Bienvenue à la 18e réunion du Comité permanent de la procédure et des affaires de la Chambre.
Conformément à l'article 108(3) du Règlement, le Comité se réunit pour une séance d'information sur la Vision et le plan à long terme de la Colline du Parlement et sur la réhabilitation de l'édifice du Centre. La réunion d'aujourd'hui se déroule sous forme hybride, conformément au Règlement.
Avant de poursuivre, je demanderais à tous les participants en personne de consulter les lignes directrices que vous trouverez sur les cartes posées sur la table. Il y a une courte vidéo que je vous invite à regarder, car c'est important pour la santé et la sécurité de tout le monde ici, surtout de nos interprètes.
Je rappelle aux membres du Comité que tous les commentaires doivent être adressés à la présidence. Les membres du Comité présents dans la salle doivent lever la main pour demander la parole. Ceux qui participent sur Zoom doivent utiliser, comme vous le savez, la fonction « main levée ».
Je souhaite la bienvenue aux témoins que nous entendrons aujourd'hui.
Nous accueillons Tom Kmiec, député et président du groupe de travail sur la Vision et le plan à long terme, la VPLT, et la réhabilitation de l'édifice du Centre.
De la Chambre des communes, nous accueillons Jeffrey LeBlanc, sous-greffier, Procédure, et Benoit Dicaire, dirigeant principal de l'information.
De SPAC, nous accueillons Jennifer Garrett, sous-ministre adjointe, Cité parlementaire.
Avant de commencer, j'aimerais, au nom du Comité — on me laissera occasionnellement parler au nom de tous les membres ici présents —, vous remercier de la visite incroyable que nous avons faite. Je sais qu'elle a été très instructive et a déjà permis de répondre à beaucoup de questions, mais nous nous emploierons à en poser quelques-unes de plus.
M. Kmiec va commencer, puis nous enchaînerons.
La parole est à vous.
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Merci, monsieur le président.
J'ai préparé des notes d'allocution. Si vous me le permettez, je vais les présenter.
[Français]
Monsieur le président, mesdames et messieurs les membres du Comité, je vous suis reconnaissant de me donner l'occasion de présenter cette mise à jour au nom du Groupe de travail sur la vision et le plan à long terme, ou VPLT, pour la Cité parlementaire et la réhabilitation de l'édifice du Centre. Nous reconnaissons le vif intérêt des membres du Comité pour la VPLT concernant l'apparence qu'aura l'édifice du Centre à sa réouverture — les éléments qui resteront familiers, ceux qui seront restaurés ou modernisés et la manière dont le bâtiment sera adapté pour répondre aux besoins futurs — ainsi que pour la question de la gestion des coûts.
Ces considérations ont été au cœur des délibérations du Groupe de travail, qui ont porté en particulier sur la Chambre, les tribunes et les antichambres, sur l'intégration d'installations adaptées aux familles et d'espaces de travail modernes dotés de technologies améliorées pour les députés, ainsi que sur l'amélioration de la circulation, de la sécurité et de l'accessibilité.
Le Bureau de régie interne, ou BRI, a créé le Groupe de travail en mars 2020 afin qu'il examine la réhabilitation de l'édifice du Centre et la VPLT de façon générale et qu'il formule des recommandations. Le Groupe est composé de membres de tous les partis reconnus. Sa présidence est assurée par le Président de la Chambre des communes ou son délégué, et l'administrateur en chef de la Chambre en est le secrétaire. Il appartient au BRI de prendre des décisions définitives, mais le Groupe de travail joue un rôle central en élaborant et en présentant des recommandations au BRI de sorte que les considérations et les exigences parlementaires soient toujours prises en compte dans la VPLT et les projets qui en découlent.
Depuis la comparution du Groupe de travail devant votre comité en 2022, le BRI a approuvé les recommandations relatives à la stratégie de manutention du matériel et au tracé des tunnels. En ce qui concerne l'édifice du Centre et le centre d'accueil du Parlement, le BRI a approuvé l'emplacement des services de restauration, y compris celui d'un nouveau café public, et la création d'un nouvel espace de travail flexible pour les parlementaires dans l'espace intercalaire de la cour centrale. Le BRI a également approuvé la disposition des sièges dans la Chambre et les tribunes, la configuration des antichambres à deux étages, le nombre, l'emplacement et la configuration des bureaux des agents supérieurs de la Chambre et des bureaux parlementaires, ainsi que les processus entourant le traitement des œuvres et des objets d'art. En 2024, des décisions ont aussi été prises concernant l'amélioration de l'accessibilité de la Chapelle du Souvenir et de la tour de la Paix, l'aménagement des halls, l'intégration de capacités multimédias, la circulation et les stratégies de réhabilitation des espaces patrimoniaux et d'aménagement paysager.
Plus récemment, en 2025, le BRI a approuvé la version actualisée de la VPLT. Dans le cadre de cette mise à jour, les députés ont eu un aperçu du travail de planification en cours pour l'îlot 2, c'est-à-dire le quadrilatère bordé par les rues Wellington, Sparks, Metcalfe et O'Connor. L'îlot 2 contient 11 bâtiments, dont 9 sont désignés comme édifices fédéraux du patrimoine, soit l'ancienne ambassade des États‑Unis, au 100, rue Wellington, l'annexe de l'édifice Wellington, l'édifice Central, l'édifice de la Metropolitan Life, l'édifice Gibson, l'édifice Hope, l'édifice Edwards, l'édifice Bate et la façade de la succursale postale B. Les travaux dans cet îlot permettront d'aménager des bureaux parlementaires tout en intégrant et en respectant le caractère patrimonial des édifices existants.
De plus, le BRI a approuvé la création d'un espace consacré à la culture et aux cérémonies autochtones dans l'édifice du Centre, et a donné des directives en matière de durabilité et d'optimisation des coûts, entre autres, pour l'aménagement de l'esplanade et le paysagement de l'édifice du Centre.
Le Groupe de travail reste déterminé à faire en sorte que les décisions soient fondées sur les besoins parlementaires, qu'elles respectent le caractère patrimonial de cette institution et de ce site d'importance nationale et qu'elles répondent aux besoins à long terme des députés.
