. C'est important qu'on produise des histoires de chez nous, des productions de qualité, qu'on réussisse à terme à les exporter et à les rendre encore plus rentables, puis à se faire connaître à la grandeur du monde avec les outils qu'on a maintenant pour diffuser la culture. Je suis content de ça. Toutefois, comme je le disais tantôt en commençant mon discours, on ne peut pas être fier de nourrir seulement une partie de sa famille. Quand on a des responsabilités, il faut s'occuper de tout le monde.
Les arts de la scène, les arts vivants comme la danse, le théâtre, les orchestres, avaient besoin de voir le financement du Conseil des arts du Canada bonifié. La demande, elle était claire, elle était grande, elle était véhiculée depuis longtemps, elle était connue. On avait besoin d'une hausse de 140 millions de dollars dans le budget du Conseil des arts pour répondre à la demande. La demande, elle est grandissante. Pourquoi? C'est parce que les coûts ont explosé, parce que les demandeurs sont plus nombreux, parce qu'il y a des gens qui veulent proposer des productions intéressantes pour le public.
Malgré une demande clairement démontrée visant une augmentation de 140 millions de dollars du financement du Conseil des arts du Canada, le gouvernement a choisi de leur faire plaisir en accordant une hausse de 6 millions de dollars. Pendant ce temps-là, je rappelle qu'on a donné 150 millions de dollars à Radio-Canada, qui avait déjà fait son budget, qui avait déjà présenté son plan quinquennal. On n'offre que 6 millions de dollars au Conseil des arts du Canada, puis on se dit qu'ils vont être contents, les gens de théâtre.
La conséquence directe, c'est que les productions de moins grande envergure vont être mises au rancart: des productions qui permettaient de découvrir de nouveaux contenus, de nouveaux artistes, des artistes qui, souvent, n'avaient pas accès aux grandes scènes parce qu'ils ont un type de contenu un peu plus marginal et néanmoins très intéressant. C'est cette relève-là, ces artistes, ces productions émergentes qui tracent l'avenir des arts de la scène, particulièrement au théâtre et à la danse, comme je le mentionnais tantôt. C'est de la négligence, parce que ces productions vont littéralement disparaître parce que le gouvernement n'a pas réussi à les financer adéquatement.
Le Bloc québécois avait une bonne solution et elle est encore là, cette solution. La taxe sur les services numériques qui a été abolie par le gouvernement pourrait être transformée en redevance de 3 %, qui serait entièrement consacrée au secteur de la culture et des médias. Cela générerait 7 milliards de dollars sur cinq ans, soit 1,5 milliard de dollars par année. On réussirait à régler beaucoup problèmes avec une telle mesure. Ça ne ferait pas mal aux contribuables, parce que ce sont les géants du numérique qui seraient chargés de payer cette redevance. On continue de dire non à ça. C'est une très bonne idée, mais, comme elle ne vient pas de lui, le gouvernement se dit qu'il ne la prendra pas.
Je vais finir sur une note un peu plus légère en disant d'entrée de jeu que j'ai eu une affection profonde pour les Écossais. J'ai visité le pays, j'ai connu des gens, j'ai des amis là-bas, je les adore. Alors, je les supplie de pardonner ma petite note humoristique en finissant. L'humoriste français Jacques Bodoin racontait son voyage en Écosse alors qu'on lui avait fait là-bas déguster le plat national écossais, le haggis. Je vais laisser les gens faire leurs recherches pour savoir de quoi ce plat est fait. À la fin du repas, quand on lui a demandé ce qu'il en avait pensé, M. Bodoin a répondu que, quand on lui a apporté le plat sur la table, il a d'abord cru que c'était, et je cite, de la crotte, mais qu'après y avoir goûté, il a regretté que ça n'en soit pas.
Ce budget, c'est comme du haggis.
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Monsieur le Président, je suis très heureux de prendre la parole aujourd'hui dans le cadre de ce débat historique. Ce budget s'intitule « Bâtir un Canada fort ». Je vais vous dire clairement le fond de ma pensée.
Soyons clairs, le budget déposé par ce gouvernement est, à mon avis, une véritable fumisterie. Il présente un déficit record de 78 milliards de dollars maquillé par une comptabilité élastique qui tente de faire passer 45 milliards de dollars d'investissements fictifs pour de vraies dépenses. Dès la première année, le établit un triste record. Il double le montant du déficit laissé par son prédécesseur. Comme beaucoup de gens ici, je n'aurais jamais pensé dire que Justin Trudeau passe pour une bonne sœur économe.
Pourtant, nous, au Bloc québécois, avions formulé six demandes raisonnables et profondément ancrées dans les besoins de la population. On souhaitait prendre soin des gens, soutenir les aînés, hausser les transferts en santé, entretenir les infrastructures, faciliter l'accès au logement et mieux soutenir les familles et les travailleurs. Ce n'est rien d'excessif, c'est simplement ce que l'État doit faire pour répondre aux besoins essentiels des Québécoises et des Québécois. Cependant, Ottawa dit « non » à tout cela.
Ce gouvernement n'a pas seulement ignoré nos priorités, il a aussi renoncé à lutter contre les changements climatiques en abandonnant les cibles de 2030; en annulant une promesse faite en grande pompe par Justin Trudeau, qui visait à planter 2 milliards d'arbres; en prolongeant les crédits d'impôt aux entreprises pétrolières et gazières jusqu'en 2040, ce qui représente 100 milliards de dollars. Cependant, on n'a pas d'argent pour prendre soin des gens les plus vulnérables qui en arrachent. J'espère qu'ils nous écoutent aujourd'hui et je les salue.
A priori, je dirais que ce budget est un peu conservateur. Je ne me serais jamais attendu à dire une telle chose. On voit des conservateurs traverser la Chambre pour aller rejoindre le Parti libéral. Ils ne le font pas seulement parce que le lunch est mieux de l'autre côté, ils le font parce qu'il y a des bonnes choses dans le budget qui rejoignent beaucoup des idéologies conservatrices. Peu importe la couleur du parti au pouvoir, cela n'atteint pas la réalité et les priorités des Québécoises et des Québécois.
Parlons du projet de loi . Il tente de dissimuler, dans 650 pages qui modifient 49 lois, certaines des mesures les plus inquiétantes des dernières années. D'abord, il concrétise des milliards de dollars en accordant de nouvelles subventions pour les énergies fossiles; en prolongeant un crédit d'impôt pour la séquestration du carbone jusqu'en 2041, ce que je qualifie de « nouveau cache-sexe des pétrolières »; en ajoutant les minicentrales nucléaires destinées à chauffer l'extraction du bitume; en ouvrant la porte au gaz naturel liquéfié dans un crédit d'impôt qui n'était pas conçu à cette fin. C'est simple, le message que le gouvernement envoie aujourd'hui, c'est que la transition énergétique peut attendre. Les subventions pétrolières, elles, n'attendent pas.
Tandis que le Québec investit dans l'hydroélectricité, l'énergie éolienne, la biomasse, les innovations propres et les réseaux intelligents, Ottawa finance les énergies du passé. Le Québec fait des efforts en vue d'une transition. De son côté Ottawa finance les reculs.
Je suis un fier député du Bas-Saint-Laurent. Je représente dignement et fièrement les gens de Rimouski‑Neigette, de la Métis, de la Matapédia et des Basques, que je salue. Ce sont des communautés fortes, solidaires, enracinées dans leur territoire. Pourtant, dans ce budget, ni dans le projet de loi , rien ne reflète réellement nos réalités et nos priorités. Certains médias régionaux s'effondrent. Les infrastructures vieillissent. Le logement manque partout, des grands centres jusqu'au village. Nos entreprises manquent de main‑d'œuvre. Nos organismes culturels, communautaires et scientifiques se battent pour survivre. Or rien, dans le projet de loi C‑15, ne parle du Bas-Saint‑Laurent et des gens que je représente. Chez nous, ce n'est pas théorique, c'est quotidien.
Pas plus tard que la semaine dernière, TVA annonçait de nouvelles coupes à la station de Rimouski, passant de 30 employés à seulement huit, aujourd'hui. Il y a un seul caméraman pour couvrir un territoire immense. Dorénavant, les journalistes vont agir à titre de caméramans. Pourtant, auparavant, il y en avait trois. Au total, ce sont 87 postes qui sont abolis à Montréal, à Sherbrooke, à Trois-Rivières, à Saguenay et chez nous, à Rimouski. Ce sont 28 pertes uniques en région et environ 800 emplois disparus depuis 2023. Ce n'est pas seulement un enjeu économique, c'est un enjeu démocratique.
Quand les médias régionaux s'éteignent, ce sont nos réalités, nos voix et nos municipalités qui disparaissent du débat public. Au lieu d'aider nos médias, qu'a fait le gouvernement? Il a aboli la taxe sur les services numériques, une taxe de 3 % sur les géants du Web qui devait rapporter 7,2 milliards de dollars. Ce n'est pas le Bloc québécois qui a annulé la taxe, ce sont les libéraux. Ils avaient reconnu la nécessité de cette taxe et ils lui avaient préparé le chemin. Ils devaient la mettre en place en juillet dernier.
D'autres pays ont su se tenir debout. La France a résisté à Donald Trump, et c'est aussi le cas de l'Italie, de l'Espagne et du Royaume‑Uni. Quant à Ottawa, il s'est aplati. En abrogeant la loi, le gouvernement se prive en plus d'un levier essentiel dans ses négociations commerciales avec Washington. Pire encore, il refuse d'accorder aux médias électroniques le crédit d'impôt octroyé à la presse écrite. C'est une mesure qui est simple, mais qui est urgente. Ottawa tourne le dos à l'information régionale et ce sont nos communautés qui en paient le prix.
Ce n'est pas la fin des dérives. À son article 208, le projet de loi permet à un ministre d'exempter n'importe quelle entreprise de n'importe quelle loi fédérale, sauf le Code criminel, pour trois ans, sans vote, sans débat, sans balises. C'est un pouvoir qui ne devrait jamais exister dans une démocratie. Le projet de loi , c'est le projet de loi sous stéroïdes.
Ottawa crée un nouvel organisme en matière de logement, qui est doté d'un budget de 11,5 milliards de dollars. Cet organisme s'appelle Maisons Canada, et il s'appelait auparavant Bâtir Maisons Canada. On ne sait plus comment appeler ce programme. Ça nous rappelle la chanson Une main haute et certains discours de campagne électorale. Quand on ne jongle pas avec des titres de programmes, on jongle avec des chansons. C'est ça, l'improvisation de ce gouvernement libéral.
Il n'y a pas de critères, pas de programme, pas de reddition de compte, mais surtout, pas d'entente avec le gouvernement du Québec. On crée donc un chevauchement inutile. On a une structure fédérale parallèle qui marche directement sur nos compétences. Au Québec, nous ne sommes pas meilleurs ni moins bons: nous sommes différents. Nous avons la Société d'habitation du Québec. Nous n'avons pas attendu le gouvernement fédéral pour construire des logements. Nous nous sommes pris en main parce que nous croyons à notre potentiel, à notre vision, mais surtout à nos ambitions.
