:
J'ouvre maintenant la séance.
Bienvenue à la 22e réunion du Comité permanent des transports, de l'infrastructure et des collectivités de la Chambre des communes.
Conformément à l'article 108(2) du Règlement et à la motion adoptée par le Comité le jeudi 11 décembre 2025, le Comité entreprend son étude intitulée « Soutenir, diversifier et moderniser les ports du Québec et du Canada ».
La réunion d'aujourd'hui se déroule sous forme hybride, conformément au Règlement.
[Traduction]
J'aimerais prendre un moment pour formuler quelques directives à l'intention de nos témoins et des membres du Comité.
Si vous participez par vidéoconférence par l'entremise de Zoom, veuillez cliquer sur l'icône du microphone pour l'activer et veuillez le mettre en sourdine lorsque vous ne parlez pas. Vous pouvez sélectionner le canal d'interprétation approprié au bas de votre écran, soit le parquet, l'anglais ou le français. Pour ceux qui sont dans la salle, vous pouvez utiliser l'oreillette et sélectionner le canal désiré. Je vous rappelle que tous les commentaires doivent être adressés à la présidence. Pour les participants dans la salle, si vous souhaitez prendre la parole, veuillez lever la main. Le greffier et moi-même gérerons l'ordre des interventions du mieux possible. Nous vous remercions de votre patience et de votre compréhension à cet égard.
Chers collègues, j'aimerais maintenant souhaiter la bienvenue à nos témoins pour la première heure de la séance d'aujourd'hui.
Nous accueillons Mme Larissa Fenn, vice-présidente, Affaires corporatives de l'Administration portuaire de Hamilton-Oshawa. Nous accueillons également M. Ian Marr, président et chef de la direction de l'Administration portuaire de Nanaimo, qui se joint à nous par vidéoconférence. Enfin, nous accueillons Mme Olga Farman, directrice générale de l'Administration portuaire de Québec, qui se joint également à nous par vidéoconférence.
Bienvenue à tous. Je tiens à remercier nos témoins d'être parmi nous aujourd'hui.
Nous entendrons maintenant les déclarations préliminaires.
Je cède donc la parole à Mme Fenn. Vous disposez de cinq minutes, s'il vous plaît.
Bonjour, monsieur le président. Bonjour, à tous les membres du Comité.
[Français]
Je vous remercie de me donner l'occasion de m'adresser à vous aujourd'hui.
[Traduction]
L'Administration portuaire de Hamilton-Oshawa se réjouit que le Comité se penche sur la question essentielle suivante: en tant que Canadiens, comment pouvons-nous aller plus loin que de simplement protéger ce que nous avons? Comment bâtir quelque chose de plus résilient, de plus diversifié et de plus ambitieux?
L'Administration portuaire de Hamilton-Oshawa exploite un réseau portuaire sur les Grands Lacs. Si vous me le permettez, mes observations seront axées sur cet aspect aujourd'hui.
Nous exploitons des ports et des installations maritimes à Hamilton, à Oshawa et à Niagara. En outre, nous exploiterons bientôt un port public à Sault Ste. Marie. Nous y construisons des infrastructures en partenariat avec la Ville de Sault Ste. Marie. Cet emplacement est un corridor qui relie les minéraux et les produits forestiers du Nord de l'Ontario aux transformateurs et aux fabricants de l'acier dans le Sud de l'Ontario et qui donne accès aux marchés étrangers.
Le réseau de la voie maritime du Saint‑Laurent et des Grands Lacs est au cœur du secteur industriel du Canada. Ce réseau est indispensable pour les aciéries, les producteurs de grains, les minières de minéraux critiques, les producteurs d'énergie et les fabricants de produits expédiés dans le monde entier. Notre mission commune d'accroître et de diversifier nos échanges commerciaux prend appui sur cette région, mais il y a un grand défi: même si nous réussissons à diversifier notre commerce international, nos capacités portuaires sont insuffisantes pour soutenir cette croissance.
Nous croyons que les administrations portuaires sont particulièrement bien placées pour aider le Canada à relever ce défi, mais nos objectifs ambitieux exigent d'accroître nos capacités au moyen d'une approche systémique. Dans ce contexte, permettez-moi de suggérer certaines mesures que le Comité pourrait examiner dans le cadre de son étude.
Premièrement, il faudrait traiter le manque de capacités comme un problème systémique à l'échelle nationale. Outre les portes d'entrée côtières, le Canada a besoin d'améliorer ses infrastructures continentales et régionales pour soulager les portes d'entrée côtières et rapprocher les marchandises du lieu où elles sont produites et consommées. Afin de nous doter le plus rapidement possible des chaînes d'approvisionnement souveraines dont le Canada a besoin, il faut améliorer l'intégration des corridors pour que les matières premières ou semi-transformées circulent plus efficacement et que le camionnage à longue distance soit réduit.
Deuxièmement, il faut investir dans le réseau de la voie maritime du Saint‑Laurent et des Grands Lacs. Les ports et les installations maritimes de ce vaste réseau sont déjà reliés au carrefour industriel du Canada. En adoptant une approche systémique pour les investissements, nous pourrions contribuer à bâtir un Canada fort en renforçant les chaînes d'approvisionnement nationales, la croissance des exportations ainsi que les capacités industrielles et concurrentielles du Canada. La bonne nouvelle, c'est que ces investissements n'ont pas à être tous destinés à de nouvelles infrastructures. Ils pourraient servir à renforcer le réseau de la voie maritime qui est déjà en place et qui n'a pas atteint son plein potentiel par rapport au nombre de navires qui y transitent.
Troisièmement, il faut s'assurer d'optimiser les facteurs sur lesquels repose le fonctionnement du système, par exemple, prolonger la saison de navigation des Grands Lacs. Nous savons que nos collègues au sein du réseau de la voie maritime du Saint‑Laurent et des Grands Lacs y travaillent. Il est aussi primordial d'accroître la capacité de déglaçage. Nous sommes très heureux que le gouvernement du Canada ait décidé d'investir dans la construction rapide de nouveaux brise-glaces.
Quatrièmement, il faut maintenir l'engagement à l'égard des terminaux portuaires à conteneurs des Grands Lacs. Nous avons été ravis de voir que le récent budget fédéral reconnaît la capacité émergente des installations portuaires de Hamilton, et de Québec, pour accueillir des conteneurs. Comme première étape du côté de Hamilton, nous déplaçons de plus en plus les importations et les exportations de conteneurs vers un terminal ferroviaire à l'intérieur du continent, de manière à relier le marché important de la région du Grand Toronto et de Hamilton à des villes portuaires comme Québec, Montréal et Halifax. Notre prochaine étape consistera à soutenir les expéditions directes de conteneurs par les voies maritimes des Grands Lacs — autant les importations que les exportations — afin d'améliorer la résilience du système et la souplesse du marché. Voilà le type de mesures innovatrices dont le Canada a besoin pour moderniser et diversifier ses relations commerciales.
Cinquièmement, il faut mettre l'accent sur la fiabilité et la compétitivité du Canada en tant que partenaire commercial. Les arrêts de travail, la congestion, les coûts du système et les problèmes de productivité ont eu un effet cumulatif sur notre réputation et nos chaînes d'approvisionnement. Ces problèmes ne se limitent pas aux ports et aux quais; ils ont une incidence sur la productivité dans les secteurs manufacturier et agricole, pour ne nommer que ceux‑là. Les perturbations que nous avons connues au cours des dernières années ont nui à l'image du Canada en tant que pays où faire des affaires. Le Comité a l'occasion de lancer un message clair: le Canada déploie sérieusement tous les efforts nécessaires pour être un partenaire commercial fiable et concurrentiel.
Enfin, il y a la souplesse de la gouvernance. Les administrations portuaires du Canada ont un solide bilan en matière d'autosuffisance financière et de saine gestion des actifs fédéraux. Afin que le Canada atteigne ses objectifs ambitieux, les administrations portuaires devraient jouer un rôle plus actif comme instruments de la politique commerciale et comme responsables des infrastructures. Les limites d'emprunt et la structure de capitalisation des filiales actuellement en place sont les premiers éléments à examiner pour déterminer comment accroître la vigueur des administrations portuaires par rapport aux marchés.
Encore une fois, nous croyons que les administrations portuaires occupent une position unique pour être des acteurs de premier plan dans la mise en œuvre d'une politique commerciale nationale vigoureuse. Nous sommes prêts à travailler avec vous pour obtenir des résultats au nom des Canadiens.
Merci. Je suis ouverte à répondre à vos questions.
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Monsieur le président, mesdames et messieurs les membres du Comité, je vous remercie de m'avoir invité à témoigner pour votre étude aujourd'hui.
Je m'appelle Ian Marr. Je suis le président et chef de la direction de l'Administration portuaire de Nanaimo.
L'objectif de soutenir, diversifier et moderniser les ports du Québec et du Canada devrait tenir compte des nombreux éléments connexes aux ports — les ports pour petits bateaux, les chemins de fer, les routes et les collectivités — et de la façon dont chaque port peut contribuer à diversifier la capacité du Canada à trouver de nouveaux marchés et à soutenir les échanges commerciaux avec ces derniers.