Sur ce, je cède la parole à Benoit Dicaire, dirigeant principal de l'information et responsable des services numériques et des biens immobiliers, qui vous décrira le rôle technique de l'Administration de la Chambre des communes dans le cadre de la VPLT et des projets qui en découlent.
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Merci, monsieur le président.
Je suis accompagné aujourd'hui de mon collègue Jeffrey LeBlanc, sous-greffier à la Procédure. Nous sommes heureux d'avoir l'occasion de parler de la façon dont l'Administration de la Chambre soutient la Vision et le plan à long terme et la réhabilitation de l'édifice du Centre.
Une partie essentielle de notre travail est de veiller à ce que l'édifice du Centre rénové demeure reconnaissable pour les Canadiens tout en répondant aux besoins fonctionnels et technologiques du Parlement moderne ainsi qu'à ses besoins en matière de sécurité. Cela suppose notamment de soutenir des décisions au sujet d'éléments très importants pour les députés, comme le fonctionnement de la Chambre et son évolution au fil du temps, la conception des antichambres et des tribunes, la protection du mobilier patrimonial, les ajouts, les améliorations et la façon dont on assure la pérennité de l'édifice en voyant à ce qu'il puisse s'adapter aux besoins futurs en matière de croissance et d'accessibilité.
Notre rôle est de veiller à ce que les exigences concernant la sécurité opérationnelle, les technologies de l'information, les locaux, l'accessibilité et les symboles de la Chambre des communes soient pleinement intégrées au projet. Nous travaillons avec Services publics et Approvisionnement Canada et tous les secteurs de service de la Chambre des communes; nous mobilisons des experts de l'ensemble de l'administration dans le cadre de consultations continues pour soutenir les activités de planification de projet, la révision de la conception et les évaluations techniques. Grâce à cette collaboration, le groupe de travail et le bureau obtiennent les renseignements fondés sur des données probantes dont ils ont besoin pour prendre des décisions éclairées à chaque étape du projet, et nos recommandations sont ancrées dans une expertise opérationnelle.
La participation de l'Administration de la Chambre touche tous les aspects du milieu de travail parlementaire qui soutiennent les activités parlementaires. Cela comprend des exigences en matière d'élaboration et de supervision pour la Chambre, les antichambres et les tribunes, les salles des caucus et des comités, les suites des dirigeants et les bureaux des députés, les espaces patrimoniaux, les réseaux de circulation, l'accessibilité ainsi que l'intégration et la conservation des œuvres d'art et des artefacts.
Nous vérifions les exigences techniques concernant les systèmes multimédias et d'interprétation modernes, ainsi que la sécurité, les services alimentaires, la manutention du matériel, la connectivité et tous les aspects de l'adaptation des espaces de travail. Nous nous penchons aussi sur les liens d'interdépendance du projet et la planification des locaux transitoires, y compris la séquence des travaux liés à l'îlot 2 et à l'édifice de la Confédération.
[Français]
En 2026, le Groupe de travail et le BRI se concentreront sur plusieurs éléments prioritaires de la VPLT et du projet de réhabilitation de l'édifice du Centre. Parmi ceux-ci figure la poursuite des travaux dans la Chambre, tout particulièrement en ce qui a trait aux configurations des sièges et au soutien du fonctionnement d'une Chambre moderne.
L'année à venir sera marquée par l'avancement des travaux relativement aux arts décoratifs et à l'intégration patrimoniale. De plus, une attention particulière sera accordée aux programmes de soutien associés à l'îlot 2, comme les tunnels, les différents aspects relatifs à la circulation et les exigences fonctionnelles à l'échelle de la Cité parlementaire afin que le réaménagement corresponde aux besoins plus généraux de la Cité parlementaire et à la vision fonctionnelle à long terme du Parlement. Chacun de ces éléments est essentiel pour garantir que la Chambre des communes réponde aux besoins fonctionnels modernes du Parlement tout en préservant son caractère historique.
Ce projet représente une occasion importante, à l'échelle nationale, de renouveler l'une des institutions parlementaires les plus importantes du Canada. L'Administration reste déterminée à fournir au Parlement l'analyse et les conseils techniques nécessaires à la prise de décisions éclairées et responsables.
Je vais maintenant céder la parole à notre collègue Jennifer Garrett, sous-ministre adjointe à Services publics et Approvisionnement Canada, qui vous parlera des aspects de la réalisation du projet qui relèvent de la responsabilité de son ministère.
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Merci, monsieur le président et membres du Comité.
La Cité parlementaire est le cœur de la démocratie canadienne, une source de fierté pour les Canadiens et un point d'intérêt international.
Ces magnifiques édifices patrimoniaux constituent le milieu de travail central du Parlement. Par conséquent, Services publics et Approvisionnement Canada, ou SPAC, croit qu'il est essentiel que les parlementaires soient tenus au courant des efforts de modernisation et, fait plus important encore, qu'ils y contribuent.
[Traduction]
À cette fin, j'apprécie l'étroite collaboration que nous avons avec l'Administration de la Chambre des communes pour établir des organes de gouvernance, y compris le groupe de travail des députés sur la VPLT et le Bureau de régie interne. C'est grâce à la participation de ces organes de gouvernance que nous avons pu obtenir des décisions clés à l'appui des exigences parlementaires qui façonnent le programme.
La Vision et le plan à long terme servent de feuille de route et guident la modernisation de la Cité parlementaire. Comme M. Kmiec l'a souligné dans son mot d'ouverture, de nombreuses décisions ont été prises à l'appui de la réhabilitation de l'édifice du Centre et, de manière plus vaste, du programme de la VPLT.
[Français]
Avant de donner un bref aperçu des principaux projets en cours, j'ai le plaisir de vous informer qu'en collaboration avec les administrations parlementaires, SPAC a terminé la mise à jour de la vision et le plan à long terme pour la Cité parlementaire, dont la dernière mise à jour datait de 2006. La nouvelle version de la VPLT met l'accent sur la transformation de la Cité parlementaire en un complexe parlementaire sécurisé et intégré doté de l'infrastructure nécessaire pour appuyer des activités parlementaires modernes tout en insistant sur la préservation du caractère historique de la Cité.
