:
Bonjour, monsieur le président.
[Français]
Bonjour, tout le monde.
Je m'appelle Doug Ettinger. Je suis le président-directeur général de Postes Canada. Je suis accompagné de mes collègues Alexandre Brisson, chef de l'exploitation, et Rindala El‑Hage, directrice financière.
[Traduction]
Merci de nous avoir donné l'occasion de vous parler de notre transformation.
Avant de passer aux questions, je souhaite faire le point rapidement. Tout d'abord, nous avons de nouvelles conventions collectives ratifiées avec nos employés représentés par le STTP, le Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes. Nos employés ont voté massivement en faveur des conventions, à 89 % pour l'unité urbaine et à près de 86 % pour l'unité rurale. Elles vont demeurer en vigueur jusqu'à la fin de janvier 2029. Ce ne sont pas des conventions du statu quo; elles tiennent compte du fait que Postes Canada doit changer. Par exemple, nous pouvons maintenant offrir la livraison abordable des colis la fin de semaine, grâce à notre nouveau modèle de dotation à temps partiel, pour être plus compétitifs sur le marché.
Pour les clients, cela signifie que nous pouvons leur offrir la certitude nécessaire pour regagner leur confiance et avoir une chance de retrouver leur soutien, ce que nous tâchons activement de faire. Pour les petites entreprises qui comptent sur nous, ce changement signifie qu'elles peuvent nous faire confiance pour leurs envois, alors que nous trouvons de nouvelles manières de les aider à croître et à prospérer. Pour nos employés, ce changement offre de la certitude et de la stabilité pendant que notre transformation va de l'avant.
[Français]
Les nouvelles conventions nous apportent la stabilité.
[Traduction]
Postes Canada est très occupée présentement. Alors que nous rebâtissons l'entreprise, nous la transformons aussi activement.
Lors de discussions précédentes, vous avez posé des questions au sujet de notre situation financière difficile et des raisons derrière sa dégradation. En fait, au cours des 20 dernières années, Postes Canada a rencontré les mêmes défis structurels que toutes les administrations postales de l'Occident: l'érosion persistante de la poste-lettres, attribuable à la substitution numérique, combinée à la hausse des coûts de livraison par article alors que le nombre d'adresses continue d'augmenter. On a clairement un problème quand les revenus diminuent pendant que les coûts augmentent.
Nous sommes très très fiers de servir tous les Canadiens. Toutefois, comparativement à nos homologues d'ailleurs dans le monde, nous avons des coûts et des défis supplémentaires, puisque les gens que nous servons sont dispersés aux quatre coins du deuxième pays ayant la plus grande superficie au monde, sans compter que la densité de notre population est l'une des plus faibles au monde. C'est une très mauvaise combinaison sur le plan de la logistique. Notre mandat est de servir l'ensemble de la population du pays. Nous devons aussi le faire en étant autonomes sur le plan financier. Cela fonctionne essentiellement selon le principe de l'utilisateur-payeur. Mais à mesure que les gens ont commencé à changer leurs habitudes, il y a des années de cela, notre mandat a perdu son équilibre. De nombreuses études ont été effectuées au fil des ans, et elles ont toutes conclu que, sans changements majeurs, Postes Canada se dirigeait vers une crise financière.
[Français]
La situation était intenable.
[Traduction]
Malheureusement, les obstacles politiques et réglementaires sont demeurés en vigueur, parce que le changement requis ne faisait pas partie des priorités des gouvernements successifs. Les pertes inévitables ont commencé à s'accumuler. C'est pourquoi nous sommes extrêmement reconnaissants que le et le gouvernement comprennent à quel point le service postal est important pour la population, et qu'il doit changer pour servir un pays plus fort et plus résilient sur le plan économique.
Avec la levée des moratoires sur les boîtes postales communautaires et notre réseau de bureaux de poste, et grâce à d'autres changements, nous avons maintenant une occasion unique de renouveler et de rétablir Postes Canada pour répondre aux besoins croissants du pays. Le travail que nous avons accompli pour nous y préparer, comme le renforcement de notre capacité de traitement et de TI, signifie que nous sommes prêts et que nous prenons déjà des mesures sur le marché.
Je vais être clair: la transformation nécessite des changements. Mais ces changements peuvent être apportés de manière à offrir un service amélioré et adapté aux besoins modernes de notre pays en croissance.
[Français]
Il s'agit d'une occasion unique de perfectionner nos services.
[Traduction]
Je vais vous donner quelques exemples.
Grâce à la conversion des ménages restants à la livraison aux boîtes postales communautaires, presque tout le courrier et les colis livrés par Postes Canada seront déposés dans des casiers sous clé. Cela va augmenter la sécurité et la commodité, tout en réduisant nos coûts de livraison et en nous permettant d'offrir un soutien réel aux gens qui en ont besoin.
Étant donné que nous avons enfin la capacité d'examiner notre réseau de bureaux de poste selon les besoins actuels et de commencer à apporter des changements, nous pouvons mieux concentrer nos ressources là où c'est nécessaire.
Puisque nous n'avons pas eu la capacité de changer depuis 1994, notre réseau de bureaux de poste est devenu déséquilibré. Du point de vue du service, il y a trop de couverture dans les régions urbaines et pas assez dans les régions rurales, où les gens ont le plus besoin de nos services.
