(i) le CRTC, dont les membres ont été nommés par les libéraux, a ordonné dernièrement aux services de diffusion en ligne de verser au gouvernement 15 % des revenus annuels qu’ils gagnent au Canada, alors que ce taux est actuellement de 5 %,
(ii) cette augmentation de taxe sera refilée aux consommateurs, qui ont déjà du mal à absorber la hausse du coût de la vie,
(iii) cet impôt refroidira l’activité commerciale et l’investissement au Canada,
(iv) cette taxe est un irritant commercial avec les États-Unis alors que l’ACEUM est sur le point de faire l’objet d’une révision,
la Chambre demande au Cabinet libéral d’invoquer les pouvoirs que lui confère la Loi sur la radiodiffusion pour rejeter la hausse de la taxe sur les services de diffusion en continu décrétée par le CRTC et pour éliminer cette taxe.
— Madame la Présidente, je souhaite partager mon temps de parole avec le député d'.
Après 11 ans de gouvernement libéral, les Canadiens paient plus cher pour à peu près tout. Ils paient plus cher pour leur épicerie, leur essence, leur loyer, leur électricité et, maintenant, ils paient plus cher simplement pour regarder leur émission préférée ou écouter leur musique préférée. Pas plus tard que la semaine dernière, le CRTC, dont les membres ont été nommés par les libéraux, a annoncé son intention de tripler la taxe sur les services de diffusion en continu, la faisant passer de 5 à 15 % pour les services de diffusion en ligne comme Netflix, Spotify et Disney+.
Or, qui va payer la note? Ce ne sera ni le gouvernement, ni les bureaucrates du CRTC, ni les ministres libéraux d'en face. Non, ce sont les Canadiens ordinaires, qui travaillent dur pour leur argent, qui paieront la facture. Chaque dollar de cette taxe sera finalement refilé aux consommateurs, qui croulent déjà sous le poids de la hausse des coûts engendrée par la politique gouvernementale actuelle.
Les Canadiens voient déjà les effets de cette décision. Il y a quelques jours à peine, Spotify a avisé ses abonnés que leurs tarifs augmenteront en juillet. Quelques dollars de plus ici et là, ça ne semble peut-être pas beaucoup pour les députés d'en face, mais pour les Canadiens qui travaillent dur pour réussir à joindre les deux bouts et qui coupent dans leurs dépenses pour économiser, ces dollars comptent.
On ne devrait pas faire croire aux Canadiens qu'ils doivent sacrifier les petits plaisirs de la vie à cause du coût de la vie. Les familles devraient pouvoir subvenir à leurs besoins essentiels, comme se nourrir, s'habiller et se loger, tout en profitant de quelques petits bonheurs. Après une décennie de politiques libérales, le coût de la vie au Canada n'a fait qu'empirer, et cette taxe sur les services de diffusion en continu n'est que la plus récente attaque des libéraux contre le pouvoir d'achat.
Ce qui rend cela encore plus difficile à accepter pour les Canadiens, c'est le décalage croissant entre ce que vivent les Canadiens ordinaires et ce qu'ils voient chez ceux qui occupent des postes de pouvoir. Des factures récemment rendues publiques montrent que le a dépensé près de 200 000 $ rien qu'en repas à bord des avions en un an. Pour un seul voyage à Rome, les contribuables ont dû débourser près de 94 000 $ pour les repas servis en vol. Que comprenaient ces repas? Du filet de bœuf, du saumon, de la crème brûlée et des vins haut de gamme.
Pour de nombreuses familles canadiennes, la majorité en fait, 94 000 $ suffiraient pour payer l'épicerie pendant des années, et pas seulement quelques petits repas. C'est ridicule. C'est complètement déconnecté de la réalité des Canadiens. Alors que les familles se demandent si elles ont les moyens de dépenser quelques dollars de plus pour conserver leur abonnement à Spotify, le dépense 94 000 $, de l'argent des contribuables, je tiens à le préciser, en repas pour un seul voyage.
Les libéraux disent aux Canadiens que la solution consiste simplement à consommer moins. L'ancienne ministre des Finances a par exemple suggéré aux Canadiens de résilier leur abonnement à Disney+ afin d'économiser quelques dollars supplémentaires chaque mois et de pouvoir joindre les deux bouts. Pendant ce temps, le a dépensé 94 000 $ pour les repas en vol lors d'un seul voyage. L'ironie de la situation est flagrante.
Cette décision est une erreur, non seulement sur le plan de l'abordabilité, mais aussi sur le plan économique. Elle est néfaste pour les investissements et pour l'avenir du Canada. Cette taxe de 15 % place le Canada parmi les pays où il est le plus coûteux de faire des affaires pour les entreprises de diffusion en continu. On envoie un message dangereux aux investisseurs, en laissant entendre que le Canada devient plus coûteux et moins prévisible, et qu'il ne vaut pas la peine d'y investir parce qu'il n'est pas compétitif. Les investissements sont cruciaux: il faut les attirer plutôt que les faire fuir.
Voyons ce qui se passe quand les investissements fleurissent. Le député d'en face secoue la tête, mais un tel contexte crée des emplois, fait augmenter les salaires, stimule l'innovation et offre des perspectives aux travailleurs canadiens ordinaires. C'est ce qui se passe quand nous parvenons à attirer des investissements dans notre pays, mais le gouvernement semble déterminé à faire le contraire, ce qui signifie que les projets, les capitaux, les emplois et les débouchés s'envolent ailleurs. Ce sont les Canadiens qui, en fin de compte, en font les frais.
On voit déjà ce que l'investissement peut apporter quand le gouvernement ne fait pas obstacle. Au début de l'année, Netflix a ouvert un grand studio d'animation à Vancouver. Ce projet est aujourd'hui remis en question en raison de cette augmentation de taxe. Il n'en reste pas moins que c'est Netflix qui l'a mis sur pied. Cette entreprise a permis de créer des milliers d'emplois et elle attire au Canada des investissements considérables, de l'ordre de plusieurs dizaines de millions de dollars. Voilà exactement le type de croissance que nous devrions encourager.
Au lieu de cela, les libéraux multiplient les obstacles et les coûts, ce qui menace les investissements futurs dans les secteurs canadiens de la production cinématographique, télévisuelle et numérique, ainsi que dans les pôles de production comme ceux de Vancouver, Toronto, Montréal et, de plus en plus, du Canada atlantique. Les députés d’en face feraient bien d’y prêter attention. Ces secteurs reposent sur une combinaison équilibrée de talents canadiens et d’investissements internationaux, qui se conjuguent pour créer des emplois et du contenu de classe mondiale ici même, mais cette taxe commence à remettre les choses en question. Si le Canada devient un milieu plus coûteux et plus réglementé, nous risquons de freiner l’élan et de limiter les possibilités pour les Canadiens. Même la Chambre de commerce des États‑Unis a fermement condamné la Loi sur la diffusion continue en ligne et la décision récente du CRTC, qui prévient que le Canada s’oriente vers une réglementation rigide et uniforme qui décourage l’investissement.
Les conservateurs soutiennent les artistes canadiens. Nous soutenons les créateurs, les musiciens, les cinéastes et les conteurs. Nous voulons qu'ils prospèrent, mais nous ne renforcerons pas la culture canadienne en augmentant le coût de la vie pour les Canadiens. En fait, c'est le contraire qui s'est produit. Nous n'aiderons pas les créateurs en faisant fuir les investissements. On ne bâtit pas une économie plus forte en sanctionnant la croissance. En fait, pour que la culture soit forte, il faut que l'économie soit forte. Si nous voulons que le secteur culturel s'épanouisse, nous devons bâtir une économie et un écosystème dynamiques pour ces gens. La prospérité sera alors au rendez-vous.
Il y a également là un grave problème de démocratie. Depuis des siècles, la démocratie parlementaire repose sur un principe simple: les impôts ne devraient être imposés que par des élus redevables à la population, et non par des organismes de réglementation non élus comme le CRTC ou des bureaucrates indépendants du ministre. Pourtant, le CRTC, dont les membres ont été nommés par les libéraux, a effectivement imposé une nouvelle taxe massive aux Canadiens sans qu'on ait même tenu un vote au Parlement. Si le gouvernement croit que les Canadiens devraient payer une taxe sur les services de diffusion en continu plus élevée, alors le ministre devrait venir à la Chambre, demander un vote et s'assurer qu'on puisse leur demander des comptes. Ils devraient faire preuve de transparence envers la population canadienne. Au contraire, ils choisissent de se cacher derrière un organisme de réglementation et de le laisser faire leur sale boulot.
Pour couronner le tout, les libéraux n'auraient pas pu choisir un pire moment dans le contexte international pour provoquer ce conflit. Le Canada entamera bientôt un important examen de l'Accord Canada—États‑Unis—Mexique avec les États‑Unis. Les autorités étatsuniennes ont déjà désigné la taxe sur les services de diffusion en continu comme un irritant commercial majeur. L'ambassadeur des États‑Unis au Canada a prévenu que tripler la redevance imposée aux entreprises de diffusion en continu ne ferait qu'aggraver une situation déjà problématique. Au moment même où le Canada devrait réduire les tensions commerciales et renforcer la coopération économique, les libéraux exacerbent le conflit. Cette situation affaiblit la position du Canada dans le cadre des négociations. À un moment où l'incertitude économique persiste, le Canada devrait s'efforcer de devenir plus concurrentiel, et non le contraire. Nous devrions attirer des investissements, et non les faire fuir. Nous devrions accroître les échanges commerciaux, et non provoquer davantage de conflits. Nous devrions réduire le coût de la vie pour les Canadiens, et non l'augmenter.
C'est le choix qui s'offre à la Chambre aujourd'hui, et j'exhorte mes collègues à choisir les Canadiens. Après 11 ans d'inflation libérale, d'empêcheurs de tourner en rond libéraux et de hausses de taxes libérales, les Canadiens sont épuisés. Ils en ont assez de payer plus pour en obtenir moins. Ils en ont assez de se faire dire de réduire leurs attentes alors que les dépenses du gouvernement continuent d'augmenter. Ils en ont assez de voir les possibilités quitter le pays parce que le gouvernement refuse de s'écarter du chemin et de permettre aux gens de s'épanouir.
Les Canadiens exhortent le gouvernement à prendre une décision qui tient compte des intérêts véritables de la population. Ils veulent que le gouvernement rende leur vie plus abordable. Pour y parvenir, il faut commencer par abolir cette taxe.
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Comme toujours, madame la Présidente, c'est un privilège de prendre la parole au nom des gens de Elgin—St. Thomas—London‑Sud, d'autant plus que mon coin de pays a profité des retombés liées à la production cinématographique qui a lieu au Canada.
C'est formidable qu'il y ait des productions canadiennes. C'est formidable que l'on choisisse de réaliser des productions américaines au Canada. Dans le présent débat, on néglige souvent de mentionner que le gouvernement n'hésite jamais à imposer une nouvelle taxe. Lorsqu'il tente de contrôler les Canadiens et leurs préférences en matière de télévision et de radio, le seul à y gagner est le gouvernement — ce n'est pas l'industrie ni les producteurs de films ou les travailleurs du secteur de la télévision et des médias au pays.
Le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes, dont les membres sont nommés par le gouvernement, a déclaré publiquement que, pour mettre en œuvre le projet de loi libéral , Loi sur la diffusion continue en ligne — contre lequel les conservateurs ont émis de sérieuses mises en garde —, il fera passer de 5 % à 15 % la redevance que doivent verser les services de diffusion en continu appréciés des Canadiens, comme Netflix, Amazon Prime et Apple TV, pour financer les productions et les contenus approuvés par le gouvernement libéral.
Il s'agit d'un enjeu crucial, car lorsque le projet de loi a initialement été présenté à la Chambre, les conservateurs ont prévenu qu'il ne visait pas vraiment à mettre l'accent sur les récits canadiens, mais plutôt à laisser le gouvernement choisir des gagnants et décider quelles histoires pourraient être racontées et obtenir le soutien du gouvernement, lesquelles seraient encouragées et lesquelles seraient réprimées. L'un des plus grands pouvoirs du projet de loi C‑11, contre lequel nous avions émis des mises en garde, consistait essentiellement à obliger les sites de diffusion en continu, par exemple YouTube, à manipuler leurs algorithmes de manière à proposer du contenu que le gouvernement libéral souhaite mettre sous les yeux des Canadiens. Les libéraux disent qu'ils ne manipulent pas les algorithmes, mais nous savons que cette manipulation sera nécessaire étant donné ce qu'ils exigent des plateformes de diffusion en continu.
Tout récemment, certains diffuseurs de contenu ont déjà déclaré avoir remarqué des changements. Le contenu qu'ils produisent et diffusent et qui était bien reçu avant a soudainement perdu en popularité. La baladodiffuseuse Jasmin Laine, entre autres, a souligné ce problème. Des fonctionnaires nous ont dit qu'il y a encore beaucoup de discussions qui ont lieu, et le gouvernement libéral se montre évasif à ce sujet. Même aujourd'hui, un député libéral nous a dit que le CRTC agit de façon indépendante et que le gouvernement libéral n'exerce aucun contrôle à cet égard, sans toutefois mentionner que le gouvernement libéral a le pouvoir, en vertu de la Loi sur la radiodiffusion, d'intervenir et de mettre fin immédiatement à cette taxe sur les services de diffusion en continu. Selon sa propre législation, le gouvernement a le pouvoir de le faire.
Concrètement, quelles sont les implications de cette taxe? Il est facile de déclarer que, en théorie, nous pouvons mettre en place cette redevance et la tripler en la faisant passer de 5 à 15 %, et que toutes les grandes plateformes américaines de diffusion en continu devront la payer. C'est le genre de propos que tiennent les gens qui ne comprennent pas le fonctionnement des entreprises. Ces gens ne comprennent pas comment fonctionnent les marchés. En toute honnêteté, j'ai vu les budgets présentés par les libéraux. Je sais qu'ils ne comprennent pas comment les affaires fonctionnent.
Ce ne sont pas les Netflix et les Amazon de ce monde qui absorberont ces coûts, mais les consommateurs. Les gens devront soudainement payer plus cher pour avoir accès à Netflix et regarder les émissions qu'ils aiment. L'abonnement à ces plateformes coûtera plus cher. Le triplement de la taxe se répercutera sur les consommateurs et, étant donné tout ce que le gouvernement libéral a fait au pays, ceux-ci méritent d'avoir la chance de se détendre en regardant des émissions et des films pour le plaisir. Quand le gouvernement libéral affirme qu'il faut pénaliser les entreprises qui offrent aux Canadiens un service pour lequel les Canadiens paient, quand il affirme que l'argent sera dirigé vers du contenu qui a l'approbation du gouvernement libéral, les Canadiens savent toutefois que cette manœuvre mènera soit à un contrôle accru de la part du gouvernement, soit au départ d'entreprises, qui choisiront de quitter le marché canadien.
Les députés ne doivent pas oublier que le projet de loi n'existe pas en vase clos. Il s'ajoute à la Loi sur les nouvelles en ligne, qui tentait également d'extorquer de l'argent à des entreprises parce que des entreprises canadiennes utilisaient leurs plateformes. Dans ce cas, il s'agissait des sites journalistiques et des médias d'information. Qu'ont fait les dirigeants de Meta en réponse à cette mesure législative? Ils ont demandé: « Pourquoi allons-nous être pénalisés parce que des journaux veulent partager leur contenu sur nos plateformes? » Meta a retiré les nouvelles du marché canadien. À ce jour, les Canadiens ne peuvent pas partager un article de presse sur la corruption libérale, entre autres, ni aucun autre article de presse sur Facebook ou Instagram. Il est tout à fait concevable que les entreprises de diffusion en continu puissent prendre des mesures de rétorsion semblables si le gouvernement libéral fait en sorte que leur modèle d'affaires ne soit plus viable.
Il n'est pas question d'entreprises américaines. Il n'est pas question de services de diffusion en continu. Il est question en fait de la capacité des Canadiens d'accéder au contenu qu'ils veulent et aux émissions qu'ils veulent.