Le Canada a besoin de diversifier et d'utiliser pleinement ses capacités portuaires actuelles et d'optimiser les forces propres à chacun de ses ports. Afin d'y arriver, nous devons créer un système résilient et diversifié qui prend appui sur le transport maritime à courte distance ainsi que sur les réseaux de transport ferroviaire et routier. Notre système actuel subit une pression importante en raison des retards dans les ports, de la congestion routière et ferroviaire, de la rareté des terrains industriels, des phénomènes climatiques et de l'incertitude liée à la main-d'œuvre. Développer les infrastructures portuaires le long des voies maritimes du Saint‑Laurent, des Grands Lacs et de la côte Ouest à l'extérieur des régions fortement urbanisées, où l'on retrouve la majorité des ports à l'heure actuelle, augmenterait considérablement la capacité de notre réseau pour le transit des cargaisons de marchandises, qu'elles soient transportées par conteneur ou non.
Pour réaliser l'objectif d'élargir le commerce international du Canada, il faut bien cibler les investissements dans les infrastructures. Les décisions qui détermineront où iront les investissements doivent être avantageuses pour les exportations, les importations et les collectivités, pas seulement dans les ports, mais aussi le long des axes de transport du commerce intérieur que j'ai mentionnés précédemment. Il faudrait tenir compte des nouvelles tendances du commerce international et veiller à ce que nos installations portuaires se complètent. Si la priorité est d'accroître la croissance et la diversification, les décisions relatives aux investissements doivent s'éloigner du principe d'accorder la préférence « au premier arrivé avec le plus d'argent ».
Le gouvernement devrait faire le bilan des capacités, des possibilités et des forces de son système portuaire afin de déterminer qu'elles sont les infrastructures manquantes et créer des sources de financement et une stratégie de diversification pour permettre au réseau portuaire de répondre aux besoins des nouveaux marchés commerciaux. Le financement des infrastructures devrait servir à développer les capacités de différents points de services le long des réseaux de transport maritime, fluvial et routier. Les investissements devraient permettre de réduire la congestion et l'impact global sur l'environnement, tout en augmentant la capacité et le débit du système portuaire.
Des modifications doivent être apportées à la réglementation actuelle, car les lois et les règlements qui encadrent les administrations portuaires n'ont pratiquement pas été modifiés depuis 27 ans. Il faudrait revoir la capitalisation des filiales, car les administrations portuaires ont besoin de plus de souplesse pour créer des partenariats qui encouragent les investissements par des tiers et qui libèrent la valeur de leurs bilans financiers.
Moderniser les ports passe non seulement par l'intégration des technologies existantes, mais aussi par le développement de nouvelles technologies pour accroître la capacité et la sécurité de nos ports et de nos voies navigables. Les progrès en matière de modernisation devraient s'étendre à l'ensemble du système de transport, sans isoler l'un ou l'autre de ses éléments, afin d'assurer la fluidité du système et d'en accroître la valeur pour les industries et les consommateurs canadiens.
L'un des éléments clés de ce processus de modernisation devrait être d'intégrer les technologies dans l'éducation et le perfectionnement de la main-d'œuvre. La main-d'œuvre doit être mobilisée pour atteindre les objectifs mutuels à long terme, notamment maintenir les avantages liés à l'emploi dans les régions portuaires et accroître la fiabilité de notre réseau portuaire national.
Je vous remercie du temps que vous m'avez accordé. Je suis prêt à répondre à vos questions.
Monsieur le président, mesdames et messieurs les membres du Comité, bonjour.
Je tiens également à saluer mes collègues des ports de Hamilton et de Nanaimo, dont les propos reflètent bien les préoccupations que nous vivons au Québec.
L'objet de vos travaux d'aujourd'hui vise directement la compétitivité du Canada et l'ambition de doubler les exportations en 10 ans. Pour y parvenir, une condition primordiale s'impose: la fiabilité de nos infrastructures existantes. Sans elles, il n'y a ni prévisibilité, ni croissance, ni diversification durable. Depuis un an à la tête du Port de Québec, j'ai mesuré l'importance des infrastructures publiques que nous gérons au service de l'économie canadienne et des chaînes d'approvisionnement. Les moderniser ne consiste pas seulement à entretenir un bien public, mais à protéger un levier de compétitivité et de souveraineté économique.
Le port de Québec est le plus vieux port du pays et est un maillon essentiel du corridor du Saint‑Laurent. Nous manutentionnons annuellement 28 millions de tonnes de marchandises d'une valeur de 15 milliards de dollars. Nous accueillons près de 1 000 navires et soutenons 12 000 emplois. Comme dernier port en eau profonde du Saint‑Laurent, notre connexion directe au cœur du continent permet d'accueillir de grands navires et d'offrir des économies d'échelle qui se traduisent par de moindres coûts pour les entreprises et, ultimement, par une meilleure abordabilité pour les Canadiens. En 2025, nos revenus ont dépassé les 70 millions de dollars, ce qui fait de nous le quatrième port en importance au pays. Cependant, cette performance repose sur des quais dont près de la moitié auront plus de 100 ans d'ici 2040.
En janvier dernier, nous en avons eu un rappel concret: 60 mètres de notre quai 25 se sont effondrés. Personne n'a été blessé et le secteur était fermé, mais l'incident illustre ce qui survient lorsque des infrastructures centenaires arrivent en fin de vie, et nous rappelle surtout ce qui nous attend si nous tardons à intervenir: une perte de capacité, des coûts additionnels et une vulnérabilité accrue des chaînes d'approvisionnement.
Nous avons lancé en novembre 2025 le plus important plan d'investissement de notre histoire, que nous estimons à 1,7 milliard de dollars sur 10 ans, pour reconstruire nos infrastructures critiques. Notre objectif est clair: sécuriser nos acquis, renforcer la résilience et nous positionner pour l'avenir. Pour réaliser la première phase de ce plan, pour les quatre prochaines années, nous sollicitons une contribution fédérale de 340 à 380 millions de dollars — environ la moitié des coûts. Ce plan est appuyé par les paliers municipal, provincial et régional ainsi que par le ministre . Des investissements privés de 220 millions de dollars sont déjà confirmés pour cette première phase. Les retombées sur 10 ans sont majeures: près de 1,8 milliard de dollars au PIB canadien et 1,1 milliard de dollars en revenus fiscaux. C'est un projet qui protégera notre capacité portuaire à Québec et qui créera de la valeur économique tangible pour notre pays. Ces retombées s'inscrivent dans la logique du corridor du Saint‑Laurent où chaque port joue un rôle complémentaire: Montréal ouvre, Québec consolide, Trois‑Rivières assure la fluidité, Saguenay et Sept‑Îles soutiennent des filières stratégiques. On ne peut pas diversifier nos marchés si les infrastructures ne sont pas résilientes, et on ne peut pas soutenir la croissance sans une certaine redondance dans le corridor. Cette complémentarité ancrée dans chaque région fait la force du réseau.
Le projet de terminal de conteneurs porté par l'entreprise QSL s'appuie directement sur cette complémentarité. Développé sur des installations existantes, sans empiéter dans le fleuve et sans dragage, il ajoutera de la capacité dont le corridor a besoin et réduira les coûts logistiques pour l'est du Québec. Ce n'est pas un projet de déplacement de volume. C'est un projet qui renforcera l'ensemble du corridor. Le dernier budget fédéral identifie d'ailleurs Québec et Hamilton parmi les ports destinés à l'exportation de conteneurs, ce qui confirme cette orientation.
Assurer la résilience du corridor, c'est aussi revoir nos outils. Entretenir des infrastructures publiques multigénérationnelles a un coût réel, et les mécanismes actuels ne le reflètent pas toujours. Le moment est venu de moderniser le cadre législatif qui s'applique aux administrations portuaires afin de diversifier prudemment nos leviers et d'aligner notre modèle de gouvernance avec la portée stratégique des actifs que nous gérons.
Le cap est clair. Si nous voulons vraiment diversifier nos marchés et réduire nos vulnérabilités dans un environnement économique et politique mondial des plus instables, nous devons d'abord nous assurer que nos quais et nos installations tiennent le coup. Ce sont les fondations qui permettent au commerce de s'opérer et, surtout, de fructifier chaque jour. Si nous voulons qu'elles continuent de jouer leur rôle pour les prochaines décennies, il faut les moderniser maintenant, pendant qu'on en a encore la maîtrise et avant qu'elles se retrouvent au fond du fleuve, comme notre quai 25. Nous avons un réseau cohérent, des partenaires mobilisés, une vision claire et des projets prêts. Il faut maintenant consolider nos acquis pour que les 50 prochaines années soient à la hauteur des ambitions du Canada.
Merci de votre attention.
:
Merci beaucoup, madame Farman.
[Traduction]
Avant de commencer notre série de questions, je tiens à attirer l'attention de nos témoins sur mon carton jaune et mon carton rouge. Le carton jaune signifie que vous devez conclure, et le carton rouge signifie que votre temps de parole est écoulé et que je vais céder la parole à une autre personne.
Sur ce, nous allons commencer notre série de questions avec M. Muys.
Monsieur Muys, vous avez la parole pour six minutes, s'il vous plaît.
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Merci, monsieur le président, et merci à nos témoins d'un océan à l'autre.
Ma question s'adresse surtout à Mme Fenn, car, en tant que fier député de la région d'Hamilton, je constate le succès de l'Administration portuaire de Hamilton‑Oshawa à plein d'égards.
Vous avez parlé d'Hamilton, d'Oshawa et de Niagara, car notre étude porte sur les ports des Grands Lacs, pas seulement celui de Hamilton. Je me réjouis d'entendre parler de Sault Ste. Marie, parce que, bien sûr, le réseau de la voie maritime du Saint‑Laurent et des Grands Lacs est la quatrième côte du Canada. On l'oublie toujours, pourtant elle fait rouler des milliards de dollars dans l'économie du Sud de l'Ontario.
