C'est pour moi un plaisir et un honneur d'être ici en votre compagnie. Bienvenue à la 19e réunion du Comité permanent de la sécurité publique et nationale de la Chambre des communes.
Tout d'abord, nous allons reprendre le débat sur la motion que j'ai présentée le jeudi 4 décembre, ainsi que sur l'amendement proposé par Mme Acan. Le greffier a transmis la motion et l'amendement par courriel aux membres.
Y a‑t‑il d'autres interventions au sujet de la motion?
Madame DeBellefeuille, vous avez la parole.
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Il y a eu beaucoup de discussions lors de la dernière rencontre, parce que nous n'étions peut-être pas tous préparés à voir comment nous allions anticiper les débats sur l'étude article par article du projet de loi . J'ai alors déposé une motion, et tous les partis en ont eu une copie. Je propose:
— Que le président soit chargé d'inviter la ministre de l'Industrie à comparaître devant le Comité dans le cadre de l'étude du projet de loi C‑8 au plus tard le vendredi 30 janvier 2026;
que les analystes remettent au Comité un résumé des recommandations reçues par le greffier en Comité ou sous forme de mémoires le jour de la comparution de la ministre;
que la date de dépôt des amendements soit définie à 48 heures ouvrables suivant la comparution de la ministre;
que l'étude article par article du projet de loi C‑8 ne débute qu'après la comparution de la ministre;
que le Comité consacre le nombre de séances nécessaires à l'achèvement de l'étude article par article du projet de loi C‑8 et que le Comité ne passe pas à d'autres travaux avant la fin de l'examen article par article.
Monsieur le président, je pensais que cette motion réunissait toutes les volontés des membres du Comité qui sont autour de la table, afin de poursuivre les travaux sur le projet de loi C‑8. J'espérais qu'elle ferait consensus. J'ai besoin du consentement unanime, afin que nous nous basions sur cette motion pour discuter, plutôt que de suivre une motion traitant d'une formalité de procédure, comme celle que vous avez déposée et qui a été amendée par Mme Acan. Le cas échéant, je la sous-amenderais ou l'amenderais probablement à mon tour, selon le contexte.
Vous êtes le patron, alors je vous ai fait part de ma proposition pour faciliter nos discussions..
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Monsieur le président, ce comité a l'habitude d'avoir de la difficulté à travailler par consensus. Depuis le début, notre processus est assez complexe. Je sais que le petit bout de phrase que Mme Kirkland voudrait retirer de ma motion vise à nous laisser plus de flexibilité.
Si jamais l'amendement était adopté... Je vois ma motion comme un test d'engagement et d'honnêteté. Pour ma part, je veux que, en revenant du congé des Fêtes, l'étude portant sur le projet de loi puisse se faire intelligemment et le plus rapidement possible. Certes, des amendements seront proposés, mais nous savons que ce ne sera pas un travail énorme.
J'aimerais beaucoup que tous les membres du Comité se rallient à la motion et s'engagent à ce que le projet de loi C‑8 fasse partie de nos priorités à notre retour pour que le Comité puisse passer à d'autres travaux.
Évidemment, je comprends Mme Kirkland quand elle dit craindre que la motion restreigne le Comité et donne au président la légitimité nécessaire de ne pas convoquer le Comité.
C'est donc un test de confiance. Si l'amendement est adopté, cela voudra dire que nous nous faisons confiance et que nous nous donnons simplement une certaine souplesse. S'il y a un problème, le président devra évidemment convoquer le Comité. D'autres travaux sont à venir; il y a mon étude qui en est à l'étape de la rédaction du rapport et il y a celle de M. Caputo, qui se poursuivra.
Personnellement, j'ai envie de faire confiance à notre équipe. Nous avons vécu une belle aventure avec l'étude du projet de loi . Cet amendement pourrait être acceptable. Si les libéraux sont d'accord, ce pourrait être vu comme un amendement favorable afin que nous puissions rapidement nous entendre sur le déroulement des travaux entourant le projet de loi C‑8.