Nous devons prendre des mesures pour rééquilibrer notre réseau de bureaux de poste. Cela signifie que certains bureaux de poste dans les régions trop desservies vont devoir fermer pour que l'on puisse investir dans l'amélioration des services et relever les défis de longue date dans certaines communautés rurales, éloignées et du Nord.
Nous pouvons évidemment en discuter plus en détail, et je suis certain que nous le ferons, mais ces exemples démontrent notre engagement à introduire de nouvelles innovations et à améliorer la productivité, ce qui va nous permettre de prioriser les investissements et, espérons‑le, d'améliorer un service essentiel pour les communautés rurales, éloignées et du Nord, que seule Postes Canada dessert.
Je vais bientôt répondre à vos questions, mais je souhaite d'abord conclure en disant ceci: comme les études passées l'ont prédit, Postes Canada traverse maintenant une crise financière. Elle a commencé il y a longtemps. C'est une situation que nous prenons très au sérieux. Nos pertes nous préoccupent autant que vous, sinon plus. Nous ne pouvons pas changer le passé, mais je tiens à vous assurer que nous travaillons activement pour l'avenir, et pour notre transformation. Nous avons maintenant la responsabilité de prendre le virage, d'offrir un meilleur service et de retrouver notre viabilité financière, et nous avons des comptes à rendre à cet égard.
C'est un travail énorme, mais nous avons une équipe incroyablement talentueuse et déterminée qui va répondre aux besoins des Canadiens et Canadiennes et s'assurer que nos prêts sont remboursés le plus rapidement possible.
L'histoire de notre situation actuelle et de la façon dont nous en sommes arrivés là est bien documentée. Cependant, je vous demande de nous évaluer en fonction de notre rendement à venir alors que nous commençons un nouveau chapitre emballant, qui représente un tournant historique pour le service postal du Canada, un tournant digne de passer sur les chaînes de sports, pour les amateurs.
[Français]
Pour le service postal, il y aura un avant, et un après.
[Traduction]
Merci.
:
Merci. C'est une question importante.
Pour en revenir à ce que j'ai dit, nous comprenons vraiment ce que vivent les gens dans les régions rurales et urbaines. Nous ne voulons pas aller trop vite et les surprendre. Nous voulons obtenir leurs commentaires. C'est l'une de nos premières mesures. Le code QR les redirige vers un sondage. On leur demande comment ils utilisent le bureau de poste, les lacunes qu'ils relèvent, s'ils peuvent utiliser d'autres services et, s'ils n'utilisent pas le bureau de poste, d'expliquer pourquoi. C'est essentiellement de cette façon que nous recueillons des commentaires généraux. Cela se fait à l'échelle du pays, donc nous voulons obtenir des commentaires de tous les Canadiens afin de les inclure dans notre programme à mesure que le projet avance.
Essentiellement, cela revient à dire qu'il faudra écouter les collectivités et voir ce qu'elles ont à leur disposition. S'il y a cinq petits bureaux de poste dans un rayon de 10 kilomètres, nous envisagerons peut-être une ou plusieurs fermetures, dans cette région, mais nous pourrions aussi prolonger les heures d'ouverture d'un autre bureau ou élargir la gamme de services offerts dans un autre.
Notre objectif, ici, c'est d'améliorer le service. Nous ne pouvons pas réussir à coups de compressions, absolument pas. Notre objectif... et, au bout du compte, cela revient à ça. Nous pouvons réduire tous les coûts que nous voulons et faire toutes les compressions possibles, mais, si les consommateurs ne veulent pas utiliser Postes Canada, cela ne servira à rien. Nous devons créer un environnement de service à la clientèle — et nous y travaillons très fort — qui encourage les gens à utiliser Postes Canada en sachant qu'ils peuvent se fier sur nous.
Il y a beaucoup d'innovations en préparation, et j'aurai peut-être l'occasion d'en parler un peu. Cependant, nous ne sommes pas restés là à ne rien faire, au cours des dernières années. Nous avons simplement... On redemande aujourd'hui de mettre ces programmes sur le marché, et ils sont tous axés sur le consommateur et ce qui fonctionne pour lui. Les besoins du consommateur ne sont plus les mêmes qu'il y a 30 ans. Il est temps de moderniser le réseau de bureaux de poste.
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Merci de me donner l'occasion d'en parler. Je vais le faire rapidement afin de ne pas trop prendre de temps.
Tout d'abord, l'annonce de l'automne dernier, qui a retiré les obstacles qui nous nuisaient depuis longtemps, a été une incroyable nouvelle. Nous sommes vraiment ravis et reconnaissants que le gouvernement ait décidé de prendre cela au sérieux, et pas seulement parce qu'il devait le faire, mais pour le bien du Canada. Nous relions tous les Canadiens. Nous sommes présents dans toutes les collectivités. Nous vivons dans toutes les collectivités. Qui est mieux placé que nous pour mieux servir les Canadiens, surtout à l'heure actuelle?
