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Monsieur le Président, je vais partager mon temps de parole avec le député de , qui prendra la parole après moi. C'est un grand plaisir de prendre part à ce débat d'aujourd'hui sur cette question qui touche l'ensemble de la population canadienne.
Notre gouvernement est bien au fait des pressions liées à l'augmentation du coût de la vie au Canada, et plus particulièrement à la hausse du prix des carburants alors que le monde vit de très grandes tensions politiques. Partout au pays, nous avons vu récemment le prix de l'essence augmenter en flèche et cela cause des difficultés financières à bien des Canadiens et des Canadiennes. Aller faire le plein à la station-service est devenu une source d'anxiété pour bien des gens. Nous comprenons bien cette problématique. C'est pourquoi nous avons décidé de mettre en place une mesure concrète pour donner un répit aux consommateurs.
Comme on le sait, le a annoncé il y a quelques heures que le gouvernement va suspendre la taxe d'accise fédérale sur l'essence et le diésel dès lundi prochain, soit le 20 avril, et ce, jusqu'à la fête du Travail, le 7 septembre prochain. La taxe d'accise fédérale est présentement à dix sous le litre pour l'essence et quatre sous le litre pour le diésel. Pendant cette période, nous estimons que cette suspension temporaire de la taxe d'accise sur l'essence et le diésel permettra aux consommateurs canadiens d'économiser jusqu'à 5,75 $ sur un plein de 50 litres d'essence ordinaire ou encore 2,30 $ sur un plein de diésel. Cette suspension représente un allégement total dépassant 2,3 milliards de dollars en 2026.
Le nouveau gouvernement du Canada travaille activement à rendre la vie plus abordable pour tous les Canadiens. Par exemple, nous accordons d'importantes réductions d'impôts pour alléger la charge fiscale des Canadiens. En effet, depuis le 1er juillet 2025, les Canadiens paient moins d'impôts, le gouvernement ayant baissé le premier taux marginal d'imposition sur le revenu des particuliers de 15 % à 14 %. Grâce à cette mesure, près de 22 millions de Canadiens bénéficient d'un allégement fiscal pouvant atteindre 420 $ par personne, ce qui représente une économie pouvant atteindre 840 $ par famille à deux revenus cette année.
Notre gouvernement a également éliminé la TPS pour les premiers acheteurs d'une maison neuve dont le prix peut atteindre 1 million de dollars et a réduit la TPS pour les premiers acheteurs d'une maison neuve dont le prix se situe entre 1 million et 1,5 million de dollars. De plus, nous offrons une aide à plus de 12 millions de Canadiens à faible revenu ou à revenu modeste pour leur permettre de subvenir à leurs besoins quotidiens grâce à la nouvelle Allocation canadienne pour l'épicerie et les besoins essentiels. Plus précisément, nous verserons un supplément unique dès que possible ce printemps, équivalant à une augmentation de 50 % de la valeur annuelle du crédit pour la TPS pour 2025‑2026. Cette mesure permettra d'offrir une aide immédiate de 3,1 milliards de dollars à 12 millions de Canadiens qui reçoivent actuellement le crédit pour la TPS. Après ce versement unique effectué au printemps, les familles et les personnes admissibles au Canada recevront à compter du mois de juillet 2026 des versements réguliers bonifiés dans le cadre de l'Allocation canadienne pour l'épicerie et les besoins essentiels.
À titre informatif et au bénéfice de ceux qui écoutent présentement la Chambre des communes à la télévision, les gens qui reçoivent le crédit de TPS n'ont rien à faire. Ils vont avoir l'allocation de l'épicerie. Ils n'ont aucune action à faire, ne serait-ce que remplir leur déclaration de revenus. Si on fait sa déclaration de revenus, justement, on va avoir tous les bénéfices sans rien faire de plus. En effet, la valeur de la prestation augmentera de 25 % pendant cinq ans à partir de juillet 2026, ce qui représentera un soutien supplémentaire de 8,6 milliards de dollars au cours des cinq prochaines années. La prestation sera versée au début de chaque trimestre afin de permettre aux familles d'accéder rapidement aux fonds pour les aider à couvrir leurs dépenses quotidiennes. Grâce à ces mesures, une famille de quatre personnes recevra jusqu'à 1 890 $ cette année et environ 1 400 $ par année pendant les quatre prochaines années grâce à la nouvelle Allocation canadienne pour l'épicerie et les besoins essentiels.
Une personne seule, quant à elle, recevra jusqu'à 950 $ cette année et environ 700 $ par année pendant les quatre prochaines années.
Dès son entrée en fonction, le a aboli la taxe fédérale sur les carburants à la consommation, applicable à compter du 1er avril 2025, ce qui a permis aux Canadiens de réaliser des économies directes à la pompe. Le gouvernement a également supprimé l'obligation pour les provinces et les territoires d'imposer un prix du carbone aux consommateurs à compter de cette date. Ces mesures ont contribué à réduire le prix de l'essence dans la plupart des provinces et des territoires d'environ 18 ¢ le litre par rapport à 2024‑2025.
Cette mesure a contribué à réduire l'inflation et à diminuer le coût de la vie pour tous les Canadiens. De plus, notre gouvernement a pérennisé le Programme national d'alimentation scolaire du Canada, qui fournit des repas scolaires à près de 400 000 enfants chaque année, permettant ainsi aux familles participantes ayant deux enfants scolarisés d'économiser environ 800 $ par année sur leurs courses lorsqu'ils vont à l'épicerie.
Nous avons également instauré les prestations fédérales automatiques, à compter de l'année d'imposition 2026, afin de garantir que jusqu'à 5,5 millions de Canadiens à faible revenu reçoivent automatiquement les prestations auxquelles ils ont droit d'ici l'année d'imposition 2028, notamment l'Allocation canadienne pour l'épicerie et les besoins essentiels et de l'Allocation canadienne pour enfants. De plus, nous avons mis en œuvre des mesures ambitieuses en faveur de la concurrence dans les secteurs des télécommunications et des finances afin de renforcer la concurrence et de réduire les prix, ce qui permet aux Canadiens de changer plus facilement de fournisseur et de payer moins de frais bancaires et de services.
En conclusion, à une époque où les perturbations dans les chaînes d'approvisionnement mondiales et les tensions géopolitiques font augmenter les prix, notre gouvernement agit. Ce que notre gouvernement souhaite faire, c'est de bâtir une économie plus forte afin de créer plus d'occasions d'emplois et de meilleurs salaires. Parallèlement, nous réduisons les coûts pour rendre la vie plus abordable partout au pays. C'est ainsi que nous pourrons offrir à un plus grand nombre de Canadiens et de Canadiennes plus de certitude, de sécurité et de prospérité, maintenant et à l'avenir. De plus, avec la mesure annoncée aujourd'hui par le , nous allons donner du répit additionnel aux consommateurs canadiens relativement à l'essence et au diésel. Ils pourront alors économiser un peu de leur argent durement gagné et se procurer d'autres biens dont leur famille a besoin.
Notre gouvernement bâtit une économie plus forte afin de rendre la vie plus abordable pour tous les Canadiens. À cette fin, nous établissons de nouveaux partenariats commerciaux et d'investissement à l'étranger et renforçons nos atouts au pays afin de créer de belles perspectives de carrière et des salaires plus élevés pour les Canadiens. Comme mes collègues le savent sûrement, je siège au Comité permanent du commerce international. Nous travaillons très fort pour avoir d'autres accords commerciaux afin d'être moins vulnérables face au pays au sud de la frontière. Nous travaillons très fort et cela va donner de bons emplois ici, au Canada.
De plus, nous mettons en œuvre un certain nombre de mesures concrètes pour garantir que les Canadiens reçoivent le soutien dont ils ont besoin dès maintenant. Le gouvernement a instauré une série de nouvelles mesures pour réduire les coûts, notamment une baisse d'impôt pour 22 millions de Canadiens, une accélération du secteur de la construction résidentielle, ainsi que la production et l'expansion de programmes sociaux essentiels.
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Monsieur le Président, partout dans le monde, les conflits et l'instabilité, notamment au Moyen‑Orient et avec les perturbations dans le détroit d'Ormuz, ont mis à rude épreuve l'approvisionnement mondial en pétrole. Les prix grimpent, et les Canadiens le ressentent. Ils le ressentent à la pompe, sur leur facture d'épicerie et dans le coût du transport des marchandises à travers le pays. Soyons clairs: les Canadiens ont raison de s'inquiéter. Cependant, dans des moments comme celui-ci, les Canadiens s'attendent à du sérieux. Ils s'attendent à un leadership fondé sur des faits, pas sur des slogans. Ils s'attendent à un plan qui s'attaque à la fois aux pressions immédiates auxquelles ils sont confrontés et aux défis structurels que nous devrons résoudre plus tard. C'est exactement ce que le gouvernement met en œuvre.
Commençons par la réalité. Le Canada ne contrôle pas le cours mondial du pétrole. Nous ne contrôlons pas les conflits géopolitiques. Nous ne contrôlons pas les perturbations sur les voies maritimes internationales. Nous ne contrôlons pas les décisions de l'OPEP ni celles des autres grands producteurs. Ce que nous pouvons contrôler, et ce que nous devons contrôler, c'est la manière dont nous réagissons. Aujourd'hui, notre réponse est claire: un allégement immédiat pour les Canadiens, associé à une sécurité énergétique à long terme.
Le a annoncé, il y a quelques heures, que le gouvernement suspendrait temporairement la taxe d'accise fédérale sur l'essence et le diésel, d'avril jusqu'à la fête du Travail. Cette mesure entraînera de réelles économies pour les Canadiens. La réduction pourrait atteindre 10 ¢ le litre sur l'essence, somme qui restera dans les poches des Canadiens. Cette mesure entraînera des économies chaque fois qu'un parent fera le plein de sa voiture, chaque fois qu'une petite entreprise fera le plein d'un camion de livraison et chaque fois que des marchandises seront transportées dans le pays. Il s'agit d'une mesure ciblée, car c'est ainsi que nous agissons de manière responsable envers les Canadiens. Elle reconnaît que la flambée des prix que subissent les Canadiens est due à des facteurs extérieurs mondiaux, et non à une politique nationale à long terme. Elle apporte un soulagement sans compromettre la stabilité budgétaire dont dépendent les Canadiens.
