(i) les fonds souverains doivent être composés de fonds provenant d’excédents budgétaires et de recettes provenant de l’exploitation des ressources,
(ii) ce gouvernement n’a fait aucun excédent, mais seulement des déficits, depuis les 11 dernières années et n’a aucun fonds à investir,
(iii) le premier ministre propose de mettre son fonds de 25 milliards de dollars sur la carte de crédit nationale, ce qui augmentera encore davantage la pression inflationniste,
(iv) le premier ministre a déjà créé 12 nouvelles sociétés d’État, agences et organisations bureaucratiques,
(v) quand le gouvernement affecte des fonds, ceux-ci vont toujours à ceux qui ont de l’influence politique et non pas à ceux qui le méritent,
(vi) les libéraux ont fait sortir du Canada plus d’un billion de dollars en argent de fonds de retraite que nous pourrions rapatrier en accélérant l’attribution de permis, en réduisant les impôts et en favorisant la libre entreprise,
(vii) l’augmentation des prix du carburant et des aliments constitue déjà un fardeau pour les ardents travailleurs canadiens qui ne peuvent se permettre de payer plus pour faire des cadeaux aux initiés libéraux et aux élites du monde des affaires,
la Chambre demande donc au gouvernement d’abandonner ce fonds de dette souveraine.
— Monsieur le Président, aujourd'hui, je réagis aux patentes à gosses coûteuses du premier , qui veut mettre maintenant 25 milliards de dollars sur la carte de crédit nationale, afin de financer des faveurs pour des entreprises bien connectées, des élites libérales et des forces coopératives, tout ça en augmentant le coût de la vie de tout le monde, des travailleurs, des petites entreprises, des aînés. On a vu que ce gouvernement libéral a déjà mis 11 déficits sur la carte de crédit national. Après un an de ce premier ministre, on voit plus de coûts, plus de dettes, plus de taxes, plus d'argent sur la carte de crédit. Il est juste un autre libéral.
Pour avoir un fonds souverain, il faut avoir des fonds. Il n'y a pas de fonds parce qu'il n'y a pas de surplus, comme en Arabie saoudite, à Singapour, en Norvège et j'en passe. Ces pays ont des surplus chaque année qu'ils mettent dans des épargnes pour leur pays. Ils n'ont pas de déficit.
Les conservateurs veulent éliminer les obstacles gouvernementaux afin d'attirer de nouveau les investissements privés, de stimuler notre économie et de payer nos factures grâce à la production privée, pour que le coût de la vie baisse pour les Canadiens qui paient déjà trop cher. C'est comme ça que nous allons libérer notre économie et que nous rétablirons l'abordabilité. Nous deviendrons forts chez nous et maîtres chez nous.
[Traduction]
Imaginons que quelqu'un se rende chez son médecin et que, soudain, celui-ci lui injecte une substance étrange. La personne lui demande ce que c'est, et il répond qu'il s'agit d'un poison. Elle lui demande alors pourquoi il lui a injecté un poison. Immédiatement, le médecin prend une autre seringue et lui injecte un antidote, puis lui explique qu'il a fait cela pour pouvoir lui sauver la vie grâce à l'antidote. Le patient lui demande alors pourquoi il lui a injecté un poison au départ, et le médecin répond qu'il voulait lui sauver la vie parce que c'est son métier. C'est exactement ainsi que fonctionne l'économie libérale. Les libéraux causent d'énormes dégâts économiques à notre pays, puis ils prétendent en être la solution, l'antidote.
Le gouvernement entrave la construction de logements par des taxes et des formalités administratives, puis crée une quatrième agence fédérale du logement pour subventionner le logement. Le libéral bloque les projets d'exploitation des ressources par des taxes élevées, des délais d'obtention des permis de 19 ans et des interdictions de transport de pétrole au large des côtes de la Colombie‑Britannique, puis il crée de grands bureaux pour faire avancer les projets, des bureaux qui promettent des exemptions, des renflouements et des subventions aux entreprises favorites.
Le bloque les investissements par des taxes élevées, chasse pour 1,2 billion de dollars de fonds de pension hors du pays, puis subventionne l'investissement avec de nouveaux programmes d'aide aux entreprises parasites. Il fait grimper le coût de la vie et le prix des aliments avec la planche à billets inflationniste, les taxes sur le carbone et les formalités administratives, puis imprime encore plus d'argent pour verser aux gens des paiements en espèces afin de les aider à faire face au coût de l'alimentation, qu'il a lui-même fait grimper. Il freine le développement, taxe la production, réglemente les investissements, retarde l'octroi des permis, fait fuir les capitaux, tue les projets et étouffe les constructeurs.
Puis, quand l'économie ralentit, le arrive avec une subvention, un fonds, une banque, un sommet, un groupe de travail et une séance de photos pour régler le problème qu'il a lui-même causé. Plutôt que de respecter le serment d'Hippocrate selon lequel il doit s'abstenir de tout mal, le gouvernement cause beaucoup de mal, puis prétend qu'il offre un remède. Comme l'a dit le grand Ronald Reagan, si quelque chose bouge, un libéral le taxe. Si ça continue de bouger, il le réglemente. Et quand ça arrête de bouger, il le subventionne.
Pourquoi ne pas simplement se tasser du chemin et laisser les choses bouger? Pourquoi ne pas laisser le constructeur construire, le travailleur travailler, l'investisseur investir, l'agriculteur cultiver, le mineur miner, le fabricant fabriquer, et le transporteur transporter? C'est parce que le politicien libéral n'aurait alors plus aucun rôle à jouer, aucun pouvoir à s'arroger, aucun contrôle à exercer, aucun permis à autoriser et aucun chèque à distribuer.
Si les gens pouvaient simplement lancer une entreprise, produire des ressources, cultiver des aliments et bâtir des logements, le et les autres avec lui dans son château perdraient leur utilité. À la place, il s'assure que tout doit passer par lui. Il crée essentiellement une prison réglementaire et demande une rançon à quiconque veut construire quelque chose pour arriver à s'en sortir. Si quelqu'un veut se loger ou se nourrir, il doit attendre que le gouvernement lui redonne une partie de son argent. S'il veut construire une maison ou un pipeline, il doit s'agenouiller devant le roi et le quémander. S'il veut des investissements pour son entreprise, il doit se prosterner devant l'État.
C'est grâce au capitalisme de copinage contrôlé par l'État que le libéral s'est enrichi. En fait, ses investissements dans Brookfield profitent de faveurs qui n'enrichissent généralement qu'un petit groupe de preneurs politiquement puissants, mais improductifs, au détriment de la grande masse de producteurs productifs.
L'aide, c'est l'avers de la médaille du contrôle. C'est l'illusion que créent les individus qui sont à l'origine du problème, l'illusion d'un investissement que créent ceux qui ont fait fuir les investisseurs et l'illusion de la croissance que créent ceux qui ont fait obstacle à celle-ci. Après tout, selon le modèle libéral, l'économie n'appartient pas au peuple, mais plutôt aux politiciens, aux bureaucrates et aux autres autorités qui exercent un contrôle sur lui ainsi qu'aux pouvoirs qui les influencent.
Le vrai débat dans l'économie actuelle confronte l'économie politique et l'économie de marché. L'économie politique répartit la richesse en fonction du pouvoir, alors que l'économie de marché le fait en fonction du libre choix. Voilà maintenant qu'entre en scène le fonds d'investissement souverain, qui ne repose sur aucune richesse. Ce n'est encore une fois que des accroires de la part des libéraux.
Les pays qui possèdent un véritable fonds souverain, comme Singapour, la Norvège, l'Arabie saoudite ou les Émirats arabes unis, accumulent des excédents tous les ans. Ils les mettent de côté pour les investir afin de les faire croître grâce aux rendements, pour le bien de leur population. Le libéral, lui, n'a aucun excédent à investir. Au contraire, les avoirs nets de l'État totalisent ‑1,3 billion de dollars. Quand on additionne tous les actifs et qu'on soustrait tous les éléments de passif, c'est ce qu'il reste. C'est ce qu'on appelle notre dette nationale.
Avant-hier, le a annoncé un 11e déficit libéral et il l'imputera sur la carte de crédit nationale. Encore plus de dettes, plus de taxes et d'impôts et plus de dépenses finissent sur la carte de crédit.
Le n'est qu'un libéral comme les autres. Il a d'ailleurs fait doubler le déficit depuis que Trudeau a quitté ses fonctions, alors ce qu'il a à verser dans le fonds d'investissement souverain, ce n'est pas de la richesse, c'est des dettes. Il entend ajouter 25 milliards de dollars sur la facture de notre carte de crédit nationale afin d'investir dans des entreprises qui ont leurs entrées auprès du parti. À qui ira l'argent? Il ira aux gens qui sont puissants sur le plan politique.
Le libéral entend organiser un nouveau sommet, cette fois-ci avec des multinationales et des milliardaires, afin de leur faciliter l'accès aux fonds publics et de leur permettre d'échapper aux formalités administratives excessives ainsi qu'au fardeau fiscal qu'il impose à toutes les autres entreprises. En contrepartie, ces entreprises, qui finiront par obtenir les autorisations nécessaires pour aller de l'avant et éviter les contraintes administratives et les impôts restrictifs, devront céder une part de leur entreprise au gouvernement. C'est presque comme si le gouvernement réclamait une rançon pour laisser certaines entreprises sortir de la prison réglementaire qu'il a lui-même créée. Or, près d'un million de petites entreprises, privées de lobbyistes, resteront coincées dans ce système, forcées de payer des impôts pour subventionner leurs concurrents plus gros et plus puissants sur le plan politique.
C'est la règle d'or: ceux qui roulent sur l'or dictent les règles. Le pouvoir devient richesse, la richesse engendre plus de pouvoir, et le cycle se répète. À la fin, une poignée d'initiés accumule tout, en s'enrichissant pendant que tous les autres s'appauvrissent.
Dans une économie politique, le succès des élites ne se mesure pas à la qualité de leurs produits, mais à l'étendue de leur influence. La valeur pour les clients importe peu par rapport à l'influence exercée sur les ministres, les organismes de réglementation, les agences et les cercles d'initiés. Au bout du compte, l'influence et le pouvoir deviennent les véritables produits du système.
Dans une économie de marché, les gens prospèrent en étant au service de la population. Un produit se vend seulement si quelqu'un veut l'acheter. On embauche un travailleur seulement si le travailleur choisit librement l'emploi et que l'employeur accorde de l'importance au travail. On attire des investissements uniquement si on peut prouver qu'on peut créer plus de valeur demain qu'on n'en consommera aujourd'hui. C'est la magie du libre marché. Les gens ne peuvent pas améliorer leur sort sans améliorer celui d'autrui. Nous le savons parce qu'ils ne concluraient pas de transaction volontaire si ce n'était pas à leur avantage.
C'est pourquoi, dans un marché libre, lorsqu'on achète quelque chose et qu'on remercie le vendeur, il ne répond pas toujours « je vous en prie ». Souvent, il dit lui aussi « merci ». C'est parce que le vendeur accorde plus d'importance à l'argent qu'à ce qu'il a vendu et que l'acheteur accorde plus d'importance au produit qu'à ce qu'il a payé. Si quelqu'un veut une pomme et qu'il a une orange, et que moi je veux une orange et que j'ai une pomme, et que nous faisons l'échange, il y a toujours une pomme et une orange entre nous, mais nous sommes tous les deux plus riches parce que chacun d'entre nous a obtenu quelque chose qui vaut plus pour lui que ce qu'il avait avant, d'où le double « merci » quand on fait du commerce.
À l'inverse, une économie contrôlée par l'État repose uniquement sur la force. Tout ce que fait le gouvernement, il le fait par la force parce que les taxes sont obligatoires et pas facultatives. C'est pourquoi personne n'écrit « Merci » sur sa déclaration de revenus. La transaction est obligatoire. La transaction est peut-être bonne, mais elle n'est pas libre. L'échange libre permet d'échanger le travail contre un salaire, un produit contre un paiement ou un investissement contre un intérêt. Les gens libres font des choix en toute liberté et ils construisent un pays libre.
En revanche, une économie contrôlée par le gouvernement fonctionne différemment. Comme je l'ai déjà dit, le gouvernement a recours à la contrainte et, dans les relations marquées par la contrainte, le plus fort gagne toujours et le plus faible se fait toujours écraser. Le a cité Thucydide dans son discours à Davos pour dire que les forts agissent selon leur volonté et que les faibles doivent en subir les conséquences. Le gouvernement impose des taxes et des règlements, il nuit à la productivité de l'économie, puis il se sert de l'argent des contribuables pour créer des programmes qui promettent de régler les torts qu'il a lui-même causés. Il est plus un shérif de Nottingham qu'un Robin des Bois. Il soutire de l'argent aux travailleurs, aux constructeurs, aux contribuables et aux investisseurs, il le fait passer par l'appareil bureaucratique, les consultants, les lobbyistes et les proches du parti, puis il laisse tomber quelques miettes pour les gens qui ont payé au départ.
