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Monsieur le Président, après 10 ans de gouvernement libéral, le système d'octroi de l'asile du Canada est fondamentalement dysfonctionnel. Ce n'était pas le cas il y a 10 ans, mais aujourd'hui, le système canadien d'octroi de l'asile, qui était autrefois empreint de compassion, a été complètement ruiné, exploité à outrance et complètement désorganisé par le gouvernement libéral.
Aujourd'hui, je prends la parole au sujet du projet de loi . Mes observations porteront sur les parties 5, 6, 7 et 8 du projet de loi, qui modifieraient la Loi sur le ministère de la Citoyenneté et de l'Immigration ainsi que la Loi sur l'immigration et la protection des réfugiés. Ces parties ressemblent aux dispositions sur l'immigration du projet de loi .
Il y a 10 ans, l'arriéré des demandes d'asile au Canada s'élevait à moins de 10 000 cas. Aujourd'hui, il s'élève à plusieurs centaines de milliers de cas, et des milliers d'autres demandes sont présentées chaque mois. De nombreuses personnes hautement persécutées partout dans le monde cherchent légitimement à se réfugier au Canada, mais cet énorme arriéré compte actuellement de nombreuses demandes bidon. Ces demandes prennent des années, et non des mois ou des semaines, à être traitées. Pire encore, même si une demande est jugée bidon, un demandeur peut en appeler de la décision pendant des années, au cours desquelles il ne sera pas expulsé, s'il finit par l'être. Pendant ce temps, les faux demandeurs peuvent tirer parti d'avantages sociaux auxquels des Canadiens n'ont pas accès, comme les soins de la vue.
En fait, au cours de la dernière décennie, le gouvernement libéral a permis au système d'octroi de l'asile du Canada de s'éloigner de sa fonction première en devenant un volet de l'immigration économique détourné qui permet aux gens de passer avant les autres et qui n'est pas du tout pris en compte dans la planification des niveaux d'immigration fédéraux, y compris en ce qui concerne les répercussions sur l'offre de logements, l'accès aux soins de santé et les emplois. L'échec des libéraux a de nombreuses répercussions négatives dont je vais parler aujourd'hui, les deux les plus notables étant l'élimination des principes d'équité et de compassion dans le système d'octroi de l'asile du Canada et, par conséquent, l'incapacité du système à donner la priorité aux personnes les plus vulnérables du monde.
Lorsque la a prétendu que les dispositions en matière d'immigration contenues dans le projet de loi , et maintenant dans ce projet de loi, régleraient ce problème, elle a dit qu'elles « rehausserai[ent] la souplesse et la capacité d'adaptation du système d'asile ». Cependant, en réalité, les dispositions qui portent sur l'immigration dans ce projet de loi sont structurées de manière à transférer aux tribunaux la responsabilité de réparer le système d'octroi de l'asile du Canada, qui est profondément défaillant, et à retirer cette responsabilité au gouvernement libéral qui est responsable de cette défaillance, possiblement jusqu'à après les prochaines élections. Par conséquent, j'estime que les dispositions du projet de loi qui portent sur l'immigration risquent d'être inefficaces si elles ne sont pas modifiées de façon substantielle et si elles ne s'accompagnent pas de mesures supplémentaires pour décourager les immigrants économiques d'abuser du système d'octroi de l'asile, expulser rapidement les faux demandeurs d'asile du Canada et restructurer le système d'octroi de l'asile de manière à ce que le gouvernement libéral ne puisse plus abandonner les plus vulnérables du monde.
Je vais maintenant expliquer à mes collègues et aux fonctionnaires d'Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada qui nous écoutent dans l'antichambre du gouvernement pourquoi un tel échec est probable et quels changements sont nécessaires. Pour commencer, il est important de comprendre à quel point le système canadien d'octroi de l'asile est dysfonctionnel et comment nous en sommes arrivés là, car nous ne pouvons pas régler un problème sans le comprendre.
En 2017, le chef du gouvernement libéral a publié un gazouillis disant « #BienvenueAuCanada » dans le but d'encourager les demandeurs d'asile déboutés aux États‑Unis, dont le statut de protection temporaire avait été révoqué à la suite d'une procédure régulière, à venir au Canada à la place — et ils ont répondu à l'appel. Après ce gazouillis, plus de 100 000 personnes ont franchi illégalement la frontière canadienne et demandé l'asile en dépit du fait que bon nombre d'entre elles n'étaient pas admissibles à l'asile aux États‑Unis, un pays considéré comme un tiers pays sûr.
Autrement dit, si une personne a vu sa demande d'asile rejetée aux États‑Unis, elle n'aurait jamais dû être autorisée à demander l'asile au Canada après avoir franchi illégalement la frontière. Or, les libéraux ont ouvert les vannes en 2017, allant jusqu'à mettre en place des infrastructures au point de passage frontalier illégal le plus utilisé, le chemin Roxham, et à demander aux agents de la GRC d'aider les migrants à transporter leurs bagages. Dans de nombreux cas, des escrocs, des consultants sans scrupules et même des trafiquants de personnes ont exploité le système au détriment de l'intégrité et de la compassion du système canadien et de la sécurité de toutes les personnes concernées. Les libéraux ont encouragé cette pratique pendant des années.
Je prends la parole à la Chambre depuis des années pour le dire, et voilà où nous en sommes. À l'époque, je me souviens que les libéraux ont laissé entendre que j'étais raciste parce que je tenais ces propos, et nous voici à étudier le projet de loi à cause de cet échec.
Plus de 100 000 personnes sont entrées illégalement au Canada en provenance des États‑Unis et ont demandé l'asile depuis 2015. La plupart ont fait une demande bidon, la plupart attendent toujours le traitement de leur demande, la plupart ont un permis de travail et ont accès aux soins de santé, et beaucoup ont été hébergés à l'hôtel pendant des années aux frais des contribuables.
Parallèlement, les libéraux ont levé les exigences en matière de visa pour les ressortissants de pays qui ont depuis longtemps un taux élevé de demandes d'asile bidon, comme le Mexique, sans mettre en place un plan pour empêcher une nouvelle flambée du nombre de ces demandes. À l'époque, j'avais soulevé de nombreuses préoccupations à ce sujet, mais les libéraux ont fait la sourde oreille. C'est regrettable parce que, depuis, plus de 60 000 demandes d'asile ont été présentées par des ressortissants mexicains, en grande partie à cause de la levée de l'obligation de visa. La plupart de ces personnes ont fait une demande bidon, la plupart attendent toujours le traitement de leur demande, et beaucoup ont abusé du paiement de chambres d'hôtel par le gouvernement. Il est insensé que nous tenions à nouveau ce débat.
Des experts craignent qu'encore beaucoup de demandes d'asile soient présentées par les trois millions de résidents temporaires que les libéraux ont autorisés à entrer au Canada au cours des dernières années et dont les visas expireront bientôt. Des messages encourageant les gens à essayer de faire prolonger leur permis de séjour temporaire en présentant de fausses demandes d'asile ont été publiés sur les réseaux sociaux. Résultat: le système canadien de demandes d'asile croule sous plus de 296 000 demandes, et le délai de traitement moyen est de 29 mois ou plus. Au rythme actuel, on estime qu'il faudra environ 25 ans pour traiter toutes les demandes en attente, alors que des milliers d'autres demandes continuent d'affluer.
La longue incertitude et le volume de demandes créés par cet arriéré mettent à rude épreuve les ressources et les personnes ayant des demandes d'asile valides. Ce sont les personnes les plus vulnérables du monde qui écopent, celles dont les allégations de persécution sont fondées.
Les libéraux ont consacré près de 1 milliard de dollars à ce qu'on appelle le Programme fédéral de santé intérimaire, qui offre aux demandeurs d'asile des prestations auxquelles, dans certains cas, les Canadiens n'ont même pas accès aux frais des contribuables. Depuis que le gouvernement libéral est au pouvoir, le coût du programme a augmenté de 1 200 % en raison de l'accumulation des demandes d'asile dans le système. Cette somme s'ajoute aux milliards de dollars qui ont été dépensés pour loger les demandeurs d'asile dans des hôtels et des logements abordables, alors que les demandes de bon nombre d'entre eux ne sont pas légitimes. Pendant ce temps, les Canadiens ont du mal à payer leur loyer.
Un nombre choquant de demandes semblent en fait être fausses, les médias ayant révélé des histoires presque identiques dans des centaines de demandes présentées par un même consultant en immigration sans scrupule. Les demandes proviennent souvent de pays à faible risque qui délivrent un grand nombre de visas temporaires et qui servent de porte arrière pour prolonger les séjours après l'expiration des permis d'études ou de travail. Les échappatoires abondent: les demandes faciles à présenter au Canada, les études d'impact sur le marché du travail frauduleuses et les consultants qui propagent de faux récits de persécution afin d'obtenir plus rapidement la résidence permanente. L'application laxiste de la loi et la piètre surveillance des consultants en immigration ont grandement exacerbé ce problème.
Le processus de détermination lié à ces demandes est inefficace en soi: il est truffé de décisions contradictoires qui malmènent un système déjà extrêmement engorgé. Certains experts laissent entendre que les taux d'acceptation plus élevés au cours des dernières années sont attribuables à la volonté des bureaucrates d'approuver automatiquement des demandes afin d'éliminer l'arriéré. En réalité, leur empressement encourage les gens à abuser du système.
Autrement dit, la rupture du système d'octroi de l'asile par les libéraux est un affront direct aux principes qui sous-tendent la Convention sur les réfugiés de 1951, qui visait à protéger les personnes fuyant une véritable persécution. Ce système n'a jamais été conçu pour soutenir la migration économique. Aujourd'hui, à cause des libéraux, de nombreuses personnes dans le système canadien tentent de demander l'asile pour des raisons qui dépassent largement la portée imaginée ou proposée de la Convention de Genève, et la plupart sont probablement des migrants économiques.
Voilà que nous nous retrouvons aujourd'hui aux prises avec les dispositions proposées dans le projet de loi . Il ne fait aucun doute que la conformité de ces dispositions avec la Charte sera contestée devant les tribunaux, et vu l'état de la magistrature au Canada, il est fort probable que les instances judiciaires invalideront ces dispositions. Par conséquent, étant donné que traditionnellement, le gouvernement libéral n'interjette pas appel des décisions judiciaires en ce qui concerne l'immigration, comme le prouvent les événements qui ont précipité la présentation, par le gouvernement fédéral, du projet de loi , cela exacerbera probablement l'engorgement du système judiciaire du Canada déjà surchargé et la constante détérioration du régime de l'asile.
Des groupes de défense d'intérêts estiment que le projet de loi risque d'entraîner des dizaines de milliers de recours en justice. Par exemple, dans son rapport sur les dispositions découlant du projet de loi , le Refugee Law Lab met en évidence la possible violation de l'article 7 de la Charte en raison du délai maximal d'un an pour présenter une demande de statut de réfugié, de même que la possible violation de l'article 15 concernant le droit à l'égalité. Ce groupe laisse également entendre qu'il compte déjà faire des recherches empiriques aux fins de procédures judiciaires. Selon l'Association canadienne des avocats en immigration, les dispositions du projet de loi C‑12 relatives à l'immigration pourraient être contestées parce que les pouvoirs de révocation de masse du statut d'immigrant conférés au gouverneur en conseil violent l'article 7 en permettant une intervention arbitraire motivée par des considérations politiques. Amnistie internationale et une coalition de 300 autres organismes estiment que le projet de loi doit être contesté, car il risque de violer l'article 8 de la Charte.
En ce qui concerne le projet de loi , qui contient des dispositions comparables à celles du projet de loi , l'énoncé du gouvernement relatif à la Charte affirme que l'article premier justifie la limitation des droits et libertés pour protéger la frontière et la population. Il contient également un paquet d'autres affirmations et dit que tout est beau.
Voici le problème. Il y a un fossé énorme entre les groupes de lobbying du droit, qui ne veulent aucune limite à l'abus du système d'octroi de l'asile parce qu'ils sont motivés financièrement à multiplier les appels par le grand nombre d'arrivants abusant de ce système, et ce que les libéraux considèrent comme conforme à la Charte. En fait, lorsque je siégeais au comité de l'immigration et que j'ai demandé à des fonctionnaires du ministère si, à leur avis, les dispositions du projet de loi qui se trouvent maintenant dans le projet de loi étaient conformes à la Charte, ils n'ont pratiquement rien dit à ce sujet. Pour moi, cela était une réponse claire. Les libéraux préconisent une approche qui consiste à laisser les tribunaux régler les problèmes plus tard, alors que le système est dysfonctionnel. Cette approche ne fera qu'exacerber l'abus du système si on n'y apporte pas de modifications en profondeur et si on ne prend pas d'autres mesures pour réduire le nombre de personnes admises et veiller à éliminer les incitatifs qui les mènent à abuser du système. Je peux toutefois affirmer ceci: les avocats et les consultants en immigration vont assurément s'enrichir.
Les libéraux ayant la réputation de ne pas contester les décisions judiciaires, ceux-ci n'ont jamais contesté la décision à l'origine du projet de loi , un projet de loi facilitant la migration en chaîne massive. Ils ne se sont même pas donné la peine d'affirmer la suprématie du Parlement sur les lois qui ont été adoptées à la Chambre. Ils ont dit: « Non, c'est une bonne chose », et il y a tous ces autres problèmes qui se profilent avec le projet de loi C‑3. Maintenant que les libéraux ont refusé de contester cette décision, ils tentent de nous faire croire que tous les groupes de pression qui sont d'avis que le projet de loi n'est pas conforme à la Charte vont affirmer comme par magie qu'il l'est et qu'il réglera en quelque sorte les problèmes, ce que je trouve ridicule.
Par ailleurs, les libéraux ont tout fait pour nier la validité de l'article 33 de la Charte. Qu'ont-ils fait concrètement à cet égard? Même si, d'après leur bilan, ils ne contestent pas les décisions en matière d'immigration et même s'ils savent que tous les groupes juridiques du pays affirment que ce projet de loi devra faire l'objet d'un examen fondé sur la Charte, les libéraux ont dit qu'ils ne feraient probablement rien à ce sujet. J'ai hâte de revenir sur cette question à la Chambre dans quelques années ou dès que ce projet de loi sera adopté. Les députés verront que j'avais raison. Les libéraux renvoient cette question aux tribunaux alors que le système continue de se détériorer.
La revue The Economist a récemment publié un article sur la suppression du système d'asile et la mise en place d'un système plus efficace dans lequel il est écrit: « Les pays riches doivent faire la distinction entre l'asile et la migration de la main-d'œuvre. » Je suis d'accord. Le projet de loi ne dit rien sur plusieurs autres mesures qui pourraient rétablir dès maintenant l'ordre et l'équité dans le système d'asile du Canada. Par exemple, les libéraux devraient immédiatement entreprendre un examen global des avantages sociaux que touchent les demandeurs d'asile afin d'éviter que de faux demandeurs d'asile, c'est-à-dire ceux dont la demande a été rejetée, en bénéficient alors que des Canadiens n'y ont même pas droit.