Comparons cette mesure à ce que proposent les conservateurs. Leur motion préconise des changements permanents et radicaux fondés sur des hypothèses concernant les cours du pétrole qu'ils ne peuvent tout simplement pas garantir. Tout leur plan dépend d'une seule chose: que les cours mondiaux du pétrole restent élevés. Nous avons déjà vu à quelle vitesse ils peuvent changer. Après l'annonce d'un cessez-le-feu, ils ont nettement baissé en quelques jours. La question est simple. Allons-nous fonder la politique budgétaire nationale sur des suppositions relatives aux marchés mondiaux du pétrole?
C'est exactement ce que font les conservateurs. Comme l'indique la lettre adressée par le au , leur plan table sur des milliards de dollars de recettes qui pourraient ne jamais se concrétiser et il prévoit des réductions d'impôts permanentes de plusieurs milliards de dollars qui creuseraient un trou dans les finances publiques. Ce n'est pas un plan sérieux dans une situation grave.
En ce qui concerne les ressources naturelles, la portée du débat dépasse le simple cadre des impôts. C'est de la sécurité énergétique qu'il s'agit. La crise mondiale actuelle a révélé une vérité fondamentale, c'est-à-dire que les pays qui contrôlent leur avenir énergétique sont plus résilients que les autres qui, eux, sont dans une position vulnérable.
Le Canada a de la chance. Nous faisons partie des grands pays producteurs d'énergie. Nous disposons des quatrièmes réserves prouvées de pétrole au monde. Nous sommes l'un des principaux producteurs de gaz naturel. Nous mettons en œuvre des projets d'envergure dans les domaines du gaz naturel liquéfié, de l'énergie nucléaire, de l'hydroélectricité et de l'électricité propre. Nous mettons cette force au service de nos propres intérêts, mais aussi de ceux de nos alliés. Les exportations d'énergie canadiennes sont en hausse. Le prolongement de l'oléoduc Trans Mountain achemine des volumes records de pétrole. Les exportations de gaz naturel liquéfié atteignent les marchés mondiaux. Le Canada joue un rôle clé dans la stabilisation de l'approvisionnement en cette période de volatilité. Voilà ce que ça veut dire d'être une superpuissance énergétique.
Être une superpuissance énergétique signifie autre chose aussi. Cela signifie qu'on bâtit pour l'avenir. Pendant que nous faisons face à la flambée des prix actuelle, nous devons également veiller à ce que les Canadiens ne soient plus exposés à ce risque. C'est pourquoi le gouvernement investit dans l'électricité propre, le gaz naturel liquéfié à faibles émissions, l'énergie nucléaire et les infrastructures qui relient nos ressources aux marchés mondiaux. Nous construisons un système énergétique plus résilient, plus indépendant et plus abordable à long terme.
Parlons de ce que ferait la motion conservatrice en réalité. En effet, elle ne porte pas seulement sur la taxe d'accise. Elle propose de supprimer le Règlement sur les combustibles propres. Elle propose d'éliminer la tarification du carbone pour les industries. Ce ne sont pas des changements mineurs. Il s'agit de politiques qui génèrent des dizaines de milliards de dollars d'investissements dans le secteur énergétique canadien, des investissements qui financent des projets comme le captage de carbone, les combustibles propres et la production à faibles émissions. Supprimer ces politiques ne rendrait pas le Canada plus fort, et la première ministre de l'Alberta l'a d'ailleurs précisé.
Cela rendrait le Canada moins concurrentiel. Cela signalerait aux investisseurs que le Canada délaisse les politiques mêmes qui nous aident à accéder aux marchés mondiaux et à créer une demande intérieure pour le canola et d'autres cultures afin de favoriser des combustibles plus propres. À l'heure où nos alliés exigent des énergies plus propres et plus responsables, c'est un risque que nous ne pouvons pas nous permettre de prendre.
Il y a une autre conséquence que les conservateurs n'ont pas abordée. En effet, cette proposition aurait des répercussions concrètes sur le financement des infrastructures municipales. Les recettes de la taxe sur les carburants aident les villes de tout le pays à construire des routes, des réseaux de transport en commun, des infrastructures hydrauliques et des ouvrages résilients face aux changements climatiques. Ce ne sont pas des concepts abstraits; ce sont des ouvrages sur lesquels les Canadiens comptent tous les jours. Remettre en cause ce financement sans proposer de solution de remplacement crédible ferait peser les coûts sur les provinces, les municipalités et nos futurs contribuables. Ce que disent les conservateurs, c'est qu'ils se moquent de l'augmentation des impôts fonciers pour leurs concitoyens. Ils veulent remporter une victoire politique rapide et facile sans penser aux conséquences qu'elle aura chez eux. Je le répète: ce n'est pas responsable.
Nous adoptons une approche différente. Nous sommes conscients que les Canadiens ont besoin d'aide aujourd'hui, et c'est pourquoi nous prenons des mesures pour réduire le prix de l'essence. Nous agissons de manière ciblée, temporaire et responsable. Nous accompagnons cette mesure d'un plan plus large visant à renforcer l'abordabilité, notamment en réduisant les impôts de la classe moyenne, en offrant de l'aide pour l'épicerie et les besoins essentiels, en investissant dans le logement, en réduisant le coût des services de garde et en favorisant une concurrence accrue dans les secteurs clés. En effet, la crise de l'abordabilité ne sera pas résolue par une seule mesure. Elle sera résolue par un plan global.
Au fond, le débat d'aujourd'hui se résume à un choix simple: allons-nous réagir à l'instabilité mondiale par des mesures sérieuses et ciblées ou par des promesses permanentes et non financées? Allons-nous construire l'avenir énergétique du Canada ou allons-nous saper les politiques mêmes qui attirent des emplois et des investissements? Offrons-nous aux Canadiens un véritable répit aujourd'hui ou renforçons-nous notre résilience pour demain? Le gouvernement a fait ce choix. Nous apportons un répit immédiat aux Canadiens à la pompe. Nous faisons du Canada une superpuissance énergétique, et nous agissons d'une manière qui renforce notre économie, soutient nos travailleurs et offre aux Canadiens la certitude et la sécurité qu'ils méritent.
Les Canadiens comprennent que nous ne pouvons pas contrôler ce qui se passe à l'étranger, mais ils comprennent aussi que nous pouvons contrôler la façon dont nous réagissons. Aujourd'hui, nous réagissons de façon responsable en faisant preuve de leadership et en proposant un plan clair pour bâtir un Canada plus fort. Pour ces raisons, j'exhorte tous les députés à rejeter cette motion et à appuyer une solution responsable pour les Canadiens.
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Monsieur le Président, l'annonce que le a faite tout à l'heure sur le répit à la pompe pour les Canadiens n'est qu'une mesure improvisée. Par rapport au plan que proposent les conservateurs, les libéraux offrent le tiers de l'allégement pour un tiers de l'année. C'est ce qu'ils offrent pendant que le prix de l'essence et du diésel monte en flèche partout au pays et dans le monde. Selon l'adage, on contrôle seulement ce qu'on peut contrôler. C'est particulièrement vrai dans le contexte de la guerre en Iran, parce que le Canada ne peut pas y faire grand-chose. Par contre, ce que nous pouvons contrôler, ce sont les taxes que les Canadiens paient à la pompe. En ce moment, on parle de 25 ¢ le litre d'essence et de 21 ¢ le litre de diésel en taxes fédérales.
Ce que les libéraux ont annoncé aujourd’hui ne représente qu’une partie des mesures d’allégement que nous proposons, et ce, seulement jusqu'à la fête du Travail. Les conservateurs, en revanche, proposent d'offrir aux Canadiens un allégement réel et notable à la pompe, et ils ne se contentent pas de supprimer la taxe d’accise fédérale sur l'essence de 10 ¢ le litre. Les libéraux ont pris cette mesure, mais ce qu’ils n’ont pas fait, c’est de supprimer leur dernière taxe, que j’appelle la taxe cachée sur le carbone. Ils parlent d'une norme sur les combustibles propres, mais il s’agit en fait de leur nouvelle taxe sur le carbone fédérale de 7 ¢ le litre. Ils la maintiennent, ainsi que, bien sûr, la portion de la TPS qui s’y ajoute, ce qui représente environ 8 ¢ le litre. Nous avons affaire à une demi-mesure en la matière.
Ce que les conservateurs réclament, en ce qui concerne l’essence et le diésel, c’est un allégement total de 25 ¢ le litre sur le prix de l’essence et de 21 ¢ le litre sur le prix du diésel pour le reste de l’année 2026. Cela permettrait à une famille de quatre personnes de garder environ 1 200 $ de plus dans ses poches cette année. À chaque plein d'essence, cette famille économiserait 20 $. C'est un allégement réel et notable.
Je tiens à préciser un point essentiel à ce sujet. Nous pouvons nous le permettre, car, en raison de la hausse du prix du pétrole, les libéraux vont recevoir une manne financière d'environ 10 milliards de dollars de recettes supplémentaires inattendues. La suppression complète des taxes fédérales sur l’essence et le diésel pourrait être financée simplement par les recettes supplémentaires qui vont déjà être perçues et par le fait que les Canadiens paient déjà des prix plus élevés. Offrons aux Canadiens un allégement réel et notable à la pompe.
Beaucoup de gens ici connaissent sans doute l'histoire de ma famille. Mon père et ma mère ont été pendant de nombreuses années propriétaires d'une entreprise de camionnage. Mon père vient de prendre sa retraite, il y a deux ou trois ans, de l'entreprise, JED Express, que nous sommes fiers d'exploiter à South Mountain, en Ontario, depuis de nombreuses années, voire des décennies. Je suis très fier que mon père ait bâti lui-même une entreprise à partir de rien, jusqu’à en faire l’une des sociétés les mieux gérées du Canada plusieurs années de suite. Mon père profite maintenant d’une retraite heureuse, entre parties de pickleball et parcours de golf. Je tiens à souligner notre expérience dans le camionnage et notre histoire dans ce secteur dans lequel j’ai grandi.