Il s'agit d'un capitalisme de copinage contrôlé par l'État, un système où le gouvernement concentre l'argent entre les mains d'un nombre restreint de gens en fonction de leur influence politique, et où la plupart des entreprises et des citoyens n'ont jamais le poids politique nécessaire pour obtenir une rencontre, une exclusion ou une subvention, ou pour échapper à cette prison réglementaire. Ne nous méprenons pas: il s'agit bel et bien d'une prison réglementaire. Si on veut construire une mine ou un pipeline, il faut attendre. Si on veut construire une maison, il faut attendre. Si on veut construire un port, une route, une ligne de transport d'électricité, une usine, un terminal, une raffinerie ou un chemin de fer, il faut attendre, remplir des formulaires, embaucher des consultants, faire du lobbying auprès d'un ministre, satisfaire l'organisme de réglementation et accroître son influence politique. Ce n'est qu'alors, peut‑être, qu'on aura une chance. Après des années d'attente, on pourrait obtenir le soutien du gouvernement, comme le aime le dire.
Si un projet est assez bon pour recevoir l'appui des organismes de réglementation, pourquoi ne pas simplement l'approuver d'emblée? Pourquoi une entreprise devrait-elle convaincre un politicien pour arriver à construire quelque chose? Pourquoi une entreprise devrait-elle céder une partie de la propriété de son projet à l'État pour échapper à la prison que représente la réglementation excessive? Le libéral croit en ce modèle, et ce, parce que celui-ci lui a permis de s'enrichir, non pas en faisant des affaires sur le marché, mais en utilisant son influence politique afin d'obtenir des faveurs pour son entreprise.
Nous nous souvenons que le a réclamé des subventions pour les thermopompes. Eh bien, Brookfield vend des thermopompes. Nous nous souvenons qu'il a fait pression pour une hausse de l'inflation par l'impression d'argent. Eh bien, le PDG de Brookfield a confirmé le 20 mai dernier que Brookfield tire profit de l'inflation, en déclarant ceci: « Bon nombre de nos opérations sont réglementées, facturées par activité ou contractuelles, et l'inflation est en fait un facteur positif, de sorte que lorsqu'elle entre en jeu, elle devient une source de revenus des entreprises. »
Le a dit, il y a un peu plus d'un an, qu'il avait réussi à faire du lobbying en faveur d'une forme plus coûteuse de carburant d'aviation prétendument durable juste avant que Brookfield, son entreprise, investisse 1 milliard de dollars dans ce même type de carburant. Ce carburant plus coûteux, dont l'entreprise du premier ministre a ensuite profité, a forcé les passagers canadiens à payer plus cher pour leurs billets d'avion. Ce ne sont pas des affaires, c'est de la manipulation politique. Ces gestes augmentent le coût pour tout le monde, en particulier ceux qui n'ont pas de pouvoir politique. Voilà la différence entre l'économie réelle et l'économie protégée.
Dans l'économie réelle, l'inflation pèse lourdement sur les ménages. Elle fait grimper le coût du panier d'épicerie. Elle fait augmenter les loyers et les mensualités hypothécaires. Elle rend l'essence, le chauffage et l'électricité plus chers pour tout le monde. Elle empêche les jeunes d'accéder à la propriété et de fonder une famille.
Dans une économie politique, l'inflation peut servir d'outil pour enrichir l'élite et les maniganceurs. Le gouvernement établit les règles. Les règles façonnent le marché. Les proches du parti au pouvoir anticipent ces règles. Ils investissent, et le consommateur finance les profits de ceux qui sont bien branchés. On fait croire à tout le monde qu'il s'agit là de progrès. Les Canadiens en paieront le prix: une inflation plus forte à l'épicerie, des impôts sur leurs salaires et des intérêts sur la dette pour les générations futures.
Ce scénario n'est pas nouveau. Je viens de mentionner qu'un grand sommet réunira toute une série de multinationales et de milliardaires qui chercheront à mettre la main sur ces 25 milliards de dollars. Le concept n'est pas nouveau. En 2016, le gouvernement libéral avait organisé un autre sommet international d'investisseurs à l'hôtel Shangri‑La pour dévoiler la Banque de l'infrastructure, un véritable trésor de 45 milliards de dollars qui a servi à subventionner les investissements de quelques privilégiés. Nous voici, 10 ans plus tard, et un gouvernement libéral organise le même genre de sommet pour permettre à la même élite de s'enrichir au détriment de la dette.
Depuis sa création, la Banque de l'infrastructure a enregistré des pertes se chiffrant à plusieurs centaines de millions de dollars. Au cours de ses sept premières années d'existence, ses revenus d'investissement n'ont même pas suffi à couvrir ses frais d'exploitation. Le directeur parlementaire du budget a constaté que, tous ordres de gouvernement confondus, deux dollars sur trois consacrés aux projets financés par la banque provenaient des contribuables, et non des entreprises. Les contribuables y ont perdu, tandis que les privilégiés y ont gagné.
La banque a dépensé un quart de milliards de dollars en frais de fonctionnement. Son PDG gagne 600 000 $ par année. En un an, la banque a versé 8 millions de dollars de primes. Voilà pourquoi un comité parlementaire a recommandé son élimination après avoir réalisé une étude approfondie. Au lieu de cela, les libéraux viennent le bonifier avec une autre caisse noire.
En septembre 2024, la ministre des Finances libérale de l'époque, Chrystia Freeland, s'était engagée à créer un Fonds de croissance du Canada, financé avec l'argent des contribuables, pour tenter de rapatrier les 1,2 billion de dollars de fonds de pension que le gouvernement libéral avait envoyés à l'étranger. Qui a été chargé d'administrer ce fonds? Brookfield.
C'était il y a à peine deux ans, et aujourd'hui, rebelote. La même vieille idée libérale a droit à un autre sommet, à un autre fonds, à un autre bureau de transition et à un autre nom. On nous donne l'illusion d'un changement, mais c'est du pareil au même.
Selon Desjardins, le fonds proposé présente de nombreuses similitudes avec la Banque de l'infrastructure. L'Institut économique de Montréal a signalé que c'était « essentiellement la Banque de l'infrastructure du Canada sous un nouveau nom ». C'est le même poison sur lequel on a collé une nouvelle étiquette. C'est plus de coûts, plus de corruption, plus de dettes, plus d'impôts et plus de dépenses à crédit. Le libéral n'est qu'un autre libéral.
Nous avons constaté qu'il est possible de créer de la richesse en libérant le pouvoir de la libre entreprise. La solution ne consiste pas à alourdir l'économie en ajoutant encore plus d'organismes gouvernementaux alors qu'ils étaient déjà innombrables il y a un an et que le en a créé 13 depuis. Nous devons libérer le potentiel de nos ressources et de la population canadienne.
La solution, c'est une plus grande liberté économique, comme la liberté de construire, de produire, d'embaucher, d'investir et de soutenir la concurrence. Nous devons remplacer une économie fondée sur les exceptions, les cadeaux et les coups de main à l'intention des proches d'un parti par une économie axée sur le libre choix, les possibilités et l'abordabilité. Si un projet est sûr, légal et dans l'intérêt national, approuvons-le. Si une entreprise peut construire sans l'argent des contribuables, qu'elle le fasse dès maintenant. Si les travailleurs peuvent gagner de plus gros chèques de paie en produisant de l'énergie, des minéraux, de la nourriture, des maisons, de l'acier, de l'aluminium, du cuivre et plus encore, il faut que le gouvernement leur laisse le champ libre et les laisse agir. Laissons les entreprises se faire concurrence pour attirer des clients, et non pour obtenir des faveurs politiques. Laissons les entrepreneurs gagner parce qu'ils ont le meilleur produit, et non les meilleurs lobbyistes. Laissons les travailleurs gagner un bon chèque de paie au lieu d'attendre les largesses du gouvernement. Laissons les Canadiens bâtir leur richesse souveraine, au lieu d'emprunter des dettes souveraines.
Le choix est le suivant: un capitalisme de copinage contrôlé par l'État, où l'influence politique devient la denrée la plus précieuse, ou un marché libre où le travail, l'épargne, la prise de risques et le service créent la prospérité pour tous. Les options sont un système capitaliste de copinage, contrôlé par l'État et imposé d'en haut, ou un système de libre entreprise, fondé sur le mérite et émanant de la base. Le choix se pose entre une aristocratie politique et une méritocratie économique.
Nous voulons que ce pays tienne à nouveau sa promesse envers la population: que toute personne qui travaille fort puisse se loger à un prix abordable, vivre dans des rues sécuritaires, avoir de quoi bien manger et réaliser ses rêves. Nous voulons un pays où nos concitoyens ont du succès grâce à la qualité de leurs produits et de leur travail, et non grâce à leur influence politique.
Nous ne voulons pas d'un pays de bureaucrates et de fouineurs, d'empêcheurs de tourner en rond et d'escrocs, de percepteurs d'impôts et de gardes-barrières. Nous voulons un pays d'artistes et d'aventuriers, d'entrepreneurs et d'explorateurs, de travailleurs et de guerriers, de pionniers et de patriotes. C'est ce pays que nous voulons bâtir. Maintenant, mettons-nous au travail.
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Monsieur le Président, personne ne sera surpris d'apprendre que je ne partage pas les opinions et le pessimisme du à la Chambre.
Je suis heureux d'avoir l'occasion de parler aujourd'hui du fonds d'investissement souverain que le et le ont annoncé juste avant la mise à jour économique du printemps.
Il ne fait aucun doute que l'économie canadienne se trouve à un moment très important, à un moment charnière. Partout dans le monde, les pays rivalisent pour les investissements, les talents et les possibilités. Les chaînes d'approvisionnement changent radicalement, les systèmes énergétiques mondiaux évoluent rapidement et les changements technologiques s'accélèrent, en particulier avec la révolution de l'intelligence artificielle. Dans ce contexte, la force économique n'est pas le fruit du hasard. Elle se construit délibérément grâce à des politiques intelligentes, à des partenariats solides et à une orientation claire vers la croissance à long terme.
Le gouvernement se concentre sur ce qu'il peut contrôler. Il y a beaucoup de choses qu'on ne peut pas contrôler, mais il y en a beaucoup qu'on peut contrôler. Nous pouvons bâtir une économie forte, durable et inclusive, une économie soutenue par un plan ambitieux visant à permettre la réalisation d'investissements de 1 billion de dollars au total partout au Canada au cours des cinq prochaines années. La réalisation de ce plan est en bonne voie. Dans la mise à jour économique du printemps, nous avons vu de nombreux signes de progrès.
Alors que nous bâtissons un Canada plus fort, nous devons veiller à ce que tous les Canadiens puissent en profiter, aujourd'hui et pour les générations à venir. La mise à jour économique du printemps de 2026 s'inscrit dans la continuité du budget de 2025, avec des investissements stratégiques qui favorisent la productivité, l'innovation, la croissance et la compétitivité, et qui placent le Canada sur la voie de la prospérité à long terme. Cela signifie la réalisation de projets d'infrastructure et d'intérêt national d'envergure, comme les 21 projets énumérés, 125 milliards de dollars d'argent frais et plus de 60 000 emplois.
Cela signifie également la diversification des échanges commerciaux du Canada sur le plan international. Nous avons signé 20 nouveaux accords commerciaux et de sécurité et enregistré une hausse de 38 % des échanges avec les pays autres que les États‑Unis sur le court terme, soit en l'espace d'environ huit mois. Nous soutenons également les travailleurs et les jeunes. Dans la mise à jour économique du printemps, il est question d'une initiative visant à recruter, former et embaucher 80 000 à 100 000 travailleurs qualifiés supplémentaires. En ce qui concerne la construction de logements, nous accélérons la mise à disposition de 7 milliards de dollars de financement à faible coût pour la construction d'appartements locatifs.
Cela signifie également protéger la sécurité des Canadiens. La mise à jour économique du printemps prévoit la création d'une agence contre les crimes financiers et la protection des lieux de culte. Ce sont là des initiatives très importantes. Nous investissons également dans des communautés fortes. Nous soutenons le sport, du terrain de jeu au podium. Nous soutenons les ports de plaisance, principalement dans le Canada atlantique, tout en reconnaissant qu'ils sont présents dans toutes les collectivités côtières et qu'ils sont essentiels à l'édification de communautés fortes.
Le gouvernement fait ces investissements clés tout en continuant de gérer ses finances avec rigueur, ce qui a permis au Canada, selon le Fonds monétaire international, d'afficher le deuxième taux de croissance du G7 et d'atteindre la position financière la plus solide du G7. Je me permets de le répéter. Selon le FMI, nous avons la position financière la plus solide du G7. C'est une bonne nouvelle. Je sais que les conservateurs n'aiment pas entendre cela, mais c'est une bonne nouvelle pour le Canada et certainement un signe que nous bâtissons la prospérité en position de force.
Parmi les mesures annoncées dans la mise à jour économique du printemps, il y a la création du Fonds pour un Canada fort, soit le premier fonds d'investissement souverain du Canada. Plus qu'un outil financier, c'est avant tout un investissement dans l'édification et l'avenir du pays, parce que le Canada croit à son propre avenir. Le Fonds s'appuie sur les revenus d'aujourd'hui, souvent générés par une force économique durement gagnée, et les investit dans un but précis, avec discipline et selon une vision à long terme.
Au lieu de tout dépenser dans l'immédiat, on construit, avec le fonds d'investissement souverain, des actifs durables qui peuvent soutenir les générations à venir. C'est l'objectif du Fonds pour un Canada fort. C'est exactement ce qu'il fera. Il aidera un plus grand nombre de Canadiens à participer à la création de la richesse générationnelle que nous réalisons ensemble. Grâce à une contribution fédérale initiale de 25 milliards de dollars, le fonds investira stratégiquement, de concert avec le secteur privé et selon des conditions commerciales, dans des entreprises et des projets canadiens qui stimuleront notre transformation économique.
