Bienvenue à la 14e réunion du Comité permanent de la procédure et des affaires de la Chambre. Conformément à l'article 108(3) du Règlement, le Comité se réunit pour étudier les enjeux concernant le vote par bulletin spécial.
La réunion d'aujourd'hui se déroule sous forme hybride, conformément au Règlement. Les députés peuvent y participer en personne ou au moyen de l'application Zoom.
Avant de poursuivre, je demanderais à tous les participants en personne de consulter les lignes directrices inscrites au dos des cartes sur la table. Ces mesures sont en place pour éviter les incidents acoustiques et les retours de son, et pour protéger la santé et la sécurité de tous les participants, y compris les interprètes. Il y a également un code QR qui renvoie à une vidéo. Je vous recommande de la regarder.
Je vais faire quelques observations à l'intention des membres du Comité. Tous les commentaires doivent être adressés à la présidence. Pour les députés présents dans la salle, comme toujours, si vous souhaitez prendre la parole, veuillez lever la main. Si vous participez au moyen de Zoom, veuillez utiliser la fonction « Lever la main ».
J'aimerais maintenant souhaiter la bienvenue au premier groupe de témoins. Nous accueillons aujourd'hui les représentants du Bureau du directeur général des élections, dont M. Perrault, le directeur général des élections. Soyez de nouveau le bienvenu au Comité.
Nous recevons aussi Michel Roussel, sous-directeur général des élections, Scrutins et innovation, et Danielle Duquette, administratrice des règles électorales spéciales.
Nous avons été informés que votre déclaration liminaire pourrait être un peu plus longue que d'habitude. J'utilise ma prérogative pour le permettre.
La parole est à vous, monsieur Perrault.
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Merci, monsieur le président. Je vais essayer de faire ma présentation en moins de cinq minutes.
Je vous remercie de me permettre de prendre la parole devant le Comité aujourd'hui dans le cadre de son étude sur le vote par bulletin spécial.
J'aimerais d'abord donner un aperçu de l'évolution du vote par bulletin spécial depuis l'abrogation du vote par procuration et l'élargissement des Règles électorales spéciales en 1993. Je vais ensuite parler du vote par bulletin spécial dans le cadre de la dernière élection générale.
Aux fins de l'application des Règles électorales spéciales, la Loi électorale du Canada divise les électeurs en cinq catégories: les électeurs des Forces canadiennes, les électeurs internationaux, les électeurs incarcérés, les électeurs nationaux et les électeurs locaux. Des règles particulières s'appliquent pour chaque catégorie, ce qui apporte une certaine complexité.
Avant 1993, un Canadien qui résidait ou voyageait à l'étranger n'avait pas la possibilité de voter. Seuls les diplomates et le personnel militaire pouvaient le faire.
En 1993, à la suite de la commission Lortie, le vote par bulletin spécial a été étendu afin que le vote soit offert à tous, même aux Canadiens résidant ou voyageant à l'étranger. Les changements législatifs apportés à l'époque ont également permis à certains électeurs confinés à domicile de voter par bulletin spécial avec l'aide d'un travailleur électoral.
En 2018, d'autres mesures législatives ont été adoptées en vue de l'application de deux décisions de la Cour suprême du Canada. L'une visait à offrir à tous les électeurs incarcérés la possibilité de voter, et l'autre visait à éliminer la limite de cinq ans qui s'appliquait aux Canadiens résidant à l'étranger. Jusque-là, les Canadiens qui résidaient à l'étranger depuis plus de cinq ans ne pouvaient plus voter, sauf ceux qui étaient membres des Forces canadiennes ou qui travaillaient pour la fonction publique fédérale.
[Traduction]
Au fil des ans, Élections Canada a aussi élargi le recours au bulletin de vote spécial pour répondre aux besoins des électeurs qui se heurtent à des obstacles.
Dans les années 1990, Élections Canada a commencé à utiliser le bulletin de vote spécial pour permettre aux électeurs hospitalisés de voter. Puis, en 2004, ce sont les travailleurs des chantiers éloignés, comme les mineurs, qui ont pu profiter du bulletin de vote spécial pour voter en dehors de leur circonscription. En 2015, Élections Canada a lancé le projet pilote de vote sur campus pour offrir des points de service externes dans différents établissements d'enseignement postsecondaire. Le vote sur campus a ensuite été offert à l'élection générale de 2019, puis à celle de 2025.
En 2019, Élections Canada a ouvert des bureaux de vote par bulletin spécial dans le cadre d'un plan d'action pour répondre aux besoins des électeurs observant les fêtes juives. En tout, il y a eu 27 bureaux accessibles à tous les électeurs admissibles dans 15 circonscriptions. Plus de 7 000 électeurs y ont été servis.
En 2021, pour assurer la sécurité du processus électoral durant la pandémie de COVID, nous avons fait la promotion du bulletin de vote spécial pour permettre aux électeurs de voter par la poste, en toute sécurité, depuis leur domicile. Nous avons amélioré le service de vote par la poste local en permettant aux électeurs de présenter une demande en ligne et en établissant des mécanismes de suivi des bulletins de vote. De plus, les résidants des établissements de soins de longue durée ayant été placés en quarantaine ont aussi pu voter par bulletin spécial.
Enfin, lors des dernières élections, alors que des situations exceptionnelles comme une inondation ou une forte tempête minaient la capacité des gens d'exercer leur droit de vote, nous avons offert des solutions en ajoutant des points de service ou en permettant le vote par bulletin spécial.
Dans toutes ces situations, l'utilisation du bulletin de vote spécial nous a permis de faire preuve de souplesse et d'éliminer les obstacles au vote.
À la dernière élection générale, plus de 1,2 million de personnes ont voté par bulletin spécial. C'est un nombre record, près de deux fois plus qu'en 2019.
Le bulletin de vote spécial a joué un rôle essentiel pour élargir les services aux électeurs, y compris dans le cadre du programme de vote sur campus offert pour la première fois lors d'une élection à date non fixe, ainsi que pour répondre aux besoins de certaines communautés autochtones. La hausse la plus importante du taux de participation a été constatée chez les électeurs ayant décidé de voter par bulletin spécial dans leur collectivité. Le nombre d'électeurs nationaux et internationaux a également doublé.