L'un des grands atouts des services de diffusion en continu, c'est qu'ils rassemblent du contenu provenant des quatre coins du monde. On évoque souvent la nécessité de protéger la « souveraineté culturelle » — un concept désormais bien connu —, mais en réalité, le Canada, comme le rappelle souvent le gouvernement libéral, est un pays très diversifié. Les services de diffusion en continu permettent aux Canadiens de tous les horizons de regarder des émissions dans différentes langues et provenant de différents pays. D'ailleurs, ma série préférée de tous les temps n'est pas une production américaine qui m'aurait autrement été imposée, mais bien une série espagnole que j'ai découverte grâce à un service de diffusion en continu. Je ne la comprends pas dans sa version originale, en espagnol; peut-être y parviendrai‑je un jour. L'idée de restreindre notre accès aux seules productions canadiennes me déplaît profondément, car nous devrions pouvoir avoir accès à tout.
Imaginons ce qui arriverait si d'autres pays imposaient le même genre de protectionnisme culturel que celui que les libéraux tentent d'imposer. Le contenu canadien ne pourrait pas être exporté. Les habitants d'autres pays ne pourraient pas profiter de certaines des excellentes exportations culturelles du Canada, des émissions comme Les vies rêvées d'Erica Strange et Bienvenue à Schitt's Creek, ou des discours du député de , ainsi que toutes les exportations culturelles canadiennes que les gens du monde entier pourraient vouloir regarder. Comme le montre le dernier exemple, le contenu canadien n'est pas toujours de qualité, mais nous ne voulons pas que le gouvernement libéral dicte le type de contenu que les Canadiens peuvent voir ni que les entreprises canadiennes en pâtissent.
Encore une fois, l'idée avancée par les libéraux, c'est que, si on triple la redevance, les entreprises se contenteront de la payer et que cet argent serait censé servir à créer des emplois et des débouchés au Canada. Cependant, nous savons que ce n'est pas ce qui se passe, et la Loi sur les nouvelles en ligne constitue, à mon avis, une très bonne mise en garde.
Je tiens à souligner que le n'a pas vraiment pris position à ce sujet. Il a dit qu'il allait « évalu[er] attentivement les répercussions ». Ce langage libéral se traduit, je crois, par : « Nous ne savons pas ce que nous faisons, mais nous évaluerons attentivement les répercussions ». Il dit qu'il veut que les Canadiens « se reconn[aissent] à l'écran ». Oui, mais nous voulons aussi que les Canadiens aient les moyens de regarder ce qu'ils veulent regarder et de se payer des choses dont le prix a déjà augmenté. L'épicerie coûte maintenant plus cher. Il est plus coûteux de payer son loyer, d'acheter une maison, de payer la facture de gaz et de faire le plein d'essence. Ce sont des mesures qui, à bien des égards, sont sous le contrôle du gouvernement libéral. Pourquoi le gouvernement libéral insiste-t-il pour rendre tout plus inabordable?
En réalité, les libéraux reconnaissent déjà, dans une certaine mesure, l'incidence des services de diffusion en continu sur le budget des Canadiens. On se souvient peut-être du brillant conseil de l'ancienne ministre des Finances aux Canadiens pour faire face à l'inflation, qui consistait à se désabonner de Disney+. Eh bien, de plus en plus de Canadiens devront suivre ce conseil, car ces services augmentent leurs tarifs pour une raison à laquelle le gouvernement libéral pourrait remédier très facilement. Notre motion de l'opposition demande aux libéraux de rejeter la hausse de la taxe sur les services de diffusion en continu et d'utiliser les pouvoirs que leur confère la Loi sur la radiodiffusion pour éliminer cette taxe une fois pour toutes.
Je me souviens lorsque Stephen Harper avait mis en garde contre la taxe Netflix il y a plus de dix ans. Les libéraux s'étaient moqués de lui sans pitié. Ils avaient déclaré: « Personne ne va taxer les services de diffusion en continu », et voilà que non seulement ils le font, mais en plus ils augmentent la taxe sur ces services.
Nous ne protégerons rien au Canada en rendant les services moins abordables pour les Canadiens et en limitant leur liberté de choix, qui doit être au cœur de la manière dont ils choisissent de consommer les produits culturels, qu'il s'agisse d'une émission, d'un film, d'une chanson ou de toute autre forme de contenu.
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Madame la Présidente, la Charte des droits garantit la liberté de religion. On aurait pu penser que les députés du Parti conservateur reconnaîtraient ce fait — car c'est bien un fait —, mais il ne cadre pas avec leur discours politique. Ce qu'ils veulent, c'est semer la division et mettre les gens en colère. Comment s'y prennent-ils? Ils affirment, par exemple, que les libéraux tentent de limiter la liberté de religion, même si la Charte l'interdit. Maintenant, ils disent que les libéraux veulent dicter aux Canadiens ce qu'ils peuvent et ne peuvent pas regarder. Les interventions des deux derniers députés sont sans équivoque: les conservateurs ont sorti leurs chapeaux en aluminium.
Je suggère aux députés d'en face d'examiner ce qui se passe réellement et pas seulement au sein du CRTC, qui, soit dit en passant, est un organisme indépendant et apolitique. Les conservateurs essaient de simplifier les choses en disant qu'il s'agit d'une taxe du CRTC. Je vais donc donner des explications sur les faits qu'ils déforment.
J'ai posé une question au député d'en face au sujet de la motion. L'essence de la motion se trouve à la toute fin et se lit comme suit:
la Chambre demande au Cabinet libéral d'invoquer les pouvoirs que lui confère la Loi sur la radiodiffusion pour rejeter la hausse de la taxe sur les services de diffusion en continu décrétée par le CRTC et pour éliminer cette taxe.
Les conservateurs enjoignent au Cabinet d'agir en ce sens, mais le Cabinet n'a pas le pouvoir de faire ce que le Parti conservateur lui demande. Lorsque j'ai posé une question à ce sujet, qu'a répondu le député? Il a mentionné le gouverneur en conseil. Or, ni le gouverneur en conseil ni le Cabinet n'ont le pouvoir de faire ce que le Parti conservateur du Canada demande.
C'est la réalité, et pourtant, les députés du Parti conservateur renchérissent de plus belle en affirmant qu'il s'agit d'une taxe et que le gouvernement fédéral peut intervenir pour modifier la situation. C'est exactement la même approche qu'ils adoptent à l'égard d'autres mesures législatives du gouvernement: ils cherchent à faire croire, à tort, que le gouvernement tente de limiter ce que les gens peuvent regarder à la télévision ou de dicter aux Canadiens ce qu'ils peuvent ou non visionner, que ce soit en ligne ou sur le petit écran. Véhiculer ce type de message et de mésinformation rend, à mon sens, un bien mauvais service à l'ensemble des Canadiens.
Cela dit, je sais ce qui souvent motive les députés conservateurs: ce n'est pas d'avoir de bonnes orientations publiques, mais bien d'instrumentaliser un dossier et d'envoyer des milliers de courriels pour susciter la grogne tout en remplissant les coffres du Parti conservateur du Canada. Lorsqu'il s'agit de répandre de la mésinformation pour attiser la peur et amasser des fonds, le Parti conservateur du Canada est un champion toutes catégories. Je le sais pertinemment, puisque les courriels qui instillent la peur et qui répandent de la mésinformation, je les reçois.
C'est en substance ce que fait la motion dont nous débattons. Ma première question a porté sur une industrie qui est absolument névralgique au Canada. Laissons le CRTC de côté, un instant. En ce qui concerne l'industrie, j'invite les députés à penser aux gens qu'ils représentent ainsi qu'aux aspirations des jeunes, entre autres, qui veulent évoluer dans le domaine des arts et faire rayonner le patrimoine canadien sur la scène ou devant un micro. L'industrie existe et elle va bien. Sur les banquettes ministérielles, nous voulons qu'elle se développe et nous l'aidons à le faire. Or, pour l'aider, il faut égaliser les règles du jeu. C'est ce que nous voulons. Nous voulons que les conditions soient équitables pour tous, car nous savons qu'avec des conditions équitables, la culture, le patrimoine et l'industrie artistique d'ici peuvent subsister et briller de mille feux, ce qui n'est pas forcément le cas dans tous les domaines.
Les conservateurs parlent de l'augmentation de taxe annoncée par le CRTC, mais ils ne parlent pas du fait que cet organisme a réduit la contribution financière obligatoire des grandes entreprises de radiodiffusion ici, au Canada. Pourquoi? Nous avons créé le CRTC il y a de nombreuses années. Lorsqu'ils étaient au pouvoir, les conservateurs ont eu l'occasion de s'en débarrasser s'ils ne l'aimaient pas. Ils auraient pu présenter un projet de loi à cette fin, mais ils ont choisi de ne pas le faire.
J'aimerais savoir si le Parti conservateur d'aujourd'hui appuie le CRTC. Dans quelle mesure l'appuie-t-il? Je crains que l'extrême droite n'ait pris le contrôle du Parti conservateur, et que celui-ci n'hésiterait pas à faire tomber le couperet sur ce type d'organisations et de sociétés indépendantes. En définitive, la décision prise par le CRTC dans ce contexte particulier vise réellement à protéger nos industries. Elle vise à uniformiser les règles du jeu, ce qui est important.
J'ai parlé des gens que nous représentons. Je pense à tous ceux qui ont des ambitions aujourd'hui. Je pense aux nombreuses réussites du passé. Je pense aux émissions et aux artistes que nous voyons aujourd'hui. Le CRTC a joué un rôle. CBC/Radio-Canada a joué un rôle, tant à la radio qu'à la télévision. Il y a des députés qui me chahutent. Certains d'entre eux ont déjà collaboré avec CBC/Radio-Canada. Au bout du compte, nous voyons le potentiel de ce secteur.
Je voudrais parler de Winnipeg. Si quelqu'un veut se faire une idée de la taille et de l'ampleur de la communauté artistique, il devrait venir à Winnipeg pendant le Folklorama ou pendant l'un des nombreux festivals artistiques qui s'y déroulent. Je vais me concentrer sur le Folklorama et mettre en avant deux pavillons. Au total, il y en a quatre.
Je parle du pavillon philippin « Pearl of the Orient », commandité par Magdaragat, qui existe depuis maintenant 50 ans. J'ai assisté l'autre jour à une célébration marquant les 50 ans de Magdaragat. Cette organisation, les musiciens, les danseurs et les conservateurs sont impliqués depuis des années. Bon nombre des artistes sont présents pratiquement depuis le tout début.
Ces artistes ont présenté sur scènes comme le Rainbow Stage, à Winnipeg. Ils ont fait des tournées dans beaucoup d'autres pays du monde et ont même joué pour la royauté. Il ne s'agit que d'un pavillon. Les députés peuvent me croire sur parole. S'ils viennent à Winnipeg pendant le Folklorama, ils ne verront pas seulement 2 ou 4 pavillons, mais plus de 45 pavillons différents.
Si les députés visitent ces pavillons, ils verront beaucoup de jeunes qui veulent continuer à participer à un programme d'arts sous une forme ou une autre. Nous devrions encourager cette participation. Nous le constatons dans de nombreux événements auxquels nous assistons à des niveaux professionnels, semi-professionnels et amateurs. Pourquoi voudrions-nous abandonner un secteur qui a été là pour les Canadiens, qui a créé des emplois et qui a contribué à notre identité canadienne?
C'est essentiellement ce que nous entendons de la part des conservateurs. Les conservateurs essaient de simplifier les choses en disant que tout est une question de fiscalité, comme si le gouvernement ne se souciait pas des taxes, des impôts et du coût de la vie.
La toute première mesure prise par le a été d'éliminer la taxe sur le carbone, ce qui représentait un allégement fiscal important pour les Canadiens. Quelques semaines après le début de la session, avant l'été qui a suivi les élections fédérales, le premier ministre et le gouvernement ont présenté un projet de loi qui accordait un allégement fiscal à 22 millions de Canadiens. Les gens parlaient du problème du logement, et nous sommes passés à l'action. Nous avons instauré une exemption de la TPS pour les acheteurs d'une première maison afin de rendre cet achat plus abordable pour les jeunes. C'est un allégement fiscal pour les acheteurs d'une première maison.
Ce n'est pas tout. Au cours des derniers mois, nous avons éliminé des frais de télécommunications injustes afin d'offrir un répit aux consommateurs lorsqu'ils cherchent un meilleur forfait, et afin d'empêcher l'imposition de frais excessifs. N'oublions pas non plus que nous avons prolongé l'exonération des droits d'accise sur l'alcool. Nous avons aussi réduit les frais bancaires, notamment certains frais de base.
Lorsque nous parlons de la mesure, les conservateurs disent qu'il s'agit d'une taxe simplifiée ou ils l'appellent une taxe sur la diffusion en continu, mais elle vise en réalité à amener les Canadiens à réfléchir à la question plus large de la fiscalité. Je peux dire aux députés qu'il existe de nombreuses initiatives. Je n'ai même pas parlé de la suspension très récente de la taxe fédérale sur les combustibles, qui est de 10 ¢ le litre. C'est une initiative que nous avons mise en place.
Le gouvernement a profité de certaines occasions pour accorder d'importants allégements fiscaux. C'est une situation dont le gouvernement est parfaitement conscient et qu'il surveille de près. Le gouvernement ne mordra pas à l'hameçon des conservateurs, qui recourent à la mésinformation et essaient de prétendre que le gouvernement dispose, par l'intermédiaire du gouverneur en conseil, d'un pouvoir qu'il n'a pas, et ne fera pas ce qui est demandé dans cette résolution.
J'ai hâte d'entendre d'autres députés du Parti conservateur prendre la parole et citer précisément les dispositions qui confèrent au Cabinet le pouvoir qu'ils disent aux Canadiens qu'il possède. J'aimerais savoir précisément d'où vient ce pouvoir lorsqu'ils affirment que le Cabinet a le pouvoir de modifier la décision du CRTC.
Je crois que le CRTC a tenu compte de tous les facteurs avant de prendre la décision d'augmenter la contribution financière obligatoire de certains secteurs, mais de la réduire — et j'insiste sur le mot « réduire » — pour d'autres. Je me demande ce que pense le Parti conservateur de cette réduction. Après tout, l'enjeu de la contribution financière obligatoire est l'une des questions abordées dans sa motion d'aujourd'hui. Dans celle-ci, les conservateurs tentent de faire naître des craintes ou des doutes quant à la capacité du gouvernement de conclure un accord commercial avec les États‑Unis, alors que rien n'est plus éloigné de la vérité, en laissant entendre que l'augmentation prévue par le CRTC aura de graves répercussions sur les négociations commerciales avec ce pays.
J'ai écouté les propos de la députée de et j'ai aussi suivi ce qu'a dit le député de , qui n'a pas pris la parole aujourd'hui, mais qui s'est rendu aux États‑Unis. On se rappellera qu'il a parlé au président et au vice-président là-bas. Les Canadiens s'en souviennent. Quelqu'un peut-il imaginer que le envoie la députée de Lethbridge et le député de Bowmanville—Oshawa-Nord aux États‑Unis pour mener des négociations sur nos échanges commerciaux? On peut parler d'un climat de peur. Qu'a dit le député de Bowmanville—Oshawa-Nord à ce sujet après avoir consulté le président et le vice-président des États‑Unis? Il a déclaré que les Canadiens faisaient une crisette, essayant de rejeter la faute sur eux.
Examinons maintenant la motion dont nous sommes saisis aujourd'hui. Les conservateurs tentent de laisser entendre que le gouvernement du Canada ne fait pas son travail sur un dossier aussi important et que nous ne comprenons pas les répercussions globales de cette politique. En quelques mots, je peux rassurer les députés alors que nous entamons ce débat. Il ne fait aucun doute que les conservateurs prendront la parole pour parler des échanges commerciaux entre le Canada et les États‑Unis et qu'ils tenteront une nouvelle fois de donner la fausse impression que le gouvernement n'est pas à la hauteur, alors que rien ne pourrait être plus faux. C'est ce qu'ils feront et nous le verrons tout au long de la journée.
Quelle est la réalité? En fin de compte, pour résumer, nous savons que le gouvernement et le se sont engagés à ne pas se contenter de n'importe quel accord. Nous allons obtenir le meilleur accord possible, celui qui servira au mieux les intérêts des Canadiens en matière d'échanges commerciaux et d’ACEUM entre le Canada, les États‑Unis et le Mexique. Nous sommes en train de négocier. Les négociations se poursuivront sous une forme ou une autre. Nous sommes très préoccupés par des questions comme les droits de douane et bien d’autres encore.