Cela comprend des projets dans les domaines de l'énergie propre et conventionnelle, des minéraux critiques, de l'agriculture et des infrastructures dont nous avons besoin dans notre pays. Les rendements seront réinvestis pour faire croître le Fonds pour un Canada fort, ce qui permettra une croissance composée et renforcera sa capacité au fil du temps. À mesure que ce fonds se développera, il orientera les capitaux vers les investissements qui offrent le meilleur rendement potentiel pour le Canada et les Canadiens.
Afin de permettre aux Canadiens d'investir dans la croissance de notre pays et de bénéficier du rendement des investissements, le gouvernement lancera un produit d'investissement destiné au grand public, dont le capital sera protégé. Cela permettra aux Canadiens de participer directement à la prospérité à long terme de notre pays et contribuera à la constitution d'une richesse nationale durable.
Le Fonds pour un Canada fort fonctionnera de manière indépendante du gouvernement. Nous créerons une nouvelle société d'État dont les activités seront dirigées par un PDG et un conseil d'administration indépendant et compétent. Ce modèle garantira que, tant à court terme qu'à long terme, ce fonds restera concentré sur sa mission: soutenir la transformation de l'économie et créer de la richesse pour les Canadiens.
Des entreprises et des investisseurs canadiens se mobilisent pour bâtir l'avenir du Canada, et des investisseurs du monde entier choisissent d'investir dans cet avenir. Nous en avons vu de nombreux exemples, comme les investissements étrangers directs au Canada, qui ont atteint leur plus haut niveau en près de 20 ans, soit 97 milliards de dollars d'entrées de capitaux. Il s'agit d'un progrès important réalisé au cours des 20 dernières années. Nous considérons qu'il s'agit d'un haut fait. La RBC, la plus grande banque au pays, et le Régime de pensions du Canada, le plus grand régime de pensions au pays, nous ont dit que le Canada attire l'attention de nombreux investisseurs étrangers. C'est une preuve très convaincante que notre plan fonctionne.
Les projets transformateurs et les entreprises qui contribueront à bâtir une économie forte, indépendante et résiliente pour le Canada bénéficieront du fonds souverain. Le Fonds pour un Canada fort va encore plus loin en veillant à ce que tous les Canadiens bénéficient des rendements financiers que ces projets généreront.
Non seulement nous facilitons le démarrage de ces projets par l'entremise du Bureau des grands projets, mais nous veillons également à ce que nos partenaires autochtones puissent y participer grâce au programme de garantie de prêts que le gouvernement a financé. Nous voulons également que tous les Canadiens puissent bénéficier des recettes qui découleront des excellents rendements de bon nombre de ces grands projets d'infrastructure.
Voilà comment nous veillons à ce que les Canadiens contribuent directement à la prospérité à long terme du pays. C'est l'une des nombreuses mesures prises par le gouvernement pour bâtir un Canada fort. Outre le Fonds pour un Canada fort, le gouvernement s'emploie à créer un avenir prospère, concurrentiel et souverain grâce à des initiatives comme la politique « Achetez canadien » et le Bureau des grands projets.
Je veux prendre un moment pour parler de solidarité. Dans le célèbre discours qu'il a prononcé à Davos, le a parlé de solidarité. Je pense que, plus que jamais, les Canadiens veulent faire partie du plan « Un Canada fort ». Ils veulent participer à l'édification du pays le plus fort et le plus prospère du G7. Cette vision les inspire, et je crois qu'ils sont conscients de son potentiel.
Le fonds d'investissement souverain, le tout premier au Canada — qui m'est longtemps apparu comme une bonne idée —, permet aux Canadiens de manifester leur solidarité en investissant de modestes sommes dans l'avenir du Canada, selon leur capacité, puis de profiter des retombées et de la prospérité que nous aurons bâtie ensemble. Pour moi, c'est un important geste de solidarité. Les Canadiens peuvent contribuer à bâtir le pays de bien des façons. Ils peuvent devenir des gens de métier spécialisés, mais ils peuvent aussi investir dans de grands projets d'infrastructure et des projets de grande envergure. C'est une façon d'apporter sa contribution.
Le fonds souverain s'associera à des investisseurs institutionnels du Canada et de partout dans le monde pour garantir que les Canadiens tirent de nombreux avantages de ces projets. Ces grands projets d'infrastructure contribueront non seulement à stimuler notre productivité, car bon nombre d'entre eux nous aideront à acheminer plus de marchandises vers les marchés étrangers et donc à diversifier notre économie, mais ils généreront également des retombées substantielles. Nous voulons nous assurer que les Canadiens peuvent en profiter.
La mise à jour économique du printemps présentait un plan clair pour bâtir un Canada fort et résilient, construit par des Canadiens avec des matériaux canadiens pour les Canadiens.
L'objectif est très simple, en fait. L'objectif, c'est que le Canada puisse soutenir la concurrence mondiale, attirer les investissements dont il a besoin et créer des débouchés ici, au pays, pour tous les Canadiens. C'est aussi de bâtir une économie résiliente face aux changements qui se produisent à l'échelle mondiale et aux nombreux défis et vents contraires auxquels nous sommes confrontés, une économie dont les résultats sont porteurs d'inclusivité et assez forte pour soutenir les générations futures. Nous voulons nous assurer que le Canada que nous bâtissons créera de la richesse générationnelle pour les Canadiens. Il faut faire, aujourd'hui, des choix réfléchis qui prépareront le Canada non seulement à croître, mais aussi à être un chef de file pour l'avenir.
Le Fonds pour un Canada fort illustre à merveille comment nous allons atteindre ces objectifs. Nous allons transformer les ressources d'aujourd'hui en possibilités pour demain et investir pour favoriser la prospérité à long terme, la résilience et un sentiment commun de réussite nationale. C'est animés par ce sentiment de solidarité que ressentent tous les Canadiens, cette fierté à l'égard de notre pays, cette force que nous avons en nous, cette détermination que nous avons en tant que Canadiens que nous voulons bâtir un avenir meilleur et le faire ensemble car, en tant que pays, nous participons tous à la même mission et à la même vision, et nous devrions tous participer à la prospérité que nous bâtissons ensemble et en bénéficier.
Je serai heureux de répondre aux questions.
:
Monsieur le Président, je vais partager mon temps de parole avec mon collègue et ami le député de .
Le Fonds pour un Canada fort, « qu'ossa donne »?
D'abord, on nous dit que c'est un fonds souverain. Moi, quand j'entends le mot « souverain », je me dis que ça doit être autonome, indépendant, un peu fier, un fonds qui décide tout seul. Or, on nous explique que c'est le gouvernement qui choisit les projets. C'est souverain, mais encadré; indépendant, mais surveillé; libre, mais avec permission. C'est un peu comme un adolescent à qui on dit qu'il est libre, tant qu'il rentre à 21 heures, qu'il fait ses devoirs et qu'il fait ce qu'on lui dit. Je me demande: un fonds souverain, « qu'ossa donne », si ce n'est pas souverain?
Après ça, on dit que ce n'est pas une dépense. Ça, c'est beau: 25 milliards de dollars, mais ce n'est pas une dépense. Imaginons ça dans la vraie vie: notre blonde arrive et a acheté un chalet, mais, non, ce n'est pas une dépense, c'est une opération non budgétaire adossée à un actif. En plus, elle ajoute qu'elle a emprunté pour le payer, mais ça ne compte pas. On parle de 25 milliards de dollars qui ne comptent pas. J'aimerais ça, avoir une carte de crédit qui fonctionne comme ça. On dépense, mais ça ne paraît nulle part: le rêve d'un Canada fort.
Les médias disent que le gouvernement s'endette moins que prévu, parce que l'économie a été un peu mieux que prévu; qu'il y a eu moins de catastrophes naturelles que prévu; qu'on construit moins de batteries que prévu; et que, les 25 milliards de dollars, ils ne les ont pas vus. Je me demande: un fonds qui coûte 25 milliards de dollars, mais qui ne compte pas, « qu'ossa donne »?
Attention, on emprunte 25 milliards de dollars pour investir là où le secteur privé ne veut pas investir, parce que c'est trop risqué et que ça ne devrait pas rapporter. C'est comme dire qu'on n'a pas d'argent et qu'on va emprunter. Pendant ce temps, les intérêts sur la dette augmentent, passant de 54 milliards de dollars aujourd'hui à 81 milliards de dollars d'ici quelques années. On parle de 81 milliards de dollars juste pour les intérêts, ce qui représente beaucoup plus que l'argent consacré à la santé. C'est comme payer l'hypothèque d'une maison toute sa vie, la maison n’est jamais à soi, mais on continue parce qu'on a le Fonds pour un Canada fort. Je me demande: un fonds qui augmente la dette, « qu'ossa donne »?
On compare ça à la Norvège qui, elle, s'il y a des surplus, investit à l'étranger dans des devises étrangères pour contrer le mal hollandais et pour mieux encaisser les chocs économiques. Son fonds vaut 3 000 milliards de dollars. Ici, on est en déficit et on emprunte. En plus, le Fonds choisit les projets décidés par le , tout en étant souverain. Ce n'est pas la même ligue. En Norvège, c'est la LNH; ici, c'est du hockey cosom dans un sous-sol d'église, et on nous dit que c'est pareil. C'est comme dire: moi aussi, j'ai un compte en banque, comme Bill Gates. Oui, mais ce n’est pas le même chiffre qu'il y a dedans. Je reviens à ma question. Un fonds comme celui de la Norvège, mais pas comme celui de la Norvège, « qu'ossa donne »?
Partout sur la planète, il y a des fonds et, partout sur la planète, ils sont générés à partir de surplus. Partout sur la planète, ils ont un objectif clair. Le fonds de la Chine sert à acheter des infrastructures stratégiques partout dans le monde, comme des ports en Afrique ou en Europe. Ceux des pays du golfe Persique servent à mettre de l'argent de côté pour faire leur transition lorsqu'ils n'auront plus de réserve. Le Fonds des générations du Québec sert à réduire l'endettement pour les générations futures. Cependant, ici, c'est un fonds de dette qui sert à on ne sait pas trop quoi encore. Il s'agit d'un fonds de 25 milliards de dollars de dette qui va décider souverainement ce que le premier ministre va lui dire de décider.
Dans la mise à jour économique, on nous dit à quoi ça va servir. Tenons‑nous bien et attachons notre tuque avec de la broche. À la page 63, le a écrit ceci: « Le Fonds pour un Canada fort servira principalement à bâtir le Canada. ». Voilà la réponse à notre question, il fallait y penser. C'est bien vrai. On le sait maintenant, « qu'ossa donne ».
Ça devient encore plus beau. Le Fonds va financer des projets sans passer par le Parlement. Ça, c'est pratique. C'est pratique parce que, le Parlement, ça pose des questions, ça débat, ça dérange. Avec ça, on a une agence. Si ça ne marche pas, ce n'est pas le gouvernement, c'est l'agence. Qui est-ce qui l'a créée? C'est le gouvernement. Qui la contrôle? Ce n'est pas lui, puisqu'elle est indépendante. Elle est indépendante, sauf pour ce qui est de choisir les projets. Ça, c'est fait par le gouvernement. C'est comme dire qu'on ne conduit pas, mais qu'on tient le volant. Un fonds qui ne rend pas de comptes au Parlement, « qu'ossa donne »?
Je ne parle pas du reste: des agences, des structures, des couches de bureaucratie; on en crée encore et encore. En effet, quand ça ne marche pas, on n'améliore pas, on ajoute. C'est comme mettre des couches de peinture sur un mur craqué. À un moment donné, c'est pas mal plus épais, mais ce n'est pas du tout plus solide.
Il y a déjà une banque de l'infrastructure, il y a déjà des fonds, il y a déjà des outils, mais on en fait un autre. Le gouvernement a déjà créé la Banque de l'infrastructure du Canada pour financer le développement d'infrastructures. Son but, c'est, comme le fonds souverain, d'attirer le privé pour financer des projets d'infrastructure.
Il existe aussi d'autres fonds, comme le Fonds de croissance du Canada. Au lieu de modifier le mandat de la Banque de l'infrastructure du Canada pour y inclure une participation directe dans les projets via l'achat d'actions, par exemple, le gouvernement décide de créer une autre structure, qui aura un autre directeur qui sera certainement très bien payé. C'est sûr que ça prend un autre président, un autre bureau et d'autres salaires, un beau grand Canada fort, mais surtout bien organisé. Un fonds de plus pour faire ce qu'on faisait déjà, « qu'ossa donne »?
Le bout que j'aime, c'est lorsqu'on nous dit que le privé va investir. Pourquoi le privé voudrait-il soudainement investir dans des projets que personne ne veut financer? C'est parce que le gouvernement en fait partie. C'est rassurant. En plus, on va peut-être garantir leur capital. C'est le rêve. Si ça marche, le privé gagne. Si ça ne marche pas, le public va payer. C'est du beau capitalisme. C'est la belle histoire du Dominion qui continue à s'écrire. Un fonds où le risque est public et où les profits sont privés, « qu'ossa donne »?
Pendant ce temps, des entreprises et des travailleurs souffrent à cause des droits de douane de 25 % sur l'acier, l'aluminium et le cuivre. La forêt et des régions entières sont affectées. Pour ça, il n'y a pas grand-chose. Cependant, on a un fonds. On a un beau gros fonds, invisible au budget, juste visible dans la dette et incertain dans les résultats. C'est comme si ma maison brûle, mais que je me dis que c'est correct parce que je me suis acheté un beau gros barbecue en acier inoxydable. Ça impressionne en titi. Je me suis donc posé la question non pas pour les accuser ni pour chialer, mais juste pour comprendre: le Fonds pour un Canada fort, « qu'ossa donne »?