[Traduction]
Le travail que nous faisons va au‑delà de la construction: c'est un investissement pour le Canada. À ce jour, environ 5,9 milliards de dollars ont été investis dans les efforts de modernisation de l'ensemble de la Cité parlementaire, ce qui a permis de créer plus de 89 000 emplois à l'appui de la base industrielle du Canada. Les grands projets comme la réhabilitation de l'édifice du Centre et l'aménagement de l'îlot 2 continueront de contribuer à la prospérité économique du Canada.
Je vais maintenant passer au programme de réhabilitation de l'édifice du Centre.
[Français]
Au cœur de cette transformation se trouvent la réhabilitation de l'édifice du Centre et la construction du nouveau centre d'accueil du Parlement du Canada. Ce projet modernisera les capacités parlementaires existantes et fournira de nouvelles capacités, y compris une expérience de classe mondiale pour les visiteurs.
[Traduction]
Je tiens toutefois à assurer au Comité que, lorsque l'édifice du Centre rouvrira, il ressemblera beaucoup à ce qu'il était auparavant. SPAC a adopté des approches de conception délibérées, comme l'isolation des fondations, qui préservent les espaces patrimoniaux. On a élaboré des stratégies de conception intégrées pour chacune des quelque 50 salles patrimoniales spéciales Pearson. Enfin, les boiseries, l'éclairage patrimonial, les vitraux, les fresques et d'autres éléments patrimoniaux de l'édifice du Centre font actuellement l'objet d'une restauration soignée et retrouveront leur place.
Pour ce qui est de la modernisation et de la pérennité, la Chambre des communes sera modifiée afin de pouvoir accueillir un nombre accru de députés, conformément à la Loi sur la représentation équitable. Les bureaux parlementaires et les salles de comité patrimoniales seront modernisés et l'édifice offrira désormais des fonctions supplémentaires, comme des aires de travail pour les députés qui n'ont pas de bureau dans l'édifice, des salles de réunion et une salle conviviale pour les familles.
[Français]
Maintenant que l'élaboration de la conception est terminée, les efforts de reconstruction progressent rapidement, comme les députés ont pu le constater lors de la visite de ce matin. Près de 17 % des travaux structurels du centre d'accueil du Parlement sont terminés, et 22 % de la reconstruction structurelle de l'édifice du Centre est en cours.
[Traduction]
Enfin, ce projet est construit par des Canadiens et pour le Canada. Y ont contribué, à ce jour, plus de 400 entreprises dont 95 % sont des entreprises canadiennes, et des gens de métier provenant de sept provinces. La part d'acier canadien utilisé pour le projet est actuellement de 65 %, et elle est de 100 % pour le renforcement de la tour de la Paix. J'ai le plaisir d'annoncer que des efforts en cours visent à augmenter considérablement l'utilisation de l'acier canadien grâce à des solutions de fabrication novatrices.
En ce qui concerne l'îlot 2 et la connectivité du complexe de la Cité parlementaire, l'autre grand projet en cours est le réaménagement de l'îlot 2, grâce auquel un ensemble d'immeubles en mauvais état sera transformé en espaces modernes, sécuritaires et accessibles, offrant des locaux essentiels et des infrastructures de soutien aux parlementaires.
En collaboration avec les administrations parlementaires, SPAC a également lancé des projets pour la réalisation de tunnels souterrains sécurisés qui relieront les immeubles au nord et au sud de la rue Wellington, et la réalisation d'une nouvelle installation de manutention des matériaux.
[Français]
En conclusion, SPAC demeure déterminé à travailler en partenariat avec le Parlement pour fournir une Cité parlementaire moderne, sécurisée et intégrée qui répondra aux besoins relatifs à la démocratie parlementaire et qui sera un endroit accueillant pour les Canadiens pendant de nombreuses années à venir.
Merci, monsieur le président. C'est avec plaisir que je répondrai aux questions des députés.
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Je vous remercie de votre question.
[Français]
Il y a des défis à toutes les étapes d'un tel projet d'envergure. Je vais parler des défis liés au rôle de la Chambre et de l'Administration de la Chambre. Ma collègue va parler des défis associés à la construction, au design, et ainsi de suite.
À la Chambre, il faut toujours assurer un équilibre entre plusieurs facteurs, par exemple entre la sécurité et l'ouverture, ou entre les éléments patrimoniaux et l'aspect fonctionnel, notamment le manque d'espace nécessaire pour assurer la tenue de réunions ou d'événements dans l'édifice. En ce qui concerne l'espace, il y a beaucoup d'activités dans un édifice, et nous devons établir une liste de priorités pour ce qui est de ce qui reste ou non.
Par exemple, aujourd'hui, à la Chambre, il y a une belle cabine d'interprétation. C'était la même chose à l'édifice du Centre où il y avait aussi une cabine d'interprétation. Nous en avons une ici, dans la Chambre intérimaire. Or, dans la nouvelle Chambre, compte tenu de la croissance du nombre de députés, nous n'avons malheureusement pas l'espace nécessaire. Nous devons donc transformer certains éléments. Une régie de télévision qui était associée directement à la Chambre des communes doit maintenant sortir de l'édifice.
Nous devons donc nous pencher sur l'innovation et la transformation pour offrir le même service de façon sécuritaire et fonctionnelle, mais d'une manière différente.
C'est un exemple particulier où il est nécessaire de procéder à une transformation. En effet, nous n'avons pas l'espace nécessaire dans l'édifice, et nous devons nous assurer de donner la priorité aux besoins primaires de l'édifice et à l'espace pour les députés, et non à l'Administration de la Chambre, dans un édifice patrimonial comme l'édifice du Centre.
Je pense que Mme Garrett peut vous donner d'autres d'exemples, notamment par rapport aux défis que représentent les travaux de construction.