L'autre chose, c'est que l'entente que nous avons réussi à négocier à la table, avec le syndicat, est une avancée pour les deux parties. Les deux parties ont fait des concessions durant le processus. Ce n'est pas une entente parfaite, mais elle est porteuse de changement pour l'organisation, à l'avenir. Maintenant, comme je l'ai dit, nous pouvons faire de la livraison la fin de semaine. Nous pouvons compétitionner avec les grands joueurs mondiaux.
Nous travaillons aussi sur quelque chose qui m'emballe depuis longtemps. Nous allons lancer un nouveau marché en ligne pour les petites entreprises et les détaillants canadiens. La plateforme sera très facile d'utilisation, et ses frais et ses coûts seront minimes. Elle vise vraiment à aider les petites entreprises canadiennes à s'établir.
Nous allons aussi annoncer un service de ramassage de colis à domicile pour les colis à expédier — je parle des petites entreprises — et à retourner. Un client pourrait avoir commandé trois chandails et finalement ne vouloir en conserver qu'un seul, donc nous allons faire cela.
Je suis très enthousiaste, parce que nous avons été durs envers les petites entreprises. Je tiens à m'excuser auprès des Canadiens et des petites entreprises qui ont vécu des temps durs ces deux dernières années. Le service postal a été perturbé pendant 220 jours au cours des deux dernières années pour diverses raisons. Cela a été dur pour elles. Nous leur sommes redevables et voulons retrouver leur confiance. Nous allons mettre en œuvre un nouveau programme pour les petites entreprises. Beaucoup de choses s'en viennent à l'automne. Nous avons établi de nouveaux tarifs pour les petites entreprises, nous leur expliquerons comment créer un site Web, nous leur offrirons des programmes d'aide et à valeur ajoutée. Nous voulons créer un partenariat avec les petites entreprises. C'est notre point fort. Nous avons collaboré avec Shopify quand la plateforme en était à ses débuts, il y a bien longtemps, et nous aimerions voir davantage de projets comme celui‑là partout au Canada.
Ce n'est pas tout. Certaines choses ne sont pas tout à fait prêtes à être annoncées, mais il y aura beaucoup d'annonces à l'automne. Elles ne concerneront pas seulement la transformation; il y aura aussi des innovations bien réelles, pour les consommateurs, qui faciliteront la prestation de services.
Merci.
:
Merci, monsieur le président.
Bonjour, monsieur Ettinger. Je vous remercie d'être là.
Je vais vous avouer mon malaise. Vous avez eu le mandat le 25 septembre 2025. Nous sommes le 18 juin 2026. Aujourd'hui, c'est la dernière journée des travaux parlementaires. Ce comité a attendu jusqu'à maintenant pour avoir des informations qui sont intéressantes. Vous comparaissez devant nous, alors qu'une des plus importantes transformations de Postes Canada depuis une génération, comme vous l'avez dit, est en cours.
Pourtant, les parlementaires, les municipalités, les travailleurs, les citoyens n'ont toujours pas un plan détaillé de ce qui est mis en œuvre. Il y a seulement des communiqués de presse, des notifications de médias qu'on reçoit sur les iPhone. C'est assez décevant pour les partenaires. On n'a pas d'échéancier clair. On n'a pas de suivi public des recommandations du rapport Kaplan. On n'a pas de portrait précis des mesures qui sont déjà mises en œuvre et de celles qui sont à venir. Vous en avez parlé.
Pourquoi faut-il constamment courir après l'information?
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Merci. C'est la première fois que je siège à ce comité. J'en suis enchanté.
J'ai discuté avec mes collègues, et je suis ici aujourd'hui parce que vous êtes ici aujourd'hui.
J'étais ravi de voir, tout à l'heure, que vous étiez positif, et j'espère que votre bonne humeur continuera. J'ai plusieurs questions. Je vais poser une série de questions; vous pourrez décider si quelqu'un y répondra. Puis je vais expliquer la raison pour laquelle je les pose. Si vous ne parvenez pas à répondre à toutes les questions, vous pourriez peut-être soumettre vos réponses par écrit.
Pour commencer, combien de clients ou de destinataires postaux y aura‑t‑il par code postal? À votre avis, quelle est la superficie couverte par un code postal, selon votre définition? Quelle serait la fourchette du nombre de clients dans cette zone? Certains codes postaux couvrent de 20 à 1 000 ou à 10 000 clients. Combien y aura‑t‑il de clients par code postal? Selon quels critères votre société décide‑t-elle de créer un nouveau code postal pour une zone particulière? Si ces critères existent, sont‑ils accessibles au public? Le public peut‑il les consulter? Si un citoyen, une entreprise ou un quartier voulait avoir son propre code postal, peu importe la raison — j'y reviendrai —, comment doit‑il s'y prendre? Quel est le processus? Ce sont mes questions, pour commencer.
À l'ère numérique d'aujourd'hui, les codes postaux sont très importants pour les Canadiens et leur vie quotidienne. Ils ont une incidence sur leurs opérations bancaires, leurs finances, leur assurance et de nombreux programmes du gouvernement. En ce qui concerne les assurances, les taux sont souvent fixés en fonction du taux de criminalité d'une zone donnée, et on fixe la prime à un montant donné. Si une caserne de pompiers est couverte par le code postal, alors leurs primes d'assurance sont... Le code postal peut avoir une incidence dans plusieurs domaines.