J'en prends l'engagement. Le Bloc québécois veut vraiment que le projet de Loi C‑8 soit adopté rapidement au retour du congé des Fêtes. Par contre, je comprends l'amendement de Mme Kirkland, qui veut donner de la souplesse au Comité, au cas où il y aurait un pépin.
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Merci, monsieur le président.
Je suis d'accord avec Mme DeBellefeuille.
Le Comité peut se mobiliser pour réaliser cet examen article par article et terminer rapidement cette étude parce que le projet de loi est la priorité, surtout l'examen article par article.
Cet amendement risque de ralentir le processus. C'est une possibilité. J'appuie l'adjonction du passage suivant que propose Mme DeBellefeuille:
et que le Comité ne passe pas à d’autres travaux avant la fin de l’examen article par article.
Je suis convaincue que notre comité va réussir à terminer rapidement son étude après l'examen article par article. Nous devons nous concentrer sur le projet de loi et l'examen article par article. Je propose donc l'adoption de la motion, mais pas de l'amendement.
Merci beaucoup, monsieur le président.
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Puis‑je vous demander d'attendre un peu pour laisser le temps au greffier de se préparer?
J'ai l'impression que ma proposition fait consensus.
(L'amendement est adopté.)
Le vice-président (Frank Caputo): Nous allons maintenant débattre de la motion principale.
Personne ne souhaite intervenir. Je pense que nous pouvons adopter… à mains levées, comme compte tenu des discussions qui ont précédé.
(La motion modifiée est adoptée. [Voir le Procès-verbal])
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Nous reprenons les travaux.
Merci à notre témoin, M. Sauvé, d'avoir accepté de commencer plus tôt. Nous sommes heureux de vous revoir.
Conformément à l'article 108(2) du Règlement et à la motion adoptée par le Comité le 18 septembre, nous poursuivons notre examen de la capacité du Canada à renvoyer les ressortissants étrangers ayant un casier judiciaire.
Je souhaite la bienvenue à notre unique témoin, M. Brian Sauvé, de la Fédération de la police nationale.
Vous disposez de cinq minutes pour nous présenter votre déclaration liminaire.
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Merci, monsieur le président, et merci, distingués membres du Comité.
Bonjour. Je m'appelle Brian Sauvé. Je suis le président de la Fédération de la police nationale, qui représente près de 20 000 membres de la Gendarmerie royale du Canada, la GRC, au pays et dans le reste du monde.
Bien que la Loi sur l'immigration et la protection des réfugiés attribue la responsabilité du renvoi des ressortissants étrangers à l'Agence des services frontaliers du Canada, l'ASFC, la GRC joue un rôle essentiel de soutien.
La GRC intervient dans trois principaux domaines. Premièrement, la GRC peut identifier les individus mal intentionnés dans le cadre d'une arrestation, d'un contrôle routier, d'une enquête criminelle ou d'activités de renseignement. Deuxièmement, la GRC peut intercepter des individus qui ont des antécédents criminels ou qui font l'objet d'une enquête à la frontière, notamment entre les points d'entrée. Troisièmement, la GRC soutient les opérations de renvoi à haut risque en localisant, en arrêtant et en gardant en détention les individus présentant une menace pour la sécurité publique.
Dans les provinces ayant une entente de services avec la GRC, ces responsabilités retombent souvent sur les épaules de nos agents de première ligne et peuvent alourdir considérablement la charge de travail dans les détachements déjà aux prises avec des volumes élevés d'appels et d'autres défis liés au maintien de l'ordre. Elles peuvent aussi accroître les risques pour la sécurité des agents. Les individus qui veulent échapper à une expulsion peuvent s'enfuir, résister à leur arrestation ou commettre de nouvelles infractions. Cela montre bien l'importance que le fédéral conserve la responsabilité des activités d'application de la loi en matière d'immigration, et que des ressources spéciales soient affectées aux services de police fédérale afin que ce travail ne soit pas refilé à des policiers communautaires déjà surchargés.