Dans le budget, le gouvernement a annoncé qu'il allait accroître la présence de l'Agence des services frontaliers du Canada dans la région au moyen de nouvelles installations, ce qui était demandé depuis fort longtemps. Malgré ce petit pas en avant grâce à une demande bien simple, je dirais que l'Administration portuaire de Hamilton-Oshawa a réussi malgré le gouvernement fédéral. Je m'explique. En 2022, le Groupe de travail national sur la chaîne d'approvisionnement a mené de vastes consultations auxquelles ont participé des experts chevronnés d'un bout à l'autre du pays. Dans son rapport final, il a présenté 8 recommandations immédiates et 13 recommandations à moyen terme. Aucune de ces recommandations n'a été mise en œuvre, même si quelques années se sont déjà écoulées depuis la parution du rapport. Puis, comme on le sait, il y a eu le projet de loi , Loi visant à renforcer le réseau portuaire et la sécurité ferroviaire au Canada, qui a été présenté en 2022 par une ministre qui a changé cinq fois de portefeuille. Ce projet de loi est mort au Feuilleton quand le a déclenché les élections en 2025. C'est peut-être une bonne chose, parce que, franchement, ce projet de loi était terriblement inadéquat. Le Comité s'était d'ailleurs penché sur cette question. Pourtant, les consultations préalables au projet de loi ont été échelonnées sur sept années.
De plus, dans le cadre de notre étude sur les infrastructures portuaires au Canada, nous avons visité des ports d'un océan à l'autre et déposé un rapport. En fait, les membres du Comité s'étaient rendus à Hamilton pour voir les installations, qui sont très impressionnantes.
Il y a eu au moins cinq années de discussions et de bonnes intentions, mais nous ne voyons aucun résultat concret. Est‑il juste de dire que les bottines ne suivent pas les babines?
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À l'Administration portuaire de Hamilton-Oshawa, nous n'avons certainement pas attendu pour élargir nos relations avec les entreprises, optimiser notre rôle en tant que moteur économique et développer le réseau de nos installations portuaires. C'est, entre autres, ce qui a été soulevé au cours de ces nombreuses consultations.
Nous pensons qu'il y a probablement diverses mesures que nous pourrions mettre en œuvre en collaboration avec le gouvernement. Toutefois, d'ici là, nous avons vraiment développé la capacité de rejoindre de nouvelles collectivités le long de la voie maritime des Grands Lacs. À Niagara, nous travaillons avec des partenaires du secteur privé pour mettre en place de nouveaux modèles de gestion des installations riveraines fonctionnelles à Port Colborne et à Thorold, par exemple, et nous avons examiné les possibilités qui nous permettraient d'intégrer des terrains excédentaires du gouvernement fédéral dans notre portefeuille. Nous travaillons en partenariat avec Transports Canada à cet égard.
À notre avis, toutes les mesures entreprises par l'Administration portuaire de Hamilton-Oshawa sont la preuve que les administrations portuaires peuvent avoir un impact positif. Les sommes qui ont été investies dans nos infrastructures ont, de manière générale, généré un ratio de quatre pour un pour ce qui est d'attirer les investissements du secteur privé. Nous considérons que c'est l'une des façons dont les administrations portuaires peuvent réellement renforcer les chaînes d'approvisionnement et accroître la productivité des collectivités où elles entretiennent des liens d'affaires. Nous constatons également à quel point intégrer les actifs portuaires aux activités des collectivités entourant les Grands Lacs génère des retombées. Notre partenariat avec Oshawa est un excellent exemple...
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Je suis désolé. Je veux intervenir à ce stade‑ci.
Vous avez certainement mentionné un grand nombre de mesures dans votre déclaration préliminaire. Je ne mâcherai pas mes mots: on parle de toutes ces mesures depuis des années. L'heure n'est plus aux discussions. Nous avons besoin de résultats concrets. Notre économie en dépend, comme vous l'avez si bien dit.
Permettez-moi de revenir sur un point soulevé par l'Association des administrations portuaires canadiennes. Votre collègue Ian Hamilton est l'un des anciens présidents. Cette organisation a déclaré qu'il fallait « simplifier les examens de projet » pour que les grands projets d'infrastructure se concrétisent beaucoup plus rapidement.
Du point de vue de l'Administration portuaire de Hamilton-Oshawa, les processus d'approbation du gouvernement fédéral ralentissent‑ils encore les projets d'expansion ou de modernisation des ports?
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Nous passons du sucre à moi.
Je remercie sincèrement tous les témoins qui sont ici aujourd'hui.
Encore une fois, les travaux dans le cadre de cette étude sont extrêmement importants pour orienter notre pays, notre économie. Le a insisté sur le fait que les ports sont l'une des clés pour diversifier notre économie et renforcer nos chaînes d'approvisionnement en les rendant plus concurrentielles. Chacun d'entre vous a parlé des défis particuliers que les ports doivent relever au quotidien, par exemple les délais de traitement et la capacité des infrastructures. L'intégration des technologies modernes en est un autre, si j'ai bien compris.
Je vais commencer par Mme Fenn, puis je ferai un tour de table.
Si l'on devait trier ces défis... Je comprends qu'ils sont tous très importants et qu'il faut miser sur des solutions axées sur une approche systémique, mais j'essaie de trouver quels sont les plus grands obstacles actuels par rapport à la capacité insuffisante des ports principaux et des ports secondaires. Comment les ports pourraient-ils contribuer à renforcer la chaîne d'approvisionnement et à stimuler l'économie?
:
Quand je pense à notre port, ici, à Nanaimo, je sais qu'une attention particulière est accordée à l'effet global de notre travail. Nous avons tiré de nombreux avantages du Fonds national des corridors commerciaux pour faire des progrès à ce chapitre.
De notre point de vue, le principal obstacle est d'établir un lien vers un terminal ferroviaire et de transporter les marchandises par train d'un bout à l'autre du pays. Nous avons récemment inauguré notre terminal à conteneurs, un projet de 105 millions de dollars qui a pris cinq ans pour franchir les étapes bureaucratiques et être approuvé. Durant cette période, la valeur du projet est passée de 105 millions de dollars à environ 160 millions de dollars, ce qui n'aide certainement pas le développement et les partenariats avec des tierces parties. Cependant, en développant la capacité de transport maritime à courte distance, qui, selon nous, est essentiel sur la côte Ouest — et d'autres possibilités d'expansion sont prévues —, nous sommes à même de constater que les lacunes en matière de transport ferroviaire sont réellement un obstacle. Le transport ferroviaire est un élément essentiel pour faciliter le transport des marchandises, surtout dans la vallée du bas Fraser.
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Merci à vous trois d'avoir répondu à cette question. Je voulais examiner les enjeux sous l'angle des défis. J'aimerais maintenant en apprendre davantage sur les solutions.
En ce qui concerne le budget, qui n'a pas encore été adopté, il y a une certaine obstruction par rapport aux mesures annoncées et au financement du fonds pour la souveraineté du Canada dans l'Arctique et le Fonds pour la diversification des corridors commerciaux. Dans quelle mesure est‑ce important pour réaliser des progrès substantiels?
Il a été mentionné aujourd'hui que ce ne sont que des concepts et qu'il faut mettre les choses en pratique. D'accord, examinons la question sous l'angle de passer du concept à la pratique. Au final, l'important est d'aller de l'avant pour concrétiser des investissements totalisant 6 milliards de dollars dans les ports afin qu'ils puissent faire ce qu'ils doivent faire.
Je veux me projeter dans l'avenir. Si ce budget n'est pas adopté, quel sera l'état de la situation par rapport à ce que vous voulez faire avec vos ports respectifs, dans vos régions respectives, dans le but d'aider le Canada à stimuler la prospérité économique, à créer des emplois et à renforcer la chaîne d'approvisionnement? Si le budget n'est pas mis aux voix, ou s'il est rejeté à la suite d'une mise aux voix, quelles seront les répercussions sur vos activités?
J'invite Mme Fenn à répondre en premier.
:
D'accord. Il ne fait aucun doute que les objectifs du Canada visant à accroître et à diversifier le commerce international, en dehors des États‑Unis, ne seront pas réalisables sans accroître la capacité du réseau portuaire. À l'heure actuelle, le réseau portuaire du Canada n'a pas la capacité nécessaire pour réaliser ces ambitions commerciales.
À l'échelle locale, par exemple, il est primordial d'investir dans la construction d'un port public à Sault Ste. Marie, un projet qui emploierait 2 000 personnes dans cette collectivité aux prises avec de grandes difficultés. De plus, la question de la conteneurisation le long de la voie maritime des Grands Lacs ne serait toujours pas réglée, et de nombreux travaux d'entretien essentiels dans tout le réseau à Hamilton, à Oshawa, à Niagara, et ailleurs, n'auraient pas lieu.
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Merci, monsieur le président.
Je vais m'adresser à vous, madame Farman. Je vous souhaite la bienvenue au Comité, même si vous êtes présente de façon virtuelle.
J'ai une première question pour vous. Dans votre présentation, vous avez mentionné que plus de 50 % de vos installations sont âgées de plus de 100 ans, et qu'elles nécessitent un plan d'investissement de 1,6 milliard de dollars sur 10 ans. Comment en arrive-t-on à ce point? Est-ce que c'est dû à un manque d'investissement du gouvernement fédéral, à une mauvaise gestion locale, à d'autres phénomènes, ou à une combinaison de tout ça? Pouvez-vous nous éclairer à ce sujet?
