La Chambre reprend l'étude de la motion portant que le projet de loi , soit lu pour la deuxième fois et renvoyé à un comité, ainsi que de l'amendement.
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Monsieur le Président, je vous remercie de me donner l'occasion de conclure mon intervention. Je parlais de l'absence d'une stratégie de sécurité nationale pour le Canada, qui viendrait appuyer l'Agence de l'investissement pour la défense et la Stratégie industrielle de défense du gouvernement. Rien de tout cela ne fonctionnera sans ce fondement essentiel. On ne peut pas concevoir une architecture d'approvisionnement pour une mission qui n'a jamais été définie ou pour des menaces qui n'ont pas été évaluées. Nous ne pouvons pas mettre en place une agence chargée de fournir des capacités à nos forces armées alors que nous n'avons pas encore déterminé de quelles capacités le Canada a réellement besoin.
Le m'a avoué, lors de son témoignage devant le comité, que la Stratégie d'investissement pour la Défense ne tenait compte ni des évaluations de menaces, ni de la guerre précinétique, ni de la guerre de la zone grise, ni des opérations cognitives, ni des opérations psychologiques. Comment pourrait-il en être autrement? Cela nécessiterait une stratégie fondamentale de sécurité nationale, dont le gouvernement ne dispose pas.
En bref, le gouvernement a mis la charrue devant les bœufs, et ce sont les militaires qui en feront les frais. En réalité, c'est tout le Canada qui en fera les frais. C'est exactement le contraire de ce qu'il faudrait pour bâtir un Canada autonome et souverain.
Les discours pompeux, les déclarations creuses et les promesses ne sont que des illusions. En réalité, on dirait que le s'attache davantage à mettre en place sa propre oligarchie dans l'industrie de la défense.
Les conservateurs soutiennent toujours fièrement les femmes et les hommes qui portent l'uniforme, car nous leur demandons d'accomplir des missions dangereuses. Nous leur demandons de s'interposer entre les Canadiens et le danger. Nous les envoyons en mission pour protéger notre souveraineté, pour servir nos alliés et pour représenter ce que le Canada a de meilleur. Nous leur devons à tout le moins le bon équipement, qui a été acquis dans l'honnêteté, sans corruption ni favoritisme, et sans une caisse noire de 1 milliard de dollars pour laquelle personne ne rend de comptes.
L'île de Vancouver abrite les bases des Forces canadiennes Comox et Esquimalt. Les familles, les anciens combattants et les militaires en service suivent ce qui se passe. Ils commencent tous à voir à travers l'écran de fumée, et l'illusion commence à s'effriter.
Nous nous opposerons à la section 16 de ce projet de loi, pas parce que nous nous opposons aux investissements dans la défense, mais parce que nous refusons de céder à l'illusion de ces investissements au lieu d'accepter la réalité. Le Canada mérite mieux. Nos forces armées méritent mieux. Les gens de Cowichan—Malahat—Langford, qui vivent à côté...
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Monsieur le Président, c'est toujours un honneur de prendre la parole au nom des bonnes gens de Stormont—Dundas—Glengarry pour apporter ma contribution et donner mon avis, qui reposent sur les propos que j'entends dans ma circonscription, dans les comtés unis de Stormont, Dundas et Glengarry, ainsi qu'à Cornwall et à Akwesasne, que je présente à la Chambre afin que ces gens soient entendus.
Alors que nous discutons de ce projet de loi d'exécution du budget, il est important de prendre acte de certaines nouvelles de dernière heure. Parmi les mauvaises nouvelles, Statistique Canada confirme que, depuis l'arrivée au pouvoir du il y a à peine 15 mois, le Canada est entré en récession. On a maintenant connu deux trimestres de croissance économique négative. Sur les quatre derniers trimestres, en fait, trois trimestres affichent une croissance économique négative. C'est donc dire que, malgré les discours, les séances de photos et les bonnes intentions qui sont toujours mentionnées par les libéraux, on voit que leur plan ne fonctionne pas pour la croissance économique et la création d'emplois. Des dizaines de milliers d'emplois ont été perdus jusqu'à présent en 2026. Nous entrons maintenant en récession, comme l'a confirmé l'agence du gouvernement, Statistique Canada. C'est malheureux et très frustrant.
Les conservateurs de ce côté-ci de la Chambre continueront de plaider en faveur d'un changement d'orientation et de l'élimination des lois hostiles à l'exploitation des ressources qui sont en vigueur, comme celle issue du projet de loi , et de certains des plafonds qui ont été mis en place et qui entravent l'exploitation de nos ressources naturelles. N'oublions pas que c'est le actuel qui a promis de travailler à une vitesse inimaginable pour faire avancer les choses. Or, nous constatons aujourd'hui que, dans le cas de la construction d'une mine, il faut parfois plus de 25 ans pour obtenir les autorisations nécessaires et mener à bien le projet dans ce pays.