Ça donne un fonds pas souverain, financé par de la dette, hors budget et contrôlé par le gouvernement, qui ne rend pas de comptes au Parlement, qui investit dans des projets risqués et qui espère que tout va bien aller. Ça donne de la complexité, de l'apparence et beaucoup d'espoir. Des espoirs, j'aime bien ça; j'en ai déjà eu. Cependant, d'habitude, ça me coûtait moins cher que 25 milliards de dollars.
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Monsieur le Président, aujourd'hui, nous sommes ici pour discuter de la motion de l'opposition conservatrice concernant le fameux nouveau fonds souverain, soit le Fonds pour un Canada fort, que les libéraux ont annoncé dans leur mise à jour économique. En résumé, la motion des conservateurs, qui s'étend sur une page, soutient qu'on ne devrait pas avoir ce fonds et propose de l'abolir afin de limiter l'endettement, plutôt que d'endetter davantage les gens.
Je dois annoncer quelque chose tout de suite aux gens qui sont ici aujourd'hui. Ce n'est pas tous les jours que le Bloc québécois est d'accord avec les conservateurs. Je dirais même que c'est plutôt rare que ça se produise. Si, présentement, j'annonce mon intention, que l'ensemble des députés de mon parti devrait également partager, de voter en faveur de la motion conservatrice, je pense que cela envoie un signal. Ce signal est une mauvaise nouvelle pour les libéraux, mais ce n'est pas grave, car ils ont une majorité.
C'est triste, parce que si le gouvernement n'avait pas cette fameuse majorité, cela lui permettrait peut-être d'éviter des erreurs comme celle qu'il est en train de commettre. Les libéraux nous présentent le fonds souverain comme s'ils venaient de réinventer le pain tranché, en nous disant qu'il y a plein d'autres pays dans le monde qui ont des fonds souverains et que, en se constituant un fonds souverain, le Canada pourra être riche comme ces autres pays.
Si je vais à la banque et que j'emprunte 200 000 $ parce que j'ai envie d'acheter une maison plus grande ou de faire des rénovations chez moi, je ne suis pas plus riche le lendemain matin parce que je me suis endetté de 200 000 $. C'est exactement ce que les libéraux viennent de faire. Ils viennent de prendre 25 milliards de dollars et ils vont émettre des obligations, mais ils oublient peut-être quelque chose: il y a des intérêts à payer.
Il y a une autre chose qu'ils oublient. Il y a un fonds souverain, alors, ce montant de 25 milliards de dollars, il va falloir qu'ils en fassent quelque chose afin de pouvoir payer les intérêts. C'est ça, le pari des libéraux. Ils nous disent que, comme on a 25 milliards de dollars, on est riche. En fait, on n'est pas riche, on a des dettes. Ça s'ajoute à la dette déjà monstrueuse que le Canada a accumulée au fil des ans, particulièrement sous le dernier gouvernement libéral, qui est encore au pouvoir aujourd'hui. Ce gouvernement est là depuis plus de 10 ans. J'ai hâte de voir où ça va finir après les trois prochaines années, parce que ça commence à être inquiétant.
On est arrivé à un point où l'entièreté de la TPS sert à payer les intérêts sur la dette. Les intérêts sur la dette vont même dépasser l'argent qui est versé par Ottawa pour les transferts en santé. Bientôt, on ne pourra plus aller à l'hôpital. En fait, ce n'est pas qu'on ne pourra plus aller à l'hôpital, mais Ottawa ne paiera plus sa part pour les hôpitaux parce qu'on va être trop endetté. Qu'est-ce que le gouvernement va faire? Il va couper dans les transferts aux provinces. Toutefois, il a un fonds souverain.
À quoi sert un fonds souverain, de façon générale? Souvent, un fonds souverain est mis en place par des pays qui mettent de l'argent de côté quand ils ont des surplus parce qu'ils ne veulent pas créer une hyperinflation dans leur pays ou parce qu'ils décident de mettre de l'argent de côté en sachant que certaines ressources qu'on exploite aujourd'hui ne seront peut-être plus disponibles à l'avenir.
Comme on le sait, certaines ressources exploitées, par exemple, le pétrole, sont des énergies qui ne sont pas renouvelables. Une fois qu'on a vidé le puits de pétrole, il n'y a plus de pétrole dans le puits. Il y a des pays qui ont eu l'intelligence de mettre de l'argent de côté. Ainsi, le jour où il n'y aura plus de pétrole, ils auront encore de l'argent, au lieu d'avoir tout dépensé leur argent, et ils pourront continuer à aider leurs concitoyens. Ils pourront, par exemple, faire une transition énergétique, ainsi qu'une transition économique en mettant tout simplement de l'argent de côté de toutes sortes de façons pour continuer à financer, entre autres, les services publics qu'ils veulent donner à leur population.
Dans le cas qui nous concerne, nous nous demandons encore où sont les fameuses réserves d'argent provenant de l'exploitation pétrolière canadienne. La réponse est simple: on n'a pas mis une cenne de côté et on l'a tout flambé. On se réveille aujourd'hui et on dit qu'il aurait peut-être fallu mettre de l'argent de côté. Toutefois, il est un peu tard. On se rend compte, quand on se compare à d'autres pays, que ces pays commencent à avoir une meilleure situation économique que la nôtre.
Toutefois, une question se pose. Il faudra rembourser ce fonds souverain. À tout le moins, si on ne le rembourse pas, il va falloir payer les intérêts sur la dette. Comment fera-t-on pour payer les intérêts sur la dette? Si on n'arrive pas à générer davantage de revenus que le coût de la dette associée à ce fameux fonds souverain, que se passera-t-il finalement? On va s'appauvrir encore plus. Quel est le pari du gouvernement pour faire de l'argent pour enrichir les Canadiens? À quoi le fonds souverain servira-t-il? Il va servir à investir dans le Canada.
C'est assez large. C'est à peu près n'importe quoi. On va investir dans le Canada, mais là on nous dit qu'on va investir pour attirer des capitaux privés. Je trouve ça intéressant parce que, généralement, quand on veut attirer des capitaux privés, c'est parce que les capitaux privés vont faire de l'argent. Pourquoi les capitaux privés investiraient-ils dans des investissements dans lesquels ils ne veulent pas investir présentement? C'est ça, l'idée du fonds souverain. C'est de prendre des projets risqués dans lesquels le privé ne veut pas investir pour faire en sorte qu'il y ait des investissements et que, finalement, les projets se réalisent. C'est exactement la mission de la Banque de l'infrastructure du Canada, ou BIC. Par tout hasard, on a décidé de doubler la structure avec 25 autres milliards de dollars, avec une autre pyramide bureaucratique, avec d'autres personnes qui vont obtenir des gros salaires pour gérer ça, plutôt que d'avoir confié le mandat à la BIC de continuer son travail. Nous pourrions longuement débattre de la BIC de façon large, mais ce n'est pas le sujet du débat d'aujourd'hui. Quelle est donc l'idée derrière ça, finalement? C'est une mascarade. L'idée est de donner un spectacle, d'annoncer la mise en place d'un fonds souverain comme le font les pays qui ont de l'argent de côté, alors qu'on n'a pas une cenne de côté ici. C'est ça, la réalité. On fait semblant d'avoir quelque chose qu'on n'a pas.
J'étais en train de dire qu'il va falloir rembourser cette dette, à tout le moins payer les intérêts. Comment fera-t-on pour payer les intérêts sur des projets dans lesquels le privé ne voulait pas investir initialement parce qu'ils étaient trop risqués et parce que le privé pensait qu'il ne pourrait pas faire de sous avec ça? Quelle est la méthode classique qu'on utilise? En fait, les fonds publics servent à réduire les risques des projets, et donc d'en absorber les risques et d'absorber les pertes si jamais les projets ne fonctionnent pas, ou du moins à faire en sorte qu'on rende le projet rentable pour le privé. S'il n'y avait pas de rentabilité initialement, c'est le public qui absorbera la perte. Comment fera-t-on pour faire de l'argent avec quelque chose dont le privé disait qu'il n'y avait pas d'argent à faire et pour, en plus, rembourser l'intérêt sur la dette de 25 milliards de dollars qu'on vient de faire? J'ai beaucoup de difficulté à comprendre comment on va arriver à faire ça. Je vais avoir besoin de sérieuses explications de la part des gens de l'autre côté de la Chambre. Pour l'instant, ce n'est vraiment pas fort. C'est surtout très inquiétant lorsqu'on joue au casino avec les fonds publics.
Ce gouvernement, tout ce qu'il cherche à faire, c'est du marketing pour nous vendre toutes sortes de beaux rêves. Ça m'inquiète parce que, en plus, les projets dans lesquels il va y avoir de l'investissement, ce ne sont pas des projets pour lesquels les décisions vont se prendre de façon indépendante. Le gouvernement nous dit qu'il va y avoir un conseil d'administration indépendant. Qu'en est-il dans la réalité? Les projets qui seront financés par ce fameux fonds souverain vont être ceux qui seront référés par le Bureau des grands projets. Quels sont les projets qui seront référés par le Bureau des grands projets? Ce sont les projets qui auront été choisis par le premier ministre. Ce qu'on nous dit, donc, c'est que le premier ministre choisira les projets référés au Bureau des grands projets, qui, eux-mêmes, vont être référés au fonds souverain. C'est surprenant, parce que c'est exactement ce qui se passe présentement avec la Banque de l'infrastructure du Canada. On va devoir m'expliquer qui fait quoi, mais c'est une autre histoire.
Comment vont-ils faire pour prendre les décisions en toute indépendance si, dès le départ du processus de sélection, le processus est politisé? Que signifie un processus politisé? Cela veut dire que le premier ministre va choisir les projets en fonction de ce que lui considère comme étant de bons projets. Un projet dont on pense qu'il est bon et porteur d'avenir n'est pas toujours un projet pour lequel il y a des profits à faire initialement. Là où ça devient encore plus inquiétant, c'est qu'on invite M. et Mme Tout‑le‑Monde à mettre de l'argent dans ce fonds souverain en leur disant qu'il n'y a pas d'inquiétude, qu'on va potentiellement garantir leur investissement. En général, quand on garantit un investissement, c'est parce que le rendement va être moindre. Comment fait-on pour attirer des capitaux privés alors qu'on a garanti l'investissement des citoyens et qu'on a de l'intérêt à payer sur cette dette, sur ces fameux 25 milliards de dollars? La réalité, c'est qu'on risque d'avoir une comptabilité où on essaie de faire en sorte que les gens ne comprennent pas trop ce qui se passe.
Le fameux fonds souverain où tous les projets sont choisis par le premier ministre, moi, je trouve ça intéressant. On appelle ça un « fonds souverain », mais je pense qu'il manque deux lettres. On devrait l'appeler le « fonds du souverain ». On sait qu'on a un premier ministre qui s'inspire beaucoup de la monarchie et j'ai l'impression que c'est vers ça qu'on est en train de se tourner: une situation où le , tout seul dans son bureau, décide totalement de ce qui va être l'avenir et de ce qui va se passer avec l'argent du monde, et ça, c'est particulièrement inquiétant.
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Monsieur le Président, je suis heureux d'intervenir au sujet de l'énoncé économique du printemps.
Avant de commencer, par contre, je tiens à rappeler une fois encore à quel point c'est un privilège et un honneur de représenter les formidables habitants d'Aurora—Oak Ridges—Richmond Hill, une circonscription hautement dynamique et diversifiée qui se situe en plein cœur du Grand Toronto.
Aujourd'hui, nous débattons de l'énoncé économique du printemps. Prenons un instant pour nous mettre en contexte.
Le gouvernement libéral a de nouveau été porté au pouvoir le 28 avril 2025. Nous étions impatients de prendre connaissance du premier budget. Nous pensions qu'il serait présenté en mai ou, au pire, en juin. Vu que l'exercice commence le 1er avril, nous nous étions dit qu'il serait prudent de présenter le budget à tout le moins après quelques mois, puisque l'élection avait un peu retardé les choses, sauf que non: le gouvernement libéral a décidé que l'idéal, ce serait de le présenter à la Chambre des communes, au Parlement, pas moins de sept mois après le commencement de l'exercice, c'est-à-dire sept mois après qu'il aurait dépensé les sept douzièmes de l'argent du budget qu'il allait présenter, ce qui n'a évidemment aucun sens. En tout cas, ça ne fait aucun sens aux yeux des Canadiens, qui savent qu'on ne doit pas dépenser son argent avant de l'avoir gagné ou d'avoir le droit de le dépenser.
Néanmoins, les libéraux ont présenté leur budget en grande pompe. C'était un projet omnibus de près de 500 pages, je crois. Nous avons alors pu constater qu'ils poursuivaient le même genre de leadership qu'ils avaient développé au fil des ans sous le règne de Justin Trudeau. Bien sûr, nous savons qu'il n'y a pas eu beaucoup de changements de l'autre côté, puisque la plupart des ministres actuels occupaient déjà ces rôles sous Trudeau. Nous ne nous attendions pas à beaucoup de changement, mais nous pensions qu'avec un nouveau qui se vantait d'être un expert de l'économie et des systèmes bancaires, les choses seraient quand même différentes. Malheureusement, le gouvernement a continué d'afficher les mêmes déficits année après année, laissant très peu d'espoir aux Canadiens pour que l'économie se redresse bientôt.