:
C'est une excellente question.
Ce n'est manifestement pas un problème de gestion locale, parce que depuis la création du port de Québec, l'entièreté de ses fonds et de ses revenus sont consacrés à la reconstruction ou au maintien des actifs. C'est simplement que, après 100 ans ou 125 ans, les quais arrivent en fin de vie utile. Surtout, comme je vous l'ai mentionné, ils sont en bois donc on s'imagine bien qu'après 100 ans, on n'a pas le choix de reconstruire la structure pour faire face aux changements climatiques. Il y a des défis liés au positionnement du port de Québec vis-à-vis du fleuve Saint‑Laurent, à savoir son rehaussement par rapport au fleuve.
Nous avons donc investi et étiré la vie utile de nos infrastructures. Or, nous arrivons à un moment où nous devons carrément reconstruire l'infrastructure, d'où la demande présentée au gouvernement.
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Ça fait plusieurs années que le Port de Québec est d'opinion qu'il doit devenir un terminal international pour conteneurs afin de permettre la complémentarité en matière d'accès à ces conteneurs sur le Saint‑Laurent.
Il y a deux ans, la compagnie québécoise QSL, dont le siège social est à Québec, a mis sur pied un projet de terminal international pour conteneurs en complémentarité aux activités déjà en cours sur le Saint‑Laurent. On parle de retombées économiques estimées à plus de 55 millions de dollars pour une capacité de 200 000 conteneurs par année. On s'appuie sur des espaces déjà disponibles et qui ne nécessitent pas d'empiétement sur le fleuve. Ils n'ont que peu ou pas d'impact sur le plan environnemental. De plus, aucun dragage n'est requis.
Pour répondre plus concrètement à votre question, je dirais que nous sommes présentement en attente de la désignation pour le Port de Québec, tout comme l'est Hamilton. Cette désignation permettra à la compagnie QSL de déposer son projet. Nous pourrons alors l'évaluer et regarder avec elle ainsi qu'avec la population les répercussions sur le quotidien.
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Merci, monsieur le président.
Monsieur Marr, je suis toujours ravie lorsque nos collègues à Ottawa entendent parler de ce que la côte Ouest peut apporter à l'économie canadienne. Dans votre introduction, j'ai bien aimé votre point de vue réfléchi sur la nécessité d'intégrer les infrastructures d'un bout à l'autre du Canada au moyen d'un système qui tient compte des nouvelles tendances du commerce international, où, bien sûr, le transport maritime à courte distance à partir du port de Nanaimo jouerait un rôle important. J'ai aussi bien aimé l'une de vos réponses précédentes où vous avez parlé des infrastructures essentielles pour développer le plein potentiel de ce système, par exemple un terminal ferroviaire pour faciliter le transport maritime à courte distance à partir de la côte Ouest.
Mon collègue a parlé du budget et de ce qui pourrait malheureusement arriver s'il n'était pas adopté. En fait, j'aimerais vous poser la question opposée. Si le budget était rejeté, quel serait le financement minimal, en dollars, dont le port de Nanaimo aurait besoin pour éviter les conséquences négatives et développer son potentiel pour créer les possibilités qu'il peut offrir?
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Je vous remercie de votre question.
Il faut examiner l'aspect positif du financement annoncé. D'abord, le port de Nanaimo doit définir un plan à long terme en tenant compte du projet dans son ensemble. L'île de Vancouver compte presque 1 million d'habitants, mais aucun port commercial à proprement parler. Toutes les marchandises sont transportées par camion. Il faudrait d'abord rétablir le transport ferroviaire sur l'île et l'harmoniser aux activités du port de Nanaimo pour assurer le transport maritime à courte distance des marchandises jusqu'à Vancouver. Selon nos évaluations initiales et l'estimation des coûts, il en coûterait moins de 1 milliard de dollars pour rétablir le transport ferroviaire dans la vallée du bas Fraser et augmenter la capacité du transport de marchandises d'environ 1,2 à 1,4 million d'équivalent 20 pieds, ou EVP, par année sur l'île de Vancouver. Ainsi, le port de Nanaimo pourrait libérer le port de Vancouver de cette capacité, ce qui contribuerait à améliorer le système d'exportation de marchandises hors du Canada.
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Merci, monsieur le président.
Bonjour, chers collègues.
Je souhaite également la bienvenue à mon honorable collègue de Nanaimo. Je vois un surplus d'habitants de l'île de Vancouver à notre réunion ce matin. C'est merveilleux, mais seul M. Marr a eu le bon sens de ne pas quitter la côte Ouest.
Ma question s'adresse à M. Marr.
Merci de vous joindre à nous, monsieur.
J'aimerais vous demander de poursuivre l'esquisse de l'avenir du port de Nanaimo à court et à moyen terme. Par rapport à ce que vous avez mentionné, il est évident que le port de Nanaimo joue un rôle essentiel non seulement pour votre collectivité, mais aussi en tant que principal port de l'île de Vancouver. Nous comprenons également que les ports de la côte Ouest sont absolument essentiels aux efforts de diversification commerciale du pays, surtout pour ouvrir de nouveaux marchés et accéder à la région de l'Asie-Pacifique.
Pourriez-vous nous donner un aperçu, s'il vous plaît, monsieur Marr, de la façon dont vous envisagez l'évolution du rôle du port de Nanaimo au cours de la prochaine décennie, outre le simple transport d'un plus grand nombre de conteneurs?
:
Nous constatons sans l'ombre d'un doute que notre rôle change par rapport à ce que nous avons connu par le passé dans l'industrie forestière, entre autres. Nous nous sommes déjà adaptés. Nous assurons maintenant le transport de véhicules automobiles grâce au réaménagement de nos installations situées au centre-ville de Nanaimo Central. À l'instar du port de Québec, nous avons entretenu ces installations de bois âgées de 60 ans. Nous continuons de les maintenir dans un état fonctionnel. Nous avons bâti une bonne entreprise de transport maritime à courte distance pour l'industrie automobile.
Ce sur quoi nous misons à long terme, c'est le secteur des conteneurs sur l'île de Vancouver, plus précisément le transport des marchandises à destination et en provenance de l'île et d'un bout à l'autre du pays. À notre avis, nous sommes un port intérieur à même l'océan et nous pouvons offrir la souplesse nécessaire pour entreposer et déplacer les conteneurs. Nous avons une plus grande superficie de terrains industriels disponibles. Nous développons des parcs logistiques. Nous collaborons à des partenariats avec les Premières Nations le long du corridor ferroviaire de manière à créer des possibilités d'affaires dans le secteur manufacturier. Nous sommes tournés vers l'avenir.
La vision à long terme est d'étendre ce corridor ferroviaire du sud, où se situe votre région, jusqu'à Campbell River, au nord, et de le relier à Port Alberni pour créer un système entièrement intégré sur l'île de Vancouver et assurer le transport de nos exportations vers l'étranger, mais aussi des importations destinées aux quatre coins du Canada.
Restons sur le sujet des corridors commerciaux.
Monsieur Marr, comme vous le savez, le budget de 2025 propose des investissements dans le Fonds pour la diversification des corridors commerciaux pour veiller à ce que nos systèmes de transport d'un bout à l'autre du pays aient les capacités nécessaires pour accroître nos exportations.
Si vous aviez l'occasion de tirer parti du plein potentiel de ce programme pour la croissance du port de Nanaimo, à quelle composante de votre plan accorderiez-vous la priorité pour mettre à niveau le port de Nanaimo de manière à le faire passer d'une porte d'entrée régionale en une plaque tournante du transport maritime international à plus grande échelle?
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J'accorderais la priorité à l'ajout d'une extension à notre quai pour que deux grands navires puissent accoster en même temps dans nos installations. Nous avons un accès aux eaux libres et notre quai est en eau profonde, alors il est facile pour les navires d'entrer et de sortir du port. Cette mise à niveau permettrait de réduire les délais. Nous pouvons accueillir les grands navires, même si la plupart d'entre eux n'ont qu'une capacité d'environ 12 000 EVP. La profondeur de l'eau le long de notre quai fait en sorte que de plus gros navires pourraient accoster.
C'est l'investissement le plus important, soit environ 300 millions de dollars, selon nos estimations actuelles. Les revenus additionnels nous permettraient d'investir dans les parcs logistiques, entre autres, pour assurer le transport des marchandises d'un bout à l'autre de l'île et vers le continent. Ces travaux seraient réalisés en partenariat avec l'exploitant du port, l'entreprise DP World.
Nos installations sont très semblables à celles du port de Québec. Notre emplacement repose sur la même structure clé, c'est‑à‑dire le mouvement de conteneurs en provenance de la zone urbaine congestionnée que j'ai mentionnée plus tôt. Nous devons faire cette mise à niveau et examiner cette problématique avant de prendre ces décisions financières et de simplement distribuer l'argent.
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Merci, monsieur le président.
Madame Farman, nous avions commencé à discuter du projet de terminal de conteneurs de l'entreprise QSL et des besoins en matière de dédouanement.
Pour l'instant, si je ne me trompe pas, il existe sur la côte est des terminaux de conteneurs où le service de dédouanement est intégré. Il s'agit de Montréal, Saint John et Halifax. Par contre, il n'y en aurait pas du côté de Québec.
D'une part, en quoi serait-il nécessaire du côté de Québec d'obtenir ce permis ou ce service de la part du gouvernement fédéral? D'autre part, quel niveau d'engagement le gouvernement a-t-il pris par rapport à ça pour le moment?