En même temps, nous voyons l'idée ou la possibilité d'un pipeline vers la côte Ouest, mais nous ne connaissons ni le promoteur, ni la date de début des travaux, ni le tracé, ni les détails. Il faudra des années avant que cela se concrétise, car le et le gouvernement libéral continuent de mettre en place ces lois hostiles à l'exploitation des ressources. Ils essaient certes de se dépêtrer avec certaines exceptions, divers accords parallèles et des protocoles d'entente. Au bout du compte, toutefois, nous assistons une fois de plus à une contraction de l'économie, et non à sa croissance, malgré les vastes ressources naturelles dont dispose le pays.
Pour changer de cap, il ne suffira pas de s'attaquer aux lois anti-exploitation; nous devons aussi changer les politiques en matière de logement. Il faut éliminer la TPS sur toutes les maisons neuves partout au pays et favoriser les partenariats avec toutes les provinces en vue d'éliminer la TVH. Cela entraînerait des économies importantes, pas seulement pour les acheteurs d'une première maison, mais aussi pour tous les acheteurs d'une maison neuve. Nous devons redynamiser le secteur de l'immobilier.
Le gouvernement libéral a dit qu'il doublerait le nombre de logements construits au pays pour le porter à environ un demi-million de logements par année, ce qui, selon ses propres chiffres, est nécessaire simplement pour suivre le rythme du coût de la vie et de la demande dans les années à venir. Nous n'en sommes qu'à la moitié. Au fil des mois, nous avons constaté que les mises en chantier ralentissent au lieu de s'accélérer. Le plan des conservateurs demeure une option. Nous continuerons de faire pression sur le gouvernement à cet égard.
En ce qui concerne le prix élevé de l'essence, nous devons en faire plus pour alléger le fardeau financier et inflationniste qui pèse sur les Canadiens. Les libéraux n'éliminent que le tiers des taxes fédérales pendant le tiers de l'année. Ce que nous proposons, c'est d'éliminer toutes les taxes fédérales, non seulement la taxe d'accise fédérale, mais aussi la norme sur les combustibles, qui ajoute 7 ¢ le litre et qui, sous les libéraux, passera à 17 ¢ le litre au cours des prochaines années. Nous proposons aussi d'éliminer la TPS qui s'applique au prix de l'essence. Ces mesures entraîneraient une réduction de 25 ¢ le litre pour toute l'année et offriraient un vrai répit aux Canadiens, qui auraient ainsi plus d'argent dans les poches pour faire face à la hausse du coût de la vie. Voilà une tout autre approche que les libéraux pourraient adopter pour lutter contre la récession libérale dans laquelle nous nous trouvons actuellement.
Évidemment, il faut aussi parler des dépenses effrénées. Dans Stormont—Dundas—Glengarry et dans d'autres régions de l'Est de l'Ontario, en particulier Prescott et Russell, d'où nous recevons beaucoup de correspondance, les gens nous font souvent part de leur frustration et de leur opposition à l'égard du gâchis de 90 milliards de dollars que représente le projet de train à grande vitesse Alto. Le gouvernement libéral dépense 20 milliards de dollars chaque année pour des consultants, dont beaucoup sont des proches du Parti libéral qui obtiennent des contrats à fournisseur unique à répétition, tandis que la fonction publique fédérale est maintenant encore plus gonflée qu'il y a à peine 10 ans.
Il y a le programme de saisie d'armes à feu de 742 millions de dollars, qui constitue un gaspillage pur et simple du temps et des ressources des Canadiens respectueux des lois. Il coûte de l'argent aux contribuables sans même s'attaquer aux causes profondes de la violence liée aux armes à feu au Canada, à savoir les armes illégales et issues de la contrebande. Saisir les armes à feu de Canadiens respectueux des lois qui fréquentent, par exemple, le club de tir à l'arme de poing de Cornwall ne permettra pas de résoudre la crise. Le a même admis dans un enregistrement audio qui a fait l'objet d'une fuite que le plan des libéraux ne fonctionne pas, mais ils ont tout de même jeté 742 millions de dollars à la poubelle.
Ce n'est pas tout: le programme PrescripTIon a coûté 300 millions de dollars. C'est Santé Canada qui a mis en place ce programme, qui était censé servir à numériser les dossiers. Après avoir injecté des centaines de millions de dollars dans le programme, les libéraux ont décidé que personne n'en voulait et ne l'utilisait. Ils ont dû y mettre fin, mais ils ont tout de même versé au PDG de l'organisme responsable plus de 800 000 $ par année en salaire et en primes. C'est tout à fait absurde, et c'est un autre exemple de gaspillage de fonds publics.