Je vais changer de sujet et je vais parler du crédit d'impôt pour l'électricité propre. Cet avantage va profiter aux entreprises pétrolières, mais surtout aux provinces gazières. C'est un crédit qui couvre 15 % des investissements, même dans les provinces où l'électricité provient du charbon ou du gaz. Contrairement à ce que le gouvernement avait promis, les sociétés d'État n'auront même pas à démontrer que cet argent réduit la facture des citoyens. C'est un cadeau déguisé. On donne de l'argent aux sociétés, qui pourront en faire ce qu'elles veulent. On ne va même pas vérifier si c'est bon pour les citoyens. Pour la reddition de comptes, on repassera. Encore une fois, qui paie? C'est le Québec qui paie et ce sont d'autres qui encaissent l'argent, sur notre dos.
C'est comme les 814 millions de dollars que les libéraux nous ont volés. C'est un beau cadeau en pleine élection sur le dos des Québécois. On nous punit parce que nous sommes différents. On nous punit parce que nous sommes innovants. C'est ça, l'État fédéral. Les partis fédéralistes s'allient pour nous piétiner et nous en avons encore la preuve aujourd'hui. Nous en avons eu la preuve à maintes reprises depuis que la nation québécoise existe.
Il y a un autre dossier au sujet duquel nous avons des raisons de nous insurger, et c'est celui du fameux train à grande vitesse, ou TGV. On s'arroge unilatéralement un projet d'infrastructure. Dans le fameux projet de loi mammouth , on invoque un pouvoir déclaratoire pour rendre exclusivement fédéral le projet de TGV Québec-Ontario. Ça, c'est un contournement direct de la compétence du Québec. C'est un précédent dangereux qui devrait inquiéter quiconque se soucie du respect du partage des pouvoirs. J'espère que mes collègues conservateurs vont entendre ça. Ils respectent l'autonomie des provinces, mais seulement quand ça fait leur affaire.
Le Québec fait ses efforts. Il investit dans l'avenir, mais Ottawa, lui, persiste à financer le passé: les pétrolières, les mégastructures fédérales et les géants du Web. Le projet de loi C‑15 ne répond à aucune priorité du Québec. Il ignore nos besoins et il affaiblit nos régions. En plus, il empiète sur nos compétences et détourne nos ressources vers des secteurs du passé.
C'est pourquoi le Bloc québécois votera contre ce projet de loi. Le Québec mérite mieux et nos régions méritent mieux. Les citoyennes et les citoyens que je représente fièrement, les gens de Rimouski‑Neigette, de La Mitis, de La Matapédia et des Basques, méritent un gouvernement qui les place enfin au cœur de ses décisions.
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Monsieur le Président, je suis fier de prendre la parole aujourd'hui pour appuyer le projet de loi . Il s'agit d'un plan financier qui produirait des résultats importants pour les Canadiens et des progrès réels pour les habitants de l'Île-du-Prince-Édouard, en particulier ceux qui vivent dans l'Est de l'Île, où se trouve ma circonscription.
Le budget s'appuie sur le travail accompli par les équipes de nos caucus rural, atlantique et national, avec des investissements qui renforcent les collectivités rurales, soutiennent nos pêcheurs et nos agriculteurs, modernisent nos infrastructures et rendent la vie plus abordable pour les familles. C'est un plan fondé sur l'équité, les possibilités et la résilience, des valeurs qui définissent à la fois notre pays et notre mode de vie insulaire.
Le gouvernement a introduit un allégement fiscal qui fait passer de 15 à 14 % le taux applicable à la première tranche d'imposition, ce qui permettra à près de 22 millions de Canadiens d'économiser jusqu'à 840 $ pour une famille à deux revenus. Le budget a également annulé la taxe fédérale sur le carbone pour les consommateurs, ce qui s'applique depuis le 1er avril 2025 et qui a immédiatement réduit le coût du carburant d'environ 18 ¢ le litre. Pour les acheteurs d'une première habitation, le budget prévoit un allégement de la TPS sur les maisons neuves. Cela aidera les jeunes insulaires à s'installer et à construire leur avenir dans nos collectivités.
Je vais partager mon temps de parole avec le député de aujourd'hui.
Le budget de 2025 modernise également le système par lequel nous fournissons un soutien aux Canadiens. En 2026, l'Agence du revenu du Canada commencera à préparer des déclarations de revenus préremplies pour environ un million de Canadiens à faible revenu. Une fois cette mesure pleinement mise en œuvre, d'ici 2029, plus de 5,5 millions de Canadiens à faible revenu recevront automatiquement des prestations fédérales. Cela aura une grande importance pour les personnes âgées, les étudiants et les travailleurs à faible revenu de l'Île-du-Prince-Édouard. Ils ne perdront pas leurs avantages fiscaux simplement parce qu'ils n'ont pas produit de déclaration de revenus.
Pour les familles insulaires ayant des enfants d'âge scolaire, le budget rend permanent le Programme national d'alimentation scolaire. Ce programme permettra aux familles d'économiser en moyenne 800 $ par an en épicerie. Il garantira qu'aucun enfant, que ce soit à Souris, à Montague ou à Mount Stewart, n'ira à l'école le ventre vide. Le programme fait appel à des restaurants locaux de l'Île pour livrer les repas. Environ 52 % des repas sont préparés par des restaurants locaux et 48 % par des centres du programme répartis dans l'île. Je tiens à féliciter tous les bénévoles qui gèrent ce programme alimentaire nutritif.
Le budget reconnaît également le rôle essentiel des travailleurs qui soutiennent nos collectivités. Le nouveau crédit d'impôt pour les préposés aux services de soutien à la personne représenterait jusqu'à 1 100 $ par année pour les préposés admissibles, une mesure de soutien importante des personnes qui prennent soin des autres dans nos collectivités.
Le budget présente également une stratégie nationale de lutte contre la fraude, qui met particulièrement l'accent sur la protection des personnes âgées, souvent les plus vulnérables aux escroqueries et à l'exploitation financière. Qu'il s'agisse de renforcer l'application de la loi ou d'améliorer les outils de sensibilisation du public, cette initiative contribuera à protéger les économies et la sécurité financière des personnes âgées de l'Île, qui ont déjà tant apporté à nos collectivités.
Pour nos jeunes, 1,5 milliard de dollars seront investis sur 3 ans afin de faire passer les programmes Emplois d'été Canada et de stages pratiques pour étudiants à 175 000 postes, soit 45 000 postes de plus que l'année précédente, ce qui permettra aux jeunes insulaires et aux jeunes Canadiens d'acquérir une expérience professionnelle précieuse près de chez eux.
Le logement abordable est l'un des défis les plus importants de notre époque, et les collectivités rurales de l'Atlantique en ressentent profondément les effets. C'est pourquoi le budget a lancé Maisons Canada, un investissement de 11,5 milliards de dollars en nouveaux fonds sur 5 ans. Ce programme favorisera la construction de logements abordables, fournira des outils financiers souples et mobilisera le secteur de la construction. Le budget de 2025 s'engage également en faveur du logement et des infrastructures pour les Premières Nations.
Je tiens à souligner l'annonce faite en août concernant le Programme de prêts pour la construction d'appartements. Ce programme soutient déjà de nouvelles constructions dans l'Est de l'Île-du-Prince-Édouard. J'ai été fier d'accueillir la table ronde sur le logement et l'infrastructure à Stratford avec le , où des constructeurs de l'Île, des dirigeants municipaux et des représentants d'organismes à but non lucratif ont discuté d'innovations, d'obstacles et de possibilités pour accélérer la construction à l'Île-du-Prince-Édouard.
Afin de répondre à la demande croissante de main-d'œuvre dans les secteurs de la construction, du logement, de l'énergie et des transports, nous devons mettre en place des parcours d'apprentissage plus solides. C'est pourquoi le budget de 2025 poursuivrait les efforts du gouvernement pour élargir la formation aux métiers spécialisés, renforcer les aides à l'apprentissage et aider davantage de jeunes à accéder aux carrières du Sceau rouge et de la construction. Les habitants de l'Île-du-Prince-Édouard savent que la demande existe. Les projets de logement, la construction d'infrastructures, les nouvelles installations communautaires et les initiatives en matière d'énergie propre nécessitent tous une main-d'œuvre qualifiée. Le message est clair: les habitants de l'Île-du-Prince-Édouard souhaitent bâtir, et le budget leur apporterait le soutien nécessaire pour y parvenir.
Les infrastructures rurales sont le fondement de collectivités fortes. Le budget de 2025 prévoit la création du Fonds pour bâtir des collectivités fortes, doté de 51 milliards de dollars sur 10 ans. Il s'agit de l'un des plus importants investissements dans les infrastructures de l'histoire du Canada. De ce montant, 5 milliards de dollars seront consacrés au Fonds pour les infrastructures dans le domaine de la santé, une aide essentielle à la modernisation des hôpitaux et des cliniques de la région.
Le budget de 2025 prévoit le soutien d'un projet particulier dans ma circonscription: le centre de bien-être SeaRoots Alliance à Souris. Il s'agit d'un projet communautaire transformateur qui améliorerait le bien-être des familles de l'Est de l'Île-du-Prince-Édouard et qui soutiendrait la prochaine génération de bâtisseurs locaux. Parmi les autres projets communautaires clés de ma circonscription qui, je l'espère, bénéficieront du soutien de ce programme, citons le campus communautaire de Stratford, le centre aquatique et de conditionnement physique pour la famille TCAP à Montague et le remplacement de l'hôpital Kings County Memorial, qui date des années 1970.
Dans le cadre magnifique et durable de l'Est de l'Île-du-Prince-Édouard, l'économie dépend de la terre et de la mer. Le budget reconnaît nos industries rurales et les soutiendra en cette période d'incertitude mondiale. À partir de l'exercice 2024-2025, 463 millions de dollars seront consacrés à la réparation et à l'entretien des petits bateaux et des ports. Le programme Agri-stabilité recevra 109 millions de dollars en 2025-2026, et le programme Agri-marketing recevra 75 millions de dollars sur 5 ans pour aider les produits alimentaires de l'Île à conquérir de nouveaux marchés.
La diversification est essentielle. Nous développons activement de nouveaux corridors commerciaux et de nouveaux marchés, afin que l'agriculture et les produits de la mer de l'Île puissent atteindre des clients internationaux en Asie, en Europe et au-delà. Les habitants de l'Île-du-Prince-Édouard produisent d'excellents aliments. Nous sommes l'île gastronomique du Canada. Par l'intermédiaire de Financement agricole Canada, le nouveau Programme de soutien à la clientèle en cas de perturbations commerciales fournira 1 milliard de dollars en nouveaux prêts pour aider les agriculteurs et les transformateurs alimentaires à faire face à l'instabilité mondiale. Ces investissements s'ajoutent à la décision prise en juillet par le de faire passer le péage du pont de la Confédération de plus de 50 $ à 20 $ et de réduire de 50 % le tarif des traversiers de l'Atlantique. Les députés savent-ils que le traversier Wood Islands-Pictou a transporté 400 000 personnes en 2025? Depuis la réduction des tarifs en août dernier, le nombre de passagers a augmenté de plus de 25 %, ce qui a donné un coup de pouce important au tourisme et aux petites entreprises dans tout l'Est de l'Île-du-Prince-Édouard.