Cela dit, ils ont présenté le budget à la Chambre et nous en avons débattu. Après tous ces échanges, nous avons attendu avec beaucoup d'impatience le nouveau document que le a présenté à la Chambre mardi dernier et qui s'intitule « Un Canada fort pour tous: Mise à jour économique du printemps de 2026 ».
Je me suis dit: « Il y a peut-être quelque chose de bon là‑dedans. Ils avaient peut-être besoin de plus de temps pour bien faire les choses et s'organiser. » Et lorsque, la veille de la présentation de cette mise à jour, le s'est adressé aux médias et a dit que le aurait de « bonnes nouvelles » à annoncer, ça m'a rendu encore plus optimiste. Ça a donné plus d'espoir aux Canadiens.
Le jour de la mise à jour économique, à seulement une heure et demie de sa présentation prévue à 16 heures, chaque ministre et secrétaire d'État libéral qui a pris la parole à la période des questions s'est assuré de dire que nous allions entendre de « bonnes nouvelles » de la part du . Je me suis alors dit qu'il devait y avoir quelque chose de vraiment bon à annoncer.
Comme nous tous ici à la Chambre et comme tant de Canadiens d'un bout à l'autre du pays, j'attendais qu'il prenne la parole, dans l'espoir d'un peu de répit financier pour les gens, les familles, les collectivités et les entreprises.
Puis, le a commencé à parler et ces livrets ont été distribués à tous les parlementaires. Nous avons jeté un coup d'œil rapide au document pour en comprendre l'essentiel. Qu'avons‑nous vu? Des déficits qui s'enchaînent d'une année à l'autre. Pourtant, l'ancien premier ministre, que l'actuel considère comme un mentor, ne prévoyait qu'un déficit de 31 milliards de dollars pour l'exercice en cours.
Ce document nous a été remis, et le a annoncé en grande pompe que de perdre 67 milliards de dollars était une bonne nouvelle pour le Canada. Il a été le seul à tenir ce discours. Puis, bien sûr, les libéraux l'ont applaudi à tout rompre, ravis et enthousiastes à l'idée que les Canadiens et le gouvernement du Canada perdraient 67 milliards de dollars supplémentaires.
J'ai parcouru le document pour voir quelles étaient leurs projections. Je me suis dit que c'était peut-être seulement cette année, mais non. Au cours des cinq prochaines années, ils prévoient des pertes à répétition, ce qui endettera les Canadiens de 363 milliards de dollars supplémentaires. Il n'y a aucun espoir de redresser l'économie, aucun espoir de rendre la vie plus abordable pour les Canadiens. En fait, on constate ensuite qu'ils empruntent tout cet argent. Ils ne peuvent pas imprimer l'argent; ils l'empruntent auprès des banques et des institutions financières. On peut supposer qu'ils empruntent à des banques canadiennes, américaines, asiatiques et européennes. Ils empruntent de l'argent partout où ils le peuvent.
Qu'est-ce que cela signifie? Cela signifie que nous devons payer des intérêts sur ce montant, comme tous les Canadiens doivent le faire pour leur hypothèque, leur voiture ou tout autre prêt. Les Canadiens paient des intérêts pour cela. On prévoit que les paiements d'intérêts dépasseront cette année le montant que nous consacrons aux soins de santé. Je pense que si nous frappions à la porte de n'importe quelle famille canadienne pour lui demander ce qui est le plus important entre payer des intérêts ou bénéficier de meilleurs soins de santé, elle répondrait à 100 % que ce devrait être les soins de santé. Or, c'est le contraire que nous voyons ici.
Les libéraux continuent d'emprunter et ils font grimper le poste budgétaire pour les intérêts à 80 milliards de dollars en cinq ans. Voici ce qu'on peut faire avec 80 milliards de dollars par année pour les Canadiens. Avec 80 milliards de dollars, on peut faire le doublage de l'oléoduc Trans Mountain. Avec 80 milliards de dollars, on peut construire 47 hôpitaux de la même taille que le tout nouveau et très bel Hôpital Cortellucci de Vaughan, dans la région d'York, où j'habite. Avec 80 milliards de dollars, on peut acheter 800 chasseurs F‑35. Quatre-vingts milliards de dollars, c'est plus d'argent que tout l'argent transféré au titre du Transfert canadien en matière de santé. À ce moment-là, cette somme dépassera d'environ 30 milliards de dollars le montant que nous consacrerons aux soins de santé. Si on avait ces 80 milliards de dollars, on pourrait abolir la TPS. Chaque Canadien pourrait en profiter, mais non, on s'en sert pour payer des intérêts.
Le , économiste et banquier, a beau avoir reçu une excellente formation dans de prestigieux établissements universitaires du monde entier, il lui manque toutefois l'expérience pratique. Les conseils qu'il a donnés au , inspirés de ceux de son prédécesseur et mentor Justin Trudeau, se résument à poursuivre dans la même voie, celle qui consiste à endetter de plus en plus le Canada. D'ailleurs, ils trouvent maintenant des mots fantaisistes et attrayants, comme « fonds souverain », qui est bien sûr un fonds de dette. Ils pourraient créer un fonds souverain, mais il faudrait qu'ils aient de l'argent pour le faire. Or, s'ils ont annoncé au Parlement qu'ils allaient accumuler une perte de 67 milliards de dollars cette année, c'est qu'ils n'ont pas d'argent. Ils n'ont certainement pas d'argent s'ils affirment qu'ils vont devoir payer 80 milliards de dollars d'intérêts d'ici cinq ans, ou qu'ils vont alourdir la dette de 363 milliards de dollars; c'est pourquoi le premier ministre a eu cette idée fantaisiste.
L'autre chose qu'ils disent, en face, c'est qu'ils dépensent moins pour pouvoir investir davantage. En quoi dépensent-ils moins? Ils ne dépensent pas moins. Ils dépensent davantage. En fait, la somme la plus élevée jamais dépensée par le gouvernement du Canada dans l'histoire du pays depuis la Confédération se trouve dans le budget de cette année. Quand ils dépensent de l'argent, il n'y a pas de transparence. Nous ne devrions pas nous attendre à de la transparence de la part de ces libéraux. S'il y avait de la transparence, nous saurions qui avait l'argent de la caisse noire environnementale. S'il y avait de la transparence, le ne dirait pas qu'il s'abstient de parler d'Alto, le fiasco de 90 milliards de dollars, parce que sa femme est vice-présidente principale de cette société. Il a dit qu'il avait participé à la décision, mais maintenant il se récuse parce que le monde a découvert que sa famille a un intérêt direct dans cette affaire.
En fin de compte, les Canadiens se préoccupent de l'abordabilité, de leur note d'épicerie, de leur paiement hypothécaire, de leur entreprise et de leur emploi. Le gouvernement est complètement insensible aux demandes du Canada.
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Monsieur le Président, cette semaine, les Canadiens ont reçu, présentée dans un nouvel emballage, une mise à jour économique sur l'état du déclin géré par les libéraux. Le libéral a annoncé la création de ce qu'il appelle un fonds pour un Canada fort. Un soi-disant fonds d'investissement souverain.
Soyons précis, car les mots ont de l'importance à la Chambre. Un fonds souverain a besoin d'une chose par-dessus tout: de la richesse. Après 11 ans de mauvaise gestion libérale, de déficits galopants, d'inflation débridée, de chômage endémique et d'abandon de nos ressources dans le sol, le Canada n'a pas de richesse souveraine. Ce que nous avons en abondance, c'est une dette souveraine.
Les véritables fonds souverains, qu'ils soient en Norvège, à Singapour ou ailleurs, reposent sur des excédents budgétaires persistants. Ils sont fondés sur la discipline. Ils proviennent de gouvernements qui vivent selon leurs moyens et qui investissent les excédents de la prospérité nationale pour le bien des générations futures. C'est un concept simple que les libéraux ne semblent jamais avoir compris.
Qu'ont entendu les Canadiens cette semaine? Ils ont entendu parler d'un gouvernement libéral qui enregistre le plus grand déficit en dehors de la pandémie. C'est un déficit deux fois plus gros que celui que nous a légué le dernier premier ministre libéral. Ils ont entendu parler d'un libéral dont les politiques ont fait grimper la dette fédérale de 1,3 billion de dollars. Ils ont entendu parler d'un gouvernement libéral dont les dépenses de programmes directes ont augmenté de 12,5 %, alors même que les Canadiens ont du mal à payer leur épicerie et leur loyer. Pour couronner le tout, on leur dit maintenant que 25 milliards de dollars supplémentaires seront empruntés aux contribuables. La carte de crédit nationale financera ce nouveau stratagème libéral.
Ce n'est pas un fonds d'investissement souverain. C'est un fonds de dette souveraine.
Appelons ce prétendu Fonds pour un Canada fort par son vrai nom: une caisse noire libérale déguisée en fonds de dette souveraine. Le gouvernement libéral va emprunter de l'argent, dont les intérêts seront payés sur le dos des contribuables canadiens et des générations futures, alors même que les Canadiens croulent déjà sous les dettes. Le gouvernement libéral placera ensuite tout cet argent emprunté dans un véhicule d'investissement géré à des fins politiques. Il prendra des risques avec cet argent et espérera que les rendements dépasseront le coût d'emprunt. Si ce n'est pas le cas, ce sont les Canadiens qui y perdront. Si c'est le cas, les initiés libéraux profiteront des bénéfices générés aux dépens des Canadiens.
C'est sans parler du fait que les véritables fonds souverains ont des mandats d'investissement qui leur permettent d'investir à l'échelle mondiale. Ils ne sont pas artificiels et ne se contentent pas d'investir dans quelques projets nationaux spécialement choisis et liés à des proches du Parti libéral. Ce n'est pas la politique budgétaire saine dont le libéral aime tant se vanter. C'est un pari risqué avec l'argent des autres. C'est l'argent des Canadiens.
Pour revenir aux proches du Parti libéral, parlons de ceux qui bénéficieront de ce fonds, car l'idée d'une caisse noire souveraine des libéraux n'est pas apparue en vase clos. En 2024, ce concept même de fonds d'investissement de plusieurs milliards de dollars a été proposé par nul autre que Brookfield Asset Management. N'oublions pas que le libéral a été président du conseil d'administration de Brookfield pendant toute l'année 2024.
La proposition des initiés était simple. Il s'agissait de créer un grand véhicule d'investissement public et de demander à Brookfield de contribuer à sa gestion et d'y mettre son grain de sel en choisissant des investissements dans des projets appartenant à des initiés, projets qui obtiendraient un traitement réglementaire préférentiel et auraient accès à des approbations accélérées par rapport aux concurrents. Cet arrangement bénéficierait à Brookfield d'une deuxième façon, puisque l'entreprise proposerait d'investir elle aussi aux côtés du soi-disant fonds souverain et de participer à toute hausse de la valeur. L'arrangement lui bénéficierait même d'une troisième façon, puisqu'elle facturerait d'importants frais de gestion, peu importe le rendement du fonds.
Autrement dit, Brookfield prendrait l'argent des contribuables, le verserait dans une caisse noire conçue pour les proches d'un parti politique et permettrait à des acteurs financiers privés d'y participer; elle gérerait les fonds, facturerait des frais puis choisirait des projets qui auraient des liens avec des proches du parti politique. Cela signifie que le libéral et les proches du parti profiteraient du stratagème et siphonneraient les fonds de multiples façons, tandis que les Canadiens absorberaient les risques.
Revenons à cette semaine. Le libéral, qui a entretenu des liens étroits avec Brookfield, et qui a eu des options d'achat d'actions et des parts dans cette entreprise, dévoile maintenant un fonds basé sur un modèle étonnamment semblable. Les Canadiens ont raison de se demander à qui profite réellement ce fonds. Est-ce un fonds pour les travailleurs qui ont du mal à se payer une maison? Est-ce un fonds pour les familles qui doivent payer 3 400 $ par année en intérêts juste pour le service de la dette fédérale? Ou alors est-ce un fonds pour les sociétés financières bien branchées, les gens d'affaires et les amis proches des libéraux et du libéral qui cherchent à gérer et à siphonner des milliards de dollars de capitaux publics?
C'est le même genre de corruption que nous avons vue de la part du premier ministre libéral précédent, mais avec plus de procédures, de bureaucratie, d'organismes, de structures juridiques complexes, et avec une nouvelle image de marque libérale. Cela soulève de sérieuses questions sur les conflits d'intérêts. Quand le libéral propose une politique qui ressemble beaucoup à une proposition faite par une entreprise dont il était le président, et à laquelle il était lié financièrement, les Canadiens méritent d'obtenir des réponses. Ils méritent de la transparence. Ils méritent de savoir si les décisions sont prises dans l'intérêt public ou dans l'intérêt du premier ministre libéral et de ses proches du milieu des affaires.
C'est une situation que l'on connaît bien. Ce n'est pas la première fois que cela se produit. Nous avons vu la même chose sous le gouvernement du premier ministre libéral précédent.
N'oublions pas que les libéraux ont déjà créé la Banque de l'infrastructure du Canada, le Fonds de croissance du Canada et la Banque de la défense. Chaque fois, ils ont promis d'attirer les investissements, de stimuler la croissance de la productivité et de favoriser la création de richesse. Chaque fois, ils ont mis en place de nouvelles structures bureaucratiques pour des consultants et des fonctionnaires grassement payés, ainsi que des postes dans le privé pour leurs amis libéraux, tout en injectant des fonds dans des projets liés à des initiés du Parti libéral. Malgré tout cela, le Canada affiche toujours le pire bilan en matière d'investissement parmi les pays du G7.