L'un des programmes dont vous vous souvenez probablement dépendait fortement... Dans ma circonscription, à Yellowhead, probablement 90 % des gens, voire plus, doivent aller en voiture chercher leur courrier au bureau de poste. La livraison n'est pas un problème. Le problème, c'est l'emplacement. Avant l'année dernière, avant les dernières élections, la remise sur le carbone pour les consommateurs dépendait d'où vous... Si vous avez rempli votre déclaration d'impôt, il y avait une case à cocher pour indiquer si vous viviez en milieu urbain ou rural, et cela est souvent mis en correspondance avec votre code postal. Dans ma circonscription, il y a une région spécifique — Waiparous, le lac Ghost et Ghost Valley — juste à l'ouest de Cochrane. Les habitants doivent conduire de 20 à 40 minutes pour aller à Cochrane et chercher leur courrier. Là n'est pas le problème.
Pour le programme de remise sur le carbone et de nombreux autres programmes et services sociaux, Cochrane correspond à la circonscription urbaine de Calgary. Mais ces personnes vivent en dehors de Calgary. Techniquement, elles auraient dû avoir une remise de 10 %, puisqu'elles habitent dans une zone rurale. Mais cette remise leur a souvent été refusée, en raison de leur code postal, et cela a créé un conflit important. Le fait d'avoir un code postal dans cette région, même si elle faisait encore partie de Cochrane... Le code postal pour la livraison ferait en réalité toute la différence pour ces personnes.
L'an dernier, les habitants de cette région ont lancé une pétition. Je l'ai présentée à la Chambre. Je l'ai aussi donnée au . Je n'ai eu aucune réponse du ministre. La pétition ne s'est pas rendue à un échelon aussi élevé que vous, mais je l'ai envoyée à Postes Canada. Postes Canada a répondu que ces personnes avaient accès à un service de livraison postal, et que c'est tout ce qu'elle compte faire pour l'instant.
Toutefois, aujourd'hui, j'ai eu le plaisir d'entendre dans vos déclarations préliminaires que vous examinez où seront installés les bureaux de poste et où se feront les livraisons. Pour commencer, je me demande si vous avez réellement obtenu une réponse du à ce sujet. Permettez-moi d'en douter.
Vous pourriez peut-être nous expliquer plus en détail le déroulement du processus? Comment pouvons-nous aider ces personnes à obtenir leur propre code postal?
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Message reçu. Plusieurs Canadiens nous ont dit que le programme de mesures d'adaptation devait être bien mieux que cela. Je m'engage, et nous nous engageons tous, à l'améliorer. Nous avons déjà pris certaines mesures. Il y a un site en ligne. Il est facile à utiliser.
Le service est une priorité dans ce processus, mais la sécurité est tout aussi importante. Pour de nombreux aînés — j'en fais moi‑même partie, désormais, je peux donc parler en mon nom —, il faut que ce soit commode. Si des personnes ont des difficultés fonctionnelles, nous devons leur donner tout le soutien dont elles ont besoin. Parfois, c'est simplement un tiroir coulissant, plus facile à utiliser, dans les boîtes postales communautaires, ou un tiroir en braille pour les personnes aveugles ou presque aveugles. On pourrait aussi adapter la hauteur pour les personnes en fauteuil roulant, par exemple. Certainement, si des personnes ont une bonne raison de ne pas pouvoir s'y rendre physiquement, nous n'allons pas compliquer les choses pour elles. Nous avons peut-être été trop stricts par le passé.
Présentement, 17 000 ménages utilisent ce service. Nous allons le promouvoir davantage. Nous allons nous assurer que les gens comprennent que c'est essentiel. Encore une fois, nous allons consulter les communautés, mais, si cela préoccupe certaines personnes, je suis très optimiste quant à notre capacité à assurer une livraison une ou deux fois par semaine, si c'est nécessaire pour certaines personnes. Aujourd'hui, la plupart des gens n'ont pas besoin de recevoir leur courrier plus d'une fois par semaine. Quels que soient les besoins, dans la mesure du raisonnable, nous verrons à y répondre. C'est une priorité. Si nous n'y parvenons pas, nous aurons des problèmes bien plus importants. Nous en sommes conscients.
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Oui. Merci. C'est une autre excellente question.
Encore une fois, les communautés rurales, éloignées et autochtones sont une priorité pour nous. Nous allons protéger les services dans ces communautés. Je connais leur importance. J'ai grandi dans une petite ville, en Nouvelle-Écosse. J'ai vécu dans des petites villes partout au Canada. Je comprends leur importance. Ces services peuvent être une plaque tournante pour certaines petites communautés. Nous allons procéder de manière réfléchie.