Dans l'ensemble, le nombre de bulletins de vote retournés en retard a diminué par rapport à ce qui a été observé lors d'élections précédentes, malgré le fait qu'en raison du congé de Pâques, les services postaux ont été interrompus à une période importante du calendrier électoral. Cependant, le nombre de bulletins retournés en retard par des électeurs internationaux est quant à lui demeuré élevé. Je serai heureux d'en reparler plus tard, si on me pose des questions sur le sujet.
Ainsi, si le recours aux bulletins spéciaux a contribué à rendre le processus électoral plus accessible à la dernière élection, le grand nombre et la complexité de ces bulletins ont fait en sorte que des erreurs administratives se sont produites, ce dont j'ai fait part au Comité. Pour que nous puissions adapter les services de vote par bulletin spécial à cette utilisation accrue par les Canadiens, j'ai lancé après la dernière élection un examen interne du programme de formation, des mécanismes de contrôle et des processus d'Élections Canada relatifs au bulletin de vote spécial. Cet examen s'achève, et l'équipe a fait des recommandations sur les améliorations à apporter. Je serai heureux de les présenter au Comité très bientôt.
Merci. Je répondrai avec plaisir aux questions des membres du Comité.
Si cette façon de faire est appropriée, monsieur le président, j'invite les députés à me poser leurs questions. Bien sûr, mes collègues interviendront au besoin.
:
Merci, monsieur le président.
[Français]
Bonjour, monsieur Perrault. Je vous souhaite de nouveau la bienvenue à notre comité.
[Traduction]
Je vais poser mes questions en anglais.
Je voudrais vous poser quelques questions au sujet du projet de loi . Je ne sais pas si vous le connaissez. C'est le projet de loi sur les personnes qui ont perdu la citoyenneté canadienne; il a maintenant été adopté et il a reçu la sanction royale. Je veux aborder la situation des Canadiens nés de parents canadiens à l'étranger qui n'ont pas nécessairement encore la citoyenneté canadienne, mais qui vont l'obtenir.
Pouvez-vous nous donner une idée de la façon dont le processus se déroulera pour les Canadiens qui obtiendront leur citoyenneté canadienne aux termes du projet de loi et qui ne vivent pas au Canada? Quel est le plan? Quelles sont les exigences ou les procédures juridiques qu'ils devront respecter? Pour être inscrit au registre, il faut avoir résidé au Canada pendant une période déterminée. Je suis curieuse d'en savoir plus à ce sujet. Je vois que vous secouez déjà la tête, alors écoutons ce que vous avez à dire.
:
À la suite de la décision de la Cour suprême dans l'affaire Frank et Duong, le Parlement a modifié la loi. Toute personne ayant la citoyenneté canadienne et vivant à l'étranger peut s'inscrire.
La loi prévoit que le lieu qui sert à déterminer l'endroit où le vote des personnes est comptabilisé, où elles s'inscrivent au Canada, est leur « dernier lieu de résidence habituelle ». Toutefois, la loi prévoit également que toute personne est réputée avoir un lieu de résidence habituelle au Canada, et l'article 9 précise que si nous ne sommes pas en mesure de déterminer, selon les règles normales, quel est le « lieu de résidence habituelle », alors il revient au fonctionnaire électoral compétent — qui, dans le cas présent, serait Mme Duquette et son équipe — de le faire. Il pourrait s'agir du lieu où se trouvent ou se trouvaient les membres de la famille au Canada. Il pourrait s'agir d'un lieu de travail. Même si elles se trouvent à l'étranger, les personnes ont peut-être travaillé au Canada. On cherche un lieu avec lequel la personne entretient des liens.
Au bout du compte, nous devons trouver l'endroit le plus approprié pour l'électeur. Comme je l'ai indiqué précédemment, une fois cet endroit identifié, la personne y est associée jusqu'à ce qu'elle revienne résider au Canada. Un simple séjour ne suffit pas; la personne doit résider à nouveau au Canada.
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Merci beaucoup, monsieur le président.
Monsieur Perrault, je vous remercie encore une fois de votre grande disponibilité.
J'aimerais commencer par une question de connaissance générale, parce que j'ignore comment on vote à partir de l'étranger.
En ce qui concerne la trousse que l'on reçoit, s'agit-il d'un bulletin blanc sur lequel on doit écrire le nom du candidat?
Il faut dire que les candidats ne sont pas nécessairement connus dès le début de l'élection. Est-ce un frein ou, au contraire, est-ce une façon de s'assurer que les électeurs à l'étranger suivent un peu ce qui se passe en matière de politique locale et s'intéressent un tant soit peu à la campagne électorale, puisqu'ils doivent consulter le site d'Élections Canada pour voir qui sont les candidats? Y a-t-il du pour et du contre? J'aimerais entendre votre avis là-dessus.
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Je vais renchérir sur ce que vous dites. Il y a effectivement du pour et du contre à ça. Ce n'est pas une question facile.
On sait que le bulletin de vote peut prendre, en moyenne, 12 jours avant de nous revenir, mais c'est très variable selon l'endroit dans le monde où se trouve l'électeur. Les données ne sont pas les mêmes pour Cincinnati que pour l'Asie, par exemple. On sait aussi qu'en moyenne, les électeurs attendent six jours avant de nous retourner leur bulletin par la poste. Ce sont cependant des données qu'il faut prendre avec un grain de sel. Elles proviennent de sondages que nous avons faits par le passé.
Il est vraisemblable que, si les électeurs reçoivent une trousse en début de campagne électorale, ils attendent à la fin des mises en candidature, soit 21 jours avant l'élection, pour nous retourner leur bulletin de vote. Par conséquent, le retour des bulletins est retardé jusqu'à un certain point, du moins jusqu'au jour 21, selon le compte à rebours.