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Je vous remercie de vos questions et je vais commencer par répondre à la deuxième.
Dans son budget, le gouvernement fédéral a clairement indiqué qu'il voulait tenter de désigner tant Hamilton que Québec comme ports de conteneurs internationaux. Nous sommes en attente à cet égard. J'espère avoir cette désignation au cours des prochaines semaines.
Pour répondre à votre première question, vous avez raison: il y a déjà des ports qui sont désignés et qui fonctionnent très bien. Notre projet offre une capacité additionnelle pour l'import-export dans l'est du Canada. Donc, nous visons vraiment le territoire de Québec et de l'est de notre province. Ça constitue une solution qui est complémentaire aux limites opérationnelles de certains ports existants, notamment compte tenu de la profondeur de l'eau, qui est un avantage important pour le port de Québec.
Mes questions s'adresseront à vous, madame Farman.
Je suis désolé. Mon français est loin d'être aussi bon que celui de Xavier, alors je vais parler en anglais.
Je veux d'abord vous donner la chance de vanter les mérites du port de Québec. Quel est son apport au PIB du Canada? Évidemment, si vous avez les chiffres. De plus, vous pourriez peut-être nous parler un peu du fait qu'il s'agit du port en eau la plus profonde le long de la Voie maritime du Saint-Laurent.
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J'aime beaucoup votre question.
Je vais commencer par parler des collègues situés le long du Saint‑Laurent. On parle du port de Québec, mais selon moi, que ce soit le port de Saguenay, le port de Trois‑Rivières, le port de Sept‑Îles ou n'importe quel port provincial — je pense que vous allez rencontrer certains de leurs dirigeants —, ils font tous partie d'un écosystème. Je parle d'ailleurs souvent de complémentarité depuis le début de ma comparution devant le Comité, parce qu'il faut voir cet écosystème comme un tout, qui dessert le Québec, mais aussi, les Grands Lacs.
En réponse à votre première question, je dirais que le port de Québec est le quatrième port canadien en importance pour ce qui est des revenus qu'il génère. On parle de 2 milliards de dollars en retombées annuelles et de 12 000 emplois à partir de Québec, qui sont générés grâce aux 28 millions de tonnes manutentionnées. On parle aussi de plus de 1 000 navires par année.
Si vous me permettez un moment de grande fierté, je vous dirai que nous sommes le chef de file des croisières sur le Saint‑Laurent, avec 140 000 croisiéristes en 2025 et plus de 103 escales.
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Pour ma part, je regarde vers l'avenir. Je suis à la tête du Port depuis un an, et je crois qu'il est fondamental que nous déployions rapidement les investissements nécessaires pour commencer la reconstruction.
Nous avons déjà lancé les appels d'offres, essentiellement, et les appels de qualification.
Dès que l'argent du gouvernement fédéral, mais aussi l'argent du gouvernement provincial, les avoirs propres du Port de Québec et, surtout, les 200 millions de dollars d'investissements privés — qui sont conditionnels aux investissements du fédéral — vont être consolidés, nous allons pouvoir démarrer le projet pour solidifier les quais.
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Merci, monsieur le président.
Je suis heureuse de voir tout le monde aujourd'hui.
Je remercie nos témoins pour leur participation, qu'ils soient à distance ou présents dans la salle.
Ma première question porte sur votre témoignage, monsieur Marr. Vous avez souligné la nécessité d'adopter une approche axée sur l'intégration, pas seulement du système maritime, mais aussi du système ferroviaire, et de tout le reste. D'après vous, quel pourrait être le meilleur rôle ou la meilleure position du gouvernement fédéral pour diriger ce travail en collaboration avec nos partenaires qui sont ici.
J'inviterais chaque témoin à prendre quelques minutes pour partager leurs observations à ce sujet avant que je passe à ma prochaine série de questions.
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Nous reprenons nos travaux.
Chers collègues, conformément à l'article 108(2) du Règlement et à la motion adoptée par le Comité le jeudi 11 décembre 2025, le Comité entreprend son étude d'améliorer la sécurité et le service à la clientèle de VIA Rail, et reprend son étude de soutenir, diversifier et moderniser les ports du Québec et du Canada.
J'aimerais maintenant souhaiter la bienvenue à nos témoins.
Nous accueillons l'honorable Steven MacKinnon, ministre des Transports.
Nous accueillons également des représentants du ministère des Transports: M. Arun Thangaraj, sous-ministre; M. Serge Bijimine, sous-ministre adjoint, Politiques; et M. Stephen Scott, directeur général, Sécurité et sûreté ferroviaire.
Bienvenue à tous. Je vous remercie de comparaître devant nous aujourd'hui.
Nous allons entrer dans le vif du sujet. Monsieur le ministre, je vous cède la parole pour votre déclaration préliminaire. Vous disposez de cinq minutes.
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Merci beaucoup, monsieur le président.
Bonjour aux membres du Comité.
Je vous remercie de m'avoir invité à parler des problèmes de VIA Rail qui touchent les passagers, ainsi que de l'avenir des ports canadiens, un sujet central à notre succès économique national, à notre sécurité et à notre souveraineté.
Les Canadiens reconnaissent de plus en plus que notre qualité de vie et notre sécurité économique dépendent d'un transport efficace, fiable et abordable. Nous avons tous vu à quel point elles peuvent être vulnérables.
Ces dernières années, nous avons constaté à quel point les événements météorologiques, les interruptions de travail ou les retards d'approbation touchent directement les Canadiens, que ce soit les passagers de VIA Rail ou les chaînes d'approvisionnement maritimes essentielles à la prospérité économique du Canada.
Je veux être clair: dans le cas de VIA Rail, cette société doit faire mieux. Ce service est essentiel pour relier les communautés partout au Canada et, en tant que ministre des Transports, ma priorité absolue est de veiller à ce que tous les Canadiens demeurent en sécurité sur nos réseaux de transport.
[Traduction]
À la suite des incidents survenus en 2024, le gouvernement a exhorté VIA Rail à mettre à jour son plan d'action pour la gestion des urgences dans les 30 jours et de fournir un rapport indépendant sur ces incidents et la réponse de VIA Rail. Après un examen mené par Transports Canada sur cet événement, le gouvernement a clairement indiqué à l'entreprise VIA Rail qu'elle doit renforcer la formation du personnel, remédier aux défaillances de l'équipement et accorder la priorité au bien-être des passagers en cas d'interruption de service.
En réponse au gouvernement et aux recommandations de l'enquête indépendante, VIA Rail a mis à jour ses protocoles d'intervention et son programme de formation du personnel, instauré de nouvelles mesures pour améliorer les communications avec les passagers et établi une nouvelle procédure de signalement pour inclure plus rapidement les fonctionnaires de Transports Canada lorsque des perturbations majeures se produisent.
Dans les budgets de 2024 et 2025, le gouvernement a accordé des fonds à l'entreprise VIA Rail pour qu'elle remplace sa flotte vieillissante et qu'elle mette en œuvre des technologies permettant d'améliorer la ponctualité. Le fonctionnement optimal de notre système de transport contribue à améliorer la productivité des entreprises, les liens interprovinciaux et le bien-être des Canadiens. C'est particulièrement vrai pour les ports du Canada, qui sont essentiels non seulement pour notre économie et nos chaînes d'approvisionnement, mais aussi pour l'effet de levier stratégique dont notre pays a besoin dans un monde de plus en plus fragmenté, volatil et imprévisible.
Le a clairement indiqué que la hausse des droits de douane et du protectionnisme constitue une rupture dans nos rapports avec les États‑Unis. Le Canada doit renforcer sa résilience, améliorer sa capacité d'adaptation et se tailler une meilleure position pour saisir les possibilités sur l'échiquier mondial. Nous devons renforcer nos corridors commerciaux stratégiques et investir dans des infrastructures de pointe pour moderniser nos ports, maintenir l'avantage concurrentiel du Canada et réduire notre dépendance à l'égard des États‑Unis. Il ne fait aucun doute que les ports canadiens sont des portes d'entrée stratégiques qui peuvent aider notre pays à doubler ses exportations vers de nouveaux marchés à l'échelle internationale.
Aujourd'hui, le secteur maritime du Canada est une puissance économique. Près de 140 milliards de dollars d'exportations et plus de 180 milliards de dollars de marchandises importées pour les Canadiens transitent par nos ports et notre industrie du transport maritime. En 2024, ce sont plus de 360 millions de tonnes de marchandises qui ont transité par ces ports stratégiques.
Cependant, nos ports accusent un retard en matière de modernisation et d'automatisation et ils se classent parmi les moins efficaces du monde industrialisé pour les cargaisons transportées par conteneur. Cela doit changer. C'est pourquoi le gouvernement multiplie ses efforts pour moderniser les ports stratégiques du Canada ainsi que pour aider les administrations portuaires canadiennes à accéder aux investissements du secteur privé, à augmenter leur résilience face aux risques et à adhérer aux normes de protection environnementale et de sécurité les plus élevées. Nous investissons 5 milliards de dollars dans le Fonds pour la diversification des corridors commerciaux afin de développer l'infrastructure dont le Canada a besoin pour acheminer les produits d'ici vers des marchés diversifiés, renforcer les chaînes d'approvisionnement et ouvrir de nouvelles voies d'exportation.