Aujourd'hui, je vais me concentrer sur trois mesures que le fédéral pourrait prendre pour renforcer la capacité du Canada à renvoyer des ressortissants étrangers impliqués dans des activités criminelles ou ayant un casier judiciaire.
Premièrement, le fédéral devrait affecter des ressources spéciales et des fonds réservés à ces activités. Sur le plan opérationnel, la participation aux enquêtes pour trouver des individus en fuite force les agents de première ligne à délaisser leurs tâches principales, ce qui réduit la capacité d'intervention et alourdit la charge de travail. L'embauche de 1 000 nouveaux membres de la GRC annoncée dans le budget de 2025 est une bonne chose, mais pour être vraiment efficace, la police fédérale doit pouvoir compter sur l'affectation de ressources spéciales et de fonds réservés aux activités d'application de la loi et de renseignement liées à l'immigration en appui à l'ASFC.
En dotant la police fédérale d'une capacité spéciale, on favorisera l'identification plus rapide des individus à haut risque, le renforcement du développement du renseignement et une coordination efficace avec l'ASFC, Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada, IRCC, le Service canadien du renseignement de sécurité, le SCRS, ainsi que tous les autres corps de police.
Deuxièmement, il faut améliorer les processus d'échange d'information et moderniser la législation sur la protection de la vie privée. Pour assurer l'efficacité des opérations de renvoi, il faut de l'information à jour et exacte. Actuellement, les processus d'échange d'information entre l'ASFC, IRCC, le SCRS et la police manquent de cohésion. Les membres de la GRC reçoivent souvent des renseignements fragmentaires, désuets ou incomplets sur le statut d'un individu au regard de l'immigration, sa dangerosité, la mesure de renvoi dont il fait l'objet ou son défaut de comparaître. Dans certains cas, la communication de renseignements est restreinte par des obstacles d'ordre législatif ou liés à l'interprétation du régime de protection de la vie privée. Le problème ne vient pas de la sécurité ou de la pertinence de la communication, mais plutôt du manque de clarté des règles.
Le Canada doit automatiser les processus et faire en sorte que l'ASFC et les systèmes policiers puissent échanger des données en temps réel, y compris les indicateurs de statut au regard de l'immigration et les alertes sur les défauts de comparaître du Centre d'information de la police canadienne. Il faut également clarifier la législation canadienne en matière de protection de la vie privée afin qu'elle facilite la communication rapide d'information essentielle pour la sécurité publique plutôt que de la restreindre.
Les dispositions du projet de loi sur l'accès légal marquent un progrès important. Les individus qui veulent échapper à une mesure d'expulsion changent souvent d'appareils, ils utilisent des téléphones non enregistrés ou se dissimulent derrière des plateformes encodées. C'est un outil. Les améliorations apportées aux règles sur l'accès légal doivent être jumelées à des mécanismes renforcés d'échange d'information en matière d'immigration. Sans ces deux mesures, de graves lacunes vont subsister dans l'exécution des mesures d'expulsion.
Troisièmement, il faut recourir davantage aux groupes d'application de la loi et aux groupes de travail mixtes. Pour être efficaces, les opérations de renvoi de ressortissants étrangers à haut risque exigent l'intervention de plusieurs organismes qui travaillent de manière coordonnée. Aucun organisme ne peut faire ce travail en solo.
Les groupes de travail mixtes permettent d'accélérer l'échange d'information, de réduire les chevauchements et de faire en sorte que tous les partenaires travaillent à partir du même tableau de renseignement. Récemment, le Groupe de travail sur l'extorsion de la GRC nous a donné une preuve de l'efficacité des opérations intégrées. Ce groupe de travail a aidé l'ASFC à ouvrir des enquêtes sur 96 individus potentiellement interdits de territoire et il a soutenu directement plusieurs opérations de renvoi.
