Bonjour, chers collègues.
Bonjour aux témoins.
Bienvenue à la 12 e réunion du Comité permanent de l'environnement et du développement durable. Cette réunion se déroule en mode hybride et en public.
Nous entendrons des témoins pendant la première heure et nous discuterons des travaux du Comité, à huis clos, pendant la deuxième heure.
Je demanderais à ceux qui participent en personne de suivre les lignes directrices de santé et de sécurité pour l'utilisation des oreillettes. Vous trouverez ces lignes directrices sur les cartes qui sont sur la table.
[Français]
Le Comité permanent de l'environnement et du développement durable commence son étude de la norme sur la disponibilité des véhicules électriques.
[Traduction]
Je vais maintenant présenter les témoins que nous accueillons ce matin.
[Français]
Nous accueillons des représentants du ministère de l'Environnement, soit Mme Megan Nichols, sous-ministre adjointe à la Direction générale de la protection de l'environnement, et M. Mark Cauchi, directeur général, Énergie et Transports.
[Traduction]
Je vois une troisième personne, M. Derek Hermanutz. Est‑ce exact?
:
Merci beaucoup, monsieur le président.
Je m'appelle Megan Nichols. Je suis sous-ministre adjointe de la Direction générale de la protection de l'environnement à Environnement et Changement climatique Canada.
[Français]
J'ai le plaisir de me trouver ici aujourd'hui afin de vous donner une présentation technique concernant la norme sur la disponibilité des véhicules électriques et de répondre aux questions que les membres du Comité pourraient avoir pour les aider à préparer la prochaine étude.
[Traduction]
Je suis accompagnée aujourd'hui de Mark Cauchi, directeur général de la Direction de l'énergie et des transports, ainsi que de Derek Hermanutz, directeur général de la Direction de l'analyse économique, à ECCC.
Dans notre introduction, nous présenterons les grandes lignes de l'objectif de la norme sur la disponibilité des véhicules électriques, son fonctionnement et la révision actuellement en cours.
Pour commencer, je soulignerais que sur le plan des changements climatiques, le secteur des transports est le deuxième en importance au Canada sur le plan des émissions, et il n'y a pas de voie vers un avenir carboneutre sans une transition vers les véhicules zéro émission au fil du temps.
Les émissions du secteur des transports représentaient 27 % de toutes les émissions de GES au Canada en 2023; les véhicules légers représentent à eux seuls près de la moitié de ces émissions. Depuis 2019, nous avons constaté une amélioration générale de la performance des voitures de tourisme et des camions légers en matière d'émissions de GES. Cela s'explique en partie par le déploiement des véhicules électriques depuis cette date, mais aussi par l'amélioration globale du rendement énergétique des flottes grâce à d'autres règlements fédéraux en vigueur depuis 2010.
[Français]
Le programme de la norme sur la disponibilité des véhicules électriques, ou NDVE, a été mis au point en décembre 2023. Il devait s'accompagner d'une série d'autres mesures politiques menées par divers ministères fédéraux visant à soutenir la transition vers les véhicules électriques.
Il s'agissait notamment du Programme d’incitatifs pour les véhicules zéro émission, ou iVZE, mis en œuvre par Transports Canada, du Programme d’infrastructure pour les véhicules à émission zéro, ou PIVEZ, mis en œuvre par Ressources naturelles Canada, ainsi que du financement mis en œuvre par Innovation, Sciences et Développement économique Canada pour soutenir la fabrication de batteries et de véhicules électriques au Canada.
[Traduction]
La norme sur la disponibilité des véhicules électriques a été conçue pour réduire davantage les émissions de GES des véhicules légers, en garantissant un approvisionnement croissant en véhicules zéro émission et un choix plus vaste pour les Canadiens. Elle s'inscrit dans le cadre d'un plan global du gouvernement du Canada visant à faciliter la transition vers les véhicules zéro émission et à créer une chaîne d'approvisionnement et une infrastructure solides pour les véhicules électriques. Lorsque la norme a été publiée, nous estimions que cela permettrait de réduire les émissions cumulatives de GES de 362 mégatonnes entre 2026 et 2050. Cela s'ajoute aux réductions de GES résultant des normes canadiennes d'émissions de GES pour les véhicules légers.