Lorsque nous parlons de la possibilité de faire baisser les prix pour les Canadiens en ce qui concerne l’alimentation et le transport des marchandises dans tout le pays, notre projet de réduire le prix du diésel de 21 ¢ par litre, soit la totalité de la taxe fédérale sur l’essence, ferait bouger les choses concrètement et plus que ce que proposent les libéraux, c'est-à-dire une réduction du prix du diésel de 4 ¢ par litre. Ce ne sont que quelques sous par rapport aux milliards de dollars de recettes supplémentaires qu’ils percevront au cours des prochains mois grâce à la hausse des cours du pétrole.
Dans l'industrie du camionnage, très souvent, les tarifs sont déterminés en fonction d'un tarif de base établi par une entreprise de camionnage ou un propriétaire-exploitant et d'un supplément pour le combustible, qui est le prix réel du combustible les jours visés. Au lieu de réduire le prix de l'essence de 4 ¢ le litre, comme le proposent les libéraux — nous le réduirions de 21 ¢ le litre —, nous réduirions immédiatement le supplément pour le combustible, nous réduirions le coût du camionnage et nous réduirions immédiatement le coût du transport des aliments et des marchandises dans tout le pays. C'est une mesure concrète qui permet d'accorder un allègement quand il y a une forte inflation du prix des aliments. Je suis fier de tirer parti de mon expérience dans l'industrie du camionnage et de dire que le plan des conservateurs en ferait plus afin de réduire les coûts que paient les Canadiens pour la nourriture et le transport des marchandises.
Les libéraux ne cessent de proposer des mesures improvisées. Pour le dire autrement, je vais reprendre cette vieille formule que j'utilise souvent en politique et dans le cadre de mon travail: parfois, la meilleure idée est celle que les autres ont déjà trouvée. En effet, c'est la stratégie adoptée par le gouvernement libéral, mais ses mesures sont loin d'être abouties.
Nous l'avons vu avec la taxe sur le carbone, que les libéraux n'ont abolie qu'après des années et des années de pression incessante de la part des conservateurs. Les libéraux savaient qu'ils étaient dans une position politique si précaire qu'ils n'avaient pas d'autre choix que de l'abolir. Pendant des années, ils ont défendu les remises, ils ont affirmé que leurs taxes n'entraînaient aucun coût supplémentaire pour les Canadiens, et ils ont soutenu qu'ils pouvaient simplement ajouter ces taxes à la pompe sans faire augmenter le coût des marchandises, l'inflation, le prix du carburant et les coûts d'exploitation des entreprises.
Aujourd'hui, on se retrouve plutôt avec une mesure qui est loin d'être aboutie. La taxe sur le carbone pour les industries est en vigueur et elle vient d'augmenter, le 1er avril dernier. Elle va faire grimper les dépenses d'exploitation des entreprises, ce qui alimentera l'inflation au pays. Personne ne croit que l'ajout de taxes, où que ce soit dans l'économie, ne se répercute pas sur les prix que paient les consommateurs à l'achat de produits et de services au pays.
Supprimer la taxe sur le carbone pour les consommateurs tout en conservant celle pour l'industrie, c'est une mesure qui est loin d'être aboutie. C'était aussi une tentative loin d'être aboutie de reprendre l'idée des autres, car les libéraux ont instauré la fameuse Norme sur les combustibles propres. À l'heure actuelle, celle-ci s'élève à 7 ¢ le litre sur l'essence. Les libéraux refusent de la supprimer, et la situation ne va qu'empirer. Non seulement la norme restera en vigueur pour les prochains mois et qui sait jusqu'à quand, mais elle va passer des 7 ¢ le litre actuels à 17 ¢ le litre d'ici 2030.
Les Canadiens n'ont pas les moyens de payer ça, pas plus les retraités que les jeunes ou les parents qui reconduisent leurs enfants au hockey ou au soccer, qui font simplement l'épicerie ou qui navettent entre la maison et le travail. Ne parlons même pas de vouloir partir en vacances en famille. Cette année, ces 7 ¢ le litre devraient rester dans les poches des Canadiens au lieu de finir dans les coffres des libéraux.
Nous avons parlé de mesures maladroites. Le gouvernement ne propose pas d'allègements importants et ne prend pas au sérieux l'aide à apporter. Le contraste ne pourrait pas être plus flagrant. Les libéraux veulent offrir un tiers de l'aide sur un tiers de l'année, contrairement à ce que préconisent les conservateurs.
En définitive, il est important que les Canadiens sachent que les conservateurs sont de leur côté, qu'ils se battent pour eux et qu'ils luttent pour faire baisser les coûts et les factures d'essence à la grandeur du pays. Il est important de savoir qu'au bout du compte, ce sont les hausses constantes et les taxes libérales sur tout qui rendent la vie plus chère à la grandeur du pays.
Les libéraux refusent obstinément d'aller jusqu'au bout et d'accorder un allègement complet et notable. Ils n'offrent qu'une réduction de 10 ¢ sur le prix de l'essence, alors qu'il était possible d'offrir une réduction de 25 ¢ en supprimant toutes les taxes fédérales.
C'est très frustrant de voir que les coûts ne cessent d'augmenter. Le coût du gouvernement augmente. Le coût des déficits libéraux augmente. L'inflation augmente. Notre inflation alimentaire est la plus élevée du G7. Un seul autre membre du G7 a une croissance plus faible que la nôtre. En fait, le PIB a reculé au quatrième trimestre de l'année dernière, et les prévisions ne sont pas optimistes.
Les Canadiens vont constater un effort continu de l'équipe conservatrice pour lutter en faveur d'un allègement réel et notable. Notre motion de l'opposition indique clairement que le plan annoncé par les libéraux ne va pas assez loin pour apporter un allègement notable aux Canadiens. Les libéraux pourraient supprimer la taxe d'accise sur l'essence de 10 ¢ le litre, ce qu'ils ont fait, mais ils pourraient aller plus loin. Ils pourraient supprimer la TPS de 8 ¢. Ils pourraient supprimer la taxe liée à la Norme sur les combustibles propres de 7 ¢. Ils pourraient offrir un allègement de 25 ¢ le litre. Pour le diésel, ce total s'élève à 21 ¢ le litre. Cela pourrait aider les familles et les entreprises à un moment où elles en ont vraiment besoin.
Nous continuerons à défendre l'abordabilité dans ce pays et nous ferons savoir aux Canadiens que nous sommes de leur côté.
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Monsieur le Président, je tiens à remercier le député de l'Ontario de m'avoir cédé une partie de son temps de parole. Je lui en suis sincèrement reconnaissant et je sais que les résidants de Brandon—Souris le seront également. C'est toujours un honneur de prendre la parole au nom des résidants de Brandon—Souris, la ville du blé, dans l'Ouest du Manitoba.
La motion importante dont nous sommes saisis est simple, mais, si elle était mise en œuvre pleinement et correctement, elle constituerait un moyen très efficace de s'attaquer à un problème qui touche un grand nombre de Canadiens. Les prix de l'essence au Manitoba sont parmi les plus élevés que nous ayons connus depuis des années. C'est d'ailleurs le principal sujet dont on m'a parlé au cours des dernières semaines, que ce soit lors de mes visites de porte-à-porte ou dans les salles communautaires pendant la période de Pâques.
Dans un pays aussi vaste que le Canada, se déplacer en voiture est souvent une nécessité plutôt qu'un choix, surtout dans les régions rurales que je représente. Ce n'est un secret pour personne que, depuis des années, les Canadiens sont aux prises avec un coût de la vie trop élevé à cause du gouvernement libéral. Malheureusement, on constate qu'après 11 ans au pouvoir, ses déficits coûteux et ses dépenses incontrôlées ne cessent de croître. Les libéraux n'hésitent pas à utiliser l'argent durement gagné par les contribuables canadiens pour financer des tracasseries administratives, des consultants, des trains majestueux qui ne desservent pas les provinces des Prairies et des projets ratés qui n'apportent rien aux habitants de ma région.
Après 10 ans de taxes libérales, les habitants de l'Ouest du Manitoba ont grandement besoin d'un répit. On a du mal à le croire, mais les Canadiens continuent de voir les prix augmenter, alors qu'ils paient déjà des prix parmi les plus élevés du G7 pour leurs aliments — que beaucoup de mes concitoyens cultivent — et qu'ils n'ont pas payé leur essence aussi cher depuis des années. Plus tôt ce mois-ci, ils ont vu le prix du litre d'essence continuer de monter en flèche à cause de la guerre qui se poursuit en Iran.
On ne peut pas reprocher aux Canadiens de penser que nos voisins subissent eux aussi ces prix hors de contrôle, car les libéraux parlent souvent d'une crise mondiale, sauf que ce n'est pas vraiment le cas. En fait, le 1er avril, les Américains payaient 20 ¢ de moins que nous pour un litre d'essence. Comment le gouvernement libéral explique-t-il que, lorsque des défis se présentent, il semble que les Canadiens se retrouvent à être les plus défavorisés du G7? La réponse est simple: les libéraux ne peuvent pas relever ces défis, mais les conservateurs le peuvent.
Aujourd'hui, quatre taxes libérales sur les carburants sont à l'origine de l'écart considérable entre les prix affichés au Canada et ceux qu'on peut voir chez nos plus proches alliés. Sans égard pour l'annonce faite ce matin, le gouvernement libéral impose actuellement, premièrement, sa taxe d'accise sur les carburants, qui coûte 10 ¢ le litre aux Canadiens. Deuxièmement, il y a la taxe sur le carbone, que le gouvernement a simplement rebaptisée « norme sur les combustibles » et qui ajoute 7 ¢ supplémentaires par litre. La troisième est la taxe sur les produits et services — la TPS —, qui s'applique à l'essence et au diésel, et qui ajoute 8 ¢ de plus à chaque litre de carburant. Enfin, la quatrième est la taxe sur le carbone pour les industries, qui passera à 170 dollars la tonne et entraînera, selon les projections, la perte de 50 000 emplois et un recul de 1,3 % de notre économie.