Croyez-le ou non, le gouvernement actuel est capable de mener plusieurs dossiers de front, comme nous l’avons clairement démontré. Que l'on pense aux milliards de dollars d’investissements qui affluent au Canada grâce aux engagements pris par le et divers autres ministres. Que l'on pense aux accords et aux mesures législatives relatives aux accords commerciaux qui ont déjà été conclus. Nous avons pris des engagements pour faire progresser davantage les accords commerciaux. Ce sont là des mesures concrètes qui peuvent générer des milliards de dollars d’investissements et de débouchés, en particulier si elles sont associées aux grands projets que nous avons énumérés, qui profiteraient à toutes les régions de notre grand pays.
En conclusion, j'invite les députés conservateurs à ne pas tourner le dos à notre culture et à notre patrimoine. Soutenez cette industrie. L'un des meilleurs moyens d'y parvenir, s'ils veulent que quelque chose...
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Madame la Présidente, je suis étonné d'entendre que le député de Winnipeg-Nord a eu l'occasion de prononcer deux discours: un discours de 20 minutes, puis un autre en réponse aux questions qui lui étaient posées.
Avant de commencer à discuter de la motion complètement déjantée de cette journée de l'opposition — comprenons-nous bien, j'entends par « opposition » l'opposition conservatrice — jamais, au Bloc québécois, nous ne nous serions livrés à une telle attaque contre les moyens de défendre la culture québécoise et, oui, la culture canadienne aussi.
Avant de commencer à discourir sur cet entêtement ridicule des conservateurs à s'en prendre à tout ce qui pourrait permettre à notre culture de survivre et même de se développer dans le nouvel environnement numérique mondialisé, je me permets de souligner à mon tour la contribution du député de , non pas à titre de ministre de l'Environnement, comme cela a été fait hier, mais à titre de ministre du Patrimoine canadien.
Lui et moi avons été élus lors des mêmes élections, en 2019, et, comme tout le monde, je m'attendais à le voir occuper immédiatement un poste lié à sa passion et à son engagement de toujours: l'environnement. Or, surprise!, le premier ministre de l'époque lui a plutôt confié les rênes du ministère du Patrimoine canadien. Je ne suis sûrement pas le seul à penser que ce n'était pas le poste de ses rêves, lui le premier, mais je dois saluer l'engagement dont il a fait preuve. Il a démontré son attachement sincère à la culture lors de son passage à ce ministère. C'est même lui qui a déposé la première version du projet de loi visant à moderniser la Loi sur la radiodiffusion, le projet de loi à l'époque, qui est mort au Feuilleton lors du déclenchement des élections l'année suivante, après des semaines, des mois d'une insupportable obstruction de la part des conservateurs.
Le projet de loi C‑10 est donc devenu le projet de loi à la 44e législature et, encore une fois, contre vents et marées et malgré l'obstruction sous toutes ses formes de la part des conservateurs, nous avons fini par adopter le projet de loi en 2022. C'est donc en partie l'héritage politique du député de Laurier—Sainte‑Marie qu'on défend ici, parce que la décision du CRTC que conteste cette motion découle de cette loi, qu'il a déposée en novembre 2020. Cependant, je doute que ce soit un argument en faveur de la cause d'aujourd'hui. Je veux quand même saluer à mon tour la contribution de ce député, un des rares parlementaires à s'engager pour ses convictions profondes et à y rester fidèle au point de choisir de quitter la politique plutôt que d'encaisser des frustrations quant aux décisions de son gouvernement et à son désengagement vis-à-vis de l'environnement et des changements climatiques.
Je me permets d'ailleurs d'espérer que ce gouvernement et ce ne provoqueront pas les mêmes déceptions chez l'actuel .
Revenons à la motion des conservateurs, parce qu'il le faut et parce qu'on n'a pas le choix. Essentiellement, ce que dit cette motion, c'est que, si les gens veulent écouter des séries américaines, quitte à ce que les séries québécoises et canadiennes disparaissent, c'est bien correct. C'est correct que des géants américains de la diffusion en ligne viennent faire des millions de dollars, que dis-je, des milliards de dollars au Québec et au Canada sans contribuer à notre système de radiodiffusion. Pour eux, cela est correct. À bien y penser, c'est correct aussi qu'il n'y ait plus du tout de système de radiodiffusion canadien et québécois. Comme le chantait Robert Charlebois, un grand chanteur québécois que la plupart de mes collègues conservateurs ne connaissent probablement même pas, « vivre en ce pays, c'est comme vivre aux États-Unis ».
La motion des conservateurs parle de la contribution qu'ils appellent la « taxe Netflix », un engagement des géants américains à utiliser une part de leurs revenus pour assurer la création de productions originales canadiennes et québécoises, tant en anglais qu'en français.
Entre protéger la culture du Québec et du Canada et leurs artisans et défendre Netflix, Amazon Prime Video et Disney+, le choix est clair pour les conservateurs, et c'est bien malheureux.
D'ailleurs, je n'en reviens pas que des conservateurs du Québec, que je respecte par ailleurs, s'associent à une telle motion. C'est gênant. Pendant que nos artistes peinent à financer leurs créations, pendant que nos producteurs en arrachent et doivent couper non seulement dans le gras, mais aussi dans le muscle, des multinationales américaines font des milliards de dollars sur leur dos.
Le CRTC n'a pas tout réglé avec sa décision, loin de là, mais c'est plus qu'un pas en avant. C'est un pas nécessaire si on veut faire face au raz-de-marée culturel des géants du Web.
L'augmentation de leur contribution à la création originale, ce n'est pas une pénalité ou une taxe, c'est un rattrapage. C'est une question d'équité.
Nos diffuseurs traditionnels, eux, ont toujours eu des obligations claires: financer du contenu local, promouvoir la langue française et soutenir la relève. Seules les plateformes numériques en sont exemptées.
Cette mesure, bien que nécessaire, n'est toutefois pas suffisante en soi. D'abord, il faut aussi s'assurer que les sommes récoltées servent réellement à soutenir la création québécoise, et particulièrement la création francophone. Le Québec doit recevoir sa juste part. Surtout, il doit aussi pouvoir décider de la façon dont les investissements sont utilisés, mais j'y reviendrai.
Ensuite, il faut aussi garantir que cette contribution ne se limite pas seulement à du financement: il faut rendre disponible le contenu québécois, le contenu francophone, le contenu canadien. On le voit avec Vitrerie Joyale sur Prime Video: nos séries sont brillantes et elles doivent être accessibles, elles doivent pouvoir rayonner. J'ajouterai qu'elles doivent pouvoir rayonner aussi chez les radiodiffuseurs à licence, chez ceux qui contribuent depuis des décennies au système, qui sont encore une fois lésés et qui doivent pouvoir avoir les moyens de diffuser nos séries, nos créations originales, nos histoires.
Finalement, il faut se méfier des effets pervers. Nous ne voulons pas, non plus, que cette hausse soit refilée aux consommateurs québécois sous forme de hausse de tarifs de la part des plateformes. Encore une fois, ce n'est pas les citoyens qui doivent payer pour l'inaction passée du gouvernement ni pour l'équité dans les contributions aux productions originales québécoises et canadiennes. Le Bloc québécois continuera de se battre pour que chaque dollar contribué par les diffuseurs en ligne serve à renforcer notre identité culturelle, à protéger notre langue et à faire vivre et se développer la créativité exceptionnelle du Québec.
C'est pourquoi nous réaffirmons aujourd'hui avec une position claire et cohérente que le Québec doit avoir son propre organisme de réglementation des communications, un vrai et véritable CRTC québécois. Le CRTC actuel prend des décisions qui affectent profondément la culture québécoise, mais il le fait dans le cadre canadien où le Québec n'est qu'une minorité parmi tant d'autres. Même avec les meilleures intentions, cette structure ne peut pas pleinement refléter la réalité québécoise. Elle ne peut pas accorder aux francophones le poids qu'ils méritent. Elle ne peut pas donner la priorité à nos créateurs comme nous le ferions nous-mêmes. Elle ne peut pas comprendre, dans toute sa complexité, notre écosystème culturel.
Le résultat en est que, trop souvent, les décisions diluent les spécificités du Québec dans une approche uniforme. Un CRTC québécois permettrait de mieux défendre notre culture. Ça permettrait d'adopter des règles adaptées à notre marché. Ça permettrait d'imposer des exigences claires pour le contenu francophone. Ça permettrait de soutenir davantage nos artistes émergents. Ça permettrait d'assurer une véritable découvrabilité du contenu d'ici. Il ne suffit pas de produire des œuvres; encore faut-il qu'elles soient vues, écoutées et découvertes.
Aujourd'hui, les algorithmes des grandes plateformes favorisent massivement le contenu dominant, souvent anglophone, trop souvent étranger. Nos créations existent, mais elles sont souvent invisibles, introuvables. Un CRTC québécois aurait le pouvoir d'exiger des mécanismes concrets: mise en valeur du contenu québécois, quotas adaptés, obligations de promotion, transparence algorithmique. Ça, c'est un mot que n'aiment pas les conservateurs, mais ce ne serait pas une contrainte excessive, ce serait une mesure de survie.
Revenons à la décision du CRTC. Nous appuyons cette mesure, en effet, mais avec des conditions claires. Premièrement, les sommes recueillies doivent réellement bénéficier au Québec, ni en théorie ni en proportion diluée, mais concrètement. Il faut éviter que ces fonds soient absorbés dans de grands programmes fédéraux où la culture québécoise se retrouve en concurrence avec des réalités incomparables. Le Québec doit obtenir sa part et, plus encore, il doit pouvoir en gérer l'utilisation.
Deuxièmement, il faut que ces contributions servent à renforcer le contenu francophone, et pas seulement à financer du contenu canadien au sens large. Au Québec, la question linguistique, elle est centrale. Sans intervention forte, le poids du français diminue.
Troisièmement, il faut éviter à tout prix de refiler la facture aux consommateurs. Nous savons très bien comment fonctionnent les géants du Web. Quand on leur impose des obligations, soit ils les contestent devant les tribunaux, soit ils cherchent à en transférer le coût au monde qui utilise les plateformes. Le Bloc québécois s'oppose à ce que les Québécois aient à payer pour compenser les contributions des géants du Web. Ce sont ces entreprises qui bénéficient du marché qui en profitent. Elles doivent apporter leur contribution.
Si nous voulons que les prochaines générations puissent continuer à vivre en français, à créer en français, à rêver en français, il faut poser des gestes concrets et peut-être draconiens aux yeux de certains. L'augmentation de la contribution des diffuseurs en ligne est un pas, mais rien de plus qu'un pas. Les conservateurs veulent empêcher que nos productions culturelles se développent dans le nouvel environnement numérique. Les libéraux ne doivent pas faire la même chose. Il serait vraiment malheureux que le nouveau et le nouveau fassent avec la culture ce qu'ils ont fait avec l'environnement, à savoir détruire complètement l'héritage du député de .
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Madame la Présidente, je tiens d'abord à récapituler brièvement les faits pour les gens qui nous regardent à la maison, car la situation continue d'évoluer. Il y a une nouvelle importante que, à mon avis, les Canadiens doivent connaître. Le message est simple: il faut se préparer à une autre taxe libérale. Voilà. Le gouvernement a déjà taxé notre essence. Il a taxé nos produits d'épicerie. Il a imposé nos gains en capital. Dieu sait qu'il a imposé nos revenus. Il s'en prend maintenant à notre Netflix. C'est vraiment de cela qu'il est question aujourd'hui.
Le CRTC, qui a été nommé par les libéraux et qui est un organisme non élu qui n'a de comptes à rendre à personne et qui réglemente les services de diffusion en continu et le contenu numérique au pays, vient d'exiger que des entreprises comme Netflix, Disney+ et Prime Video versent plus de 15 % de leurs revenus à Ottawa. Cela représente une augmentation de 200 %.
Pour ceux qui nous regardent à la maison, mettons un chiffre là-dessus et voyons ce que cela signifie concrètement pour les familles. À elle seule, Netflix génère environ 1,5 milliard de dollars par année grâce aux abonnés canadiens, et 15 % de cette somme représente 225 millions de dollars. Une fois cette facture refilée aux consommateurs, cela pourrait se traduire par 3 $ ou 4 $ de plus par mois par ménage, en plus de tout ce que les Canadiens paient déjà. Cela peut sembler peu, mais cette taxe imposée par Ottawa se répercutera directement sur la facture du consommateur. À 4 $ par mois, on parle tout de même de 50 $ par année.
Nous savons ce qui arrive lorsque le gouvernement libéral impose des taxes aux sociétés. Ces taxes sont tout simplement refilées aux consommateurs. Ce n'est jamais un ministre ou le gouvernement qui les paie. C'est toujours le consommateur. Quiconque dit le contraire n'était pas ici ces 10 dernières années.
La dernière chose dont les Canadiens ont besoin en ce moment, c'est de plus de taxes. De ce côté-ci de la Chambre, nous nous battrons toujours pour éliminer chacune d'entre elles. Quarante pour cent des Canadiens sont à 200 $ de l'insolvabilité. Ils sont à 200 $ de la faillite. Un quart des ménages sont en situation d'insécurité alimentaire en ce moment. Nous le savons. Nous en parlons constamment à la Chambre.
Quand les services de diffusion en continu deviennent plus chers, les gens n'arrêtent pas de regarder leurs émissions; ils se tournent vers le piratage. Ça aussi, nous le savons. Le Canada est l'un des pays du G7 où le taux de piratage est le plus élevé. Bien entendu, cette taxe ne fera qu'aggraver la situation.
Du point de vue des créateurs canadiens, ce n'est pas une victoire. À en croire le débat à la Chambre, il ne s'agit que des créateurs canadiens. Il s'agit plutôt d'une blessure auto-infligée à tout le pays. Bien sûr, les conservateurs s'opposeront fermement et résolument à toutes les nouvelles taxes imposées par la Chambre, c'est-à-dire par Ottawa, aux familles en difficulté. Nous comprenons que lorsque le gouvernement en prend moins, les familles gardent une plus grande partie de leurs salaires, les entreprises peuvent investir et croître, et les gens sont libres de prendre leurs propres décisions au lieu de laisser des bureaucrates non élus faire ces choix à leur place. C'est un argument très simple, et je suis certaine que, d'ici la fin de la journée, les députés d'en face le comprendront aussi.
Il y a un contexte plus large en jeu ici. Derrière cette décision, on constate comment le gouvernement réfléchit ou quelles sont ses véritables valeurs.
Premièrement, cette nouvelle taxe Netflix est prélevée sous prétexte de soutenir les soi-disant créateurs de contenu. Dans l'absolu, je pense que nous pouvons tous convenir qu'avoir plus de contenu créé au Canada est une bonne chose. Raconter des histoires canadiennes, c'est une bonne chose. C'est mieux pour nous et c'est mieux pour notre pays.
Il convient toutefois de s'interroger sur ce que cet argument passe sous silence. Drake, The Weeknd, Bienvenue à Schitt's Creek et Letterkenny comptent parmi les produits culturels canadiens les plus acclamés de cette génération. Adorés tant au pays qu'à l'étranger, ces artistes et ces émissions ont connu du succès non pas à cause de l'intervention de l'organisme de réglementation, mais parce qu'ils ont su se démarquer par leur qualité. Il y a un talent réel derrière tout cela.
Il faut également réfléchir à ceci: si nous avons ce débat aujourd'hui, je pense que nous devons aborder le sujet en toute honnêteté. La série Off Campus est actuellement la plus regardée sur Prime Video. Elle est tournée à Vancouver. Elle est adaptée du livre d'un auteur canadien. Elle met en vedette la musique d'un groupe canadien. À tous égards, c'est une histoire canadienne racontée par des Canadiens, mais, selon les règles du CRTC, cette série ne peut pas être considérée comme du contenu canadien. Pas un seul dollar de cette nouvelle taxe ne revient à des productions comme celle-ci.
Que finançons-nous exactement? Nous ne finançons pas ce que les Canadiens regardent vraiment. N'oublions pas que c'est l'émission la plus regardée. Les députés ne le savent peut-être pas, car elle s'adresse à un public de jeunes adultes, mais c'est ce que les gens aiment regarder.
À la place, nous finançons ce qu'Ottawa a décidé de considérer comme important. C'est une distinction qui en dit long sur les véritables bénéficiaires de cette politique.
Ce n'est pas en orientant la pertinence culturelle à coups de taxes que les récits canadiens connaîtront le succès. Ils deviendront populaires parce qu'ils valent la peine d'être racontés et que les gens veulent les entendre.