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Pour tout cela, tant pour le volet conception que le volet construction du programme, nous avons des experts spécialisés au sein de SPAC et de la communauté des entrepreneurs. Notre concepteur principal, Centris, est une coentreprise formée de HOK et de WSP; du côté de la gestion de la construction, nous travaillons avec une coentreprise formée d'EllisDon et de PCL.
De notre côté, nous avons commencé par le processus de conception. Nous avons fait une évaluation approfondie du caractère patrimonial de l'édifice, en retournant directement aux archives. Un mémoire complet consacré au patrimoine décrivait les éléments du bâtiment qui étaient importants et qu'il fallait protéger. Nous en avons donc tenu compte lorsque nous avons commencé la conception.
Nous avons divers conservateurs qui travaillent du côté de la construction et informent aussi le côté conception, puisque le constructeur participe au processus. Il s'agit d'un modèle de prestation intégré. La construction éclaire la conception, ce qui permettra, nous l'espérons, de tirer parti de leçons apprises et d'éviter des coûts futurs, puisque nous obtenons des conseils d'experts dès le début au lieu d'attendre la fin du processus de conception.
Nous avons élaboré des stratégies spéciales pour les 50 salles spéciales Pearson. Je peux confirmer au Comité que nous avons été en mesure de moderniser l'architecture de ces salles patrimoniales ainsi que leurs possibilités techniques, un aspect que dirige M. Dicaire, sans nuire indûment à leur caractère patrimonial.
Je vais faire écho à mes collègues. La visite a été très appréciée. Je vous remercie de prendre beaucoup de temps pour planifier la suite des travaux.
Ma première question sera pour vous, monsieur Kmiec, du Groupe de travail.
Comme nous le savons, les parlementaires qui siègent aujourd'hui au Parlement ne sont pas ceux qui vont siéger au Parlement dans 50 ans. Il est donc question d'une vision à long terme.
La démographie et le monde changent. Par exemple, il n'y a pas si longtemps, nous n'avions pas d'application pour voter. Un jour, Viviane Barbeau m'a raconté qu'il n'y a même pas 30 ans, il manquait de salles de bain pour les députés femmes, et elles arrivaient parfois en retard pour les votes. Il y a des situations que nous ne pouvons pas encore prévoir.
Quel soutien avez-vous de groupes extérieurs ou d'experts, par exemple, pour vous aider à vous projeter dans l'avenir pour que les décisions prises par des parlementaires qui ne seront plus là soient quand même adaptées aux besoins futurs?
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J'aimerais avoir vos commentaires sur la question des tunnels qui vont relier le nord et le sud de la rue Wellington.
Présentement, la réunion est publique, alors je comprends que certains éléments d'information pourraient ne pas pouvoir être divulgués, mais j'aimerais avoir vos commentaires sur l'aspect sécuritaire de façon générale.
Ça peut être une amélioration sur le plan de la sécurité, si c'est seulement les députés et les employés qui peuvent utiliser les tunnels, par exemple. Si quelqu'un réussit à s'infiltrer, ça peut devenir problématique. Je pense à la situation où un convoi de camionneurs avait envahi Ottawa il n’y a pas si longtemps. Si les extrémités sont bloquées, ça peut rendre les choses plus dangereuses.
De quelle façon la sécurité sera-t-elle assurée quand les différents bâtiments seront reliés par des tunnels?
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C'est une excellente question. Malheureusement, il n'y a pas grand-chose que je peux dire en public, mais j'aimerais bien vous répondre.
Cela étant dit, ce que je peux dire, c'est que la sécurité des députés et des parlementaires est primordiale dans notre planification à long terme. Plusieurs mesures sont prises pour analyser l'émergence de risques. Le contexte de sécurité a grandement changé entre 2014 et aujourd'hui. Nous devons continuellement nous ajuster aux nouvelles réalités en matière de sécurité et aux nouveaux défis, et nous devons saisir les nouvelles occasions.
Dans ce contexte, les tunnels représentent un défi et des occasions. C'est un élément parmi plusieurs autres qui font partie d'une stratégie intégrée de sécurité pour la Cité parlementaire.
Quand nous parlons de sécurité, nous parlons d'une approche à plusieurs niveaux. Nous devons utiliser les ressources physiques et numériques à notre disposition. Nous avons également un effectif opérationnel, à savoir l'équipe du Service de protection parlementaire, qui s'occupe des besoins opérationnels. Nous devons travailler conjointement pour assurer une approche intégrée de sécurité.
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Je peux parler de certains éléments. Il y a un grand partenariat entre SPAC et nous par rapport à ce qui se passe ailleurs dans le monde.
Certaines tendances, comme l'expérience visiteur, ont été changées de façon draconienne. Nous sommes très alignés sur les parlements modernes sur ce point.
Les parlements de plusieurs pays sont à différentes étapes de leurs projets de reconstruction. L'expérience visiteur est une tendance, les tunnels en sont une autre. Le contexte de sécurité est un troisième élément de ressemblance, peu importe les parlements où nous allons.
L'équipe de Mme Garrett et moi-même faisons partie d'un réseau qui permet de mettre en commun les leçons tirées quant aux différentes étapes. Quand nous nous parlons, nous nous consolons. Nous observons des situations et des défis très similaires à partir desquels nous sommes capables d'apprendre.
Madame Garrett, voulez-vous ajouter quelque chose?
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Je peux volontiers parler du renforcement structurel, mais étant donné que cette réponse comprend des données sur la structure, ce qui touche la sécurité, je préfère informer le Comité en privé de la force des secousses sismiques prévue dans le travail de conception.
Permettez-moi simplement de dire que, étonnamment, Ottawa se trouve dans la deuxième zone sismique en importance au pays et que les exigences du code sont très strictes. Nous avons fait un exercice délibéré. C'était au tout début du programme, lorsque nous avons constaté que, comme il s'agissait d'un édifice patrimonial, nous avions un choix à faire. Fallait‑il renforcer le bâtiment à partir du haut pour qu'il puisse résister à des tremblements de terre de telle ou telle force? Le code indique la force des tremblements de terre auxquels nous devons nous préparer et ce à quoi l'immeuble doit pouvoir survivre après cet événement. C'est l'information que nous pouvons vous fournir en privé, en dehors de la réunion.