L'endroit dans le monde où se trouve l'électeur peut donc avoir un effet sur le taux de succès du retour des bulletins. C'est possible, mais, normalement, il y a assez de temps.
C'est certain que, si la Loi électorale du Canada permettait d'inscrire le nom du parti sur le bulletin de vote spécial, ce qui n'est pas le cas actuellement, ça accélérerait le processus, mais il y aurait d'autres inconvénients liés à ça. C'est un choix de politique publique.
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Oui, je pense que, s'il y avait un chantier à lancer, ce serait dans les communications. Ça ne veut pas dire que c'est facile. On parle ici de diaspora, de gens qui sont un peu partout dans le monde. Le principal mode de communication est notre site Web.
Nous travaillons également avec le ministère des Affaires étrangères pour lui donner de l'information, qu'il distribue ensuite à toutes les ambassades et à tous les consulats. Il y a donc là, en quelque sorte, un mécanisme de dissémination de l'information, mais ça prend déjà un certain intérêt de la part de l'électeur.
Par ailleurs, nous avons des campagnes sur les médias sociaux, du contenu qui se transmet naturellement et de la publicité payée qui est acheminée. Il y a des cibles stratégiques. Je ne suis pas un expert en ciblage dans les médias sociaux, mais il y a de la publicité qui vise ces communautés.
Il faudrait donc voir si nous pourrions bonifier ça d'une façon ou d'une autre, pour mieux sensibiliser les électeurs non seulement à l'opportunité de voter, mais aussi à l'importance de retourner leurs bulletins à temps, et les informer sur les moyens de le faire.
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Ça a été analysé. En fait, ça existait dans la Loi, mais pas pour les électeurs internationaux. Avant 1993, il y avait le vote par procuration, mais on a jugé qu'il était préférable d'éliminer cette pratique.
Je vais m'avancer sur deux raisons qui expliquent cette décision: d'abord, la notion de secret du vote; ensuite, l'acte de foi que fait l'électeur quand il confie son vote à quelqu'un d'autre. Ce sont probablement les deux principaux défauts du vote par procuration.
Cela dit, il y a aussi une lourdeur administrative qui vient avec la confirmation que le mandataire a effectivement le mandat de la part de l'électeur, ce qui peut prendre du temps. Le débat pourrait être rouvert, mais, à l'époque, on a jugé que, tant qu'à avoir des étapes administratives, il était préférable d'étendre le bulletin de vote spécial, plutôt que de poursuivre le vote par procuration et de l'étendre à l'international.
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Merci, monsieur le président.
Je remercie les trois témoins de leur présence parmi nous. Je les remercie aussi de leur disponibilité, puisque ça fait quelques fois dernièrement qu'ils viennent comme témoins au Comité permanent de la procédure et des affaires de la Chambre.
Dans le Rapport sur la 45e élection générale du 28 avril 2025, que vous nous avez transmis, vous indiquez que seulement 56,5 % des bulletins de vote des électeurs à l'étranger ont été reçus à temps et comptés. J'ai trois questions plus précises à ce sujet.
Savez-vous combien de bulletins de vote ont été reçus le jour même, mais après 18 heures?
Savez-vous combien de bulletins de vote ont été reçus le lendemain du jour du scrutin?
Savez-vous combien de bulletins de vote ont été reçus dans les cinq jours suivants?
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En fait, les personnes inaptes, comme toutes les autres personnes, ont le droit de voter. Elles doivent manifester cette volonté. Dans le cas du bulletin de vote spécial, elles doivent quand même signer l'enveloppe extérieure. Il y a une marque d'action de la part de la personne qui vote. Évidemment, des signatures peuvent être contrefaites. Il n'y a pas de système blindé.
Nous avons exploré le système hybride il y a quelques années. En 2018, nous avions commencé à y regarder. Techniquement, il est possible de le faire. Il faudrait que nous changions nos systèmes pour le faire, mais ce serait possible. Il y a quand même des défis. Pour éviter qu'un électeur ait à acheter trois enveloppes de tailles différentes pour faire les insertions, ce qui est très difficile, on a conçu un modèle, un système de pliage, qui peut être un peu complexe pour l'électeur. Il faut aussi que l'électeur ait une imprimante. Or, il y a de moins en moins de gens qui ont des imprimantes à la maison.
À l'époque, quand nous avions examiné ça, compte tenu du nombre d'électeurs à l'étranger, qui était plus bas que maintenant, et de la complexité de tout ça, ce système ne nous avait pas semblé être une voie prometteuse.
Si on veut explorer d'autres mécanismes, si on est prêt à aller plus loin, il y a le vote par téléphone, mais il en existe des variantes plus modernes, si je puis dire. Je pense au vote par téléconférence, où on voit la personne qui montre ses pièces d'identité et qui est ensuite amenée dans une salle virtuelle distincte pour voter de façon anonyme. Ce ne serait pas permis dans le cadre actuel de la Loi, mais ça m'apparaît plus enraciné dans l'avenir que des méthodes comme le pliage, les enveloppes de différents formats et les retours postaux.
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Merci, monsieur le président.
Je vais peut-être partager mon temps, si mon collègue a également des questions, je vais donc être très rapide et efficace.
Messieurs, je suis ravi de vous revoir.
Madame Duquette, je suis heureux de vous rencontrer.
J'ai voté par bulletin spécial, ce qui était un processus assez étrange. Pouvez-vous me dire quels protocoles sont en place pour assurer la sécurité des bulletins de vote spéciaux dans les bureaux d'Élections Canada de chaque circonscription? Sont‑ils stockés dans chaque bureau électoral dans une zone de stockage surveillée par caméra?
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Merci, monsieur le président.
Je vais partager mon temps avec Mme O'Rourke.
Merci, madame Duquette, monsieur Perrault et monsieur Roussel, pour cette importante étude.
Nous étudions les problèmes auxquels sont confrontés les Canadiens qui vivent à l'étranger lorsqu'ils veulent exercer leur droit de vote, et nous examinons les obstacles opérationnels et logistiques qui les empêchent de le faire. Je vous remercie pour vos conseils et vos solutions pratiques. Nous parlons ici des délais de livraison des bulletins de vote et de la modernisation, sous quelque forme que ce soit, du vote spécial, et je vous suis reconnaissant de bien vouloir nous transmettre votre expertise.