Pour répondre aux questions précédentes, nous n'avons pas encore pris de décision, même à l'interne, sur les bureaux de poste qui, selon nous, devraient rester ouverts ou être fermés. Nous nous assurons de mettre en place un programme adapté pour dialoguer avec les gens et recueillir les commentaires du public. Nous en avons parlé, plus tôt. Nous menons présentement des sondages, des sondages en ligne, et nous avons affiché des affiches dans tous les bureaux de poste sur lesquels on peut lire: « Voici un code QR; balayez‑le et donnez-nous votre avis. Nous prendrons ensuite les mesures qui s'imposent. »
Nous allons adopter une perspective communautaire, une perspective régionale. Comme je l'ai dit plus tôt, s'il y a beaucoup de bureaux de poste dans une petite zone, eh bien, nous allons probablement examiner cela. Mais pour les petites villes, comme celle où j'ai grandi, où les habitants ont besoin du bureau de poste, peut-être plus qu'ailleurs, à certains égards, nous serons très attentifs à cela. Nous allons aussi examiner d'autres facteurs. Nous recevrons les résultats des sondages menés auprès des Canadiens et nous connaîtrons leur avis. Nous regarderons le nombre de personnes qui fréquentent ces magasins, le chiffre d'affaires de ces magasins et le chiffre d'affaires de magasins situés à proximité. Nous allons tenir compte des commentaires et prendre des décisions réfléchies.
Aucune décision n'a encore été prise, mais nous avons lancé ce processus pour connaître l'avis des Canadiens.
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Merci, monsieur le président.
Merci de votre présence, et merci de votre service.
Selon le rapport annuel de 2024 de Postes Canada, en 2006, vous distribuiez cinq milliards et demi de lettres par an, et depuis, ce chiffre est passé à deux milliards. Selon le même rapport, « un système postal conçu pour livrer 5,5 milliards de lettres n'est pas viable pour deux milliards de lettres ».
Vous avez beaucoup parlé de votre plan de modernisation et de votre engagement auprès des petites entreprises, ce qui est excellent.
Pourriez-vous nous donner un peu plus de détails sur la manière dont vous comptez compenser les pertes de 2025? Pourriez-vous me donner davantage de détails, et parler des petites entreprises, de la distribution des colis, etc.?
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Je soulèverai deux ou trois points très rapidement. Je vais essayer d'être aussi rapide que possible.
Maintenant que les anciennes restrictions ont été supprimées, nous sommes libérés du carcan des années 1990. Nous disposons désormais d'une plus grande flexibilité pour l'avenir. Le premier accord négocié depuis des décennies a été conclu avec notre principal syndicat; ainsi, les livraisons les fins de semaine et tous ces nouveaux programmes dont j'ai parlé plus tôt pourront enfin voir le jour.
L'un des problèmes de ces 20 dernières années réside dans le fait qu'un grand nombre de nos conflits de travail ont été soumis à l'arbitrage. L'arbitrage est une approche très limitée, et on n'obtient pas le changement souhaité. Grâce à ces changements apportés depuis septembre dernier et au nouvel accord quinquennal majeur conclu avec le STTP, nous disposons désormais de la flexibilité nécessaire pour mettre en œuvre des changements. C'est un élément essentiel de ce changement radical.
Nous avons également réalisé des investissements stratégiques au chapitre de nos capacités et des technologies de l'information, qui nous permettront de rebondir en force. Nous évoluons dans un environnement extrêmement concurrentiel, face à certaines des meilleures entreprises du monde. Nous disposons désormais d'outils d'analyse informatique et d'analyse des tarifs que nous pouvons exploiter pour adopter une approche très stratégique en la matière. Nous enregistrons certains des meilleurs résultats de notre histoire en matière de respect des délais de livraison, et ce, malgré l'installation relativement récente à Scarborough. Le plan de transformation que nous avons mis en place est très exhaustif à cet égard. Comme je l'ai dit plus tôt, les boîtes postales communautaires, les BPCOM, à elles seules nous permettront d'économiser de 400 à 500 millions de dollars par an.
L'essentiel est de s'assurer auprès des clients, des consommateurs et des petites entreprises que nous leur offrons un meilleur service à la clientèle, afin qu'ils aient envie de continuer de faire appel à nos services. C'est pourquoi nous avons élaboré bon nombre de ces nouveaux programmes. Ils sont en cours, et nous les lancerons dans les mois à venir. La plateforme de vente en ligne entièrement canadienne sera un espace convivial dédié aux entreprises et ainsi de suite. Il y a beaucoup de choses sur lesquelles nous pouvons désormais aller de l'avant et qui suscitent beaucoup d'enthousiasme au sein de l'équipe. Nous sommes prêts. Je pense que c'est le moment de saisir cette occasion, d'agir de manière réfléchie et respectueuse, mais aussi d'aller de l'avant avec tous ces changements que nous attendons depuis longtemps.
Je siège à un comité mondial appelé KPG, qui représente 11 pays dans le monde. Nous nous réunissons régulièrement, de façon virtuelle, et nous mettons en commun les pratiques exemplaires. Je suis très proche du PDG d'Australia Post, La Poste en France et ainsi de suite. Nous échangeons sur nos expériences.
À l'échelle mondiale, nous faisons tous face aux mêmes défis. Il y a simplement quelques différences en ce qui concerne les délais et les priorités. On plaisante souvent avec les Australiens en disant que nous avons de la neige et eux du sable, mais que, à part cela, nous sommes très semblables. L'Australie a également une densité de population très faible, en fait, plus faible que la nôtre. C'est le seul pays au monde à avoir une densité de population plus faible que la nôtre. Il compte trois habitants par kilomètre, et nous en sommes à quatre par kilomètre.