Combien de fonds faudra-t-il encore avant que les libéraux admettent que le problème ne vient pas d'un manque de structures gouvernementales? Le problème, c'est la politique du gouvernement libéral et la corruption des libéraux.
Réfléchissons un instant. Si un projet repose sur une analyse de rentabilité solide et qu’il est viable, concurrentiel et productif, il attirera naturellement des capitaux privés et les investisseurs le financeront, non pas parce que le gouvernement affirme qu’il sera couronné de succès, mais parce que le projet générera des rendements ajustés au risque qui dépasseront le coût de l’emprunt. C’est ainsi que fonctionnent les marchés libres. C’est ainsi que la croissance se concrétise dans la réalité. Cependant, si un projet ne peut attirer des investissements privés par ses propres mérites, pourquoi les contribuables canadiens doivent-ils assumer ce risque de perte? Peut-être parce que les bénéficiaires du projet seraient des amis des libéraux et des initiés du monde des affaires.
Au lieu de dépenser l'argent des contribuables, nous pourrions rapatrier 1 billion de dollars en argent de fonds de retraite que les libéraux ont fait sortir du Canada, en accélérant la délivrance de permis, en réduisant les impôts et en favorisant la libre entreprise. Pourquoi une mère célibataire ou un petit entrepreneur de Richmond Hill‑Sud devrait-il assumer le risque lié à des investissements spéculatifs décidés pour des raisons politiques par les libéraux et qui ne profitent qu'aux initiés du monde des affaires? Ils ne devraient pas.
Prenons un peu de recul et examinons la situation économique globale telle qu'elle se présente sous le libéral. Aujourd'hui, après un an de mandat du premier ministre, les données concernant le Canada sont les suivantes: le taux d'endettement des ménages le plus élevé du G7, le marché immobilier le moins abordable du G7, l'investissement par travailleur le plus faible du G7, la plus forte inflation alimentaire du G7, l'avant-dernière place en matière de productivité au sein du G7 et l'avant-dernière place au sein du G7 quant à l'ampleur du taux de chômage. La liste est encore longue. Je sais que les libéraux adorent les slogans, mais ce n'est pas là le bilan d'un Canada fort. C'est le bilan d'un déclin causé par la mauvaise gestion des libéraux.
Voilà maintenant qu'après tout cela, les libéraux demandent aux Canadiens de leur accorder leur confiance pour injecter 25 milliards de dollars dans ce fonds de dette souveraine tenant lieu de caisse noire destinée aux initiés du Parti libéral, mais les Canadiens ne sont pas dupes. La mise à jour économique de cette semaine ne peut être qualifiée que de mise à jour du relevé de la carte de crédit libérale. Cette mesure budgétaire doublerait le déficit laissé par le gouvernement libéral précédent et elle se traduirait par une hausse des dépenses, des impôts, de la dette et de l'inflation.
Examinons la mise à jour économique de plus près. On y trouve 37 milliards de dollars de nouvelles dépenses nettes, 3 milliards de dollars supplémentaires pour des caisses noires destinées au financement international de la lutte contre les changements climatiques, 11 millions de dollars pour une nouvelle série de séances de photos avec des investisseurs et 2,3 milliards de dollars pour subventionner des véhicules électriques construits à l'étranger.
La mise à jour économique du gouvernement libéral a vu juste sur un point. Elle prévoit une baisse de la croissance et une hausse de l'inflation cette année. À cela s'ajoute un fonds souverain tout juste créé, mais dépourvu de fonds. Il ne s'agit en réalité que d'un fonds de dette souveraine servant de couverture à une caisse noire libérale destinée aux initiés du monde des affaires.
Les Canadiens y voient clair. Ils comprennent bien ce qui se passe. On leur demande une fois de plus de payer plus pour en avoir moins. Les conséquences se font déjà sentir. Les Canadiens paient désormais 59 milliards de dollars par an en intérêts sur la dette, soit une hausse de 10 % en seulement un an. C'est plus que ce que nous dépensons pour les transferts en santé. C'est plus que ce que nous percevons au titre de la TPS. Ainsi, chaque famille canadienne devrait désormais débourser 3 400 $ pour payer les intérêts de la dette libérale, rien que pour assurer le service de la dette. Cet argent ne servirait pas à construire quoi que ce soit de ce que le libéral prétend vouloir construire. Il ne permettrait pas de faire un seul des investissements que le premier ministre libéral dit vouloir faire. Plutôt, cet argent des Canadiens qui travaillent fort servirait uniquement à payer des intérêts aux banquiers et aux détenteurs d'obligations.
C'est pourquoi le soi-disant Fonds pour un Canada fort n'est pas la solution. Il s'agit là d'un symptôme d'un gouvernement libéral à court d'idées, qui croit que le simple fait de créer une nouvelle institution libérale, un nouvel acronyme libéral ou une nouvelle structure organisationnelle complexe, le tout présenté dans le cadre d'une nouvelle annonce libérale, avec l'argent des contribuables géré par des initiés du gouvernement libéral grassement rémunérés, suffira d'une manière ou d'une autre à relancer la croissance.
Le problème, ce n'est pas le problème en soi. Le problème, c'est que le gouvernement libéral est totalement incapable de cerner la nature du problème. La croissance ne découle pas des opérations de relations publiques menées par les libéraux ni des décisions dictées par le gouvernement d'Ottawa. Elle découle de la confiance des investisseurs et des consommateurs. Elle découle de l'absence d'incertitude sur le plan du commerce international et de la réglementation. Elle découle d'une économie concurrentielle et de marchés financiers efficaces. Le gouvernement libéral a réussi à saboter toutes ces conditions.
Si le libéral voulait vraiment rendre le Canada plus fort et plus prospère, il ne créerait pas un fonds de dette souveraine aux dépens des Canadiens qui travaillent dur. Il supprimerait plutôt les obstacles qui freinent le pays. Il abrogerait la loi contre l'exploitation des ressources naturelles, le projet de loi , lèverait l'interdiction des pétroliers, supprimerait la taxe sur le carbone pour les industries, abolirait l'impôt sur les gains en capital réinvestis au Canada et approuverait un ou deux projets de pipeline d'ici cet été. Voilà comment nous relancerons l'investissement et libérerons le potentiel de la libre entreprise. Voilà comment nous créerons des emplois et favoriserons la prospérité. Voilà comment nous générerons une richesse réelle et durable pour la prochaine génération.
Le Canada n'a pas besoin d'un fonds de dette souveraine servant de caisse noire pour les proches du Parti libéral. Il a besoin d'un gouvernement qui cesse de faire obstacle, qui libère l'économie et qui laisse les Canadiens créer la richesse dont ce pays a toujours été destiné à bénéficier, de génération en génération.
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Monsieur le Président, il est intéressant de noter que, il y a à peine un an, les Canadiens ont choisi un nouveau gouvernement, un nouveau premier ministre et une orientation qui, à mon avis, était assez claire. Comme d'autres députés, j'ai frappé à des milliers de portes pendant la dernière campagne électorale. J'ai une assez bonne idée des attentes des Canadiens. Je comprends assez bien pourquoi les Canadiens ont pris la décision qu'ils ont prise. Environ 8,5 millions de Canadiens ont voté pour le , le Parti libéral et les plus de 300 candidats dans tout le pays. Les Canadiens ont obtenu le changement qu'ils voulaient au niveau gouvernemental.
Cependant, à écouter le dernier intervenant, il semble qu'il n'y ait eu absolument aucun changement dans l'approche du Parti conservateur à l'égard du Canada. Ses députés ne cessent de dire que rien ne va plus au Canada. Leurs allégations, que je trouve vraiment de mauvais goût et qui sont constantes, visent à donner l'impression que des députés sont corrompus. Les propos diffamatoires que tiennent les conservateurs à l'endroit du gouvernement sont assez lamentables. C'est vraiment continu.
Ce qui motive le et tous les membres du caucus libéral, les électeurs nous l'ont exprimé: c'est le désir de faire du Canada un pays plus fort et plus sain. Ce n'est pas de s'écarter du chemin, mais de reconnaître que le gouvernement a un rôle à jouer. Voilà le message que nous avons reçu il y a un an, presque jour pour jour, lorsque les électeurs se sont rendus aux urnes.
Ils voulaient un gouvernement qui serait là pour protéger et défendre les intérêts canadiens en cette période d'incertitude économique, causée en grande partie par le président Trump, ses menaces de droits de douane et les différends commerciaux. Telle était la situation à laquelle les Canadiens étaient confrontés il y a un an, et ils voulaient entendre ce que les politiciens avaient à dire.
Les Canadiens ont mis les chefs de partis en balance. Le a été, pour ainsi dire, un politicien de carrière et rien d'autre. Les Canadiens l'ont comparé à l'actuel , celui qu'ils ont choisi: il avait été nommé gouverneur de la Banque du Canada par un premier ministre conservateur, Stephen Harper, en plus d'avoir été gouverneur de la Banque d'Angleterre.
Dans tous les pays du G20 et au-delà, le est reconnu comme un éminent économiste, qui comprend véritablement l'économie. Voilà pourquoi le discours qu'il a prononcé à Davos a été si bien accueilli. Le premier ministre comprend comment construire une économie. Dès le lendemain des élections, le gouvernement a concentré tous ses efforts sur cet objectif: servir les Canadiens d'abord et avant tout.
En ce qui concerne les propos dénigrants que tiennent les députés du Parti conservateur sur l'intégrité de députés, que ce soit le ou d'autres ministres, honte à eux de donner de fausses impressions aux Canadiens et de les induire en erreur ici à la Chambre, sur les médias sociaux ou dans les millions de courriels qu'ils envoient. Leurs propos causent du tort. On s'attend à ce que l'opposition officielle critique le gouvernement, mais j'ai été dans l'opposition pendant de nombreuses années et, comme je l'ai déjà dit, la marge est mince.
En fait, la marge est plutôt très large, mais les conservateurs l'ont quand même franchie. À tout le moins, la direction actuelle du Parti conservateur l'a fait dans le but de courtiser l'extrême droite, pour ne pas dire l'extrême, extrême droite. Peut-être que ça plaît à une partie de ses membres, sauf qu'il est temps de commencer à se concentrer sur ce que disent les Canadiens et sur l'intérêt du pays. Il est temps que le Parti conservateur extrême droitiste d'aujourd'hui et son équipe de direction à la Chambre commencent à s'intéresser plus aux besoins des Canadiens qu'à ceux de leur équipe de direction nombriliste. Si j'emploie ce genre de vocabulaire, c'est en réaction aux attaques personnelles qui n'arrêtent pas de fuser, comme quoi ce qui nous motiverait, c'est notre intérêt personnel ou l'offre de je ne sais quoi de politique à de supposés amis.
J'assure aux députés que le gouvernement a accordé des subventions à des conservateurs, à des néo-démocrates, à des libéraux et à des particuliers apolitiques. Ce n'est pas ainsi qu'on évalue le progrès qu'accomplit notre grand pays. Il s'agit avant tout de bâtir une économie canadienne solide, au bénéfice de tous les Canadiens. Voyons ce que nous avons mis en branle jusqu'ici. Conjuguées, ces mesures font la différence et elles donnent espoir en l'avenir de l'économie canadienne.
Tous les députés libéraux croient que le Canada est le meilleur pays où vivre dans le monde, et nous sommes déterminés à donner suite aux espoirs, aux désirs et aux besoins actuels de la population afin que le Canada continue d'être le meilleur pays où vivre dans le monde. Ça ne veut pas dire que nous devons nous tasser du chemin et ne rien faire. Regardons ce que le , le et, en fait, l'ensemble du caucus libéral ont proposé: un fonds d'investissement souverain.
Il y a une alliance contre nature entre le Bloc et le Parti conservateur. Ils forment l'opposition en ce moment, et ils se sont unis pour dire: « Non, non, ce n'est pas bon pour le Canada. » Il existe des dizaines de fonds souverains dans le monde, mais l'opposition ne croit pas que le Canada devrait avoir le sien. Avec notre fonds, le Fonds pour un Canada fort, nous avons une occasion fantastique d'offrir des débouchés aux investisseurs d'ici et d'ailleurs. Je me plais également à croire qu'il servira aussi aux gens qui ont un peu d'argent en surplus, et qui aimeraient pouvoir participer à un fonds stratégique qui contribue à notre souveraineté, avoir un outil pour afficher leur fierté à l'égard du Canada, profiter de certaines garanties et investir au pays.
En ce qui concerne l'administration, pensons au bureau chargé de la construction, le Bureau des grands projets, qui est situé dans les Prairies, comme il se doit. Jetons un coup d'œil à bon nombre des investissements prévus et à ce qui, à bien des égards, sera le moteur du développement au cours des prochaines années. Nous voulons des grands projets. Non seulement nous les voulons, mais nous voulons aussi qu'ils se concrétisent.
Je dirais qu'il faudrait remonter plusieurs générations pour trouver un aussi déterminé à attirer les types d'investissements nécessaires et à faire le travail nécessaire pour créer le type de soutien indispensable à la construction et à la réalisation de grands projets. Ce faisant, nous créerons des débouchés, nous créerons des emplois, nous augmenterons les revenus et nous stimulerons la croissance du PIB. Même si nous ne parvenons pas à accomplir tout cela d'ici un an ou deux, mettons le processus en branle.
