:
Bonjour, chers collègues.
[Français]
Je déclare la séance ouverte.
[Traduction]
Bienvenue à la 30e réunion du Comité permanent des ressources humaines, du développement des compétences, du développement social et de la condition des personnes handicapées.
Conformément à la motion adoptée le jeudi 5 février 2026, le Comité se réunit pendant la première heure pour discuter du logiciel Curàm et du traitement des demandes de prestations de la Sécurité de la vieillesse. Pendant la deuxième heure, conformément à l'ordre de renvoi du vendredi 13 mars 2026, nous allons nous pencher sur le projet de loi .
La réunion d'aujourd'hui se déroule en format hybride. Certaines personnes participeront virtuellement et d'autres seront dans la pièce.
Avant de commencer, j'aimerais passer en revue quelques points, s'il vous plaît.
Je demande aux personnes dans la pièce de s'assurer que leurs appareils sont en sourdine. De plus, dans l'intérêt de nos interprètes et pour assurer leur sécurité, je vous prie d'essayer d'éviter de toucher la tige du microphone.
Vous êtes libres de participer dans la langue officielle de votre choix. Assurez-vous d'avoir sélectionné le bon canal pour participer dans la langue qui vous convient. Si vous comparaissez virtuellement, cliquer sur l'icône du globe au bas de votre portable Surface et sélectionner la langue qui vous convient.
Posez toutes vos questions en vous adressant à moi. Veuillez attendre que je vous nomme avant d'intervenir.
Pour discuter pendant la première heure du logiciel et du traitement des demandes de prestations de la Sécurité de la vieillesse, nous souhaitons la bienvenue à l'honorable Patty Hajdu.
Bon retour parmi nous, madame la ministre. Vous participez régulièrement à nos réunions.
Nous accueillons également l'honorable Joël Lightbound, ministre de la Transformation du gouvernement, des Travaux publics et de l'Approvisionnement, et lieutenant du Québec.
Nous avons également parmi nous Paul Thompson, sous-ministre du ministère de l'Emploi et du Développement social, et Cliff Groen, sous-ministre délégué principal et chef de l'exploitation pour Service Canada. Du ministère des Travaux publics et des Services gouvernementaux, nous accueillons aussi Arianne Reza, sous-ministre, et Joëlle Paquette, sous-ministre adjointe déléguée, de la Direction générale des approvisionnements.
Madame et monsieur les ministres, vous avez chacun cinq minutes pour faire une déclaration liminaire.
Madame Hajdu, vous avez la parole.
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Merci, monsieur le président.
Distingués membres du Comité, merci de nous accueillir parmi vous aujourd'hui.
Je suis heureuse d'être ici pour parler du programme de Modernisation du versement des prestations et, plus particulièrement, des coûts du programme. Comme vous le savez, on a posé beaucoup de questions à la Chambre. Des séances d'information ont été organisées pour les députés, mais nous voulions avoir l'occasion de vous parler du fonctionnement du nouveau système, des échéances et de l'exactitude des paiements.
Pour comprendre où nous en sommes maintenant, nous devons revenir 14 ans en arrière. Au cours des 14 dernières années, des organismes de surveillance indépendants ont soulevé de graves préoccupations à propos des risques associés aux systèmes de TI vieillissants. En 2010, la vérificatrice générale a prévenu qu'il fallait moderniser le vieux système pour éviter de compromettre les prestations de millions de Canadiens, y compris les prestations de la Sécurité de la vieillesse, de pension et d'assurance-emploi. Bien franchement, c'est un risque inacceptable pour les millions de personnes qui comptent sur le versement à temps de prestations pour subvenir à leurs besoins.
Le gouvernement a choisi d'agir en 2017. Le programme de Modernisation du versement des prestations est une réponse responsable à ces mises en garde de longue date et est conçu pour protéger le versement des prestations et veiller à ce que les systèmes soient fonctionnels, fiables et adaptés à nos besoins futurs.
[Français]
L'étude réalisée par ce comité à la suite de ce rapport indiquait qu'il était essentiel que les ministères se préparent adéquatement à la maintenance ou à la mise à niveau de leurs systèmes de TI vieillissants et en assurent la gestion.
[Traduction]
Lorsque notre gouvernement a commencé ce travail en 2017, les prestations de la Sécurité de la vieillesse étaient encore versées à l'aide d'un système vieux de 60 ans qui avait pratiquement le même âge que les clients qui l'utilisaient. Les systèmes qui offrent les grands programmes de prestations du Canada sont dépassés et de plus en plus difficiles à maintenir. Au cours des 10 dernières années, il a fallu débourser plus de 1 milliard de dollars pour assurer leur fonctionnement, et chaque année, la maintenance coûte de plus en plus cher et est de plus en plus risquée. Ce n'est tout simplement pas viable.
[Français]
Non seulement le programme de Modernisation du versement des prestations est une initiative d'envergure, mais son importance est cruciale. La moindre interruption pourrait avoir des répercussions importantes sur la capacité des bénéficiaires à satisfaire leurs besoins quotidiens, comme se nourrir…
Faire les choses correctement a exigé des investissements importants. Cela dit, les coûts n'ont pas explosé ni même connu de hausse marquée.
Entre 2017 et le 31 décembre 2025, le gouvernement a consacré 1,8 milliard de dollars à ce programme. Le projet de modernisation du versement des prestations et de la Sécurité de la vieillesse, qui a pris fin récemment, s'est déroulé comme prévu et dans le respect du budget.
Comme pour tous les projets de cette taille, le budget a évolué à mesure que le travail progressait. Nous nous concentrons sur la gestion prudente de ces coûts tout en continuant de verser des prestations aux Canadiens.
[Français]
L'estimation à long terme du programme, établie à 6,6 milliards de dollars, couvre maintenant l'achèvement de quatre projets principaux d'ici 2031…
[Français]
L'estimation à long terme du programme, établie à 6,6 milliards de dollars, couvre maintenant l'achèvement de quatre projets principaux d'ici 2031: la transformation complète de la prestation de services pour l'ensemble de la Sécurité de la vieillesse, de l'assurance-emploi et du Régime de pensions du Canada, ainsi que la modernisation de l'ensemble des 14 centres d'appels d'Emploi et Développement social Canada.
[Traduction]
Il était impossible de connaître dès le départ l'intégralité des coûts. D'autres pays ayant achevé des programmes de modernisation, comme le Royaume-Uni et l'Australie, ont connu des coûts plus élevés que ceux estimés au départ — dans certains cas, la hausse a été de l'ordre de 600 %.
Cela montre à quel point il est difficile de moderniser les systèmes hérités qui sont essentiels pour les personnes vulnérables qui en dépendent. Bien entendu, c'est ce que le rapport de 2023 de la vérificatrice générale a confirmé, en indiquant que les premières estimations étaient « bien en dessous » de la moyenne de l'industrie et en soulignant qu'elles seraient révisées au fur et à mesure que le travail se précise.
Les prévisions actuelles ont donc été affinées au fil du temps, principalement en raison de trois facteurs. Premièrement, nous comprenons mieux la complexité liée au démantèlement de systèmes vieux de 60 ans et du travail requis. Deuxièmement, les menaces en cybersécurité ont considérablement évolué depuis 2017, et nous devons veiller à ce que les solutions que nous trouvons aujourd'hui en tiennent compte. Troisièmement, nous avons élargi la portée du programme. Par exemple, en 2017, la migration des 14 centres d'appels ne faisait pas partie du mandat initial.