De plus, le Fonds d'infrastructure pour l'Arctique est assorti d'un financement de 1 milliard de dollars pour appuyer d'autres projets de transport dans le Nord afin d'accroître la présence et la souveraineté du Canada dans l'Arctique, d'améliorer la connectivité entre les collectivités de l'Arctique et du Nord et de renforcer la capacité d'intervention du Canada dans les situations d'urgence. Ces efforts permettront à nos ports et aux Canadiens qui en dépendent d'avoir tous les outils dont ils ont besoin pour réussir dans un monde en évolution rapide.
Le gouvernement reconnaît la nécessité d'être ambitieux et de construire à une vitesse et à une échelle jamais vues depuis des générations, c'est pourquoi il a adopté la Loi visant à bâtir le Canada et créé le Bureau des grands projets afin de simplifier les approbations réglementaires à l'échelon fédéral et d'établir le cadre nécessaire pour accélérer la mise en œuvre des projets.
[Français]
Mon ministère dirige actuellement plusieurs grands projets d'infrastructure de transport qui bénéficient déjà de cette nouvelle approche, y compris l'expansion du terminal à conteneurs de Contrecœur, au Québec. C'est un mégaprojet soutenu jusqu'à concurrence de 150 millions de dollars dans le cadre du Fonds national des corridors commerciaux. Cette expansion du terminal augmentera la capacité du port de Montréal de près de 60 %, créera des milliers d'emplois et injectera 140 millions de dollars dans l'économie chaque année.
Avec des investissements générationnels, des politiques audacieuses et un engagement clair envers la diversification commerciale et la souveraineté de l'Arctique, nous pouvons bâtir un Canada plus sûr, compétitif et prospère.
Je suis maintenant heureux de répondre aux questions.
:
Merci, monsieur le président.
Merci, monsieur le ministre, et merci à vos adjoints qui vous accompagnent aujourd'hui. Merci, monsieur le sous-ministre. Je suis heureux de vous voir tous. Je vous remercie du travail que vous faites au nom de notre grand pays.
Monsieur le ministre, le Parlement considérait qu'il fallait adopter en toute urgence le projet de loi , ce qui a été fait en seulement 10 jours, en juin de l'année dernière. Vous et votre gouvernement aviez insisté sur le fait que les projets d'intérêt national ne pouvaient tout simplement pas attendre. Pourtant, huit mois se sont écoulés depuis la sanction royale et la liste des projets désignés à l'annexe 1, autrement dit le moteur de la loi, est toujours vide.
Dans votre déclaration préliminaire, vous avez déjà parlé de deux projets distincts soumis au Bureau des grands projets, dont le projet de terminal à conteneurs de Contrecœur, à Montréal. Comment expliquez-vous que pas un seul projet n'a été officiellement désigné? Quand arrêterez-vous de recommander des projets et signerez-vous le premier document sur les conditions pour lancer les travaux?
:
C'est une excellente question. Je vous remercie de me la poser. C'est un dossier sur lequel nous travaillons en ce moment. Monsieur Albas, pour revenir à la première partie de vos observations, il est vrai que le Canada a pris trop de temps à approuver des projets. Nous sommes en train de corriger le tir.
Il est également vrai que la fiabilité du Canada a été malmenée dans le contexte du Code canadien du travail et des conflits de travail. On le constate littéralement: quand un conflit de travail éclate, ou menace de le faire, les navires au large changent de direction, choisissent un autre port et ne reviennent jamais chez nous. Le Canada doit régler ce problème de toute urgence dans l'intérêt des travailleurs et dans l'intérêt de la sécurité et de la prospérité de la chaîne d'approvisionnement de notre pays.
Nous allons consulter les travailleurs, les propriétaires d'entreprises et les exploitants de nos chaînes d'approvisionnement pour mettre en place un processus plus efficace et plus prévisible. Les syndicats et les employeurs n'aiment pas les négociations tardives ni cette pression de la dernière heure. Cela est très néfaste pour les familles et les autres milieux syndiqués d'un bout à l'autre du pays. Je vais répéter ce que j'ai dit quand j'étais ministre du Travail: lorsqu'il y a un risque d'interruption de travail, ou pire, que des interruptions de travail ont lieu, des centaines de milliers d'emplois syndiqués sont en péril dans tout le pays. C'est le cas pour une usine de papier journal, dans ma propre circonscription. Nous voulons rendre ce processus plus ordonné et plus prévisible.
:
Merci, monsieur le président, c'est une belle matinée. Eh bien, c'est le matin en Colombie‑Britannique.
Des voix: Oh, oh!
Will Greaves: Bonjour, monsieur le ministre.
[Français]
Je vous remercie d'être des nôtres aujourd'hui.
[Traduction]
Comme nous l'avons vu au cours des derniers mois, surtout depuis le printemps dernier, le a mis l'accent sur l'expansion des relations du Canada avec l'Asie-Pacifique, ce qui est essentiel pour atteindre l'objectif du gouvernement de doubler nos exportations hors des États‑Unis au cours de la prochaine décennie. Cela se traduira — par nécessité, je pense — par une augmentation des volumes et du trafic dans les ports de la côte Ouest, notamment en Colombie-Britannique. Malheureusement, comme nous l'avons entendu ce matin, certains ports de la côte Ouest sont déjà aux prises avec des problèmes d'engorgement et de capacité pendant la haute saison.
Monsieur le ministre, pourriez-vous nous en dire plus sur la façon dont le Fonds pour la diversification des corridors commerciaux pourrait veiller à ce que les ports de la côte Ouest puissent s'adapter à l'augmentation à venir des volumes des échanges commerciaux avec l'Asie-Pacifique sans perpétuer le problème d'engorgement que nous constatons?
:
Merci pour la question, cher collègue. Monsieur Greaves, je vous remercie de me donner l'occasion de dire à quel point le gouvernement intensifie le temps, les efforts et l'énergie qu'il consacre à faire la bonne chose pour la porte d'entrée du Pacifique. Sans l'ombre d'un doute, il faudra réussir à augmenter la capacité des installations portuaires. Nous sommes également conscients que nous demandons à beaucoup de gens en Colombie‑Britannique — en particulier dans la vallée du bas Fraser — d'être ouverts à ces infrastructures.
Le trafic maritime est lourd, comme vous le soulignez. Qu'il s'agisse d'un petit projet, comme réduire les goulots d'étranglement, ou d'un grand projet, comme l'expansion du terminal 2 au port de Roberts Bank — un projet sur lequel nous nous penchons depuis longtemps —, nous travaillons fort pour que ce port, l'Administration portuaire Vancouver Fraser, fonctionne le plus efficacement possible, peu importe le trafic maritime, dans le meilleur intérêt des populations environnantes et de l'économie canadienne.
Le Fonds pour la diversification des corridors commerciaux sera un ajout important dans notre arsenal d'investissements. Il y a d'autres sources de financement — les ports ont leur propre capacité d'emprunt —, mais nous allons déployer tous les efforts nécessaires pour améliorer la fluidité de la circulation maritime sur la côte Ouest et, par conséquent, rendre l'économie d'exportation plus concurrentielle au Canada.
:
Merci, monsieur le ministre.
L'une des choses dont nous parlent les dirigeants de différents ports, mais aussi d'autres personnes qui travaillent dans ce domaine, c'est l'importance des infrastructures un peu moins prestigieuses qui se trouvent à l'arrière-scène, mais qui sont essentielles au maintien des activités portuaires. Je pense notamment aux cales sèches, aux installations mécanisées et aux centres de réparation de navires, qui sont vraiment essentiels au fonctionnement d'une économie maritime.
Pouvez-vous nous en dire davantage sur la façon dont le budget de 2025 et le travail de votre ministère pourraient favoriser à l'avenir le développement de ces infrastructures qui se trouvent en quelque sorte à l'arrière-scène?
Pour faire suite à ma réponse précédente, certains de ces projets — Contrecœur, à Montréal, et Roberts Bank — font les manchettes et ils représentent des investissements importants et visibles qui amélioreront la vie des Canadiens et qui favoriseront la prospérité du Canada. En parallèle, comme vous l'avez mentionné, il y a les cales sèches, les terminaux intérieurs, les goulots d'étranglement, les ponts ferroviaires et les lignes secondaires. Il s'agit d'infrastructures plus petites et peut-être moins connues. Elles ne sont pas aussi visibles que les autres, mais il est tout aussi important d'y investir.
Au Canada, il y a beaucoup de points de défaillance uniques dans la logistique et les chaînes d'approvisionnement. Comme je l'ai indiqué dans ma réponse précédente, nous voulons être capables de mieux évaluer les défaillances pour les corriger rapidement. Nous ferons ce genre d'investissements dans les collectivités locales pour faciliter le transport des marchandises au pays, accroître les échanges commerciaux entre l'Est et l'Ouest et, évidemment, améliorer l'accès aux installations portuaires sur nos côtes. Ces mesures permettront à leur tour d'améliorer la vie des gens qui vivent à proximité de ces ports.
:
Merci, monsieur le président.
Monsieur le ministre, je vous souhaite la bienvenue au Comité.
En fait, j'espère que le président fera preuve d'indulgence à mon égard pour que je puisse poser une question sur un sujet sur lequel j'ai tenu une conférence de presse il y a une heure. Pour moi, il serait impensable de ne pas vous poser la question, vu que vous êtes devant moi aujourd'hui.
Les organisations de défense des voyageurs déplorent que les promesses du gouvernement d'implanter des réformes des droits des voyageurs en 2023, réformes qui ont été adoptées par le Parlement, n'aient toujours pas été réalisées. Le modèle de recouvrement des coûts auprès des compagnies aériennes n'a pas été mis en place non plus. J'aimerais savoir si ça s'en vient et s'il y a un engagement de votre part à progresser là-dessus.