Au total, les quatre taxes ajoutent 25 ¢ par litre d'essence et 21 ¢ par litre de diésel que les Canadiens achètent. Chacune de ces taxes s'accumule rapidement à la pompe, mais étant donné que les prix étaient déjà élevés avant même que ces hausses brutales ne nous frappent, les Canadiens ressentent une pression encore plus forte. Tout cela s'ajoute au bilan désastreux des libéraux dans le secteur pétrolier et gazier, secteur dont je suis le fier représentant pour le Manitoba.
Les libéraux parlent de résilience face aux facteurs mondiaux qui influent sur les prix à l'échelle internationale. S'ils avaient permis la construction de pipelines et si nous avions raffiné davantage de pétrole au Canada il y a 10 ans, le Canada aurait été plus résilient devant un conflit mondial qui a des répercussions sur le prix mondial du pétrole et du gaz. Malheureusement, ils ont manqué de vision en faisant obstacle aux grands projets d'infrastructure d'intérêt national qui étaient en cours sous les conservateurs et, maintenant, les Canadiens en paient littéralement le prix.
Le prétend que les libéraux suspendront temporairement la taxe d'accise sur le carburant pendant quelques mois seulement, mais rien n'a encore été fait. Si des progrès tangibles avaient été réalisés pour accroître la capacité nationale au cours des 11 dernières années, les Canadiens auraient été beaucoup mieux protégés contre les prix du carburant auxquels ils font face aujourd'hui. Hélas, les libéraux n'ont pas tenu compte des appels des conservateurs, et voilà où nous en sommes.
Il s'agit de faits que les libéraux refusent d'admettre et qui privent les Canadiens de leur gagne-pain. Selon de nombreux anciens conseillers économiques libéraux, alors que les Canadiens ont du mal à joindre les deux bouts, les libéraux, eux, profitent de la hausse du prix du pétrole. C'est exact. Les Canadiens seront peut-être choqués d'apprendre que chaque augmentation de 10 $ du prix du baril de pétrole se traduit par une augmentation d'environ 2 milliards de dollars des recettes du gouvernement fédéral. Faisons le calcul. Le prix du pétrole a augmenté de 45 $ à 50 $ au cours des dernières semaines. Donc, si les prix restent à leur niveau actuel, le gouvernement libéral pourrait percevoir de 9 à 10 milliards de dollars de plus cette année. Entretemps, les recettes fiscales dont j'ai parlé tout à l'heure permettront au gouvernement fédéral d'engranger 5 milliards de dollars. C'est de l'argent pris directement dans les poches des Canadiens, qui sont obligés de payer ces prix élevés à la pompe.
Les agriculteurs du Manitoba sont sur le point de se rendre dans les champs pour les semailles de 2026. Alors que les familles ont déjà resserré leur budget pour faire l'épicerie, il est inadmissible que les libéraux prennent encore davantage d'argent dans les poches des Canadiens pour le consacrer à leurs projets favoris, qui profitent aux proches et à l'élite du Parti libéral. Il faut laisser cet argent dans les poches des Canadiens pour qu'ils puissent continuer à mettre de l'essence dans leur voiture et à se nourrir. Au cours des deux dernières semaines, les conservateurs ont présenté un plan à cette fin.
Lorsque les familles ont du mal à joindre les deux bouts, les conservateurs défendent les intérêts des Canadiens. En tant que loyale opposition de Sa Majesté, les conservateurs ont présenté dans cette motion une mesure législative qui profiterait aux Canadiens dont les difficultés ont été trop longtemps ignorées par les libéraux, et c'est pourquoi je suis fier d'appuyer cette motion conservatrice aujourd'hui. Elle supprimerait la taxe d'accise sur les carburants et la TPS sur l'essence et le diésel jusqu'à la fin de 2026, et non pas seulement jusqu'en septembre, comme les libéraux l'ont proposé, et notre motion va plus loin en demandant la suppression définitive de la taxe sur les normes de carburant et de la taxe industrielle sur le carbone.
Il ne s'agit pas d'une politique radicale. Partout dans le monde, les pays alliés ont déjà pris les devants sur le Canada. L'Australie, l'Autriche, l'Allemagne, l'Espagne, l'Irlande et l'Italie ont toutes pris l'initiative de réduire le prix de l'essence ou d'offrir une aide à la pompe. Leurs dirigeants comprennent les difficultés auxquelles leurs citoyens sont confrontés et ils ont réagi de la seule manière qui offre une aide réelle à la pompe. Pendant ce temps, le du Canada prétendait que les libéraux étaient encore en train d'« examiner » la situation. Puis, ce matin même, il a suspendu une seule de ces taxes pour quelques mois.
Cela ne prouve pas que les libéraux agissent dans l'intérêt des Canadiens; cela prouve qu'ils accusent un retard par rapport à nos alliés. Un véritable leadership, c'est prendre des mesures concrètes avant qu'il ne soit trop tard. Certes, les libéraux ont l'habitude de s'approprier nos mesures, ce qu'ils ont clairement tenté de faire aujourd'hui, mais, malheureusement, la suppression d'une seule des taxes fédérales que nous mentionnons dans la motion ne permettra pas d'obtenir les résultats dont les Canadiens ont désespérément besoin.
La plupart des travailleurs de ma circonscription ne peuvent pas prendre le train ou le bus. Ils ne peuvent pas laisser leur voiture chez eux et se rendre à pied ou à vélo au travail, ou là où ils doivent se rendre. Telle est la réalité pour la plupart des personnes que je représente. Quelle que soit la raison pour laquelle ils doivent se déplacer en voiture, les Canadiens qui le font ne devraient pas être pénalisés par leur gouvernement pour cette raison.
Sachant que notre cause est juste et que la solution est la bonne, notre parti présente aujourd'hui sa motion en toute bonne foi: nous exhortons les libéraux à accepter pleinement notre proposition pour ses mérites, nous leur demandons de l'examiner rapidement et nous espérons qu'ils la mettront en œuvre intégralement et sans délai. Les Canadiens comptent là-dessus.
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Monsieur le Président, depuis que je siège ici, soit depuis près de sept ans maintenant, j'ai toujours adoré les motions des journées de l'opposition. C'est toujours un grand privilège de prendre la parole dans cette enceinte pour faire valoir le point de vue de mes électeurs de Kings—Hants et de prendre part à l'occasion qui est offerte aux partis de l'opposition, qu'il s'agisse des conservateurs, du Bloc ou du NPD — ou, en fait, des conservateurs et du Bloc pour la législature actuelle —, de présenter leurs positions en matière de politiques afin de débattre de leurs idées. Le rôle de l'opposition est évidemment de demander des comptes au gouvernement, et nous le respectons, mais j'apprécie toujours cette occasion que m'offrent les motions des journées de l'opposition.
Aujourd’hui, la motion porte essentiellement sur l'abordabilité. Les conservateurs ont énuméré un certain nombre de mesures qu’ils aimeraient mettre en place. Nous sommes d’accord avec eux sur certains points, mais pas sur d’autres. D'abord, je profiterai de cette occasion pour parler de ce qu'a annoncé aujourd'hui le . Je sais que les conservateurs sont favorables à cette mesure: la suspension de la taxe d'accise fédérale sur l'essence, qui s'élève à 10 ¢ le litre. Le premier ministre a annoncé que le gouvernement supprimerait cette taxe à compter du 20 avril, et ce, jusqu'à la fête du Travail. En somme, pendant quatre mois, les Canadiens bénéficieront d'une réduction générale de 10 ¢ le litre. Nous pensons que c'est important.
Nous sommes conscients de ce qui se passe actuellement au Moyen‑Orient avec la guerre contre l'Iran et les répercussions de la fermeture du détroit d'Ormuz. Cela crée des problèmes d'abordabilité pour les Canadiens et aura de multiples conséquences au cours des prochains mois. Cependant, j'ai été déçu de constater que la motion de l'opposition du Parti conservateur ne mentionne pas pourquoi les Canadiens doivent faire face à la hausse du prix du carburant. On ne mentionne pas du tout que cette situation est attribuable à la conjoncture mondiale à laquelle nous devons faire face. Nous avons effectivement l'occasion de nous pencher sur les possibilités d'offrir une aide temporaire aux Canadiens. Nous allons saisir cette occasion. Je sais que cette nouvelle sera bien accueillie dans Kings—Hants et dans tout le pays. Sur cet aspect, nous sommes d'accord.
Les conservateurs ont beaucoup parlé du fait que cela aurait dû être pour 12 mois. Je dirais que la réponse du gouvernement aujourd'hui est responsable. Elle clarifie la situation pour les quatre prochains mois et prévoit la possibilité de prolonger la mesure. Personne dans cette enceinte, personne à la Chambre et personne au Canada n'a de boule de cristal qui lui permet de voir ce qui va se passer au cours des prochains mois. Le gouvernement a pris une mesure importante pour rendre les choses un peu plus abordables pour les Canadiens. Comme je l'ai dit, une réduction de 10 ¢ le litre est importante pour les personnes qui ont du mal à joindre les deux bouts, et c'est une mesure que le gouvernement appuie. Elle sera en vigueur pendant quatre mois. À l'heure actuelle, nous ne pensons pas qu'il soit nécessaire de supprimer la taxe pour 12 mois. Voyons ce qui se passera dans les jours à venir. Il va sans dire que nous espérons voir la levée du blocus dans le détroit d'Ormuz, afin que les produits puissent à nouveau faire leur chemin vers le marché mondial. Nous savons que cela aura des conséquences importantes sur l'économie mondiale, y compris ici, au Canada. Comme je l'ai dit, la motion conservatrice ne fait aucune mention des circonstances auxquelles nous sommes tous confrontés à l'heure actuelle, mais sur ce point, nous sommes du même avis.
J'ai écouté deux de mes collègues qui viennent de prendre la parole: le député de et le député de avant lui. Je demanderais à mes collègues de l'autre côté de la Chambre de réfléchir à ma façon de voir les choses. Le député de Brandon-Souris, qui vient tout juste d'intervenir, a déclaré que le gouvernement ne finance pas des programmes qui comptent aux yeux des habitants de sa circonscription. Au sujet de la TPS et des recettes perçues par le gouvernement, je crois que les conservateurs ont dit que les libéraux allaient « empocher » cet argent au lieu de le « redonner aux Canadiens ». Je suis tout à fait en faveur de l'abordabilité. Il est important pour nous de donner de la marge de manœuvre aux Canadiens, et donc non, les libéraux n'empochent pas cet argent. Les recettes perçues par le gouvernement servent plutôt à financer des programmes qui comptent pour les habitants de la circonscription de mon collègue, pour les habitants de ma propre circonscription, et pour l'ensemble de la population canadienne.