Par exemple, les députés savent-ils que les faux demandeurs d'asile reçoivent des soins de la vue financés par les contribuables dans le cadre du Programme fédéral de santé intérimaire? Je connais beaucoup de Canadiens qui n'ont pas accès à de tels soins. Le fait que de faux demandeurs d'asile puissent être hébergés à l'hôtel pendant des années aux frais des contribuables alors que les Canadiens peinent à joindre les deux bouts encourage les abus du système. Ces avantages sociaux doivent être examinés et, dans la mesure du possible, ils doivent être réduits afin de prévenir les abus qui saignent le système.
Pourquoi le Canada accepte-t-il encore, à l'heure actuelle, des demandes d'asile présentées par des ressortissants du G7 ou d'autres pays tiers sûrs? Le gouvernement libéral doit reprendre ses esprits s'il croit qu'une personne qui arrive au Canada après avoir trouvé refuge au Royaume‑Uni, en Allemagne ou au Japon fuit la persécution telle que définie dans la Convention sur les réfugiés et qu'elle devrait être autorisée à rester au Canada pendant des années en attendant le traitement de sa demande, tout en recevant des avantages fiscaux comme une chambre d'hôtel gratuite.
De plus, il faut appliquer les lois canadiennes concernant le renvoi de personnes qui sont au Canada illégalement. Le Canada doit effectuer les renvois en temps opportun et faire un suivi public et anonymisé des départs, et nous devons savoir comment l'Agence des services frontaliers du Canada s'en occupe. Bien que les audiences et les tribunaux d'immigration doivent fonctionner rapidement et efficacement pour veiller à ce que les demandeurs bénéficient d'un processus équitable, les personnes dont la demande n'est pas fondée doivent être expulsées rapidement du Canada si nos lois l'exigent. Autrement, nous continuerons à encourager les gens à abuser du système, car rien ne les dissuadera de ne pas le faire. On pourrait entre autres veiller à incarcérer les délinquants qui tentent d'entrer au Canada sans être repérés, lorsque les conditions sont respectées. Les agents de la paix doivent pouvoir s'acquitter de leurs fonctions comme le prévoit la loi, et les mandats liés à la sécurité nationale doivent être délivrés et exécutés conformément aux attentes des Canadiens.
Nous avons appris que les libéraux avaient permis à des ressortissants étrangers ayant des antécédents criminels connus d'entrer au pays. De nouvelles règles sont nécessaires pour que les personnes qui ont déjà été condamnées pour des crimes graves soient interdites de territoire dans notre pays. Les libéraux doivent également s'employer sérieusement à éliminer les échappatoires et les arriérés qui surchargent encore plus le système d'immigration et causent des retards exaspérants. Il faut s'engager dans la modernisation pour régler les problèmes liés aux faux renseignements, aux droits d'appel illimités et aux demandes qui ne respectent pas les exigences en matière de présence physique, afin de garantir que le système fonctionne pour les personnes qu'il est censé servir, c'est-à-dire les personnes les plus vulnérables du monde. L'inventaire actuel des demandes d'asile devrait être examiné selon le principe du dernier arrivé, premier sorti, et les critères à satisfaire pour présenter de nouvelles demandes doivent être étroitement resserrés afin d'éviter que le système soit exploité par les migrants économiques.
Les libéraux pourraient mettre en place de nouvelles règles et de nouvelles stratégies de communication pour les pays où le nombre de demandes d'asile est élevé, en particulier lorsqu'il s'agit de fausses demandes d'asile présentées par des détenteurs de visa de résident temporaire dont le visa est expiré. Les établissements d'enseignement qui ont profité d'un nombre massif et insoutenable de visas d'étudiants étrangers pourraient avoir à payer des amendes et être tenus financièrement responsables lorsque leurs étudiants titulaires de ces permis présentent de fausses demandes d'asile. Lorsque l'arriéré des demandes d'asile atteint un certain nombre de demandes ou certains taux d'approbation, un examen automatique du système pourrait être déclenché pour vérifier que les fonctionnaires ne sont pas incités à approuver automatiquement les demandes au lieu de prendre des décisions réfléchies et cohérentes.
Les demandeurs d'asile pourraient être tenus de prouver que leur demande a été présentée dans les délais impartis, plutôt que de laisser cette responsabilité au gouvernement. Nous pourrions renverser le fardeau de la preuve. Une telle approche permettrait d'éviter les demandes frauduleuses présentées longtemps après l'arrivée d'une personne au Canada.
De plus, de nombreux rapports font état de consultants en immigration peu scrupuleux qui facilitent et encouragent l'utilisation abusive du système d'asile du Canada. Il est honteux que le Collège des consultants en immigration et en citoyenneté ait rejeté une demande de comparution devant le comité. Nous allons lui renvoyer une invitation. Ce que font certains de ces consultants est absolument honteux. Le fait que les dirigeants de ce collège aient quitté leurs fonctions dans des circonstances mystérieuses et ne se présentent pas devant le comité suggère qu'il est peut-être temps que ces consultants rendent des comptes à des avocats.
Par ailleurs, le gouvernement devrait suspendre l'acceptation de nouveaux réfugiés sélectionnés par les Nations unies et parrainés par le gouvernement. Il devrait utiliser ces places pour accueillir les personnes fortement persécutées qui se trouvent déjà au Canada et auxquelles le gouvernement a déjà fait des promesses. Je pense notamment aux personnes qui attendent des nouvelles dans le cadre du programme de voies d'accès pour les résidents de Hong Kong, ou aux Ukrainiens au Canada, auxquels les libéraux ont fait des promesses qu'ils n'ont pas tenues.
La réalité, c'est que des centaines de millions de personnes souhaitent s'installer au Canada, mais nous ne disposons pas des logements, du système de santé ou des emplois nécessaires pour toutes les accueillir. Le système d'immigration doit être équitable et méthodique afin que les décisions prises soient cohérentes et judicieuses et que la priorité soit accordée, en particulier dans le régime d'asile, aux personnes les plus vulnérables de la planète. Les libéraux nous ont éloignés de cet objectif. Dans ce contexte, en ce qui concerne le régime d'asile, il faut prendre des décisions prudentes pour s'assurer que le régime accorde la priorité aux personnes les plus vulnérables de la planète, qu'il est à l'abri des abus et qu'il règle les problèmes créés par les libéraux.
Dans les 30 secondes qui me restent, je dirai ceci. La libérale n'a répondu à aucune de ces questions. Elle a présenté ce projet de loi, qui a été massivement dénigré par tout le monde, et elle n'a proposé aucune solution. J'ai des solutions. Je les ai présentées, et j'espère que la ministre répondra à certaines d'entre elles dans son discours afin que je n'aie pas à continuer de faire son travail à sa place.
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Monsieur le Président, je vais partager mon temps de parole avec la députée transcendante de .
Notre gouvernement est résolu à prendre toutes les mesures nécessaires pour continuer à assurer l'intégrité de notre frontière. Le projet de loi , est en fait une étape cruciale de notre engagement continu à assurer la sécurité de nos communautés, à lutter contre les réseaux criminels sophistiqués et à moderniser notre système d'immigration. Aujourd'hui, je veux parler des éléments de ce projet de loi qui renforceront davantage nos frontières et qui nous aideront à lutter contre le crime organisé.
Tout à l'heure, mes collègues semblaient dire que c'était péjoratif de parler d'un projet de loi omnibus. Je leur dirais plutôt que l'immigration est un problème complexe qu'il faut regarder dans son ensemble. C'est pour cela que ce projet de loi y va avec une lorgnette très large afin d'agir de façon efficace.
Grâce à notre plan frontalier de 1,3 milliard de dollars, nous avons d'ores et déjà investi d'importantes ressources dans nos organismes chargés de l'application de la loi. Que ce soit pour lutter contre le trafic illégal du fentanyl et de ses précurseurs chimiques ou d'autres drogues illicites, que ce soit pour lutter contre le crime organisé ou que ce soit pour stopper l'immigration illégale, nos mesures portent leurs fruits. Selon les données de la U.S. Customs and Border Protection, les saisies de fentanyl illicite et les passages illégaux aux frontières ont diminué de façon importante depuis les sommets atteints en 2024.
Bien que le travail inlassable de nos organismes chargés de l'application de la loi ait permis de réaliser des avancées considérables, nos efforts se poursuivent. Le projet de loi C‑12 en est le dernier exemple. Il s'agit en fait d'une étape essentielle du Plan frontalier du gouvernement du Canada.
Grâce à ces dispositions, nos organismes chargés de l'application de la loi seront en mesure de mieux protéger nos frontières, de préserver l'intégrité de notre système d'immigration et de lutter contre la complexité croissante des organisations criminelles modernes. Ce projet de loi facilitera également l'échange de renseignements entre nos organismes chargés de l'application de la loi et leurs homologues, ce qui permettra d'améliorer l'intégration et la coordination de la lutte contre la criminalité transfrontalière.
Le projet de loi donne des pouvoirs supplémentaires à l'Agence des services frontaliers du Canada, ou ASFC, et à la Gendarmerie royale du Canada afin de lutter efficacement contre cette criminalité transnationale organisée. Nos mesures de lutte contre les réseaux criminels doivent répondre à la sophistication toujours plus élaborée de leurs opérations. Entre autres, ce projet de loi accroît les pouvoirs de l'ASFC en matière d'inspection et de détention des marchandises destinées à l'exportation dans les entrepôts et les centres de transport. C'est une première. Cette mesure comblera entre autres une lacune importante exploitée par les criminels pour le vol de véhicules. Nous avons la ferme intention de lutter efficacement contre le vol de véhicules.
Parallèlement, le projet de loi élargira le rôle de la Garde côtière canadienne afin que celle-ci puisse effectuer des patrouilles de sécurité et recueillir des renseignements. Nos côtes seront dorénavant protégées. Ces nouvelles activités de sécurité permettront à la Garde côtière de renforcer la sécurité collective en menant des missions de surveillance et de collecte de renseignements en plus de ses opérations actuelles. Elle pourra aussi échanger des renseignements avec ses partenaires dans les domaines de la sécurité, de la défense et du renseignement.
Concrètement, la loi permettra à la Garde côtière canadienne d'utiliser ses navires, ses hélicoptères, ses capteurs, ses centres opérationnels et ses ressources terrestres pour collecter, recevoir, partager et analyser les renseignements en vue de renforcer nos activités de surveillance et notre souveraineté. Ces mesures contribueront notamment à la protection des vastes côtes et voies navigables du Canada, entre autres dans les régions nordiques éloignées.
Grâce à sa flotte et à sa solide expérience maritime, la Garde côtière canadienne dispose en effet de tous les atouts nécessaires pour contribuer de manière importante à la sécurité du Canada. Ses activités s'étendent déjà d'un océan à l'autre, sur les Grands Lacs et dans la Voie maritime du Saint‑Laurent.
Ce changement sera particulièrement important dans l'Arctique, où le Canada peut et doit jouer un rôle de chef de file dans une région en évolution rapide en raison des intérêts mondiaux croissants, de l'augmentation du trafic maritime et de la complexité des risques en matière de sécurité.
Par ailleurs, ce projet de loi vise également à lutter directement contre la crise des opioïdes. Le trafic du fentanyl illicite et des précurseurs chimiques dangereux dans notre pays exige la mise en place rapide de mesures concrètes. Le projet de loi permettra à la ministre de la Santé et aux organismes chargés de l'application de la loi et des frontières de prendre des mesures rapides pour empêcher l'importation et l'utilisation illégale des précurseurs chimiques au fur et à mesure qu'ils apparaissent. Il s'agit d'une mesure concrète qui sauvera la vie de centaines, voire de milliers de vies de Canadiens.
De plus, afin de lutter contre le financement illicite qui alimente ces activités, nous renforçons également de manière importante le Régime canadien de lutte contre le recyclage des produits de la criminalité et le financement des activités terroristes. Le projet de loi C‑12 alourdit les peines administratives et améliore l'échange des renseignements entre les institutions fédérales financières afin d'empêcher les acteurs malveillants de profiter de leurs crimes. Il a pour objectif de lutter contre les criminels et les personnes qui cherchent à exploiter le généreux système d'immigration de notre pays en important de nouvelles formes de criminalité.
C'est une question d'intégrité et d'équité. Ces mesures peuvent susciter de la réserve chez certains, mais je peux affirmer résolument aujourd'hui à la Chambre que le projet de loi C‑12 instaure l'équilibre nécessaire entre notre sécurité et la protection des droits.
Nous dotons nos organismes d'outils modernes, et ce, tout en veillant à ce que ces mesures soient conformes à la Charte canadienne des droits et libertés.
Le projet de loi C‑12 répond à plusieurs priorités qui sont immédiates et qui auront des effets tangibles et immédiats sur la sécurité de nos communautés et l'intégrité de notre frontière. Il constitue une mesure claire, délibérée et nécessaire pour protéger notre pays. Il envoie un message fort: le Canada ne tolérera pas les personnes qui utilisent nos frontières pour se livrer à des activités illégales. Notre système d'immigration reposera sur l'équité, l'intégrité et l'ordre.
Pour toutes ces raisons, ce projet de loi mérite, je crois, l'appui unanime des députés à la Chambre. Il s'agit d'un vote en faveur d'une frontière plus sûre, d'un système d'immigration plus solide et plus équitable et, surtout, qui assurera des communautés plus sécuritaires.
Je souhaite le réitérer: les Canadiens et les Canadiennes méritent de se sentir et de vivre en sécurité. J'invite mes honorables collègues à l'appuyer rapidement et unanimement.
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Monsieur le Président, comme toujours, c'est un réel plaisir pour moi de prendre la parole à la Chambre au nom des formidables habitants de ma circonscription, Davenport. Je vais aujourd'hui parler du projet de loi , Loi concernant certaines mesures liées à la sécurité de la frontière canadienne et à l'intégrité du système d'immigration canadien et d'autres mesures connexes liées à la sécurité.
Le projet de loi apporterait des modifications essentielles qui assureraient la sécurité des Canadiens en fournissant aux forces de l'ordre les ressources nécessaires pour déstabiliser des groupes criminels de plus en plus complexes, en renforçant la sécurité frontalière et en améliorant notre système d'immigration, tout en protégeant les droits à la vie privée garantis par la Charte canadienne des droits et libertés. Bien sûr, cette mesure législative s'appuie sur un investissement de 1,3 milliard de dollars dans la sécurité frontalière.
Avant d'aller plus loin, je tiens à souligner que nous sommes réunis aujourd'hui sur le territoire traditionnel non cédé du peuple algonquin anishinabe.