Monsieur Perrault, je crois que vous avez dit qu'environ la moitié des personnes qui ont envoyé leur bulletin de vote figuraient déjà sur la liste, et qu'au moment du déclenchement de l'élection, les trousses ont été distribuées, puis l'autre moitié en a fait la demande. Est‑ce à peu près exact?
À deux reprises, j'ai été formatrice pour Élections Canada dans ma circonscription, et je m'y connais aussi très bien en élections municipales. J'ai également été formatrice pour Élections Ontario. Je comprends vraiment à quel point il est difficile de devoir rassembler des gens pour les former, car les personnes formées occupent également des fonctions dans ces bureaux. C'est comme si on montait une société immédiatement, dès le déclenchement des élections, et qu'on menait à bien cette tâche. Félicitations à vous et à votre équipe.
Je suis curieuse au sujet du vote depuis l'étranger.
Vous voyez la répartition des personnes qui s'inscrivent. Y a‑t‑il une circonscription où le résultat pourrait être sensiblement différent si tout le monde votait et où cela pourrait influencer le résultat des élections? C'est ma première question.
Voyez-vous des tendances indiquant quels pays ont le plus grand nombre d'électeurs inscrits à l'extérieur du Canada? Et le redécoupage a‑t‑il eu une incidence quelconque sur les électeurs étrangers cette année?
:
Oui. C'est un point important. Le régime a été conçu avec un certain manque de souplesse, qui exige que les bulletins soient remis à temps, peu importe les circonstances. On ne peut pas commencer à accorder des exceptions lorsqu'un bulletin est en retard de quelques heures ou de quelques jours, ou lorsqu'il y a une tempête, une inondation, une grève, entre autres. Il faut faire preuve de rigueur. Nous devons appliquer les règles telles qu'elles sont énoncées.
Nous voyons effectivement des trousses arriver plus tard. Bien sûr, certaines trousses se perdent dans le courrier et arrivent plus tard ou sont retardées pour toutes sortes de raisons, mais il faut faire preuve de rigueur. Je me trompe peut-être, mais on m'a informé que la Société canadienne des postes a cessé la datation des enveloppes qu'elle traite. Ce ne serait donc pas un indicateur fiable.
Quoi qu'il en soit, cela soulève toutes sortes de questions stratégiques légitimes. Certains pays permettent que les votes soient comptés après les élections, mais il faut ensuite s'assurer que le système utilisé pour la livraison des bulletins indique l'heure où le vote a été exprimé.
Il existe divers moyens par lesquels le courrier nous parvient à l'échelle internationale et nationale. Quelqu'un peut nous l'apporter. Quelqu'un peut l'envoyer par messagerie ou par courrier ordinaire. Il faudrait examiner toutes les circonstances pour s'assurer qu'il y a un marqueur de date clair. Je ne sais pas si Postes Canada le fait encore.
:
Bonjour, monsieur le président et membres du Comité.
Je vous remercie de m'avoir donné l'occasion de venir vous parler aujourd'hui.
Je suis heureuse de vous donner un aperçu de la façon dont nous, à Affaires mondiales Canada, soutenons le vote des Canadiens à l'étranger lors des élections fédérales.
Permettez-moi de commencer par clarifier notre rôle. Affaires mondiales Canada a un mandat très précis et limité en matière de vote à l'étranger. Nos responsabilités sont définies dans un accord de coopération avec Élections Canada signé pour la première fois en 1993 et mis à jour en 2019.
[Traduction]
En vertu de cet accord, Élections Canada a l'entière responsabilité de déterminer qui a le droit de voter et d'inscrire les électeurs au Registre international des électeurs. Notre rôle consiste simplement à fournir un soutien logistique par l'entremise du réseau de missions diplomatiques du Canada à l'étranger. Il est également important de souligner ce que nous ne faisons pas. Nous n'appuyons pas les élections provinciales, et nous n'aidons pas les gouvernements étrangers à organiser le vote au Canada pour leurs propres citoyens.
Concrètement, en quoi consiste notre soutien? Lors des périodes préélectorales, nos missions aident les Canadiens vivant à l'étranger en répondant à des questions de nature générale, par téléphone ou par courriel, sur la façon de voter au moyen d'un bulletin de vote spécial par la poste. Pour les demandes de renseignements plus complexes, nous les renvoyons directement à Élections Canada. Les missions publient des renseignements sur leurs sites Web et diffusent des mises à jour par l'entremise des médias sociaux pour s'assurer que les Canadiens à l'étranger reçoivent des renseignements exacts en temps opportun.
Avant de pouvoir voter à l'étranger, les Canadiens doivent présenter une demande pour être inscrits au Registre international des électeurs. Ce processus se fait habituellement en ligne. Cependant, les missions peuvent aider les électeurs qui ont besoin de mesures d'accommodement en envoyant la demande en leur nom à Élections Canada par télécopieur ou par courriel.
Nous aidons également les électeurs qui choisissent d'utiliser une mission comme adresse postale pour recevoir leur bulletin de vote. Lorsque la mission reçoit le bulletin de vote, elle communique avec le client — en supposant que le client a fourni ses coordonnées à la mission — pour l'informer que son bulletin de vote est arrivé et de retourner le bulletin rempli à une date précise.
Qu'un Canadien ait reçu son bulletin de vote directement ou par l'entremise de la mission, il a la possibilité d'apporter les bulletins remplis à la mission avant une date précise pour qu'ils soient ensuite livrés à Élections Canada. Habituellement, les bulletins de vote sont expédiés par envoi régulier par l'entremise de DHL.
[Français]
Encore une fois, pour être claire, je répète que nous ne déterminons pas l'admissibilité des électeurs, nous ne traitons pas les demandes, nous ne fournissons pas de trousse de vote et nous n'organisons pas le vote en personne.