Comme si cela ne suffisait pas, les conservateurs mettent au jour de nouvelles dépenses inutiles du gouvernement libéral. Il n'est pas étonnant que notre pays affiche un déficit et une dette aussi élevés. Les libéraux vont dépenser 200 millions de dollars au cours des 10 prochaines années pour une gravière et une dalle de béton dans une zone rurale de la Nouvelle-Écosse en vue d'y construire une rampe de lancement. L'entreprise était au bord de la faillite et a failli fermer ses portes, avant de recevoir une injection de 20 millions de dollars grâce à un contrat antidaté, avec effet rétroactif à l'année dernière. Grâce à cette injection de 20 millions de dollars, ses principaux investisseurs ont soudainement encaissé des millions de dollars, et nous nous retrouvons avec une gravière recouverte d'une dalle de béton qui coûte 20 millions de dollars par an. Pour mémoire, le bail de ce terrain s'élevait à environ 15 000 $ par an. Où vont les 19,99 millions de dollars restants chaque année? Les Canadiens ont le droit de le savoir.
Quand on parle de gaspillage et des moyens de réduire le déficit, plusieurs solutions efficaces s'offrent à nous. Il y a tous ces milliards de dollars sur lesquels nous, les conservateurs, attirons l'attention. Ce serait une manière sensée de remettre de l'ordre dans les finances de l'État.
Les documents budgétaires parlent d'eux-mêmes: les libéraux prévoient des déficits colossaux cette année et pour les années à venir. Les libéraux n'entendent pas revenir à l'équilibre budgétaire. Après quelques calculs rapides, j'en suis venu à la conclusion que les libéraux allaient alourdir la dette nationale de 330 milliards de dollars, et ce, au cours des cinq ou six prochaines années seulement. Cette somme s'ajoute à une dette déjà faramineuse de 1,3 ou 1,4 billion de dollars. Les libéraux ont fait grimper la dette nationale plus que tous les gouvernements précédents réunis. C'est dire à quel point l'heure est grave.
Je l'ai souvent dit au cours de ma carrière en politique et je le dis encore: la tâche la plus aisée pour un gouvernement est d'annoncer ses intentions de dépenses. C'est la partie facile. La vraie question, et c'est là où les Canadiens doivent être vigilants, surtout avec le gouvernement libéral actuel, c'est de savoir d'où viendra l'argent pour payer ces dépenses. Ce que nous avons ici, c'est ce qu'on appelle un budget coûteux financé à crédit. Année après année, le gouvernement ajoute des dizaines de milliards de dollars à la dette. Cette fois-ci, selon la toute récente mise à jour économique du printemps, on parle de 67 milliards, sans oublier, comme je l'ai déjà mentionné, les 330 milliards de dollars qui viendront creuser la dette au cours des années à venir.
Ce qu'il faut garder à l'esprit, c'est que lorsqu'on dépense à crédit, cela augmente la dette publique et les frais qui y sont rattachés, c'est-à-dire les intérêts liés au service de cette dette. Cette année, nous avons dépensé 54 milliards de dollars rien que pour payer les intérêts sur la dette nationale. Cela ne réduit en rien le montant de la dette. Cela revient simplement à payer les intérêts de notre carte de crédit, et ces intérêts devraient atteindre 59 milliards de dollars l'année prochaine. Ils passeront ensuite à 65 milliards de dollars l'année suivante, puis à 71 milliards et 76 milliards de dollars, si bien qu'en 2030, le service de la dette nationale nous coûtera, en une seule année, 81 milliards de dollars.
Ce n'est pas viable, et ce n'est pas la bonne façon de procéder. Ce n'est pas ainsi que les ménages canadiens gèrent leur carte de crédit et leur budget familial. En tant que contribuables canadiens, ils attendent du gouvernement qu'il fasse de même.
Le fait que le nouveau a doublé le déficit de Justin Trudeau n'a aucun bon sens. Qu'il s'agisse de la loi d'exécution du budget ou des initiatives des libéraux en matière de défense, tout ce qu'on nous propose, c'est plus de bureaucratie, plus d'impôts et plus de mesures inefficaces. Maintenant que nous sommes en récession, sous la direction du premier ministre libéral, il est temps de se ressaisir et de changer de cap.
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Monsieur le Président, je voudrais brosser un tableau de la situation pour ceux qui ont suivi le débat ces derniers mois ici, à la Chambre des communes. Je voudrais donner une idée de ce qui s'est réellement passé depuis les dernières élections fédérales.