Les conservateurs ne se rendent-ils pas compte que l'Allocation canadienne pour enfants que nous avons instaurée aide tous les Canadiens, y compris ceux qui habitent dans leurs circonscriptions? Je tire fierté de cette mesure parce que le gouvernement a changé la manière d'aider les jeunes Canadiens et les familles. Auparavant, la politique mise en place par les conservateurs permettait aux particuliers qui gagnaient plus de 1 million de dollars d'obtenir des prestations gouvernementales. Je n'ai rien contre nos concitoyens bien nantis, et nous sommes fiers de leur prospérité, mais nous pouvons nous entendre pour dire qu'ils n'ont pas besoin d'assistance publique pour élever leurs enfants. Ils en ont déjà les moyens. Nous avons créé un programme qui accorde des prestations en fonction du revenu dans un souci d'équité afin que les parents disposent des ressources nécessaires pour élever leurs enfants, leur donner une bonne alimentation et peut-être même les faire participer à des programmes de sports ou d'art. Je répète que les conservateurs ne se rendent pas compte que la TPS contribue largement au financement de tout ça.
Qu'en est-il du programme national de garderies? Dans ma circonscription, j'ai pu constater les avantages de ce programme grâce à notre collaboration avec les provinces et les territoires pour élargir l'accès aux services de garde et créer des places supplémentaires pour les enfants. Il s'agit d'une mesure de politique publique essentielle pour permettre aux jeunes Canadiens de prendre un bon départ dans la vie et de bénéficier des ressources dont ils ont besoin. Nous savons que ce programme aura des retombées économiques et des avantages intrinsèques pour les générations et pour les décennies à venir. Encore une fois, il n'est fait aucune mention du fait que la TPS contribue à alimenter les recettes générales que le gouvernement consacre à ces programmes essentiels à l'accessibilité financière.
Au-delà de ce que cela peut représenter pour les jeunes Canadiens — ce qui est sans doute l'élément le plus important —, la manière dont nous avons réussi à réduire le coût des services de garde à l'échelle du pays constitue une mesure d'accessibilité financière majeure. Cela permet également aux gens de garder plus d'argent dans leurs poches. Malheureusement, on n'entend jamais les membres de la loyale opposition de Sa Majesté dire qu'il s'agit d'une bonne politique publique. En fait, les conservateurs ont toujours voté contre. Leur proposition d'aujourd'hui supprimerait en réalité les recettes qui financent ce type de programmes gouvernementaux. C'est une mesure politique à très court terme qui ne correspond pas à la façon dont le gouvernement entend aller de l'avant.
Il y a beaucoup de personnes âgées dans ma circonscription. C'est le gouvernement libéral qui a bonifié la pension de la Sécurité de la vieillesse. Cela fait quelques années, mais je rappelle aux députés que c'est le Parti conservateur qui avait dit aux personnes âgées au Canada qu'elles allaient devoir attendre plus longtemps avant de toucher leurs prestations.
Il y a aussi un programme grâce à la TPS. Les recettes de la TPS servent à financer les programmes sociaux partout au pays. Le Parti conservateur ne mentionne pas que c'est le type de financement que les conservateurs supprimeraient, ce qui pourrait avoir de fortes répercussions sur les programmes sociaux.
Le gouvernement fait des investissements de portée historique dans la défense et les infrastructures partout au pays. Les conservateurs ont voté pour certains éléments du programme à cet effet. Je rappelle à mes concitoyens que, sous le dernier gouvernement conservateur, quand le pays avait un gouvernement conservateur, les dépenses de défense sont tombées sous le seuil de 1 % du PIB. Je suis extrêmement fier que le et notre équipe aient ramené ces dépenses à 2 %. Nous allons continuer de les augmenter, mais cela coûte de l'argent. Nous enregistrons des déficits.
Le pire dans tout ça, c'est que dès la semaine prochaine, les conservateurs diront sans doute qu'une partie des sommes versées dans les coffres de l'État aurait dû servir à réduire la dette. Nous verrons comment les choses évoluent, mais quoi qu'il en soit, rappelons que la TPS sert à financer des programmes existants et que nous prenons des décisions pour redonner de l'argent aux Canadiens. Il est important de tenir compte du contexte financier, de continuer de soutenir les programmes et de gérer la situation économique du pays, tout en veillant à ce que l'argent retourne dans le portefeuille des Canadiens partout au pays.
Je tiens à dire quelques mots sur la Norme sur les combustibles propres. Les députés ont peut-être remarqué la question que j'ai posée au député de au sujet de l'essence au plomb. Peut-être même que cette question les intéressait. C'était l'époque du gouvernement progressiste-conservateur de Brian Mulroney. Sans entrer dans un long débat sur les différences entre le Parti conservateur fédéral actuel et l'ancien Parti progressiste‑conservateur, il convient de rappeler que ce gouvernement avait déployé des efforts considérables pour éliminer le plomb des combustibles au Canada. Le Canada n'était pas seul. D'autres pays ont fait la même chose. On disait alors que ces mesures amélioraient l'efficacité tout en produisant de bons résultats pour l'environnement, tant et si bien que la population a fini par reconnaître qu'il s'agissait d'une politique publique avisée.
Nous voici, plusieurs décennies plus tard. En tant que gouvernement, nous avons du pain sur la planche. Nous estimons qu'il est important que le gouvernement réduise les émissions de gaz à effet de serre au pays. Nous avons adapté notre politique, et je soutiens sans réserve le sur ce point, mais nous pensons que cela reste essentiel.
Le programme électoral des conservateurs lors des dernières élections n'abordait pas beaucoup cette question, ce qui n'est pas grave, mais il indiquait que les conservateurs dépenseraient l'argent des contribuables pour tenter d'encourager davantage la réduction des émissions de gaz à effet de serre au pays. Je vous prie donc de m'excuser si je trouve un peu hypocrite que les conservateurs prennent la parole à propos de politiques visant à réduire les émissions et à favoriser l'utilisation de carburants plus propres, tout comme l'opposition entre l'essence au plomb et l'essence sans plomb sous le gouvernement de Brian Mulroney, ainsi que sur le coût de ces mesures. Tout cela malgré le fait que certains des principaux bénéficiaires du Règlement sur les combustibles propres soient les agriculteurs aux quatre coins du pays qui produisent de l'éthanol, qu'il s'agisse de la filière du canola dans l'Ouest canadien ou des producteurs de maïs dans l'Est du pays. Cette mesure soutient les agriculteurs. Les conservateurs aiment se vanter en disant à quel point ils aiment les agriculteurs, mais, avec tout le respect que je leur dois, je n'ai pas beaucoup entendu parler les députés conservateurs de politiques publiques intelligentes à ce sujet.
Ma question est la suivante: comment les conservateurs s'y prendraient-ils différemment? Je suppose qu'ils dépenseraient davantage d'argent des contribuables pour essayer d'obtenir des résultats qui seraient peut-être encore moins efficaces. Qu'est-il advenu de l'idée de faire appel au secteur privé et de l'idée que les signaux du marché peuvent stimuler l'innovation que nous désirons? Je pense qu'il est important de commencer à en parler davantage dans ce pays.
Les conservateurs aiment parler d'une augmentation de 7 à 17 ¢, ce qui est tiré d'un rapport du directeur parlementaire du budget. Si on interroge les parties assujetties à la Norme sur les combustibles propres, elles nous diront que cette augmentation n'est pas aussi élevée que celle avancée par le directeur parlementaire du budget, mais c'est pourtant ce chiffre que les conservateurs continuent de brandir à la Chambre. Même s'il y a une incidence de 1, 2 ou 3 ¢, cet argent, ces retombées industrielles, restent dans notre pays, où ils viennent soutenir les agriculteurs. Nous voyons des investissements en Alberta, par exemple à Strathcona, où il y a un savoir-faire permettant d'utiliser un mélange de diésel renouvelable pour réduire les émissions, et les avantages intrinsèques réels restent dans notre pays.
Il y a une flopée de députés conservateurs en provenance de la Saskatchewan et de l'Alberta. La semaine dernière, j'étais à Calgary, où j'ai rencontré des représentants d'entreprises et de la chambre de commerce. Nous avons parlé de l'importance du Règlement sur les combustibles propres. Au Stampede de Calgary, j'ai échangé avec des agriculteurs, qui m'ont parlé de l'importance de la Norme sur les combustibles propres et de la politique sur les biocarburants au Canada. À Regina, là aussi, de vrais agriculteurs m'ont dit que le discours des conservateurs est absurde. Les conservateurs adorent dire que ces personnes sont des lobbyistes, mais non: il s'agit d'agriculteurs.
Je pense qu'il faut que les deux grands partis commencent à s'entendre sur cette politique publique car, au bout du compte, tout ce que font les conservateurs, c'est porter atteinte à une politique qui fait baisser les émissions au Canada et qui constitue l'un des principaux avantages de la politique de vente directement à la ferme dans l'Ouest et l'Est du Canada, au Québec et en Ontario. Les conservateurs ne le mentionnent jamais. Ils ne parlent jamais des retombées positives.
Les conservateurs proposent de supprimer la Norme sur les combustibles propres, ce qui, à mon sens, revient en 2026 à dire qu'il faudrait réintroduire l'essence au plomb, qu'il faudrait renoncer à la possibilité de purifier raisonnablement les combustibles de façon à les rendre encore plus écoénergétiques, à réduire les émissions et à en tirer un avantage industriel pour le pays. En somme, il s'agirait de renoncer à tout cela. Renonçons à la confiance qui s'est bâtie au fil du temps, pour le plus grand bien des industries du pays. Allons ensuite plus loin, avec la tarification pour les industries et les plus grands acteurs soumis à des obligations, les plus gros émetteurs, que notre politique vise à inciter à réduire leurs émissions, en supprimant ce qui est probablement l'une des politiques publiques les plus efficaces.