[Français]
En ce qui concerne la nouvelle plateforme, Cúram est l'un des systèmes les plus utilisés à l'échelle mondiale pour offrir des programmes de prestations sociales.
[Traduction]
Le système que nous mettons en place est conçu spécialement pour la prestation de programmes complexes et soutient 970 programmes sociaux dans une douzaine de pays. Notre stratégie d'approvisionnement respecte les lignes directrices du Conseil du Trésor et de Services publics et Approvisionnement Canada. L'expertise en cybersécurité et en architecture de données est rare, et aucune organisation, publique ou privée, ne peut réaliser seule un programme de cette envergure. Il faut un partenariat.
Chaque contrat comporte toutefois des livrables clairement définis, des plafonds financiers et une mise en œuvre par étapes. Tous les contrats sont attribués dans le cadre de processus concurrentiels et divulgués de façon proactive conformément aux règles en vigueur.
[Français]
Nous faisons preuve d'une transparence complète. Nous appliquons des pratiques standards, et le programme de Modernisation du versement de prestations fait l'objet d'une supervision rigoureuse par les organismes centraux et par le Bureau du vérificateur général du Canada.
[Traduction]
Pour terminer, permettez-moi de répondre à l'affirmation selon laquelle il y aurait des retards dans les paiements. Je sais que c'est difficile pour les aînés, et c'est inacceptable.
Le mois dernier, le nouveau système avait versé 89,6 millions de paiements à plus de 7,7 millions de clients, pour une valeur de 84,7 milliards de dollars. Il est vrai que certains aînés ayant demandé pour la première fois des prestations de la Sécurité de la vieillesse ont attendu plus longtemps qu'ils n'auraient dû, mais ces retards ne sont pas attribuables à un problème dans l'ensemble du système. En fait, le nouveau système contribue à réduire le volume de nouvelles demandes bien plus efficacement que les anciennes plateformes. Il nous est également plus facile de prévenir la fraude et de déceler des erreurs.
[Français]
La nouvelle plateforme fonctionne. Cette transformation est menée de manière responsable et transparente selon une série de phases bien planifiées et prudentes, et ce, dans le respect du budget alloué.
[Traduction]
Merci.
:
Merci, monsieur le président et distingués membres du Comité, de m'accueillir pour la première fois au Comité permanent des ressources humaines, du développement des compétences, du développement social et de la condition des personnes handicapées.
[Français]
Je suis heureux d'être ici pour parler d'un enjeu qui touche directement la vie de millions de Québécois et de Canadiens, c'est-à-dire la capacité de l'État à verser, de façon fiable, les prestations desquelles nos citoyens dépendent.
Au cœur de cette initiative, il y a une responsabilité fondamentale. Chaque mois, des aînés, des travailleurs et des familles dépendent de programmes comme la Sécurité de la vieillesse, le Régime de pensions du Canada et l'assurance-emploi.
Derrière ces programmes, ce sont des centaines de milliards de dollars versés chaque année et, surtout, une attente claire que le système fonctionne et qu'il fonctionne sans faille. Or la réalité est la suivante: une partie importante de ces programmes repose encore sur des systèmes conçus il y a plus de 50 ans. Ces systèmes ont été adaptés, prolongés et étirés, mais ils atteignent aujourd'hui leurs limites. Plus ils deviennent complexes, plus ils deviennent coûteux à maintenir et plus les risques d'erreurs et d'interruptions augmentent. Ces risques, comme l'a mentionné la ministre Hajdu, avaient déjà été notés en 2010 par le vérificateur général, qui parlait d'un risque monumental pour les Canadiens qui dépendent de ces prestations.
Dans un monde où les Canadiens s'attendent à des services numériques rapides et fiables, maintenir le statu quo n'est pas une option responsable. C'est pourquoi nous agissons. Services publics et Approvisionnement Canada, avec le Secrétariat du Conseil du Trésor et Services partagés Canada, appuie Emploi et Développement social Canada dans une transformation en profondeur: remplacer les systèmes vieillissants par une plateforme moderne, sécurisée et capable d'évoluer selon les besoins.
Nous le faisons de manière rigoureuse. Le rôle de mon ministère, Services publics et Approvisionnement Canada, est clair: mener des processus d'approvisionnement ouverts, équitables et transparents et assurer une gestion serrée des contrats. En 2021, à la suite d'un appel d'offres concurrentiel, un contrat de 120,5 millions de dollars a été attribué à IBM pour la plateforme technologique: le logiciel Cúram. En parallèle, quatre intégrateurs ont été retenus pour maintenir la concurrence et éviter une dépendance excessive envers un seul fournisseur.
Les résultats commencent déjà à se concrétiser. La Sécurité de la vieillesse est maintenant déployée sur la nouvelle plateforme depuis 2025, une étape importante qui démontre que cette transformation est bien engagée. Toutefois, soyons clairs: ce type de modernisation ne se fait pas du jour au lendemain. C'est un travail complexe qui doit être fait de manière progressive pour éviter toute interruption de prestations.
Les autres options, soit de précipiter les choses ou de ne rien faire, auraient comporté des risques beaucoup trop élevés pour les Canadiens. Il y avait un choix à faire: continuer à investir dans des systèmes de plus en plus fragiles qui étaient conçus pour une autre époque — ma collègue a mentionné que la Sécurité de la vieillesse est un programme vieux de 60 ans —, ou prendre les décisions nécessaires et responsables pour moderniser l'État et la prestation des services. Nous avons choisi d'agir avec discipline, avec transparence et avec un objectif qui est clair: que les Canadiens puissent compter sur leurs prestations aujourd'hui et pour les décennies à venir.
Merci, monsieur le président.
:
Merci beaucoup, madame Koutrakis.
Comme l'a mentionné M. Groen, pour ce qui est de la Sécurité de la vieillesse, qui est le sujet d'aujourd'hui, les coûts sont inférieurs de 6 % au budget qui était estimé. Donc, il s'agit de 633 millions de dollars pour servir, comme l'a dit la ministre Hajdu, 7,7 millions de Canadiens. La transition s'est faite largement sans heurts. Oui, il y a eu des retards de paiement, comme l'a mentionné la ministre Hajdu. Nous travaillons là-dessus, et on voit qu'il y a eu une réduction significative des cas.
Je vais vous donner un exemple plus précis. Au Québec, on parle de plus de 1,8 million de Québécois qui reçoivent des prestations de la Sécurité de la vieillesse. En ce moment, les données les plus récentes que j'ai indiquent que moins de 10 000 Québécois ont toujours des problèmes, qui sont en train d'être résolus. On voit une diminution semaine après semaine, mois après mois. Donc, c'est un système qui fonctionne largement. Il était impératif que sa mise en œuvre se fasse de manière très sécurisée et stable, et c'est ce qu'on observe.
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Merci beaucoup, monsieur le président.
Monsieur le ministre Lightbound, aujourd'hui, ce sont des citoyens qui paient le prix des ratés du système Cúram. Plus de 85 000 personnes ont été touchées. On parle d'aînés qui n'ont toujours pas reçu leurs prestations depuis des mois, qui vivent dans l'incertitude et qui sont incapables de répondre à leurs besoins de base.
D'un autre côté, lors des breffages techniques, on nous a dit que le dépassement de coût était acceptable. Pourtant, on est passé de 1,75 milliard de dollars à plus de 6 milliards de dollars.
Que répondez-vous aujourd'hui à ces citoyens qui subissent directement les conséquences du système? Est-ce que vous reconnaissez qu'il y a eu des défaillances importantes dans la mise en œuvre de Cúram?