Je pense que nous devons adopter une approche plus globale, car le tableau que les conservateurs brossent chaque jour, que ce soit à l'intérieur ou à l'extérieur de la Chambre, laisse croire — comme le répète sans cesse le chef conservateur — que le Canada est brisé, alors qu'en réalité, rien ne pourrait être plus éloigné de la vérité.
Si l'on examine la période qui a précédé les dernières élections fédérales, il y a un peu plus d'un an, on peut se demander ce qui préoccupait les Canadiens à l'époque. Les gens s'inquiétaient de Trump, des droits de douane, du commerce international et de la criminalité. Ce sont les quatre principaux sujets dont on me parlait constamment. On m'a aussi parlé des soins de santé. Je veux essayer de régler ces questions.
L'enjeu du coût de la vie a vraiment commencé à faire surface et à s'imposer juste avant les élections, lorsque le s'est engagé à supprimer la taxe sur le carbone. Les députés se souviendront qu'il s'agissait de la toute première mesure qu'il a prise.
En campagne électorale, comme je le disais, les trois principaux enjeux étaient, de loin, Trump, les droits de douane et le commerce. Nous avons alors promis aux Canadiens qu'en tant que gouvernement, nous bâtirions une économie canadienne unifiée, nous nous pencherions sur la diversification de nos échanges commerciaux et nous examinerions les moyens d'attirer davantage d'investissements au Canada.
Les Canadiens ont pu examiner le passé du et ce que le chef du Parti libéral proposait lors des dernières élections fédérales. Ils ont compris qu'il avait été gouverneur de la Banque du Canada, nommé par Stephen Harper, et non par les libéraux. C'est Stephen Harper qui l'a nommé gouverneur de la Banque du Canada. Il est ensuite devenu gouverneur de la Banque d'Angleterre.
Les compétences du en matière d'économie ne sont pas remises en question. À bien des égards, il est considéré comme une autorité dans le domaine économique, et pas seulement ici, au Canada. Comme je l'ai déjà mentionné, les Canadiens l'ont comparé au , qui est, comme moi, dans une certaine mesure, un politicien de carrière. Je ne veux rien enlever aux politiciens de carrière, mais je crois qu'à ce moment-là, les Canadiens voulaient quelqu'un qui saurait prendre les choses en main, qui comprenait le climat économique et qui leur donnerait un sentiment de sécurité. Je crois qu'ils ont fait le bon choix. Jamais auparavant le Parti libéral du Canada n'avait obtenu autant de votes qu'aux dernières élections nationales. J'attribue cela en grande partie au parcours professionnel du premier ministre du Canada.
Jetons un coup d'œil à certaines mesures prises depuis que le gouvernement actuel est arrivé au pouvoir. J'ai déjà mentionné l'élimination de la taxe sur le carbone. Peu après les élections, le gouvernement a présenté des mesures législatives, en particulier le projet de loi , et il s'est engagé auprès des Canadiens à réduire le taux d'imposition de la classe moyenne. Ces décisions ont permis à 22 millions de Canadiens de bénéficier d'un allégement fiscal. Soit dit en passant, la population de notre pays s'élève à un peu plus de 40 millions d'habitants.
Nous avons également présenté un projet de loi visant à promouvoir l'unité de l'économie canadienne. Je me souviens que, peu après les élections, le gouvernement s'est affairé à consulter les premiers ministres provinciaux, les dirigeants autochtones, les chefs d'entreprise et les dirigeants syndicaux et à travailler avec eux, ensemble ou individuellement, pour vraiment souligner l'importance de travailler ensemble, dans un esprit de collaboration, afin de bâtir un Canada plus fort et plus florissant qui prend soin de tous les Canadiens, à tous points de vue, que ce soit sur le plan économique, dans le domaine de la santé ou dans celui de la criminalité.
Pour parvenir à cette unité, il faut un esprit de coopération. Il faut de la collaboration. Bon nombre des responsabilités que je viens d'énumérer sont des responsabilités conjointes. Quand nous parlons de promouvoir l'unité de l'économie canadienne, cela signifie qu'il faut éliminer les obstacles pour intensifier les échanges commerciaux, qu'il s'agisse de marchandises ou de main-d'œuvre, au sein de la fédération. C'est ce que nous avons fait. Nous avons éliminé les obstacles nationaux. Nous continuons également d'encourager, dans la mesure du possible, les provinces et les territoires aux vues similaires à faire de même. Nous avons constaté des progrès considérables dans ce domaine. Les provinces canadiennes ont pris des initiatives importantes qui reposent sur le principe de l'unité de l'économie canadienne. J'espère que l'élimination des obstacles se poursuivra.