Deuxièmement, ces taxes protègent en fait les radiodiffuseurs comme CBC/Radio-Canada et CTV de la concurrence, au lieu de soutenir les créateurs qui ont réellement besoin d'aide. L'une après l'autre, toutes les analyses indépendantes prouvent que ces fonds se dirigent de façon disproportionnée vers des institutions gouvernementales établies, celles qui ont des relations et du personnel ayant un accès marchandé au gouvernement, et non vers le youtubeur indépendant de Calgary, l'animatrice de balado d'Halifax et le cinéaste numérique de Winnipeg, qui se bâtissent des auditoires à leurs propres conditions. Ils sont maintenant pénalisés par les subventions qui vont à leurs concurrents mieux branchés. Cette structure ne favorise pas un marché sain et concurrentiel, et nous en avons discuté à maintes reprises à la Chambre. C'est ainsi que le gouvernement libéral protège ses petits amis au détriment de notre écosystème culturel, en disant que quiconque n'est pas d'accord avec lui ne doit pas aimer la culture.
À ce sujet, il y a une puissante entité étrangère qui s'intéresse de très près aux signaux que cette taxe envoie, et c'est le gouvernement des États‑Unis. Soyons clairs: taxer les géants américains de la diffusion en continu est une provocation. Nous le savons. C'est ce qu'ils ont dit. En fait, le l'a lui-même admis quand il a annulé la taxe sur les services numériques. C'était une taxe de 3 %. On parle aujourd'hui d'une taxe de 15 %. Comment les députés pensent-ils que les Américains vont réagir? Soit dit en passant, le premier ministre n'a pas obtenu la moindre concession pour avoir annulé cette taxe quand les temps sont devenus difficiles. Des représailles pourraient retomber sur l'agriculture canadienne, sur le bois d'œuvre canadien ou sur le secteur manufacturier canadien. Ces industries emploient également des centaines de milliers de Canadiens, qui attendent avec impatience des résultats de négociations qui n'ont pas eu lieu depuis octobre.
Le répète souvent qu'on peut contrôler ce qu'on peut contrôler. Je suis d'accord avec lui. Choisir d'alourdir le fardeau fiscal, c'est quelqu'un chose qu'on peut tout à fait contrôler. Pourquoi chercher encore une fois la chicane avec notre principal partenaire commercial au moment même où les entreprises et les travailleurs d'ici ont besoin de stabilité, une stabilité qu'ils méritent, d'ailleurs? C'est illogique. La politique en soi n'a aucun sens, mais le moment choisi en a encore moins. Les députés d'en face vont maintenant essayer de caricaturer notre position en disant qu'être contre cette taxe, c'est être contre la culture canadienne. Or, c'est là une fausse dichotomie. C'est un argument facile qui est vraiment indigne des Canadiens.
Les conservateurs ont à cœur les récits de chez nous, ceux qui méritent d'être racontés. Nous sommes juste en désaccord sur les moyens, car on pourrait s'y prendre autrement. Au lieu de soumettre les plateformes à un impôt en espérant que l'argent percole jusqu'aux créatifs, on pourrait élargir les crédits d'impôt à la production, qui accordent directement des ressources directement aux scénaristes, aux réalisateurs et aux producteurs, sans passer par les énormes structures bureaucratiques que financera cette mesure-ci. Au de protéger les diffuseurs traditionnels contre la concurrence à coups de règlements, on pourrait investir dans des traités de coproductions avec nos alliés, comme la Nouvelle‑Zélande, le Royaume‑Uni ou l'Australie. Les récits d'ici pourraient ainsi percer de nouveaux marchés dans le monde. Les créateurs de contenu canadiens auraient ainsi accès à un marché énorme où raconter leurs histoires.
Si la série Bienvenue à Schitt's Creek a connu autant de succès, ce n'est pas parce qu'un organisme de réglementation a imposé le financement d'un fonds relatif au contenu. C'est parce que c'est une œuvre de qualité et parce que le public a été au rendez‑vous. Notre rôle est de créer les conditions favorables à l'émergence de la prochaine Bienvenue à Schitt's Creek, et non de taxer Netflix en prétendant défendre la culture canadienne aux dépens des familles. Les libéraux ne semblent jamais apprendre ce que les Canadiens savent d'instinct: on ne rend pas un pays prospère à coups de taxes. Les familles ne sont pas de simples chiffres sur une feuille de calcul, et les artistes ne se résument pas à des programmes gouvernementaux.
Les conservateurs croient en un peuple libre, en des marchés libres et en la liberté d'expression. C'est pourquoi nous rejetterons cette énième tentative mal avisée du gouvernement de s'ingérer dans les marchés médiatiques canadiens au détriment des familles du pays et de leur imposer une toute nouvelle « taxe Netflix » qu'elles ne peuvent tout simplement pas se permettre. Nous disons non, aujourd'hui et à jamais.
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Madame la Présidente, le gouvernement libéral doit rejeter la hausse considérable de la redevance que le CRTC impose à nos plateformes de diffusion en continu telles que Netflix, Disney+, Amazon Prime Video et Apple TV, une hausse parfois qualifiée de « taxe Netflix ».
Le gouvernement tentera peut-être de présenter cela comme un simple ajustement technique en matière de radiodiffusion, mais les Canadiens savent bien ce que cela signifie réellement. Cela se traduira par une hausse des coûts et un nouveau coup dur en matière d'abordabilité, à un moment où les familles ont déjà du mal à joindre les deux bouts. Le gouvernement n'a même pas pu s'empêcher de taxer les loisirs à domicile.
Le CRTC a maintenant fait passer la contribution obligatoire des principaux services de diffusion en continu de 5 à 15 % de leurs revenus canadiens, triplant ainsi le fardeau imposé à ces entreprises. Cette redevance de 15 % place désormais le Canada parmi les pays les plus coûteux au monde en ce qui concerne l'exploitation de services de diffusion en continu.
Soyons honnêtes: les entreprises et les Canadiens ne fonctionnent pas en vase clos. Lorsque le gouvernement libéral hausse les coûts, ces coûts ne disparaissent pas pour autant. Ils nuisent à la qualité des loisirs des travailleurs canadiens.
Le gouvernement libéral évitera, bien sûr, de répondre à une question économique très simple: qui finira par payer cette augmentation massive des coûts? Il n'y a que deux issues possibles. Soit les plateformes de diffusion en continu décident que le Canada devient trop coûteux pour y investir, soit elles refilent directement ces coûts élevés aux consommateurs canadiens. Dans les deux cas, les Canadiens perdent au change.
Si les productions s'en vont ailleurs, le Canada perdra des emplois, des investissements et des retombées économiques. Cette industrie est très mobile. Les entreprises de diffusion en continu peuvent produire du contenu presque partout dans le monde. Partout, les gouvernements se livrent une concurrence féroce pour attirer ces productions, car elles génèrent des emplois de qualité et des milliards de dollars en activité économique.
Pourquoi le gouvernement augmente-t-il les coûts à un moment où le Canada a déjà du mal à attirer des investissements? Sur la scène internationale, le Canada a déjà la réputation grandissante d'être un pays où il est de plus en plus difficile de faire des affaires en raison des coûts et de la réglementation excessive. Nous avons déjà perdu des capitaux dans des secteurs comme l'énergie, la fabrication et l'exploitation des ressources. Cette politique décourage les investissements au Canada et est particulièrement pernicieuse pour les grands pôles de production cinématographique et télévisuelle, comme Vancouver et Toronto.
Si le gouvernement croit que les entreprises se contenteront de refiler les coûts aux consommateurs, cette politique est véritablement une taxe indirecte imposée aux Canadiens. Les libéraux peuvent bien continuer de répéter que la politique n'est pas techniquement une taxe parce que le gouvernement ne touche pas directement cet argent, sauf que, si la politique augmente délibérément les coûts pour les entreprises et a pour effet d'augmenter les prix pour les consommateurs, le résultat est exactement le même pour les Canadiens: les familles paient plus. Que ce montant figure dans une déclaration de revenus ou sur une facture mensuelle pour les services de diffusion en continu, cela reste un montant qui est pris dans les poches des Canadiens en cette période de crise du coût de la vie.
Les libéraux peuvent prétendre que l'augmentation par foyer est négligeable, mais les Canadiens en ont assez de se faire dire que chaque augmentation est négligeable. Quelques dollars de plus pour les services de diffusion en continu, quelques dollars de plus pour l'épicerie, quelques dollars de plus pour les combustibles et quelques dollars de plus pour les services publics représentent de petites augmentations qui finissent par devenir un fardeau considérable pour les familles qui vivent déjà d'un chèque de paie à l'autre. Le montant total en jeu n'est pas négligeable.
Selon certains rapports, le nouveau cadre pourrait tirer des centaines de millions de dollars supplémentaires chaque année du marché canadien, ce qui pourrait porter le montant total des obligations de contribution à près de 600 millions de dollars. C'est de l'argent que les Canadiens pourraient autrement dépenser dans l'économie en général. Cet argent pourrait servir à faire l'épicerie, à aller au restaurant, à acheter des vêtements pour enfants, à effectuer des paiements hypothécaires ou à soutenir les petites entreprises.
Au lieu de cela, les libéraux ponctionnent davantage les consommateurs en pleine crise du coût de la vie.
Le gouvernement parle de soutenir l'industrie alors que ces plateformes contribuent déjà de manière significative à l'économie canadienne. Selon Netflix, entre 2021 et 2024, ses activités auraient généré environ 6,5 milliards de dollars de retombées économiques au Canada. Ces productions soutiennent des milliers d'emplois: caméramans, monteurs, spécialistes des effets visuels, chauffeurs, ouvriers du bâtiment, traiteurs et d'innombrables petites entreprises liées à la production cinématographique.
Cela revêt une importance particulière pour les grands centres urbains, tels que Vancouver et Toronto, où l'industrie de la production audiovisuelle est devenue un moteur économique majeur. Netflix a récemment inauguré des studios d'animation à Vancouver, créant ainsi plus de 450 emplois dans la ville et générant d'importants investissements en Colombie‑Britannique.
Cette question revêt une importance capitale pour ma circonscription, Richmond‑Centre—Marpole. Richmond et l'ensemble de la région métropolitaine de Vancouver sont étroitement liés à l'industrie grandissante du cinéma et de la diffusion en continu en Colombie‑Britannique. De nombreux résidants de ma communauté travaillent directement ou indirectement dans ces secteurs. Rien qu'à Richmond, des tournages ont lieu presque tous les jours de l'année. Lorsque les productions se multiplient, des emplois sont créés. Lorsque les investissements ralentissent, les travailleurs et les entreprises locales en subissent les conséquences.
Les conservateurs estiment que le Canada devrait être un pays qui attire les investissements, récompense l'innovation et crée des emplois. Or, une fois de plus, les libéraux vont dans la direction opposée. Chaque fois qu'un secteur connaît du succès, ce gouvernement cherche de nouvelles façons de faire grimper les coûts et d'imposer des règlements plus stricts. À un moment où le Canada a désespérément besoin de croissance économique, de productivité et de la confiance des investisseurs, ce gouvernement rend le pays moins compétitif. Ce sont les Canadiens qui en paieront le prix, sous forme de pertes d'emplois, de baisse des investissements ou d'augmentation des factures mensuelles.
Cette augmentation est une mauvaise politique au mauvais moment. Les Canadiens ont droit à des prix abordables. Les Canadiens ont droit à la prospérité économique. Les Canadiens ont droit à un gouvernement qui comprend que percevoir plus d'argent des consommateurs et des entreprises ne mène pas à la croissance.
Les conservateurs continueront de réclamer plus d'abordabilité, plus d'investissements, plus d'emplois et plus de bon sens.
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Monsieur le Président, je partagerai mon temps de parole avec la députée de .
Je suis heureux de prendre la parole aujourd'hui pour m'opposer à cette motion et pour appuyer les systèmes de radiodiffusion qui continuent d'investir dans les travailleurs canadiens, la créativité canadienne et la croissance économique canadienne. Malgré les beaux discours que nous avons entendus aujourd'hui, le débat ne porte pas vraiment sur la prétendue taxe sur les services de diffusion en continu. En fait, il s'agit de déterminer si les géants mondiaux de la diffusion en continu, qui tirent des revenus substantiels des auditoires canadiens, devraient contribuer de manière juste et raisonnable à l'écosystème canadien de la radiodiffusion et de la production dont ils profitent.
Ce principe n'est ni radical ni nouveau. Depuis des décennies, les entreprises qui participent au système de radiodiffusion canadien contribuent financièrement à la création et à la présentation de la programmation canadienne dont elles dépendent. Ces contributions ont permis de bâtir l'un des secteurs de production les plus respectés au monde. Aujourd'hui, le Canada est reconnu sur la scène internationale comme un grand producteur de films, d'émissions télévisées, de documentaires, d'animation et de médias numériques et interactifs. Des Canadiens talentueux, d'un océan à l'autre, travaillent sur des productions qui font le tour du monde. Nos studios tournent à plein régime, nos techniciens sont de classe mondiale, et nos créateurs remportent des prix internationaux. Ce succès n'est pas le fruit du hasard. Il a été rendu possible par les gouvernements successifs et les organismes de réglementation qui ont compris l'importance économique et culturelle des histoires canadiennes et de la capacité de production canadienne.
À mon avis, la motion dont la Chambre est saisie ne tient pas compte de cette réalité. Elle présente les contributions à la programmation canadienne comme s'il s'agissait simplement d'un fardeau ou d'une pénalité, alors que ces contributions sont des investissements dans les emplois, les infrastructures, la propriété intellectuelle, le perfectionnement des compétences et l'activité économique partout au pays. De plus, les dépenses consacrées à la programmation canadienne ne sont pas une punition. Nous ne demandons pas à ces entreprises de pelleter de l'argent dans un puits sans fond. Nous leur demandons d'investir dans certaines des meilleures émissions au monde. Nous leur demandons de continuer à produire certaines des grandes émissions dont nous avons parlé ici aujourd'hui: Shoresy, le salaud du hockey, Rivalité passionnée et Chronique arctique. Nous voulons plus de ce genre d'émissions. Ces entreprises ne peuvent pas prétendre que les émissions produites au Canada ne sont pas dignes de leurs services.
Le secteur de la production audiovisuelle soutient des centaines de milliers d'emplois directs et indirects au Canada. Il ne s'agit pas d'emplois abstraits. Ce sont des emplois bien rémunérés et hautement spécialisés occupés par des Canadiens de toutes les régions du pays. Ce sont des emplois de cadreurs, d'éclairagistes, d'ingénieurs du son, d'artistes d'effets visuels, de monteurs, de concepteurs de costumes, de constructeurs de décors, de régisseurs de plateau d'extérieur, de traiteurs, de chauffeurs de camion, de musiciens, d'acteurs, de scénaristes, de producteurs, de traducteurs et de spécialistes de la postproduction.
Les retombées économiques s'étendent bien au-delà du plateau de tournage lui-même. Lorsque des équipes de tournage s'installent dans une collectivité, elles louent des chambres d'hôtel, fréquentent les restaurants locaux, font appel à des entreprises de transport et utilisent les infrastructures de la collectivité où elles tournent. Je peux en témoigner. Little Lorraine, un film tourné sur l'île du Cap-Breton, a connu un énorme succès dans les salles de cinéma, mais sur le plan du développement économique, il a donné un coup de pouce à la municipalité régionale du Cap-Breton. Dans des villes comme Toronto, Vancouver et Montréal, l’industrie de la production est devenue un moteur économique majeur, mais des endroits comme l’île du Cap-Breton ont accueilli de nombreux tournages. Je le répète, la contribution de cette industrie, non seulement à l’économie du pays et à l’économie régionale, mais aussi à l’économie locale, est tout à fait substantielle.
Voilà pourquoi le cadre établi au titre de la Loi sur la diffusion continue en ligne revêt une importance particulière. Le monde a radicalement changé depuis la rédaction de la Loi sur la radiodiffusion initiale. Les radiodiffuseurs traditionnels continuent de respecter leurs obligations en matière de contenu canadien tout en faisant face à une concurrence croissante de la part des grands services de diffusion en continu étrangers qui dominent les parts d'auditoire et les revenus d'abonnement. La mesure législative visait simplement à corriger le fait que le système de réglementation n'avait pas suivi le rythme des évolutions technologiques. Les Canadiens consomment de plus en plus d'émissions en ligne au lieu d'utiliser des plateformes de radiodiffusion conventionnelles, mais le cadre de contribution qui, dans le passé, s’appliquait principalement aux radiodiffuseurs canadiens est toujours en place.