:
Je vais peut-être laisser tout à l'heure la ministre Hajdu commenter par rapport au système en tant que tel. Je pense qu'elle aura peut-être des choses à ajouter.
Je vous dirais que le prix à payer de ne pas agir était inacceptable pour le gouvernement du Canada. En 2010, le vérificateur général avait dit que nos systèmes étaient si vieux qu'ils mettaient en situation de vulnérabilité des millions de Canadiens et de Québécois qui dépendaient de leurs prestations. La chose responsable à faire était d'agir pour moderniser ce système, qui était vulnérable à des attaques informatiques et qui risquait de s'effondrer complètement. Il était donc fondamental d'agir.
Quant aux aînés affectés, le système en tant que tel fonctionne. En ce qui concerne les demandes faites sur papier, il y a un certain délai de traitement. Je vais laisser la ministre Hajdu en parler. Vous avez parlé de 85 000 personnes, mais nous sommes rendus à 63 000. Au Québec, selon les dernières données que j'ai vues, ce sont à peu près 9 000 aînés, contre 1,8 million d'aînés qui reçoivent leurs prestations à temps, de manière exacte, et qui étaient auparavant à risque en raison d'un système archaïque et dépassé, vieux de 60 ans. Soixante ans, c'est 22 ans plus vieux que votre humble serviteur. Il était irresponsable de garder ce système en place.
Par rapport au coût, il était clair dès le début que les estimations faites en 2017 concernaient les coûts pour lancer le programme. Nous devions évaluer les besoins en matière de cybersécurité et d'entrée de données, entre autres. Il était clair que ça n'allait pas rester à 1,7 milliard de dollars. Quand on compare ce qu'on obtient pour 6,6 milliards de dollars avec ce qui se fait à l'étranger, on voit qu'on obtient un bon rapport qualité-prix. Ça, c'est clair et net.
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Je vais vous présenter quelques études de cas qui illustrent ce qui se passe lorsque l'on néglige de moderniser les systèmes.
Il y a, par exemple, le cas de clients de la Royal Bank of Scotland et de NatWest qui n'ont pas pu avoir accès à leur argent pendant des semaines. Le problème provenait d'une simple mise à jour logicielle. Or, le système était un immense réseau complexe mis en place 30 ans auparavant. En conséquence, 6,5 millions de clients ont été touchés, et, en quelques jours, 100 millions de paiements n'ont pu être traités. Les gens se sont retrouvés dans l'impossibilité de subvenir à leurs besoins quotidiens, de payer des traitements médicaux essentiels ou de conclure l'achat d'une maison. Les organismes de réglementation ont infligé une amende de 56 millions de livres à la banque parce qu'elle n’avait pas su gérer la faible résilience de son infrastructure informatique en place.
Une étude semblable a été réalisée au New Jersey au sujet du système d'assurance-chômage de cet État. Un ordinateur central vieux de 40 ans utilisant le COBOL, un langage de programmation datant des années 1960, est tombé en panne en raison de l'afflux de demandes pendant la pandémie de COVID‑19.
Je voulais vous donner quelques exemples des conséquences de l'inaction face à un système vieux de 60 ans, ainsi que des risques que cela pose pour les gens.
:
Je vais vous arrêter là, madame Hajdu. Je vais voir qui veut répondre, mais j'ai encore des questions.
Selon les fonctionnaires qui ont participé au breffage technique, l'évaluation de 1,7 milliard de dollars n'était pas fiable, et le gouvernement savait qu'il y aurait des dépassements de coûts.
Qui a approuvé le lancement de ce projet sur la base d'une évaluation non fiable? Est-ce que c'est la norme dans votre ministère d'approuver des budgets sur la base d'évaluations qui sont non fiables?
Qui a approuvé l'augmentation du financement de ce programme à 6,6 milliards de dollars? Quand ce financement a-t-il été approuvé?
Est-ce que l'évaluation des coûts est fiable ou est-ce qu'on peut s'attendre à d'autres surprises?
Enfin, qui assure le suivi des dépenses? Qui approuve les dépassements de coûts dans le cadre des contrats des firmes privées engagées dans ce projet?
:
Ce que je dirais — et la vérificatrice générale l'a souligné à maintes reprises —, c'est que l'on ignorait, de façon générale, les coûts associés à ce programme de transformation, même s'il existait quelques données dans ce domaine à l'échelle internationale. Soit dit en passant, nous sommes tout à fait en phase avec les programmes de modernisation internationaux.
À mesure que la complexité de cette entreprise se révélait, l'estimation des coûts augmentait. En effet, nous avons en quelque sorte passé au crible le système et avons bien compris ce qui se passerait lorsque nous commencerions à tenter de le moderniser. Bon nombre de ces systèmes comportent des éléments ajoutés ultérieurement et un type de codage différent, ce qui en fait des systèmes très complexes. L'estimation initiale a augmenté à mesure que la complexité de la transformation s'est révélée.
Dans son rapport de 2023, la vérificatrice générale a déclaré qu'elle estimait que nous avions sous-évalué le coût et qu'il n'était donc pas surprenant qu'il soit plus élevé. Elle a aussi souligné qu'il était essentiel de poursuivre la modernisation et qu'elle plaidait en faveur de celle‑ci depuis 2010, justement en raison des risques que j'ai évoqués au sujet de l'effondrement du système.
:
Merci, monsieur le président.
Madame la ministre, monsieur le ministre et tous ceux qui sont ici ce matin, je vous dis bonjour.
D'entrée de jeu, il faut se rappeler que ce programme touche nos aînés.
Madame la ministre, à la période des questions orales à la Chambre, je vous ai parlé d'un citoyen de ma circonscription, M. Martial Lavoie, qui appelait Service Canada pratiquement tous les jours. Il recevait comme réponse un message enregistré lui indiquant qu'en raison d'un problème avec le système, les informations sur le paiement de la Sécurité de la vieillesse n'étaient pas disponibles. À la veille de la visite d'une journaliste, le temps d'attente avait été de 1 heure 12 minutes.
Ma question est la suivante. Est-ce que vous avez un tableau de bord des temps d'attente pour les appels, et est-ce qu'il est possible de nous les fournir?
:
Merci, monsieur le président.
J'en profite pour demander à mes collègues de s'adresser aux ministres avec plus de respect.
Monsieur le président, je tenais à vous féliciter pour avoir commencé la réunion en français. Je viens du Québec, et au Québec, la présence du français est non négociable, alors merci.
Monsieur le ministre Lightbound, la semaine dernière, j'étais dans ma circonscription. Je faisais le tour des résidences privées pour aînés. J'ai rencontré tous les aînés. Ils m'ont présenté des défis liés à leurs feuillets d'impôts. Ils n'en avaient pas, mais j'en ai commandé et je leur en ai donné.
On voit que les bloquistes n'écoutent pas. Notre collègue M. Lefebvre non plus, puisqu'il parle de 85 000 aînés. Or, ce n'est plus 85 000 aînés, c'est 63 000 aînés, alors arrêtons d'extrapoler. Arrêtons aussi la petite politique, parce que nous sommes là pour résoudre des problèmes qui touchent les Québécois et les Canadiens. À un moment donné, il faut être sérieux.
Pourquoi est-il important de moderniser ce système vieux de plusieurs décennies? Que cela signifie-t-il pour les services à long terme offerts aux Québécois et aux Canadiens?
:
Merci beaucoup de la question, monsieur Joseph.