Le s'est également engagé à bâtir un Canada plus fort en investissant dans les infrastructures et dans de grands projets, en se fiant une fois de plus aux différents intervenants des provinces et des territoires, aux dirigeants autochtones et à d'autres, pour déterminer quels devraient être ces grands projets.
Le siège social du Bureau des grands projets, qui est l'un des moteurs économiques du pays, est situé en Alberta. J'ai été ravi de la décision d'y implanter ce bureau.
Le montant des investissements qui devraient passer par ce bureau s'élève à environ 150 milliards de dollars. Ce sont des investissements qui se feront à l'échelle du pays. Toutes les régions du Canada investiront parce que le comprend le système fédéral et est conscient des avantages de la collaboration avec autrui pour garantir la mise en œuvre des bons projets et permettre à toutes les régions canadiennes d'en bénéficier.
Nous discutons du potentiel qu'a le Canada de devenir une superpuissance énergétique mondiale et des mesures que nous prendrons pour que cela se produise. Les députés peuvent jeter un coup d'œil aux grands projets dont nous parlons d'un océan à l'autre et constater le potentiel de secteurs comme ceux de l'énergie, y compris l'énergie éolienne, dans les provinces de l'Atlantique. Songeons à l'énergie nucléaire en Ontario et aux hydrocarbures en Alberta, en Saskatchewan et au Manitoba, d'où je viens. J'ai vécu de nombreuses années dans chacune des trois provinces formant les Prairies canadiennes. J'ai un attachement personnel envers cette région. En Colombie-Britannique, c'est le gaz naturel liquéfié. Les possibilités sont là: elles sont réelles et tangibles.
Le , le Cabinet et tous les députés libéraux comprennent pourquoi il est important d'ignorer les conseils du Parti conservateur et de ne pas juste nous tasser du chemin. À mes yeux, ce serait une erreur. Nous savons que le gouvernement a un rôle à jouer, et nous l'avons vu très concrètement avec les grands projets. Les projets du secteur de l'énergie dont j'ai parlé n'en sont que quelques exemples.
Songeons à nos ressources naturelles et aux possibilités d'exploitation minière dans le Nord canadien. La Saskatchewan des gisements de potasse et de cuivre. La Colombie-Britannique a du cuivre. Nous avons une industrie forestière que nous soutenons de toutes les manières possibles aujourd'hui, car nous voulons qu'elle soit là pour les générations futures. Nous savons que les ressources naturelles du Canada sont très précieuses et que nous pouvons travailler en consultant les Autochtones, les provinces et les territoires. Quand je parle de bâtir plus grand et en mieux, je veux dire que nous pouvons le faire tout en protégeant notre environnement, en agrandissant nos parcs nationaux là où c'est possible et en protégeant nos cours d'eau. Tout cela est très important pour le gouvernement. Nous ferons le travail nécessaire pour assurer un développement durable, car nous réalisons que c'est ce que les Canadiens attendent de nous.
Le budget et le projet de loi d'exécution du budget contiennent des éléments qui, selon moi, auraient dû faire l'unanimité parmi les députés. J'ai été déçu par l'attitude des partis de l'opposition, qui ne semblent pas saisir l'intérêt d'un fonds souverain. Ils avancent des prétextes pour justifier leur position, mais ils ne se rendent pas compte que de nombreux pays possèdent ce genre de fonds. Ce sont des fonds qui ont fait leurs preuves, et ils peuvent fonctionner efficacement. C'est une formidable occasion que le gouvernement offre aux Canadiens d'investir. C'est aussi une excellente occasion pour nous de comprendre quels types d'investissements seront nécessaires pour démarrer et mener à bien bon nombre de grands projets.
Le gouvernement et le se sont fixé un objectif très ambitieux. La barre a été placée à un billion de dollars sur cinq ans, et nous sommes déterminés à atteindre cet objectif et à faire en sorte que le Canada reste l'économie la plus forte du G7; nous sommes prêts à faire tous les efforts nécessaires.
Nous devons prendre conscience de ce qui s'est passé au sud de la frontière. Ces événements ont des répercussions, cela ne fait aucun doute. C'est l'origine des problèmes concernant les droits de douane. Nous avons mis en place des mesures de soutien pour protéger certaines de nos industries les plus précieuses. Nous continuerons à soutenir les travailleurs les plus touchés par certaines des décisions prises aux États-Unis.
Cela dit, comme le l'a dit pendant la dernière campagne électorale, nous sommes déterminés à diversifier nos débouchés commerciaux bien au-delà de la frontière canado-américaine.