Ce déséquilibre n'est pas viable. Si les radiodiffuseurs canadiens sont tenus de contribuer à la programmation canadienne alors que les plateformes de diffusion en continu étrangères qui génèrent d'importants revenus au Canada en sont exemptées, les fondements financiers qui soutiennent l'industrie de la production canadienne finiront par s'effriter.
Les contributions aux systèmes de radiodiffusion n'ont rien de nouveau, et elles ne sont pas uniques au Canada. De nombreux pays exigent que les services de diffusion en continu contribuent aux écosystèmes de production nationaux. Partout en Europe, par exemple, on a adopté des cadres similaires pour que les secteurs de production locaux demeurent viables à l'ère numérique. Malgré ces obligations, les entreprises mondiales de diffusion en continu continuent d'investir massivement dans ces marchés. Pourquoi? Les entreprises investissent là où elles trouvent du talent, de la stabilité, des infrastructures et des débouchés.
Le Canada, notre pays, offre tout cela. Nous avons des équipes de classe mondiale. Nous avons des talents créatifs respectés dans le monde entier. Nous avons des environnements de production concurrentiels. Nous avons des génies des effets visuels et de la postproduction. Nous avons de solides établissements d'enseignement qui produisent ces travailleurs qualifiés. Il est important de souligner que nous avons un écosystème de production établi de longue date qui a été bâti grâce à des décennies d'investissements publics et privés.
Je pense que nous avons entendu aujourd'hui des propos très intéressants sur le sujet à l'étude. L'accent est évidemment mis sur l'abordabilité quand on fait affaire avec les Américains. C'est là-dessus que nous nous concentrons. Je pourrais passer en revue les mesures que nous avons produites et celles sur lesquelles nous travaillons, mais nous devons également considérer les arts créatifs comme une force majeure du développement économique. C'est essentiel. Je le vois de mes propres yeux sur l'île du Cap‑Breton. J'ai vu les répercussions que cela a eues sur l'économie. J'ai vu les répercussions que cela a eues sur les familles et les emplois. Nous devons voir cela non pas comme un argument idéologique, mais comme une question de développement économique, un développement où nous ne nous contentons pas de protéger les arts créatifs, mais où nous nous efforçons de les renforcer.
Sur ce, je cède la parole.
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Monsieur le Président, je suis très heureuse de prendre la parole aujourd'hui au nom des habitants de Milton‑Est—Halton Hills‑Sud.
Aujourd'hui, je prends la parole pour appuyer la Loi sur la diffusion continue en ligne et sa mise en œuvre par le CRTC.
Le 21 mai 2026, le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes a publié deux politiques réglementaires mettant en œuvre le projet de loi , Loi sur la diffusion continue en ligne. Ces décisions portent sur un cadre modernisé pour les dépenses de programmation canadienne, la découvrabilité du contenu canadien et le soutien aux services de télévision d'importance exceptionnelle. La décision du CRTC a réduit les obligations des entreprises canadiennes qui perdent des parts de marché, tout en imposant pour la première fois aux entreprises de diffusion en continu des exigences relatives aux dépenses canadiennes. Le CRTC a trouvé un équilibre entre ceux qui produisent des émissions de télévision canadiennes et ceux d'entre nous qui les regardent. Cette décision crée un cadre équitable, souple et adaptable qui soutient les artistes canadiens et qui favorise la croissance des industries créatives canadiennes.
Je ne suis pas ici pour défendre la décision du CRTC. Je suis plutôt ici pour parler de l'important travail visant à garantir l'avenir du secteur canadien de la radiodiffusion, qui a commencé il y a près d'une décennie. Aussi importante soit-elle, la récente décision du CRTC n'est qu'une étape dans le long processus de modernisation du système canadien de radiodiffusion. C'est l'aboutissement de plusieurs années de travail de la part des législateurs de la Chambre et du CRTC.
Faisons un petit retour en arrière. Comme les députés le savent, la Loi sur la diffusion continue en ligne était la première réforme majeure de la Loi sur la radiodiffusion depuis 1991. Il y a 35 ans, le Canada était encore en train de se tailler une place dans le secteur mondial de l'audiovisuel. Nous devions encore nous battre pour nous faire une place et être reconnus.
[Français]
Aujourd'hui, le Canada possède un des écosystèmes audiovisuels les plus solides et les plus respectés au monde. Cela inclut le cinéma et la télévision, l'animation et le documentaire et, de plus en plus, le contenu numérique et interactif. Nous sommes un pôle mondial de production, nous formons des talents de calibre international et nous avons bâti des institutions qui ont soutenu des générations de créateurs. C'est une source de fierté. Le Canada possède l'un des secteurs audiovisuels les plus solides au monde et cela ne s'est pas fait par hasard.
[Traduction]
Notre culture est le résultat de décisions délibérées prises par les Canadiens pour la soutenir, et la Loi sur la radiodiffusion ne fait pas exception. Il s'agit d'un texte législatif culturel essentiel. Grâce à ce système, des générations de Canadiens ont grandi en écoutant de la musique canadienne à la radio et en regardant des émissions et des films canadiens à la télévision. Un espace typiquement canadien nous permet de partager nos histoires afin de mieux nous comprendre les uns les autres et de mieux saisir ce que signifie être Canadien.
Avant la modernisation de la Loi sur la radiodiffusion, nous étions manifestement à un point d'inflexion. L'industrie évoluait plus rapidement que ne le prévoyaient nos cadres politiques. Les modèles opérationnels étaient bouleversés. Les auditoires se fragmentaient. La technologie transformait la façon dont le contenu était créé, financé, distribué et découvert. Ce rythme de changement ne ralentissait pas.
À mesure que les revenus des radiodiffuseurs et télédiffuseurs traditionnels stagnaient et diminuaient, le niveau de soutien à la musique et aux récits canadiens, ainsi qu'aux professionnels de la création qui les produisent, diminuait lui aussi. L'évolution des habitudes de visionnement a mis en péril l'avenir du contenu audiovisuel canadien, les auditoires se détournant des radiodiffuseurs traditionnels, soumis à des exigences en matière de contenu canadien, au profit de services de diffusion en continu étrangers, principalement basés aux États‑Unis. Ces plateformes de diffusion en continu n'avaient aucune obligation de soutenir le contenu canadien, jusqu'à ce que la Loi sur la radiodiffusion soit mise à jour par la Loi sur la diffusion continue en ligne.
Passons en revue le rôle du CRTC.
[Français]
Grâce à l'adoption de la Loi sur la diffusion continue en ligne, le gouvernement a cherché à donner au CRTC les pouvoirs et les outils nécessaires pour réglementer les radiodiffuseurs en ligne de manière équitable, notamment en imposant des exigences réglementaires par le truchement de conditions de service.
[Traduction]
La Loi a établi les fondements permettant à tous les fournisseurs de services, y compris les services de diffusion continue, de contribuer équitablement au système de radiodiffusion. Les studios et les créateurs canadiens ne devraient pas être désavantagés. La culture canadienne mérite un environnement propice à son épanouissement, tant en ligne que hors ligne. C'est ce que la Loi sur la diffusion continue en ligne a permis.
Comment les services de diffusion continue en ligne ont-ils été intégrés au système en premier lieu? La Loi sur la diffusion continue en ligne a modernisé la Loi sur la radiodiffusion en confirmant que les radiodiffuseurs en ligne sont assujettis au cadre réglementaire du Canada. En novembre 2023, le gouvernement a donné des instructions au CRTC pour le guider dans la mise en œuvre de la Loi sur la diffusion continue en ligne. Ces instructions exigeaient que le CRTC veille à ce que les services de diffusion continue fassent des contributions significatives au système de radiodiffusion et à ce que l'on mène des consultations approfondies auprès des intervenants de l'industrie et de la société civile.
Depuis, le CRTC a lancé plusieurs consultations et tenu des audiences publiques afin de recueillir des commentaires sur divers aspects de la mise en œuvre de la Loi sur la diffusion continue en ligne, en vue de moderniser le cadre réglementaire de la radiodiffusion dans l'intérêt public.
[Français]
Les émissions canadiennes devraient être largement accessibles sur les plateformes de diffusion en continu. La Loi sur la diffusion continue en ligne veille à ce que les histoires et la musique canadiennes soient soutenues et mises en valeur sur les principales plateformes de diffusion en continu opérant au Canada, aux côtés du volume important de contenus américains et étrangers disponibles sur ces services.
[Traduction]
L'essor des services de diffusion continue en ligne a ouvert la porte à une gamme sans précédent de choix de contenu pour les Canadiens. Pourtant, dans ce vaste paysage numérique, les histoires et les créateurs du Canada sont parfois difficiles à trouver et à reconnaître. La Loi sur la diffusion continue en ligne permet de s'assurer que les voix, la musique et les émissions canadiennes demeureront visibles et accessibles au public d'un bout à l'autre du pays.
Soutenir la découvrabilité du contenu canadien, ce n'est pas seulement une question de divertissement. Il s'agit de parler aux Canadiens de nos expériences, de nos points de vue et de nos identités. Lorsque les gens peuvent se reconnaître dans les histoires qu'on leur raconte, on contribue à renforcer leurs liens avec la collectivité et leurs sentiments de fierté et d'appartenance. La mise en œuvre de la Loi sur la diffusion continue en ligne vise à soutenir la viabilité à long terme du système de radiodiffusion canadien tout en renforçant notre souveraineté culturelle dans un environnement numérique qui évolue rapidement.
Le Canada est un pôle de créativité, d'innovation et de talents émergents exceptionnels. Il est essentiel que les créateurs et les industries culturelles aient encore la possibilité de croître et de réussir. Pour atteindre cet objectif, il faut un cadre moderne et équitable au sein duquel tous les services de radiodiffusion qui exercent des activités au Canada contribuent équitablement au système de radiodiffusion et soutiennent la création et la promotion d'histoires et de musique canadiennes.
Les radiodiffuseurs traditionnels contribuent déjà aux productions canadiennes. Ils produisent des émissions canadiennes en fonction des exigences en matière de dépenses pour la programmation canadienne et en contribuant aux fonds de production. Cependant, jusqu'à la récente décision du CRTC, les radiodiffuseurs en ligne œuvraient sur le marché canadien sans avoir à respecter des exigences semblables pour soutenir la musique et les histoires canadiennes. Les radiodiffuseurs canadiens offrent un contenu canadien incroyable depuis des décennies. Ils ont investi dans le système et ont contribué à créer du contenu que nous sommes nombreux à adorer. Exiger que les plateformes de diffusion en ligne contribuent de façon semblable n'est qu'une question d'équité.
Alors que le CRTC poursuit la mise en œuvre de la Loi sur la diffusion continue en ligne, l'objectif ultime reste le même: adopter une approche exhaustive, équitable, fondée sur des données probantes et conforme aux obligations commerciales internationales. La Loi sur la diffusion continue en ligne est la pierre angulaire de notre approche visant à aider les créateurs canadiens à prospérer au sein d'un système de radiodiffusion modernisé. Cela demeure une priorité pour notre pays.
[Français]
Le gouvernement demeure engagé envers la Loi sur la radiodiffusion et ses objectifs. Nous voulons nous assurer que nos enfants et les générations futures grandissent comme nous l'avons fait, soit avec la possibilité de regarder nos histoires et d'écouter nos chansons. Le divertissement est la manière dont nous vivons ensemble des moments, des émotions et des idées. C'est ce qui nous permet de bâtir une culture et une identité communes.
[Traduction]
Aujourd'hui, nous avons une industrie audiovisuelle de classe mondiale qui crée du contenu extraordinaire, qui soutient plus de 100 000 emplois bien rémunérés partout au pays et qui contribue de façon importante à notre économie. Les artistes, les créateurs et les entrepreneurs culturels du Canada sont au cœur de notre identité. Leur travail stimule l'innovation, crée des emplois et fait en sorte que les histoires canadiennes soient entendues à l'échelle du pays et dans le monde entier. Nous racontons des histoires canadiennes qui voyagent. Nous créons de la propriété intellectuelle ici, chez nous.
Ces histoires font de plus en plus partie de nos actifs culturels et économiques les plus précieux. C'est important, car c'est devenu plus qu'une question d'expression culturelle. C'est devenu un produit d'exportation et un élément clé du processus de diversification économique du Canada dans le contexte d'un environnement mondial qui évolue rapidement.
La Loi sur la diffusion continue en ligne permet à notre système de radiodiffusion de relever les défis connus et immédiats d'aujourd'hui tout en se préparant aux défis de demain.
:
Monsieur le Président, je prends la parole aujourd'hui pour m'exprimer sur la récente décision du CRTC, son incidence sur les relations commerciales actuelles entre le Canada et les États‑Unis, ses conséquences directes pour les Canadiens et ses répercussions plus vastes sur les négociations entourant les droits de douane imposés au titre de l'article 232 et l'Accord Canada—États‑Unis—Mexique.
Je souhaite d'abord revenir sur le premier argument invoqué par le gouvernement, à savoir que cette décision ne relève pas de lui, mais du CRTC. C'est là une grossière déformation du processus. Dans son propre communiqué de presse, le CRTC affirme sans équivoque que la décision découle directement des démarches qu'il a entreprises pour répondre aux critères énoncés dans une mesure législative présentée et adoptée par le gouvernement. Le communiqué précise:
Le CRTC prend d'importantes mesures pour mettre en œuvre la Loi sur la radiodiffusion modernisée (la Loi) en actualisant la façon d'appuyer et de rendre disponible le contenu canadien et autochtone.
La Loi exige que le CRTC modernise le cadre de radiodiffusion du Canada et s'assure que les radiodiffuseurs en ligne contribuent de façon significative au contenu canadien et autochtone.
Cette directive a été donnée au cours de la dernière législature, par l'adoption du projet de loi , Loi sur la diffusion continue en ligne. Je rappelle à la Chambre que les conservateurs ont soulevé des objections à propos du projet de loi, notamment de ses répercussions potentielles sur les négociations de l'Accord Canada—États‑Unis—Mexique, et ce, des mois avant les élections américaines. Nous avons voté contre cette mesure législative précisément parce que nous nous préoccupions des répercussions sur les relations commerciales entre le Canada et les États‑Unis sous l'administration Biden, avant même qu'une multitude de droits de douane injustes soit imposée à l'industrie canadienne par l'administration américaine actuelle.
À l'extérieur de la Chambre, d'autres que nous s'inquiétaient. En juin 2024, lors d'une réunion du comité du commerce international, Mme Meredith Lilly, professeure agrégée et titulaire de la chaire Simon Reisman en politique économique internationale à l'Université Carleton, à Ottawa, a déclaré dans ses observations préliminaires:
[...] la mise en œuvre de l'ACEUM de bonne foi implique également de ne pas adopter de mesures législatives et réglementaires qui contreviennent à l'ACEUM et qui contrarient les Américains. Par exemple, en ce qui concerne le commerce numérique, la Loi sur la diffusion continue en ligne serait allée à l'encontre du chapitre de l'ACEUM sur le commerce numérique, n'eût été l'exemption culturelle dont bénéficie le Canada. De même, une mesure prise unilatéralement par le Canada visant à instaurer une taxe sur les services numériques serait discriminatoire à l'égard des grandes entreprises américaines. Nous devrions nous préparer à des représailles de la part des États‑Unis si de telles mesures étaient adoptées, et les législateurs canadiens devraient être conscients des conséquences néfastes sur le processus d'examen de l'ACEUM.
Dans le même ordre d'idées, Sean Heather, vice-président principal des affaires réglementaires internationales et antitrust à la Chambre de commerce des États‑Unis, a déclaré:
Par conséquent, les Américains trouvent ironique que le projet de loi C‑11 cible expressément les entreprises américaines d'une manière qui pourrait violer les obligations commerciales internationales du Canada, notamment celles prévues dans l'Accord Canada—États‑Unis—Mexique. Cette mesure semble contrevenir aux engagements qui garantissent une norme minimale de traitement, exigent un traitement égal pour les entreprises étrangères et locales, et obligent le Canada à s'abstenir d'imposer certaines exigences de rendement aux investissements directs étrangers.
Lors d'une conférence de presse en 1947, alors qu'il se trouvait aux côtés du premier ministre William Lyon Mackenzie King, le président Harry Truman a déclaré: « Le bilan prouve que dans le cadre d'échanges commerciaux pacifiques, les efforts combinés de nos pays peuvent produire des résultats remarquables. Nos échanges commerciaux sont beaucoup plus importants que ceux de n'importe quel autre pays au monde. »
Tout le monde disait non seulement au gouvernement, mais à l'ensemble des députés que la Loi sur la diffusion continue en ligne aurait un effet négatif sur les négociations de l'Accord Canada—États‑Unis—Mexique. Maintenant, il faut aussi composer avec les droits de douane, et cela ne concerne que la taxe initiale de 5 %.