Nous sommes très sensibles à la situation que vivent les aînés qui ont de la difficulté à obtenir leurs prestations. Par conséquent, eu égard aux 63 000 dossiers en arriéré dans le cadre du traitement des demandes de prestations de la Sécurité de la vieillesse, des ressources considérables ont été déployées par Emploi et Développement social Canada pour veiller à ce que chaque aîné reçoive le service très rapidement, selon les circonstances et quand la situation l'exige, et pour veiller à réduire l'arriéré. D'ailleurs, nous sommes passés de 85 000 à 63 000 demandes non traitées. Nous ne nous arrêterons pas tant que nous n'aurons pas atteint zéro. La progression est constante et je salue le travail de ma collègue et de son équipe.
Ce dont nous ne parlons pas assez est du risque que posait l'ancien système. Quand j'entends certaines questions à ce sujet, ça m'a laissé un peu perplexe. En 2010, le vérificateur général avait dit que si nous ne modernisions pas nos systèmes, nous nous dirigerions tout droit vers un mur, et nous mettrions en péril les prestations de millions de Québécois et de Canadiens. Je pense que c'est un risque que nous ne pouvions pas prendre si nous voulions agir de manière responsable à l'égard des citoyens que nous servons, et qu'il était tout à fait approprié de faire ce que nous avons fait. Ça a pris du temps. Nous sommes arrivés au pouvoir en 2015, et nous sommes en 2026. Or, à mon avis, c'est en 2010 que des mesures auraient dû être prises. Il aurait été complètement irresponsable de ne pas moderniser le système de versement des prestations. À ce sujet, sachant que 7,7 millions de Canadiens reçoivent leurs bons montants de prestations dans les délais prévus grâce à un système qui n'est plus à risque, qui ne comporte plus de vulnérabilités et qui, au bout du compte, va permettre des économies, je pense que c'était la chose juste et responsable à faire.
:
Merci beaucoup, monsieur le président.
Monsieur Lightbound, rapidement, au-delà des dépassements de coûts initiaux, il y a une question fondamentale qui demeure sans réponse: aujourd'hui, combien le fonctionnement du système coûte-t-il réellement?
Lors du breffage technique, les fonctionnaires n'ont pas été en mesure de nous fournir les coûts d'exploitation, le coût par transaction et les coûts liés aux licences et au maintien du système. C'est préoccupant, parce qu'il est question d'un système public qui gère des prestations essentielles pour des millions de Canadiens. Sans ces données, il est impossible pour le Parlement d'exercer un véritable rôle de surveillance de l'utilisation des fonds publics.
Donc, savez-vous quel est le coût annuel actuel du programme Cúram, et quel est le coût projeté?
:
En ma qualité d'ancienne ministre des Services aux Autochtones, je suis sensible à cette question.
Nous essaierons évidemment de vous fournir les données que nous sommes en mesure d'obtenir. Je peux toutefois vous dire qu'au fil des ans, j'ai constaté qu'en général, les Autochtones et les membres des Premières Nations ne reçoivent souvent pas les prestations auxquelles ils ont droit, comme l'Allocation canadienne pour enfants. Si vous ne présentez pas de demandes et ne produisez pas votre déclaration de revenus, vous n'obtiendrez pas les prestations auxquelles vous avez droit. Je sais qu'EDSC, de concert avec Services aux Autochtones Canada, a déjà organisé des séances d'information dans les communautés des Premières Nations afin de veiller à ce que les gens soient au courant de leurs droits et sachent comment obtenir ces prestations.
Dans ma circonscription, c'est toujours un grand jour lorsque nous pouvons aider un concitoyen. Je me souviens d'un cas où il y avait un paiement rétroactif de 40 000 $ au titre de l'Allocation canadienne pour enfants. Cette aide change des vies.
Vous avez dit que de nombreuses personnes attendent toujours de recevoir leurs prestations parce que vous devez obtenir d'autres renseignements, puisqu'elles ont peut-être vécu ailleurs. Je sais que M. Martial Lavoie, que mon collègue M. Lefebvre a aidé, est un Québécois qui a habité au Québec toute sa vie; cette situation ne s'applique donc pas à lui. D'autres personnes à qui j'ai parlé, et que mon bureau a aidées à régler ces problèmes, étaient des Albertains qui avaient vécu en Alberta toute leur vie.
Combien de personnes sont sur la liste d'attente parce que vous attendez de recevoir des renseignements à leur sujet, et combien le sont parce que vous n'avez pas embauché suffisamment de personnel lorsque vous avez effectué le transfert?
:
De mon point de vue, l'avantage est la fiabilité du système. Je vous ai donné des exemples internationaux très médiatisés de ce qui se passe lorsque les anciens systèmes ne sont pas mis à jour. En fait, c'est l'avertissement que la vérificatrice générale a donné aux conservateurs de M. Harper en 2010. Rien n'a été fait. Je suis heureuse de voir qu'ils se soucient maintenant des aînés, mais à l'époque, il est clair qu'ils ne se souciaient guère de la stabilité des prestations qui leur étaient versées. En 2017, le gouvernement libéral d'alors a décidé d'aller de l'avant et d'entreprendre ce processus très complexe.
Soit dit en passant, notre expérience est très semblable à celle d'autres pays. Il est difficile d'estimer les coûts, car les systèmes ont été conçus et transformés de différentes façons. N'oubliez pas que le système de la Sécurité de la vieillesse avait 60 ans.
L'avantage pour moi est que les Canadiens qui reçoivent des prestations n'ont pas à s'inquiéter d'une interruption. Il n'y aura pas de panique comme au New Jersey où, tout à coup, les gens étaient privés des prestations dont ils avaient besoin pour payer leur loyer ou s'acheter de la nourriture. Cela ne se produira pas avec un système modernisé.
Un système modernisé permettra également de réduire le temps de traitement, parce que c'est numérique. Avant, avec l'ancien système, tout était saisi à la main. Il y avait beaucoup de possibilités d'erreurs. En tapant, on pouvait se tromper d'une lettre et le nom d'une personne change; elle peut avoir beaucoup de difficultés à encaisser son chèque.
Cela répond, dans l'ensemble, aux attentes des Canadiens. Ils s'attendent à pouvoir faire confiance aux systèmes qui sont là pour les servir.
:
Trois raisons principales expliquent l'évolution des coûts.
Il y a d'abord la cybersécurité. La cybersécurité en 2017 était très différente de ce qu'elle est en 2026. On parle ici de fleurons du gouvernement du Canada. Ces systèmes servent à verser des milliards et des milliards de dollars et sont constamment la cible de cyberattaques. Nous avons dû améliorer nos mesures de cyberprotection pour tenir compte de la réalité en 2026.
Deuxièmement, le système avait 60 ans. Le codage de nombreux éléments a été effectué dans les années 1960 et 1970. Quand on ouvre le capot, on trouve des choses qu'on ignorait totalement, parce qu'elles n'ont pas été correctement documentées en 1971. On s'y attendait, et cela faisait partie du plan original.
Le troisième élément, c'est la portée du programme qui a changé. On y a ajouté la migration de 14 centres d'appels qui reçoivent des millions d'appels chaque année. Cela fait maintenant partie de ce programme, mais ce n'était pas le cas en 2017.
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Je souhaite de nouveau la bienvenue aux membres du Comité. C'est la deuxième heure de notre réunion.
Ce sont les mêmes visages, alors je ne passerai pas en revue les éléments techniques, si ce n'est pour dire que vous avez la possibilité de participer dans la langue officielle de votre choix. Veuillez vous familiariser avec l'oreillette et vous assurer que vous êtes sur le bon canal pour participer dans la langue de votre choix.