:
Je comprends que vous continuez de vous pencher là-dessus, mais, qu'à l'heure actuelle, il n'y a pas d'engagement ferme là-dessus. Puisque je ne veux pas abuser de l'indulgence du , je vais passer au prochain sujet du jour.
Tout à l'heure, vous avez fait valoir, avec raison, que le Port de Montréal a un projet à Contrecœur qui devrait permettre une expansion d'environ 60 % de sa capacité de manutention de conteneurs, ce qui est quand même majeur et considérable. C'est un gros projet, mais quand on regarde le bilan du gouvernement fédéral dans ma circonscription, nous voyons que nous avons beaucoup de problèmes liés au fédéral qui sont, de près ou de loin, causés par le développement du terminal de Contrecœur. Ils ne sont toujours pas réglés, notamment la question de l'érosion des berges. À ce sujet, ce comité a fait un rapport qui préconisait le retour du programme de protection des berges que le gouvernement a abandonné.
De plus, vous avez eu un rapport sur la question des voies ferrées qui préconisait que le gouvernement s'engage, par exemple, à financer des études qui permettraient de déplacer ou, du moins, de reconfigurer des voies ferrées, et des études de faisabilité. Pour ces deux études du Comité, la réponse du gouvernement a été qu'il en prend note et qu'il en prend acte.
À Verchères, nous avons un quai fédéral abandonné depuis plus de 30 ans. C'est un quai fédéral qui semble laisser Ottawa totalement indifférent. La semaine dernière, j'ai appris qu'il y a des terrains contaminés sur le site où le terminal va être construit à Contrecœur. Ce sont des terrains pour lesquels le Port ne demande pas de permis pour faire des travaux. On ne sait donc pas ce qui va arriver.
Est-ce que vous trouvez qu'il y a un beau bilan du gouvernement fédéral par rapport aux problèmes dans ma circonscription?
:
C'est un quai de Pêches et Océans Canada, donc nous allons vous donner une réponse plus tard là-dessus.
Pour ce qui est de Contrecœur, c'est un projet à l'étude depuis de nombreuses années. C'est un mégaprojet nécessaire à l'expansion du port de Montréal. Il représente des emplois, de l'activité économique et des possibilités d'exportation et d'importation. Dans une optique où nous devons réaliser de grands projets pour réaliser nos grandes ambitions, nous devons bouger. C'est un projet qui a reçu tous ses permis, sauf un pour la construction, si je ne m'abuse. De plus, c'est un projet qui a été longuement débattu et étudié. À un moment donné, une décision doit être prise. La décision a été prise d'aller de l'avant avec le projet de Contrecœur.
Pour ce qui est des risques environnementaux, si je peux résumer vos observations, je pense que…
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Ma question ne portait pas là-dessus. Ma question portait sur les nombreuses demandes des gens de ma circonscription envers le gouvernement fédéral qui ont été complètement ignorées. Certaines étaient incluses dans des rapports du Comité envoyés au gouvernement.
Dans ma circonscription, j'entends des questions sur le projet, notamment sur l'aspect ferroviaire et ce qui a trait à l'augmentation de 60 % de la capacité du port de Montréal. Ça va faire beaucoup de conteneurs. Des gens me demandent combien de temps de plus ça va leur prendre pour aller travailler le matin, s'il y a un train. Est-ce que les fondations de leurs maisons vont craquer? Est-ce qu'ils vont entendre constamment du bruit chez eux, au point de ne plus s'entendre respirer dans leurs maisons? Est-ce que les services d'urgence vont être capables de traverser les voies? Des questions bien concrètes soulevées par les gens de chez nous n'ont toujours pas eu de réponses ou, du moins, de réponses satisfaisantes.
De plus, dans un contexte où tous les problèmes que j'ai soulevés par le passé ont fait l'objet d'une fin de non-recevoir de la part du fédéral, comment est-ce que nous pouvons nous attendre à ce que ces problèmes soient traités par Ottawa à l'avenir? C'est ma question pour vous.
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Merci, monsieur le président.
Merci d'être ici, monsieur MacKinnon.
Je vais me permettre de m'écarter un peu du sujet parce qu'il s'agit d'une question qui... Honnêtement, vendredi seulement, j'ai reçu deux ou trois appels de gens en larmes. Ils m'appelaient pour me parler du train à grande vitesse et des préoccupations qu'il suscite dans l'Est de l'Ontario et, je suppose, dans certaines régions rurales du Québec également. Les gens sont vraiment inquiets, et j'espère que nous obtiendrons des réponses concrètes de votre part, monsieur le ministre. Je vais simplement vous poser des questions assez concrètes, et j'espère obtenir des réponses.
Quand le tracé final sera‑t‑il déterminé?
Monsieur le ministre, ma prochaine question porte sur les passages à niveau. Les gens conviennent que c'est un objectif louable de pouvoir faire le trajet Ottawa-Toronto en moins de deux heures. C'est formidable. Cependant, l'une des autres préoccupations exprimées par mes concitoyens est que leurs collectivités seront séparées par le train à grande vitesse. Des élèves seront séparés de leur salle de classe, des travailleurs de leur bureau, des agriculteurs de leurs champs et, ce qui est peut-être le plus troublant, des patients de leur hôpital.
Quelles lignes directrices ou restrictions imposez-vous à Alto en ce qui concerne la distance entre les passages à niveau?
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Je vous remercie, monsieur le ministre.
Je ne veux pas vous interrompre, mais, ce qui me préoccupe tout particulièrement, et, bien franchement, qui préoccupe les habitants de l'Est de l'Ontario, c'est qu'un grand nombre d'hôpitaux et d'autres infrastructures se situent autour du corridor de l'autoroute 401. Même si le tracé prévu ne faisait qu'un mètre de largeur, s'il n'y a pas de passage à niveau, les gens qui vivent au nord du tracé prévu pourraient devoir faire une heure de route ou deux, au lieu de vingt minutes, pour se rendre à un hôpital. Ainsi, les habitants de nos circonscriptions ont vraiment besoin d'information à ce sujet le plus tôt possible.
:
Merci, monsieur le président.
Bonjour, monsieur le ministre. Merci de vous joindre à nous aujourd'hui au comité des transports, l'un des meilleurs comités du Parlement, à mon avis.
Alors que les Canadiens et le gouvernement s'efforcent de diversifier nos exportations et de réduire notre dépendance à l'égard des infrastructures commerciales américaines, pouvez-vous m'expliquer brièvement comment Transports Canada accorde la priorité aux investissements dans les portes d'entrée sous contrôle canadien, comme les ports de la côte Est et de la côte Ouest, mais aussi dans la Voie maritime du Saint‑Laurent pour que les exportateurs disposent de solutions de rechange durables sur notre propre territoire?
:
Je vous remercie d'avoir parlé de la Voie maritime du Saint‑Laurent. Comme on l'a fait remarquer à maintes reprises, il s'agit d'une réalisation canadienne unique et d'une infrastructure importante. Nous voulons vraiment retrouver l'esprit qui a animé les investissements dans la voie maritime et nous appuyer sur lui pour relever les défis auxquels nous sommes actuellement confrontés en lien avec les États‑Unis.
Malheureusement, la voie maritime est sous-utilisée; elle ne fonctionne pas au maximum de sa capacité. Je pense que la représentante de l'Administration portuaire de Hamilton-Oshawa — pour ne nommer qu'un seul port, quoique très important, du réseau des Grands Lacs, sur le Saint‑Laurent — en a parlé. Nous voulons qu'il soit plus facile d'accéder à ces ports, et nous voulons pouvoir compter sur leurs services et accroître la part de marché — si je peux m'exprimer ainsi — détenue par le transport maritime pour le transport de marchandises, de produits en vrac et ainsi de suite vers le cœur de l'économie canadienne, qui est concentrée autour des Grands Lacs.
C'est un objectif très important. Cette mesure nous permettrait de retirer beaucoup de camions de l'autoroute 401. C'est un objectif important pour le développement des collectivités où nous serons capables d'améliorer l'accès aux ports. De façon plus générale, je pense qu'il est important que le Canada utilise ses actifs stratégiques comme la Voie maritime du Saint‑Laurent de façon beaucoup plus efficace.
:
Tous les gouvernements du Canada ont sous-investi dans les infrastructures et les chaînes d'approvisionnement qui favorisent le commerce. En tant que députés et politiciens, convenons que ces infrastructures ne sont peut-être pas toujours les plus attrayantes. M. Barsalou‑Duval vient d'illustrer pourquoi, dans certains cas, des collectivités ne sont pas à l'aise d'accueillir certains de ces actifs. J'ai aussi parlé de la vallée du bas Fraser, en Colombie‑Britannique.
Cependant, il faut le faire. Trop d'emplois dans les secteurs manufacturier, minier et énergétique sont bloqués parce que les chaînes d'approvisionnement et les réseaux de transport ne suffisent pas à la demande. Il faut développer les infrastructures de la chaîne d'approvisionnement, à petite et à grande échelle. Il faut élargir la portée de la numérisation et améliorer celle‑ci, et renforcer notre capacité à mesurer le rendement des chaînes d'approvisionnement. Comme M. Albas l'a souligné, il faut assurer une meilleure prévisibilité en ce qui concerne les relations de travail dans le secteur en général.