Le budget de 2025 prévoit d'investir 6,6 milliards de dollars sur 5 ans pour renforcer l'assise manufacturière du Canada en défense grâce à la Stratégie industrielle de défense, ce qui créera de nouvelles possibilités économiques dans le Canada atlantique. Pour ceux qui ont servi sous les drapeaux, Anciens Combattants Canada, situé à Charlottetown, recevra 185 millions de dollars sur 4 ans, ainsi que 40 millions de dollars annuellement par la suite pour rationaliser les prestations d'invalidité et moderniser la prestation des services, afin que les vétérans reçoivent le soutien qu'ils méritent.
Le budget de 2025 prévoit également un investissement de 4 millions de dollars sur 4 ans pour soutenir la fête nationale des Acadiens et de 20 millions de dollars sur 4 ans pour améliorer les célébrations de la fête du Canada dans tout le pays. Dans une province aux profondes racines et aux fières traditions acadiennes, ces investissements aideront à célébrer la culture et l'identité qui nous unissent.
Rien de tout cela n'est le fruit du hasard. Le budget répond au plaidoyer incessant du caucus de l'Atlantique qui a veillé à ce que les voix des régions rurales soient non seulement entendues, mais aussi prises en compte. Nous avons obtenu des investissements dans le logement et les soins de santé. Nous avons défendu les intérêts des agriculteurs et des pêcheurs. Nous avons insisté pour une aide aux familles et aux personnes âgées. Nous avons défendu les besoins en infrastructures des collectivités rurales et côtières. Pour les habitants de l'Île-du-Prince-Édouard, en particulier ceux de l'Est de l'Île, ce budget se traduira par une meilleure connectivité, des collectivités plus fortes et un avenir plus radieux.
Les habitants de l'Île-du-Prince-Édouard ont toujours cru au dur labeur, à l'équité et à l'entraide. Le budget de 2025 reflète ces mêmes valeurs.
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Monsieur le Président, cet après-midi, j'espère pouvoir aborder trois ou quatre questions que je considère très importantes.
J'aimerais tout d'abord parler des soins de santé. Je crois que l'engagement du et du gouvernement envers les soins de santé est à la hauteur des attentes des Canadiens. Le budget renferme des mesures qui montrent que le gouvernement fédéral comprend et reconnaît l'importance que les Canadiens accordent aux soins de santé.
Permettez-moi de donner quelques exemples concrets. L'un d'eux est l'investissement de 5 milliards de dollars, répartis sur plusieurs années, pour les projets d'infrastructure. Cela représente beaucoup lorsqu'on pense, par exemple, aux dépenses en immobilisations dans les différentes provinces. Pour ma part, je pense à l'hôpital général Seven Oaks.
Un fonds sera mis à la disposition des provinces pour les aider à bâtir nos infrastructures de santé, y compris nos hôpitaux. Pour moi, c'est une priorité, qu'il s'agisse d'améliorer les services d'urgence ou les unités de soins intensifs, ou tout simplement de construire un nouvel hôpital. Je crois que les projets d'infrastructure dans le domaine des soins de santé sont importants.
Je tiens aussi à souligner que le budget réitère l'engagement du gouvernement du Canada relativement au programme de soins dentaires et au régime d'assurance-médicaments. On prévoit également une hausse de 5 % des paiements de péréquation au cours des prochaines années. Ainsi, les provinces auront une idée de ce qui leur sera versé, notamment par l'entremise des transferts en matière de santé. On prévoit des sommes importantes — dans les milliards de dollars — pour soutenir la santé mentale et les soins de longue durée à domicile.
Ce sont des mesures qui sont contenues dans le budget et dans le projet de loi et qui, je le sais, répondent aux préoccupations de mes concitoyens et, j'oserais dire, de tous les Canadiens.
En ce qui concerne la criminalité, une autre question importante que j'ai tenté de soulever à de nombreuses reprises, je me tourne vers les conservateurs. Lors de la dernière campagne électorale, le du Canada s'est engagé à procéder à une véritable réforme de la mise en liberté sous caution pour les Canadiens. Le gouvernement fédéral a effectivement un rôle à jouer à cet égard. Tous les ordres de gouvernement doivent s'attaquer à la criminalité qui sévit dans nos collectivités, et le gouvernement fédéral doit prendre ses responsabilités. Le premier ministre et le caucus libéral l'ont fait, et nous nous attendons à ce que les conservateurs examinent les projets de loi dont ils sont saisis, en particulier les projets de loi et .
Ces derniers jours, les conservateurs ont beaucoup parlé d'extorsion, mais cela s'est résumé à des mots. Nous souhaitons que le Parti conservateur du Canada veille à ce que les projets de loi et soient adoptés par la Chambre des communes, surtout le projet de loi C‑14 qui vise explicitement la réforme du système de mise en liberté sous caution et qui a l'appui des organismes chargés de l'application de la loi, des municipalités, des provinces et de toutes les autres parties prenantes. Il est temps que les conservateurs cessent d'en parler, qu'ils mettent de côté leurs intérêts politiques et qu'ils s'engagent à adopter le projet de loi avant la fin de l'année.
J'aimerais maintenant parler d'un dossier que le et tous les députés libéraux ont retenu comme étant critique dans la foulée des élections: Trump, le commerce et les droits de douane. En tant que nation, nous devons reconnaître l'importance de la sécurité économique pour l'avenir, et la meilleure façon d'y parvenir est d'accroître nos exportations hors des États-Unis. Le gouvernement s'est engagé à doubler nos exportations hors des États-Unis au cours des dix prochaines années, et c'est la raison pour laquelle le premier ministre voyage et rencontre des dirigeants mondiaux pour discuter de la volonté du Canada d'étendre ses échanges commerciaux.
Examinons les chiffres concrets. La population canadienne représente 0,5 % de la population mondiale, mais nous contribuons à 2,5 % du commerce mondial. Le Canada est une nation commerçante. Nous n'avons jamais eu un premier ministre aussi proactif dans la recherche de débouchés commerciaux, qui se donne pour mission de faire du Canada un pays plus fort et de trouver des moyens de doubler nos exportations au cours des dix prochaines années. Cela signifie des emplois, qui sont essentiels lorsque nous parlons d'accessibilité financière. Nous voulons des emplois de qualité pour la classe moyenne.
Le s'est engagé à voyager à travers le monde afin d'accroître les exportations. Cela fait suite à son engagement de créer une économie canadienne unifiée afin de supprimer les barrières commerciales au sein du Canada. Nous avons ensuite adopté un projet de loi à cet effet et nous y avons ajouté l'idée de voir à l'approbation de grands projets ici, au Canada. Des progrès importants ont été réalisés à cet égard, non seulement en supprimant les barrières commerciales, mais en examinant la mobilité de la main-d'œuvre au Canada, en s'occupant de grands projets et en établissant un consensus.
C'est ce qui est essentiel: établir un consensus dans le cadre de l'élaboration de grands projets. Qu'il s'agisse du gaz naturel liquéfié en Colombie-Britannique, du cuivre en Saskatchewan, de l'énergie nucléaire en Ontario ou de l'avancement de grands projets dans le Canada atlantique et dans ma province natale, le Manitoba, en particulier le port de Churchill, ce sont là des initiatives qui changeront la donne pour les Canadiens, toujours dans le but de bâtir un Canada fort.
C'est en étant prêts à investir dans les Canadiens et dans l'infrastructure du pays que nous bâtissons un Canada fort et en faisons le pays le plus fort du G7. C'est exactement ce que le présent budget fait et c'est pourquoi il a été démoralisant et décevant de voir le Bloc et les conservateurs former une alliance contre nature pour voter contre le budget qui prévoit le genre de programmes dont les Canadiens ont besoin actuellement. J'espère qu'ils reviendront sur leur décision; ils peuvent le faire en examinant le projet de loi et en l'appuyant parce qu'il s'agit d'une loi budgétaire valable et solide qui améliorera la vie dans chaque région du pays.
Nous investissons dans les enfants et nous soutenons les personnes âgées. Nous investissons dans les programmes d'apprentissage et nous soutenons les programmes d'été pour les jeunes. Le budget contient beaucoup de bons éléments: il prévoit des investissements importants dans les populations de toutes les régions, tout en investissant dans les infrastructures du Canada. Cela est absolument essentiel pour bâtir un Canada fort.
Le a des antécédents économiques incroyables. Il comprend comment une économie fonctionne. Les libéraux sont très motivés à faire exactement ce qu'ils ont promis aux Canadiens: bâtir une économie plus forte et plus saine.
En ce qui concerne l'accord commercial avec les États-Unis, nous n'allons pas nous incliner simplement parce que le piaffe d'impatience et en réclame un. Nous n'allons pas capituler. Nous allons prendre le temps nécessaire pour obtenir la meilleure entente possible pour la population canadienne. Si cela demande plus de temps, nous prendrons plus de temps, car notre priorité, lorsqu'il s'agit de l'accord Canada-États-Unis, est de conclure le bon accord pour les Canadiens.
Pour ce qui est du déficit, je précise que le Canada a le deuxième ratio déficit-PIB le plus bas du G7 et le plus faible ratio dette-PIB. Le Canada est un des deux pays du G7, qui comprend le Japon, la France, l'Allemagne, l'Italie, le Royaume-Uni et les États-Unis, qui ont une note de crédit AAA.
Nous sommes sur la bonne voie. Toute la Chambre devrait appuyer le projet de loi. Tous les députés devraient appuyer le budget et voter en sa faveur.
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Monsieur le Président, c'est avec plaisir que je vais partager mon temps de parole avec mon cher collègue de .
C'est toujours très intéressant et très important de se lever à la Chambre, surtout pendant un débat sur le budget parce que, le dépôt d'un budget, rappelons-le, est un moment fort de l'histoire d'une législature.
J'ai reçu beaucoup de commentaires et j'ai aussi beaucoup discuté avec les citoyens de Bellechasse—Les Etchemins—Lévis. Je n'apprendrai rien aux députés en disant aujourd'hui que mes concitoyens sont extrêmement inquiets; ils sont préoccupés et ils sont aussi déçus de ce qui a été présenté par le gouvernement libéral, qui n'a de nouveau que le nom du . Tout le monde l'a constaté: c'est la même recette, c'est la même mouture et c'est le même monde qui est là et qui était là sous M. Trudeau.
La dynamique est donc la même, c'est-à-dire 10 années de dépenses effrénées, 10 années d'incapacité à déposer un budget équilibré. Très franchement, nous, les députés du Parti conservateur, compte tenu du contexte et de la situation dans laquelle se trouve actuellement le Canada, avions l'esprit très ouvert et étions très attentifs. Nous étions aussi — nous continuons de l'être — très préoccupés de la situation géopolitique dans laquelle nous nous trouvons actuellement. Nous étions attentifs à ce qui allait être déposé par le gouvernement actuel.