Permettez-moi maintenant de vous donner un aperçu de la 45e élection générale d'avril 2025.
Environ 102 000 bulletins spéciaux ont été envoyés, sur demande, à des Canadiens vivant à l'étranger. Parmi ceux-ci, un peu plus de 57 000 bulletins, soit 56,5 %, ont été retournés à temps et comptés, ce qui représente une amélioration par rapport au taux de retour de 48,5 % lors de l'élection précédente.
[Traduction]
Sur les 43,5 % de bulletins de vote spéciaux restants qui ont été envoyés par Élections Canada, 19 % ont été retournés en retard et ont dû être mis de côté. Les retards étaient principalement dus à plusieurs facteurs, notamment les difficultés rencontrées par les services postaux à l'international et, dans certains cas, des électeurs qui ne recevaient pas leur bulletin de vote à temps ou qui ne livraient pas leurs bulletins remplis aux missions assez tôt pour pouvoir les expédier à Élections Canada avant la date limite. Au total, 164 bureaux diplomatiques canadiens ont soumis des bulletins de vote au nom des électeurs.
Même si nous avons constaté des progrès en ce qui concerne les taux de retour, des défis demeurent. Certains Canadiens à l'étranger s'attendent à voter en personne dans les missions, ce qui n'est pas possible. Parfois, les électeurs canadiens demandent que les bulletins de vote soient envoyés aux missions, mais omettent d'en informer le personnel ou de fournir leurs coordonnées, ce qui complique le ramassage des bulletins de vote. De plus, bien sûr, les contraintes de ressources dans les missions peuvent être problématiques pendant les périodes de pointe.
En conclusion, nous continuons de travailler en étroite collaboration avec nos partenaires d'Élections Canada pour régler ces problèmes, que ce soit en améliorant les communications avec les Canadiens à l'étranger, en simplifiant la logistique ou en trouvant des moyens d'atténuer les retards dans le courrier international. Ensemble, nous nous engageons à rendre le processus aussi clair et accessible que possible pour les Canadiens qui votent à l'extérieur du pays.
Je vous remercie de votre attention. Je me ferai un plaisir de répondre à vos questions.
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Bonjour, et merci beaucoup de me donner l'occasion de comparaître aujourd'hui.
Comme vous l'avez mentionné, l'une de mes fonctions officielles au sein des Forces armées canadiennes est d'agir à titre d'officier de coordination des règles électorales spéciales pour la Défense nationale. Ce rôle m'a été confié en 2023 par notre ministre de l'époque au moyen d'un décret de désignation pris en vertu de la Loi électorale du Canada, puis officialisé de nouveau en 2025 par le actuel.
Mon rôle principal est de maintenir la capacité et l'état de préparation des FAC à administrer les bureaux de scrutin militaires pendant les élections générales fédérales. Comme le Comité le sait, conformément à Loi électorale du Canada, les électeurs admissibles des FAC, qu'ils soient au Canada ou à l'étranger, sont autorisés à voter aux bureaux de scrutin militaires par bulletin spécial. Les procédures opérationnelles spéciales sont en place depuis le début du XXe siècle.
Avec une équipe d'officiers de liaison désignés, j'aide nos commandants militaires à s'acquitter de cette tâche. Je travaille avec le directeur général des élections par l'intermédiaire de l'administratrice des règles électorales spéciales et du coordonnateur du vote militaire dans l'administration de ces procédures.
Nos officiers de liaison et leurs remplaçants, qui sont également nommés officiellement par notre ministre, se voient ensuite confier des responsabilités régionales précises dans une dizaine de régions. Ces régions couvrent toutes les provinces et tous les territoires, certaines étant spécifiquement consacrées au personnel de la région de la capitale nationale, au personnel affecté à l'extérieur du Canada et au personnel déployé.
Nos membres sont autorisés à voter de plusieurs façons. Ils peuvent choisir de voter de la même façon que tous les citoyens canadiens, par exemple dans un bureau de vote le jour du scrutin ou par anticipation. Ils peuvent aussi choisir de voter par bulletin spécial. La seule réserve à cet égard concerne les personnes au sein des FAC qui n'ont pas l'âge légal ou qui détiennent le statut de résident permanent. Je peux vous donner plus de détails sur la façon dont nous gérons cela, si vous le souhaitez.
Le concept et le processus ne sont pas trop compliqués, même si leur mise en œuvre peut être un peu difficile, comme vous pouvez aisément l'imaginer. Avant l'annonce d'élections, la formation initiale de nos officiers de liaison est assurée par des fonctionnaires d'Élections Canada. Les équipes coordonnent leurs efforts avec les commandants d'unité et les fonctionnaires électoraux de leur unité, lesquels sont essentiellement les personnes sur le terrain qui contribuent à la mise en œuvre des activités électorales.
Une fois le bref émis, les officiers de liaison commencent à se préparer dans la région qui leur est assignée. Une liste des électeurs admissibles des FAC est dressée dans notre base de données sur le personnel, qui s'appelle Gardien. Élections Canada commence à distribuer le matériel de vote aux officiers de liaison. Les unités reçoivent habituellement ce matériel une semaine avant la période de scrutin militaire prévue.
Je vais vous parler un peu de Gardien. Il s'agit d'une base de données en temps réel qui fournit à nos bureaux de scrutin et à Élections Canada les circonscriptions électorales désignées de nos membres. La résidence est établie à partir de leur adresse domiciliaire dans le système. Pour ceux qui sont affectés à l'extérieur du Canada, il s'agit de la dernière adresse canadienne que nous avons dans nos dossiers.
Nos bureaux de scrutin pourraient se trouver au Canada ou dans une unité à l'étranger, ou ils pourraient être des bureaux de scrutin itinérants. Pour les petites missions ou lorsque notre présence à l'étranger est très faible, par exemple de trois à cinq membres, l'officier de liaison désigné assure directement la coordination avec les membres. Ensemble, ces derniers utilisent les options standards de vote par correspondance d'Élections Canada, comme les autres Canadiens à l'étranger.