Sur ce, j'aimerais souhaiter la bienvenue à l'honorable Gregor Robertson, ministre du Logement et de l'Infrastructure, du ministère du Logement, de l'Infrastructure et des Collectivités. Nous accueillons également Paul Halucha, sous-ministre, et Lindsay Boldt, directrice générale, Bureau de transition de Maisons Canada.
Avant de donner la parole au ministre, je crois que Mme Falk a une motion.
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Merci, monsieur le président, et mesdames et messieurs les membres du Comité.
C'est bon d'être de retour parmi vous pour parler de la Loi sur Maisons Canada. Je vous remercie de l'invitation à comparaître aujourd'hui et je suis heureux de pouvoir vous parler du projet de loi . J'ai le plaisir d'être accompagné de notre sous-ministre, Paul Halucha, et de Lindsay Boldt, de l'équipe de transition de Maisons Canada.
Cette nouvelle société d'État serait un outil important dans notre boîte à outils pour résoudre la crise du logement abordable et concrétiser le plan du gouvernement de construire plus de logements plus rapidement pour les Canadiens qui en ont le plus besoin.
[Français]
Grâce à la création de Maisons Canada comme bâtisseur permanent de logements abordables, le projet de loi présenté aujourd'hui marque la prochaine étape pour répondre à la crise du logement au Canada.
[Traduction]
Le travail déjà en cours à Maisons Canada ouvre la voie à une nouvelle phase de croissance transformatrice dans le secteur de la construction résidentielle au Canada. Le projet de loi dont nous discutons aujourd'hui donnera à Maisons Canada la souplesse et le pouvoir de poursuivre son travail, de construire plus de logements abordables pour les Canadiens et de stimuler le développement d'une industrie de la construction résidentielle plus novatrice et productive.
[Français]
En donnant à Maisons Canada les moyens de bâtir des logements abordables, notre gouvernement agit concrètement contre la crise du logement tout en préparant l'avenir.
[Traduction]
Pour rétablir l'abordabilité, nous devons augmenter considérablement l'offre de logements de tous types, allant des logements supervisés pour sortir les gens de la rue et des campements, aux logements destinés aux ménages à revenu moyen pour combler un vide et répondre aux besoins des jeunes Canadiens et des familles qui s'agrandissent.
La crise du logement était en gestation depuis plusieurs décennies. Elle est le résultat d'un sous-financement chronique des logements hors marché et des logements locatifs et d'une industrie en déficit d'innovation. Le logement demeure donc l'une des principales préoccupations liées à l'abordabilité.
Jusqu'à présent, les initiatives fédérales sur le logement abordable étaient réparties entre de nombreux ministères, organismes et programmes. Bien que nous ayons vu des résultats positifs grâce à des programmes comme le Fonds pour accélérer la construction de logements, le Fonds pour le logement abordable et le Programme de prêts pour la construction d'appartements, l'approche programme par programme n'a pas permis de maximiser vraiment les résultats.
Ce projet de loi accorde pleinement à Maisons Canada — en tant qu'organisme spécialisé et agile — la capacité de fournir aux partenaires une combinaison souple d'outils financiers, y compris des subventions, des prêts à faible taux d'intérêt, des garanties de prêt et des placements en actions. Il donnera également à Maisons Canada la capacité d'acquérir et de développer des biens et de construire des logements sur des terres publiques. Cette nouvelle approche nous permettra d'accélérer les délais de construction, d'améliorer la productivité de l'industrie et de soutenir un secteur de la construction résidentielle plus novateur.
Dotée d'une enveloppe initiale de 13 milliards de dollars, Maisons Canada est un élément important de l'engagement du gouvernement fédéral à accélérer la construction de logements, à rétablir l'abordabilité et à réduire l'itinérance. Maisons Canada disposera de l'autonomie opérationnelle nécessaire pour lancer des projets de construction et attirer des capitaux privés, tout en étant redevable au Parlement.
En tant que société d'État, elle sera en mesure d'exercer la supervision, les pouvoirs et les fonctions nécessaires pour remplir son mandat de constructeur de logements abordables. Elle est également conçue pour agir en tant que promoteur, bailleur de fonds et organisateur en vue d'accélérer la construction de logements abordables.
Maisons Canada sera dotée des outils et des pouvoirs nécessaires pour jouer un rôle de premier plan dans la planification, l'aménagement et la construction de logements sur les terrains publics. La loi permet le transfert des biens immobiliers et d'autres éléments clés de la Société immobilière du Canada limitée à Maisons Canada afin de rationaliser, de renforcer et de regrouper sous un même toit les efforts fédéraux visant à construire des logements sur des terrains publics.
Le gouvernement étant conscient que la crise du logement au Canada ne peut pas être résolue par un seul acteur, Maisons Canada, en tant que société d'État, aura l'autonomie et le pouvoir de réunir tous les partenaires autour de la table, y compris les différents ordres de gouvernement, les Premières Nations, les communautés autochtones, l'industrie, les acteurs et les organismes des secteurs privé et sans but lucratif afin d'accélérer la construction de logements sûrs et abordables.
Il ne s'agit pas seulement de loger les gens, mais aussi de stimuler l'économie dans son ensemble. Maisons Canada se fera le champion et sera le moteur de la politique « Achetez canadien », en accordant la priorité aux projets qui utilisent des matériaux canadiens, en renforçant les industries nationales et en créant de bons emplois tout au long de la chaîne d'approvisionnement dans l'industrie de la construction résidentielle.
[Français]
Maisons Canada investit dans les technologies nécessaires pour bâtir plus rapidement et de manière plus durable et plus abordable. Nous créons aussi de bons emplois payants partout au pays.
[Traduction]
Notre gouvernement est déterminé à bâtir l'avenir que les Canadiens méritent. Donnons-nous les outils dont nous avons besoin pour réussir, et construisons.
Je me ferai un plaisir de répondre à vos questions.
:
Merci, monsieur le président.
Monsieur le ministre, je vous remercie beaucoup de votre présence à la réunion du Comité ce matin. Je remercie également les fonctionnaires qui vous accompagnent.
C'est vraiment un privilège de travailler sur les défis du logement, parce que ce sont des défis qui touchent les Canadiens tous les jours. Je vais poursuivre sur le sujet dont mon collègue M. Aitchison a parlé, à savoir l'importance du secteur privé.
[Traduction]
Je sais qu'au cours des derniers mois, le secteur privé, typiquement présent dans le logement du marché, a manifesté beaucoup d'intérêt à l'égard de ce dossier pour voir comment il peut s'asseoir à la table, comment il peut contribuer et comment il peut construire des projets mixtes.
Je me demande si vous pourriez nous parler de cet engagement avec le secteur privé et du fait qu'il veut vraiment faire partie de la solution, et que ce n'est pas noir ou blanc, 85 % ou 4 %, et qu'il ne s'agit pas seulement de se concentrer sur les 4 %?
:
Merci de votre question.
[Traduction]
En cette phase de démarrage de Maisons Canada, le secteur privé manifeste un énorme intérêt. Le nombre de projets déjà prévus est très élevé, et plus de 10 000 logements sont en chantier en ce moment. Le secteur privé joue un rôle essentiel, comme on l'a dit plus tôt, et il est essentiel dans le secteur de la construction en particulier. Nous devons donner une place centrale aux intervenants du secteur privé dans les partenariats, pour qu'ils puissent construire des logements rapidement et efficacement.