Que ce soit à l'intérieur ou à l'extérieur de la Chambre, il est un peu risible d'entendre le essayer de se comparer au en disant que ce dernier ne comprend rien au fonctionnement de l'économie. C'est comme dire que Wayne Gretzky ne sait pas patiner ou que Céline Dion ne sait pas chanter. N'est-ce pas ridicule? Franchement, les conservateurs pensent‑ils réellement qu'il existe qui que ce soit pour croire de telles affirmations de la part du chef du Parti conservateur?
Si je remonte à une semaine environ après les dernières élections fédérales, je me souviens du projet de loi , la Loi sur l'unité de l'économie canadienne, et des mesures que le gouvernement fédéral a prises, littéralement quelques semaines après la reprise des travaux, pour éliminer les obstacles afin d'unifier l'économie canadienne, du moins, du point de vue national. Des efforts ont été déployés à l'époque, comme aujourd'hui, pour continuer d'inciter les autres premiers ministres à commencer à éliminer certains obstacles provinciaux. Qu'il s'agisse des produits de consommation ou de la mobilité de la main-d'œuvre, nous devons continuer à promouvoir, à encourager et à soutenir l'approche « Équipe Canada » pour bâtir un Canada fort.
Le besoin est là, et il a été démontré tout au long de la campagne électorale, lorsque les gens nous ont dit, à moi et à tout le monde, qu'ils s'inquiétaient de la dépendance du Canada à l'égard des États‑Unis en raison des menaces de droits de douane sur nos produits. Nous avons réagi de bien des façons. Le projet de loi n'est qu'un de ces moyens: une économie canadienne unifiée. Cependant, ce n'était pas suffisant. Au cours de cette même période de deux ou trois semaines, nous nous sommes engagés à mettre sur pied le Bureau des grands projets, et le a fait savoir que nous voulions entendre des idées. Nous voulions que les premiers ministres provinciaux et les intervenants, des secteurs privé et public, parlent des types d'idées qui nous permettront non seulement de bâtir, mais de bâtir à grande échelle.
Beaucoup d'idées ont été proposées. Les provinces ont répondu à l'appel de manière très concrète dans toutes les régions du pays. Pour la première fois, nous parlions de grands projets et de la façon dont le gouvernement fédéral et les gouvernements provinciaux, en collaboration avec d'autres, peuvent accélérer, encourager et promouvoir de grands projets et, en fin de compte, les concrétiser chaque fois que cela est possible. L'Alberta est un excellent exemple. Pensons aux tensions qui régnaient en Alberta dans bon nombre des discussions qui ont eu lieu.
Le , qui a des racines dans les Prairies, à Edmonton, dans le Nord, est particulièrement sensible à cette situation et il souhaite que nous allions de l'avant avec de grands projets. C'est la raison pour laquelle, en ce qui concerne les pipelines, nous avons maintenant un protocole d'entente avec l'Alberta. Les députés se souviennent-ils de l'époque où le premier ministre et la première ministre de l'Alberta ont annoncé ce protocole d'entente et où nous en avons discuté? Certains des députés conservateurs de l'Alberta sont restés les bras croisés sans rien dire tandis que leurs collègues critiquaient le fait que, même si nous avions conclu un protocole d'entente, ce n'était pas suffisant.
Une voix: Oh, oh!
L'hon. Kevin Lamoureux: Monsieur le Président, ils demandent: « Qu'est-ce qui se construit? » Eh bien, pendant les plus de 10 ans où a été au pouvoir, les conservateurs n'ont pas construit le moindre pouce de pipeline vers la côte.
Contrastons ce bilan avec ce que le actuel a fait en un an pour l'avancement de...
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Monsieur le Président, il y a une vieille blague à propos d'un homme qui accumule une énorme dette de carte de crédit, contracte une deuxième hypothèque, ouvre un compte d'épargne et dit à sa femme que cela ne leur a rien coûté. Cette blague décrit assez bien la politique économique du gouvernement, et c'est la population canadienne qui est le dindon de la farce.
Le a annoncé la création de ce qu'il appelle un fonds d'investissement souverain de 25 milliards de dollars, et les Canadiens méritent qu'on leur explique concrètement ce qui leur est proposé. Commençons par la question la plus fondamentale: qu'est-ce qu'un fonds d'investissement souverain, exactement? Un véritable fonds d'investissement souverain serait constitué à partir d'excédents réels. Aujourd'hui à la Chambre, on nous a parlé de la Norvège. Le fonds de pension gouvernemental norvégien, ce modèle que le premier ministre aime tant citer, a été capitalisé grâce aux revenus du pétrole. Il dispose d'un actif de 1 billion de dollars parce que la Norvège a épargné quand tout allait bien.
Le Canada n'est pas la Norvège. La Norvège a de l'argent provenant du pétrole alors que le Canada, lui, a des impressions et un relevé de carte de crédit de 25 milliards de dollars. Nous accusons un déficit de près de 70 milliards de dollars rien que pour l'exercice en cours, soit le double de celui laissé par le gouvernement libéral précédent. Nous n'avons pas d'excédents à investir. Nous avons des déficits à rembourser, et les 25 milliards de dollars que nous placerions initialement dans ce fonds ne sont pas des économies. C'est de l'argent emprunté, peu importe l'angle sous lequel on examine la question. Autrement dit, c'est un financement par l'endettement, comme toutes les autres dépenses fédérales qui excèdent nos revenus. Le ne crée pas de fonds d'investissement. Il crée un fonds de dette, et il devrait être honnête avec les Canadiens à ce sujet.
Soyons clairs sur ce que cela signifie pour chaque ménage canadien. Le gouvernement emprunte à un taux de 3,5 % ou 4 % sur des obligations à 10 ans, et il espère qu'une société d'État bureaucratique dirigée par des personnes nommées par favoritisme politique aura un rendement supérieur à ce coût. En réalité, c'est une pure spéculation dont les contribuables assument le risque, et non un projet d'intérêt national comme le prétend le .
J'ai entendu des députés du gouvernement libéral dire que ce fonds sera différent, qu'il sera plus transparent, plus responsable et mieux géré. Je croirais davantage à cette affirmation s'ils pouvaient nous dire qui en sera responsable, comment les projets seront sélectionnés, quand le fonds sera opérationnel et quel lien il aura avec la Banque de l'infrastructure du Canada ou le Fonds de croissance du Canada. Ils ne peuvent répondre à aucune de ces questions aujourd'hui; nous le constaterons au fil de la journée. Je ne suis certainement pas la seule à les poser.
Cette annonce est tombée à plat. La proposition d'un fonds souverain a été accueillie avec un scepticisme quasi général, avec incrédulité et même avec raillerie. Le Globe and Mail, qui n'est pourtant pas connu pour ses opinions conservatrices, a rapporté cette semaine que les fonds de pension qui sont censés s'associer à ce projet, y compris l'Office d'investissement du régime de pensions du Canada, n'ont même pas été consultés avant cette annonce.
Il faut reconnaître à l'Office d'investissement du régime de pensions du Canada qu'il a déclaré que la clé du succès à long terme de tout organisme public de placement réside dans « un mandat commercial clair, une gouvernance solide et une indépendance opérationnelle ». C'est une façon polie de dire qu'il a des inquiétudes, et il a raison d'en avoir, car cette question touche au cœur même de tout ce projet. Le mandat du fonds est politiquement orienté vers les infrastructures nationales comme les ports, les mines et les corridors commerciaux, la diversification n'étant explicitement pas une priorité. Il ne s'agit donc pas vraiment d'un fonds d'investissement.
Selon ce qu'affirme le Globe and Mail, il s'agit d'un « instrument de politique financière hors bilan ». C'est en réalité un fonds souverain gouvernemental déguisé. Il ne s'agit en fait que d'un programme gouvernemental de plus. C'est du déjà-vu, et on sait ce qui en résultera. Technologies du développement durable Canada, dont les députés se souviennent peut-être comme de la caisse noire environnementale, a versé 400 millions de dollars à des projets favoris des libéraux, ce qui a entraîné la déclaration de 186 conflits d'intérêts, aucune obligation de rendre des comptes et aucun résultat mesurable.
La Banque de l'infrastructure du Canada s'est également vue allouer 45 milliards de dollars pour les infrastructures. Elle n'a consacré qu'une fraction de cette somme à des travaux de construction, tout en versant 8 millions de dollars de primes depuis 2024. Le a lui-même fait ces comparaisons en début de semaine. Avec tout le respect que je lui dois, je ne pense pas que cela constitue l'appui qu'il s'imagine.
Nous avons là un problème plus profond. Si les grands projets ne se concrétisent pas au Canada, ce n'est pas faute de capital gouvernemental, et c'est là où je veux en venir. Le capital ne manque pas au Canada. On peut demander à n'importe qui. Si un projet d'infrastructure n'aboutit pas, c'est presque toujours parce que les parties prenantes du secteur privé ont conclu qu'il n'était pas économiquement viable ou à cause du climat réglementaire absurde. On nous l'a bien dit. On ne remédie pas à un cadre réglementaire lourd en créant une nouvelle société d'État pour financer des projets que le secteur privé a déjà refusés. On corrige le problème en réformant réellement le cadre réglementaire. Des chefs de file de l'industrie ont même dit au Financial Times — pas un blogue conservateur, mais le Financial Times de Londres — que le gouvernement piétine dans ses efforts pour réduire les formalités administratives et que cette inaction occasionne des pertes commerciales supérieures au coût des droits de douane imposés par Trump. Les dirigeants du secteur forestier sont à bout. Les dirigeants du secteur pétrogazier sont aussi exaspérés, tout comme les dirigeants du secteur automobile. Et que faisons-nous? Au lieu de réparer ce qui ne fonctionne pas, on choisit encore une fois de contourner le problème.
Les libéraux ont créé un fardeau réglementaire qui coûtera 18 milliards de dollars par année. Les obstacles fédéraux au commerce interprovincial privent notre PIB de 200 milliards de dollars. Les libéraux sont accrochés au projet de loi sur l'interdiction des pétroliers, une politique d'incertitude qui a fait fuir un billion de dollars de l'économie canadienne en 10 ans. Au Canada, la fuite des capitaux n'a pas été causée parce qu'il n'y a pas de banque publique pour subventionner les projets, mais parce qu'il n'est pas rentable de faire des affaires ici. Une solution de fortune de 25 milliards de dollars ne referme pas un trou béant. Elle devient seulement une solution de fortune très coûteuse dont les Canadiens finiront par payer la note.
Il existe d'autres solutions viables. On pourrait alléger sensiblement le fardeau fiscal de manière à laisser davantage d'argent dans les poches des familles, tous les mois, et à donner aux entreprises une raison de rester au pays ou même d'y ouvrir leurs portes. On pourrait faire le ménage dans les formalités administratives et les barrières commerciales, qui font perdre des centaines de milliards de dollars par année au chapitre de l'activité économique. Je ne comprends tout simplement pas pourquoi les libéraux n'optent jamais pour cette solution-là. Au lieu de financer un énième bureau à Ottawa pour qu'il mène des études de faisabilité en vue d'éventuellement, un jour, peut-être bâtir quelque chose, on pourrait accélérer les approbations afin que les chantiers de construction puissent être lancés. On pourrait se débarrasser des lois nocives, sans parler des mesures issues du projet de loi , de l'interdiction des pétroliers et de la taxe sur le carbone pour les industries. Les libéraux font délibérément obstacle à la construction de pipelines, de mines et de terminaux méthaniers. Ce n'est pas nous, de ce côté-ci de la Chambre, qui le disons: ce sont les représentants des industries eux-mêmes. Rien de tout cela ne nous obligerait à nous renflouer en empruntant 25 milliards de dollars. On ne ferait que créer largement plus de richesse que le gouvernement ne pourrait jamais espérer le faire.
Voilà comment on bâtit un pays. Ce n'est pas en injectant de l'argent emprunté dans une société d'État dont le cadre de gouvernance, le mandat et les mécanismes redditionnels n'ont pas encore été définis, bien qu'ils aient déjà été annoncés, avec les détails à suivre, en laissant le soin aux Canadiens de payer la note.
La Chambre a le droit d'exiger des réponses que le gouvernement n'a pas fournies. Qui gère le fonds? Combien ont-ils reçu en frais de gestion? Selon quels critères les projets sont-ils approuvés? Qu'est-ce qui les empêche de devenir un autre véhicule pour les mêmes réseaux de copinage libéraux qui ne cessent de mettre le gouvernement dans l'embarras? Nous allons continuer à poser ces questions. Nous allons continuer d'être la voix de tous les Canadiens qui voient clairement dans son jeu.
Je n'ai pas vu beaucoup de gens emballés par cette annonce, exception faite des députés d'en face. Ils ne cessent de dire aux Canadiens que ces derniers n'en comprennent pas le potentiel et que cette nouvelle mesure mise sur l'espoir, mais tout ce qu'elle ferait est à l'opposé de ce que le gouvernement dit qu'il va faire. Il va dépenser de l'argent emprunté, choisir qui gagnera et qui perdra au sein de notre propre économie — et il y aura surtout des perdants —, et fausser le marché.
Au Canada, le déficit fédéral s'élève à 2,1 % du PIB. Il n'a pas baissé depuis l'année dernière; il a augmenté. Il va dans la mauvaise direction. Les intérêts sur la dette dépasseront les 80 milliards de dollars par année, soit le double de ce qu'ils étaient il y a à peine quatre ans.