Nous mettons assurément l'accent sur les colis. Tous nos programmes destinés aux petites entreprises concernent les colis. Les programmes de tarification que nous étudions visent à rendre les colis plus abordables pour les petites entreprises. Le marché du détail dont je parlais concerne les colis, avec les entreprises canadiennes de détail qui approvisionnent les consommateurs canadiens à la recherche de leurs produits, et ainsi de suite. Le ramassage à domicile concerne le ramassage de colis.
Je sais que certaines personnes n'aiment pas les BPCOM, mais elles sont très sûres. Elles sont sèches. Elles sont fermées à clé. Elles permettent de réduire le nombre de blessures. De plus, elles sont respectueuses de l'environnement. Fait plus important encore, elles sont désormais un casier à colis. Elles ne servent plus uniquement à recevoir des lettres. Elles ont initialement été conçues il y a 40 ans pour les lettres. Bon nombre de nos programmes ont été élaborés dans les années 1980 et 1990 pour le courrier postal, mais ils s'adaptent à 80 % des colis qui transitent par notre système.
Nous avons désormais le service Courrier. Si vous téléchargez l'application de Postes Canada — soit dit en passant, j'espère que vous êtes tous sur l'application de Postes Canada, pour donner un coup de pouce à l'équipe —, vous recevrez une notification selon laquelle vous avez un colis et vous saurez de qui il provient. Ce sont là autant de points sur lesquels nous souhaitons aller de l'avant, mais sans pouvoir le faire depuis fort longtemps.
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Merci. C'est une bonne question, soit dit en passant.
Il y a deux ou trois éléments à prendre en considération, et il faut trouver un juste équilibre entre les deux. Comme je l'ai dit, on ne peut pas se contenter de réduire les coûts pour réussir, et nous n'avons aucune intention de le faire. Nous avons les meilleurs employés du monde, et ce sont d'excellents ambassadeurs à l'extérieur, c'est donc un point important.
Nous avons perdu 1,57 milliard de dollars l'année dernière, chiffre difficile à prononcer. Cependant, je dirais que c'était le pire scénario. Nous avons été en interruption de travail pendant 220 jours, ou quelque chose du genre. Nos clients se sont détournés de nous. Ils ont désormais l'embarras du choix sur le marché canadien.
Il y a bien des années, nous avions des accords d'exclusivité avec de nombreux détaillants, et c'était tout. Ce n'est plus le cas désormais. Il existe des plateformes en ligne, et même une petite entreprise peut trouver en ligne plusieurs options.
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C'est une excellente question.
Je dirais que cela a été difficile. Nous nous sommes exprimés dans les médias, nous avons été très présents, et nous avons fait preuve d'une grande transparence ces deux ou trois dernières années concernant les défis auxquels nous faisons face. Pour certaines personnes, c'est difficile à accepter, ce qui explique que notre taux de rotation du personnel soit plus élevé que la normale. Bon nombre de personnes qui partent invoquent le fait que l'indemnisation et les avantages sociaux ne sont pas au même niveau que ceux des autres sociétés d'État et ministères.
Comme je l'ai dit plus tôt, nous avons un régime de retraite à cotisations déterminées dont nous assumons le risque, et c'est celui‑là qui s'applique à moi. Nous ne bénéficions d'aucune pension garantie. Nous avons réduit ces coûts. Nous avons réduit de 10 % ces coûts au niveau de la direction, et nous nous sommes engagés auprès du ministre à continuer d'étudier tous les aspects.
Ce qu'il faut savoir à propos du STTP, c'est que les membres bénéficient toujours d'une sécurité d'emploi dans le cadre de cet accord, alors nous ne sommes… Le chiffre avancé dans les médias était de 30 000. Ce que nous voulions dire, et ce que nous avons dit, je crois, c'est que, jusqu'à 30 000 personnes seront admissibles à la retraite sur les 10 prochaines années. Nous allons recourir à l'attrition et en tirerons parti pour que les employés partent en emportant leurs prestations de retraite et ainsi de suite, mais il se peut que nous ne les remplacions pas tous. C'est ce que nous essayons vraiment de faire ici.
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Je leur dis qu'ils ont tout à fait raison de poser ces questions, donc cela ne me pose absolument aucun problème.
Comme je l'ai dit auparavant, aussitôt que nous aurons l'approbation de passer à la suite, nous rendrons immédiatement cela public. Nous irons consulter les maires des petites et des grandes villes. Nous nous assurerons qu'ils ont un document qui leur montre le processus, les prochaines étapes, la rétroaction que nous voulons et les lacunes.
Nous sommes entièrement engagés envers ce projet. Je sais que je l'ai dit à plusieurs reprises, mais nous le sommes vraiment. Nous voulons bien faire les choses pour les Canadiens. Nous ne pouvons pas nous permettre d'échouer. Nous avons l'occasion d'une vie de bien faire les choses, et nous ne voulons pas abandonner les collectivités qui ne peuvent pas se permettre d'être laissées pour compte.