Le marché a ralenti, en particulier en Ontario et en Colombie‑Britannique, et ces marchés offrent de réelles possibilités de construire plus de logements abordables. Lorsque nous pouvons ajouter notre soutien à celui des provinces, des territoires et des villes, cette collaboration s'avère très fructueuse. Cette coopération donne accès à une combinaison de logements — qui va des logements locatifs dans les marchés intermédiaires aux logements très abordables — en fonction des paramètres financiers du projet.
Nous recevons beaucoup de propositions très créatives. Nous constatons également une réelle volonté du secteur privé dans le volet de la fabrication de pièces détachées. Maisons Canada dicte le rythme des méthodes de construction modernes et veille à ce que nous utilisions autant que possible des matériaux canadiens. Or, la productivité, l'efficacité et l'innovation de l'industrie passent par l'innovation et les technologies de construction, qui réduiront également les coûts de construction. Nous constatons aussi un intérêt marqué en ce sens.
Des promoteurs du secteur privé s'allient à des constructeurs communautaires et des fabricants de technologies de construction; au bout du compte, ces collaborations très intéressantes réduiront le coût de la construction à l'avenir.
:
Merci, monsieur le ministre.
[Français]
J'aimerais que nous parlions brièvement de la collaboration avec les municipalités et les provinces. Des accords intéressants ont été annoncés dans les dernières semaines et les derniers mois.
J'aimerais que vous parliez de la manière dont la conversation entre les municipalités et les provinces évolue. Comment se comportent-elles pour trouver des solutions à des problèmes de zonage ou aux retards dans la délivrance des permis?
Comment les programmes que nous mettons de l'avant, en particulier le Fonds pour bâtir des collectivités fortes, peuvent-ils servir d'incitatifs pour que les municipalités et les provinces nous donnent des engagements et viennent à la table des négociations avec des engagements concrets pour réduire les obstacles à la construction?
:
Merci de votre question.
[Traduction]
Dans la première phase de Maisons Canada, d'excellents partenariats ont déjà été annoncés avec les provinces, les territoires et les villes, y compris celle où nous nous trouvons — Ottawa. C'est la première ville qui a proposé une approche globale pour accélérer les approbations et la délivrance de permis, ainsi que pour augmenter la densité. L'objectif est de construire plus de logements sur des sites stratégiques en bordure du transport en commun, ici, à Ottawa.
Nous avons un protocole d'entente avec la Ville d'Ottawa qui stipule qu'elle va accélérer les projets. Grâce à la collaboration de la ville, un nombre important de logements sera construit à Ottawa. Certains d'entre eux se trouvent sur des terres fédérales; ces terres publiques représentent un avantage qui nous permettra d'agir plus rapidement et de construire des logements encore plus abordables.
Des collaborations se tissent. La semaine dernière, j'étais au Nouveau‑Brunswick, où j'ai annoncé avec la première ministre un partenariat avec la province pour la construction de 1 200 logements abordables partout sur son territoire. La province coopérera avec ses villes et ses communautés pour s'assurer d'accélérer la construction de logements. Voilà le genre de partenariat qui voit le jour en ce moment d'un océan à l'autre.
En Colombie‑Britannique, 1 100 logements en sont à la première phase de travaux, et 700 d'entre eux sont des logements de soutien et de transition pour les personnes en situation d'itinérance. Au Nunavut, dans le Nord, il est question de 750 logements en partenariat avec le gouvernement du Nunavut et la société Nunavut Tunngavik, un organisme de logement abordable.
Ce sont là de premières étapes très importantes. Je m'attends à ce qu'il y en ait de nombreuses autres avec ces provinces, et ces villes, ainsi qu'avec les nombreux autres territoires, provinces et villes qui s'ajouteront à la table.
:
C'est une très bonne question.
La nouvelle structure vise la rapidité — la capacité de financer des projets plus rapidement — grâce à une collaboration accrue avec différents constructeurs du secteur privé et de la communauté, et en veillant à faire participer à la fois les communautés et les provinces et les territoires.
Nous voyons des signes très concrets de cette collaboration en ce moment avec le Québec dans l'entente que nous avons conclue. Il y a un réel désir de construire des logements dans des communautés de tous genres et de toutes tailles. Dans les communautés rurales du Québec, nous nous attendons à voir, tout comme au Nouveau‑Brunswick... Au Nouveau‑Brunswick, plus de 30 % des 1 200 premières unités seront érigées dans des communautés rurales. Nous voulons nous assurer de bâtir des logements là où un besoin doit être comblé, dans les communautés de toutes tailles.
Le nouveau modèle offre davantage de souplesse. Il est très axé sur les logements abordables, et il ne vise donc pas seulement à construire des logements du marché. La SCHL continue sa prestation de programmes pour les logements du marché: le Programme de prêts pour la construction d'appartements et le programme APH Select sont ses deux programmes phares qui favorisent davantage la construction de logements locatifs et de logements du marché.
Maisons Canada a pour mission de construire des logements abordables. C'est au cœur de notre travail. Pour ce faire, nous faisons preuve d'une plus grande souplesse avec les propositions. Au lieu d'imposer des plans, nous donnons de la souplesse au Québec, aux communautés, au secteur privé et aux constructeurs communautaires qui proposent des projets. L'équipe de Maisons Canada peut alors les examiner, les approuver et les mettre en œuvre beaucoup plus rapidement qu'aucun autre gouvernement fédéral auparavant.
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Merci beaucoup, monsieur le président.
Merci, monsieur le ministre, de prendre le temps de comparaître devant notre comité.
Nous savons que les Canadiens sont confrontés à une crise du logement. Nous avons entendu à la Chambre — au cours de la présente législature, mais aussi au cours des législatures précédentes — que la lenteur de la construction qui fait considérablement augmenter les coûts est attribuable au gouvernement lui-même. Il impose des lourdeurs administratives. Il perçoit des impôts. Les approbations prennent du temps. Les constructeurs ont constamment dit à notre comité — encore une fois, pas seulement au cours de la présente législature, mais également pendant la législature précédente — que moins d'interventions du gouvernement, et non plus, leur permettraient de construire des logements plus rapidement et à moindre coût.
Il y a quelques minutes, vous avez dit à mon collègue que le gouvernement doit dépenser les deniers publics avec parcimonie, qu'il doit faire preuve de prudence. Ma question est la suivante: pourquoi deux autres sociétés d'État, la SCHL et la Société immobilière du Canada, ne recevraient-elles pas ces fonds pour faire le travail, ce qui nous éviterait de créer une toute nouvelle structure bureaucratique et une toute nouvelle société d'État?
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Merci, monsieur le président.
Je remercie ma collègue de partager son temps de parole avec moi aujourd'hui.
Merci, monsieur le ministre, de comparaître devant nous.
C'est un peu drôle qu'on nous accuse constamment de lancer des slogans, alors que le gouvernement a choisi un slogan pour baptiser une entité bureaucratique. C'est cocasse et je voulais simplement le souligner.
Combien de logements ont été construits au cours de la dernière année — depuis les élections et depuis l'engagement du gouvernement à en construire davantage?
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Merci, monsieur le président.
Je souhaite la bienvenue au ministre et au sous-ministre.