Je rappellerais aux conservateurs où la tarification du carbone pour les industries a vu le jour au Canada: c'était en Alberta, sous un gouvernement conservateur. C'est lui qui a mis en place des mesures de ce genre car, s'inscrivant dans une tradition conservatrice différente, il avait compris qu'il s'agissait d'une politique publique nécessaire pour trouver un équilibre entre les progrès environnementaux et la capacité concurrentielle des industries.
J'ai une question pour les conservateurs. J'espère que beaucoup de mes collègues me trouvent pragmatique à la Chambre. Je sais que nous devons trouver un équilibre entre la capacité concurrentielle et les éléments qui sont en place, mais je me demande, en toute humilité, en quoi consiste leur politique publique raisonnable. S'agit-il d'inscrire des milliards de dollars de dépenses dans leur programme tout en ne disposant d'aucun autre outil réglementaire pour mieux accroître les retombées industrielles? Ils joueraient alors sur deux tableaux, car ils devraient révéler aux Canadiens ce que cela leur coûterait vraiment ainsi que les hausses de taxes et d'impôts requises pour se permettre de telles dépenses publiques.
Pourquoi les conservateurs ne sont-ils pas favorables à une politique de nature réglementaire? Si on parlait aux parties visées, elles diraient que ce n'est pas 7 ¢ le litre, mais même s'il s'agit de 2 ¢, de 3 ¢ ou de 4 ¢ le litre, cette politique génère des retombées industrielles. Elle crée des emplois au Canada. Elle fait vivre les agriculteurs du pays. Que défendent l'opposition et le Parti conservateur? Je sais que les derniers mois ont été insolites pour le Parti conservateur, mais j'espère vraiment que les députés, pour qui j'ai beaucoup de respect, même si j'en connais certains mieux que d'autres, prendront l'initiative de remettre en question la direction du Parti conservateur, car il faut une politique publique mieux réfléchie.
Puisque je parle des agriculteurs et de la politique sur les biocarburants, un sujet qui est évidemment pertinent dans le débat actuel et dont je parle régulièrement à la Chambre, revenons au 17 avril 2025, une journée dont je me souviens parfaitement. J'assistais au débat de la Fédération canadienne de l'agriculture, car j'ai été brièvement ministre de l'Agriculture au sein du dernier gouvernement du . Je me permets de faire remarquer que, lors de la dernière campagne électorale, le Parti libéral du Canada a proposé un plan pour les agriculteurs qui était plus exhaustif que celui des conservateurs. Nous pouvons en discuter, ainsi que des mesures que nous prenons.
J'ai beaucoup de respect pour le député de . C'est un bon gars et un grand défenseur de l'agriculture canadienne. Malheureusement, il pouvait difficilement vendre sa salade. Mon collègue de l'intérieur de la Colombie‑Britannique devra le convaincre, mais il n'en reste pas moins que j'aime bien le député de Foothills. Malheureusement, il pouvait difficilement vendre sa salade, car le programme conservateur ne contenait rien de concret pour les agriculteurs, ni sur les programmes de gestion des risques de l'entreprise ni sur la bonification du programme de la Loi canadienne sur les prêts agricoles. Ces mesures figuraient dans notre programme à nous. Le leur ne contenait rien sur le programme Agri-marketing ni sur l'aide relative aux matières premières.
Le député de a évoqué l'élargissement des marchés. Je suis fier de dire que j'étais aux côtés du en janvier et du premier ministre de la Saskatchewan en septembre. Je suis fier que nous ayons rétabli un accès aux marchés agricoles d'une valeur de 7 milliards de dollars. Les produits de la mer sont d'une importance capitale dans ma région, au Canada atlantique, et cet accès est rétabli.
Avec tout le respect que je leur dois, les conservateurs doivent ouvrir les yeux. C'est ce que nous faisons. Soit dit en passant, je sais que le député en est conscient, car, lorsque je me rends dans les collectivités de l'Ouest canadien, les gens le reconnaissent. Des gens qui n'ont en aucun cas été des partisans de longue date du Parti libéral disent qu'ils aiment ce qu'ils voient de la part du . Ils aiment ce qu'ils voient de la part du gouvernement, et c'est là, selon moi, toute la dynamique.
La tarification du carbone pour les industries est une mesure pour laquelle, dans de nombreux cas, les gouvernements provinciaux ont pris en charge la gestion de ces programmes et ils ont les moyens d'aller de l'avant. D'accord, c'est très bien. Imaginons un instant que l'on supprime tout cela, que l'on s'en débarrasse complètement.
Je suppose que la position du Parti conservateur est que nous devrions simplement dépenser des milliards et des milliards de dollars. Les économistes affirment que c'est la manière la moins efficace d'obtenir les résultats qui nous tiennent à cœur, alors que nous devons faire preuve de prudence dans le monde actuel où, franchement, parmi les priorités de politique publique sur le plan géopolitique, c'est la défense qui prime en ce moment. Les pays et les citoyens veulent s'assurer de disposer d'une capacité souveraine sur leur territoire. C'est là-dessus que nous nous concentrons. Nous tenons à bâtir un pays résilient sur le plan économique. Nous nous concentrons sur le développement énergétique. Le gouvernement s'est engagé à le faire. Je peux citer des exemples comme le projet Bay du Nord, dans le Canada atlantique.
Soit dit en passant, j'aimerais que nous parlions de manière plus positive du secteur pétrolier et gazier au Canada atlantique, où l'on trouve les barils de pétrole dont l'intensité des émissions est parmi les plus faibles au monde. Ce type de projet peut se faire de manière durable. C'est une occasion à saisir. Bien sûr, nous devons continuer à réduire les émissions. Nous devons continuer à travailler sur les résultats environnementaux, mais c'est là une formidable réussite canadienne. Nous parlons beaucoup, à juste titre, du secteur énergétique en Alberta et en Saskatchewan. En tant que Néo‑Écossais et, en fin de compte, en tant que Canadien, je suis profondément fier de ce que cela représente, mais nous devons également parler du Canada atlantique.
Encore une fois, j'ai du mal à comprendre la vision des conservateurs pour le pays, si ce n'est de se débarrasser de tout et d'une partie de la politique qui permet de générer de réelles retombées industrielles. Éliminons tout simplement les émissions de l'équation. Faisons comme si nous ne nous souciions pas du tout de l'environnement. Il s'agit en fait d'une politique industrielle. Il s'agit de créer des investissements. Strathcona Resources investit plusieurs milliards de dollars en Alberta. Les conservateurs veulent créer une incertitude politique qui ferait disparaître ce genre d'investissements.
C'est ce que le Parti conservateur aimerait faire, et j'ai du mal à comprendre pourquoi. J'en appelle donc à mes collègues d'en face pour qu'ils remettent en question la vision du député de . Je ne prétends pas participer aux réunions du caucus du Parti conservateur. Je vais devoir essayer d'obtenir des bribes d'information de la part d'autres députés pour savoir ce qui s'y passe, mais je prie le ciel pour qu'ils remettent en question la vision du député de Battle River—Crowfoot, même s'il a représenté Carleton aux dernières élections. Nous sommes fiers du député de de l'actuelle législature.
Cependant, le député qui représente aujourd'hui n'a pas grand-chose à offrir aux agriculteurs. Encore une fois, la politique actuelle du Parti conservateur à l'égard des agriculteurs canadiens se résume à supprimer la taxe sur le carbone pour les industries et la taxe liée à la Norme sur les combustibles propres, qui soutiennent pourtant concrètement les agriculteurs de l'Ouest canadien. Je ne sais pas ce qu'il y a d'autre. Les conservateurs ne parlent pas de gestion des risques de l'entreprise. Ils ne parlent pas de transfert intergénérationnel des actifs agricoles. Ils ne parlent pas des mesures que nous pouvons prendre pour protéger les terres du pays. Je ne vois rien de tout cela.
Le député était là...
Une voix: Oh, oh!
L'hon. Kody Blois: Monsieur le Président, c'était le député de , mais il n'y a rien de tout cela dans le programme conservateur. Il n'est qu'un député parmi d'autres. C'est le qui contrôle ce caucus d'une main de fer. Je me souviens d'une époque où les députés conservateurs étaient plus indépendants. Nous avons vu ceux qui l'étaient réellement. Ils ont changé de camp pour rejoindre notre équipe et pouvoir faire avancer le Canada. Au bout du compte, nous ne voyons rien de tout cela dans leur programme.
Je sais que je fais réagir en ce moment. À la Chambre, nous savons que nous disons la vérité lorsque les députés lèvent les yeux de leur ordinateur. Ils sont motivés par mon discours. Il touche une corde sensible, mais, au bout du compte, nous disposons de 10 minutes pour les questions. À mon avis, monsieur le Président, vous devriez simplement donner la parole aux députés de l'opposition. Je vais demander aux autres députés de ne pas intervenir afin que nous puissions poursuivre le débat sur cette question, mais je sais que j'ai touché une corde sensible.
Je sais que j'ai touché une corde sensible parce que je dis la vérité. Je dis la vérité sur la situation actuelle. Le député d' chahute. Ce n'est toutefois pas grave. C'est bien. J'aime le plaisanter. Je lui reconnais le mérite qui lui revient. C'est pourquoi je sais que nous sommes d'accord sur les avantages que cela représente pour les Canadiens…
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Monsieur le Président, je suis heureux de prendre la parole au nom des bonnes gens d'Okanagan Lake-Ouest— Kelowna-Sud. Je tiens à vous informer que je partagerai mon temps de parole avec la députée de Lethbridge.
Le débat d'aujourd'hui est important, car il porte directement sur la crise de l'abordabilité que vivent les Canadiens. Souvent, à la Chambre, comme dans la plupart des médias, nous avons tendance à nous concentrer sur les points de désaccord. Aujourd'hui, je commencerai par un point sur lequel j'espère que nous pourrons nous entendre: les Canadiens ont du mal à composer avec la hausse du coût de la vie. Ils veulent des solutions pratiques qui réduisent les coûts dès maintenant.