Nous avons fait un exercice très délibéré, et nous avons choisi une méthode d'isolation des fondations. C'est une nouvelle méthode pour la région d'Ottawa, mais ce n'est pas une innovation, puisqu'elle est déjà utilisée sur la côte Ouest et dans la région du Pacifique, dans les zones sismiques.
Nous avons choisi cette méthode parce que l'isolation des fondations permet d'absorber les chocs. Nous n'avons donc pas à rigidifier la partie supérieure autant qu'il faudrait le faire autrement, ce qui protège les espaces patrimoniaux. Si nous avions choisi de rigidifier l'édifice pour qu'il résiste aux chocs, cela aurait eu une incidence catastrophique sur les espaces patrimoniaux en hauteur.
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Merci à vous tous d'être ici aujourd'hui et de nous avoir permis de visiter l'édifice du Centre. C'était la première fois que je voyais l'avancement des travaux, et j'ai trouvé cela fort intéressant.
C'est une occasion importante et historique de moderniser le Parlement. L'un d'entre vous a d'ailleurs souligné qu'il s'agit d'un investissement au Canada. Nous parlons d'espaces modernes, sécuritaires, accessibles et intégrés... C'est une véritable occasion de se réinventer.
D'entrée de jeu, vous avez parlé de milliers d'emplois et de 400 entreprises canadiennes.
Madame Garrett, vous avez indiqué que la majeure partie de l'acier que nous utilisons est canadien, et que c'était déjà le cas avant les récents bouleversements. Vous prévoyez désormais privilégier l'approvisionnement en acier canadien.
Pouvez-vous nous expliquer comment les entreprises peuvent participer? Cela semble être à la fois une source de fierté et de création d'emplois.
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Dans le cadre des travaux effectués à l'édifice du Centre et dans la Cité parlementaire, nous avons toujours accordé la priorité aux ressources canadiennes. Le projet est réalisé en grande partie par des travailleurs canadiens, et nous privilégions les matériaux et l'expertise d'ici chaque fois que cela est possible. Dans le contexte actuel, nous avons intensifié nos efforts, et c'est pourquoi nous accordons une grande importance à l'acier canadien et aux possibilités qu'il offre.
Je vais être honnête avec vous: cela a été pour nous un véritable exercice d'apprentissage. Nous avons téléphoné aux représentants de l'industrie sidérurgique pour discuter avec eux, et je peux dire sans hésiter qu'ils étaient très heureux de cet appel.
Nous avons eu plusieurs échanges, qui leur ont permis de mieux comprendre nos exigences et qui nous ont aidés à évaluer leurs capacités. C'est là que nous avons eu l'idée... et cela va au‑delà du travail que nous faisons dans la Cité parlementaire.
Je suis désolée si je vais trop loin, mais permettez-moi de vous faire part de ce que j'ai appris. L'une des capacités que nous avions autrefois au Canada et que nous avons perdue au fil du temps, c'est la capacité de produire de l'acier à larges ailes sans soudure. C'est un élément très important dans les projets de construction. Rétablir cette capacité exigerait beaucoup de temps et d'investissements. L'industrie devra prendre cette décision.
Entretemps, nous avons déterminé qu'il était possible d'utiliser des éléments en acier produits au Canada et de les transformer en profilés à larges ailes. C'est notamment ainsi que nous en sommes arrivés là. Nous y sommes parvenus en exposant notre défi et en indiquant que nous souhaitions travailler avec l'industrie pour trouver une solution.
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Pour situer un peu les choses avant d'aborder la question de l'acier — et je doute que vous puissiez le voir à partir de la caméra de la Colline —, si vous allez sur le site et regardez du côté de la clôture de chantier, vous verrez un immense trou que l'on est en train de remplir: c'est l'emplacement du futur Centre d'accueil du Parlement. Nous en sommes maintenant au deuxième niveau, ce qui signifie que le niveau inférieur est déjà terminé. Nous coulons le béton du deuxième niveau. Le trou se remplit progressivement.
À l'intérieur de l'édifice, nous travaillons activement au renforcement de la structure — vous avez sans doute aperçu les barres d'armature — ainsi qu'à l'excavation sous le bâtiment. Des travaux structurels sont en cours partout. À l'extérieur — parce que la Colline du Parlement demeure un important attrait touristique et un moteur économique majeur pour l'industrie du tourisme —, nous avons effectué, avant même le lancement officiel du projet, un important travail de coordination pour permettre la tenue d'événements comme la relève de la garde et pour assurer l'éclairage de l'édifice. Bref, nous avons pris toutes les mesures nécessaires pour que les activités puissent avoir lieu malgré les travaux.
Nous avons volontairement commencé les travaux de maçonnerie — qui se poursuivent activement — à l'arrière de l'édifice afin de préserver le plus longtemps possible la vue sur la façade. Malheureusement, nous sommes toutefois rendus au moment où il faut amorcer les travaux à l'avant de l'édifice et autour de la tour de la Paix.
Si vous regardez la caméra de la Colline aujourd'hui, vous verrez que les échafaudages commencent à prendre forme du côté est. Cet hiver et au printemps, des échafaudages seront installés à l'avant de l'édifice pour permettre la restauration de la maçonnerie, ainsi que la réparation et le remplacement des fenêtres, etc.
Monsieur Dicaire, vous avez parlé du déplacement des interprètes et de la régie. C'était une des questions que je voulais poser.
Nous savons que le rôle des interprètes est de soutenir le travail des députés. Aussi importants soient-ils, ils ne prennent pas beaucoup de place. J'aimerais avoir vos commentaires sur les avantages et les désavantages de déplacer les interprètes ainsi que la régie, ce que je connais moins bien.
Par exemple, quand il y a eu la mise sur pied du programme d'interprétation à distance, nous avions des défis quant au délai d'interprétation. Peut-être que les interprètes avaient plus de difficultés, puisqu'ils n'avaient pas accès directement à ce qu'ils pouvaient voir auparavant.
Sur quelles considérations la décision de ne pas avoir d'interprétation sur place s'est-elle basée?