Au sujet des BPCOM, il se pourrait que M. Brisson ait un exemple — son exemple concerne plutôt les boîtes postales communautaires, mais c'est néanmoins un bon exemple — concernant Sept-Îles et les régions autour, si le temps nous le permet. Peut-être que non, mais M. Brisson peut ajouter un commentaire à ce propos.
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Merci de cette occasion.
Laissez-moi vous donner un exemple, en partie, de la raison pour laquelle nous avons hâte que cette transformation ait lieu. Lorsque nous disons que notre service ne fera pas l'objet d'une réduction, mais qu'il sera plutôt soutenu, je pense que nous avons un excellent exemple.
Je vais utiliser l'exemple de Sept-Îles et de la Côte-Nord, au Québec. Pendant un certain temps, nous avons eu du mal à assurer un service à Sept-Îles, et je suis certain que c'est quelque chose que vous connaissez. La pénurie de main-d'œuvre représente, en partie, un grand défi à Sept-Îles, dans la Côte-Nord et dans les zones rurales. Le travail y est également difficile. Nous demandons à nos facteurs de faire certains trajets à pied. Ils marchent jour après jour. Sept-Îles connaît un hiver assez long, et ils se déplacent toujours à pied, donc ils doivent faire 20, 25 ou 30 kilomètres à pied, tous les jours.
Au fur et à mesure de notre transformation, nous regardons nos activités et nous rationalisons la façon dont nous travaillons, ce qui nous permet de déployer certains de nos actifs. Cela signifie que l'on peut déployer des actifs pour aller soutenir Sept-Îles, par exemple, afin de permettre aux facteurs de faire les trajets en voiture. Nous serons beaucoup plus productifs à Sept-Îles en utilisant la voiture et en mettant en œuvre la BPCOM. Nous aurons moins de trajets à faire et nous pourrons utiliser judicieusement les employés qui y sont affectés. Le redéploiement de nos ressources aura comme incidence nette un meilleur service à Sept-Îles. C'est très important, et c'est notre objectif. Cela fait grandement partie de notre mandat.
Toutes ces solutions que nous trouvons, à l'heure actuelle, pour aller soutenir un service rural, au moyen de la transformation, sont très efficaces, à mon sens. Je peux parler de Sept-Îles. Je peux parler de Port-Cartier. Je peux parler d'Amos...
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Ce sont d'excellentes questions. Je vais essayer d'y répondre d'une traite.
Pour commencer, nous avons 80 inspecteurs postaux répartis dans tout le Canada. Ils sont grandement formés, mais surtout, ils travaillent en étroite collaboration avec la GRC, toutes les forces de police provinciales, le SCRS, et ainsi de suite. S'ils remarquent un colis suspect, ils peuvent le retirer et l'inspecter, et s'il contient une substance illégale ou un objet inadmissible, comme nous les appelons, ils le remettent tout de suite à la police. L'année dernière, je pense qu'ils ont intercepté environ 10 000 colis, d'une valeur marchande totale d'environ 10 millions de dollars.
Il s'agit d'une question très complexe. Nous sommes très sensibles au crime organisé, et malheureusement, il s'améliore tout le temps. Il ne fait aucun doute qu'il nous met de la pression, mais comme je l'ai dit, nous travaillons de concert avec la GRC et d'autres forces policières, donc nous ne sommes pas seuls dans ce combat. Nous sommes engagés à le faire.
Comme je l'ai dit, notre stabilité et l'élimination des contraintes... Notre objectif ultime est d'atteindre un seuil d'équilibre dans cinq ans, donc vers 2030, à peu près. Ce qui est bien avec les 10 champs de travail établis grâce à la transformation, c'est que l'équipe est très focalisée là‑dessus. Nous savons ce que nous devons faire. Nous sommes prêts. Les équipes sont en place.
En passant, nous n'utilisons pas de consultants pour le projet; nous le faisons nous-mêmes. C'est la priorité de tous. C'est ma priorité, tous les jours. Chacune de nos réunions porte sur la transformation et notre gestion des 10 champs de travail. Il y a tout un processus pour s'assurer qu'ils sont intégrés et qu'ils ne se chevauchent pas. Le processus existe depuis quelque temps.
Au fur et à mesure de nos progrès, comme je l'ai mentionné, il y aura une nouvelle plateforme de commerce de détail pour les détaillants canadiens. Nous souhaitons accroître le commerce des colis avec tout cela. Pour ce qui est de l'établissement stratégique des prix, ce n'est pas comme si nous allions accorder des rabais à tout bout de champ, mais nous allons essayer de fidéliser les clients, et nous allons essayer de faire revenir les clients que nous avons perdus en raison de la période d'interruption de travail, en leur offrant un meilleur service. Notre service se porte mieux que jamais. Ces deux ou trois dernières années, on a connu une augmentation de 96 %, d'un océan à l'autre, à l'échelle nationale.
Nous offrons le ramassage à la maison pour les retours. Nous avons le système de retour le plus accessible au Canada. Beaucoup de personnes souhaitent acheter en ligne et retourner les articles par la poste. Nous avons 25 000 emplacements où les gens peuvent retourner des articles. Vous pouvez aller en ligne, imprimer une étiquette avec votre détaillant, coller l'étiquette sur le colis et l'apporter à Postes Canada.