Lorsque j'étudie une nouvelle mesure législative, je me pose souvent une série de questions. À qui ce projet de loi profitera-t-il? Comment améliorera-t-il les programmes d'immigration et les services offerts aux nouveaux arrivants? Améliorera-t-il les services et le soutien offerts par le gouvernement? Après avoir examiné les modifications proposées dans le projet de loi visant à renforcer le système d'immigration et la frontière du Canada, le projet de loi , je pense que les réponses sont toutes positives.
Je crois que cette mesure législative établit un juste équilibre. Elle améliorerait la façon dont le gouvernement sert les Canadiens, les nouveaux arrivants et ceux qui cherchent à obtenir la protection du Canada. Le projet de loi renforcerait également la sécurité au pays, soutiendrait la croissance économique du Canada grâce à un système plus efficace et efficient, et améliorerait la communication et la coopération entre le gouvernement fédéral, les provinces et les territoires.
Les mesures proposées dans ce projet de loi sont conçues pour améliorer nos systèmes d'immigration et d'octroi de l'asile afin de mieux répondre aux besoins de nos concitoyens et des gens qui ont besoin de notre protection. Elles s'inscrivent dans notre engagement à mettre en place un système d'immigration plus durable et adapté à notre capacité d'intégrer, d'employer et de loger les nouveaux arrivants.
Les Canadiens veulent que le système d'octroi de l'asile de notre pays respecte notre fière tradition humanitaire et continue d'être une lueur d'espoir offrant un avenir aux personnes les plus vulnérables du monde. Parallèlement, les Canadiens ne veulent pas que nos ressources soient consacrées à des personnes qui tentent de court-circuiter nos processus d'immigration ou d'abuser de la générosité de notre société dans leur intérêt personnel.
Le projet de loi dont nous sommes saisis propose un équilibre raisonnable dans la gestion des demandes d'asile, que ce soit à la frontière ou ailleurs au Canada, et il renverrait comme il se doit les demandes à la Commission de l'immigration et du statut de réfugié pour qu'elle prenne une décision. Le projet de loi améliorerait également la gestion du système d'octroi de l'asile en rendant le traitement des demandes plus efficace. Par exemple, la création d'un processus de demande unique en ligne simplifierait les demandes et faciliterait l'échange de renseignements entre les ministères et les organismes concernés. Ainsi, les dossiers seraient prêts à faire l'objet d'une décision lorsqu'ils sont renvoyés à la Commission de l'immigration et du statut de réfugié, ce qui serait avantageux pour les demandeurs d'asile qui attendent de savoir s'ils sont admissibles à la protection du Canada.
Si le projet de loi est adopté, le gouvernement fédéral changerait la façon dont il gère certaines demandes d'asile. On pense notamment aux demandes présentées plus d'un an après l'arrivée du demandeur au Canada, après le 24 juin 2020, et aux demandes présentées par les personnes qui entrent au Canada de façon irrégulière, qui font une demande au moins 14 jours plus tard et qui évitent ainsi de retourner aux États‑Unis conformément à l'Entente sur les tiers pays sûrs. Selon ce projet de loi, les gens pourraient toujours présenter des demandes, qui ne seraient pas rejetées, mais plutôt transmises à notre processus de renvoi équitable et complet, qui comprend la possibilité de présenter un examen des risques avant renvoi. Cela contribuerait à réduire la pression sur le système d'octroi de l'asile et à le protéger contre les hausses soudaines du nombre de demandes, tout en assurant un examen juste et rapide des demandes comportant des risques.
Ces nouvelles règles simplifieraient le processus de demande. Ce serait une bonne chose pour les demandeurs d'asile, qui attendent beaucoup trop longtemps avant que leur dossier soit examiné et qu'une décision soit rendue. Certaines de ces personnes ont peut-être fui leur pays d'origine pour vivre dans un pays libre et démocratique. Elles sont peut-être parties en quête de liberté religieuse. Elles sont peut-être venues au Canada pour pouvoir adopter le genre ou l'identité qu'elles préfèrent. Si elles sont arrivées au Canada et ont présenté une demande d'asile, nous voulons que leur demande soit traitée rapidement et équitablement.
Les mesures prévues dans le projet de loi favoriseraient également une relation de travail plus étroite entre le gouvernement fédéral et les provinces et territoires. En vertu de la loi actuelle, le gouvernement fédéral partage certaines informations, mais il doit souvent le faire au cas par cas en raison de lacunes de notre cadre juridique.
Cela signifie que nous mettrions à jour les dispositions relatives à l'échange de renseignements afin de fournir plus rapidement aux clients des renseignements sur l'immigration, la citoyenneté et les passeports. Cela aiderait tous les autres ordres de gouvernement et nos partenaires au Canada à collaborer pour que les nouveaux arrivants obtiennent les services dont ils ont besoin en temps opportun. Je crois comprendre que nos partenaires le demandent depuis un certain temps.
Nous savons que les provinces et les territoires fournissent sur le terrain un grand nombre de services essentiels aux nouveaux arrivants, y compris aux demandeurs d'asile. Les provinces et les territoires offrent un accès indispensable aux soins de santé et aux programmes sociaux, en collaboration avec le gouvernement fédéral et avec notre soutien. Ce sont des partenaires importants dans le processus d'accueil et d'intégration des nouveaux arrivants. Tout partenariat productif repose sur l'accès à des renseignements à jour et exacts.
Enfin, je tiens à souligner que le projet de loi améliorerait la façon dont nous unissons nos efforts pour protéger les Canadiens. Au bout du compte, la priorité du Parlement et de tous les ordres de gouvernement est la sécurité des citoyens et des résidents.
Au cours des dernières années, nous avons vu des passeurs clandestins et des organisations criminelles tenter de faire traverser la frontière à des gens à des points d'entrée irréguliers. S'il était adopté, le projet de loi ferait en sorte que les demandes des personnes qui tentent de court-circuiter le processus d'immigration en présentant une demande d'asile après avoir traversé la frontière de façon irrégulière soient transmises à l'Agence des services frontaliers du Canada, et non à la Commission de l'immigration et du statut de réfugié.
Selon des préoccupations qui ont été exprimées, des personnes utiliseraient des identités multiples ou différents noms pour obtenir des prestations au Canada. C'est tout simplement inacceptable. En améliorant l'échange de renseignements entre les partenaires, nous contribuerions à mieux définir l'identité de toute personne cherchant à frauder les systèmes. Le projet de loi propose également que seules les demandes prêtes à être entendues soient transmises à la Commission de l'immigration et du statut de réfugié pour examen. Ainsi, les responsables de la sécurité nationale et de l'application de la loi auraient le temps d'effectuer une vérification approfondie des antécédents, de confirmer les identités des demandeurs et d'examiner tout lien potentiel avec des antécédents criminels ou des activités criminelles.
Ensemble, ces mesures donneraient aux Canadiens l'assurance que les systèmes sont efficaces et que la frontière est sûre. Elles contribueraient à améliorer la confiance envers le système d'immigration. Le projet de loi présente des avantages évidents pour le système d'immigration du Canada, notamment en soutenant le travail plus efficace du gouvernement fédéral et de tous les ordres de gouvernement et en améliorant les services offerts aux Canadiens et aux nouveaux arrivants. Le projet de loi simplifierait le processus décisionnel, réduirait les efforts visant à contourner les programmes et les règles en matière de migration et améliorerait la collaboration entre tous les ordres de gouvernement.
Les députés peuvent avoir l'assurance que le projet de loi est un élément clé du programme novateur du gouvernement. J'exhorte mes collègues de tous les partis à se joindre à moi pour appuyer l'important projet de loi dont nous sommes saisis aujourd'hui.
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Monsieur le Président, c'est un honneur de prendre la parole aujourd'hui au nom des habitants de Saskatoon-Ouest au sujet du projet de loi . Je me concentrerai surtout sur les éléments qui concernent l'immigration.
Quand je regarde ce projet de loi, la première idée qui me vient à l'esprit, c'est de me demander pourquoi nous sommes ici. Quelle a été la cause de tout cela? La députée qui vient de parler a mentionné des changements qui s'étaient produits, selon elle. En réalité, il s'agit surtout de choses qui ont été créées par le gouvernement libéral et non qui nous ont été imposées. On peut établir un lien direct entre les mesures prises par le gouvernement libéral au cours des 10 dernières années et bon nombre des problèmes qui touchent le système d'immigration, les frontières et la criminalité au pays.
À l'époque du gouvernement Harper, des mesures très strictes étaient en place, comme des peines minimales obligatoires et des peines consécutives. La police avait le pouvoir de voir à ce que les criminels subissent des sanctions. Les députés doivent savoir que la criminalité était en baisse. Imaginons un V. Lorsque les conservateurs étaient au pouvoir, les crimes violents étaient en baisse, comme la première patte du V. Il y avait une baisse considérable.
Curieusement, quand les libéraux ont pris le pouvoir, la criminalité violente a commencé à augmenter de nouveau. Pourquoi? C'est à cause de tous les changements qu'ils ont apportés aux lois pour les rendre plus clémentes envers les criminels. C'est ce qu'ils ont fait. Ce n'est pas comme si ces changements nous avaient été imposés par une force extérieure, et ils ont eu de vraies conséquences pour les gens de Saskatoon‑Ouest. Nous voici maintenant avec un gouvernement qui tente de réparer un problème qu'il a lui-même créé; ne nous laissons pas berner par ce que nous entendons aujourd'hui. On assiste au nettoyage d'un gâchis causé par le gouvernement.
Je vais parler d'immigration. Avant de commencer, j'aimerais souligner quelque chose que j'ai remarqué sur Internet et dans mes communications avec mes concitoyens, à savoir une tendance quelque peu inquiétante dans l'attitude envers les nouveaux arrivants — les immigrants — dans notre pays. Comme je l'ai dit, il y a beaucoup de problèmes, c'est certain. Tout le monde sait que notre système d'immigration comporte de nombreux problèmes. Il y a beaucoup de criminalité dans notre pays en général. Nous avons également des problèmes à nos frontières. Il y a beaucoup de problèmes au Canada.
Une chose est sûre, c'est que le système d'immigration est très dysfonctionnel en ce moment, mais cela ne veut pas dire que c'est la faute des nouveaux arrivants au Canada. Je pense qu'il faut rappeler à tous les députés et à tous ceux qui nous regardent qu'à moins d'être un Autochtone au Canada, on est un immigré. Tout le monde a des ancêtres immigrés. Mes grands-parents ont immigré au Canada, alors je suppose que je suis un enfant de la deuxième génération née au Canada, ce qui fait de moi un immigré de troisième génération au Canada. Je suis sûr que beaucoup d'entre nous ont la même histoire.
Il est vraiment important de se rappeler que ce qui se passe actuellement au Canada dans le domaine de l'immigration n'est pas la faute des nouveaux arrivants. Tout a commencé en 2017, lorsque le premier ministre de l'époque, Justin Trudeau, a publié son célèbre gazouillis qui disait essentiellement: « Bienvenue au Canada. » Ce message a fait savoir aux gens du monde entier que le Canada voulait que tout le monde vienne ici. Que s'est-il passé? Les gens ont répondu à l'appel. Beaucoup de gens sont venus. Ils ont vendu leur maison, quitté leur famille et laissé tout derrière eux pour venir au Canada parce que ce pays voulait d'eux. Le premier ministre disait que le Canada voulait les accueillir. En réalité, l'ancien premier ministre Justin Trudeau a publié ce message sans avoir la moindre idée de la façon dont il allait gérer la situation, du nombre de personnes qui allaient y répondre et de ce qui allait arriver à celles qui y répondraient.
Je reviens au système défaillant que nous avons actuellement. Si une personne ressent de la colère à l'égard de l'immigration dans notre pays, elle doit diriger cette colère vers le coupable, c'est-à-dire le gouvernement libéral qui était au pouvoir et qui l'est toujours. Le gouvernement libéral a eu l'occasion d'établir les règles. Dans certains cas, il a choisi de ne pas le faire. C'est lui qui a fixé les cibles. Il a décidé combien de millions de personnes pouvaient venir en tant que résidents temporaires. Le gouvernement a invité des gens en péril, comme des gens de Hong Kong, de l'Ukraine et du Soudan, à venir au Canada.
En fait, pas plus tard que ce matin, je lisais un article sur une famille ukrainienne qui est ici depuis un certain nombre d'années dans le cadre du programme Autorisation de voyage d'urgence Canada‑Ukraine, et dont les membres ont maintenant du mal à obtenir leurs visas, à faire avancer les choses. On peut lire dans l'article que pour le volet humanitaire, dans lequel s'inscriraient les Ukrainiens, l'attente peut prendre jusqu'à 50 ans. On dit également que pour les aides familiaux, c'est jusqu'à 9 ans, pour le volet agroalimentaire, 19 ans, et pour les entrepreneurs — le volet des visas pour démarrage d'entreprise —, 35 ans. Ce sont des chiffres ridicules. Comment une personne qui a été invitée à venir dans notre pays peut-elle attendre 50 ans pour obtenir la résidence permanente? Ce problème fait partie des failles systémiques que nous constatons.
Bien sûr, c'est le gouvernement libéral qui a créé ce système d'immigration confus. Auparavant, c'était un système très clair dans lequel nous recherchions des personnes qui avaient des compétences à apporter à notre pays et où nous acceptions aussi les membres de leur famille et les demandeurs d'asile et du statut de réfugié. Il était principalement axé sur les compétences, mais il a été modifié pour inclure toutes sortes d'autres considérations politiques dans les chiffres, de sorte que les gens sont admis au Canada non seulement en raison de leurs compétences, mais aussi pour d'autres raisons qui n'ont rien à voir avec leurs talents ou leurs compétences.
Bien sûr, nous savons tous ce qui est arrivé à notre population de résidents temporaires, qu'il s'agisse de travailleurs étrangers temporaires ou d'étudiants. Il n'y avait absolument aucune vérification du nombre d'étudiants qui entraient dans notre pays, ce qui a mené à l'abus du système. Les collèges ont profité du système, tout comme de nombreux consultants en immigration sans scrupules.
Au final, le système s'est effondré. Tellement de gens se sont enregistrés comme réfugiés ou demandeurs d'asile que le système ne pouvait tout simplement pas fonctionner sous ces pressions. Même après que le gouvernement a ajouté des ressources, les demandeurs d'asile au Canada se sont retrouvés avec des délais d'attente ridicules de quatre ans ou plus. C'est le système que les libéraux ont créé pour notre pays, alors quiconque ressent de la frustration l'égard du système d'immigration au Canada doit rejeter le blâme sur le gouvernement libéral. Les libéraux ont créé la crise.