Cela signifie qu'il faut examiner les possibilités d'exportation, et c'est pourquoi des accords commerciaux avec différentes régions ont été présentés à la Chambre. Il y en a eu deux, l'un avec l'Indonésie et l'autre avec l'Irlande du Nord et le Royaume-Uni. Ce sont des mesures législatives que nous avons déjà adoptées à la Chambre, sans parler de la dizaine d'autres accords commerciaux qui ont été signés.
Nous discutons avec deux grands pays dont je suis un grand admirateur, l'Inde et les Philippines. Le communique directement avec le président et le premier ministre. J'ai bon espoir que le Canada conclura des accords commerciaux avec les Philippines et l'Inde en 2026.
Le Canada est le seul pays à avoir conclu des accords commerciaux avec tous les pays du G7. Le Canada est un pays commerçant. Nous représentons 0,5 % de la population mondiale, mais nous contribuons aux échanges commerciaux à l'échelle mondiale à hauteur de 2,5 %. Nous comprenons l'importance du commerce et nous avons très bien réussi à établir des relations. Si on parle au ou à d'autres ministres, comme le , la ou le lorsqu'ils reviennent, ce qu'on entend, c'est que tout le monde veut faire des affaires avec le Canada. Nous devons préparer le terrain pour faciliter cela. C'est pourquoi le et le gouvernement se sont engagés à se rendre à Toronto en septembre afin de promouvoir les investissements, les idées, les réflexions et les possibilités qui nous aideront à obtenir les milliards de dollars dont nous avons besoin pour bâtir un Canada fort.
Je peux dire aux députés que le gouvernement actuel a un volet social très fort. Nous sommes déterminés à respecter la Loi canadienne sur la santé. Nous sommes déterminés à soutenir les gens au moyen de notre filet social. Que ce soit aux aînés, aux jeunes ou aux personnes handicapées, nous fournissons les services de base qui sont absolument essentiels. Nous continuons de soutenir des programmes comme la Sécurité de la vieillesse, le Supplément de revenu garanti et le programme Nouveaux Horizons, qui s'adressent tous aux aînés. En ce qui concerne les soins de santé, qu'il s'agisse de santé mentale, de soins à domicile ou de soutien financier, nous continuons de les financer de façon très importante. Aucun gouvernement n'a consacré plus d'argent aux soins de santé que le gouvernement actuel, et il n'y a eu aucune compression dans ce secteur. Au bout du compte, nous devons nous concentrer sur la façon dont nous pouvons poursuivre cette croissance.
À la toute fin de son discours, le dernier intervenant conservateur a parlé de l'armée. J'ai fait remarquer que, à un moment donné, les conservateurs ont consacré un peu moins de 1 % du PIB au secteur militaire et aux Forces armées canadiennes, ce qui est vraiment désolant. Le gouvernement, sous la direction du , a déjà atteint 2 % du PIB. Or, ce n'est pas suffisant. Nous cherchons aussi des moyens de moderniser, de dynamiser et de soutenir l'industrie militaire. Le Canada contribue déjà à cette industrie dans le monde entier, mais nous pouvons en faire bien plus. Nous en avons eu un bon exemple plus tôt cette semaine. Si nous collaborons avec nos alliés, le champ des possibilités s'élargit. Contrairement au Parti conservateur du Canada, nous ne négligerons pas ce domaine, parce que nous sommes conscients de son potentiel. De plus, nous sommes saisis d'un projet de loi qui nous permettra de le faire croître.
Oui, nous devrons surmonter certains obstacles, mais il ne fait aucun doute que tous les députés libéraux sont déterminés à bâtir un Canada fort qui soutient sa population. Nous serons là pour tous les Canadiens.
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Monsieur le Président, je partagerai mon temps de parole avec le député de .
Le a passé une bonne partie de la dernière année à soutenir que le Canada doit composer avec un monde plus dangereux, plus concurrentiel et moins indulgent. Il a tout à fait raison. Les relations commerciales sont plus fragiles et les chaînes d'approvisionnement sont désormais des questions de sécurité nationale, tandis que les ressources énergétiques, les minéraux, les données, la production de défense et la capacité industrielle ne sont plus que de simples actifs économiques. Ils sont devenus des outils de souveraineté. Peu d'observateurs sérieux nieraient que le Canada est confronté à un monde plus exigeant que celui d'il y a 10 ans.
Cependant, la question qui intéresse actuellement le Parlement, c'est de savoir si le projet de loi reflète la gravité de cette analyse. Un pays sérieux doit être en mesure de bâtir. Il doit pouvoir se défendre, éduquer et former la population, approuver des projets, mobiliser des capitaux, protéger les consommateurs et prendre des décisions qui s'inscrivent dans la durée, au-delà d'un seul cycle de nouvelles. Le a dit que le contexte actuel exige que l'on ait de l'ambition, qu'on fasse preuve de discipline et qu'on se dote d'une capacité de l'État. Je suis d'accord sur ce principe. Je me demande toutefois si le projet de loi C-31 ferait progresser les choses.