Les membres de la GRC sont fiers d'être au service des Canadiens. Pour que nous puissions continuer à assurer la sécurité des communautés, des ressources spéciales devront être affectées aux services de police fédérale, les mécanismes d'échange d'information devront être modernisés et la coopération interorganismes devra être renforcée.
Merci.
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Merci, monsieur le président.
Merci, monsieur Sauvé, d'être de nouveau devant nous. Vos propos sont toujours éclairants, très concis et mûrement réfléchis.
Vous avez formulé trois recommandations précises. La deuxième, si je me souviens bien, concerne le renforcement de la coordination entre l'ASFC, la GRC et les autres corps policiers.
Pouvez-vous nous expliquer comment cette coordination s'articule actuellement et nous proposer une autre façon de faire pour que nous puissions nous assurer que la communication a lieu et qu'elle est utile pour les services de police?
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L'intégration fonctionne. Qu'il s'agisse de collaboration entre des services de police des municipalités, des provinces ou du fédéral dans un dossier prioritaire, ou d'une intervention pour régler un enjeu lié à la sécurité à la frontière et à l'immigration, la GRC et l'ASFC, les deux organismes canadiens responsables de la frontière, devraient intégrer leurs processus d'application des lois intérieures et d'expulsion, le cas échéant.
L'intégration fonctionne. Des équipes échangent de l'information, comme en ce moment. Nous pouvons nous assurer d'être sur la même longueur d'onde, nous entendre sur les priorités, les objectifs, le travail à accomplir. C'est plus efficace que si un service municipal ou provincial et la GRC recueillent du renseignement chacun de leur côté… Quand chaque organisme a son propre tableau de renseignement, il doit déterminer si des éléments doivent être caviardés pour des considérations de protection de la vie privée avant de les transmettre à un autre organisme. La méthode de collecte devient aussi un enjeu.
Le travail en vase clos entraîne inévitablement des lacunes. Est‑ce que l'ASFC échange de l'information avec le SCRS? Est‑ce que le SCRS échange de l'information avec la GRC? Est‑ce que la GRC échange de l'information avec ce triangle? S'agit‑il de renseignement exploitable? S'agit‑il de renseignement non vérifié? Est‑ce que tout le monde suit les mêmes règles? L'intégration fonctionne.
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J'avais mal compris. Je m'en excuse.
J'ai donné l'exemple du Groupe de travail sur l'extorsion de la GRC qui a commencé ses activités en Colombie-Britannique. Il relève de la GRC, qui le dirige selon le modèle des crimes graves. Des agents de l'ASFC y sont détachés, et des services de police municipaux, dont ceux d'Abbotsford et de Surry, collaborent aussi aux opérations, avec d'excellents résultats.
Nous pouvons retenir de cette expérience que si un modèle fonctionne — et ce modèle fonctionne —, peu importe qu'il s'agisse d'une collaboration entre des organismes provinciaux et fédéraux, ou avec d'autres intervenants, il faut le transposer à d'autres domaines plus prioritaires ou à risque élevé, que ce soit à Toronto, Montréal, Halifax, Calgary ou ailleurs. Quand un modèle donne de bons résultats, il faut s'en inspirer pour créer un groupe pleinement fonctionnel.
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C'est un des problèmes qui m'ont été rapportés. Comme vous le savez peut-être, ma circonscription s'étend de Thunder Bay jusqu'à la frontière du Manitoba. C'est un très vaste territoire. Le lac des Bois et le lac à la Pluie sont immenses. Il y a une multitude de baies et de lacs. La GRC y avait un bateau, qui faisait de temps en temps des allers-retours. Je ne sais pas si l'ASFC avait un bateau. Nous avons travaillé là‑dessus, et j'espère qu'il y a eu des résultats.
Nous avons parlé de coordination. Il y a déjà des bateaux dans le territoire visé par le Traité no 3. Le ministère des Ressources naturelles et la province ont des bateaux. Je pense qu'ils en ont deux ou trois. S'il y avait davantage de collaboration entre les diverses autorités compétentes, nous pourrions certainement faire mieux. Je ne pense pas seulement à la protection de la frontière, mais également au contrôle de la surpêche et à ce genre de choses.