Outre la réduction des GES, les véhicules électriques ont des effets bénéfiques pour la santé des Canadiens et leur offrent des économies. Ils réduisent la pollution de l'air dans les collectivités canadiennes ainsi que le coût des soins de santé. Chaque année, selon une analyse de Santé Canada, la pollution atmosphérique provenant des véhicules routiers contribue à l'asthme et aux maladies pulmonaires, à environ 1 200 décès prématurés et à des millions de cas de problèmes de santé non mortels. Le coût total estimé de la pollution atmosphérique provenant des véhicules routiers au Canada est de 9,5 milliards de dollars par année. D'ici 2050, la norme sur la disponibilité des véhicules électriques devrait réduire les émissions de divers polluants atmosphériques provenant des véhicules légers, soit 36 % pour les matières particulaires; 50 % pour les NOx; 61 % pour les composés organiques volatils; 68 % pour le monoxyde de carbone.
Sur le plan du rapport coûts-avantages, les coûts de fonctionnement et d'entretien des véhicules électriques sont inférieurs à ceux des véhicules à essence et au diésel, de sorte que leur coût total de possession est moins élevé que celui d'un véhicule à essence comparable, malgré la différence de prix d'achat actuel. Le coût total d'un VE est plus bas que celui d'un véhicule à essence en raison de coûts de ravitaillement et d'entretien beaucoup moins élevés. Les VE ont moins de pièces mobiles que les autres véhicules, n'ont pas besoin de changements d'huile ou de mises au point du moteur et n'ont ni bougies d'allumage ni filtres à air moteur à remplacer. L'Association canadienne des automobilistes estime que le propriétaire moyen d'un véhicule électrique économise de 40 à 50 % en frais d'entretien par rapport à un véhicule à essence. La CAA estime aussi que le Canadien moyen dépense près de 3 000 $ par année en essence, alors que les frais d'électricité annuels pour alimenter un véhicule électrique moyen ne s'élèvent qu'à quelques centaines de dollars. En 2023, on a estimé que les Canadiens économiseront environ 36,7 milliards de dollars en coûts d'énergie d'ici à 2050 grâce à la mise en œuvre du règlement.
Je cède maintenant la parole à mon collègue Mark Cauchi, qui vous expliquera comment fonctionne la norme de disponibilité.
La mise en œuvre des exigences liées à la NDVE s'est effectuée au moyen de modifications au Règlement sur les émissions de gaz à effet de serre des automobiles à passagers et des camions légers, initialement publié en 2010. Le règlement a été mis en vigueur en vertu des pouvoirs énoncés dans la Loi canadienne sur la protection de l'environnement (1999). La NDVE a établi des cibles annuelles de ventes de VE, soit de 20 % en 2026, à 60 % en 2030, puis à 100 % en 2035.
Le Canada n'est pas le seul pays à avoir des cibles pour les véhicules électriques. D'autres administrations à l'extérieur — et à l'intérieur — du Canada ont également des cibles. Aux États-Unis, 11 gouvernements d'État, qui représentent 40 % du marché nord-américain de l'automobile, ont des cibles et des mesures relatives aux VE. Le Royaume-Uni, l'Union européenne et ces 11 États américains, dont la Californie, l'État de New York et l'État de Washington, ont adopté des cibles afin que les VE représentent 100 % des ventes d'ici 2035. La Chine a également adopté une cible plus basse, soit 20 % des ventes d'ici 2020, qui a déjà été dépassée. Plus de 50 % des véhicules vendus en Chine sont maintenant des véhicules électriques. La Norvège sera probablement le premier pays à atteindre la cible la plus ambitieuse au monde, soit 100 % des ventes d'ici 2025. En 2024, l'Éthiopie a été le premier pays à interdire l'importation de tout véhicule à essence.