Le projet de loi a donné au CRTC le pouvoir de faire exactement ce qu'il fait aujourd'hui. Par conséquent, le taux de 5 % a maintenant triplé pour atteindre 15 %, et le moment ne pourrait pas être plus mal choisi. Le se rend à Washington pour négocier avec nos homologues américains, ce qui est déjà difficile même dans les meilleures circonstances. Il doit maintenant composer avec le fait qu'un organisme de réglementation vient de tripler ce que les Américains considèrent depuis 2024 comme un irritant commercial.
Je vais être très franc. J'adorerais que le réussisse. Aucun député ne serait plus heureux que moi s'il revenait avec un document qui met fin aux droits de douane imposés au titre de l'article 232 et qui jette les bases d'un examen fructueux de l'ACEUM. Cependant, des décisions comme l'annonce récente du CRTC rendent les choses inutilement plus difficiles pour lui, surtout compte tenu du fait que la redevance initiale est toujours contestée devant les tribunaux. Collectivement, nous devons lui donner les moyens de réussir, et non d'échouer. Appuyer la décision du CRTC et refuser d'assumer la responsabilité de lui avoir donné le pouvoir et le mandat de faire exactement ce que tout le monde avait prédit qu'il ferait, ce n'est pas appuyer le ministre dans ses fonctions, c'est carrément saper son travail.
J'aimerais également profiter de l'occasion pour réfuter l'argument selon lequel, en nous opposant à cette hausse de taxe, et aux taxes en général, nous nous attaquons aux médias et aux producteurs de contenu canadiens et autochtones. C'est tout simplement faux. Le gouvernement peut aider financièrement ces secteurs d'une foule de manières. Tout ce que nous disons, c'est qu'il ne faut pas créer un irritant supplémentaire dans une relation commerciale de 1 billion de dollars pour atteindre cet objectif.
J'ai la solution parfaite. Le CRTC estime que la taxe se traduira par des recettes de 2 milliards de dollars. Je sais comment le gouvernement peut offrir un financement supplémentaire pour les 45 prochaines années sans que cela lui coûte un seul sou. Il peut annuler le projet de train à grande vitesse Alto de 90 milliards de dollars qu'il veut mettre en œuvre pour dorer son image. Utiliser des fonds publics pour favoriser l'unité canadienne par l'entremise des médias, entre autres, est une bien meilleure façon d'utiliser l'argent des contribuables que de payer pour un projet que personne n'a demandé et qui impliquera d'exproprier des gens de façon permanente et de détruire des collectivités rurales.
Bien sûr, je mentionne le projet de train à grande vitesse Alto parce qu'il est d'actualité et qu'il est pertinent pour ma circonscription, mais, dans une perspective plus large, il y a des programmes ou de mécanismes de perception qui peuvent être utilisés au lieu d'une taxe imposée à ces fournisseurs de services numériques.
Ce qu'on perd de vue dans ces discussions, c'est la réalité de ces investissements au Canada. Bien qu'elles appartiennent à des intérêts américains, ces entreprises génèrent des retombées économiques aux côtés des fournisseurs canadiens de services numériques. En 2024‑2025, elles ont généré 4,6 milliards de dollars et ont été responsables de 86 % des productions étrangères. Elles sont à l'origine de 85 000 emplois canadiens environ et, bien sûr, elles ne sont pas contentes. Le PDG de la Motion Picture Association, Charles Rivkin, a publié à ce sujet une déclaration qui contient ceci: « Ce cadre contraignant cible injustement les services de diffusion en continu mondiaux en leur imposant des exigences qui contreviennent directement aux obligations du Canada dans le cadre de l'Accord Canada—États‑Unis—Mexique […] La décision mine également le système ouvert fondé sur le marché qui a contribué à stimuler les investissements, la création d'emplois et les partenariats créatifs dans toute l'Amérique du Nord. »
Il est important de se rappeler que ces préoccupations au sujet du projet de loi , qui est à l'origine des récentes décisions du CRTC ayant des répercussions sur les relations entre le Canada et les États‑Unis, existaient déjà avant l'administration Trump. Elles existaient déjà avant les coudes levés. Elles existaient déjà avant l'actuelle guerre commerciale.
Certains trouveront peut-être réconfortant de minimiser l'importance de cette relation et de dire qu'il faut passer à autre chose. S'ils ne sont pas disposés à écouter les arguments d'ordre économique qui vont à l'encontre de cette idée, je les encourage à réfléchir aux conséquences pour leur belle-fille qui travaille à l'aciérie du coin, pour leur père qui est ouvrier dans une usine d'automobiles ou pour leur sœur qui travaille à l'usine de pâte à papier. Leur bien-être économique, ainsi que le gagne-pain de centaines de milliers de Canadiens qui dépendent des échanges commerciaux entre nos deux pays, qui s'élèvent à près de 1 billion de dollars chaque année, est le prix à payer pour ce sentiment de réconfort. En tant que législatrice, c'est un prix que je ne suis pas prête à payer.
Quand on parle de l'importance et de la protection des échanges commerciaux entre le Canada et les États‑Unis, on ne défend ni n'attaque aucun gouvernement, qu'il soit démocrate, républicain, libéral ou conservateur. C'est plutôt un appel à mettre de côté les grands discours pour réparer et redynamiser les liens entre nos deux grands pays. Nous qui sommes législateurs, nous devons voir plus loin que l'actualité. Nous devons planifier l'avenir pour les 10, 20, 50 et 100 prochaines années. Certes, il faut diversifier les échanges commerciaux, mais, comme l'a lui-même dit le récemment, il faut aussi resserrer les échanges avec les États‑Unis en vue de bâtir une forteresse nord-américaine.
Les dirigeants des deux côtés de la frontière ne peuvent rien changer à cette seule composante qu'est la proximité, mais nous avons besoin de certitudes pour tout mettre en œuvre afin de rétablir les neuf autres composantes que sont la bonne volonté et le bon sens. L'élimination de la taxe constitue assurément un pas dans la bonne direction.
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Monsieur le Président, les Canadiens sont déjà à bout. Ils paient leur épicerie, leur essence, leur loyer et tout le reste plus cher. Les libéraux veulent maintenant qu'ils paient davantage pour regarder leurs séries et leurs films préférés en ligne. Avec cette nouvelle politique, le CRTC oblige les services de diffusion en continu comme Netflix et Disney à consacrer une part plus importante des revenus annuels qu'ils tirent du marché canadien au financement du contenu canadien.
Ce n'est pas la première fois que les libéraux tentent de faire une telle chose. Sous le gouvernement libéral, le CRTC a instauré une taxe de 5 % sur les revenus. Cette taxe fait l'objet d'un recours et l'affaire est toujours devant les tribunaux. À présent, le CRTC veut faire passer cette taxe de 5 % à 15 %, et c'est inacceptable. Appelons un chat un chat: il s'agit d'une taxe sur la diffusion en continu. Une taxe, c'est une taxe. Les Canadiens savent exactement ce qui va se passer ensuite. Les grandes entreprises n'absorbent jamais les nouveaux coûts. Elles les refilent aux consommateurs. Cela signifie des factures mensuelles plus élevées pour les familles canadiennes qui ont déjà du mal à faire face à la crise du coût de la vie provoquée par le gouvernement libéral.
Les libéraux peuvent bien essayer de déguiser la réalité en utilisant des termes bureaucratiques. Ils peuvent bien parler de contribution et de modernisation, mais les Canadiens ne sont pas dupes. Si ça ressemble à une taxe et que ça a le même effet, appelons ça une taxe. Les Canadiens sentent qu'il y a quelque chose de louche, et ça sent la taxe. Cette taxe libérale va faire augmenter le coût de la vie pour tous les Canadiens qui paient des services de diffusion continue en ligne. Ce n'est qu'un autre exemple montrant que le gouvernement pense que les Canadiens sont en quelque sorte sous-taxés.
Les conservateurs ont toujours cru qu'il fallait laisser les Canadiens garder une plus grande partie de leur argent, contrairement aux libéraux, qui pigent constamment dans les poches des Canadiens. Nous avons demandé maintes fois au gouvernement de supprimer toutes les taxes sur l'essence et le diésel à la pompe pour offrir un allégement fiscal aux Canadiens en difficulté. Malheureusement, les libéraux ont fait les choses à moitié, notamment en réduisant les taxes sur l'essence de quelques cents le litre, mais nous savons qu'il est possible d'en faire plus.
Après 11 ans de gouvernement libéral, le coût de la vie a augmenté. Les paiements hypothécaires ont doublé pour de nombreuses familles. L'inflation alimentaire met à mal le budget des ménages. Le recours aux banques alimentaires a doublé depuis 2019, pour atteindre près de 2,2 millions de visites par mois. Un enfant canadien sur quatre va désormais à l'école le ventre vide. Les Canadiens en arrachent. Par ailleurs, les taux d'intérêt ont grimpé en flèche. Pourquoi? Parce que le gouvernement alimente l'inflation par ses dépenses inconsidérées. Le a doublé le déficit de Justin Trudeau, qui s'élevait à 31 milliards de dollars. Le déficit prévu de ce prétendument nouveau et meilleur chef est estimé à 65 milliards de dollars.
Voilà que les libéraux veulent aussi augmenter le prix du divertissement. Les Canadiens ont recours aux services de diffusion en continu parce que ceux-ci offrent du choix et qu'ils sont commodes et abordables, et les libéraux menacent ces trois aspects. Les libéraux ont déjà fait adopter la Loi sur la diffusion continue en ligne. Les conservateurs avaient prévenu que ce projet de loi ouvrirait la voie à davantage de contrôle gouvernemental, à davantage d’ingérence du CRTC et à des coûts plus élevés pour les consommateurs. Nous avions raison. Les libéraux affirmaient que le projet de loi n'aurait pas d'incidence sur les Canadiens ordinaires, mais nous en constatons aujourd’hui les conséquences. Les coûts augmentent. Nous savons que les formalités administratives s’alourdissent. Nous savons que cela est dû à une ingérence accrue du gouvernement. C’est le même vieux programme libéral: on impose des taxes, on dépense et on recommence.
Cette décision envoie également un message décourageant aux investisseurs. Le Canada devrait attirer des investissements, et non les faire fuir. Les entreprises ont besoin de certitude. Elles ont besoin de compétitivité. Elles ont besoin d'un gouvernement qui comprend la croissance économique. Au lieu de cela, sous le gouvernement libéral, tout ce que les entreprises obtiennent, c'est une réglementation sans fin, une escalade des coûts et des marchés imprévisibles. Pourquoi les entreprises investiraient-elles davantage au Canada alors que le gouvernement libéral ne cesse de changer les règles du jeu? Pourquoi les innovateurs choisiraient-ils le Canada alors qu'ils sont punis par des frais plus élevés et une réglementation plus lourde?
Oui, les conservateurs veulent soutenir la culture canadienne, mais ils ne vont pas la soutenir en punissant les investissements, en faisant grimper les coûts et en nuisant à la croissance économique. Cette décision crée de l'incertitude au pire moment possible. L'économie canadienne est déjà faible. La productivité est en baisse. Les investissements accusent un retard par rapport à nos concurrents. Les entreprises quittent le pays. Cette hausse de taxe de 15 % place le Canada parmi les pays où les services de diffusion en continu coûtent le plus cher. En termes simples, elle décourage les investissements des entreprises au Canada et affaiblira davantage les pôles de production cinématographique et télévisuelle canadiens comme Vancouver et Toronto.
Face à la baisse du capital, les libéraux réagissent de la seule façon qu'ils connaissent, en augmentant encore une fois les impôts des Canadiens qui ont déjà du mal à joindre les deux bouts. C'est le monde à l'envers, et les conservateurs s'y opposeront.
Cette décision risque également de nuire aux relations du Canada avec les États‑Unis en prévision d'un examen de l'ACEUM. Alors que nous devrions réduire les tensions commerciales, les libéraux créent de nouveaux irritants commerciaux. L'ambassadeur des États‑Unis au Canada a déclaré: « La décision du CRTC de tripler la taxe sur les principaux services de diffusion en continu ne fait qu'aggraver une situation déjà mauvaise. Le CRTC cible et taxe les entreprises américaines, érige de nouvelles barrières commerciales discriminatoires et aggrave le climat d'investissement pour les entreprises américaines. »
C'est exactement ce que fait le gouvernement: il aggrave une situation déjà mauvaise.
À ce sujet, comment se déroulent les négociations commerciales? Je me souviens que, pour la négociation du premier accord commercial entre le Canada et les États‑Unis sous Justin Trudeau, les discussions ont commencé plusieurs mois à l'avance. Comble de l'ironie, le nouveau a convaincu les Canadiens qu'il pourrait conclure un accord avec M. Trump avant le mois de juillet 2025. Évidemment, il a échoué. Je suis sceptique quant à sa capacité à conclure un nouvel accord commercial dans un avenir proche, sachant que son gouvernement exacerbe les tensions entre nos pays en imposant des taxes supplémentaires inutiles. C'est tout simplement irresponsable. Les États‑Unis ont déjà exprimé leurs inquiétudes concernant les taxes sur les services numériques et les mesures réglementaires discriminatoires visant les entreprises américaines.
Les libéraux devraient s'efforcer de renforcer le commerce nord-américain, pas de l'affaiblir. L'économie canadienne dépend de relations commerciales stables et prévisibles. Le gouvernement ne devrait pas chercher la chicane avec notre plus important partenaire commercial simplement pour satisfaire son obsession idéologique visant à devenir omniprésent. Les entreprises américaines ne sont pas les seules à s'opposer à cette hausse de la taxe. Des scénaristes et des créateurs canadiens, y compris la Writers Guild of Canada, l'ont eux aussi critiquée.
Les conservateurs prônent des impôts moins élevés et plus d'argent dans les poches des Canadiens. Nous croyons également que le gouvernement doit vivre selon ses moyens, plutôt que d'alourdir le déficit et de soutirer toujours plus aux contribuables. Enfin, nous croyons que ce sont les consommateurs, et non les bureaucrates, qui doivent décider de ce qu'ils regardent en ligne. La taxe sur les services de diffusion en continu est coûteuse, malavisée et carrément inutile. C'est pourquoi nous demandons aux libéraux de rejeter la décision du CRTC. Le gouvernement a les moyens d'agir et il devrait abolir cette taxe sur les services de diffusion en continu avant que les Canadiens n'aient à en assumer le coût. Les Canadiens n'ont pas les moyens de payer encore plus de taxes libérales. Ils ne peuvent pas encaisser davantage d'inflation, et encore moins une autre ponction fiscale des libéraux déguisée en politique culturelle.
Les conservateurs se battront toujours pour faire baisser le coût de la vie, défendre les contribuables et faire triompher le bon sens.
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Monsieur le Président, je partagerai mon temps de parole aujourd'hui avec le député de .
Je tiens d'abord à parler des travailleurs qui sont touchés. Je veux parler du machiniste à Sudbury, du cinéaste autochtone à Winnipeg et du scénariste francophone à Rimouski. Je veux parler de mon ami Marcus, qui est un perchiste à Vancouver.
Je vais le dire très clairement: les néo-démocrates continueront de se battre pour les droits des travailleurs, y compris ceux qui travaillent dans le secteur des arts et de la culture au Canada. Nous ne défendrons pas les intérêts des sociétés multimilliardaires et des géants du Web au détriment des travailleurs canadiens. C'est la contradiction ultime que nous constatons dans cette motion aujourd'hui. Le prétend défendre les travailleurs canadiens, mais aujourd'hui, il défend Netflix, Amazon et Disney.
Le nouveau cadre du CRTC exige que les services de diffusion en continu consacrent 15 % des revenus qu'ils gagnent au Canada au soutien de la programmation nationale. Il fait partie d'un système de soutien de 2 milliards de dollars pour le contenu canadien et autochtone. Ce n'est pas une surprise punitive. Il fait suite à la Loi sur la diffusion continue en ligne qui a été adoptée il y a trois ans, après que les entreprises de divertissement, les travailleurs du secteur de la radiodiffusion et les artistes canadiens aient réclamé à maintes reprises la modernisation de la réglementation sur le contenu canadien vieille de plusieurs décennies.