Je tiens d'abord à dire que j'ai personnellement remarqué la rapidité avec laquelle Maisons Canada agit. Nous voyons des exemples de parc de logements dont nous avons besoin au Canada. Je pense notamment aux investissements pour le site d'Arbo à Downsview et pour les infrastructures de traitement des eaux usées qui le compléteront. Ces investissements aideront à ériger littéralement des dizaines de milliers de nouveaux logements tout près de ma circonscription. Je pense aussi au projet vraiment novateur dans ma propre collectivité, qui lancera la construction de 500 nouveaux logements locatifs, dont 150 seront abordables, et qui donnera accès à des terrains municipaux. C'est ce que je voulais dire d'emblée: je remarque la vitesse à laquelle certains de ces projets avancent, en peu de temps. Ils serviront très directement ma communauté de Toronto—St. Paul's.
Monsieur le ministre, j'aimerais vous demander de nous expliquer et de clarifier pour nous tous ce que nous apportera la constitution de Maisons Canada en société d'État. Comment cette transition contribuera‑t‑elle à changer la donne pour les Canadiens et à aider Maisons Canada à réaliser le mandat que vous lui avez confié?
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Dans les collaborations déjà nouées, les propositions proviennent d'abord et avant tout des provinces, des territoires et des villes. Un certain nombre de ces projets ont déjà été annoncés et rendus publics, et la construction a commencé. Parallèlement, nous concluons des ententes entourant les terres fédérales — là où des terres fédérales permettent la construction de logements —, et certaines sont en cours d'élaboration avec la Société immobilière du Canada. Ces dossiers relèvent alors du portefeuille de Maisons Canada, et nous pouvons accélérer les processus.
Pour répondre à une question posée plus tôt à ce sujet, un certain nombre d'entre nous a été élu à l'échelle locale ou provinciale. Il a toujours été difficile de rassembler tous les ordres de gouvernement à la table et d'obtenir des résultats plus rapidement. Nous vivons une crise du logement. La structure de Maisons Canada et l'ajout délibéré des outils prévus dans la Loi sur Maisons Canada — l'ajout d'outils financiers pour agir plus rapidement et l'inscription de terrains fédéraux dans la stratégie — accéléreront la construction de logements.
Je sais que cela peut être frustrant, pour ceux parmi nous qui ont été politiciens à l'échelle locale, de voir la tendance du gouvernement fédéral à être beaucoup plus lent et à ne pas reconnaître les défis locaux. Comme je suis à la barre, nous pouvons renverser cette tendance: nous allons veiller à ce que les municipalités fassent également leur part pour les approbations et les permis. Il faut que tout le monde travaille ensemble dans ce dossier.
Ce qui m'enthousiasme dans ce dossier, c'est que Maisons Canada dispose des outils nécessaires pour réellement accélérer le rythme grâce à une approche de style Équipe Canada: tout le monde est ainsi sur la même longueur d'onde pour bâtir des logements abordables. Il nous faut une variété de logements. Notre pays est complexe et compte des marchés différents. Nous devons offrir toutes sortes de logements. Nous recevons des propositions très novatrices qui mobilisent de nombreux partenaires. Je pense que de formidables possibilités s'offrent à nous en matière de logement, parce que nous aurons dorénavant les outils nécessaires pour les concrétiser.
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C'est une excellente question.
Au Canada, cette industrie est beaucoup plus petite qu'on le souhaiterait. En Europe et en Asie, l'industrie de la fabrication modulaire ou hors chantier est beaucoup plus importante. En Suède, selon ce que l'on entend, plus de la moitié des maisons sont maintenant fabriquées en usine. Au Canada, c'est moins de 5 %, et nos climats sont comparables.
La fabrication de maisons en usine, en tout ou en partie, présente de nombreux avantages, mais souvent, il s'agit de cloisons qui sont ensuite assemblées sur le chantier, comme des blocs Lego. Ces usines peuvent fonctionner 24 heures sur 24, sept jours sur sept, à l'année, peu importe la météo, particulièrement en hiver. Ce modèle offre une grande latitude pour l'emplacement des usines et présente d'excellentes perspectives de création d'emplois et de partenariats avec la main-d'œuvre.
Nous sommes très enthousiastes à cet égard, et nous sommes déterminés à construire plus rapidement et à moindre coût. Lorsque l'on atteint une certaine échelle et que 75 % du travail se fait en usine, il est possible d'accroître l'abordabilité plus rapidement.
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Merci beaucoup, monsieur le président.
Je salue mes collègues et toute l'équipe du comité.
Monsieur le ministre, madame Boldt, monsieur Haloucha, je vous remercie beaucoup d'être ici. Je trouve qu'il y a des échanges très intéressants sur le projet de loi.
Nous, au Bloc québécois, avons été échaudés par les anciens programmes de la Société canadienne d'hypothèques et de logement. Comme les projets au Québec sont, en moyenne, plus petits que ceux de l'Ontario et du reste du Canada, systématiquement, le Québec ne reçoit pas sa part. Quand on regarde le marché de l'habitation, le prix a commencé à baisser à plusieurs endroits au Canada, mais pas au Québec, où on est encore en surchauffe.
Monsieur le ministre, puisque le Québec représente plus que sa part de population en matière de besoins, est-ce que vous prévoyez veiller à ce que notre part du financement reflète cette réalité?
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Je suis convaincu que le Québec sera un véritable moteur dans le cadre de partenariats avec Maisons Canada. Nous avons constaté une volonté sans précédent de créer un partenariat et de collaborer dans la réalisation de projets de construction domiciliaire et d'infrastructures connexes. J'ai bon espoir que nous obtiendrons d'excellents résultats concrets.
Tout indique que le gouvernement du Québec a la volonté de collaborer étroitement et d'augmenter la cadence, notamment pour la construction de projets de plus grande envergure. Nous avons réussi à faire avancer le plus grand projet, probablement, à l'hippodrome de Montréal, au Québec. Nous avons investi dans l'infrastructure de ce site pour y arriver. On parle de 20 000 logements au milieu de l'île de Montréal.
Comme je l'ai dit plus tôt, nous devons également nous concentrer sur les petites collectivités au Québec, comme les autorités provinciales l'ont souligné dans nos discussions. Je pense que nous verrons une véritable volonté d'accélérer les choses pour la réalisation de projets de grande envergure.
:
Je vous remercie de la question.
[Traduction]
Il est primordial d'atteindre nos objectifs en matière d'abordabilité.
Fondamentalement, Maisons Canada a pour objectif d'assurer la collaboration entre le gouvernement fédéral et les provinces et territoires pour la construction de logements sociaux. Nous devons augmenter considérablement notre pourcentage de logements sociaux. Comme je l'ai dit, ce pourcentage a chuté de 10 à 4 % au cours des 30 dernières années, comparativement à 10 à 20 % dans de nombreux autres pays. Cela permettra de tirer parti de bon nombre de logements du marché intermédiaire.
Il faut un mélange de logements et de projets tout en veillant à y intégrer des logements très abordables. Il faut pouvoir faire de l'interfinancement dans le cadre de projets, mais nous voulons accroître l'abordabilité à chaque occasion.
:
Comme cela arrive souvent à la période des questions, j'ai été interrompu au milieu de ma réponse. Je devrais probablement savoir que je ne devrais pas essayer de donner une réponse complète dans les 30 secondes allouées, étant donné toutes les interruptions.
Le marché du logement est très difficile actuellement. Il y a beaucoup d'incertitude en raison des droits de douane imposés par les États-Unis et des guerres qui ont des répercussions sur les économies à l'échelle mondiale. Le Canada ne fait pas exception.
En général, nous observons un ralentissement du marché du logement. Il est particulièrement marqué à Vancouver et à Toronto. D'autres marchés sont plutôt vigoureux, en fait. C'est un mélange, et la situation au pays est complexe. Bien entendu, dans le contexte actuel, les gens hésitent à faire des achats importants, comme l'achat d'une maison. C'est un problème auquel nous devons nous attaquer.