Ce sont des objectifs importants, que nous poursuivrons et dont j'ai parlé à tous les acteurs — dans la mesure du possible — du secteur des transports et d'autres secteurs économiques afin que nous disposions d'un réseau qui fonctionne adéquatement pour les très grandes ambitions que nous avons pour notre économie.
:
Merci, monsieur le président.
Monsieur le ministre, je vais reprendre où j'en étais. Je ne sais pas si vous connaissez ma circonscription. Elle fait 50 kilomètres de long, elle s'étend le long du fleuve Saint‑Laurent, et elle est traversée de bord en bord par la voie ferrée. Nous vivons directement tout ce qui se passe sur le fleuve, tout ce qui se passe sur les voies ferrées, et même tout ce qui se passe sur les autoroutes, parce que nous avons l'autoroute 30. Il est évident qu'un projet comme le terminal de Contrecœur ne peut pas ne pas avoir d'influence. Il va y avoir un certain effet à l'échelle locale. Ne jouons pas à l'autruche. Dans une certaine mesure, le gouvernement demande aux gens de sacrifier une partie de leur qualité de vie.
En parallèle, depuis des années, nous avons des demandes des différentes villes de ma circonscription envers le fédéral, notamment une étude de faisabilité pour le réaménagement de la voie ferrée à Boucherville, un intérêt pour le quai de Verchères, qui est abandonné, et le retour du programme de protection des berges pour les riverains. Pour l'instant, toutes ces demandes n'obtiennent pas de réponse d'Ottawa.
Donc, plutôt que de régler des problèmes, le gouvernement va en ajouter. Est-ce qu'il y a moyen d'avoir des engagements pour régler certains de ces problèmes avant d'en ajouter d'autres?
:
Exactement. Je siégeais au Comité en janvier 2023, quand il y a eu des phénomènes météorologiques violents partout au pays. Le Comité a tenu une réunion d'urgence à ce moment‑là, et nous avons reçu le président de VIA Rail de l'époque. Nous avons été choqués d'apprendre que le ministre de l'époque — c'était il y a cinq ministres — n'était pas en communication avec VIA Rail pendant cette crise nationale, alors que des gens se trouvaient dans une grave situation parce qu'ils étaient coincés dans un train pendant un bon moment. Il y avait aussi de nombreux problèmes liés à cette situation.
Je suis convaincu que vous ne feriez pas une telle chose, monsieur le ministre, mais, comme vous l'avez indiqué dans votre déclaration liminaire, il y a eu d'autres retards et d'autres incidents en 2024. Lors des réunions que nous avons tenues au Comité, il est devenu évident que bon nombre des leçons tirées en 2023 n'ont pas été retenues et que l'on n'a apporté aucun changement en 2024.
Je pense qu'il y a encore beaucoup de doutes en ce qui concerne les retards de trains dans le corridor. C'est ce qu'on nous dit constamment. Même si le projet de train à grande vitesse ne se concrétisera probablement pas avant de nombreuses années — selon moi, l'échéancier est ambitieux —, que ferez-vous précisément pour que l'on s'attaque réellement à ce problème et pour que les changements soient apportés et que l'on en fasse rapport publiquement au Parlement afin que nous puissions déterminer s'il y a réellement eu une amélioration?
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VIA Rail est un service important. Convenons qu'au cours des dernières années, le service n'a pas été aussi convivial, fiable ou ponctuel qu'il aurait dû l'être.
J'espère que nous pouvons également convenir que nous vivons dans un pays nordique où les conditions météorologiques sont parfois imprévisibles. Il faut également tenir compte du contexte, à savoir que VIA Rail partage les voies ferrées avec le CN sur de nombreux tronçons du soi-disant corridor et qu'elle n'a pas la priorité sur ces voies. Comme nous voulons assurément que VIA Rail et que le CN collaborent, dans la mesure du possible, et que la situation s'améliore, j'ai très clairement indiqué à la nouvelle haute direction de VIA Rail que je m'attendais à ce qu'elle améliore la situation en tenant compte de ces contraintes. Le service à la clientèle et la communication avec les clients doivent s'améliorer. Il faut assurer la fiabilité du service. Les gens veulent savoir que les trains partiront à l'heure et qu'ils arriveront à l'heure.
Tout le monde comprend — vous, moi et les Canadiens — que des tempêtes et des incidents inusités peuvent se produire, mais, à part cela, je m'attends à ce que VIA Rail contrôle les choses qui sont contrôlables.
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Merci, monsieur le ministre, parce que c'est un élément important pour la clientèle sur ces lignes. Ce n'est pas seulement pendant les tempêtes: les retards sont plus fréquents qu'ils ne devraient l'être.
Permettez-moi de revenir un instant aux ports, monsieur le ministre. L'Association des administrations portuaires canadiennes affirme que le Canada a besoin de « plus de souplesse » et d'« outils financiers plus souples » et qu'il doit « simplifier les examens de projet ». Ce matin, l'Administration portuaire de Hamilton-Oshawa, l'Administration portuaire de Nanaïmo et l'Administration portuaire de Québec, entre autres, ont repris ces propos.
Il y a eu le projet de loi , qui, encore une fois, il y a cinq ministres, était nettement insuffisant pour régler certains de ces problèmes. Bien sûr, ce projet de loi est mort au Feuilleton quand le a déclenché des élections l'an dernier. L'industrie demande toujours que l'on règle ces problèmes, alors quelles réformes prévoyez-vous mettre en œuvre pour qu'on les règle?
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Merci, monsieur le président.
Monsieur MacKinnon, merci d'être des nôtres au Comité permanent des transports, de l'infrastructure et des collectivités.
De nombreux témoins nous ont rappelé que la chaîne d'approvisionnement dans nos ports a besoin d'être fiable, et que la concurrence internationale est importante pour le pays. Vous en avez aussi parlé dans votre présentation. Nous avons même parlé de résilience en réaction aux changements climatiques.
Mme Farman nous a parlé des conséquences d'une avancée soutenue par des investissements rapides. Elle nous a parlé de deux volets, à savoir le maintien des infrastructures et l'innovation. Elle nous a aussi parlé de l'innovation en matière de faisabilité, de logiciels et de technique, entre autres.
Quelle est votre position sur le maintien des actifs existants? D'après vous, est-il nécessaire d'investir massivement dans des installations vieillissantes construites il y a plus de 100 ans?
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Je remercie mon collègue de l'Outaouais.
Nous comprenons l'un comme l'autre à quel point il est important d'optimiser l'utilisation des infrastructures existantes. Effectivement, comme nous l'avons vu par les commentaires de et d'autres personnes, ça peut déranger. Lorsqu'une infrastructure est en place, comme dans le cas du port de Québec, on veut évidemment optimiser son utilisation. Dans le cas du port de Québec, il y a des quais vétustes, et certaines installations ne suffisent plus à faire fonctionner cette infrastructure très importante.
Vous m'avez aussi entendu parler de la Voie maritime du Saint-Laurent, une infrastructure stratégique sous-utilisée. Utiliser les infrastructures qu'on a et en tirer le maximum coûte moins cher, et est plus rapide et optimal. Ça permet de créer de la richesse à partir de ce qu'on a déjà.
Cela étant dit, cette mesure ne suffit pas à réaliser nos ambitions commerciales et économiques. C'est donc pour ça que l'expansion du port de Montréal, une infrastructure névralgique, est essentielle pour l'ensemble de l'économie canadienne. Il est également essentiel de faire des expansions sur la côte du Pacifique, notamment à Vancouver et ailleurs.
Nous visons d'abord l'optimisation des infrastructures existantes, mais nous lançons aussi des projets d'expansion très attendus dans certaines installations importantes.
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Absolument, mais parlons des minéraux critiques et des communautés abritant des scieries qui ont besoin de ces services.
Dans ma région, il y a une usine de papier journal. Vous aussi, dans votre région, vous avez une installation importante, Papiers White Birch, qui dépend non pas d'une ligne ferroviaire de classe 1, mais d'une ligne qui relie ma région au chemin de fer de classe 1. Lorsque le service n'est pas fiable, la prévisibilité n'est pas là et ces industries souffrent. On ne peut pas entreposer le papier journal dehors, mais l'usine doit continuer de produire. On doit donc absolument offrir, notamment dans le cas de l'Outaouais, des services fiables le long des chaînes d'approvisionnement et des chemins de fer, petits et grands, et relier le plus de communautés possible.
Ce ne sera pas toujours fait grâce à des chemins de fer. C'est aussi pour ça qu'on doit absolument se pencher sur la question d'avoir plus de terminaux intermodaux reliant le secteur du camionnage, le secteur maritime lorsque c'est possible, et le secteur ferroviaire. Ces installations elles-mêmes créent de l'activité économique et des emplois.
Je souhaite donc développer ce secteur des terminaux intermodaux.
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Merci, monsieur Lauzon.
[Traduction]
Merci, monsieur le ministre, d'avoir parlé au moins une fois des terminaux intermodaux au cours du débat d'aujourd'hui. Je suis sûr que notre ancien collègue M. Badawey vous en sera très reconnaissant, monsieur.
L'hon. Steven MacKinnon: Je suis surpris qu'il ait fallu autant de temps pour en parler, monsieur le président.
Des voix: Oh, oh!
Le président: Au nom de tous les membres du Comité, je tiens à vous remercier, monsieur le ministre, ainsi que les fonctionnaires de votre ministère, du temps que vous nous avez généreusement accordé aujourd'hui.
Sur ce, chers collègues, la séance est levée. J'ai hâte de vous revoir tous mercredi.