Les FAC fonctionnent habituellement selon un calendrier électoral de 36 jours une fois que le bref a été émis. Au cours de cette période de 36 jours, les commandants sont tenus d'accorder à leurs membres six jours pour voter, habituellement la semaine précédant le jour des élections nationales. Pendant cette période, les bureaux de scrutin doivent être ouverts pendant au moins trois jours et au moins trois heures ces jours‑là.
Les bureaux de vote des FAC ne sont pas si différents des bureaux de scrutin civils. Les membres arrivent, leur admissibilité est vérifiée, et leur bulletin de vote est déposé. Ces bulletins de vote sont scellés et conservés en lieu sûr conformément aux protocoles d'Élections Canada. Les bulletins remplis sont retournés ce soir‑là, et lorsque ce n'est pas possible — pour un navire en mer, par exemple —, ils sont retournés au plus tard à 18 heures le jour des élections nationales. Toute adaptation à ce processus doit être préapprouvée par Élections Canada.
Bien que certains bureaux de scrutin des FAC ressemblent à des bureaux civils plus typiques, d'autres ont été installés sur le terrain lors d'exercices à l'extérieur du pays, par exemple, comme je l'ai mentionné, à bord de navires en mer. Lors des dernières élections, nous avons même vu des Canadiens voter depuis l'arrière d'une camionnette à la SFC Alert pendant que l'avion attendait sur l'aire de trafic pour décoller avant que le mauvais temps s'installe. Dans ce cas, on a également autorisé les non-membres des FAC d'Environnement et Changement climatique Canada — soit une cinquantaine de personnes — à voter à la SFC Alert et à la station Eureka.
Des trousses de scrutin unique ont également été fournies à nos membres des opérations spéciales à l'extérieur du Canada. La période de scrutin pour nos troupes en Lettonie a été prolongée en raison d'exigences opérationnelles visant à garantir que tous les membres peuvent voter.
Sur les quelque 104 000 électeurs admissibles des FAC, plus de 52 000 se sont prévalus des options du scrutin civil, et près de 25 000 de nos membres ont voté par bulletin spécial aux dernières élections. Au total, plus de 76 000 de nos membres ont voté cette année, soit 73,5 %. Près du quart d'entre eux ont utilisé l'un des 230 bureaux de scrutin qui ont été établis dans le monde, y compris le bureau itinérant mentionné plus tôt, qui a été installé dans la cabine arrière d'une camionnette dans le Grand Nord.
Je vous remercie encore de m'avoir donné l'occasion de témoigner. Je me ferai un plaisir de répondre à toutes les questions que le Comité pourrait avoir au sujet des règles électorales spéciales pour les Forces armées canadiennes.
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Merci, monsieur le président.
Merci aux témoins qui comparaissent aujourd'hui.
Je tiens particulièrement à vous remercier, capitaine Salt. Je vous remercie de votre service. Je ne suis pas certain, compte tenu de votre métier, que ce travail soit la même chose que d'être en mer. J'ai eu une excellente conversation avec le vice-amiral Topshee en fin de semaine à Halifax. La Marine est entre de bonnes mains.
Les choses ont évidemment un peu changé au cours des six dernières années. Quand j'étais dans l'armée, je pouvais voter, comme vous l'avez dit, mais je n'ai jamais voté dans aucune circonscription fédérale depuis que j'ai le droit de vote, sauf dans la circonscription de Bruce—Grey—Owen Sound, que j'ai maintenant le privilège de représenter. Cela n'a jamais changé au cours de ma carrière de plus de 25 ans dans l'armée.
D'après ce que je comprends, les membres actuels des FAC pourraient toujours voter dans leur circonscription d'origine, si elle est demeurée la même, ou bien ils doivent voter dans leur dernière circonscription de résidence ici, au Canada. C'est là que leur bulletin de vote est déposé. Cela a‑t‑il changé? Pouvez-vous nous expliquer le processus, s'il vous plaît?
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Je vous remercie grandement de votre question, monsieur.
Oui, les choses ont un peu changé. Comme la vice-présidente le sait, auparavant, les membres remplissaient ce qu'on appelait une déclaration de résidence ordinaire. Ces données étaient saisies dans nos systèmes, puis fournies à Élections Canada. Par exemple, en tant que membre, je pouvais indiquer que je souhaitais voter dans la circonscription d'Ottawa ou, comme j'avais passé la majeure partie de mon temps dans la Marine à Victoria, que c'était là que je voulais voter. Je crois qu'il y a environ 10 ans, un projet de loi a été adopté pour supprimer l'obligation de remplir une déclaration de résidence ordinaire. Comme je l'ai mentionné, nous utilisons maintenant la base de données Gardien, qui contient les lieux de résidence actuels des membres.
Il faudrait que je vérifie auprès d'Élections Canada, mais d'après ce que je comprends, tous les membres des FAC, comme tous les Canadiens, sont toujours autorisés à s'inscrire par l'entremise d'Élections Canada et à choisir la circonscription électorale qu'ils souhaitent. Cette information serait enregistrée dans notre système. Lorsque les listes d'électeurs des FAC sont publiées, les personnes votent en fonction de cette information.
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Je vous en remercie. Je trouve ce processus fascinant, et j'aimerais avoir un peu plus de détails pour voir comment il a changé. Il y a 10 ans, je n'avais pas encore commencé ma carrière parlementaire, et je n'étais donc pas en mesure de l'analyser de près. Je crois que les membres des FAC devraient pouvoir voter et continuer de voter de l'endroit où ils se sont enrôlés.
Je veux parler des défis auxquels nous faisons face. Je sais qu'Affaires mondiales Canada nous est d'une aide incroyable pour récupérer les bulletins de vote, surtout dans le cadre des petites missions que nous avons déployées partout dans le monde. Lorsque le temps est compté dans la période de 36 jours, pouvez-vous expliquer un peu...?
Je vais continuer de m'adresser à vous, capitaine Salt, mais si Mme Csaba a quelque chose à ajouter, elle peut le faire. Cela concerne les listes de candidats.