Michael Barutciski, de l'Institut MacDonald-Laurier, nous dit ceci: « L'explosion du nombre de demandes d'asile après l'ouverture du chemin Roxham est le résultat de deux décisions politiques simultanées: 1) l'assouplissement des critères pour obtenir un visa; 2) la permission de voyager sans visa pour les demandeurs d'asile potentiels [...] la crise obscure que traverse notre système d'accueil des réfugiés est en grande partie un problème que le Canada s'est infligé lui-même. »
Bien sûr, comme par hasard, ceux qui veulent profiter de ce genre de situations sont débarqués. De faux consultants en immigration et des consultants en immigration qui contournent les règles peuvent gagner beaucoup d'argent dans une telle situation. Les trafiquants de personnes font littéralement venir des gens au pays pour les faire travailler, pour gagner de l'argent sur leur dos. C'est ça, la traite des personnes. Des employeurs profitent des travailleurs temporaires, et certaines personnes ont réussi à établir de faux collèges et à gagner beaucoup d'argent sur le dos de ceux qui viennent dans notre pays. Au bout du compte, tout était une question d'argent. Il y avait beaucoup d'argent à gagner avec ce système défaillant créé par le gouvernement.
Nous voici maintenant avec le projet de loi , qui essaie d'arranger un peu les choses et de réparer une partie des pots cassés par le gouvernement.
De même, la sécurité aux frontières est devenue un problème majeur au Canada. Tout le monde se souvient du chemin Roxham. Le chemin Roxham aurait dû être un mur. Alors que les gens n'auraient pas dû être en mesure de traverser au chemin Roxham, c'est devenu une option pratique: comme il y avait une route depuis l'État de New York et une route depuis le Québec, les gens ont commencé à traverser au chemin Roxham. Le gouvernement aurait pu simplement mettre fin à cette pratique. Il aurait pu installer une petite barrière. Il aurait pu dissuader les gens de traverser, mais au lieu de cela, il a envoyé des agents de la GRC et de l'ASFC sur place et leur a essentiellement demandé d'aider les gens à entrer au Canada.
Ils leur disaient une chose étrange: « Vous n'avez pas le droit de traverser ici, mais puis-je vous aider à entrer au Canada? » Cela n'avait aucun sens. Ils aidaient littéralement les gens, portaient leurs bagages et leur faisaient passer la frontière. Une fois au Canada, ces gens étaient plutôt bien traités en tant que demandeurs d'asile. En fait, il était devenu très courant que des taxis viennent déposer dans les environs des personnes qui traversaient ensuite. Toute une industrie liée à l'arrivée de nouveaux arrivants a vu le jour du côté canadien de la frontière.
En substance, les agents de la GRC et de l'ASFC étaient devenus des hôtes chargés d'accueillir les nouveaux arrivants au Canada, et un nombre croissant de personnes sont venues. C'est ce qui se passe quand le système est défaillant.
Même en ce qui concerne d'autres aspects des services frontaliers, il y a d'énormes lacunes, notamment sur le plan technologique. De nos jours, il existe une technologie qui permet de balayer les conteneurs pour savoir ce qu'ils contiennent; cela permet de voir exactement ce qui s'y trouve, mais nous utilisons très peu cette technologie. Nous n'avons pas investi là où il le fallait et nous n'avons pas le personnel nécessaire pour faire les vérifications qui doivent être faites. Par conséquent, beaucoup de véhicules volés entrent dans notre pays par conteneurs. Il y a beaucoup de drogues, ainsi que des précurseurs chimiques utilisés pour fabriquer des drogues, qui entrent sans contrôle, parce que nous faisons un très mauvais travail lorsqu'il s'agit de vérifier ce qui entre dans notre pays.
Bien sûr, il y a aussi des armes. Beaucoup d'armes illégales traversent la frontière et sont utilisées pour commettre des crimes au Canada, et nous devrions vérifier davantage ce genre de choses, mais nous ne le faisons pas. Il y a donc des lacunes dans notre système qui n'ont pas été corrigées par le gouvernement, mais qui doivent l'être.
L'application de la loi à la frontière est plutôt désorganisée. Il y a beaucoup d'organismes. Il y a l'Agence des services frontaliers du Canada, la GRC, le ministère de l'Immigration, ou Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada, la Commission de l'immigration et du statut de réfugié et la Garde côtière, entre autres, qui patrouillent et surveillent notre frontière. Ce ne sont pas les femmes et les hommes au service de ces organismes qui causent le problème, mais c'est très désorganisé. Il y a un manque de ressources et même un manque de communication. Compte tenu des lois sur la protection des renseignements personnels, ces organisations ne sont pas vraiment autorisées à échanger des renseignements entre elles, de sorte qu'on se retrouve avec beaucoup de travail fait en double pour résoudre les crimes.
Ce ne sont là que quelques-unes des lacunes du système actuel, qui a été créé et peaufiné par le gouvernement libéral.
La semaine dernière, j'ai trouvé un gazouillis très drôle. Malgré tous les problèmes liés aux drogues et tout ce qui se passe à la frontière, comme l'entrée au pays d'armes à feu illégales et même la traite des personnes, voici sur quoi l'Agence des services frontaliers du Canada se concentre, ou du moins sur quoi elle se concentrait la semaine dernière: « Nous prenons action pour protéger notre économie. L'ASFC enquête pour évaluer si certaines importations d'assiettes, bols et plateaux en papier jetables provenant de Chine sont vendues à des prix déloyaux au Canada (dumping) ou subventionnées. » C'est la priorité de l'Agence des services frontaliers du Canada aujourd'hui, avec toutes les autres choses qui se passent. En tant que Canadien, je trouve cela embarrassant.
Bien sûr, il n'y a pas beaucoup de surveillance à la frontière. Le gouvernement a fait grand cas de l'achat de quelques hélicoptères. Eh bien, l'achat de quelques hélicoptères pour surveiller une frontière de 7 000 kilomètres ne sert pas à grand-chose, et on pourrait en faire beaucoup plus pour renforcer la surveillance.
Que se passe-t-il? Le crime organisé intervient, ce qui est l'aspect vraiment négatif, parce qu'il voit une occasion de faire de l'argent. Les cartels et les réseaux criminels internationaux se servent du Canada comme base d'opérations pour faire tous leurs mauvais coups et faire beaucoup d'argent sur notre dos, et pas seulement sur notre dos, mais aussi sur le dos des États‑Unis. Les trafiquants de drogue font entrer de la drogue en contrebande au Canada, puis dans d'autres pays à partir d'ici. J'ai parlé de la contrebande d'armes à feu, qui est un énorme marché à notre frontière, ainsi que de la traite des personnes. Il faudrait nous concentrer sérieusement sur la nécessité de contenir toutes ces activités et d'y mettre fin.
Le surintendant principal de la GRC et directeur général, Crimes graves et Crime organisé et Intégrité des frontières, Mathieu Bertrand, a déclaré: « Nous savons que [les cartels] sont derrière une grande partie des marchandises illicites qui entrent au Canada. Ces groupes du crime organisé, qu'ils soient au Canada ou à l'étranger, utilisent le Canada comme point de transbordement. Ces groupes [...] sont très impliqués dans des activités criminelles qui ont des conséquences au Canada. » Je pense que cela dit tout, à savoir que la criminalité vient en grande partie du fait que nous ne défendons pas notre frontière comme il faudrait.
Bien sûr, le blanchiment d'argent a aussi lieu régulièrement au Canada parce que nous n'avons ni les outils ni la capacité pour vraiment voir ce qui se passe dans ce domaine.
Il en résulte une hausse de la criminalité au Canada. Nous avons entendu cette histoire bien des fois. J'ai parlé au début de la diminution du nombre de crimes violents dans les années où Stephen Harper était au pouvoir. Depuis que les libéraux sont au pouvoir, il a augmenté de nouveau en raison des mesures qu'ils ont prises. La criminalité a beaucoup augmenté sous le gouvernement libéral. Le nombre de meurtres commis par les gangs a doublé, et le nombre de crimes violents a augmenté de plus de 39 %. Les mesures prises par le gouvernement ont affaibli les lois et, dans les faits, protègent les criminels.
Par exemple, la loi issue du projet de loi a éliminé les peines minimales obligatoires. Il suffit de regarder les crimes qui sont commis dans nos villes. Je l'observe constamment à Saskatoon. On constate que les criminels subissent bien peu de conséquences, voire aucune, pour les crimes qu'ils commettent, ce qui les enhardit. Les gangs sont ainsi plus à même de convaincre les jeunes de s'adonner à des activités criminelles, car ils savent qu'ils ne subiront aucune conséquence.
C'est partiellement attribuable à la loi issue du projet de loi , qui a éliminé les peines minimales obligatoires pour les infractions graves telles que la traite de personnes, le trafic de drogue, le vol de voiture et l'agression armée. La liste est longue. Le gouvernement libéral a choisi d'éliminer les peines minimales obligatoires pour ces infractions, et cela a entraîné une hausse de ce genre d'actes criminels. Je suppose que les libéraux voulaient faire passer l'intérêt des criminels devant celui des Canadiens. Nous devons rétablir les peines minimales obligatoires et restaurer des conséquences pour les criminels dans le système.
L'autre loi qui a marqué un virage important est celle issue du projet de loi . Elle fait essentiellement la promotion de l'assignation à résidence. Elle rend l'incarcération très difficile. Par conséquent, les gens sont libérés sous caution. C'est pourquoi nous parlons de personnes libérées sous caution au lieu d'être envoyées en prison. Nous voulons nous assurer que les gens vont réellement en prison et ne sont pas toujours libérés sous caution. C'est un aspect du problème de la capture et de la remise en liberté que nous connaissons au pays, où les gens sont arrêtés pour un crime, sont accusés, sont libérés sous caution et peuvent récidiver. Nous le voyons très souvent dans de nombreuses villes au pays.
Les récidivistes sont tout simplement remis en liberté. Ils ne subissent aucune conséquence. Comme je l'ai dit, cette approche ne fait que les conforter dans leurs agissements. Elle incite les gangs à recruter des membres et n'empêche pas ces derniers de commettre des crimes. C'est pourquoi nous voulons favoriser la détention au lieu de la liberté sous caution. Nous voulons faire en sorte que ces crimes aient des conséquences, en particulier pour les récidivistes, et que les délinquants passent effectivement du temps en prison afin de ralentir la criminalité.
Je veux simplement mentionner que nous entendons souvent le gouvernement parler de réforme du système de mise en liberté sous caution. Je voudrais m'attarder un instant sur le sujet. Il faut revenir à ce qui s'est réellement passé. Une réforme de la mise en liberté sous caution a eu lieu il y a environ 10 ans, quand le gouvernement libéral est arrivé au pouvoir. Celui-ci a mis en œuvre une réforme de la mise en liberté sous caution. Il s'agit des mesures que je viens de décrire. Aujourd'hui, tout à coup, les libéraux se réveillent enfin et réalisent que cela ne fonctionne pas. Les Canadiens le leur disent depuis des années, et ils s'en rendent enfin compte. Aujourd'hui, les libéraux veulent mettre en place une prétendue réforme de la mise en liberté sous caution.
En réalité, les libéraux ne font que réparer les dégâts qu'ils ont causés en réformant le système de mise en liberté sous caution. Ce que nous faisons en ce moment n'est pas une réforme du système de mise en liberté sous caution, mais une correction du système, qui consiste à le ramener à son état initial, afin que les personnes qui commettent des crimes en subissent les conséquences.
Bien sûr, la drogue alimente la criminalité, et cela fait partie du problème à la frontière. Comme je l'ai mentionné, la drogue traverse la frontière avec une facilité choquante, ce qui cause un grave problème de drogue au pays. Nous le constatons tous dans les villes. Je le constate à Saskatoon. Je suis certain que d'autres députés le constatent dans leur propre ville.
Cela s'explique en partie par le régime permissif de réduction des méfaits préconisé par le gouvernement. D'après ce que j'ai pu constater, ce régime crée en fait un cycle de dépendance. À bien des égards, on peut le comparer à une approche palliative pour traiter les personnes souffrant de toxicomanie, et cela ne fonctionne pas. L'approvisionnement sûr a entraîné une augmentation du nombre de décès et de crimes. Le nombre de personnes dans la rue qui consomment des drogues illicites et qui commettent des crimes ne cesse d'augmenter.
Au lieu d'encourager la consommation de drogues en fournissant gratuitement des seringues et des drogues dures et en mettant en place un paquet d'autres programmes gouvernementaux, les conservateurs estiment qu'il faut offrir aux toxicomanes un système de soins axé sur le rétablissement. Nous devons faire preuve de compassion envers ces personnes. Elles ont besoin d'aide. Nous devons les faire progresser dans le continuum des soins afin qu'elles puissent réellement sortir de la situation dans laquelle elles se trouvent, et non pas simplement leur permettre d'y rester.
Nous devons rétablir la sécurité dans les rues, les écoles et les collectivités du pays.
En résumé, nous discutons de cette question aujourd'hui en raison de la façon dont le gouvernement libéral a échoué depuis 10 ans. Il essaie maintenant de réparer le gâchis qu'il a causé. Il essaie de réparer le système d'immigration défaillant, où les arriérés ont explosé, où on ne met plus l'accent sur les travailleurs qualifiés, où les échappatoires sont béantes et où des consultants, des collèges et des employeurs profitent du système en place. Il y a eu sept ministres de l'Immigration en 10 ans. C'est fou.
Le gouvernement tente également de remédier au chaos qui règne à la frontière. Il a perdu le contrôle de nos frontières. Les passages illégaux sont en hausse et les mesures d'application de la loi sont en baisse. Il y a plus de véhicules volés qui sont expédiés. Des drogues et des précurseurs de drogues traversent les frontières de manière illégale, tout comme des armes à feu. On assiste à une recrudescence de la criminalité dans notre pays et à une hausse des crimes violents et des activités des gangs, et les lois laxistes en matière de criminalité permettent aux délinquants d'être remis en liberté.
Nous avons un plan pour régler les problèmes d'immigration et accélérer le traitement des demandes des travailleurs qualifiés. Nous voulons sécuriser la frontière en fermant les passages illégaux et en rétablissant l'ordre à la frontière. Nous voulons lutter contre la criminalité en réintroduisant les peines d'emprisonnement obligatoires, en mettant fin aux politiques de capture et de remise en liberté et en soutenant nos services de police afin d'assurer la sécurité de nos collectivités. Voilà notre plan.
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Monsieur le Président, c'est toujours un honneur de prendre la parole à la Chambre au nom des formidables habitants de Selkirk—Interlake—Eastman. Je prends également la parole en tant que ministre du cabinet fantôme en matière de défense nationale pour exprimer les préoccupations du milieu de la défense, y compris celles des femmes et des hommes courageux qui portent l'uniforme. Je veux parler de certains des changements provoqués par les libéraux, du désintérêt pour les Forces armées canadiennes et du manque d'investissements dans celles-ci.
Je partagerai mon temps de parole avec l'excellent député d'.
Je tiens à saluer chaleureusement le député de , qui est ministre du cabinet fantôme en matière de sécurité publique, la députée de , qui est ministre du cabinet fantôme en matière d'immigration, et le député de , qui vient de prendre la parole. Ils ont consacré énormément d'efforts au projet de loi , en ce qui concerne les questions relatives à l'immigration, à la sécurité publique et à la sécurité frontalière.