Force est de constater que, ce qui a été déposé est franchement antinomique et incompatible avec l'ADN des conservateurs, de sorte que nous n'avons pas pu approuver ce budget. Moi, je trouve inquiétant que des gens de l'autre côté aient de la sagesse — je parle de la sagesse du député de , qui est le secrétaire parlementaire du ministre de l'Industrie actuellement. C'est un de mes anciens collègues, du temps où j'étais au Conseil des ministres à Québec. Il a déjà dit que « l'équilibre budgétaire [...] est un moyen pour asseoir comme il faut la crédibilité de l'État et la stabilité financière de l'État ».
C'est peut-être lui qui aurait dû préparer le dernier budget qui nous a été présenté. Ce budget, faut-il le rappeler, était attendu depuis les 18 derniers mois. Le Canada a navigué à vue parce qu'il n'avait pas de budget. Les libéraux lui ont accolé beaucoup de grands qualificatifs, notamment celui de budget « générationnel ». Moi, je dirais que ce budget n'a de générationnel que la dette qu'il place sur les épaules de nos enfants.
Parlons du déficit. Le député de a dit qu'ils ont fait ce qu'ils avaient dit qu'ils feraient. C'est faux. C'est complètement faux. Ils avaient annoncé que le déficit serait de 40 milliards de dollars. C'était sous l'égide de l'ancienne ministre des Finances, Mme Freeland.
Pendant la campagne électorale, ils ont annoncé que le déficit serait de 62 milliards de dollars. Déjà, ça ne faisait pas notre affaire. Maintenant, ils ont déposé un budget qui s'accompagne d'un déficit de 78 milliards de dollars. C'est 16 milliards de dollars de plus. Peut-on m'expliquer comment on arrive à une chose pareille? Ça ne s'arrête pas là. On dépose un budget contenant 90 milliards de dollars de nouvelles dépenses. Sait-on combien ça représente, par famille? C'est 5 400 $ de plus par ménage.
Le réflexe qu'a ce gouvernement de toujours dépenser l'argent qu'on n'a pas est détestable. Quand on a de l'argent, nous, nous nous rappelons toujours d'où il provient. Il provient de la poche des contribuables.
Si les libéraux de M. Trudeau n'avaient pas dépensé comme ils l'ont fait, comme « des poules pas de tête », selon l'expression, nous aurions de l'argent aujourd'hui. Il pourrait notamment être accordé à la Défense nationale pour défendre notre territoire. Un député a soulevé une question, plus tôt: est-ce possible d'être en mesure de dépenser plus que le gouvernement de M. Trudeau? Nous n'aurions jamais cru pouvoir dire que c'est le cas, c'est possible et ça se vérifie aujourd'hui.
Parlons maintenant de la dette. De ce côté-ci de la Chambre, c'est un sujet qui nous préoccupe énormément et ça préoccupe aussi nos concitoyens; nous en entendons beaucoup parler dans nos circonscriptions. La dette sous les libéraux a plus que doublé. Elle est passée de 687 milliards de dollars à 1 350 milliards de dollars. Moi, je ne sais plus combien il y a de zéros après le point. C'est tellement des gros chiffres; c'est gigantesque. Ça, c'est la dette que nous avons actuellement.
Le service de la dette, c'est bien simple à comprendre. Ce sont les intérêts qu'on paie sur les emprunts qu'on fait. Dieu sait qu'on emprunte beaucoup par les temps qui courent, parce qu'on dépense sans compter au Canada. Le service de la dette, à 50 milliards de dollars, tenons-nous bien, c'est plus que les transferts en matière de santé destinés à nos provinces.
Tantôt, le député de s'égosillait en parlant des services en santé et des infrastructures. Il disait que son gouvernement allait investir. L'argent qu'on met sur les services de la dette, à hauteur de 60 milliards de dollars l'année prochaine, en 2026-2027, ce qui est dans quelques semaines, c'est de l'argent qui n'est pas dirigé vers les soins. C'est de l'argent qui n'est pas consacré aux services pour les citoyens. On ouvre une fenêtre puis on garroche 60 milliards de dollars dehors. C'est plus que l'argent qu'on transfère aux provinces pour les services de santé. C'est aussi plus que ce que nous payons tous ici en TPS.
Chaque fois qu'on va à la pharmacie, qu'on achète une paire de bottes parce que c'est l'hiver, on paie de la TPS. Chaque piastre est destinée au paiement de la dette. Chaque nouveau-né, dès son premier cri, ça lui coûte 30 000 $ en raison du service à la dette. C'est ça, la réalité, aujourd'hui; c'est aussi simple que ça. Ce sont les libéraux qui nous ont mis dans une situation pareille. Ils ont dépensé ce qu'ils n'avaient pas. Ils ont dépensé sans compter pendant 10 ans.
On aurait pensé que le député de , qui est un homme rigoureux chez les libéraux, aurait pu avoir un ascendant sur le . Ils n'ont pas écouté le gros bon sens. Ils n'ont pas écouté les citoyens. Ils sont comme ça; c'est ça qu'ils font. Aujourd'hui, on se retrouve sans une cenne pour défendre notre territoire. En plus, il faut emprunter sur les marchés à des prix exorbitants.
Malgré les critiques, les libéraux se convainquent que tout va bien, que la vie est belle et que tout le monde est de bonne humeur. Ce n'est pas vrai. Les critiques à leur sujet sont unanimement contre, que ce soit dans la presse anglophone ou dans la presse francophone, à l'agence de notation Fitch ou le directeur parlementaire du budget. Y a-t-il des gens au pays plus crédibles que ça? L'agence Fitch de New York a indiqué que la situation financière du Canada allait mal, que les dépassements étaient trop importants et qu'elle n'était pas certaine de pouvoir maintenir la cote actuelle. Le député libéral nous parlait de la cote AAA tantôt. Non, mais il nous fait rire à en pleurer; c'est impossible. Ça ne vient pas de moi, ça vient des agences de notation. Le directeur parlementaire du budget a tellement dit la vérité qu'ils ont commencé à rédiger une offre d'emploi pour le remplacer, parce qu'il n'est pas de leur bord. C'est vrai ou faux?
Nous sommes déçus de ce côté-ci de la Chambre. Nous sommes les porte-paroles de nos communautés. Il n'y a pas que les conservateurs qui sont de notre côté, il y a aussi des gens qui réfléchissent, qui sont capables de donner des analyses importantes et crédibles. Ces gens nous disent que ça n'a aucun bon sens. C'est pourquoi nous n'avons pas voté en faveur de ce budget.
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Monsieur le Président, je vous prie de m'excuser.
Comment le peut-il dépenser encore plus et investir moins? Même Justin Trudeau avait prévu, dans son dernier budget, un déficit de 39,8 milliards de dollars pour cette année-là. En fin de compte, les dépenses ont entraîné ont déficit de 61,8 milliards de dollars juste avant qu'il quitte ses fonctions.
Le nous a laissés croire que la tâche serait facile, et beaucoup l'ont cru, compte tenu des dépenses effrénées de Justin Trudeau. Comment le premier ministre pourrait-il se tromper en réduisant le budget? Nous savions tous que Trudeau dépensait sans compter. Nous savions que son gouvernement dépensait sans compter, alors nous disions qu'il serait relativement facile de faire mieux. Cependant, comme nous l'avons tous constaté, le déficit s'élèvera à 78,3 milliards de dollars, et nous avons appris qu'il pourrait être encore plus important. C'est un scénario fréquent avec les libéraux. C'est une importante promesse rompue et c'est de mauvais augure, car les promesses ont été faites il y a quelques mois seulement.
Le a rompu d'autres promesses qui ne datent que de quelques mois. Les députés se souviennent-ils des cibles budgétaires que le premier ministre s'était données? La cible budgétaire qu'il avait promis d'atteindre pendant la campagne électorale était la baisse du ratio de la dette par rapport au PIB, toutefois il a plutôt augmenté ce ratio. Il avait promis de réduire les dépenses, mais il dépense 94 milliards de dollars de plus, ce qui coûte à chaque ménage 5 400 $ de plus par année.
Comme si un déficit de 78 milliards de dollars n'était pas assez grave, le manipule les chiffres pour dissimuler les dépenses de fonctionnement sous forme de dépenses en capital. C'est ce qui ressort du rapport récent du directeur parlementaire du budget. Sa nouvelle définition des dépenses en capital « est trop large » et elle va « au-delà du traitement qui en est fait dans les Comptes publics et des pratiques internationales fondées sur le Système de comptabilité nationale, comme celle adoptée par le Royaume-Uni ».
En ayant recours à une définition généralement acceptée, le directeur parlementaire du budget a constaté que les dépenses en capital étaient inférieures de 30 % à ce que les libéraux avaient déclaré. C'est de là que provient le montant de 94 milliards de dollars. Il s'agit d'une différence de 94 milliards de dollars. Même les promesses du sont fausses. Autrement dit, ses investissements sont bien inférieurs à ce qu'il avait promis, soit 94 milliards de dollars de moins.
De plus, le directeur parlementaire du budget a constaté que le ne parviendra même pas à équilibrer le budget de fonctionnement sur cinq ans. Il s'agit là d'une autre cible budgétaire qu'il a abandonnée. Cela représente beaucoup de promesses rompues en quelques mois seulement, et ce, après l'abandon de l'ancienne cible budgétaire des libéraux, qui consistait à réduire le ratio de la dette par rapport au PIB. Le directeur parlementaire du budget a constaté que ce ratio sera encore plus élevé que celui de la dernière mise à jour économique et qu'il « ne devrait plus être à la baisse à moyen terme ».
Nous sommes sur une trajectoire qui fait peur. En septembre dernier, le directeur parlementaire du budget nous a déjà prévenus que le remboursement de la dette risquerait de coûter plus cher aux Canadiens si les libéraux essayaient de modifier les normes comptables. Nous savons qu'ils l'ont fait.
Avant-hier, le 18 novembre, le Financial Post a publié un article intitulé « Le DPB dénonce l'approche financière du gouvernement fédéral: nous devrions tous nous en inquiéter ». C'est bien vrai. En voici un extrait:
Le premier ministre [...] a promis un nouveau cadre budgétaire pendant la campagne à la direction du Parti libéral, expliquant qu'il séparerait le budget fédéral en un « budget de fonctionnement » et un « budget d'immobilisations », et que l'équilibre budgétaire serait rétabli d'ici trois ans [en tout et pour tout].
De tels stratagèmes dénotent une tentative éhontée de jeter de la poudre aux yeux en transférant de nombreuses dépenses courantes d'un budget global à un budget d'immobilisations de manière à se targuer d'« investir ». La clé du succès, à ce chapitre, consiste à élargir suffisamment la définition d'immobilisations pour être en mesure de transférer facilement des sommes dans le budget d'immobilisations.
Je le répète, si les députés et les Canadiens ne veulent pas me croire sur parole, ils peuvent se fier au directeur parlementaire du budget.
Je pense que les Canadiens se demandent combien cela leur coûtera, car ils entendent parler de gros montants, de milliards et de billions de dollars. D'entrée de jeu, quel est le coût réel du ? Au cours des cinq prochaines années, il va ajouter 321,7 milliards de dollars d'argent frais à la dette fédérale.