Cela m'amène au prix du carburant. Au cours des dernières semaines, les Canadiens ont vu une forte augmentation du prix de l'essence et du diésel. Les familles l'ont ressentie immédiatement, tout comme les agriculteurs, les camionneurs, les gens de métier, les petites entreprises et tous ceux qui dépendent du transport. Certains diront que les événements mondiaux sont en cause, et c'est peut-être vrai, mais les Canadiens ne nous élisent pas pour nous entendre décrire le problème sans rien faire. Ils nous élisent pour que nous trouvions des solutions.
C'est pourquoi l'opposition officielle conservatrice a lancé le débat sur le prix de l'essence et l'abordabilité. Nous ne restons pas les bras croisés pendant que les Canadiens peinent à joindre les deux bouts. Nous ne nous sommes pas contentés de nommer le problème: nous avons proposé des solutions.
Nous constatons encore et encore que, lorsque les conservateurs avancent des solutions qui fonctionnent, le gouvernement est ultimement forcé de changer de cap. Il y a autre chose qui n'échappe pas aux Canadiens: le gouvernement ne s'attaque toujours qu'à une partie du problème. Prenons l'exemple du coût de la vie. Le a aboli la taxe sur le carbone pour les consommateurs, mais pas la taxe sur le carbone pour les industries ni le prétendu Règlement sur les combustibles propres, et ces mesures continuent de faire grimper les coûts dans tous les secteurs de l'économie. En matière de logement, plutôt que d'éliminer complètement la TPS et ainsi stimuler l'offre, le gouvernement a pris des mesures ciblées qui risquent de faire augmenter la demande sans régler le problème de l'offre. Quant aux grands projets, malgré l'adoption du projet de loi avec l'appui des conservateurs, le gouvernement n'a encore désigné aucun projet d'intérêt national ni simplifié les démarches pour alléger le fardeau administratif, comme le prévoit pourtant la loi.
Toutes ces demi-mesures peuvent faire les manchettes, mais elles changent bien peu de choses dans la vie des Canadiens.
Cela nous amène à la motion d'aujourd'hui. Une chose est sûre: lorsque le coût du carburant augmente, tout coûte plus cher, et les taxes et politiques gouvernementales ne font qu'aggraver la situation.
Monsieur le Président, il y a un nouveau rebondissement. Le vient d'annoncer que le gouvernement compte suspendre de manière temporaire la taxe d'accise sur l'essence et le diésel à partir de la semaine prochaine, et ce, jusqu'à la fin de l'été, mais seulement à hauteur de 10 ¢ le litre. Cela confirme ce que les conservateurs n'ont cessé de répéter: les taxes à la pompe ont des répercussions réelles, et les Canadiens ont besoin d'un répit.
Que les choses soient claires: en effet, les Canadiens méritent un allègement. Si le gouvernement fait enfin un pas dans cette direction, je pense que nous devrions le reconnaître, mais nous allons également nous faire un devoir de rappeler ce qu'il laisse sur la table.
Si l'on posait une question simple aux habitants de ma circonscription: préfèrent-ils un plan qui leur apporte un allègement d'environ 25 ¢ le litre jusqu'à la fin de l'année, ou un plan qui leur apporte un allègement d'environ 10 ¢ le litre pendant quelques mois, d'autant plus que la hausse des prix permet au gouvernement d'encaisser davantage de recettes provenant de la TPS et de l'impôt sur les sociétés? La plupart de mes concitoyens sauraient immédiatement quoi répondre: ils préféreraient notre plan par rapport à celui des libéraux.
La question qui se pose aujourd'hui à la Chambre est de savoir si nous allons répondre aux besoins des Canadiens, non pas de manière partielle, temporaire ou à moitié, mais grâce à un plan qui réduit les coûts dans l'ensemble de l'économie et protège les Canadiens contre les chocs de prix sur lesquels ils n'ont aucune prise. Suspendre temporairement une petite partie de la taxe tout en laissant en place ces autres redevances et réglementations fédérales ne constitue pas une solution complète.
L'opposition officielle conservatrice croit que nous pouvons et devons prendre les mesures suivantes: suspendre toutes les taxes fédérales sur les carburants ainsi que la TPS sur l'essence et le diésel, et éliminer définitivement la soi-disant norme sur les combustibles propres ainsi que la taxe sur le carbone pour les industries. Si nous prenons ces mesures, nous pourrions apporter un soulagement tangible et immédiat à la pompe et réduire les pressions inflationnistes dans toute la chaîne d'approvisionnement.
Pourquoi le combustible est-il si important? Pratiquement tout ce qui compose l'économie canadienne est acheminé par transport routier à un stade ou un autre de la chaîne d'approvisionnement: marchandises, aliments, matériaux de construction et services. Si un produit est transporté, c'est généralement par camion. Quand le prix du carburant augmente, les frais de transport augmentent; quand les frais de transport augmentent, le prix des produits achetés par les Canadiens augmente. C'est ainsi que l'inflation s'installe dans la vie quotidienne.
Il n'y a pas que le camionnage. L'aviation, le transport maritime et le transport ferroviaire dépendent du carburant, tout comme l'exploitation minière, les activités forestières, les grands chantiers de construction et l'équipement lourd. Le carburant constitue un intrant majeur dans l'ensemble de notre économie. Si nous voulons vraiment trouver des solutions à la crise de l'abordabilité, nous ne pouvons pas traiter le coût du carburant comme un problème mineur ou isolé. Le coût du carburant fait grimper le coût de la vie.
Je veux revenir sur un point que nous entendons souvent de la part du , à savoir que nous devrions nous concentrer sur ce que nous pouvons contrôler ici, au Canada, et non sur ce qui nous échappe. Sur ce principe, je suis d'accord. Nous ne pouvons pas contrôler les conflits mondiaux, les goulots d'étranglement internationaux ou les décisions d'autres pays, mais nous pouvons contrôler les taxes et les politiques fédérales qui augmentent les coûts ici, chez nous. La question est donc simple. Si le gouvernement convient aujourd'hui que suspendre la taxe d'accise fédérale aide les Canadiens, pourquoi ne suspend-il pas également la TPS sur l'essence et le diésel? Pourquoi ne pas éliminer les politiques qui font grimper en permanence les coûts pour les industries et les consommateurs canadiens? Pourquoi ne pas faire tout en notre pouvoir pour contrôler ce que nous pouvons et protéger les Canadiens de ce que nous ne pouvons pas contrôler? Voilà l'objet de la motion dont nous sommes saisis.
Il s'agit aussi de reconnaître que, lorsque les gouvernements tardent à agir, les conséquences sont réelles et souvent permanentes. Je vais donner un exemple concret. À la fin de 2025, les habitants de Crofton, en Colombie‑Britannique, ont été bouleversés d'apprendre que Domtar fermerait définitivement l'usine de pâte à papier dans cette collectivité, ce qui entraînerait la perte d'environ 350 emplois bien rémunérés. Ce fut une tragédie pour ces travailleurs, leur famille et leur collectivité. Bon, je ne vais pas prétendre que la fermeture était entièrement la faute du gouvernement. Ce n'était pas le cas. Cependant, le gouvernement a-t-il fait tout ce qu'il pouvait pour l'empêcher? Eh bien, la réponse est non.
Ce qui est révélateur, c'est la suite des choses. À la suite de la fermeture, le gouvernement néo-démocrate de la Colombie‑Britannique a annoncé qu'il allégerait la tarification du carbone pour les usines de pâte à papier. Pourquoi a-t-il fait cela? C'est parce qu'il a fallu une fermeture et des pertes d'emplois pour que le gouvernement reconnaisse une réalité économique. Si on impose des coûts à un secteur qui n'est pas concurrentiel à l'échelle internationale, des coûts que les concurrents n'assument peut-être pas, on peut rendre ce secteur moins concurrentiel et accélérer les fermetures et les pertes d'emplois. Pour les habitants de Crofton, cette intervention était trop peu, trop tard.
C'est exactement le risque que courent les gouvernements lorsqu'ils choisissent de prendre des demi-mesures et de tergiverser. Ils attendent que le mal se fasse, puis ils disent: « Oups, nous ferions mieux de régler cela. » La Chambre a l'occasion d'agir promptement, de choisir de mettre en place des solutions maintenant au lieu de présenter des excuses plus tard. C'est là que le rôle de l'opposition officielle conservatrice est clair: il ne consiste pas seulement à mettre le doigt sur le problème, mais aussi à proposer une solution chaque fois que c'est possible.
Le gouvernement dit souvent aux Canadiens qu'il se concentre sur l'abordabilité, la compétitivité et la résilience. Ce sont de belles paroles, mais les paroles ne font pas baisser la facture d'épicerie et ne remplissent pas un réservoir d'essence. Si le gouvernement est sérieux, il peut le prouver aujourd'hui, non pas avec des slogans, mais avec un vote. Il pourrait voter en faveur de mesures qui réduisent réellement les coûts. Cela ne devrait pas être si compliqué. Les Canadiens veulent une aide concrète, mesurable et immédiate. Ils veulent que nous trouvions des solutions. Ils veulent que nous réduisions les coûts que le gouvernement contrôle, en particulier lorsque les familles sont prises à la gorge.
La suspension temporaire d'une taxe est un début, mais les Canadiens méritent un plan complet, un plan comme le nôtre. C'est ce que propose l'opposition officielle. C'est l'occasion pour nous de montrer aux Canadiens que nous les entendons. C'est l'occasion de faire passer les solutions avant les excuses. C'est l'occasion pour nous de voter en faveur de l'abordabilité. Il suffit de voter en faveur de cette motion. C'est aussi simple que cela.
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Monsieur le Président, c'est un honneur de prendre de nouveau la parole au nom des formidables habitants de Lethbridge, en Alberta, et de pouvoir exprimer mes préoccupations pour eux.
Récemment, dans ma circonscription, une usine de transformation de légumes appelée Nortera a annoncé qu'elle fermerait ses portes. C'est une nouvelle grave, car des familles de ma circonscription sont touchées. Ce sont 70 emplois qui seront perdus. Dans une petite ville d'environ 115 000 habitants, c'est une grande perte. La fermeture de l'usine aura également une incidence sur les agriculteurs qui cultivent les aliments transformés à cette usine. Ces agriculteurs ne seront plus en mesure de cultiver pour Nortera. Ils devront donc obtenir d'autres contrats.