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C'est une excellente question.
Nous travaillons en partenariat avec le Bureau de la traduction à toutes les étapes de l'élaboration de la transformation de l'interprétation simultanée. Nous l'avons fait pendant la pandémie, ce qui a notamment abouti à l'interprétation à distance. C'était la première innovation obligatoire dans le contexte où nous devions travailler.
Dans le contexte actuel, il est vraiment question d'espace. La programmation de l'édifice présente un certain défi qui nous force à aller dans cette direction. L'actuelle maturité de la technologie nous permet de le faire en offrant une expérience similaire. Nous allons potentiellement offrir un meilleur environnement ergonomique pour les interprètes, un environnement centralisé ayant des installations modernes, qui permettront de répondre aux besoins pour les 40 ou 50 prochaines années.
En ce qui a trait à la régie, c'est différent. En ce moment, il y a de la convergence dans l'industrie. Auparavant, l'industrie était très traditionnelle sur le plan de la technologie audiovisuelle et de la télévision. Maintenant, il y a vraiment de la convergence sur le plan technologique. Je pense notamment à la technologie IP, qui est en train d'évoluer. C'est aussi une question de coûts. C'est vraiment l'occasion de nous intéresser aux économies d'échelle que nous pouvons faire pour nous retrouver dans une situation où nous pouvons offrir le même niveau de qualité.
Il y a quelques années, nous tenions des réunions de comités en audio. Maintenant, toutes les réunions des comités sont en mode vidéo. Le contexte de webdiffusion s'approche de plus en plus de la qualité d'une production télévisuelle. Une production télévisuelle coûte plus cher, et cela nécessite plus de personnel. C'est différent sur le plan de la technologie, mais, grâce aux avancées technologiques, nous avons quasiment une qualité égale.
Nous allons dans cette direction pour offrir de meilleurs services, mais tout en étant conscients des besoins en ressources et en qualité.
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On avait donné la priorité aux bureaux des députés dans l'édifice du Centre. Nous avons retenu une leçon pour cet édifice, soit de donner la priorité aux besoins de bureaux pour les parlementaires et les fonctionnaires de la Chambre dans des endroits stratégiques situés à proximité de la Chambre et des salles prévues pour les réunions des comités les plus utilisées. Nous en avons fait une priorité.
Vous allez donc voir moins de bureaux réservés à l'Administration de la Chambre. Il y a moins d'activités possibles, ce qui nous pousse à faire les choses de façon différente. Nous avons moins d'espace pour des régies, et nous installons plus de bureaux pour les députés. Nous devons donc faire un compromis là-dessus.
Dans l'édifice du Centre, il y a des espaces patrimoniaux, à savoir le bureau du premier ministre, le bureau du chef de l'opposition, et ainsi de suite. Ce sont des endroits sans grands changements, mais la modernisation du code, notamment, va changer l'accessibilité. Un bureau parlementaire prend donc un peu plus d'espace, mais c'est semblable à ce que vous avez vu dans l'édifice Wellington aujourd'hui ou dans l'édifice de la Bravoure, deux édifices qui ont été modernisés au cours des dernières années. Vous verrez des similarités, mais la priorité est accordée à un nombre plus élevé de bureaux pour les députés et de salles de conférence.
Vous verrez aussi des endroits où un député n'a pas nécessairement de bureau, mais où il peut aller travailler avec d'autres personnes. Certains endroits sont partagés avec les sénateurs dans le nouvel édifice du Centre, ce qui permet d'échanger entre parlementaires dans des endroits précis sans avoir à se déplacer pour aller dans le bureau d'un député ou d'un sénateur.
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Je peux peut-être répondre à la première partie de la question. Le partenariat avec Jennifer nous sera très utile à cet égard.
En matière d'art décoratif, une structure de gouvernance précise a été mise en place. Elle relève des Présidents du Sénat et de la Chambre, en collaboration avec le groupe de travail des députés. Lorsqu'une œuvre est commandée ou qu'un élément décoratif existant doit être modifié, un processus de consultation est lancé, puis tout doit être approuvé par les bureaux des Présidents. Voilà pour l'aspect de la gouvernance, qui vise à jeter les bases.
Notre travail actuel porte sur la restauration. En partenariat avec l'équipe de Jennifer, le sculpteur du Dominion, qui est un employé de SPAC, est responsable de la réhabilitation des aspects patrimoniaux liés aux objets d'art décoratif et aux sculptures en particulier. S'il y a une occasion d'intégrer une nouvelle œuvre d'art, nous travaillons avec le pouvoir exécutif et l'administration parlementaire, puis le processus de gouvernance est mis en œuvre une fois l'examen terminé. Toutefois, à l'heure actuelle, cette gouvernance est surtout centrée sur la restauration des composantes patrimoniales de l'édifice.
Les œuvres d'art décoratif mobiles, comme les peintures, ont été entreposées à Patrimoine Canada à des fins de conservation, et elles font actuellement l'objet d'un examen en vue de leur réhabilitation et de leur restauration. Les conservateurs sont mis à contribution. Il y a un conservateur qui relève de la Chambre des communes et du Sénat. À l'heure actuelle, ils participent tous à ces travaux précis.
La structure de gouvernance est donc maintenant établie. Il y a une possibilité, et il s'agirait de travailler en partenariat, surtout en ce qui concerne les sculptures, avec l'équipe que Jennifer dirige.
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D'abord et avant tout, sachez que tous nos appels d'offres sont rendus publics. Comme pour les marchés du gouvernement du Canada, ils sont affichés sur des plateformes accessibles à tous.
Nos constructeurs, EllisDon et PCL, se chargent de l'approvisionnement en fonction des plans de conception qui leur sont remis. Ce sont des entreprises présentes à l'échelle nationale. Nous leur avons demandé d'activer leurs réseaux partout au pays. Nous avons eu plusieurs discussions avec eux. Ils comprennent bien l'objectif. D'ailleurs, pour ce qui est des entreprises autochtones, nous payons un conseiller chez PCL afin d'établir des liens avec les communautés algonquines et faire en sorte que des entreprises autochtones puissent aussi obtenir des contrats. Nous réalisons de bons progrès à cet égard.