Une voix: Incroyable.
Bob Zimmer: Monsieur le Président, comme on vient de le dire, c'est incroyable.
C'est deux fois élevé que les 154,4 milliards de dollars que Justin Trudeau aurait ajoutés au cours de la même période. Les députés se souviennent-ils de la citation du début, selon laquelle le allait faire mieux que Justin Trudeau? Eh bien, voilà où nous en sommes.
Chaque heure, ce budget ajoute 10 millions de dollars à notre dette. Sous le nouveau , la dette fédérale s'élève maintenant à 1,3 billion de dollars, et les intérêts sur la dette atteindront 55,6 milliards de dollars en 2025-2026. C'est plus que le Transfert canadien en matière de santé, qui s'établit à 54,7 milliards de dollars. C'est incroyable. C'est aussi plus que les recettes de la TPS perçues par le gouvernement dans tout le pays, recettes qui s'élèvent à 54,4 milliards de dollars et représentent 3 360 dollars par ménage canadien.
Le a dit lui-même que l'ancien premier ministre dépensait de manière irresponsable et que c'est pour cela qu'il a perdu son poste. Nous avons bien vu que le gouvernement était complètement hors de contrôle. Beaucoup de membres de ce gouvernement sont encore ici, mais c'est pour cela qu'il a perdu son poste, et nous le savons tous.
L'actuel a été élu en promettant qu'il dépenserait moins et investirait davantage que l'ancien premier ministre. Ce sont des promesses assez importantes qu'il a déjà rompues. Je vais dire ceci, et je suis certain que les députés d'en face ne seront pas d'accord: le premier ministre est bel et bien hors de contrôle, et nous avons absolument besoin qu'il cède sa place à quelqu'un qui gère les finances de l'État de manière beaucoup plus responsable. Je dirais que le actuel est bien placé pour être le futur premier ministre.
L'auteur Kim Moody résume très bien le budget du : « C'est une performance habile, mais, au fond, c'est une supercherie, qui troque la transparence contre le spectacle et appauvrit les Canadiens qui y ont cru. » Ce message s'adresse à tous ceux qui ont voté pour le premier ministre. « Les dépenses publiques, qu'elles soient d'investissement ou de fonctionnement, augmentent la dette publique de la même manière. »
J'invite les électeurs et l'ensemble de la population à prendre note de ceci: le leur a fait miroiter qu'il allait dépenser moins et investir plus. Il fait exactement le contraire.
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Monsieur le Président, je partagerai mon temps avec mon épatante et vaillante collègue, la députée de .
Je suis reconnaissant d'avoir la possibilité de me prononcer en faveur du projet de loi , Loi no 1 d'exécution du budget de 2025. Le gouvernement se concentre sur la réduction des coûts et la création de possibilités pour les Canadiens. Il a commencé par supprimer la controversée taxe sur le carbone pour les consommateurs, ce qui a réduit les prix de l'essence de 18 ¢ le litre dans la plupart des provinces et des territoires, tout en renforçant la tarification du carbone pour les industries, de manière à faire son devoir moral et économique en matière de lutte contre les changements climatiques. Le gouvernement a aussi réduit les impôts de 22 millions de Canadiens, ce qui représente une épargne maximale de 840 $ par année pour une famille de deux personnes.
Dans le budget de 2025, le gouvernement fait des investissements de portée historique dans les Forces armées canadiennes, dans les infrastructures et dans le logement. Il bâtit un Canada fort. Il crée aussi de nouvelles possibilités de carrière pour la jeunesse canadienne. Par ailleurs, le gouvernement lance le service jeunesse pour le climat et offre 175 000 postes par l'intermédiaire d'Emplois d'été Canada, de la Stratégie emploi et compétences jeunesse — une stratégie horizontale — et du Programme de stages pratiques pour étudiants en 2026‑2027.
Le projet de loi prévoit des mesures pour rendre la vie plus abordable pour les Canadiens. Nous savons, par exemple, que la numérisation dans le secteur financier a procuré de nombreux avantages aux consommateurs. Parallèlement, nous savons que les consommateurs qui continuent à utiliser les produits et services financiers traditionnels risquent de ne pas profiter de ces avantages et d'être laissés pour compte.
Les règles sur l'accès aux fonds déposés par chèque datent maintenant de plus de 10 ans et elles n'ont suivi ni la hausse du coût de la vie ni les progrès technologiques. C'est pourquoi le budget de 2025 propose de modifier la Loi sur les banques pour faire passer de 100 $ à 150 $ la première tranche immédiatement disponible de fonds déposés par chèque. Ainsi, on élimine la différence entre le délai imposé pour les fonds déposés en personne et celui pour les fonds déposés par d’autres moyens. Le gouvernement réduit le nombre de jours pendant lesquels une banque peut détenir les fonds déposés par chèque, ce qui comprend le relèvement du plafond actuellement fixé à 1 500 $ pour l'application de la plus courte période de retenue des fonds déposés par chèque. Ce changement s'appliquerait aussi aux sociétés de fiducie et de prêt.
Encore une fois, le projet de loi concrétiserait ce changement. Ce n'est pas la seule façon dont le projet de loi améliorerait les services financiers pour aider les Canadiens à gérer leur argent.
L'expression « services bancaires axés sur les consommateurs » désigne un cadre sécurisé qui permet aux Canadiens et aux entreprises de partager leurs données financières avec les fournisseurs de services approuvés de leur choix. Ce cadre doterait les consommateurs d'un contrôle accru sur leurs données. Il favoriserait aussi l'existence d'un secteur financier compétitif et novateur qui renforcerait la position du Canada dans l'économie numérique mondiale.
Le cadre canadien des services bancaires axés sur les consommateurs vise à promouvoir la concurrence et l'innovation dans le secteur financier, à améliorer les résultats financiers des Canadiens et à garantir que les consommateurs puissent partager leurs données en toute sécurité. Dans d'autres pays, les cadres réglementés se sont révélés efficaces pour assurer l'accessibilité et soutenir les nouveaux fournisseurs de services financiers et les nouveaux modèles d'affaires.
Parallèlement, nous savons que l'absence d'un cadre sécurisé signifie qu'environ 9 millions de Canadiens partagent actuellement leurs données financières en fournissant leurs identifiants bancaires confidentiels par un processus appelé capture de données d'écran. Ces consommateurs sont exposés à des risques accrus en matière de sécurité, de responsabilité et de confidentialité, et peuvent se retrouver sans ressources si un problème survient. Notre cadre canadien des services bancaires axés sur les consommateurs permettra de remédier à ces risques grâce à l'utilisation de l'interface de programmation d'applications, ou API, une technologie qui assure une connexion plus sécurisée entre les entités.
En donnant aux Canadiens un plus grand contrôle sur leurs données financières, on ouvrirait la voie à de nouveaux produits financiers et à un plus grand choix entre les fournisseurs, ce qui rendrait le secteur financier plus dynamique et l'économie plus productive. L'exploitation de ces nouvelles possibilités permettra d'améliorer la prise de décisions financières, de réduire les coûts et d'offrir aux consommateurs des produits et services mieux adaptés.
Le projet de loi est essentiel à la réalisation de cet objectif, car il propose des modifications législatives qui compléteraient le cadre des services bancaires axés sur les consommateurs en transférant sa gouvernance à la Banque du Canada et en modifiant la Loi sur la protection des renseignements personnels et les documents électroniques pour accorder aux Canadiens le droit à la mobilité des données, soutenant ainsi une approche économique globale du partage des données.
Tous les Canadiens devraient bénéficier d'un cadre de services bancaires axés sur les consommateurs. Ce cadre favoriserait la concurrence et réduirait les risques dans le secteur des services financiers en réglementant le partage des données financières. Pour les consommateurs, cela pourrait se traduire par une plus grande inclusion financière, des décisions plus éclairées, une meilleure gestion et une réduction des facteurs de stress financier. Pour les entreprises, cela pourrait se traduire par un meilleur accès à de nouvelles formes de financement et une réduction du fardeau administratif grâce à une meilleure intégration et automatisation des fonctions clés.
Les ménages à faible revenu et en difficulté financière devraient être les principaux bénéficiaires, étant donné qu'ils auront accès à des produits moins coûteux, à des choix plus clairs et à des outils leur permettant de gérer leurs dettes et de réduire leur stress financier.
Qui plus est, ce n'est pas la seule façon dont le projet de loi aiderait les consommateurs canadiens à épargner et à gérer leur argent. La concurrence dans ce secteur peut également favoriser l'efficacité et soutenir le développement économique et la productivité, car les institutions financières sont incitées à affecter leurs capitaux aux utilisations les plus productives.
Le budget de 2025 et le projet de loi s'appuient sur les mesures déjà prises par le nouveau gouvernement pour assurer l'abordabilité de la vie, notamment trois importantes réductions d'impôt, la stimulation de la construction résidentielle afin d'accroître l'offre et de réduire le coût du logement, ainsi que la mise en place de prestations fédérales automatiques, de sorte que des millions de Canadiens peuvent recevoir l'aide à laquelle ils ont droit.
C'est pourquoi nous devons soutenir pleinement le budget de 2025 et le projet de loi C‑15.
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Monsieur le Président, comme toujours, c'est un grand plaisir pour moi de prendre la parole à la Chambre au nom des habitants de la circonscription de Davenport pour discuter du budget de 2025, un budget important présenté dans des circonstances exceptionnelles.
Avant tout, soyons très honnêtes à propos de la situation que nous vivons. Le monde est plus dangereux et divisé, et le Canada est confronté à un monde en mutation rapide et de plus en plus incertain. L'ordre international fondé sur des règles et le système commercial qui ont alimenté la prospérité du Canada pendant des décennies sont en train d'être remodelés, ce qui nuit aux entreprises, déplace les travailleurs et provoque des perturbations et des bouleversements majeurs pour les Canadiens.
Au Canada, nous devons nous concentrer sur ce que nous pouvons contrôler. Malgré les vents contraires, le Canada a la capacité financière de transformer son économie. Il est temps pour nous, dès maintenant, de construire en grand et avec audace. Comme l'a dit notre : « Ce budget doit être empreint d'une ambition de portée historique [...] Il n'y a pas de place pour le retrait, l'ambiguïté ou même le laissez-faire, seulement pour de l'action audacieuse et rapide. »
J'aimerais aborder l'un des nombreux sujets qui importent aux habitants de ma circonscription, Davenport.
La question qui revient le plus souvent est celle de l'emploi. Les gens continuent de s'inquiéter. Auront-ils toujours un emploi bien rémunéré? Après leurs études, leurs enfants auront-ils des débouchés? Sans un emploi bien rémunéré, personne ne pourra s'offrir une maison ou mener une vie décente.
Je suis très fière que ce budget investisse massivement dans la formation et la création de débouchés. Nous consacrons 1,5 milliard de milliards de dollars sur trois ans à la lutte contre le chômage des jeunes, notamment avec 100 000 emplois d'été au Canada, soit 30 000 de plus que cet été, et 55 000 nouvelles possibilités de stage en milieu de travail pour les étudiants, soit 15 000 de plus que l'année dernière.