Au Canada, la Colombie-Britannique et le Québec ont adopté des cibles pour les véhicules électriques. L'objectif actuel de la Colombie-Britannique est 100 % des ventes d'ici 2035. Le Québec a récemment annoncé une nouvelle cible de 90 % de véhicules électriques à batterie et de véhicules hybrides rechargeables d'ici 2035.
La réglementation canadienne va au‑delà des cibles de ventes obligatoires.
[Français]
La norme prévoit un ensemble de mesures de souplesse en matière de conformité, y compris des crédits pour action précoce, la possibilité pour les constructeurs d'automobiles de reporter pendant une période de trois ans les déficits de crédit, ainsi que des crédits pour la vente de véhicules hybrides rechargeables et pour les investissements dans l'infrastructure de recharge rapide.
[Traduction]
Essentiellement, cela signifie que les entreprises ont de multiples options pour se conformer à la réglementation. Par exemple, elles pourraient vendre plus de véhicules électriques ou acheter des crédits excédentaires d'autres entreprises. Les constructeurs automobiles pourraient également utiliser leurs propres crédits excédentaires des années précédentes, y compris les crédits d'action précoce accumulés en 2024 et 2025. Ils pourraient investir dans des infrastructures de recharge rapide ou appliquer les crédits obtenus grâce à la vente de véhicules hybrides rechargeables.
Le règlement s'applique à toutes les entreprises qui fabriquent des véhicules de tourisme, VUS et camionnettes neufs au Canada ou qui importent de tels véhicules routiers au Canada en vue de les vendre au premier acheteur au détail. Il ne s'applique pas aux véhicules routiers moyens et lourds ni aux véhicules hors route utilisés dans des secteurs comme la construction, l'agriculture, la foresterie ou l'exploitation minière.
[Français]
Les fabricants et les importateurs ont la possibilité d'exclure les véhicules d'urgence. Toutes les entreprises ont les mêmes cibles.
[Traduction]
Le règlement définit les véhicules zéro émission comme des véhicules électriques à batterie, ou VEB, qui fonctionnent uniquement à l'électricité; des véhicules à pile à combustible, ou VPC, qui fonctionnent à l'hydrogène; des véhicules électriques hybrides rechargeables, ou VEHR, qui peuvent fonctionner exclusivement à l'électricité sur une distance minimale déterminée avant une transition pour fonctionner comme véhicules hybrides, alimentés à la fois par des combustibles liquides et de l'électricité.
Le 5 septembre 2025, le a annoncé un examen de 60 jours de la Norme sur la disponibilité des véhicules électriques. L'examen permet de constater que les constructeurs automobiles sont confrontés à une dynamique de marché extrême. Il a été lancé dans le contexte des droits de douane américains imposés en 2025 sur les véhicules canadiens, des changements dans l'industrie automobile et de l'incertitude économique qui en ont découlé.
[Français]
L'examen a pour objectif de faire en sorte que la NDVE tienne toujours compte des réalités du marché, demeure efficace pour les Canadiens et évite d'imposer un fardeau excessif aux constructeurs automobiles, tout en continuant de mettre clairement l'accent sur un avenir carboneutre.
[Traduction]
Le a également annoncé que les obligations de conformité des constructeurs automobiles pour l'année modèle 2026 seraient supprimées afin de contribuer à réduire la pression économique due aux droits de douane. Le gouvernement a également annoncé qu'il étudierait les moyens d'améliorer l'accès des Canadiens à des véhicules électriques plus abordables, et que ces travaux seraient menés par Transports Canada. L'examen vise à étudier des modifications possibles aux cibles de vente annuelles, y compris la norme 2035, et d'autres assouplissements possibles.
[Français]
L'examen de 60 jours offre aux Canadiens et à toutes les parties intéressées une occasion immédiate de donner leur avis sur le Règlement. L'examen permettra de garantir que la norme est efficace et réalisable et qu'elle appuie tant nos objectifs climatiques que la compétitivité de notre secteur automobile.