C'est exactement ce que nous faisons en ce moment. Nous surveillons attentivement lesquels des provinces et des territoires participent au programme. Nous rappelons constamment à nos entrepreneurs l'importance de disposer d'une bonne connaissance du marché, notamment pour les industries situées à l'extérieur de ce que j'appellerai la région de la capitale nationale. Je préciserai toutefois, en à la défense de notre gestionnaire des travaux, que certaines entreprises de l'extérieur de cette région choisissent, pour des raisons commerciales, de ne pas soumissionner. Nous n'y pouvons pas grand‑chose. Notre rôle consiste à veiller à ce que les processus d'approvisionnement soient transparents et à fournir l'information nécessaire pour permettre aux entreprises de décider si elles souhaitent soumissionner ou non.
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Cela fait justement partie de la conception et du travail que nous faisons dans l'ensemble de la Cité parlementaire, et c'est quelque chose dont nous sommes très fiers.
Commençons par parler des Canadiens qui viennent voir le Parlement à l'œuvre. Avant la fermeture, ni la Chambre ni les tribunes publiques n'étaient accessibles. Une fois l'édifice rouvert — et je rappelle au Comité qu'une grande partie de l'aménagement de la Colline fait partie du programme et que sa conception est maintenant terminée —, tous les visiteurs pourront accéder à la Colline depuis la rue Wellington, passer par le nouveau Centre d'accueil des visiteurs, faire l'objet d'un contrôle de sécurité et se rendre dans les deux Chambres pour voir le Parlement à l'œuvre.
Nous avons conçu la Chambre de manière à ce que... Je dirais, pour prendre un peu de recul, que l'un des principes directeurs du programme est d'offrir un accueil digne à tous les visiteurs. Cela signifie que, dans la mesure du possible, les personnes en situation de handicap pourront vivre la même expérience que les autres. En ce sens, les Chambres seront accessibles, tout comme les salles de comité.
Nous travaillons avec Normes d'accessibilité Canada. Dans certains cas, nous allons même au‑delà des exigences du code. Nous mettons à l'essai de nouvelles technologies, comme des élévateurs intégrés. Nous menons actuellement un projet pilote dans l'édifice de l'Est pour tester cette technologie. Concrètement, il ressemble à un escalier jusqu'au moment où il se transforme en plateforme élévatrice. Nous étudions ce type de dispositifs, par exemple, pour permettre aux parlementaires d'accéder aux antichambres de la Chambre, ce qui n'était pas possible auparavant. Nous envisageons également leur utilisation pour l'entrée cérémonielle de l'édifice du Centre.
La mobilité n'est qu'un des aspects que nous examinons. Nous nous penchons sur l'ensemble des enjeux liés à l'accessibilité et travaillons en étroite collaboration avec les administrations parlementaires. Nous tenons compte des déficiences visuelles et auditives et des défis liés à la neurodiversité chaque fois que cela est possible. Il arrive que ces considérations entrent en conflit, mais nous faisons de notre mieux, et je crois que nous sommes à l'avant‑garde dans ce domaine.
Je remercie les témoins de leur présence et des renseignements importants qu'ils nous fournissent. Merci également pour la visite. C'était froid, mais très instructif.
J'aimerais poser une question à la personne qui a préparé les diapositives qui nous ont été distribuées. D'accord, c'est Mme Garrett.
J'ai commencé à lire cela hier, et je me suis arrêté dès le premier point sous la rubrique « Vision et plan à long terme ». On peut y lire que « 5,9 milliards de dollars ont été investis à ce jour, créant plus de 89 000 emplois ». Cela ne me semble pas crédible. Je ne sais pas s'il s'agit d'une erreur — « 89 000 emplois » —, surtout qu'aujourd'hui, lors de la visite et encore une fois pendant cette réunion, on nous a dit qu'environ 700 personnes travaillent actuellement sur le site, et que ce nombre devrait doubler pour atteindre 1 500. Si on multiplie cela par 10, on arrive à 15 000 années-personnes, ou peu importe comment vous appelez cela. On est très loin des 89 000 emplois indiqués.
Pourriez‑vous nous expliquer comment vous êtes arrivés à ce chiffre? Et s'il porte à confusion, pourriez‑vous le préciser ou le corriger?
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Il n'y a pas de confusion. Je maintiens ce chiffre.
Je pense qu'il est important de donner un peu de contexte avant de répondre à la question. Je rappelle au Comité que la vision et le plan à long terme sont en place depuis quelques décennies. Leur élaboration remonte à 2001. La dernière mise à jour avait été réalisée en 2006, et nous venons tout juste d'en terminer une autre. Il s'agit d'une stratégie visant à moderniser la Cité parlementaire du Canada sur plusieurs décennies, et ces chiffres reposent sur les investissements en capital. L'édifice de l'Ouest, par exemple, est pris en considération dans ces données, tout comme la réhabilitation de l'édifice du Sénat du Canada.
Pour calculer ces chiffres, SPAC utilise une méthode reconnue par le ministère des Finances et par l'industrie, soit un ratio de 15 000 années-personnes par milliard de dollars. C'est ainsi que nous sommes arrivés à ce résultat.
Nous serions heureux de fournir au Comité la ventilation détaillée. Je dirais que l'édifice du Centre, à lui seul, selon ces calculs reconnus par le ministère des Finances et les pratiques de l'industrie, générera environ 70 000 années‑personnes d'emplois supplémentaires.
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Je n'ai pas le coût total du projet. En revanche, je peux vous fournir les données qui ont mené au chiffre de 89 000, pour situer les choses dans leur contexte.
Comme je l'ai mentionné, il s'agit d'une stratégie qui s'échelonne sur plusieurs décennies. Le projet de réhabilitation de l'édifice du Centre et du Centre d'accueil du Parlement était l'un des principaux aboutissements de la vision et du plan à long terme de 2006. Aujourd'hui, la mise à jour de 2025 met plutôt l'accent sur la transformation de la Cité en un complexe destiné aux 50 % de parlementaires qui seront au sud de la rue Wellington, la construction d'un réseau de tunnels, par exemple, la manutention du matériel et d'autres projets d'immobilisations.