Davenport compte de nombreux travailleurs du bâtiment syndiqués, et je tiens à saluer la section locale 183 de l'Union internationale des journaliers d'Amérique du Nord, qui est le plus grand syndicat de travailleurs du bâtiment. Nous avons la chance de les avoir dans notre ville pour bâtir notre ville et notre pays. Ils contribuent énormément à notre économie nationale.
Dans le budget de 2025, nous prévoyons 75 millions de dollars sur trois ans pour élargir le programme pour la formation et l'innovation en milieu syndical destiné à la formation d'apprentis dans les métiers désignés Sceau rouge. Pour les travailleurs touchés par les droits de douane, nous avons prévu 570 millions de dollars sur trois ans pour la formation et l'aide à l'emploi, ainsi que de nouvelles alliances entre les employeurs, les syndicats et les groupes industriels. Enfin, nous lançons également un service jeunesse pour le climat, doté de 40 millions de dollars sur deux ans pour former les jeunes Canadiens à réagir aux urgences climatiques et à renforcer la résilience des collectivités.
La culture et les arts constituent une autre grande priorité pour Davenport. J'ai la chance de compter de nombreux artistes parmi mes concitoyens. Même si les temps sont difficiles et que notre gouvernement a dû faire des choix difficiles, je tiens à être très claire: la culture et les arts sont importants. En période d'incertitude, nous restons unis en racontant nos histoires. Les arts nous aident à interpréter le monde qui nous entoure. Le secteur des arts et de la culture a contribué à hauteur de 65 milliards de dollars à notre économie en 2024.
Dans le budget de 2025, nous investissons 769 millions de dollars sur cinq ans dans les arts et la culture, dont 150 millions pour la CBC/Radio-Canada, 150 millions pour Téléfilm Canada, 127,5 millions pour le Fonds des médias du Canada et un soutien aux festivals et aux arts de la scène. Nous avons également instauré un droit de suite pour les artistes qui permet aux artistes visuels de toucher des redevances lorsque leurs œuvres sont revendues, une mesure que le secteur, y compris de nombreux acteurs de ma circonscription de Davenport, réclamait depuis des années.
La sécurité publique est la troisième priorité absolue pour Davenport. Les habitants s'inquiètent des vols de voitures, des introductions par effraction et des crimes commis avec des armes à feu. Je tiens à ce que mes concitoyens sachent que cet enjeu figure parmi les priorités absolues de notre gouvernement.
Le budget prévoit 1,7 milliard de dollars sur quatre ans pour que la GRC recrute 1 000 nouveaux agents dans le but de lutter contre le crime organisé transnational, la criminalité financière et le blanchiment d'argent. Nous accordons également près de 700 millions de dollars sur cinq ans à l'Agence des services frontaliers du Canada pour recruter jusqu'à 1 000 nouveaux agents, en plus du plan frontalier de 1,3 milliard de dollars annoncé en décembre. Ces agents empêcheront également l'entrée d'armes à feu et de stupéfiants dans notre pays. Tous ces investissements s'ajoutent à plusieurs projets de loi solides qui cheminent à la Chambre, notamment les projets de loi , et .
Le budget de 2025 accorde également une place importante aux personnes âgées. Les prestations aux aînés atteindront plus de 83 milliards de dollars en 2025‑2026, ce qui permettra de soutenir 7,5 millions de Canadiens. Nous lançons également une stratégie nationale antifraude. Rien qu'en 2024, les Canadiens ont perdu 643 millions de dollars à cause de la fraude, soit une augmentation de près de 300 % depuis 2020. Nous continuons à soutenir le programme Nouveaux Horizons pour les aînés, une bouée de sauvetage pour de nombreux aînés de ma circonscription et partout au pays. Enfin, nous créons un crédit d'impôt pour les préposés aux services de soutien à la personne, qui peut atteindre 1 100 $ par an. Cette mesure vise à aider les personnes extraordinaires qui prennent soin de nos proches, car ceux-ci, à mesure qu'ils vieillissent, ont besoin de beaucoup plus de soutien.
En tant que présidente de l'Association parlementaire canadienne de l'OTAN, je prends très au sérieux nos engagements en matière de défense. Le budget de 2025 confirme que nous atteindrons l'objectif de 2 % de l'OTAN au cours de l'exercice financier actuel et que nous sommes en bonne voie pour respecter l'engagement en matière d'investissements de défense d'ici 2035. Ce budget prévoit 81,8 milliards de dollars sur cinq ans pour garantir que les Forces armées canadiennes disposent du soutien et des outils dont elles ont besoin. Nous prévoyons également 2 milliards de dollars en 2025‑2026 pour une aide militaire supplémentaire à l'Ukraine. Comme le l'a dit, il ne peut y avoir de prospérité sans sécurité. J'ajouterais que nous devons continuer à faire tout notre possible pour mettre fin à la guerre en Ukraine et contribuer à instaurer une paix juste et durable dans ce pays.
Je sais que le déficit suscite des inquiétudes, mais nous partons d'une position de solidité financière. Nous avons le ratio dette nette‑PIB le plus bas de tous les pays du G7 et nous sommes au deuxième rang pour notre ratio déficit‑PIB. Le Fonds monétaire international a validé l'approche dont témoigne le budget, affirmant que nous utilisons notre marge de manœuvre budgétaire pour réaliser des investissements de portée historique, ce qui est positif. Personne ne se réjouit de voir des déficits importants, et nous sommes déterminés à équilibrer le budget de fonctionnement d'ici 2028‑2029.
Nous réduisons radicalement les dépenses liées au fonctionnement de l'appareil gouvernemental. Grâce à notre examen complet des dépenses, nous réalisons des économies de 60 milliards de dollars sur 5 ans en éliminant les dédoublements et en utilisant des outils d'origine canadienne à base d'intelligence artificielle. Nous réduisons les dépenses liées aux opérations courantes afin de pouvoir investir beaucoup plus dans les immobilisations, dans l'édification du Canada.
Ce budget permettra de mobiliser 1 000 milliards de dollars d'investissements sur 5 ans auprès des provinces, des territoires, des municipalités, des communautés autochtones et du secteur privé. Nous investissons 51 milliards de dollars sur 10 ans au moyen du fonds pour bâtir des collectivités fortes afin de financer des infrastructures de proximité: hôpitaux, universités, routes, ponts, réseaux d'aqueduc et transports en commun. Les deux premières phases des projets d'édification nationale devraient générer au total pour 150 milliards de dollars de dépenses en capital. Nous diversifions également nos relations commerciales tout en nous efforçant de doubler nos exportations d'ici 10 ans et en ouvrant des débouchés d'une valeur de 300 milliards de dollars au bénéfice des travailleurs et des entreprises de chez nous.
Le Canada doit se rendre attractif aux yeux du monde. Heureusement, nous sommes un pays remarquable. Nous avons les minéraux critiques, les ressources naturelles, la population et le rayonnement nécessaires pour y parvenir.
Je me permets de conclure sur cette réflexion: lorsque les temps sont durs, nous, les Canadiens, nous nous serrons les coudes. Nous prenons soin les uns des autres. Nous investissons dans nous-mêmes. Nous ne reculons pas, nous avançons. Comme l'a déclaré le : « Pour essuyer la tempête de l'incertitude, nous ne baisserons pas les bras. Tout au contraire, nous nous mettrons à la tâche pour naviguer les eaux du changement économique. Parce que nous croyons dans le Canada. »
Oui, je crois dans le Canada. Je crois dans Davenport. Je crois en la résilience, en la diversité et en la détermination qui font la grandeur de notre population et de notre pays. La conjoncture appelle à agir avec audace et à bâtir l'avenir que nous souhaitons pour nous-mêmes et pour les générations futures. Le Canada a déjà eu à affronter des épreuves, et nous en sommes toujours sortis plus forts. Le budget de 2025 est un plan qui parle de lui-même: il s'agit de renforcer notre économie, de protéger notre territoire, de donner à la population les moyens de ses ambitions ainsi que de faire le nécessaire pour que le Canada devienne l'économie la plus forte du G7.
Je suis fière de ce budget, je suis fière de l'appuyer, et c'est toujours un honneur de représenter les habitants de Davenport.
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Monsieur le Président, c'est toujours un plaisir de prendre la parole à la Chambre au nom de mes concitoyens de Chilliwack—Hope.
Je partagerai mon temps de parole avec la députée d', qui approche d'un anniversaire très important. Elle sera bientôt membre de la Chambre depuis près de 25 ans. Je la félicite. Elle est l'une des députées que j'aime le mieux écouter, et j'ai hâte de l'entendre après mon intervention.
La Loi d'exécution du budget, dont nous débattons aujourd'hui, mettrait en œuvre un budget fait de promesses non tenues et d'échecs. Le gouvernement a manqué à la parole qu'il avait donnée aux Canadiens lors des élections il y a seulement six mois.
Le a dit qu'il maintiendrait le déficit à 62 milliards de dollars. Or, le budget prévoit un déficit de 78 milliards de dollars, ce qui signifie qu'il ne lui a fallu que quelques mois pour faillir à sa promesse. Il avait promis de réduire le ratio dette-PIB, mais il l'augmente et provoque de l'inflation en ne tenant pas sa promesse.
Le a promis de réduire les dépenses, mais le budget prévoit une augmentation de 90 milliards de dollars, ce qui équivaut à 5 400 $ de dépenses inflationnistes supplémentaires par ménage au pays. Il est parfois difficile pour les Canadiens de se représenter 90 milliards de dollars, mais ils comprennent ce que représente un montant de 5 400 $. Le fait que chaque ménage doive supporter ces dépenses inflationnistes devrait préoccuper tous les Canadiens.
Le a promis davantage d'investissements, mais le budget révèle que les investissements s'effondrent. Depuis que le premier ministre est entré en fonction, plus de 48 000 emplois ont été perdus au Canada et des milliards de dollars d'investissements ont quitté le pays.
Il s'agit là d'un bilan lamentable, et je n'ai mentionné qu'un certain nombre des promesses non tenues.
Le gouvernement libéral est un gouvernement de slogans qui aime dire que ce budget est un budget générationnel, ce qui est vrai si l'on parle de l'impact de l'augmentation de la dette sur les générations futures. L'essentiel pour les Canadiens est de comprendre qu'en raison des dépenses excessives du gouvernement et de son mépris pour l'argent des contribuables, le gouvernement va désormais dépenser plus en paiements d'intérêts aux banquiers et aux détenteurs d'obligations qu'il ne dépensera pour les transferts en matière de soins de santé dans ce pays.
Les intérêts s'élèvent à 55 milliards de dollars, un chiffre difficile à appréhender pour les Canadiens, car la plupart d'entre eux ne disposeront jamais de 1 million de dollars, et encore moins de 1 milliard. Ce sont 55 milliards de dollars qui sont gaspillés, dépensés en intérêts, et non pour rendre la vie plus abordable pour les Canadiens ou pour améliorer les soins de santé.