Avec les bulletins de vote spéciaux, ceux qui veulent voter au début d'une période électorale doivent savoir épeler le nom de leur candidat. C'est un peu plus compliqué quand il y a des distances pouvant s'élever à des dizaines de milliers de kilomètres.
Comment cela fonctionne‑t‑il? Fournissez-vous la liste des candidats, ou incombe‑t‑il aux Canadiens à l'étranger de savoir pour qui ils votent? Dans la mesure du possible, veuillez expliquer certains des défis auxquels font face les petites missions pour récupérer les bulletins de vote.
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Pour répondre à votre première question, la liste électorale nous est fournie par Élections Canada une fois qu'elle est achevée. Que les personnes votent par l'entremise du quartier général de la Défense nationale ici à Ottawa ou au moyen d'un bulletin unique parce qu'elles sont déployées au Liban, les listes leur sont fournies à ce moment‑là. Elles ont pleinement accès aux personnes pour lesquelles elles peuvent voter dans leur circonscription.
En ce qui concerne la logistique, nous sommes dans une position très particulière, comme vous le savez bien. Nous avons beaucoup de ressources à notre disposition que nous pouvons mettre à contribution si nous en avons besoin. Habituellement, tout comme Affaires mondiales, nous faisons appel à des services de messagerie comme DHL pour acheminer, dans la mesure du possible, les bulletins de vote — en particulier ceux des électeurs qui se trouvent au Canada, comme une personne qui vote à Victoria — jusqu'à l'administration centrale d'Élections Canada ici, à Ottawa.
Nous avons également la possibilité de déplacer le lieu de vote, au besoin. L'exemple d'Alert en était une illustration parfaite. Le vol mentionné n'a pas été organisé précisément pour la période de scrutin; c'était une coïncidence qu'il se rende là‑bas pour un ravitaillement. En fait, le vol avait été annulé deux fois avant cela en raison du mauvais temps pendant la période électorale, et c'était notre dernière occasion de nous rendre là‑bas. C'est la raison pour laquelle j'ai dit qu'il attendait sur l'aire de trafic pour pouvoir décoller avant que le mauvais temps arrive afin de pouvoir retourner à Ottawa avec ces bulletins de vote.
De même, pour les électeurs à l'étranger, nous avons la possibilité de faire appel aux ambassades à l'étranger au besoin, en collaboration avec Affaires mondiales, pour nous aider à transporter les votes. Il y a beaucoup de collaboration à cet égard.
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Merci, monsieur le président.
J'aimerais souhaiter la bienvenue à nos distingués invités d'aujourd'hui.
Je suis très heureuse de vous revoir, madame Csaba. J'ai eu l'occasion de rencontrer Mme Csaba au Ghana lorsqu'elle était la haute‑commissaire du pays. Il est bon de vous revoir.
Bienvenue à vous aussi, monsieur Salt.
Vous avez mentionné une liste de choses que vous n'êtes pas en mesure de fournir aux Canadiens qui vivent à l'étranger. Pouvez-vous nous dire ce que vous pouvez leur fournir?
Après avoir écouté les questions de mes collègues d'en face, je suis très curieuse de savoir comment certaines des ressources utilisées par les FAC pourraient également être accordées aux petites missions qui n'ont peut-être pas les services nécessaires pour récupérer les bulletins de vote à temps.
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Je me ferai un plaisir de répondre à cette question.
Par l'intermédiaire de ses missions, Affaires mondiales peut fournir plusieurs choses, aux électeurs comme à Élections Canada.
En premier lieu, nous commençons par fournir une liste à jour de toutes les missions diplomatiques et de tous les postes consulaires du Canada pour qu'Élections Canada sache où nous travaillons. Nous répondons directement aux demandes de renseignements généraux des électeurs canadiens à l'étranger sur le processus de vote par bulletin spécial, mais nos réponses se limitent à des renseignements généraux. Tous les cas particuliers sont renvoyés à Élections Canada.
Nous publions des renseignements sur les sites Web de nos ambassades et nous diffusons des nouvelles sur les médias sociaux pour que les Canadiens à l'étranger aient accès à des renseignements exacts en temps opportun. Voient-ils ou non ces renseignements? C'est une autre question, mais nous faisons de notre mieux pour diffuser ces renseignements auprès du public.
Nous pouvons aider les électeurs qui ont besoin d'une aide spéciale, qui ont besoin de mesures d'adaptation, à présenter à Élections Canada une demande d'inscription au Registre international des électeurs. Nous pouvons faire fonction de bureau de poste, en quelque sorte, pour les personnes qui souhaitent que leur bulletin de vote soit envoyé à la mission à l'étranger ou pour les Canadiens qui souhaitent déposer leur bulletin rempli. Nous les renvoyons au Canada en leur nom. Nous faisons également de notre mieux pour qu'ils arrivent au Canada à temps pour les élections. Nous utilisons en général des services de messagerie qui sont payés par Élections Canada.
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Merci beaucoup, monsieur le président.
Je remercie grandement les deux témoins d'être parmi nous.
Ma première question s'adresse à vous, capitaine Salt.
J'aimerais entendre vos commentaires sur la complexité de l'organisation de bureaux de vote pour les missions à l'étranger. Je pense notamment au fait que des rotations peuvent arriver en plein milieu d'une élection. Je sais que les Forces armées canadiennes sont particulièrement douées en matière de logistique. C'est d'ailleurs pour ça qu'elles sont si précieuses. Cependant, certaines circonstances doivent poser pour vous un défi exceptionnel.
Comment arrivez-vous à mettre en place des bureaux d'élection s'il y a une rotation, par exemple? Je pense notamment à l'opération Reassurance, dans le cadre de laquelle beaucoup de Canadiens sont déployés et les rotations ont lieu tous les six mois. Si ça arrive en pleine élection, comment fonctionnez-vous, notamment pour l'établissement des listes?
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Je vous remercie de votre question.
[Français]
Je vais y répondre en anglais, étant donné le sujet abordé.