C'est grâce à leur excellent travail et à la visibilité que nous, les conservateurs, avons pu donner à ce dossier que nous avons réussi à mobiliser les citoyens et la société civile contre le projet de loi et à mettre en lumière toutes les violations des libertés civiles commises par les libéraux. Ce projet de loi représentait un grand coup de force qui aurait porté atteinte aux droits garantis par la Charte, notamment en autorisant les employés de Postes Canada à effectuer des perquisitions et des saisies et en violant le droit à la vie privée en ligne en apportant des modifications aux télécommunications et aux services bancaires. Toutes ces mesures auraient brimé les libertés civiles des Canadiens d'un océan à l'autre.
Le commissaire à la protection de la vie privée lui-même a dit que les libéraux ne l'ont jamais consulté au sujet de la rédaction du projet de loi et qu'il avait plusieurs préoccupations à ce sujet. Nous ne devrions jamais présenter de projets de loi qui portent atteinte aux libertés civiles des Canadiens respectueux de la loi. Pourtant, c'est ce que les libéraux ne cessent de faire. Ils s'en prennent à des gens comme les propriétaires d'armes à feu respectueux de la loi, plutôt qu'aux trafiquants d'armes à feu et aux personnes qui utilisent des armes à feu dans le cadre d'activités criminelles illicites. Ils choisissent toujours la solution facile et donnent l'impression qu'ils agissent, mais tout ce qu'ils finissent par faire, c'est s'en prendre aux Canadiens respectueux de la loi.
Les conservateurs feront leurs devoirs en ce qui concerne le projet de loi . Nous continuerons d'examiner le projet de loi pour nous assurer que les droits des Canadiens sont protégés et que les libéraux ne présentent pas de nouvelles dispositions sournoises visant à violer les droits des Canadiens, en particulier les libertés civiles et le droit à la vie privée. Nous craignons que le projet de loi contienne des mesures qui ne feront absolument rien pour améliorer le système d'immigration ou pour renforcer la sécurité publique ou nos frontières.
Le projet de loi ne prévoit rien pour réformer la mise en liberté sous caution ni pour donner à l'Agence des services frontaliers du Canada la capacité de surveiller toute la frontière, pas seulement les points d'entrée. Il prévoit des peines plus sévères pour les personnes qui font la contrebande d'armes à feu ou le trafic de fentanyl, ainsi que pour les organisations transnationales qui commettent d'autres crimes. Avec les libéraux, la détention à domicile est toujours permise pour certains des crimes et des infractions les plus graves, notamment pour les personnes qui ont franchi illégalement la frontière.
Je vais consacrer le reste de mon temps de parole à la Garde côtière canadienne, dont il est question à la partie 4 du projet de loi. Nous appuyons les gens formidables de la Garde côtière canadienne pour le travail qu'ils font depuis longtemps. Nous croyons que nous devrions élargir leur mandat en matière de sécurité nationale et de défense. Nous appuyons l'idée de les faire relever de la Défense nationale, mais nous voulons nous assurer que c'est fait pour les bonnes raisons et que la Garde côtière dispose des bons outils pour faire le travail que nous allons lui demander de faire.
Nous sommes préoccupés par le fait que les libéraux ne font cela qu'aux fins de créativité comptable pour essayer d'augmenter leurs dépenses afin d'atteindre la cible de 2 % de l'OTAN, ce qu'ils doivent faire au cours des cinq prochains mois. Nous sommes à la mi-octobre, et les libéraux n'ont toujours pas présenté de plan ni de budget pour nous dire comment ils comptent y parvenir. Selon les estimations dont nous disposons à ce jour, nous allons dépenser environ 44 milliards de dollars pour la défense nationale. En réalité, s'ils veulent atteindre la cible de 2 %, les libéraux devront dépenser 61 milliards de dollars. D'où viendra cet argent? À quoi le consacreront-ils?
Il ne reste que cinq mois, et nous savons que le ministère de la Défense nationale et Services publics et Approvisionnement Canada ont toujours eu beaucoup de mal à essayer de dépenser de l'argent avant la fin de l'année. On ne peut pas juste jeter cet argent par les fenêtres. Il faut avoir un plan, et nous ne pensons pas qu'il y en aura un. C'est pourquoi les libéraux feront un peu de comptabilité créative en intégrant la Garde côtière à la défense nationale. Il y aura des dépenses supplémentaires, mais pas nécessairement de nouvelles capacités de défense pour le Canada.
Nous aimerions que chaque navire de la Garde côtière soit doté de nouveaux systèmes de capteurs et d'armes afin que le personnel puisse non seulement remplir son mandat de surveillance conformément au projet de loi , mais aussi se défendre au besoin. Comme mon collègue de l'a dit plus tôt aujourd'hui, les seules choses actuellement à bord des navires de la Garde côtière qui ont une puissance de feu sont des fusils de chasse que le personnel utilise pour se protéger en cas de rencontre avec des prédateurs.
En ce qui concerne les brise-glaces dans l'Arctique, ils sont munis de quelques fusils de chasse avec des cartouches d'effarouchement pour effrayer les ours polaires. Ils ont un autre fusil à sac de plombs pour pouvoir projeter une corde et s'attacher à un autre navire ou s'y accoster. Cependant, ces navires n'ont aucune capacité réelle de se défendre au besoin. Comme l'indique le libellé, le projet de loi prévoit que ces navires pourraient être appelés à mener des patrouilles de sécurité, c'est-à-dire qu'on leur donnerait de nouvelles responsabilités sans leur fournir les nouvelles capacités nécessaires. C'est une lacune qui nous préoccupe vraiment.
Je tiens à m'assurer que les Canadiens et la Chambre comprennent que la Garde côtière canadienne n'a présentement ni la capacité ni le mandat d'intercepter quoi que ce soit ou d'appliquer la loi. À l'heure actuelle, si les commandants des navires de la Garde côtière croisent quelqu'un qui pêche illégalement, ils doivent communiquer avec Pêches et Océans Canada pour qu'un de ses agents d'application de la loi procède à l'arrestation et impose les amendes. Nous savons que s'ils voient quelqu'un dans nos eaux qui fait de la contrebande d'armes à feu ou qui est impliqué dans la traite des personnes, ils devraient faire appel à des agents de la GRC pour procéder à l'arrestation. Il n'y a aucun agent de la GRC en mer.
Le budget actuel de la Garde côtière est d'environ 2,4 milliards de dollars. Lors du dernier exercice financier, la Garde côtière a été en mesure d'inclure seulement 560 millions de dollars, sur ce budget de 2,4 milliards de dollars, en crédits de défense pour l'OTAN. Encore une fois, d'un coup de crayon, le tente de prendre l'argent de la Garde côtière et de le transférer au ministère de la Défense nationale sans vraiment respecter les exigences de l'OTAN.
Je vais simplement lire ces exigences. C'est tiré d'une de ses fiches d'information de juin 2024 concernant la définition des dépenses de l'OTAN qui est en place depuis les années 1950. On peut y lire ceci:
Les dépenses de défense sont constituées majoritairement des montants qui sont consacrés aux forces armées financées sur le budget du ministère de la Défense [...] Elles peuvent comprendre certains éléments d'autres forces, par exemple les forces du ministère de l'Intérieur, celles de la police nationale, les garde-côtes, etc. Pour ces forces, ne sont comptabilisés comme dépenses que les montants consacrés aux éléments qui reçoivent une formation tactique, qui sont équipés comme des forces militaires, qui peuvent opérer sous commandement militaire direct au cours d'opérations et qui sont véritablement aptes à être déployés en dehors du territoire national à l'appui d'une force militaire.
La Garde côtière canadienne est une organisation civile qui, à l'heure actuelle, ne possède aucune de ces capacités ni ce genre de formation. Voilà pourquoi nous devons apporter certains changements.
Oublions pour un instant la comptabilité créative qui consiste à essayer de trouver 20 milliards de dollars supplémentaires, sans oublier les tours de passe-passe, et regardons le décret qui a été pris par le le 2 septembre. Il a accordé le pouvoir, en vertu de la Loi sur les restructurations et les transferts d'attributions dans l'administration publique, de transférer la Garde côtière du ministère des Pêches et des Océans au ministère de la Défense nationale. Cela comprend la Garde côtière canadienne et le Groupe des services de soutien de la Garde côtière canadienne.
Comme vient de le dire le , la Garde côtière conserverait ses responsabilités en vertu de la Loi sur les océans. Dans cette loi, le terme « ministre » signifie le ministre des Pêches et des Océans, ce qui inclut les services de la Garde côtière. Cela se trouve aux alinéas 41(1)a) à 41(1)e):
a) les services destinés à assurer la sécurité, la rentabilité et l'efficacité du déplacement des navires dans les eaux canadiennes par la fourniture :
(i) de systèmes et de services d'aide à la navigation,
(ii) de services de communication maritime et de gestion du trafic maritime,
(iii) de services de brise-glace et de surveillance des glaces,
(iv) de services d'entretien des chenaux;
b) le volet maritime du programme fédéral de recherche et de sauvetage;
c) l'intervention à l'égard d'épaves et de navires dangereux ou délabrés;
d) l'intervention environnementale en milieu marin;
e) les services de navigation maritime et aérienne et les autres services maritimes fournis aux ministères et organismes fédéraux.
Nous savons maintenant que la Garde côtière aurait deux maîtres: le ministère des Pêches et des Océans et le ministère de la Défense nationale. Comment cela fonctionnera-t-il, et comment le gouvernement parviendra-t-il à faire passer parmi les dépenses du ministère de la Défense nationale les activités de la Garde côtière, qui n'a aucun rôle ni mandat paramilitaire ou de sécurité frontalière, et qui relève du régime de la Loi sur les océans?
Même si, dans la partie 4 du projet de loi , à la page 11, on ajouterait l'alinéa 41(1)f), « la sécurité, notamment les patrouilles et la collecte, l'analyse et la communication d'information et de renseignement », le projet de loi ne prévoit rien de plus.
Les conservateurs appuient la décision de transférer la Garde côtière. Cependant, si celle-ci relève du ministère de la Défense nationale, nous devons nous assurer qu'elle dispose des outils, des capacités et de la formation nécessaires pour accomplir le travail que les libéraux comptabiliseront dans leur budget.
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Monsieur le Président, hier était un jour très sombre dans l'histoire du Canada, car il marquait les 10 ans du gouvernement libéral. Nous vivons une période très sombre. Notre pays était autrefois un endroit sûr qui faisait l'envie du monde entier. C'était un pays qui travaillait pour les Canadiens et qui les protégeait.
Les libéraux diront peut-être qu'ils ont un nouveau gouvernement. Je sais qu'ils font du chahut en ce moment, mais ils pensent peut-être qu'il s'agit bel et bien d'un nouveau gouvernement. Ce n'est pas le cas. C'est un gouvernement avec les mêmes députés libéraux, les mêmes ministres et les mêmes politiques libérales inefficaces.
Des voix: Oh, oh!
Arpan Khanna: Monsieur le Président, je sais que mes propos leur déplaisent, mais ce sont leurs politiques qui nuisent aux Canadiens tous les jours.
Sous les libéraux, l'économie s'est contractée plus rapidement que jamais, et les Canadiens font maintenant la file devant les banques alimentaires. La criminalité, le chaos et la drogue font des ravages partout au pays. Un nombre sans précédent de crimes sont commis. Des drogues sont maintenant vendues dans nos rues. Des enfants meurent.
Pendant leurs 10 années au pouvoir, 50 000 Canadiens sont morts d'une surdose de drogue; c'est plus que le nombre de Canadiens qui ont perdu la vie lors de la Seconde Guerre mondiale. Il y a une crise de l'itinérance. Des campements apparaissent dans ma circonscription, dans le comté d'Oxford, et partout au pays. Les Canadiens souffrent des politiques inefficaces des libéraux.
Nous avions l'un des meilleurs programmes d'immigration au monde. Il faisait l'envie du monde entier. Nous avons attiré les meilleurs et les plus brillants, des gens qui pouvaient réaliser leur plein potentiel, qui répondaient à des besoins criants dans notre pays et qui étaient en mesure d'élever leur famille. Encore là, les libéraux ont tout fait dérailler. Ils ont anéanti notre système d'immigration, puis ils ont commencé à détourner nos institutions. Ils ont commencé à censurer les Canadiens. Les libéraux ont commencé à dire aux Canadiens ce qu'ils pouvaient faire, où ils pouvaient aller, ce qu'ils pouvaient dire et ce qu'ils pouvaient voir. Tout est devenu une question de contrôle.
Quand les libéraux ont présenté le projet de loi , ils ont parlé de sécurité publique et d'immigration, mais c'était une autre tentative de s'en prendre aux libertés et à la vie privée des Canadiens. Les libéraux voulaient s'attaquer au mode de vie des Canadiens. C'est grâce aux conservateurs, aux autres partis et aux Canadiens qui ont fait entendre leur voix, qui se sont opposés aux politiques des libéraux et qui ont dit non, que le projet de loi est à l'étude au Parlement aujourd'hui.
Je suis fier d'être un fils d'immigrants. Mes parents ont choisi le Canada au début des années 1980. Ils sont venus pour réaliser le rêve canadien. Ils ont travaillé fort et ils ont respecté les règles. Ils ont réussi à gagner décemment leur vie et à élever une famille. Hélas, ce système n'existe plus. Les libéraux l'ont anéanti à presque tous les égards.
Jetons un coup d'œil au système d'octroi de l'asile. Plus de 300 000 personnes font la queue pour obtenir l'asile. Dans bien des cas, il s'agit de fausses demandes d'asile, des demandes bidon. Le système est aujourd'hui gangrené par la fraude et les abus, et le délai moyen de traitement des demandes dans notre pays est de près de 44 mois. Tous ces problèmes ont commencé à cause des mesures prises par les libéraux.
Les députés se souviendront peut-être que c'est le gouvernement libéral qui a publié un célèbre gazouillis lorsque Trump a été élu pour la première fois, dans lequel il disait que tout le monde était le bienvenu. Les députés peuvent-ils deviner ce qui s'est passé?
Une voix: Oh, oh!
Monsieur le Président, ils pensent que c'est le meilleur gazouillis qui soit. Cependant, c'est à cause de ce gazouillis que plus de 100 000 personnes ont traversé illégalement la frontière au chemin Roxham. Cette situation a exercé de la pression sur notre système. Bon nombre des demandes d'asile étaient bidon, mais on ne peut pas réparer la stupidité. C'était une décision stupide de la part du gouvernement et de l'ancien premier ministre.
Les libéraux fondent leurs politiques sur des gazouillis. Voilà comment ils gèrent les affaires de l'État. Leurs échecs ont mené aux problèmes que nous connaissons aujourd'hui. Je trouve paradoxal que les libéraux prétendent former un nouveau gouvernement et vouloir réparer le système grâce à leurs politiques, alors que ce sont eux qui l'ont brisé.