Est‑ce qu'il devrait y avoir, ou est‑ce qu'il y a déjà un partage des responsabilités? Il me semble... Je ne pense pas que la GRC peut intercepter un bateau avec une pleine cargaison de poissons dans les eaux canadiennes, aviser l'équipage que le quota semble dépassé et lui demander combien il y a de poissons à bord. Mais le ministère des Ressources naturelles a le pouvoir de faire appliquer les limites de pêche. Existe‑t‑il, ou devrait‑il exister une capacité interorganismes qui vous permet d'intervenir hors de vos compétences officielles?
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Merci beaucoup, monsieur le président.
Monsieur Sauvé, ce n'est pas votre première visite ici, à ce comité. Vous nous avez dit à plusieurs occasions que, ce qui nuisait au travail et à l'efficacité de la Gendarmerie royale du Canada, c'était l'affectation de vos ressources vers la nouvelle priorité. Toutefois, vos ressources humaines actuelles, qui se situent autour de 18 500 agents, n'ont pas tellement augmenté et les priorités du gouvernement bougent.
Aujourd'hui, on a annoncé l'initiative Opération Érable 2025 pour lutter contre la fraude et la cybercriminalité. Une équipe est donc concentrée là-dessus. Vous avez dû aussi mettre en place une équipe pour répondre à la priorité du gouvernement, afin de lutter contre l'extorsion en Colombie‑Britannique et assurer la sécurité des frontières, principalement au sud.
Que souhaiteriez-vous pour pouvoir être plus actif lorsqu'il s'agit d'intercepter des ressortissants et de leur faire quitter le pays? Devant toutes ces nouvelles priorités, ne faudrait-il pas une équipe consacrée à la question des ressortissants criminels qui sont encore au Canada? Faudrait-il avoir une priorité gouvernementale sur cette question?
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De notre point de vue, si vous m'accordez 15 secondes, le « signal politique » que nous recevons, ce sont les priorités changeantes pour la GRC et ses ressources limitées.
Ce qui serait vraiment apprécié, ce serait un «signal politique », ou un geste politique qui consisterait à prendre un moment de recul avant de nous confier un travail, et à nous donner les outils et les ressources nécessaires pour le faire efficacement.
C'est l'inverse en ce moment. Une semaine, c'est le blanchiment d'argent qui prime. La semaine suivante, c'est la sécurité à la frontière, puis le fentanyl et d'autres problèmes prennent le dessus.
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J'ai une dernière question à vous poser.
Êtes-vous favorable à la demande de postes satellites de la part de la GRC, surtout pour les agents et les agentes qui interviennent à la frontière sud, au Québec?
La GRC demande des postes satellites, afin que les policiers soient plus près de la frontière. Souvent, les postes sont loin de la frontière, ce qui pose un défi en matière de déplacement. Dans le cadre de l'étude actuelle, trouvez-vous qu'il serait avantageux d'encourager la création de postes satellites, afin d'intervenir plus rapidement?
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Merci, monsieur Sauvé et madame DeBellefeuille.
[Traduction]
Pour la gouverne du Comité, je précise que nous avons débuté à 11 h 49. Comme il est maintenant 12 h 41, il nous reste 8 minutes. Je m'en remets au Comité pour décider si nous devons conclure maintenant ou non. Nous avons eu passablement de temps pour entendre le témoin puisqu'il y a eu une seule déclaration liminaire. Si nous choisissons d'aller jusqu'au bout du temps imparti, nous pourrions avoir un segment de quatre minutes chacun. Sinon, la présidence devra recevoir une motion demandant la levée de la séance. Je vais m'en remettre à la décision du Comité.
Souhaitez-vous avoir chacun quatre minutes de plus?
D'accord. Je ne sais pas qui va intervenir du côté des conservateurs.
C'est M. Au. Allez‑y.