Mettons ces chiffres en contexte. Les radiodiffuseurs traditionnels comme CTV paient actuellement entre 30 et 45 % de leurs revenus. Dans le nouveau cadre, ce taux sera ramené à 25 %, et on demande aux géants du Web de payer 15 %. Ce n'est pas radical. C'est de bonne guerre. C'est ça, l'équité envers les producteurs de contenu canadien. L'industrie canadienne de la production cinématographique et télévisuelle contribue à hauteur de 12 milliards de dollars au PIB et elle génère 10,2 milliards de dollars en volume de production. Elle soutient plus de 181 000 emplois, et ces emplois ne se financent pas tout seuls.
Fait capital, les contributions ne sont pas une taxe directe imposée aux consommateurs. C'est de toute évidence un argument des conservateurs plutôt qu'un fait. Il s'agit d'une contribution qu'on exige des entreprises.
Je veux citer Kate Ziegler, présidente de la section torontoise de l'Alliance des artistes canadiens du cinéma, qui a dit:
Les décisions visant à bonifier le financement du contenu autochtone et canadien et à améliorer la découvrabilité sont un bon point de départ. Pour les artistes membres de la section torontoise de l'ACTRA, ces décisions permettraient de créer de nouveaux débouchés, de consolider la production nationale et d'aider à ce que le public canadien continue de se reconnaître à l'écran.
L'Association canadienne des producteurs médiatiques a déclaré:
[Les décisions du CRTC] illustrent le principe sur lequel repose la Loi sur la diffusion continue en ligne, c'est-à-dire que les radiodiffuseurs et les services de diffusion en continu qui tirent des revenus importants des abonnés et des téléspectateurs canadiens doivent aussi investir dans la programmation canadienne.
Il s'agit également de soutenir la production francophone et autochtone, de veiller à ce que nous ayons ce contenu, à ce que ces histoires soient racontées. C'est un rôle important que nous jouons dans ce pays. Les conservateurs tentent d'empêcher la création de ce contenu à un moment où notre souveraineté culturelle est menacée.
Nous sommes des néo-démocrates, et les travailleurs ont besoin de nous. Nous devons les soutenir, et c'est ce que nous ferons. Nous le ferons toujours. Aujourd'hui, nous allons nous ranger du côté des 15 000 membres de l'ACTRA et des plus de 181 000 travailleurs du secteur de la création. Nous n'allons pas défendre les actionnaires de Netflix.
Oui, les Canadiens ont du mal à faire face au coût de la vie. Les néo-démocrates le disent depuis des années, mais la solution n'est pas de laisser les géants du Web s'en tirer à bon compte, car Netflix, Amazon, Disney+ et Apple TV+ ne sont pas de petites entreprises en difficulté. Ce sont des sociétés multimilliardaires qui soutirent des milliards de dollars à leurs abonnés canadiens chaque année, et elles devraient contribuer au système dont elles bénéficient.
Si le est si préoccupé par le coût de la vie pour les Canadiens ordinaires, pourquoi propose-t-il d'éliminer la redevance imposée à certaines des sociétés les plus riches du monde? Pour qui se bat-il réellement?
Le NPD estime que les ultrariches et les grandes sociétés doivent payer leur juste part afin que nous puissions financer les services, la narration, la création et le développement de notre secteur culturel, ainsi que les emplois dont dépendent les Canadiens.
La stratégie d'apaisement ne fonctionne pas. L'histoire nous a montré qu'elle ne fonctionne pas. Nous savons, alors que nous négocions avec les États‑Unis, qu'il existe une exception explicite dans l'ACEUM qui nous permet de prendre des mesures pour soutenir et protéger les industries culturelles. Le Canada s'est battu pour cet article. Il figure dans l'accord, et nous devrions l'utiliser.
Je crois comprendre que les conservateurs veulent capituler d'emblée. Ils veulent vider de sa substance notre propre politique culturelle pour apaiser les faucons de Trump en matière commerciale, mais nous n'élaborons pas notre politique intérieure en fonction de ce que veut Donald Trump. Nous l'élaborons en fonction de ce que veulent les Canadiens et de ce qu'ils ont besoin. Si nous abandonnons le financement des contenus chaque fois que Donald Trump s'y oppose, nous n'aurons plus de politique culturelle. Je veux que les députés réfléchissent à l'absurdité de la situation. Si notre politique est dictée par Washington, c'est que nous avons déjà renoncé à notre politique culturelle.
J'aimerais reparler des gens qui travaillent dans cette industrie: une actrice d'Edmonton qui a obtenu son premier contrat dans le cadre d'une production financée par le Bureau de certification des produits audiovisuels canadiens; un conteur autochtone qui a pu produire un documentaire à Edmonton grâce à un système exigeant des investissements; des journalistes dans un petit marché qui ont gardé leur emploi parce que les médias locaux ont reçu du financement. Ces exemples illustrent les enjeux dont nous parlons en ce moment.
Le NPD défend un Canada qui raconte ses propres histoires, qui emploie ses propres travailleurs et qui refuse d'être affaibli par des sociétés qui se laissent intimider par des gouvernements étrangers. Nous demandons à la Chambre de rejeter cette motion et de se ranger du côté des travailleurs canadiens en déclarant que la culture canadienne n'est pas un irritant commercial. C'est notre identité. Les conservateurs s'inclinent devant Trump. Ils veulent soutenir les grandes sociétés qui essaient d'escroquer les Canadiens. Les néo-démocrates accorderont toujours la priorité aux Canadiens plutôt qu'aux profits des entreprises.
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Monsieur le Président, je prends la parole avec conviction pour m'opposer d'une manière très claire à la motion. Je m'oppose à la motion parce que j'aimerais bien défendre un système de radiodiffusion qui continue d'investir dans les travailleuses canadiennes et les travailleurs canadiens, dans la créativité canadienne et dans la prospérité économique de notre pays.
Malgré la rhétorique que nous avons entendue par le truchement de la motion déposée par mes collègues conservateurs, ce débat ne porte pas sur une prétendue taxe sur la diffusion en continu. Il s'agit de savoir si les géants mondiaux de la diffusion en continu, qui tirent des revenus considérables du public canadien, doivent contribuer de manière juste et raisonnable à l'écosystème dont ils profitent chaque jour.
Ce principe n'a rien de radical. Il n'a rien de nouveau non plus. Depuis des décennies, les entreprises qui participent au système canadien de radiodiffusion contribuent financièrement à la création de la programmation canadienne. Ces contributions ont permis de bâtir l'un des secteurs de production les plus respectés au monde.
La motion dont nous débattons aujourd'hui fait fi de cette réalité. Elle présente les contributions à la programmation canadienne comme un fardeau, comme une pénalité. Cependant, ces contributions sont des investissements dans des emplois, dans des infrastructures, dans la propriété intellectuelle et dans l'activité économique partout au pays.
Soyons clairs: nous ne demandons pas aux plateformes de jeter leur argent par les fenêtres. Nous leur demandons d'investir dans certaines des meilleures productions au monde. Elles ne peuvent prétendre que la programmation produite ici est indigne de leurs services.
Le secteur de la production audiovisuelle soutient des centaines de milliers d'emplois directs et indirects au Canada. Ce ne sont pas des emplois abstraits. Ce sont de bons emplois, hautement qualifiés, occupés par des Canadiennes et des Canadiens dans toutes les régions du pays. Il s'agit de techniciens, d'artistes, de producteurs, d'acteurs, de vidéastes, de traducteurs, et de bien d'autres encore.
L'impact économique atteint une sphère beaucoup plus importante, parce qu'il va bien au-delà du plateau de tournage. Quand une production s'installe dans une communauté, par exemple à Montréal, elle remplit des chambres d'hôtel, fréquente les restaurants locaux, engage des travailleurs et des travailleuses de la région, et génère de l'intérêt pour le tourisme et le développement économique. Des économies locales entières bénéficient d'un secteur de production très vigoureux, pas seulement à Toronto, à Vancouver ou à Montréal, mais aussi dans les collectivités rurales, le Nord et les communautés autochtones.
C'est pourquoi le cadre établi par la Loi sur la diffusion continue en ligne est si important. Le monde a profondément changé depuis la rédaction de la loi originale sur la radiodiffusion. Les Canadiens et les Canadiennes consomment de plus en plus de contenu en ligne. C'est surtout le cas pour les jeunes. Les jeunes ont une tendance à aller directement vers le contenu en ligne plutôt que celui en radiodiffusion, et c'est très important de le signaler. Pourtant, les obligations de contribution s'appliquaient historiquement aux radiodiffuseurs canadiens seulement. Ce déséquilibre d'imposition pour l'un et non pas pour l'autre n'était pas viable.
Si les radiodiffuseurs canadiens sont tenus de contribuer à la programmation canadienne, tandis que les plateformes étrangères qui génèrent des revenus considérables au Canada en sont exemptées, les fondements financiers qui soutiennent la production canadienne s'effritent inévitablement. Ce cadre n'est ni unique ni radical. D'ailleurs, on voit la même chose partout dans le monde. Des pays européens ont adopté des obligations similaires, et, malgré ces exigences, les grandes plateformes mondiales continuent d'investir massivement dans ces marchés.
On peut se poser la question suivante: pourquoi le faire? C'est parce que les entreprises investissent là où il y a du talent, de la stabilité, des infrastructures et des perspectives, et le Canada offre tout cela. Il offre les perspectives, les infrastructures et surtout le talent exceptionnel des Canadiens et des Canadiennes. L'ironie, c'est que bien des voix qui critiquent aujourd'hui ces exigences célèbrent pourtant le succès de l'industrie canadienne, sans jamais reconnaître les politiques qui l'ont rendu possible. On ne peut pas dissocier notre réussite du cadre de politiques publiques qui a soutenu cette croissance.
Lorsque la production nationale s'érode, les emplois disparaissent, les travailleurs créatifs quittent l'industrie ou quitte carrément le pays et le Canada devient tributaire du contenu produit à l'étranger, sans maintenir sa propre base industrielle créative. Ce n'est pas une recette pour la résilience économique à long terme.
Les pays qui investissent dans la production nationale développent des industries exportables, et nos créateurs développent une propriété intellectuelle commerciale à l'échelle internationale. Les studios de cinéma ou de créativité attirent des investissements étrangers. Le Canada renforce sa position dans une économie audiovisuelle mondiale en pleine expansion. Affaiblir notre écosystème de production ne rendrait pas le Canada plus fort, cela le rendrait beaucoup plus dépendant. Nous cherchons cette souveraineté culturelle. Cette dépendance est quelque chose à éviter, surtout lorsqu'on voit la motion qui est à l'étude aujourd'hui.
Le fond de la question dont la Chambre est saisie est simple. Les plateformes internationales et multinationales de diffusion en continu, qui génèrent des revenus importants grâce au public canadien, doivent-elles contribuer au système canadien de radiodiffusion et de production, ou le fardeau doit-il continuer de reposer de manière disproportionnée sur les seuls radiodiffuseurs et entreprises canadiens? Je crois que les Canadiens et les Canadiennes connaissent la réponse. Il ne faut pas avoir un déséquilibre. Il ne faut pas que ce soit disproportionné. Il faut que ce soit équilibré. Un système de radiodiffusion moderne doit refléter un marché moderne. Cela exige de l'équité, de la durabilité et surtout de veiller à ce que les retombées économiques de notre système continuent de soutenir les emplois canadiens. La production canadienne et les histoires canadiennes doivent aussi être soutenues.
À une époque où des pays du monde entier se livrent une concurrence acharnée pour attirer les investissements en production et les talents créatifs, ce n'est pas le moment d'affaiblir les fondements de notre industrie nationale. C'est le moment de moderniser notre cadre de manière responsable pour qu'il reflète les réalités de l'ère numérique, tout en continuant de soutenir les créateurs qui font rayonner le Canada. Le Canada n'a jamais bâti sa grandeur en s'effaçant. Le Canada n'a jamais fait ça et ce n'est pas aujourd'hui qu'il commencera.
Avant d'arriver ici, au Québec et au Canada, ce qui m'a le plus attiré, c'est cette culture canadienne et québécoise. Par quel moyen l'avons-nous connue? Quel en a été le messager? Comment en avons-nous entendu parler? Qui en a été l'ambassadeur? Nous retrouvions cette culture dans les productions culturelles québécoises et ces productions ont pu être exportées à l'international, grâce au français, mais aussi à l'anglais. Or, sans une industrie véritablement soutenue, ce n'est pas ainsi qu'on pourra les encourager, les retenir et les développer.
Comme je l'ai dit, le Canada n'a jamais bâti sa grandeur en s'effaçant. Ce n'est pas aujourd'hui qu'il commencera à le faire. Pour toutes ces raisons, j'invite chaleureusement tous les députés de la Chambre à rejeter cette motion.
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Monsieur le Président, c'est toujours un privilège de prendre la parole au nom de mes concitoyens de Brandon—Souris.
Aujourd'hui, je prends la parole pour appuyer la motion de l'opposition conservatrice, qui est une réponse directe à l'annonce faite la semaine dernière par le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes. Nous devons tout simplement annuler la hausse de taxe ridicule du CRTC sur les services de diffusion en continu, car les Canadiens ne peuvent pas se permettre une autre augmentation du coût de la vie causée par les libéraux. C'est aussi simple que cela.
L'élimination de la taxe sur les services de diffusion en continu rendra également le Canada moins concurrentiel pour l'industrie de la diffusion en continu et du cinéma, qui connaît actuellement, et qui a connu au cours des dernières années, une croissance dans ma province, le Manitoba. Cette taxe a déjà menacé notre relation actuellement tumultueuse avec les États‑Unis. Seuls le et sa bande de copains libéraux peuvent annuler l'augmentation de taxe du CRTC et faire économiser de l'argent aux Canadiens en l'éliminant de façon permanente, ce qui est exactement ce que nous, les conservateurs, demandons aujourd'hui.
Pour les gens de Brandon—Souris qui n'ont peut-être pas suivi ce dossier de près, cette question s'inscrit dans un contexte qui est tout aussi important que la hausse de taxe elle-même. En 2023, les députés libéraux ont voté pour faire de leur Loi sur la diffusion continue en ligne une loi canadienne.
Selon les députés ministériels, la loi vise trois grands objectifs. Premièrement, elle assujettit les plateformes de diffusion continue en ligne, comme YouTube, Netflix, Spotify et les autres, à l'autorité du CRTC en les soumettant à des règles de radiodiffusion canadiennes semblables à celles qui s'appliquent aux télédiffuseurs et aux radiodiffuseurs. Deuxièmement, elle permet au CRTC d'obliger ces plateformes à financer et à soutenir le contenu canadien et ses créateurs, notamment par l'imposition de taxes supplémentaires comme celle dont nous débattons aujourd'hui. Troisièmement, elle confère au CRTC le pouvoir de rendre obligatoire la promotion et la découvrabilité du contenu canadien au pays, un aspect que je n'aurai pas le temps d'aborder aujourd'hui. Quoi qu'il en soit, je voulais donner un peu de contexte pour que les gens qui nous écoutent à la maison comprennent ce qui nous a menés jusqu'ici.
Il y a tout juste une semaine, grâce aux pouvoirs que lui a donnés le gouvernement libéral, le CRTC a décidé de tripler la taxe sur les services de diffusion en continu, la faisant passer de 5 %, le taux fixé après l'adoption de la loi, à 15 %. On excuserait les Canadiens de ne pas comprendre pourquoi les libéraux augmentent déjà cette taxe. Peut-être savent-ils que la taxe initiale de 5 % fait actuellement l'objet de contestations devant les tribunaux par les services de diffusion en continu, qu'aucune décision n'a encore été rendue et qu'aucun montant correspondant à ces 5 % n'a été versé à ce jour. Pourtant, sans attendre le jugement des tribunaux à l'égard de cette mesure instaurée avec l'appui des libéraux, le CRTC, toujours avec l'appui des libéraux, est allé de l'avant et a triplé la taxe.
Comme bon nombre de mes collègues conservateurs l'ont déjà souligné plus tôt aujourd'hui — et au cours des années passées, je tiens à le préciser —, l'exercice de ce pouvoir par le CRTC aura de graves conséquences pour le Canada, et nous doutons sincèrement que cela apporte un quelconque avantage concret. Malgré ces avertissements, voilà où nous en sommes. Cette taxe sur les services de diffusion en continu ou sur Netflix est une création du CRTC, mais elle relève aussi du genre d'intervention gouvernementale qui consiste à mener un cheval à l'abreuvoir et à le forcer à boire, que le cheval ait soif ou non. C'est une attitude que nous avons vue à maintes reprises de la part de ce gouvernement libéral usé et coûteux au cours des 11 dernières années.