Malheureusement, cette situation va perdurer. Nous l'avons également constaté à la frontière canado-américaine, l'une des plus longues frontières au monde et une plaque tournante importante pour l'économie et la sécurité. Chaque jour, quelque 2 milliards de dollars de marchandises franchissent cette frontière. Nous avons d'énormes possibilités économiques. La plupart des Canadiens vivent à 100 kilomètres de la frontière; il s'agit donc d'une importante plaque tournante pour nous en matière de transport et de logistique. Nous avons besoin d'un système qui fonctionne tant pour le Canada que pour les États‑Unis. Il est possible d'entretenir des relations économiques solides.
En matière de sécurité, ce qui est encore plus important, c'est d'assurer la sécurité des Canadiens. Sous le règne des libéraux, le pays a connu un nombre record de crimes, parmi les plus élevés jamais enregistrés. Les crimes commis avec des armes à feu et les homicides ont augmenté. À la frontière, nous avons constaté une augmentation massive de la contrebande d'armes à feu. Les libéraux pensent peut-être que les propriétaires d'armes à feu respectueux de la loi sont le problème, mais ce n'est pas le cas. Je possède des armes à feu depuis plus de 15 ans. J'adore aller au stand de tir. Je suis un tireur sportif. Les gens comme moi, les agriculteurs et les chasseurs ne sont pas le problème. Le problème, ce sont les politiques laxistes des libéraux fondées sur l'ouverture des frontières.
La police de Toronto et les forces policières de partout au Canada ont dit clairement que 90 % des armes à feu qui entrent au pays sont illégales. Les criminels n'utilisent pas des armes à feu appartenant à des propriétaires légitimes, mais plutôt des armes qu'ils font passer en contrebande à la frontière. Ces armes à feu se trouvent maintenant dans nos collectivités. Elles sont utilisées dans les activités du crime organisé. Elles servent à tuer des enfants. Si nous ne pouvons pas sécuriser la frontière pour empêcher que ces armes à feu entrent au pays, des Canadiens continueront de mourir.
Sous la gouverne des libéraux, il y a maintenant sept cartels qui exercent leurs activités au Canada. Avec leurs politiques laxistes en matière de criminalité et leurs politiques de frontières ouvertes, les libéraux n'ont pas réussi à sécuriser notre frontière. Il y a sept cartels qui font circuler illégalement des drogues, qui blanchissent de l'argent et qui distribuent des armes à feu, et les libéraux ont le front de déclarer à la Chambre qu'ils vont régler le problème. Ce sont eux le problème. Ce sont eux et leurs politiques boiteuses.
La situation persiste. Les drogues continuent d'entrer. Malheureusement, le comté d'Oxford, qui se trouve le long des autoroutes 401 et 403, est aujourd'hui une plaque tournante de l'importation de drogue chez nous. Je parlais avec un membre de ma famille qui a perdu un proche, son fils, qui était devenu toxicomane à cause des drogues illégales qui sont introduites chez nous par les corridors des autoroutes 401 et 403. Les échecs des libéraux ont des conséquences réelles dans la vie des gens.
La traite des personnes est un autre aspect important de la criminalité dans le Sud-Ouest de l'Ontario. Là aussi, le responsable de la sécurité publique s'est contenté de lever les mains en l'air et a dit qu'il ne fera rien pour faire respecter la loi à la frontière. On lui a demandé s'il allait embaucher plus d'agents à l'Agence des services frontaliers du Canada; il a dit que ce n'était pas son travail.
Nous savons comment agissent les libéraux. Ils ne cessent de faire de grandes promesses et de recycler leurs séances de photos. Ils continuent d'annoncer qu'ils vont embaucher du nouveau personnel, mais quand on a demandé au combien d'agents il avait embauchés jusqu'à présent, il a répondu zéro. Aucun agent de première ligne n'a été embauché. Lorsqu'on lui a demandé quand il le ferait et pourquoi ce n'était pas déjà fait, il a levé les mains en l'air et a dit que ce n'était pas sa responsabilité. Eh bien, à qui revient cette responsabilité? C'est lui, le responsable. Il doit aux Canadiens de faire son travail.
Malheureusement, les libéraux ont brisé le système. Les conservateurs du Canada défendront toujours les intérêts des Canadiens respectueux des lois. Nous investirons dans la sécurité des frontières. Nous veillerons à ce que les récidivistes violents soient mis derrière les barreaux, et nous corrigerons le système d'immigration défaillant pour que tous les Canadiens puissent réaliser leur plein potentiel.
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Monsieur le Président, je tiens d'abord à parler d'une expérience que j'ai vécue récemment lorsque je me suis rendue dans une installation de Postes Canada. En 2019, le gouvernement libéral a été le premier gouvernement à faire installer des détecteurs à balayage dans les bureaux de poste et de messagerie de notre pays. Ces appareils ont permis la saisie de nombreuses armes et drogues qui entraient dans notre pays par le bureau de poste où je me suis rendue. Ce que le gouvernement a fait là-bas, il l'a également fait dans de nombreux ports, et nous continuerons d'investir.
Je suis très heureuse de prendre la parole aujourd'hui au sujet du projet de loi , Loi visant à renforcer le système d'immigration et la frontière du Canada. Il s'agit d'une mesure législative cruciale qui aiderait notre pays à relever les défis complexes et en constante évolution en matière de criminalité. Ce projet de loi vise à protéger les Canadiens, à accroître la sécurité de nos frontières et à doter nos organismes d'application de la loi des outils modernes dont ils ont besoin pour lutter contre les réseaux criminels sophistiqués.
Les députés se souviendront que ce projet de loi s'appuie sur le projet de loi et qu'il a été présenté afin que nous puissions hâter la mise en œuvre de modifications législatives clés. Ces modifications sont axées sur quatre domaines principaux qui renforceraient considérablement notre lutte contre la criminalité. Adopter le projet de loi équivaut à nous donner les moyens de protéger nos frontières contre les marchandises illicites, de lutter contre le crime organisé transnational, de perturber le financement illicite et d'améliorer l'échange de renseignements entre les organismes d'application de la loi.
Nos frontières sont la première ligne de défense contre les marchandises illégales et les activités criminelles. Le projet de loi propose des modifications clés à la Loi sur les douanes afin de moderniser le cadre régissant la sécurité à la frontière. Selon ces modifications, les agents de l'Agence des services frontaliers du Canada auraient de nouveaux pouvoirs pour accéder aux entrepôts et aux plaques tournantes du transport afin d'inspecter les marchandises exportées. Cette mesure comblerait une grave lacune dans l'application de la loi et empêcherait les criminels de se servir du Canada comme point de départ pour leurs activités illégales.
La Loi sur les douanes serait modifiée afin d'obliger les transporteurs et les exploitants d'entrepôts à permettre aux agents de l'Agence des services frontaliers du Canada d'avoir accès à leurs locaux et de faire l'inspection des exportations. De plus, les modifications exigeraient que les propriétaires et les exploitants de certains points d'entrée fournissent des installations d'inspection des exportations, comme c'est le cas actuellement pour les importations. Ces changements renforceraient la capacité de l'Agence des services frontaliers du Canada à détecter et à saisir les marchandises de contrebande destinées à l'exportation, y compris les produits illicites comme le fentanyl et les véhicules volés.
Le projet de loi renforcerait également la sécurité maritime. La Loi sur les océans serait modifiée pour permettre à la Garde côtière canadienne de mener des patrouilles de sécurité et des opérations de renseignement. Ces modifications renforceraient notre souveraineté et nos capacités de surveillance, en particulier dans les régions éloignées comme l'Arctique, afin de mieux détecter les menaces qui pèsent sur notre pays.
Enfin, le projet de loi nous permettrait de poursuivre la lutte contre le vol de voitures en ciblant les vulnérabilités dans le processus d'exportation. Il contribuerait à réduire le flux de véhicules canadiens volés qui quittent le pays.
J'ai oublié de mentionner au début de mon discours que je partagerai mon temps de parole avec la députée de .
Les réseaux internationaux du crime organisé constituent l'une des menaces les plus importantes à la sécurité publique au Canada. Le projet de loi C‑12 cible directement ces groupes de plusieurs façons.
Premièrement, il vise à arrêter le flux de fentanyl. Le projet de loi modifierait la Loi réglementant certaines drogues et autres substances pour accélérer l’inscription de précurseurs chimiques dans l'annexe de la loi. Le ministre de la Santé aurait ainsi le pouvoir de réglementer rapidement les produits chimiques utilisés pour produire des drogues illicites, ce qui permettrait aux forces de l'ordre et aux agences frontalières d'agir rapidement pour mettre fin à la production illégale.
Deuxièmement, le projet de loi comprend des mesures qui perturberaient le financement illicite et le blanchiment d'argent. Il augmenterait les peines maximales pour les violations du régime canadien de lutte contre le recyclage des produits de la criminalité et le financement des activités terroristes. Le blanchiment d'argent soutient et perpétue les activités criminelles en permettant aux criminels, y compris les trafiquants de fentanyl, de profiter de leurs activités illicites. Les mesures de contrôle rigoureuses et efficaces pour lutter contre le blanchiment d'argent sont donc essentielles à la protection de la frontière canado‑américaine. Ce projet de loi propose un ensemble complet de modifications pour aider les entreprises et les professionnels à détecter et à décourager efficacement le blanchiment d'argent et les réseaux du crime organisé qui soutiennent et perpétuent le trafic de fentanyl et d'autres crimes commis pour des motifs économiques.
Le projet de loi vise également à renforcer les capacités des forces de l'ordre en vue de résoudre des problèmes complexes de nature criminelle. Il rendrait la GRC plus apte à communiquer des renseignements sur les délinquants sexuels inscrits à ses partenaires nationaux et internationaux chargés de l'application de la loi. À l'heure actuelle, les délinquants sexuels canadiens inscrits sont tenus de déclarer tout voyage à l'étranger 14 jours avant leur départ. Une fois la déclaration produite, la GRC procède à une évaluation des risques et avise au besoin le pays où le délinquant souhaite voyager. Les dispositions actuelles prévoient un seuil élevé pour la communication de ces renseignements. En modifiant le seuil législatif, on rendrait la GRC plus apte à communiquer ces renseignements à des partenaires clés des forces de l'ordre ou du gouvernement, y compris aux États‑Unis, afin que l'on puisse prévenir des crimes de nature sexuelle ou enquêter sur de tels crimes. En s'attaquant à ces problèmes, on renforcerait la capacité de la GRC d'assurer la sécurité publique au Canada et à l'étranger.
Nous devons aux Canadiens de faire tout ce qui est en notre pouvoir pour assurer leur sécurité et celle de leur famille. Le gouvernement a pris diverses mesures et il continue d'en prendre. Nous savons que ce projet de loi contribuerait à réduire encore plus la criminalité. Le projet de loi est une réponse proactive à la criminalité moderne, qui fournit aux agents des services frontaliers et à la police les outils dont ils ont besoin pour entraver les réseaux criminels. En adoptant ce projet de loi, nous renforcerons nos frontières et protégerons les collectivités.
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Monsieur le Président, avant de commencer, je tiens à souligner que nous sommes réunis sur le territoire traditionnel non cédé du peuple anishinabe algonquin.
Je prends la parole aujourd'hui pour parler de la façon dont les modifications législatives proposées dans le projet de loi continueront de maintenir notre tradition humanitaire et l'application régulière de la loi, tout en concentrant les ressources sur ceux qui en ont besoin et en améliorant la confiance dans notre système d'asile. Les Canadiens s'attendent à un système d'immigration solide, efficace et réactif.
Les modifications que nous proposons renforceraient et simplifieraient les systèmes d'asile et d'immigration du Canada. Elles comprennent de nouvelles règles liées non seulement aux demandeurs d'asile qui peuvent être renvoyés à la Commission de l'immigration et du statut de réfugié du Canada, ou CISR, pour une décision, mais aussi à la façon dont les demandes sont reçues, traitées et tranchées.
En vertu de cette loi, le gouvernement fédéral ne renverra plus à la CISR, pour qu'une décision soit rendue, les demandes suivantes: les demandes présentées plus d'un an après l'arrivée initiale d'une personne après le 24 juin 2020 ou les demandes présentées 14 jours ou plus après qu'une personne est entrée illégalement au Canada entre deux postes frontaliers.
Les modifications ont pour but d'aider à protéger notre système contre les augmentations subites du nombre de demandes, ainsi que les personnes qui veulent utiliser le système d'asile pour prolonger leur séjour au Canada lorsque d'autres mécanismes échouent. Soyons clairs, le système d'asile du Canada n'est pas un raccourci. Nous ne voulons pas utiliser ce projet de loi pour refuser des gens qui craignent avec raison pour leur sécurité s'ils étaient renvoyés dans leur pays d'origine. Dans ces cas, les demandes seraient renvoyées au processus de renvoi, ce qui comprend la possibilité de demander un examen de risques avant le renvoi.
Les personnes peuvent demander cette évaluation du risque lorsqu'elles croient avoir une crainte bien fondée d'être renvoyées dans une situation où elles seraient exposées à la persécution, à la torture ou à d'autres préjudices graves, par exemple. Cette garantie nous donne l'assurance que les réformes de notre système d'octroi de l'asile ne minent pas notre engagement à protéger les personnes les plus vulnérables du monde.
L'évaluation des risques respecte les obligations du Canada en vertu des conventions internationales sur les droits de la personne et les réfugiés. Il s'agit d'un mécanisme bien établi qui fonctionne à l'intérieur d'un système plus vaste aujourd'hui, offrant aux personnes faisant face à un renvoi la possibilité de démontrer qu'elles seraient à risque de persécution ou de préjudice si elles étaient renvoyées.
Une demande d'évaluation des risques peut mettre en évidence des renseignements, comme les conditions dans leur pays d'origine ou des circonstances personnelles qui rendent leur retour dangereux. Il peut s'agir, par exemple, de bouleversements politiques et économiques, de conflits armés ou d'une dynamique sociale changeante dans un pays.
De même, les circonstances personnelles, comme la visibilité dans l'activisme ou la dynamique familiale, peuvent accroître le risque de préjudice si ces gens retournent dans leur pays. L'évaluation des risques permet de s'assurer que ces facteurs sont examinés à fond avant qu'une mesure de renvoi ne soit prise. Elle est effectuée par des agents formés qui évaluent soigneusement la crédibilité et l'importance de la preuve présentée. Il s'agit d'un processus rigoureux, fondé sur une compréhension approfondie du risque et du droit des réfugiés.
On ne saurait trop insister sur l'importance d'un tel processus. Sans celui-ci, nous n'aurions pas un filet de sécurité essentiel et il y aurait un risque de préjudice irréversible pour les individus.