Nous avons demandé aux dirigeants de cette entreprise pourquoi ils avaient pris une telle décision. Ils nous ont répondu qu'ils s'étaient rendu compte que leur entreprise n'était pas compétitive dans le contexte actuel du Canada. Les dirigeants ont donc décidé de délocaliser leur entreprise dans d'autres pays, notamment aux États‑Unis, car c'est là-bas qu'ils ont constaté qu'elle disposait d'un avantage concurrentiel. Le terme « avantage concurrentiel » revêt une importance capitale pour l'avenir de notre économie. À l'heure actuelle, les Canadiens sont fortement désavantagés et, bien entendu, la taxe sur les carburants joue un rôle majeur. Nombreux sont ceux qui affirment que cette taxe contribue à saper la compétitivité du Canada, entraînant des pertes d'emplois et une fuite des capitaux à l'étranger.
Il y a un peu plus d'un an, s'inspirant du président Trump, le a organisé une séance de photos. Il a signé au marqueur noir l'annulation de la taxe sur le carbone, ou c'est du moins ce qu'il a affirmé. La réalité, c'est que, même si les libéraux aimeraient faire croire aux Canadiens qu'elle a disparu, ce n'est pas le cas, et c'est ce que nous avons entendu de la part des députés libéraux d'en face aujourd'hui. Ils ont admis que la taxe sur le carbone existe toujours. Elle porte simplement un nouveau nom. Il y a la taxe sur le carbone pour les industries, et il y a maintenant la taxe liée à la norme sur les combustibles. C'est ainsi qu'on préfère l'appeler, n'est-ce pas? L'effet est cependant le même. Elle porte un autre nom, mais au bout du compte, elle coûte très cher aux Canadiens et pousse des entreprises à la faillite.
C'est un problème. C'est un problème pour les Canadiens actuellement, mais aussi pour l'avenir de notre pays. Dans d'autres pays, les gens se sont rapidement rendu compte que les taxes sur le carburant ont en réalité une grande incidence sur leur capacité à être concurrentiels et à garder les citoyens au pays. Ils ont donc pris des mesures concrètes pour réduire ces taxes et rétablir cet avantage concurrentiel. À mesure que les prix ont augmenté, ils ont pris des mesures pour alléger le fardeau des consommateurs en réduisant les taxes sur les carburants.
Par exemple, en Australie, les autorités ont réduit de moitié la taxe d'accise pendant trois mois, ce qui a fait baisser le prix du carburant de 26,3 ¢ le litre. En Espagne, elles ont baissé les taxes de sorte à permettre des économies de jusqu'à 30 ¢ à la pompe. En Irlande, elles ont également réduit les taxes: 20 ¢ sur le diésel et 15 ¢ sur l'essence. D'autres pays, comme l'Australie, ont purement et simplement aboli la taxe sur le carbone, car ils savent que c'est tout simplement absurde. On prétend qu'elle sert la cause de l'environnement, mais, en réalité, les résultats prouvent le contraire. Elle n'atteint pas les objectifs promis. Les particuliers sont clairement pénalisés, et les entreprises sont privées de l'avantage concurrentiel auquel elles ont droit.
Aujourd'hui, les libéraux ont renoué avec leur habitude d'organiser des séances photo tape-à-l'œil, comme celles où nous avons vu le se mettre en scène il y a environ un an, quand il a sorti son gros marqueur pour signer un accord affirmant que la taxe sur le carbone avait disparu, ce qui n'est pas le cas. Nous voilà dans le même genre de situation. Le premier ministre a annoncé sa demi-mesure. Il a dit qu'il allait légèrement réduire les coûts pour les Canadiens. Il compte faire cela en accordant une petite réduction du prix à la pompe, mais seulement jusqu'à la fête du Travail, c'est-à-dire pour quelques mois. Or, ce n'est pas ce que proposent les conservateurs, et ce n'est pas ce que demandent les Canadiens.
Les Canadiens ont besoin de beaucoup plus pour être bien servis par les politiques du gouvernement. Voilà plus d'une décennie que les taxes pénalisantes sur les combustibles ont des répercussions réelles sur les Canadiens et exercent une pression croissante sur les entreprises partout au pays. En fait, des articles qui viennent de paraître aujourd'hui expriment le point de vue de dirigeants du secteur pétrolier et gazier. Ceux-ci affirment que ces taxes « érodent » la capacité du Canada à soutenir la concurrence ou, autrement dit, qu'elles la détruisent et nous affaiblissent. C'est une honte, parce que, à ce moment-ci de l'histoire, nous avons cruellement besoin du pétrole et du gaz du Canada, et nous avons la capacité d'être forts.
Nous avons la capacité de soutenir la concurrence. Nous avons la capacité d'être une solution dans un monde qui traverse actuellement une période extrêmement agitée. Nous produisons du pétrole et du gaz en respectant les normes environnementales les plus strictes au monde, dans le respect de la dignité humaine et avec des salaires élevés. C'est formidable. C'est une belle histoire. Pourquoi n'en sommes-nous pas fiers et pourquoi ne voulons-nous pas la prospérité du secteur?
Les industries canadiennes sont clairement désavantagées alors que les libéraux ne cessent de faire grimper les coûts. Bien sûr, cela signifie que nous perdons effectivement notre avantage concurrentiel. Malheureusement, les dégâts causés par les libéraux ne s'arrêtent pas là. Ils ne se limitent pas au secteur industriel ni aux exploitations agricoles. Ces coûts se répercutent sur les mères et les pères, les grands-mères et les grands-pères, les tantes et les oncles, ainsi que sur les étudiants qui se déplacent en voiture, doivent chauffer leur logement, faire leur épicerie ou acheter des articles ménagers. Ces coûts leur sont refilés. Ils le voient bien quand ils essaient de se rendre au travail. Ils le voient bien quand ils essaient de chauffer leur maison ou simplement de faire leur épicerie pour remplir le réfrigérateur. Les Canadiens subissent les conséquences des mauvaises politiques du gouvernement libéral.
Ce qui est triste, c'est que nous en voyons les conséquences. Dans ma circonscription, la file d'attente devant la banque alimentaire n'a jamais été aussi longue, et notre collectivité n'est pas la seule à connaître cette situation. Le constat est le même dans tout le pays. On assiste en outre à une forte augmentation de la pauvreté infantile. Encore une fois, notre collectivité est durement touchée, mais nous ne sommes pas les seuls. Partout dans le pays, le nombre d'enfants vivant dans la pauvreté est en hausse. Si quelque chose doit toucher le cœur d'un libéral, j'espère que ce sera cette réalité. Laisser des enfants sans nourriture suffisante, sans logement adéquat et sans soins appropriés est inacceptable. Si les membres du gouvernement sont prêts à fermer les yeux sur une telle situation, ils devraient avoir honte.
C'est pourquoi une conférence de presse des libéraux annonçant des mesures timides ne suffira tout simplement pas. Il s'agit davantage d'une question d'image que de fond. Le cherche davantage à préserver son titre qu'à servir les intérêts du peuple canadien, et c'est là le problème. La semaine dernière, lorsqu'on lui a demandé de réagir à la hausse du prix de l'essence, le premier ministre a répondu, avec une certaine naïveté: « Eh bien, je me demande ce que nous pouvons y faire. » On aurait dit qu'il n'y avait jamais pensé auparavant. Bien sûr, pourquoi l'aurait‑il fait? Il a une bonne situation financière. Il ne vit certainement pas les mêmes difficultés. On touche ici au cœur du problème, à savoir que le premier ministre et, j'ose le dire, le gouvernement actuel ne tiennent pas compte des Canadiens ordinaires et de l'incidence que ces taxes punitives ont sur eux.
Les Canadiens méritent mieux. Ils méritent plus que les demi-mesures que le gouvernement a à offrir. Les conservateurs ont donc proposé une solution. En fait, nous l'avons présentée il y a longtemps. Nous demandons au gouvernement de supprimer la taxe sur les carburants pendant, au moins, toute l'année. Nous avons demandé aux libéraux d'éliminer la TPS sur l'essence et le diésel. Nous avons aussi demandé au gouvernement d'éliminer définitivement la taxe liée à la norme sur les combustibles et la taxe sur le carbone pour les industries. Grâce à ces mesures, le Canada serait plus concurrentiel sur le plan des affaires, et les Canadiens ordinaires en bénéficieraient directement puisque le coût de la vie deviendrait plus abordable. Il s'agit de mesures stratégiques solides et efficaces qui serviraient véritablement les intérêts des Canadiens.
Voilà pourquoi nous demandons aux députés d'en face de prendre en considération les véritables besoins des Canadiens — plutôt que de s'exhiber dans des séances photo stériles — et de voter en faveur des changements que nous avons proposés ici aujourd'hui. Nous leur demandons de le faire dans l'intérêt du pays et de ceux qui considèrent cet endroit comme leur foyer. Nous avons ici une véritable occasion d'accorder un répit aux Canadiens, de leur faciliter la vie et de les placer au premier plan. Les Canadiens ne demandent pas un traitement de faveur. Ils demandent simplement qu'on les traite de façon équitable. Ils veulent que nous soyons concurrentiels. Ceux qui dirigent des entreprises demandent qu'on leur donne la possibilité de prendre leur place sur la scène mondiale. La mère qui se rend à la pompe pour faire le plein de sa minifourgonnette afin de pouvoir emmener ses enfants à leurs activités sportives ou à l’école ne demande qu’un traitement équitable, un peu de répit. La grand-mère ou le grand-père qui a du mal à payer sa facture de chauffage ne demande qu’un traitement équitable, un peu de répit. L’étudiant en difficulté parce qu’il est au chômage à cause du gouvernement et qui peine à faire le plein pour se rendre à son cours ne demande qu’un traitement équitable, un peu de répit. Ce n’est pas grand-chose.
Voilà pourquoi nous demandons au gouvernement de prendre des mesures concrètes, de faire ce qu'il faut et d'agir pour le bien du Canada. Voilà pourquoi nous lui demandons d'aller jusqu'au bout, sans demi-mesures.