[Traduction]
Dans le cas des personnes qui sont déployées, heureusement, nous savons en général longtemps à l'avance quand elles seront déployées. Nous pouvons donc collaborer à l'avance avec Élections Canada pour nous assurer que les personnes qui seront sur le terrain pendant une période de scrutin désignée, si elles n'ont pas été en mesure de tirer parti des possibilités de voter dans un contexte civil, sont prises en compte.
Il y a eu de temps à autre — et il y aura sans doute encore — des situations où une personne est déployée à très court préavis. Dans ces situations, grâce aux contacts quotidiens avec nos représentants d'Élections Canada, nous avons la possibilité, à très court préavis, de préparer un bulletin de vote spécial et de nous assurer que la personne a ce bulletin de vote et est en mesure de voter avant le déploiement ou même pendant le déploiement.
Nous avons des processus en place, et heureusement, à ma connaissance, il n'y a pas eu de cas où quelqu'un voulait voter et n'a pas pu le faire.
Madame Csaba, j'ai des questions pour vous aussi.
Au début de votre allocution d'ouverture, vous avez expliqué votre rôle et l'accord que vous avez avec Élections Canada. Je suis curieuse d'en entendre plus à ce sujet.
Communiquer de l'information aux électeurs à l'étranger pour qu'ils s'inscrivent sur la liste a l'air d'être une pierre d'assise du vote à l'étranger. De ce que je comprends, vous pouvez publier des informations en ligne, mais, contrairement aux électeurs nationaux, qui reçoivent le carton électoral, les électeurs potentiels ne reçoivent pas de communications personnalisées.
Est-ce que ça pourrait faire partie de votre mandat un jour, s'il y avait une révision de l'accord avec Élections Canada? Le cas échéant, serait-ce compliqué? Seriez-vous les mieux placés pour vous en occuper? Par exemple, connaissez-vous la répartition géographique des Canadiens à l'étranger? La taille de la diaspora semble peu claire.
Je sais que c'est une question très chargée. Pouvez-vous me faire un topo?
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Oui, madame. Comme je l'ai mentionné, tous les électeurs admissibles des Forces armées canadiennes sont autorisés à voter, mais, comme le Comité le sait peut-être, les Forces armées canadiennes peuvent enrôler des personnes qui n'ont pas atteint l'âge de 18 ans. Plus récemment, il y a un an et demi, l'enrôlement de résidents permanents a été autorisé au sein des Forces armées canadiennes. Bien entendu, ces deux groupes de personnes ne sont pas autorisés à voter.
Au fond, quand la liste des électeurs des Forces armées canadiennes est fournie à Élections Canada, elle n'inclut pas les personnes qui ont le statut de résident permanent ou qui ont moins de 18 ans. Si des personnes appartenant à un de ces deux groupes essayaient de se présenter à un bureau de vote des Forces armées canadiennes, leur nom ne figurerait pas sur la liste. Bien sûr, si quelqu'un ne figure pas sur la liste, comme c'est le cas dans un bureau de vote civil ordinaire, cette personne est autorisée à s'inscrire à ce moment‑là. Lors du dépouillement par Élections Canada, ce vote est pris en compte.
Comme l'intégration des résidents permanents en est à ses débuts et vient tout juste de commencer, il y avait très peu de résidents permanents dans les Forces armées canadiennes quand les élections générales ont été déclenchées. Je pense qu'ils étaient environ 130. Nous nous attendons à ce qu'ils soient beaucoup plus nombreux aux prochaines élections. Des processus seront mis en place pour demander aux membres des Forces armées canadiennes de confirmer qu'ils ont la citoyenneté canadienne et qu'ils ne sont pas des résidents permanents, ce qui leur permettrait de voter.
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D'accord, je vous serais reconnaissant de bien vouloir faire parvenir ce renseignement au Comité. Je pense que ce serait très intéressant, parce que nous avons entendu beaucoup de personnes qui pensent que c'est ce que le Canada devrait faire et il serait ridicule, à mon avis, de créer un système où nous ne permettons pas à d'autres pays de faire à l'intérieur de nos frontières ce que nous espérons qu'ils fassent pour le Canada. J'essaie simplement de comprendre en quoi consiste notre politique étrangère. Je vous en serais très reconnaissant.
En ce qui concerne la confirmation de la représentation des citoyens canadiens vivant à l'étranger, j'aimerais connaître votre position, dans la mesure du possible, sur le fait de permettre le vote lors des élections provinciales. Récemment, une experte a dit au Comité, dans le cadre de cette étude, qu'il n'est important pour les Canadiens à l'étranger de voter qu'aux élections nationales, parce que l'identité est déterminée par la nation. C'est ce qu'elle a dit. Je pense que ma collègue du Québec a peut-être une opinion très différente à ce sujet, tout comme certaines personnes nées dans d'autres provinces qui ont une identité distincte à l'intérieur du cadre canadien.
J'aimerais comprendre pourquoi Affaires mondiales ne permet pas aux citoyens vivant à l'étranger de voter aux élections provinciales et, si c'est quelque chose qui pourrait changer, quelles pourraient en être les répercussions sur notre politique étrangère.
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Merci, monsieur le président.
Je tiens à remercier nos deux témoins de leur présence aujourd'hui. Capitaine Salt et madame Csaba, je vous remercie de vos bons services. Tous les Canadiens qui sont déployés à l'étranger au sein des forces armées ou qui vivent simplement à l'étranger, tous ceux dont nous parlons ici méritent un processus de vote accessible, sûr et fiable, et vous nous montrez que le Canada fait l'envie du monde entier en la matière.
Nous menons cette étude pour réfléchir aux modalités d'un accès équitable et en temps opportun au vote, alors je vais commencer par vous, madame Csaba.
Habituellement, combien de temps faut‑il pour qu'un bulletin de vote, une fois reçu par une ambassade, un consulat ou un haut-commissariat, soit envoyé à Ottawa? Ce que je veux savoir, c'est si une mission attend jusqu'à une certaine date et envoie ensuite tous les bulletins de vote reçus, ou s'ils sont envoyés au fur et à mesure?