Si le défi concerne la capacité de l'État, on ne peut pas y répondre en ajoutant simplement des couches de complexité à l'État. Si l'objectif est la souveraineté économique, la réponse ne peut pas être un projet de loi qui s'éparpille dans de nombreuses directions tout en évitant les choix difficiles. Le projet de loi compte plus de 330 pages. Il modifierait le droit fiscal, le droit financier, le droit du travail, le droit des transports et le droit de l'approvisionnement en matière de défense. Il toucherait le financement du logement, le versement automatique de prestations, la déclaration des crypto-actifs, le crédit d'impôt pour l'hydrogène propre, les clauses de non-concurrence, les plaintes des passagers aériens et une agence d'investissement pour la défense, pour ne nommer que quelques-uns des sujets abordés.
Certaines des mesures proposées sont peut-être intéressantes. Certaines méritent d'être soutenues. D'autres méritent d'être amendées. Le problème, c'est qu'on demande au Parlement de les évaluer toutes en même temps. Le gouvernement dira que le temps presse et il fera pression pour que nous adoptions le projet de loi avant la pause estivale. Son manque de planification ne devrait pas nous obliger à travailler dans l'urgence.
Les grandes réformes de l'approvisionnement en matière de défense méritent leur propre projet de loi et leur propre étude en comité, comme beaucoup de mes collègues l'ont souligné aujourd'hui. Dieu sait que les droits des passagers aériens méritent d'être examinés de près. Des réformes fiscales importantes doivent être mûrement réfléchies. Au lieu de cela, on les regroupe dans un projet de loi omnibus, de sorte qu'il devient très difficile de procéder à un examen sérieux.
Nous avons déjà constaté à quel point la négligence des libéraux dans la rédaction des textes législatifs peut avoir des conséquences imprévues, comme en témoignent plusieurs autres projets de loi qui ont été présentés à la Chambre et qui, comme nous l'avons appris, ont considérablement porté atteinte aux libertés des Canadiens. L'examen parlementaire est l'une des institutions qui rendent possible une bonne gouvernance. Un gouvernement sûr de ses réformes devrait se réjouir d'un examen rigoureux plutôt que de chercher continuellement à l'affaiblir.
L'aspect le plus révélateur du projet de loi réside peut-être dans ce qu'il ne contient pas. Le 27 avril, le a annoncé la création du Fonds pour un Canada fort, le décrivant comme le premier Fonds souverain national du Canada. Il a été présenté comme la pierre angulaire de la souveraineté économique et de l'édification du pays. On a dit aux Canadiens qu'il aiderait à mobiliser des capitaux pour des projets stratégiques dont le pays a désespérément besoin et qu'il permettrait aux générations futures de participer à la prospérité du pays. Un fonds souverain peut être un puissant instrument de politique publique. Il peut aussi devenir un coûteux véhicule d'investissement politique si sa gouvernance n'est pas rigoureuse. Tout dépend de sa conception, et comme on dit, le diable est dans les détails.
Le projet de loi ne contient aucun cadre législatif pour le fonds pour un Canada fort et il n'explique pas comment ce fonds fonctionnera ni comment le Parlement l'encadrera. Plus d'un mois après l'annonce du fonds, tout ce que nous avons, c'est un court document d'information du gouvernement qui promet un énième bureau avec un énième PDG et des consultations pour déterminer, au cours des prochains mois, la forme que le fonds finira par prendre. C'est une omission importante parce qu'elle révèle un fossé plus large entre les beaux discours et les annonces du gouvernement, et le volet exécution.
On voit la même tendance avec la formation professionnelle. Le gouvernement soutient continuellement que la prospérité future du Canada repose sur la formation de la main-d'œuvre la plus qualifiée au monde, ce qui est exact.
Il a parlé de la formation dont les travailleurs ont besoin pour construire des logements, exploiter les minéraux critiques, développer le secteur manufacturier de pointe et renforcer la production de défense. Le diagnostic est exact, mais la proposition législative est remarquablement mince. Le projet de loi contient des mesures liées à la mobilité de la main-d'œuvre et à l'emploi. Ces mesures sont sans doute utiles, mais elles ne constituent pas une stratégie nationale à l'égard des compétences. Cela ne nous dit pas comment le Canada entend former suffisamment de travailleurs, accélérer la reconnaissance des titres de compétence, améliorer les programmes d'apprentissage et les taux d'achèvement de ceux-ci ou remédier aux pénuries de main-d'œuvre qui retardent déjà de grands projets dans tout le pays.