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Voilà une excellente question.
Vous avez probablement remarqué que je suis un peu plus positif aujourd'hui, et c'est l'une des raisons principales qui expliquent cela. Les choses ont été très difficiles pour les Canadiens, les petites entreprises, nos employés et tous celles et ceux ici présents. Le travail a été long, et nous sommes très heureux que les membres aient ratifié l'accord. Comme je l'ai dit plus tôt, ce n'est pas un accord parfait. Personne ne conclut d'accord parfait. C'est du donnant donnant. Vous faites des concessions. Ils font des concessions. C'est pour nous l'un des tout premiers accords négociés, depuis des décennies.
Comme je l'ai dit auparavant, la plupart de nos interactions avec le syndicat ont été soumises à l'arbitrage et à la décision d'un juge, et ce sont des personnes extraordinaires, mais d'une manière très étroite. Aucun changement, positif ou négatif, n'en découlera; ni pour les employés ni pour l'entreprise. En revanche, celui‑ci changera la donne.
La livraison en fin de semaine en est un exemple. Nous n'offrions pas ce service, alors que nos concurrents le faisaient. Selon nous, le volume total de livraisons en fin de semaine atteindra jusqu'à 25 %, au fil des cinq ou sept prochaines années. Il est de 7, 8 ou 10 %, à l'heure actuelle, mais il est indispensable. Il faut l'avoir dans son portefeuille. C'est un accord de cinq ans. Généralement, nous concluions des accords de quatre ans, mais celui‑ci est de cinq ans. Il nous procure plus de stabilité jusqu'en 2029.
C'est ce qui nous permet, au moins potentiellement, de faire revenir nos clients. Ce ne sera pas simple. Nous allons devoir travailler dur pour regagner leur confiance, et je peux vous garantir que notre équipe de vente travaille d'arrache-pied, en ce moment, avec tous ces nouveaux programmes et toutes ces choses. Il permet de donner confiance aux clients, surtout aux petites entreprises. Elles ont été les plus touchées. Nous souhaitons vraiment entrer en partenariat avec elles, les aider à établir leurs prix, à mettre sur pied leurs programmes et leurs sites Web. Il se peut qu'on fasse des annonces sur notre réseau. On envisage tout un flux de revenu autour des médias. Imaginez des bureaux de poste avec un écran électronique qui fait la publicité de petites entreprises à l'échelle du Canada, comme des entreprises des Îles‑de‑la‑Madeleine. Il y a peut-être une entreprise qui propose un service très intéressant, et cela lui permettrait d'avoir de la visibilité dans tout le Canada. Nous faisons beaucoup de ce genre de choses avec les petites entreprises.
Nous avons maintenant moins de contraintes et sommes revigorés. Je ne peux pas le dire assez. Nos employés en profitent également. Ils ont une sécurité d'emploi, mais ils savent que la transformation est inévitable. Ils savent ce qui s'en vient, et nous allons essayer d'être très prudents en travaillant avec eux. Ce sont des emplois bien rémunérés, et pour reprendre ce qui a été dit précédemment, les employés reçoivent, à juste titre, d'excellentes prestations et pensions. Nous devons maintenir en emploi autant d'employés que possible. Nous le ferons, et nous leur donnerons... Comme je l'ai dit plus tôt, à mesure que les gens prennent leur retraite et reçoivent leurs pensions, et ainsi de suite, il se peut que nous ne pourvoyions pas tous les postes. C'est là que nous utiliserons l'attrition pour faire baisser nos chiffres. Nous allons être très prudents.
L'équipe a vraiment hâte... je n'ai pas les mots pour l'exprimer. Les montagnes qu'on a déplacées semblaient impossibles à déplacer, en toute franchise, depuis des années, voire des décennies, en réalité. Nous sommes prêts à agir. Le moment que nous attendions est arrivé.
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Merci de votre présence.
Chers collègues, avant de partir, je tiens à remercier notre merveilleux greffier, M. Girard, le redoutable champion. Merci également à M. Van den Berg et à M. Leblanc-Laurendeau, mais aussi à nos interprètes, à notre équipe d'appui et, bien entendu, à notre équipe des TI.
Des députés: Bravo!
Le président: Je vous rappelle que le 30 août, nous avons prévu de faire venir des témoins pour l'étude de la motion 16. Si vous pouviez les contacter d'ici là, ce serait apprécié.
Monsieur Ettinger, avant que vous ne partiez, comme je l'ai dit plus tôt, je souhaite personnellement remercier Donald Cooper. C'est notre représentant de Postes Canada basé, malheureusement, à Calgary, et non pas à Edmonton. Il nous est toujours d'une grande aide. Récemment, nous avons eu un problème où la Ville a décidé, à l'insu des électeurs, de Postes Canada ou de quiconque, d'aménager des ruelles prenant la place de plusieurs rues, bloquant ainsi l'accès. Il a pu aider à faire installer une BPCOM d'urgence pour que nos électeurs puissent immédiatement recevoir leur courrier. Je voulais vous remercier tous les deux.
Merci, encore une fois, d'être parmi nous.