Ma province est mal gérée par son gouvernement, le NPD de la Colombie-Britannique. Je reconnais qu'une partie de cette mauvaise gestion est imputable au gouvernement provincial. Les services des urgences ferment régulièrement leurs portes partout dans la province, et des gens n'ont pas accès à des soins d'urgence sur des centaines de kilomètres parce que le nombre de médecins, d'infirmières et d'installations est insuffisant.
Si nous affirmons aux habitants de ma province, la Colombie-Britannique, qu'il est préférable d'envoyer 55 milliards de dollars aux banquiers et aux détenteurs d'obligations plutôt que d'investir davantage dans les soins de santé, ils riront de nous. Ils n'accepteront pas que ce budget est générationnel. Ils savent que dépenser l'argent qui devrait être consacré aux programmes, le gaspiller pour les banquiers et les détenteurs d'obligations constitue une mauvaise utilisation des fonds. Cette situation se poursuivra sous le gouvernement libéral actuel, qui fait passer Justin Trudeau pour un faucon budgétaire. Il a doublé son déficit.
À la même époque l'année dernière, les libéraux ne savaient pas qui allait présenter la mise à jour économique. La ministre des Finances de l'époque avait démissionné parce qu'elle ne pouvait pas, en toute bonne foi, présenter un budget dont le déficit était inférieur d'environ 50 % à celui qui vient d'être présenté dans ce budget. Tout le gouvernement a été plongé dans la tourmente et a dû retirer la page de la mise à jour économique qui portait son nom. Il l'a simplement déposée à la Chambre sans même un discours. La ministre craignait de limiter la marge de manœuvre budgétaire du gouvernement en étant aussi irresponsable face aux mutations de l'économie dont nous entendons constamment parler.
Il y a un an, le gouvernement libéral disait qu'il fallait faire preuve de responsabilité financière. Aujourd'hui, les vannes financières sont ouvertes, le bar est gratuit. Nous dépensons à nouveau de l'argent, 55 milliards de dollars rien qu'en intérêts.
Cette situation devrait préoccuper tous les Canadiens, tout comme les chiffres de la dette nationale. Dans la continuité du gouvernement libéral précédent, le ajoutera 321,7 milliards de dollars à la dette fédérale au cours des cinq prochaines années. C'est plus du double des 154,4 milliards de dollars que Justin Trudeau aurait ajoutés au cours de la même période.
Les libéraux aiment vanter le parcours du banquier central et son génie en matière financière, mais il double le fardeau que nos enfants et petits-enfants devront rembourser. Ils pensent que c'est un coup de maître que de simplement dépenser plus d'argent. Pourquoi personne n'y a-t-il pensé avant? Pourquoi ne pas simplement dépenser plus? Pourquoi ne pas atteindre 600 milliards de dollars? Pourquoi ne pas porter le déficit à 150 milliards de dollars? C'est parce qu'ils savent que cela devra être remboursé par des impôts ou des coupes dans les programmes, mais ils s'en moquent.
Les libéraux essaient simplement de survivre à aujourd'hui. Ils veulent juste survivre aux quatre prochaines années. Ils ne se soucient pas de ce qui se passera dans 40 ans, lorsque nos enfants et nos petits-enfants devront payer la note. C'est pourquoi nous avons qualifié ce budget de « budget financé à crédit ». Les libéraux dépensent sans compter et ils vont laisser la note à nos enfants et petits-enfants, vivant dans le faste aujourd'hui pour que d'autres paient la note demain. C'est irresponsable. Nous ne laisserions jamais cela se produire dans nos propres familles.
Je sais que vous avez des enfants, monsieur le Président. Pouvez-vous imaginer acheter une Maserati et une immense demeure, mener grand train, prendre des vacances trois ou quatre fois par an, puis dire à vos enfants lorsqu'ils atteignent l'âge de travailler: « Eh bien, les enfants, papa a bien profité de la vie. À vous de payer la note. Merci d'être venus »? Bien entendu, aucun parent responsable n'agirait ainsi, et aucun gouvernement responsable ne regarderait les générations futures dans les yeux pour leur dire qu'elles devront payer demain pour ce que le gouvernement fait aujourd'hui. Ce serait irresponsable, et cela ne donnera même pas les résultats que les membres du gouvernement prétendent obtenir.
Les libéraux parlent du Bureau des grands projets. Ils ne cessent d'annoncer les gagnants et les perdants de ces grands projets. Au lieu de créer un environnement où tous les grands projets peuvent être approuvés s'ils respectent la réglementation, ils affirment que certains projets ne respectent pas la réglementation, mais qu'ils vont tout de même les approuver. Ils vont accorder une exemption à certains projets.
Et au fait, les projets qu'ils annoncent datent tous de six ou huit ans. Nombre d'entre eux sont déjà en cours de réalisation. Malgré cela, les libéraux déclarent: « Regardez le nombre impressionnant de projets que nous avons lancés. »
Je ne sais même pas quel est le portefeuille du , car il change trop souvent. Je pense qu'à l'heure actuelle, ce sont les relations commerciales avec les États-Unis. En 2018, il s'est rendu dans les Maritimes pour annoncer que l'exploitation de la mine Sisson allait commencer. Puis, au cours des dernières semaines, il est revenu sur le sujet en déclarant: « Au fait, la mine que j'ai annoncée en 2018 figure sur la liste des grands projets. N'êtes-vous pas fiers de nous? Regardez, nous investissons pour les générations futures. » C'est de l'escroquerie.
Le gouvernement ne comprend pas que nous n'avons pas besoin qu'il désigne les gagnants et les perdants, mais qu'il crée un environnement favorable à l'investissement au pays, afin que chacun puisse choisir et réaliser ses investissements, au lieu d'un environnement où les investisseurs fuient le pays.
Je veux parler brièvement d'autres échecs du gouvernement. Le a dit qu'il allait conclure un accord avec les États‑Unis avant juillet. Nous sommes à la mi-novembre, aucun accord n'a été conclu et les droits de douane américains ont doublé. Le premier ministre a déclaré qu'il trouverait une solution avec la Chine, mais nos produits, comme le canola et les fruits de mer, sont toujours soumis à des droits de douane. L'Inde a imposé de nouveaux droits de douane sur nos pois. Pour nos producteurs de bois d'œuvre, les droits de douane ont triplé, atteignant 45 % dans ma province, la Colombie‑Britannique, ce qui a entraîné des centaines de licenciements et met en péril des milliers d'autres emplois.
Le gouvernement n'a pas tenu ses engagements envers les Canadiens. Il n'a pas respecté ses promesses. Nous n'appuierons ni le budget ni la loi d'exécution du budget.
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Monsieur le Président, je suis heureuse de prendre la parole au nom des habitants d'Algonquin—Renfrew—Pembroke, qui ont raison sur toute la ligne.
Je tiens tout d'abord à féliciter mes collègues libéraux pour leur résilience. Il est impressionnant de voir qu'ils sont capables d'avaler une telle dose d'humiliation sans s'étouffer avec leur propre hypocrisie.
Près de la moitié du projet de loi omnibus d'exécution du budget consiste simplement à abroger des politiques de l'ère Trudeau. Le fait que mes collègues d'en face doivent admettre s'être trompés sur tant de points sans montrer le moindre signe d'humilité en dit long sur la résilience de l'arrogance libérale. Ils reconnaissent qu'ils se sont trompés au sujet de la taxe sur le carbone pour les consommateurs, de la taxe sur les bateaux, de la taxe sur les services numériques, de la taxe sur les gains en capital et plus encore, mais ils continuent de faire les paons dans cette enceinte avec la certitude absolue que cette fois-ci, ils ont raison, et qu'ils savent ce qui est le mieux pour l'économie canadienne.
D'après le projet de loi d'exécution du budget de 600 pages, ce que le considère comme la meilleure solution, ce sont des mesures d'aide massives aux entreprises parasites. Voici un exemple, tiré de la page iii du projet de loi d'exécution du budget: « accorder un crédit d'impôt à l'investissement remboursable aux sociétés et aux fiducies admissibles relativement aux investissements dans certains biens pour l'électricité propre ».
Si certains Canadiens qui nous regardent se demandent qui est le plus grand investisseur dans l'électricité propre, je leur donnerai un indice: son nom commence par « Brook » et se termine par « field ». L'année dernière, le crédit d'impôt pour l'électricité propre a coûté 22 millions de dollars au Trésor. Cette année, il coûtera 1,5 milliard de dollars, et l'année prochaine, 3,8 milliards de dollars. D'ici 2028, le gouvernement prévoit qu'il coûtera 7,2 milliards de dollars. C'est 328 fois plus que ce qu'il en a coûté l'année dernière pour un seul crédit d'impôt qui profitera principalement à une seule entreprise: Brookfield.
Ce n'est pas tout. Le budget accorde 15 milliards de dollars supplémentaires à la Banque de l'infrastructure du Canada. C'est peut-être une coïncidence, mais le greffier du Conseil privé est l'ancien patron de la Banque de l'infrastructure, et les libéraux augmentent le financement de cette banque malgré son incapacité à atteindre l'objectif d'utiliser les fonds publics pour attirer des investissements privés. Nous savons que la Banque a échoué, car le gouvernement ne cesse de nous le répéter. Tous les budgets libéraux reconnaissent le manque d'investissements privés et le tort que cela cause à notre productivité.
La Banque de l'infrastructure a échoué de manière si spectaculaire que les libéraux ont créé le Fonds de croissance du Canada en lui confiant le même mandat d'utiliser les fonds publics pour attirer les investissements privés. Dans un acte de synergie corporative qui rendrait fière la société McKinsey, le gouvernement Brookfield utilise le Fonds de croissance du Canada pour catalyser les crédits d'impôt à l'investissement dans l'énergie propre. En termes simples, les libéraux accordent à des sociétés comme Brookfield des subventions en espèces provenant du Fonds de croissance, puis permettent à ces sociétés de réclamer des crédits d'impôt pour avoir dépensé ces subventions. Des sociétés comme Brookfield auront un actif flambant neuf à inscrire à leur bilan et un peu d'argent de poche en plus. Les Canadiens, eux, se retrouveront avec une facture fiscale plus élevée et une facture d'électricité plus élevée.
Je n'ai pas besoin d'une boule de cristal pour dire aux députés que cette combine ne fera rien pour accroître la productivité économique. Elle ne permettra pas de multiplier, de catalyser ou de stimuler les investissements privés; elle détruira les investissements privés. Si l'analyse de rentabilité était prometteuse, aucune subvention ne serait nécessaire. Cela signifie que tout investissement attiré ainsi se fait au détriment de réelles possibilités de croissance. Ce n'est pas seulement un fait, c'est une réalité physique fondamentale. Le gouvernement Brookfield peut essayer d'ignorer la réalité, mais elle finira par le rattraper à vitesse grand V.
Malheureusement pour tous ceux qui possèdent des biens immobiliers entre Québec et Toronto, le gouvernement prévoit justement de les gratifier d'une ligne ferroviaire à grande vitesse. Justin Trudeau a lancé la plus grande expropriation de biens privés de l'histoire du Canada avec sa confiscation d'armes à feu. Aujourd'hui, même cet exploit est menacé. Ce projet de loi d'exécution du budget cache la plus grande confiscation de terres depuis un siècle. Les Canadiens seront surpris d'apprendre qu'une fois le projet de loi adopté, la ligne de TGV entre Québec et Toronto sera automatiquement approuvée.