:
Nous n'atteindrons pas nos objectifs en matière d'abordabilité si nous ne construisons pas de logements. C'est une question d'offre et de demande.
Si votre objectif est de construire un demi-million de logements — vous avez dit que c'est le nombre de logements qu'il faut construire chaque année — et que nous n'atteignons que la moitié de cet objectif, cela signifie que l'offre est réduite de moitié. Cela représente 250 000 logements qui pourraient loger des gens, mais qui ne seront pas construits. Donc, le problème ne fait qu'empirer d'année en année.
Je suis avec intérêt les discussions sur les logements modulaires et certaines solutions au Nunavut, mais cela ne touche pas vraiment la majorité des personnes qui sont en situation d'itinérance actuellement. Cela n'aide en rien la majorité des personnes qui n'ont pas les moyens d'acheter une première maison.
En outre, cela n'aide en rien à régler l'un des principaux problèmes liés au logement, soit les délais d'obtention des permis. Dans la plupart de nos grands centres, simplement pour obtenir les permis de construction nécessaires, cela coûte 90 000 $ ou 110 000 $ par logement. Les logements seraient plus abordables si nous parvenions à réduire cela, mais sans être obligés de sauter d'importantes étapes. À Maisons Canada, pourquoi ne met‑on pas l'accent sur ce genre de choses?
:
Merci, monsieur le président.
[Traduction]
Monsieur le ministre, je vous remercie de votre présence aujourd'hui en compagnie des fonctionnaires. C'est très apprécié. Personnellement, en tant que parlementaire, je vous suis très reconnaissante de vos réponses exhaustives, car elles me donnent l'impression d'en savoir un peu plus en repartant. Je vous remercie de votre temps et de vos réponses réfléchies.
Nous n'avons pas abordé la question des refuges pour femmes. Je sais que tout le monde s'entend pour dire qu'il est primordial d'offrir des lieux sûrs à l'un des groupes les plus vulnérables au sein de la population canadienne.
Récemment, j'ai assisté à une annonce, à Vimy, où un établissement de transition a bénéficié des programmes offerts par le gouvernement. Cependant, il semble y avoir une certaine confusion quant à savoir si les refuges pour femmes peuvent bénéficier d'une aide par l'intermédiaire de Maisons Canada. Je me demande si vous pouvez nous apporter des éclaircissements à ce sujet.
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Je vous remercie de cette question. J'aimerais beaucoup le faire.
Beaucoup de refuges pour femmes sont effectivement admissibles à un financement provenant de l'enveloppe d'un milliard de dollars de Maisons Canada réservée aux logements de soutien et de transition. Plusieurs utilisent le terme « refuge » de façon plus large, notamment au Québec. En pratique, la plupart des refuges pour femmes fonctionnent comme des logements de soutien et de transition.
Un refuge pour femmes qui fonctionne comme un logement de transition ou un logement supervisé satisfait aux critères d'admissibilité à ce financement. Nous travaillons en étroite collaboration avec le milieu des refuges pour femmes, particulièrement au Québec, pour éviter toute ambiguïté concernant les critères d'admissibilité. Il y a des besoins importants à cet égard, et nous devons veiller à y répondre.
Je crois savoir que la Stratégie nationale sur le logement a permis de créer plus de 15 000 places en refuge, ainsi que des refuges et des maisons de transition ces dernières années. Nous devons poursuivre ce travail, et Maisons Canada aura un rôle important à jouer. Il est essentiel que ces refuges pour femmes sachent qu'ils sont admissibles s'ils fonctionnent comme des fournisseurs de logements de transition ou de logements avec services de soutien.
:
C'est une importante préoccupation. Je sais que Mme Boldt et la PDG de Maisons Canada, Mme Ana Bailão, en tiennent compte dans l'examen des nombreuses propositions qui sont présentées.
Nous avons reçu une quantité incroyable de propositions, et nous encourageons nos partenaires à se regrouper. Cela pourrait être une combinaison de partenariats entre les provinces, les municipalités, le secteur privé et le secteur communautaire... Plus ils parviennent à regrouper leurs projets... Nous avons vu un tel regroupement de projets au Nouveau-Brunswick et en Colombie-Britannique. Nous l'avons également vu en Nouvelle-Écosse et au Nunavut, où divers projets ont été regroupés en une proposition, avec du soutien pour la gestion des partenariats. Il faut rendre cela le plus simple et efficace possible. C'est ce que nous encourageons pour les propositions qui sont présentées.
Ce sont les partenariats bien structurés qui nous permettront d'avancer le plus rapidement, qui permettront de livrer des logements abordables dans les meilleurs délais et qui seront aussi abordables que possible. C'est précisément le genre de partenariats que nous recherchons. Bien sûr, tirer parti des méthodes de construction modernes avec des matériaux canadiens tout au long de ce processus est aussi une autre pièce maîtresse du casse-tête. C'est notre message, et cela suscite énormément d'intérêt, comme en témoignent les propositions qui sont présentées.
:
C'est un élément très important.
Pour revenir à mon dernier point, nous comptons sur les provinces et les territoires pour regrouper les projets en milieu rural, qui répondent aux besoins des collectivités rurales, dans leurs propositions respectives. Nous en avons déjà vu des exemples. Au Nouveau-Brunswick, 30 % des logements sont dans des collectivités rurales, ce qui est formidable. Nous voulons que cette tendance se poursuive. Il s'agit certainement d'un excellent exemple pour les autres provinces et territoires.
En général, Maisons Canada travaille sur la capacité de traiter des projets de toutes tailles. Nous sommes conscients que les besoins sont également importants dans les collectivités rurales. Nous voulons nous concentrer sur les endroits où nous pouvons réaliser des économies d'échelle, avec des projets d'envergure dans les grandes villes, mais il faut faire tout ce dont nous avons discuté. C'est ainsi que nous bâtissons cela dès le départ. Il va sans dire que le fait de fonctionner en tant que société d'État nous offre plus d'outils et d'occasions de mener ces activités de manière exhaustive.
:
Madame Koutrakis, je vous remercie d'avoir soulevé la question de l'itinérance chez les femmes et des refuges pour femmes. C'est l'un des projets dont je suis le plus fier d'avoir mené en collaboration avec les associations de femmes de ma circonscription. J'encourage tous les députés à défendre cette cause.
Merci, monsieur le ministre. C'est ainsi que se termine cette heure de la réunion. Nous vous remercions, vous et vos fonctionnaires, d'être venus.
Chers collègues, avant de lever la séance, j'ai besoin de vos conseils au sujet de quelques questions d'ordre administratif.
Voulons-nous publier un communiqué de presse pour solliciter des mémoires? En général, c'est ce que nous faisons.
Des députés: D'accord.
Le président: J'ai discuté de la date limite pour le dépôt des mémoires. On a proposé le 17 avril, à 16 heures.
Des députés: D'accord.
Le président: La date limite pour les amendements au projet de loi sera le 24 avril, à 16 heures.
Des députés: D'accord.
Le président: Nous commencerons l'étude article par article à la réunion du jeudi 30 avril. Est‑ce que tout le monde est d'accord là‑dessus?
Des députés: D'accord.
Le président: Notre prochaine réunion aura lieu le lundi 13 avril, et nous commencerons l'étude article par article du projet de loi . C'est très important.
Sur ce, chers collègues, je vous remercie de votre temps.
Plaît‑il au Comité de lever la séance?
Des députés: D'accord.
Le président: La séance est levée.