Le processus d'examen des risques avant renvoi du Canada donne aux gens une occasion équitable de présenter des éléments de preuve tout en veillant à ce que chaque cas soit examiné avec sérieux. Ce processus est étayé par une grande quantité de données détaillées sur les conditions dans le pays et par des agents formés pour évaluer le risque avec un degré élevé d'expertise et de sensibilité aux circonstances individuelles. Cette approche met en évidence l'importance du processus d'examen des risques avant renvoi pour le maintien de la solide tradition du Canada en matière de protection des réfugiés.
Le processus d'examen des risques avant renvoi permet également de s'assurer que les modifications législatives apportées à notre système d'asile n'exposent pas par inadvertance des personnes à des préjudices. C'est un filet de sécurité qui permet aux décideurs de moderniser et de renforcer divers aspects de notre cadre d'immigration tout en sachant qu'il y a une faille.
Qu'il s'agisse de simplifier les décisions initiales en matière d'asile, de réduire l'arriéré ou de moderniser les voies d'accès à la protection, l'examen des risques avant renvoi demeure une garantie essentielle qui nous donne la confiance nécessaire pour innover de façon responsable.
Il est important de reconnaître que l'évaluation des risques n'est pas un outil pour retarder les renvois légaux. Il s'agit plutôt de veiller à ce que le cas de chaque personne soit examiné en fonction des renseignements et des circonstances les plus récents afin qu'on tienne pleinement compte des risques auxquelles elle fait face pour que personne ne se retrouve dans une situation dangereuse.
C'est notre devoir à nous tous ici, à la Chambre et au Sénat, de veiller à ce que le système d'immigration et d'octroi d'asile du Canada reflète nos valeurs de compassion et d'équité, tout en répondant aux besoins d'un contexte mondial en évolution et en faisant face aux pressions auxquelles sont confrontés les Canadiens aujourd'hui.
Le processus d'examen des risques avant renvoi intègre cet équilibre. Il rassure les Canadiens en leur disant que, même si nous prenons des mesures urgentes et nécessaires pour renforcer notre système d'immigration, nous le faisons sans compromettre notre engagement à protéger la vie et la dignité humaine.
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Monsieur le Président, je suis très heureuse de prendre la parole au sujet de ce projet de loi et du travail du gouvernement.
Le a déjà énoncé sept priorités pour le gouvernement, et l'une d'entre elles est de pouvoir attirer les meilleurs talents au monde pour contribuer à bâtir notre économie tout en maintenant nos niveaux d'immigration à un niveau viable. Aujourd'hui, je prends la parole à ce sujet et pour appuyer le projet de loi , Loi visant à renforcer le système d'immigration et la frontière du Canada. Ce projet de loi vise à trouver un juste équilibre. Il renforcerait nos systèmes d'immigration et d'octroi de l'asile, améliorerait l'échange de renseignements et permettrait à nos frontières de s'adapter aux réalités d'un monde en évolution.
L'immigration fait partie de l'histoire de notre pays depuis bien longtemps. Elle fait partie de notre passé et de notre présent; elle fera aussi partie de notre avenir. Elle alimente notre main-d'œuvre, bâtit nos collectivités et maintient la croissance de notre économie. Cependant, à mesure que le monde change, il faut que nos systèmes suivent le rythme. Ceux-ci doivent être équitables, efficaces et robustes.
Nous vivons à une époque où les tendances migratoires sont en évolution. Les conflits entraînent des déplacements, et la technologie change la façon dont les gens traversent les frontières. La fraude est de plus en plus sophistiquée. Le crime organisé et les réseaux de traite des personnes sont devenus plus actifs. Toutefois, le projet de loi garantirait que les systèmes du Canada restent solides, crédibles et compatissants, et qu'ils protègent à la fois nos obligations humanitaires et nos intérêts nationaux.
La première série de réformes moderniserait le système d'octroi de l'asile du Canada pour le rendre rapide, équitable et transparent. À l'heure actuelle, il arrive souvent que plusieurs ministères traitent les mêmes dossiers, ce qui double le travail et cause des retards. Le projet de loi réglerait ces problèmes en créant un système de réception unique des demandes d'asile, ce qui signifie qu'il y aurait moins de formalités administratives et des décisions plus rapides, et qu'il n'y aurait plus de confusion quant à savoir qui est responsable de quoi dans ces systèmes.
Dans le cadre du nouveau système, seuls les cas prêts à être entendus seraient soumis à la Commission de l'immigration et du statut de réfugié du Canada, ce qui signifie que la vérification des antécédents et de l'identité serait effectuée en premier. Cette façon de faire réduirait les délais inutiles et permettrait aux personnes qui prennent les décisions de fonder celles-ci sur des renseignements complets. Le projet de loi donnerait également à la Commission le pouvoir de retirer les demandes abandonnées ou incomplètes. Si une personne cesse de répondre ou ne souhaite plus faire avancer son dossier, les fonctionnaires pourraient fermer le dossier et se concentrer sur les personnes qui ont vraiment besoin de protection. Le projet de loi abrogerait des mesures désuètes, comme le régime des pays d'origine désignés, une politique qui ne reflète plus les réalités de la migration moderne. Ensemble, ces changements créeraient un système d'octroi de l'asile rapide, complet et efficace qui protégerait l'intégrité du processus tout en respectant la tradition humanitaire du Canada.
Le projet de loi renforcerait l'intégrité de nos frontières et établirait clairement que les personnes qui présentent délibérément une demande en retard ou qui tentent de remettre le compteur à zéro en retraversant la frontière canadienne ne pourraient pas contourner nos lois. Il instaurerait de nouvelles règles d'admissibilité. Par exemple, les demandes présentées plus d'un an après l'arrivée du demandeur pourraient être jugées inadmissibles, et les personnes qui franchissent la frontière de manière irrégulière entre les points d'entrée ou qui contournent l'Entente sur les tiers pays sûrs ne seraient pas renvoyées à la Commission de l'immigration et du statut de réfugié. Le projet de loi éviterait à notre régime d'asile d'être submergé et permettrait au Canada de consacrer ses ressources aux personnes qui viennent ici en quête de protection. Il s'agit d'assurer une protection et de faire preuve de compassion de façon méthodique.
En tant que pays, nous resterons ouverts aux personnes les plus vulnérables. Nos frontières resteront ouvertes à ceux qui fuient réellement la persécution ailleurs dans le monde. Nous avons toujours agi ainsi et nous agirons toujours ainsi, mais nous devons agir de manière à sécuriser davantage nos frontières et à assurer la grande crédibilité de nos processus.
Le projet de loi ferait entrer notre système d'immigration dans l'ère moderne des données et de la technologie. Les différents ministères et les provinces travaillent depuis trop longtemps en vase clos, et les lacunes en matière d'information ont ralenti le traitement, ont créé des dédoublements inutiles et ont augmenté inutilement les coûts. Le projet de loi permettrait un échange sécurisé et moderne de renseignements entre les ministères fédéraux, les provinces, les territoires et les partenaires de confiance, avec de puissants mécanismes de protection de la vie privée.
Ainsi, les nouveaux arrivants pourraient accéder beaucoup plus tôt aux programmes de logement, de soins de santé et d'établissement. En outre, les forces de l'ordre et les agents frontaliers pourraient mieux détecter la fraude et le vol d'identité. Les délais seraient également réduits pour les personnes qui attendent de bâtir leur vie ici, au Canada.
Toutes les mesures de protection de la vie privée demeureraient vigoureuses. Le cadre a été examiné par le ministère de la Justice et le Commissariat à la protection de la vie privée. Chaque accord sera rédigé, chaque mesure de protection sera rendue explicite, et chaque divulgation fera l'objet d'une reddition de comptes en vertu de la loi.
Le projet de loi donnerait au gouvernement des outils pour répondre à des défis majeurs ou imprévus, qu'il s'agisse d'une crise humanitaire, d'une augmentation subite de la migration irrégulière ou même d'une urgence mondiale, comme nous l'avons vécu par le passé. Il permettrait de suspendre temporairement ou d'annuler des documents d'immigration comme des visas, des autorisations de voyage électroniques et des permis seulement quand c'est dans l'intérêt public, par exemple en cas de fraude généralisée ou de menaces à la sécurité. Il s'agit de rester rigoureux pour protéger les Canadiens et de rester prêt sans pour autant outrepasser nos pouvoirs.
Nous veillerons à ce que le Canada puisse agir rapidement et de façon responsable quand la situation l'exige. Ces pouvoirs seraient exercés dans la transparence, la surveillance et le respect de l'application de la loi.
Nous devons agir maintenant parce que les pressions sont réelles. Le nombre de personnes déplacées atteint des sommets partout sur la planète. En 2023 seulement, plus de 110 millions de personnes ont été déplacées de force dans le monde. La migration irrégulière a augmenté, et les systèmes mis en place il y a 20 ans n'ont pas été conçus pour l'ampleur ou la vitesse des flux d'aujourd'hui. Si nous ne les modernisons pas, nous risquons de perdre le contrôle et d'oublier toute compassion.
Les Canadiens s'attendent à ce que le gouvernement gère l'immigration de façon responsable, et c'est exactement ce que nous allons faire. Nous allons maintenir l'équité pour les nouveaux arrivants ainsi que la confiance pour les Canadiens, et nous sommes certains que le projet de loi est l'instrument pour y arriver. Il prévoit le remplacement des cadres désuets par un modèle plus intelligent et plus adaptatif, un modèle qui sert la population du Canada et qui protège les frontières avec intégrité.
Je ne pense pas me tromper en disant qu'il y a des préoccupations quant à la façon dont ces réformes se concrétiseront. Des défenseurs des droits nous ont demandé de préserver des voies d'accès sûres pour les personnes qui font face à de nouveaux risques après leur arrivée. Ces besoins sont importants et nous sommes à l'écoute. L'étude en comité est un volet important de ce processus, où nous serons à l'écoute, où nous analyserons des amendements, où nous obtiendrons des conseils d'experts et où nous veillerons à ce que ce projet de loi soit prêt et conforme en tout point à l'idée de départ.
Soyons clairs. Le projet de loi n'affaiblirait pas la tradition de protection du Canada. Il la renforcerait, puisqu'il ferait en sorte que le système soit crédible, efficace et apte à tenir ses promesses. Un système dysfonctionnel n'aide absolument personne au Canada; il n'aide ni les demandeurs, ni les Canadiens, ni ceux qui ont besoin de mesures de protection urgentes. Tout le monde est mieux servi par un système fort.
Au Canada, l'immigration n'est pas seulement une question humanitaire: c'est une question économique. Notre économie a souvent besoin d'attirer des travailleurs qualifiés, des entrepreneurs et des familles qui contribuent aux collectivités du pays. Quand le système est engorgé, toutefois, les gens perdent confiance et des possibilités disparaissent. Le projet de loi ferait en sorte que le système d'immigration continue d'être un moteur de croissance pour toutes les personnes concernées, tout en protégeant l'intégrité de l'approche du Canada, qui fait l'envie du monde entier.
Pour les employeurs, c'est un gage de prévisibilité. Pour les nouveaux arrivants, c'est un gage de clarté. Pour les Canadiens, c'est la confiance que l'immigration demeure à la fois équitable et bénéfique. Il ne s'agit pas seulement de traiter les demandes ou de mettre à jour les bases de données, mais aussi de moderniser la gouvernance et de faire en sorte que le gouvernement apprenne, s'adapte et réponde aux besoins de la population. Le projet de loi incarne ce principe. Il rendrait le travail du gouvernement plus efficace, il concentrerait les ressources sur ce qui compte le plus, il éliminerait les dédoublements et il renforcerait la reddition de comptes. Il reflète une nouvelle façon de gouverner, qui allie compassion et discipline, politique et mise en œuvre.
En conclusion, le projet de loi vise à faire en sorte que le système fonctionne mieux pour les gens. Il accélérerait le traitement des demandes d'asile et en améliorerait l'efficacité, il renforcerait la collaboration entre tous les ministères, il améliorerait l'intégrité de nos frontières et il préserverait ce qui fait de nous des Canadiens. Je sais que de nombreux collègues à la Chambre sont venus au Canada pour devenir des citoyens de ce pays. C'est grâce à notre système d'immigration qu'ils sont en mesure de servir les collectivités qui les ont accueillis et qui leur ont donné une seconde chance. Les Canadiens ont confiance en ce système.
Ne serait-il pas préférable que tous les députés travaillent ensemble pour renforcer le système dont beaucoup d'entre nous, moi y compris, sont si fiers? C'est un système qui fonctionne. Il a permis à une enfant réfugiée qui a survécu à un génocide de devenir députée. Voilà de quoi il est question.
Les Canadiens sont de bonnes personnes. Ce sont des gens compatissants qui veulent que le système fonctionne. La polarisation sur l'immigration n'est pas bénéfique pour le Canada. Les Canadiens veulent que les députés de tous les partis travaillent ensemble pour régler les problèmes quand ils surviennent, et je pense que c'est exactement ce que fait le projet de loi. Il préserve ce qui fait de nous des Canadiens.
C'est un projet de loi progressiste et réfléchi qui nous permettrait de gérer l'immigration d'une manière qui profite à notre économie et protège les personnes en quête de sécurité, dans le respect des valeurs canadiennes et de notre identité nationale. Nous voulons mettre en place un système digne de la confiance des Canadiens, et sur lequel les nouveaux arrivants peuvent compter. J'invite les nombreux députés qui, je le sais, ont bénéficié du système à le défendre, à travailler avec nous pour le corriger et à montrer qu'ils croient en notre pays, que beaucoup d'entre nous considèrent comme le leur depuis de nombreuses années, plutôt que de dénigrer les citoyens et les institutions du Canada.
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Monsieur le Président, je précise d'abord que je partagerai mon temps de parole avec la députée de .
C'est toujours un privilège de prendre la parole à la Chambre en tant que représentant des merveilleux habitants d'Abbotsford—Langley-Sud. Aujourd'hui, je parlerai de nombreux problèmes graves qui touchent ma collectivité, ce que j'aimerais ne pas avoir à faire sans cesse.
Le projet de loi ne s'attaque pas vraiment à certains des principaux problèmes liés au système d'immigration et à la frontière. Même si le affirme que cette mesure législative rendra le Canada plus sûr, le projet de loi ne remplit pas cette promesse. Dans ma circonscription, Abbotsford—Langley-Sud, un important poste frontalier et un point névralgique du trafic de stupéfiants et de la contrebande d'armes, cet échec est bien réel et a des conséquences concrètes.
J'ai pris la parole à la Chambre à de nombreuses reprises pour exprimer mes préoccupations au sujet de l'extorsion et de la vague croissante de violence liée aux armes à feu qui terrorise nos quartiers et nos collectivités. Nous réclamons un renforcement de la sécurité à la frontière, mais les libéraux ferment les yeux, faisant fi de l'urgence de sécuriser nos frontières, de durcir les lois contre la criminalité et de donner la priorité à la sécurité des victimes plutôt qu'aux intérêts des trafiquants d'armes, des gangsters et des criminels violents. Les habitants de ma collectivité ne devraient pas avoir à vivre dans la peur, à se demander s'ils seront les prochaines victimes de coups de feu tirés depuis une voiture ou à craindre que leurs enfants soient atteints d'une balle perdue alors qu'ils dorment dans leur chambre ou jouent au parc.