Comme mes collègues l'ont souligné à juste titre, rien n'empêche non plus les entreprises de diffusion en continu de faire payer aux Canadiens cette hausse de 15 % de la taxe sur leurs factures mensuelles, comme si nous avions besoin d'une dépense supplémentaire dans notre vie quotidienne. Les députés ont-ils remarqué que leurs factures de services de diffusion en continu augmentaient? Je parie que oui, et qu'après l'entrée en vigueur de cette mesure, la situation va empirer, et non s'améliorer. Non seulement les Canadiens vont payer plus cher, mais l'imposition d'une hausse de 15 % ferait aussi du Canada l'un des endroits au monde où il coûte le plus cher d'exploiter un service de diffusion en continu. Moins de concurrence, moins de choix et plus de coûts: cela ressemble fort à une décision typique des libéraux.
Pourquoi les diffuseurs en continu et les entreprises de diffusion continue en ligne mèneraient-ils des activités au Canada, dans un marché qui sera moins rentable pour eux, de plus en plus taxé et de plus en plus manipulé par l'intervention du gouvernement? Le récent investissement de Netflix à Vancouver, qui a créé plus de 450 emplois, offre un excellent exemple des avantages que les Canadiens pourraient perdre si le gouvernement libéral ne se sert pas de son pouvoir pour mettre un frein à cette hausse de la taxe sur la diffusion en continu et s'il permet l'augmentation des coûts dans cette industrie.
En raison de l'intervention de la gauche sur le marché et du manque de concurrence, les Canadiens paient déjà des frais parmi les plus élevés dans l'espace numérique, de la diffusion en continu aux forfaits cellulaires en passant par l'Internet résidentiel. Maintenant, le CRTC veut que les services de diffusion en continu coûtent plus cher afin de financer des émissions que la plupart des Canadiens ne veulent pas regarder. Non seulement cette politique envoie un message négatif aux diffuseurs en continu et aux grandes entreprises de diffusion en continu, mais elle risque sérieusement d'affaiblir la position déjà fragile du Canada dans les négociations commerciales. Nous avons déjà entendu des commentaires selon lesquels c'est exactement l'effet qu'aura cette mesure.
Alors que nous approchons à grands pas de la période d'examen de l'ACEUM, c'est-à-dire notre accord de libre-échange avec les États-Unis, dont les entreprises de diffusion en continu sont sans aucun doute les principales cibles de la taxe imposée par le CRTC, cette taxe ne semble nullement tenir compte des renégociations à venir et du contexte difficile dans lequel nous nous trouvons. Il n'est pas nécessaire de chercher bien loin pour constater l'incidence de cette taxe. En réponse à la décision du CRTC, l'ambassadeur des États‑Unis au Canada a déjà déclaré que cette initiative aggrave une situation déjà difficile.
À un moment où le Canada a besoin de se trouver dans une position de force, pourquoi les libéraux sont-ils aussi déterminés à placer notre pays dans la pire position de négociation possible? Cette attitude de la part du gouvernement est très inquiétante. J'espère sincèrement qu'elle n'est pas due à ses propres ambitions politiques honteuses. Le fait est qu'une part importante du contenu que consomment les Canadiens provient d'autres pays, notamment des États‑Unis, et cela ne risque pas de changer. Le CRTC veut faire fi de cette réalité et forcer les Canadiens à ne regarder que du contenu canadien, tout en leur faisant payer le prix fort pour ce privilège, mais ce n'est pas ainsi que fonctionne un marché libre, et ce n'est pas le rôle que le gouvernement devrait jouer.
Soyons clairs: les conservateurs sont déterminés à protéger et à défendre la culture canadienne par tous les moyens. Nous sommes en faveur d'une identité nationale canadienne et c'est pour cette raison que nous nous opposons à l'idée de clouer au sol des symboles nationaux comme les Snowbirds et de retirer l'image de Terry Fox du passeport. À cette fin, nous savons ce qui rend le contenu canadien spécial et nous devons veiller à ce que l'abordabilité et la croissance économique soient au cœur de la façon dont nous stimulons ce contenu, et non une réglementation gouvernementale forcée et la fiscalité.
Depuis maintenant 10 ans, l'approche de surréglementation des libéraux, combinée à cette annonce du CRTC, commence à donner l'impression que nous vivons Le Jour de la marmotte. Les libéraux créent un problème, puis instaurent une taxe qui, selon eux, réglera tout. Les conservateurs savent qu'il s'agit d'une méthode foncièrement boiteuse d'atteindre un objectif. Il suffit de regarder les 11 dernières années pour en constater les résultats.
Nous pouvons remercier un libéral pour la hausse du coût de la vie causée par la taxe sur le carbone. Nous pouvons remercier un libéral pour la hausse du coût du logement causée par des exigences, des taxes et des formalités administratives farfelues. Nous pouvons remercier un libéral pour la hausse des prix du carburant causée par l'affaiblissement délibéré du secteur pétrolier et gazier par des taxes, des formalités administratives et une réglementation environnementale oppressive. Aujourd'hui, les libéraux veulent que nos services de diffusion en continu paient une taxe trois fois plus élevée, un coût qui sera sans aucun doute refilé aux consommateurs canadiens. Par conséquent, lorsque nos factures de services de diffusion en continu augmenteront dans les mois à venir, nous saurons exactement quoi faire: nous pourrons remercier un libéral.
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Monsieur le Président, je me lève aujourd'hui pour m'opposer à une nouvelle taxe sur Netflix imposée par les libéraux et soutenue par le Bloc québécois.
[Traduction]
Je prends la parole pour m'opposer à l'augmentation par les libéraux de la « taxe Netflix ». Les conservateurs veulent un pays de possibilités et de promesses: un pays où les jeunes ont de nouveau les moyens d'accéder à la propriété et de fonder une famille, où les parents peuvent offrir à leurs enfants une alimentation de qualité et un bon départ dans la vie, et où les aînés peuvent jouir d'une retraite paisible, en ayant les moyens de profiter pleinement d'une tranquillité bien méritée.
Or, après 10 ans de règne libéral, le Canada connaît la pire chute du niveau de vie depuis la Grande Dépression, avec la première génération de jeunes qui n'a pas les moyens de s'acheter une maison. Le recours aux banques alimentaires n'a jamais été aussi élevé, ayant plus que doublé en 7 ans, et le Canada affiche la croissance économique la plus faible du G7 depuis plus d'une décennie. À cause des libéraux, l'endettement des ménages et l'inflation alimentaire battent des records. Le changement de cap promis par le pendant la dernière campagne électorale n'était qu'un mirage. Les coûts ont augmenté, les impôts ont grimpé, la dette s'est alourdie, et rien n'a vraiment changé. Il est juste un autre libéral.
Comment en sommes-nous arrivés au point où les Canadiens n'ont plus les moyens de vivre? Les responsables sont les gouvernements qui nuisent à la production avec des taxes et des formalités administratives, puis qui impriment de l'argent pour financer le manque à gagner qui en résulte. Cet argent facile est injecté dans l'économie sous forme de dette. Dépenser plus rapidement de l'argent emprunté signifie des prix plus élevés, surtout lorsque nous achetons moins de biens produits. Le seul effet de cette politique sur les Canadiens a été la dette des ménages la plus élevée du G7, qui est d'un tiers plus élevée que celle du pays qui occupe le deuxième rang à cet égard. L'endettement des ménages canadiens frôle maintenant des niveaux records et entre en collision avec des taux d'intérêt modérément plus élevés. Selon Equifax, cette semaine, cette combinaison a conduit à un point où les volumes d'insolvabilité ont augmenté à des niveaux jamais vus depuis 2009, en hausse de 18,8 % par rapport à l'année précédente, et où le taux de défaillance a grimpé de 32 % par rapport à l'année précédente, alors qu'au premier trimestre, les taux d'insolvabilité ont atteint un sommet en 17 ans, en partie en raison de la pression financière croissante exercée sur les détenteurs de prêts hypothécaires.
Trois millions de ménages canadiens renouvelleront leur prêt hypothécaire à des taux plus élevés au cours des deux prochaines années. Les déficits et les taxes inflationnistes du ont forcé les Canadiens à emprunter pour se procurer les produits de première nécessité. Si nous dépensons plus que ce que nous produisons, c'est notamment parce que nous n'avons pas assez d'investissements pour produire et rendre notre économie plus productive.
Dans un rapport publié par RBC il y a environ un mois, on peut lire ceci:
Au cours de la dernière décennie, les sorties nettes d'investissements ont dépassé la barre du billion de dollars au Canada, soit l'exode de capitaux le plus important de l'histoire [...] du pays. Pour chaque dollar investi au Canada depuis l'étranger, deux dollars en sont sortis. Au cours de la dernière décennie, le Canada a représenté environ 10 % des investissements directs à l'étranger à l'échelle mondiale, et exporté plus de capitaux que tout autre pays sur Terre, à l'exception des États‑Unis et de la Chine.
Ces deux économies sont presque 10 fois plus importantes que celle du Canada.
Le libéral a cherché à se distancer de ce bilan économique, alors qu'il avait convaincu Justin Trudeau de le mettre en œuvre quand il était son conseiller. Il a promis que, s'il était élu, il ferait le contraire de tout ce qu'il avait dit et écrit, et de tout ce que son parti avait fait au cours des 10 années précédentes. Nous savons maintenant que ça aussi, c'était une illusion. Les dettes se sont accumulées, les impôts ont augmenté, la croissance a ralenti et les investissements se sont envolés. C'est toujours la même chose.
Aujourd'hui, le libéral s'est rendu à New York pour promouvoir son produit d'exportation préféré: les discours. Une fois de plus, son discours était truffé de ces mots à la mode qui semblent raffinés, mais qui sont en réalité très contradictoires. D'un côté, il affirme que nous sommes en pleine rupture avec les États-Unis, tandis que de l'autre, il dit vouloir, selon ses propres termes, « que l'Amérique retrouve sa grandeur ». Il agitait de nouveau ses coudes de haut en bas dans le plus pur style de la danse des canards, car il ne semblait pas parvenir à décider si l'intégration avec les États-Unis est un point fort ou un point faible. Il a défendu avec passion ces deux positions au cours des trois derniers mois seulement. Au-delà des illusions, des contradictions et des clichés propres au monde des affaires qu'il ressasse dans ces discours truffés de mots à la mode, il suit en fin de compte exactement la même voie. Tout ce qui compte, ce sont les résultats, pas les illusions.
Je vais continuer au présent en ce qui concerne les investissements au Canada. Selon le rapport de la RBC: « Le Canada se classe actuellement au dernier rang des pays du G7 pour ce qui est des investissements, tant dans le secteur des machines et du matériel que dans celui de la propriété intellectuelle. » Selon Statistique Canada, entre la fin du premier trimestre de 2025 et le dernier trimestre de la même année, les investissements réels globaux des entreprises ont diminué de 0,4 %. Les investissements en capital productif, quant à eux, ont connu une baisse beaucoup plus importante, les investissements en machinerie et en équipement industriels ayant chuté de 15 %, ce qui est particulièrement préoccupant.
Le aime se vanter des investissements étrangers directs en affirmant que nous en avons attiré plus que n'importe quel autre pays, mais Statistique Canada a levé le voile sur la situation. Ces montants proviennent de transactions sur papier. Ce ne sont pas des investissements dans de nouvelles machines ou de nouveaux emplois. Ce sont des sociétés étrangères qui prennent le contrôle d'entreprises canadiennes, lesquelles se négocient désormais à bas prix en raison de la faiblesse de notre dollar et de la sous-évaluation de notre environnement d'affaires. Ces transactions n'étendent pas les activités commerciales; elles ne font que retirer le contrôle des mains de Canadiens pour le donner principalement à des intérêts américains. Je suppose que c'est ce que le premier ministre voulait dire quand il a déclaré que les États‑Unis essayaient de nous affaiblir pour nous dominer. Grâce à ses politiques, il veille à ce que ce soit de plus en plus le cas.
Selon Statistique Canada, plus de la moitié des flux d'investissements directs étrangers au Canada correspondaient à de simples opérations sur papier, soit des fusions et des acquisitions. Dans le même temps, au cours des quatre premiers trimestres du mandat du , 109 milliards de dollars d'investissements canadiens ont quitté le pays et il est sorti du Canada plus de 20 milliards de dollars de plus qu'il n'y est rentré. Ce sont des dollars canadiens qui servent au financement de mines, de pipelines, d'entreprises et de technologies à l'étranger, et au paiement des salaires de travailleurs à l'étranger. Si le premier ministre croit vraiment avoir fait du Canada un endroit où il est si intéressant d'investir, il devrait se regarder dans le miroir et se demander pourquoi il a investi 90 % de sa fortune personnelle à l'étranger, principalement aux États‑Unis. La réponse, bien sûr, est qu'il ne veut pas que sa fortune personnelle dépende de la même économie fragile, des mêmes impôts élevés et de la même bureaucratie qu'il impose au reste du Canada.
Curieusement, dans son discours d'aujourd'hui, il a même encouragé les investisseurs américains à s'intéresser davantage à l'argent de nos fonds de pension. Qui veut d'un qui se rend aux États‑Unis pour encourager les investisseurs américains à piller nos fonds de pension au détriment des investissements dont nous avons désespérément besoin chez nous? Selon Statistique Canada, la majorité des investissements des fonds de pension canadiens se font désormais à l'étranger. Une autre question se pose: pourquoi, malgré les illusions, les annonces et les grands discours prononcés à l'étranger dans des cadres prestigieux, les investissements continuent-ils de fuir le pays et pourquoi trouvent-ils un accueil plus favorable ailleurs dans le monde? C'est parce que le premier ministre libéral a poursuivi les mêmes politiques qu'il avait conseillées à Justin Trudeau. Toutes les lois anti-développement adoptées par Trudeau sont toujours en vigueur aujourd'hui.
Les augmentations de taxes et d'impôts sur l'énergie, les investissements et les revenus restent en vigueur. Il y a d'ailleurs 500 projets économiques actuellement en attente d'approbation par le gouvernement fédéral, et le vient d'annoncer qu'il allait multiplier par 6 la taxe sur le carbone pour les industries sur l'acier, l'aluminium, le béton, les engrais et bien d'autres produits.
La cupidité du gouvernement se manifeste une nouvelle fois par l'intermédiaire du CRTC, dont les membres sont nommés par les libéraux, qui utilise les pouvoirs que lui confère la Loi sur la diffusion continue en ligne des libéraux pour tripler la taxe sur Netflix et la porter à 15 %. Pour les Canadiens qui paient déjà une forte inflation libérale sur les biens qu’ils achètent, des impôts libéraux élevés sur leur salaire, des taxes libérales élevées sur l’essence qu’ils utilisent pour se rendre au travail et en revenir, puis des taxes libérales encore plus élevées sur la bière qu’ils boivent pour se détendre une fois rentrés chez eux, lorsqu’ils s’assoient pour regarder leur émission préférée sur Netflix, Crave ou Disney+, ils devront encore payer des taxes libérales plus élevées.
[Français]
Les libéraux taxent le travail, l'énergie, l'investissement, la bière et, maintenant, les produits culturels. Nous, les conservateurs, voulons réduire toutes les taxes et tous les impôts pour rendre la vie plus abordable pour tout le monde.
[Traduction]
Aujourd’hui, nous, les conservateurs, nous manifestons, fidèles à notre vision globale d’un gouvernement plus petit au service de citoyens plus autonomes, d’un gouvernement abordable pour une vie abordable. Nous voulons bien sûr réduire les taxes et les impôts sur les salaires, les investissements, l’énergie et la construction de logements, mais nous voulons aussi lutter contre cette augmentation de taxe libérale afin de donner un peu de répit aux Canadiens. Laissons-les choisir librement ce qu’ils veulent regarder lorsqu’ils sont chez eux et passent du temps en famille. Supprimons la taxe sur Netflix. Faisons du Canada un pays fondé sur la production et non sur l’emprunt, sur les salaires et non sur la dette, et sur l’abordabilité et non sur une inflation gouvernementale exorbitante.
Nous voulons redonner aux Canadiens le contrôle de leur vie et leur offrir un avenir prometteur, riche en possibilités. Faisons-le maintenant.