Les libéraux ne savent pas où la ligne ferroviaire sera construite, mais elle est déjà approuvée. Si la maison de quelqu'un se trouve sur le tracé, elle sera expropriée. Il leur suffit de supprimer les articles 8 à 12 de la Loi sur l'expropriation pour le faire. En fait, ils sont tellement confiants dans la préapprobation de la ligne ferroviaire sans connaître son tracé exact que le gouvernement modifie la Loi sur les transports au Canada afin de supprimer la possibilité pour le gouvernement de modifier l'approbation.
Je tiens à rappeler aux Canadiens que la moitié du projet de loi consiste en l'abrogation des décisions prises par le gouvernement libéral. Aujourd'hui, les libéraux souhaitent se lier les mains afin d'empêcher tout futur gouvernement de corriger cette erreur. La différence est grande entre alléger les formalités administratives et les supprimer entièrement. Si cela semble inhabituel pour le Parti libéral, qui aime bien les formalités administratives, nous ne devons pas nous inquiéter; ils reviennent à leurs habitudes à la page suivante du projet de loi.
Encore une fois, avec ce projet de loi, la ligne ferroviaire à grande vitesse dans son ensemble serait approuvée automatiquement et sans tracé exact. Le projet de loi stipule ensuite que l'ensemble de la ligne ferroviaire serait soustrait à la redoutable et inconstitutionnelle Loi sur l'évaluation d'impact. Cependant, chaque tronçon de la ligne ferroviaire serait assujetti à cette loi. Nous pouvons imaginer la suite, car nous avons déjà vécu ce scénario. Une fois que les libéraux auront arrêté le tracé, ils commenceront à exproprier les terres, puis ils y trouveront une tortue ou une grenouille. Les militants et les socialistes convaincus exigeront que les libéraux modifient le tronçon de la ligne. S'il s'agit d'une circonscription libérale, la ligne sera déplacée; s'il s'agit d'une circonscription conservatrice, ils passeront outre. Au final, le gouvernement devra exproprier les terres d'autres personnes, et ceux dont les terres auront été expropriées inutilement n'auront d'autre choix que de rester les bras croisés.
Depuis un certain temps, je me demande comment le gouvernement compte atteindre l'objectif ridicule de restaurer à leur état naturel 30 % des terres aménagées du Canada d'ici 2030. Une solution serait de tracer une ligne droite à travers les terres les plus aménagées et les plus chères du Canada en prétendant que c'est pour construire une ligne ferroviaire à grande vitesse, puis de mettre fin à l'ensemble du projet en rejetant la responsabilité sur des tortues qui semblent vouloir remporter le prix Darwin.
Si j'ai dit que je n'avais pas besoin d'une boule de cristal, c'est que j'ai un livre d'histoire. Nous avons déjà vécu ce scénario. En 1972, Pierre Trudeau a exproprié des terres agricoles à Pickering pour construire un aéroport. En 1975, le projet d'aéroport était suspendu. Le gouvernement a conservé les terres et, en janvier dernier, a annoncé qu'il n'y aurait pas d'aéroport, mais que les terres seraient cédées à Parcs Canada pour être intégrées au Parc urbain national de la Rouge. Le projet de loi actuel ferait passer l'expropriation des terres de Pickering pour une promenade de santé.
Le budget donnerait à la société ferroviaire anonyme le pouvoir de donner des ordres d'arrêt des travaux sur toute terre qu'elle estime nécessaire pour la ligne ferroviaire. Une fois que le gouvernement aurait inscrit la propriété d'une personne sur la liste des « possibilités », il disposerait d'un droit de préemption sur toute vente. La société ferroviaire aurait le droit de donner des ordres d'arrêt des travaux pour toute activité sur les terres et d'accéder à tout moment à la propriété pour s'assurer que les travaux ont bien été interrompus. Dans une expropriation ordinaire, les personnes concernées reçoivent un avis d'intention, puis elles ont la possibilité de s'y opposer, et une audience publique est tenue. Désormais, elles recevraient l'avis et pourraient toujours s'y opposer, mais il n'y aurait pas d'audience. La décision définitive serait prise par le ministre à huis clos.
En entendant tout cela, certains Canadiens penseront qu'il s'agit là des prémices d'un deuxième scandale ferroviaire du Pacifique. Ce serait une délicieuse ironie pour le parti qui a joyeusement relégué Sir John A. Macdonald aux oubliettes, mais effacer l'histoire a des conséquences. Si l'une de ces conséquences est que les libéraux se retrouvent dans un autre scandale de l'ampleur de celui des commandites, alors je suis sûre que Sir John A. sourit de là-haut. Je me réjouirais de voir les libéraux payer le prix fort pour leur arrogance, mais l'histoire nous a aussi appris ce qui se passerait: ils s'en iraient simplement vers un poste prestigieux dans un cabinet d'avocats ou une salle de conseil, et les Canadiens seraient contraints de payer des impôts plus élevés aux détenteurs d'obligations. Ce sont les Canadiens qui seraient contraints de quitter leurs terres pendant une crise du logement. Ce sont les Canadiens qui perdraient la ferme que leur famille possède depuis des générations.
Lorsque les libéraux nous promettent un changement de portée historique, nous devrions cacher nos portefeuilles et verrouiller nos portes. Le budget réduirait les prestations versées aux anciens combattants et aux étudiants. Il entraînerait le licenciement de travailleurs de première ligne. À cela s'ajouteraient des milliards de dollars de nouvelles dettes pour financer la plus grande vague de dépenses publiques pour les grandes sociétés jamais vue dans l'histoire.
Le gouvernement Mackenzie King a accumulé des déficits pour lutter contre les nazis. Le gouvernement Harper a accumulé des déficits pour lutter contre la crise financière mondiale. Le gouvernement Trudeau a accumulé des déficits pour lutter contre une pandémie mondiale. Le gouvernement Brookfield accumule des déficits pour récompenser ses riches bailleurs de fonds. Les Canadiens ne peuvent pas se permettre cette prise de contrôle de leur démocratie. Nous avons besoin d'un gouvernement conservateur abordable dès maintenant.
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Monsieur le Président, je partagerai mon temps de parole avec la députée de .
Je prends la parole aujourd'hui pour exprimer mon soutien sans réserve au projet de loi , Loi portant exécution de certaines dispositions du budget, et pour souligner l'importance de ce projet de loi pour les vaillants gens de métier qui, chaque jour, font avancer le Canada.
Les métiers spécialisés ne sont pas seulement des emplois. Ils sont les piliers de notre économie, le fondement de nos infrastructures et le cœur de nos collectivités. Dans un pays aussi vaste et diversifié que le Canada, les travailleurs des métiers spécialisés sont essentiels dans toutes les régions, des villes les plus animées aux villages côtiers les plus ruraux. C'est encore plus évident dans ma propre circonscription, South Shore—St. Margarets.
Ce sont nos gens de métier qui font en sorte que nos pêcheries fonctionnent, qui entretiennent nos maisons et nos bâtiments publics, et qui construisent les quais, les routes et les ponts qui nous relient. Ils soutiennent les secteurs maritime, forestier et du logement qui sont les points d'ancrage de nos économies rurales. Des constructeurs de bateaux traditionnels de Lunenburg, en Nouvelle-Écosse, aux électriciens et charpentiers de Bridgewater, en passant par les soudeurs et les machinistes de Liverpool, ces travailleurs sont essentiels à notre mode de vie, au mode de vie de tout le monde. Ce sont eux que les citoyens appellent quand une tempête endommage un toit, quand il faut réparer une salle communautaire, quand une entreprise familiale doit s'agrandir ou quand un navire doit être remis en état après des décennies en mer.
En tant que membre du Comité permanent des ressources humaines, du développement des compétences, du développement social et de la condition des personnes handicapées, j'entends directement les travailleurs, les syndicats, les chefs d'entreprise et les éducateurs. Nous entendons régulièrement parler des défis que rencontrent les gens de métier: le coût de la vie, le logement abordable, le coût de la modernisation du matériel et l'importance de possibilités de formation pratique et concrète pour suivre le rythme des nouvelles technologies.
Le projet de loi dans son ensemble répond à ces préoccupations, non pas avec des slogans, mais avec des mesures réelles, concrètes et pratiques qui feront une grande différence pour les travailleurs et les petites entreprises d'un océan à l'autre. Aujourd'hui, je soulignerai cinq des mesures les plus importantes de ce budget et j'expliquerai en quoi elles soutiennent les travailleurs des métiers spécialisés et renforcent les industries qu'ils font fonctionner.
La première mesure du budget est la superdéduction à la productivité. Cette mesure permettra aux entreprises de déduire immédiatement 100 % des investissements en capital admissibles. Cela signifie que les petites et moyennes entreprises, en particulier les magasins qui sont l'épine dorsale de nos collectivités, peuvent moderniser leur équipement tout de suite, sans avoir à attendre des années la fin d'un amortissement.
La deuxième mesure est le crédit d'impôt à l'investissement pour l'électricité propre. Ce crédit d'impôt remboursable de 15 % aiderait les entreprises à investir dans les énergies renouvelables et dans des mises à niveau permettant d'accroître leur efficacité énergétique. Dans des collectivités comme la mienne, où l'économie est étroitement liée à l'océan, non seulement les investissements dans les énergies propres sont bons pour l'environnement, mais ils réduisent aussi les frais d'exploitation et créent des débouchés commerciaux.
On peut imaginer des hangars à bateaux et des usines de transformation équipés de panneaux solaires. On peut imaginer une petite entreprise dotée d'un système de stockage par batterie qui la protège des coupures de courant pendant les tempêtes. On peut imaginer des bâtiments communautaires, des marinas, des ateliers et des chantiers navals effectuant des rénovations écoénergétiques qui réduisent les coûts tout en donnant du travail aux électriciens, aux installateurs et aux professionnels de l'énergie locaux.
La troisième chose dont je voudrais parler, et la raison pour laquelle je soutiens ce budget, c'est les investissements dans les infrastructures et la résilience climatique. Le budget de 2025 accélère l'octroi de permis pour de grands projets d'infrastructures dont les collectivités rurales et côtières ont désespérément besoin. Le fait de délivrer plus rapidement les permis signifie qu'il faudra attendre moins longtemps pour construire plus. Qui ne s'en réjouirait pas? Oh, bien sûr, il y a les députés d'en face. Il y aurait plus de travail pour les équipes de bétonneurs, les opérateurs de machinerie lourde, les charpentiers et les équipes de construction maritime. Qui ne s'en réjouirait pas?
L'été dernier, la ville de Mahone Bay, dans ma circonscription, est devenue un modèle national quand elle a reçu une aide fédérale pour aménager un littoral vivant qui protège les maisons, les entreprises et les espaces publics contre les ondes de tempête et l'érosion. Cet exemple montre ce qu'il est possible de réaliser quand les différents ordres de gouvernement travaillent ensemble et quand on donne aux gens de métiers les moyens de concrétiser des projets de résilience face aux changements climatiques.