En assurant la sécurité des frontières du Canada et en sévissant contre la criminalité, nous donnerions à nos citoyens la tranquillité d'esprit de savoir que les armes à feu illégales et les drogues dangereuses n'inondent pas nos rues. Pourquoi les libéraux ne comprennent-ils pas la nécessité de ces mesures élémentaires? Leur bilan en dit long. Ils ne prennent pas au sérieux la sécurité de nos frontières ni celle des Canadiens. Selon Santé Canada et les derniers chiffres, 49 000 décès liés aux opioïdes ont été signalés entre janvier 2016 et juin 2024. Bon nombre de ces décès étaient attribuables au trafic d'ingrédients entrant dans la composition de drogues, en provenance de la Chine et du Mexique.
En décembre 2023, le Washington Post a rapporté que les superlaboratoires de fentanyl au Canada produisent aussi des quantités massives de drogue. Les superlaboratoires que découvrent les services policiers au Canada se distinguent parce qu'ils synthétisent la drogue avec des produits chimiques provenant principalement de la Chine. Chez moi, à Langley, en Colombie‑Britannique, la police a récemment découvert un superlaboratoire contenant assez de fentanyl et de substances pour tuer 95 millions de personnes. Les autorités de Langley ont également signalé que ce superlaboratoire était capable de produire plusieurs kilogrammes de fentanyl chaque semaine. Pourtant, le projet de loi ne prévoit toujours pas de peines d'emprisonnement obligatoires pour les trafiquants de fentanyl. C'est tout simplement honteux.
Pire encore, malgré le nombre élevé de décès, les libéraux se prononcent toujours en faveur de l'ouverture de sites de consommation supervisée près des écoles. Au comité de la santé, les conservateurs ont exhorté les libéraux à fermer les sites de consommation de fentanyl situés près des écoles pour assurer la sécurité des enfants. Cependant, les libéraux et la libérale ont refusé de renoncer à approuver la création de nouveaux sites près des écoles et des garderies, même après avoir reconnu que ces endroits sont devenus des points névralgiques de la consommation endémique de fentanyl.
Dans ma circonscription, les libéraux prévoient ouvrir un centre de consommation supervisée juste en face d'une école. J'ai parlé à de nombreux parents, comme les parents de l'école traditionnelle d'Abbotsford et ceux du conseil consultatif parental, qui est également responsable de l'école. Ils sont vraiment inquiets pour la sécurité de leurs enfants. Ils veulent savoir ce qui se passe dans nos collectivités. C'est inquiétant. Je me retrouve à me poser la même question à leurs côtés, parce que c'est vraiment préoccupant pour nos communautés et nos enfants. Est-ce le Canada dans lequel nos enfants devraient grandir?
Comme si cela ne suffisait pas, le des libéraux admet qu'il ne fera même pas son travail pour assurer la sécurité du Canada. Il a déclaré ne pas être responsable de l'embauche de 1 000 nouveaux agents à l'Agence des services frontaliers du Canada. Pourquoi les Canadiens le paient-ils? Son rôle est de protéger les Canadiens en assurant la sécurité des frontières et, en ce moment, il n'y arrive pas. Nous ne nous attendons pas à ce qu'il fasse lui-même les entretiens d'embauche, mais nous nous attendons à ce qu'il mène les choses à bien, à ce qu'il fasse son travail et à ce qu'il embauche des agents en conséquence. Le fait est que moins d'une centaine d'agents ont été embauchés. C'est tout simplement inacceptable.
Pour couronner le tout, sous le gouvernement libéral, le nombre de crimes commis avec des armes à feu a augmenté de 116 % au cours des neuf dernières années, et, selon l'association des policiers de Toronto, 85 % des crimes commis avec des armes à feu sont commis avec des armes à feu de contrebande provenant des États‑Unis. Pourtant, le gouvernement libéral continue de laisser certains des pires criminels se faire simplement condamner à la détention à domicile. En quoi cela est-il censé aider les Canadiens à se sentir en sécurité au juste?
Des organismes canadiens ont cerné 350 réseaux du crime organisé au pays, dont 63 seraient liés à des groupes internationaux de la Chine et du Mexique. Le gouvernement libéral a laissé de multiples terroristes du groupe État islamique entrer au Canada, notamment un qui s'est fait prendre à profaner un cadavre à l'étranger et qui a ultérieurement été accusé d'avoir planifié des attaques au Canada.
En 2022, on a interdit à un haut dirigeant d'Iran d'entrer au Canada parce qu'il a violé les droits de la personne et commis des actes terroristes. Or, plusieurs enquêtes sur les agents iraniens en sol canadien demeurent ouvertes. Nous savons que le gouvernement a perdu la trace de 600 ressortissants étrangers possédant un casier judiciaire, et plus de 400 de ceux qui échappent à la surveillance du gouvernement ont été reconnus coupables de graves actes criminels au Canada. Le gouvernement reconnaît ouvertement ne plus savoir combien de personnes vivent au Canada illégalement.
Dans ma propre circonscription, un sergent du service de police d'Abbotsford a déclaré que 60 incidents de migrants ayant traversé la frontière illégalement sont survenus dans ma communauté, et ce, sur un seul chemin. Il est urgent de renforcer la sécurité à la frontière, car il est évident qu'elle demeure lacunaire dans ma communauté. Or, ce projet de loi ne remédie pas adéquatement à ces préoccupations et ne sert qu'à véhiculer d'autres promesses creuses des libéraux.
Les conservateurs veulent s'assurer que la sécurité des Canadiens est notre priorité. Nous avons forcé les libéraux à changer de cap sur le projet de loi , qui menaçait les libertés et la vie privée des Canadiens, car nous croyons vraiment que les Canadiens respectueux de la loi ne devraient jamais avoir à payer pour les échecs du gouvernement en matière de frontières et d'immigration.
Nous continuerons de défendre la vie privée des Canadiens et d'exiger que les libéraux durcissent le ton envers les criminels, mettent fin à leurs peines clémentes pour les récidivistes violents, mettent un terme au trafic de drogue qui tue un nombre record de Canadiens, sécurisent les frontières poreuses qui mettent en péril le tissu social même de notre pays et mettent les criminels derrière les barreaux, là où ils devraient être.
Il est de mon devoir de défendre les gens de ma circonscription et de demander des comptes au gouvernement. Je continuerai de me battre pour que des mesures concrètes soient prises afin de rétablir la sécurité que tous les Canadiens méritent. Le en face peut prétendre que la frontière est sécurisée, mais la seule façon de pouvoir continuer à le prétendre, c'est de faire fi des faits et des statistiques que mes collègues et nous évertuons à présenter.
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Monsieur le Président, je prends de nouveau la parole au nom des habitants de Similkameen—South Okanagan—West Kootenay au sujet du projet de loi , Loi concernant certaines mesures liées à la sécurité de la frontière canadienne et à l'intégrité du système d'immigration canadien.
Ce projet de loi est d'une importance cruciale pour mes concitoyens, en particulier ceux qui vivent dans les collectivités frontalières le long de la frontière entre l'État de Washington et la Colombie‑Britannique. Nous avons six postes frontaliers, et ils sont situés à Osoyoos, à Midway, à Rossland, à Grand Forks, à Cawston et à Rock Creek. Il s'agit d'une région très montagneuse et de l'un des plus longs segments de frontière entre le Canada et les États‑Unis.
Toute notre circonscription se retrouve sur la ligne de front de graves problèmes, par exemple la criminalité transfrontalière, le trafic de drogue et la contrebande d'armes illégales. Le taux de criminalité dans les collectivités de Similkameen—Okanagan-Sud—Kootenay-Ouest a monté en flèche au cours de la dernière décennie. Malheureusement, le gouvernement fédéral est lent à réagir. Les conservateurs réclament depuis longtemps des mesures concrètes pour renforcer la sécurité à la frontière et affaiblir les réseaux criminels. Pendant des années, les libéraux de Trudeau ont choisi de fermer les yeux.
Le projet de loi est un pas dans la bonne direction, mais seulement parce que les conservateurs et les Canadiens se sont opposés à la version initiale, le projet de loi . J'ai reçu de nombreux courriels au sujet du projet de loi de la part de personnes extrêmement préoccupées par les abus de pouvoir des libéraux, encore une fois. En tant que conservateurs, nous considérons que ces mesures législatives ont beaucoup moins à voir avec des frontières solides et beaucoup plus à voir avec des abus de pouvoir du gouvernement, évidemment.
Soyons clairs. Si les libéraux avaient adopté le projet de loi sans opposition, ils se seraient accordé d'immenses pouvoirs, notamment en laissant Postes Canada ouvrir mon courrier privé et celui d'autres personnes sans mandat, en autorisant l'accès sans mandat aux données personnelles des Canadiens et en forçant les entreprises de technologie à restructurer leurs plateformes pour faciliter la surveillance gouvernementale. Ces propositions ne visaient pas à protéger nos frontières. Elles visaient à porter atteinte à la vie privée des Canadiens respectueux des lois. C'est une victoire pour les Canadiens et pour la démocratie, mais il faut tout de même faire preuve de vigilance.
Examinons le bilan du gouvernement. Depuis 2015, il y a eu une augmentation de 632 % du nombre de personnes interceptées par la patrouille frontalière alors qu'elles tentaient d'entrer illégalement au Canada depuis les États‑Unis, et bon nombre d'entre elles sont liées au trafic de drogues et d'armes à feu. On a identifié 350 groupes criminels organisés au Canada. Pourtant, au lieu de cibler les gangs et les passeurs, les libéraux ont dépensé des millions de dollars pour harceler les propriétaires d'armes à feu qui sont respectueux des lois et détiennent un permis, en recourant à des interdictions arbitraires qui ne font rien pour rendre nos collectivités plus sûres. Pendant ce temps, les crimes commis avec des armes à feu ont augmenté de 116 %, et 85 % des infractions liées aux armes à feu concernent des armes illégales provenant des États‑Unis, à cause de la porosité de la frontière depuis 10 ans.
Nos services frontaliers manquent dangereusement d'effectifs. Selon Mark Weber, président national du Syndicat des douanes et de l'immigration, il manque 2 000 agents de première ligne à l'Agence des services frontaliers du Canada. De plus, alors que le ne cesse d'annoncer l'embauche de 1 000 agents, lorsqu'on lui a demandé pourquoi personne n'a été embauché jusqu'à présent, il a répondu qu'il n'était pas responsable de l'embauche. S'il n'est pas responsable de l'embauche, alors qui l'est? À quoi sert un ministre qui ne peut pas tenir ses propres promesses? Même si on commençait à embaucher dès aujourd'hui, la situation à l'Agence des services frontaliers du Canada ne s'améliorerait pas.
En effet, grâce aux questions pointues de ma collègue, la députée d', M. Weber nous a appris que l'agence ne forme que 600 agents par année, et si on fait le calcul, on constate que cela correspond exactement au taux d'attrition. M. Weber a dit: « Je ne sais pas comment nous allons faire pour augmenter nos chiffres. »
Qu'en est-il du recrutement de 1 000 agents de la GRC? Les collectivités frontalières de ma circonscription ne disposent pas d'un nombre suffisant d'agents de la GRC en raison du manque de candidats au centre de formation. Comment le gouvernement compte-t-il recruter 1 000 agents supplémentaires alors qu'il n'est même pas en mesure de répondre aux besoins actuels?
Si le gouvernement souhaite réellement renforcer l'application de la loi dans les services frontaliers, voici une mesure simple à prendre: renouveler le bail de la Penticton Shooting Sports Association, un club de tir qui se trouve dans ma circonscription. Cette installation compte 400 membres et offre depuis 40 ans une formation sur les armes à feu aux forces de l'ordre. Elle est souvent la seule option dans le Sud de la Colombie‑Britannique. La GRC a rédigé une lettre publique en faveur du club, et le député libéral de a récemment demandé dans une lettre publique que son bail soit renouvelé.
Le bail expirera dans quelques mois. Nous demandons au gouvernement libéral de trouver un moyen de permettre à ce club vieux de 40 ans de survivre. Ce pourrait être une décision bipartisane et sensée. Ne fermons pas cette infrastructure essentielle à la formation des agents de la GRC, de l'Agence des services frontaliers du Canada et des services correctionnels. Soutenons cette association communautaire très importante.
Je souhaite maintenant attirer l'attention de la Chambre sur un article clé du projet de loi, l'article 2, qui modifierait la Loi réglementant certaines drogues et autres substances afin de permettre au ministre de la Santé d'accélérer le processus de restriction des précurseurs chimiques tels que le fentanyl, une substance mortelle. Cette mesure est attendue depuis longtemps, mais ce pouvoir ne suffit pas à lui seul. La l'utilisera-t-elle? Agira-t-elle assez rapidement? Des gens meurent chaque jour chez nous.
Pas plus tard que ce mois-ci, au comité de la santé, j'ai demandé à la pourquoi elle ne révoquait pas l'exemption de Santé Canada qui a permis la mise en place d'un programme pilote de décriminalisation des drogues dures en Colombie‑Britannique. Le premier ministre Eby a maintenant décrit cette politique comme une erreur, et un a récemment admis que « c'était une très mauvaise décision politique ». Dans l'exemption, il est clairement indiqué que la ministre peut mettre fin au programme à tout moment. Lorsqu'on lui a demandé pourquoi elle ne le faisait pas, elle a esquivé la question et a laissé entendre que la Colombie‑Britannique devait en faire la demande. Soyons clairs: les Britanno-Colombiens veulent que le programme prenne fin immédiatement.
Une députée d'en face vient de raconter l'histoire d'une enveloppe remplie de fentanyl qui a été distribuée dans sa collectivité et nous a demandé de penser à toutes les personnes qui ont souffert parce que Postes Canada n'a pas pu ouvrir l'enveloppe. Je veux savoir combien de députés ici présents aimeraient participer au programme pilote et voir le fentanyl décriminalisé dans leur ville. L'expérience a vraiment mal tourné. Le programme a augmenté la disponibilité des drogues et le désordre public tout en ne permettant pas aux toxicomanes de bénéficier d'un véritable traitement. Pourquoi les députés croient-ils qu'aucune autre province n'y a adhéré?
La devrait agir dès aujourd'hui en mettant fin au programme immédiatement.
En conclusion, le projet de loi constitue une amélioration majeure par rapport à sa version initiale, mais seulement parce que les conservateurs ont demandé des comptes au gouvernement. Il reste du travail à faire, et nous continuerons à réclamer des changements sensés, comme le renforcement de nos frontières, la protection des libertés civiles, la lutte contre les menaces criminelles réelles et la fourniture aux collectivités frontalières des outils dont elles ont besoin pour assurer leur sécurité.