La raison pour laquelle je dis ne pas connaître le coût total, c'est que même une fois cette phase d'infrastructure terminée, il restera encore du travail à faire. À ce jour, nous avons rénové 11 édifices et ce nombre continuera d'augmenter. Par exemple, l'édifice de la Confédération, où certains d'entre vous ont peut‑être des bureaux, a désespérément besoin d'être remis en état. Or, cela ne pourra pas être fait avant le milieu des années 2030. C'est le prochain projet que nous planifions. Je ne peux donc pas fournir une estimation pour l'instant, puisque nous n'en connaissons ni la portée ni le coût.
Je serai heureuse de vous fournir une ventilation des investissements effectués à ce jour, de leurs retombées et des emplois créés. Je ne cherche pas à éluder la question; il s'agit simplement d'un programme évolutif, et d'autres coûts ainsi que d'autres projets s'ajouteront avant que nous ayons terminé l'ensemble de cette modernisation.
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Si nous pouvions obtenir ces chiffres, ce serait très utile pour moi, parce que j'ai encore de la difficulté à comprendre les 5,9 milliards de dollars et les 89 000 emplois. Il y a manifestement un élément qui m'échappe.
J'ai d'ailleurs une autre question concernant le document que nous avons reçu de l'analyste, et d'ailleurs je vous en remercie. Cela concerne la gouvernance de la vision et du plan à long terme. Je vais en citer un extrait. On peut y lire que l'ampleur du projet « est énorme, et c'est un défi technique. La difficulté la plus importante, cependant, est la complexité de la gouvernance. Le pouvoir législatif est chargé de déterminer les exigences du projet (portée), tandis que le pouvoir exécutif, représenté par le ministre des Services publics et de l'Approvisionnement, est responsable du budget et du calendrier. »
Pourriez‑vous nous expliquer pourquoi il s'agit du principal défi du projet? Les défis structurels, techniques et architecturaux sont considérables. Qu'est‑ce qui fait de celui‑ci le défi le plus important?
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Merci, monsieur Van Popta. C'est une question intéressante.
Le Parlement regroupe plusieurs institutions: la Bibliothèque du Parlement, le Sénat, la Chambre des communes et le Service de protection parlementaire. Celles-ci partagent des responsabilités opérationnelles et travaillent dans les mêmes édifices.
SPAC est le responsable du projet, et l'Administration de la Chambre exerce une autorité fonctionnelle relativement aux besoins de la Chambre. Ainsi, l'Administration du Sénat s'occupe des exigences fonctionnelles du Sénat et représente les sénateurs, la Bibliothèque est responsable de l'expérience des visiteurs et le SPP veille à la sécurité opérationnelle. Il faut donc concilier diverses exigences. À cela s'ajoutent le processus de consultation et la structure de gouvernance mise en place, qui exigent la participation des parlementaires tant du côté de la Chambre des communes que du côté du Sénat, et cela crée une complexité avec laquelle SPAC doit composer pour pouvoir prendre des décisions en temps opportun.
C'est un élément essentiel de la gouvernance, et je ne voudrais pas en minimiser l'importance. Les parlementaires doivent participer. D'après mes vingt années d'expérience dans la réalisation de tels projets, les résultats sont toujours meilleurs lorsque les parties concernées participent au processus. Nous cherchons donc à trouver le juste équilibre entre la consultation, la validation et la participation des parlementaires aux décisions, tout en veillant à ce que celles‑ci soient prises en temps opportun afin de limiter les coûts et de préserver l'intégrité de ces programmes.
Jennifer, vous avez sans doute quelque chose à ajouter.
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Merci. Je ne les utiliserai peut-être pas toutes.
Madame Garrett, j'en profite pour vous remercier de l'aspect familial de la visite. Nous avons eu cette discussion pendant la visite. Je vous en suis reconnaissante.
Nous en avons déjà discuté pendant la visite, mais, au bénéfice de l'ensemble du Comité, j'aimerais avoir vos commentaires sur le respect des coûts liés au projet.
Quelles ont été les surprises en cours de route?
Jusqu'à quel point respecte-t-on les coûts?
Lorsqu'il est possible qu'il y ait un dépassement de coûts, de quelle façon compense-t-on cela? Est-ce qu'on apporte d'autres changements?
J'aimerais avoir une idée générale de l'état de la situation.
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Nous avons apporté une multitude de petites modifications, comme le passage d'une norme platine à une norme or en matière d'étanchéité. Il s'agit de petits bâtiments. Lorsque nous examinons un bâtiment, nous tenons toujours compte du programme. Que pouvons-nous faire au niveau du bâtiment de base avant d'envisager d'influer sur le programme parlementaire?
L'une des pressions financières que vous constaterez — cette information a été rendue publique, car elle figure dans les rapports trimestriels publiés sur notre site Web — est que les travaux que nous effectuons au sous-sol ont des répercussions sur les coûts et le calendrier, ce qui soulève des défis. Les coûts des travaux d'excavation augmentaient. Il était logique d'en réduire l'ampleur. Nous voulons limiter ces coûts. Cette décision a été prise avec les administrations parlementaires, et a récemment été approuvée par le Bureau de régie interne. Nous avons ainsi réduit le volume des travaux d'excavation.
Cela nous a amenés à modifier certains éléments du programme. Par exemple, je pense notamment à la salle Charles Lynch, qui se trouvait auparavant dans l'édifice du Centre et qui est désormais prévue au niveau B2 du Centre d'accueil du Parlement. Tout au long du processus de conception, elle a toujours été prévue à cet endroit, car nous pouvons y offrir des capacités de diffusion à la fine pointe de la technologie, mais nous l'avons déplacée dans le cadre de la conception.
Toutes les exigences parlementaires fondamentales ont été respectées, mais nous avons réussi à réduire l'ampleur des travaux d'excavation et la pression financière du programme, qui est le plus grand défi auquel nous avons été confrontés jusqu'à présent.