Je terminerai en formulant une demande sincère au gouvernement. Rangeons ce chéquier de 25 milliards de dollars, cessons les grandes annonces au Musée des sciences et de la technologie du Canada et essayons enfin quelque chose de vraiment nouveau, quelque chose que le gouvernement n'a pas réussi à faire en plus d'une décennie. Tassons-nous du chemin afin que les capitaux privés et les entreprises privées puissent être mis à contribution une fois pour toutes.
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Monsieur le Président, comme beaucoup de Canadiens, je me souviens d'une époque où ceux qui travaillaient fort étaient récompensés, où les gens pouvaient lancer une entreprise ou fonder une famille avec l'espoir d'un avenir radieux et prospère, et où le gouvernement ne mettait pas des bâtons dans les roues des entreprises, ne choisissait pas les gagnants et les perdants dans l'industrie et la société et ne cherchait pas tous les moyens possibles d'alourdir le fardeau fiscal des Canadiens, des entreprises et des entrepreneurs. C'était il y a un peu plus d'une décennie, sous le dernier gouvernement conservateur, dirigé par Stephen Harper. Le Canada avait un budget équilibré et un excédent de 1 milliard de dollars. Le Canada avait l'économie la plus forte du G7, avec la classe moyenne la plus nombreuse et la plus prospère au monde. C'est le Canada que les libéraux ont hérité. Depuis, ils ont imposé des lois punitives qui entravent et bloquent les Canadiens, les entrepreneurs, les investisseurs et les inventeurs avec une bureaucratie coûteuse, des messages contradictoires et des politiques et règlements qui changent constamment.
Aujourd'hui, le occupe le poste dont il a conseillé le titulaire précédent pendant les cinq dernières années, incitant ce dernier à adopter des politiques qui ont étranglé l'économie canadienne et fait fuir 1 billion de dollars d'investissements vers les États-Unis, ce qui explique sans doute pourquoi il a déménagé Brookfield de l'autre côté de la frontière. Les résultats sont éloquents. Après 11 ans sous le même gouvernement libéral composé des mêmes principaux acteurs et une année sous le premier ministre actuel, le Canada affiche désormais le niveau d'endettement des ménages le plus élevé, les logements les moins abordables, le niveau d'investissement par travailleur le plus faible, l'avant-dernière productivité et le second taux de chômage en importance parmi les pays du G7. Le premier ministre ne peut pas mettre cela sur le compte de facteurs mondiaux. D'autres pays subissent les mêmes pressions et alors qu'il y font face en prenant des mesures concrètes et en concluant des accords commerciaux solides, les libéraux tardent à réagir et s'enlisent dans la confusion. Les Canadiens se trouvent dans cette situation parce que les politiques libérales pénalisent le travail et font fuir les investissements au profit d'une idéologie anti-développement et de la mainmise du gouvernement.
Quelle est la réponse des libéraux? Ils proposent un autre stratagème boiteux. Cette semaine, le a annoncé la création d'un soi-disant fonds souverain ou, comme il l'appelle, « un fonds qui appartiendra à la population ». Je me demande si ce nom lui est venu lors de sa visite à Pékin. Au cours de cette longue opération médiatique purement rhétorique, il a déclaré que ce fonds financerait des projets d'envergure au Canada, car rien ne symbolise mieux la libre entreprise qu'un fonds public qui ressemble à une mesure de contrôle par l'État, n'est-ce pas?
Il a toutefois cité la Norvège et Singapour comme exemples. Examinons ses affirmations et comparons-les à son projet pour le Canada. La Norvège, bien sûr, est un État unitaire où il y a un seul gouvernement centralisé. Elle enregistre régulièrement des excédents budgétaires, car elle exploite ses abondantes ressources, notamment le pétrole et le gaz, ce qui stimule son économie, crée des emplois et finance des services publics solides sans accabler les contribuables. En fait, l'excédent budgétaire de la Norvège est l'un des plus importants au monde et dépasse de loin la moyenne de l'OCDE. Le gouvernement norvégien place cet excédent dans son fonds souverain.
Le a également mentionné Singapour, une petite cité-État qui a su créer un milieu très attirant pour les affaires, qui se caractérise par des impôts peu élevés et un minimum de formalités administratives, ce qui attire les investissements, les emplois et les entreprises. À Singapour, les sociétés jouissent d'un taux d'imposition faible, d'importantes exonérations fiscales, d'une absence d'impôt sur les gains en capital, ainsi que d'un système juridique hautement efficace, transparent et indépendant chargé de l'octroi de permis et de l'exécution des contrats. Singapour attire les investissements; elle ne les fait pas fuir. Oh, et elle enregistre également un important excédent budgétaire. Le gouvernement singapourien place cette richesse dans son fonds souverain.
Au Canada, c'est une autre histoire. Le a dit qu'il imposerait au Canada un déficit budgétaire de 66,9 milliards de dollars, soit le double de celui de M. Trudeau. Bref, c'est le contraire d'un excédent. Le premier ministre a également révélé que le service de la dette s'élèverait à lui seul à 59 milliards de dollars par année et qu'il augmenterait de 50 %, pour atteindre 80 milliards de dollars, en 2030. Bien sûr, ça ne s'arrête pas là. Le Bureau des grands projets des libéraux, qui a coûté 264 millions de dollars, n'a approuvé aucun projet. Il n'y a ni date de début, ni date d'échéance, ni point de départ, ni point d'arrivée, et il n'y a pas vraiment de progrès concret concernant le pipeline promis par le premier ministre vers le Pacifique, et les formalités administratives des libéraux continuent de faire fuir les entreprises du Canada.
Pas plus tard que cette semaine, des chefs d'entreprise ont déclaré que les lois libérales hostiles au développement sont pires pour le Canada que les droits de douane imposés par M. Trump. François Poirier, PDG de TC Energy, a dit ceci: « Les capitaux vont là où ils sont les bienvenus. Depuis trop longtemps, ils ne se sentent pas les bienvenus ici. » David Pierce, de la Chambre de commerce du Canada, a dit: « J'ai entendu parler de projets d'exploitation des ressources qui nécessitent des centaines de permis en raison d'exigences fédérales, provinciales et municipales. » Il dit vrai. Enbridge, la principale société de pipelines en Amérique du Nord, a déclaré que « des changements doivent être apportés aux politiques et à la réglementation », non seulement pour la construction d'un nouveau pipeline, mais aussi « pour que les producteurs aient la confiance nécessaire pour augmenter la production ». Ce n'est pas ce que j'appelle un climat d'affaires intéressant.
Sous le gouvernement libéral actuel, le Canada n'affiche aucun excédent budgétaire à cause d'une fuite des capitaux sans précédent, surtout vers les États‑Unis, qui a commencé en 2015 et qui empire tous les ans. Par ailleurs, le Canada n'exploite pas tout le potentiel de ses ressources naturelles et il n'en favorise pas l'exportation, que ce soit dans l'intérêt des Canadiens ici au pays ou de nos alliés à l'étranger. Au lieu de cela, le gouvernement bloque les projets, paralyse la production et interdit les exportations. Après, il se demande pourquoi il y a une fuite des capitaux.
Rien ne sert de comparer le soi-disant fonds d'investissement souverain du Canada, qui est clairement un fonds de dette souveraine, à ceux de la Norvège ou de Singapour, sauf pour donner l'impression que les libéraux ont un bon plan. En fait, c'est seulement une illusion.
Quel argent va réellement dans ce soi-disant fonds d'investissement? Il semble que le ait eu une idée. On pourrait dire que c'est la bonne vieille méthode des libéraux. Bien sûr, ils prendront l'argent des Canadiens, comme ils le font toujours, car, en cas de doute, ils se contenteront de taxer les Canadiens: ils les taxeront jusqu'à les chasser de leur maison, de leur entreprise et, au bout du compte, du Canada. Le premier ministre a dit que les Canadiens qui avaient un petit surplus d'argent pourraient le lui donner — quelques dollars ici et là —, parce qu'il a besoin de plus de leur argent. Il pense qu'il n'en a pas assez pris.
Les libéraux veulent toujours dépenser d'abord, taxer tout et tout le monde ensuite. Pourquoi le premier ministre veut-il notre argent? D'abord, à quoi sert ce fonds de dette souveraine? Il semble que ce soit pour que le ait le pouvoir de financer des projets triés sur le volet tout en prétendant qu'ils sont indépendants. Il pourra choisir les gagnants parmi une poignée de personnes et faire des perdants parmi le reste de l'économie canadienne. Il veillera, une fois pour toutes, à ce que les quelques chanceux qui récitent les beaux discours libéraux et qui répètent comme des perroquets son programme mondialiste, européen et néo-marxiste s'en mettent plein les poches, afin qu'ils puissent embaucher les meilleurs consultants, remplir leurs poches et ajouter quelques zéros de plus à leurs généreuses primes.
Pour le reste, ils sont exclus et ensevelis sous les taxes, les règlements et les lois anti-développement. On leur dit d'attendre en file pendant que le garde la porte grande ouverte pour ses copains de l'élite des grandes banques, tous ses acolytes qui l'ont aidé à parvenir là où il est rendu aujourd'hui. Comme l'a dit Dan Kelly, président de la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante, « tous les autres propriétaires d'entreprise de la classe populaire [restent] coincés dans l'ancien système qui ne fonctionne pas ». Pendant ce temps, les banques alimentaires reçoivent 2,2 millions de visites par mois, deux fois plus qu'il y a sept ans. Les Canadiens sont obligés de se passer de produits de base et de remettre des aliments sur les tablettes. De plus en plus de jeunes Canadiens perdent espoir de pouvoir un jour acheter une maison, fonder une famille ou améliorer leur sort, peu importe à quel point ils travaillent fort.
Créer une nouvelle bureaucratie n'est pas la solution face au 1 billion de dollars d'investissements perdus. Ce n'est pas la solution face à toutes les occasions manquées partout au Canada après une décennie de règne libéral. Or, on dirait bien que les libéraux trouvent que c'en est une. Ils ont créé la Banque de l'infrastructure du Canada, le Fonds de croissance du Canada, le Bureau des grands projets, la banque de la défense et la caisse noire environnementale, mais le Canada continue d'afficher le pire bilan du G7 sur le plan des investissements. Ces mesures n'ont pas fonctionné jusqu'à présent. Pourquoi les libéraux s'attendent-ils à ce que la prochaine fonctionne mieux? Nous connaissons la définition de la folie. C'est encore plus de bureaucratie, un autre fonds qui ne donne aucun résultat pour les Canadiens, mais des mots qui sonnent bien à l'oreille. Ce qu'ils ont accompli, c'est un plus grand nombre de bureaux financés par les contribuables et de cadres qui touchent des salaires à six chiffres pendant que tout le reste de la population souffre.
Au lieu d'injecter davantage d'argent dans un système défaillant, les libéraux devraient corriger les lois et les règlements qui l'ont rendu défaillant au départ, mais quel intérêt pour eux? Tant que les libéraux exerceront un contrôle total, grâce à leurs lois, leurs politiques, leurs taxes et leurs formalités administratives, ils pourront faire chanter les entreprises privées et les provinces pour arriver à leurs fins et mettre en œuvre leur programme politique. Ainsi, le pourra s'assurer que son projet de s'immiscer davantage dans la vie des Canadiens, dans les compétences provinciales, territoriales et municipales, ainsi que dans le secteur privé canadien se concrétise. Cela me fait penser à un certain régime communiste. Après tout, le premier ministre semble désormais beaucoup plus à l'aise à l'idée de se rapprocher de Pékin puisqu'il autorise la circulation de ses véhicules électriques sur les routes canadiennes, alors même que la Chine espionne les Canadiens et s'ingère dans les élections, le milieu universitaire, les réseaux sociaux, les forces de l'ordre, la défense et l'exploitation des ressources naturelles de notre pays.
L'intérêt même du secteur privé et d'une économie libre est censé être l'absence d'ingérence du gouvernement et la liberté pour les entreprises de prospérer et de créer des emplois sans devoir payer des impôts exorbitants. En effet, l'allégement du fardeau fiscal se traduit toujours par une augmentation des recettes publiques, ce qui permet aux Canadiens de satisfaire à leurs besoins sans devoir compter sur les programmes gouvernementaux pour survivre. Cela est aussi nécessaire pour garantir la viabilité des mesures de soutien destinées aux Canadiens vulnérables qui ont réellement besoin d'un filet de sécurité.
C'est pourquoi les conservateurs ne cesseront jamais de se battre pour rendre l'énergie et les exportations canadiennes abordables et abondantes, pour réduire le coût de fonctionnement de l'État afin que l'inflation et les taxes demeurent peu élevées, pour favoriser la libre concurrence, ainsi que pour assurer l'autonomie, la souveraineté et la sécurité du Canada.
Les choses pourraient être différentes. Dans un pays aussi riche en ressources naturelles et humaines que le Canada, aucune entreprise ne devrait être acculée à la faillite et aucune famille ne devrait avoir à choisir entre se chauffer et nourrir ses enfants. La beauté et la résilience du Canada résident dans la diversité de ses régions, de ses ressources et de ses habitants qui travaillent, vivent et coopèrent sans être soumis à la microgestion du gouvernement, qui bâtissent le pays grâce à leur travail acharné et qui partagent les occasions et la prospérité afin de transmettre à la génération suivante un monde meilleur et plus fort, qui n'est pas contrôlé par Ottawa, ni freiné par les formalités administratives, mais animé par le travail assidu, l'innovation et la fierté de ce que les Canadiens peuvent construire eux-mêmes et de leur identité. C'est pour cela que les conservateurs ne cesseront jamais de se battre.