Le gouvernement parle de mesures nationales ambitieuses et de grande envergure, mais la proposition législative est incomplète. Cette tendance s'étend à l'économie en général. Le projet de loi contient des incitatifs à l'investissement, des modifications fiscales et des obligations de déclaration. Certaines mesures sont susceptibles d'améliorer le fonctionnement du régime fiscal, mais rien de cela ne constitue un programme sérieux en matière de productivité, alors que la gestion de la crise du coût de la vie cache la crise silencieuse du manque de productivité.
Ce matin, nous avons appris que, après deux trimestres consécutifs où l'économie s'est contractée, le Canada a discrètement glissé en récession. Si le taux de production par travailleur du Canada est inférieur à celui de ses concurrents, les salaires stagnent. Lorsque les salaires stagnent, le pouvoir d'achat diminue. Les gouvernements peuvent atténuer les conséquences grâce à des transferts, à des crédits d'impôt et à des subventions. Cela dit, ils ont beau envoyer tous les chèques qu'ils veulent, ils ne peuvent pas toujours compenser la faible productivité, sans compter que ces dépenses entraînent des conséquences à l'épicerie et dans divers secteurs de l'économie, car les prix continuent d'augmenter. C'est parce qu'avant de distribuer la richesse, il faut d'abord la créer.
Le même problème se pose en ce qui concerne l'Agence de l'investissement pour la défense. Le Canada doit réformer les marchés publics, c'est indéniable. Les forces armées ont besoin d'équipement et de moyens, dans une perspective de disponibilité opérationnelle. Dans un monde plus dangereux que jamais, accélérer l'octroi des marchés publics n'est pas qu'une préférence administrative: c'est une nécessité stratégique. Pourtant, rapidité n'est pas synonyme de compétence. La sécurité nationale est un domaine où on ne doit pas lésiner sur la reddition de comptes. L'Agence de l'investissement pour la défense pourrait s'avérer utile, mais peut-être pas. Le Parlement n'a pas encore obtenu suffisamment de données pour déterminer quel résultat est le plus probable. Ce qui est clair, c'est qu'une réforme d'une telle ampleur doit faire l'objet d'un projet de loi distinct et d'un examen distinct par un comité. Le comité de la défense devrait s'en charger, en faisant appel à des témoins qui comprennent l'approvisionnement en matière de défense, l'état de préparation militaire, l'industrie et la sécurité nationale. Cette réforme ne devrait pas apparaître dans une section d'un immense projet de loi d'exécution du budget en rivalisant pour capter notre attention avec des mesures qui se rapportent aux règles fiscales, aux plaintes de passagers aériens et à la main-d'œuvre.
La question au cœur de ce débat n'est pas de savoir si le Canada devrait avancer plus vite, mais bien de savoir si cette structure nous permettra effectivement d'avancer plus vite, ou si elle ne fera que compliquer les choses. Un navire qui ne peut pas naviguer ne défend pas la souveraineté. Un avion qui ne peut pas voler ne protège pas l'Arctique. Un système d'approvisionnement qui produit des annonces plus vite que le matériel promis ne sert pas les Forces armées canadiennes. La capacité de l'État ne se mesure pas au nombre d'institutions que le gouvernement crée. Elle se mesure à la capacité de ses institutions à livrer la marchandise.
Les dispositions sur les droits des passagers aériens soulèvent une préoccupation semblable. Le système actuel ne répond manifestement pas aux besoins des Canadiens. Les volumes de plaintes en attente sont inacceptables. Les retards sont excessifs. Les indemnités sont souvent très difficiles à obtenir. Cependant, ce n'est pas en annonçant des droits qu'on protège les consommateurs. Il faut que les gens ordinaires puissent faire respecter ces droits sans le recours à un avocat, à une campagne médiatique ou à un député, et sans devoir attendre pendant deux ans. Cette observation s'applique dans bien d'autres domaines que le transport aérien.
Ce n'est pas en procédant à une centralisation par principe qu'on créera une capacité. Ce n'est pas en exerçant un pouvoir ministériel sans reddition de comptes. Ce n'est pas en adoptant une loi omnibus sans véritable examen ni en prétendant avancer alors qu'on reste là les bras croisés.
Le parle souvent de résilience, de souveraineté et d'objectif national. À un moment où les Canadiens portent le fardeau de la pénurie de logements, de la faible productivité, du coût de la vie élevé et du climat d'incertitude mondial, nous devrions insister sur quelque chose de mieux. Nous devrions insister sur la compétence, la reddition de comptes et les résultats.