[Traduction]
Aujourd'hui, un véhicule sur quatre vendu dans le monde est un véhicule électrique, et on s'attend à ce que la demande continue d'augmenter au Canada au fil du temps, à mesure que les prix d'achat initiaux baisseront et que davantage de choix de véhicules arriveront sur le marché.
Au cours de l'examen, le gouvernement a reçu de nombreux commentaires des intervenants, des provinces et territoires et d'organisations autochtones, dans le cadre d'un processus exhaustif visant à déterminer d'éventuels changements pouvant offrir des mesures de souplesse supplémentaires et réduire les coûts. À l'approche de la fin de la période d'examen, le 4 novembre, le gouvernement tiendra compte des commentaires reçus des constructeurs automobiles, des associations industrielles, des ONG environnementales, des organisations autochtones nationales, des provinces et territoires, et d'autres intervenants.
[Français]
L'examen se poursuivra jusqu'à minuit le 4 novembre. Nous prévoyons recevoir des observations jusqu'à ce moment. Aucune décision relative aux changements réglementaires n'a été prise pour le moment.
[Traduction]
Nous présenterons plus tard cette année une mise à jour sur les résultats de l'examen. ECCC se prépare à publier une proposition réglementaire à l'hiver 2026 en vue de consultations supplémentaires avant la mise au point des modifications, à la fin de 2026.
Merci.
:
Je dirais que cela fait partie des raisons pour lesquelles nous menons cet examen. Il vise à garantir que les normes demeurent adéquates et adaptées à l'objectif, et qu'elles fonctionnent dans l'intérêt des Canadiens sans nuire au secteur de l'automobile.
Concernant les régions rurales et éloignées, nous sommes conscients qu'il est important que les consommateurs aient d'autres options adéquates qui répondent aux besoins, comme l'autonomie sur de longues distances, l'utilisation du véhicule par temps froid ou l'accès à certains types et catégories de véhicules.
Quant au taux de 14,6 %, nous avons constaté une baisse cette année. Actuellement, on parle d'environ 9 %. Nous pensons que cela pourrait être attribuable à plusieurs facteurs, comme la suspension du programme fédéral d'incitatifs pour les véhicules zéro émission. Par conséquent, le coût d'achat initial d'un véhicule zéro émission demeure un obstacle pour de nombreux Canadiens, même si les coûts du cycle de vie tendent à jouer en leur faveur.
C'est précisément le genre de question que nous examinons. Nous avons des discussions avec la Corporation des associations de détaillants d'automobile, ce qui nous permet d'entendre directement le point de vue de l'association des concessionnaires sur les aspects à étudier dans le cadre de l'examen en cours.
Un autre mythe veut que, d'ici 2026, selon la norme actuelle, qui est suspendue, les fabricants doivent vendre 20 % de véhicules électriques. Ce n'est pas vrai, car il y a d'autres façons pour eux de se conformer à la norme, dont des crédits de conformité, comme vous l'avez mentionné.
Ai-je raison?
Si oui, comment se fait-il que vous ne rectifiiez pas cela publiquement, du côté du gouvernement, et que vous laissiez circuler ces mensonges véhiculés par les fabricants, les pétrolières et les conservateurs?
:
C'est évidemment une industrie en période de transition. C'est un produit qui évolue. Quelques éléments retiennent particulièrement mon attention.
En ce qui concerne les émissions au cours du cycle de vie, comme je l'ai mentionné, je pense qu'un aspect en particulier est préoccupant. De nombreuses preuves laissent entendre que les émissions au cours du cycle de vie sont plus faibles pour les véhicules zéro émission. Je pense que c'est intuitif, mais c'est également corroboré par diverses études, notamment au Canada.
L'autonomie s'est considérablement améliorée. Je sais que les gens sont encore inquiets. L'angoisse liée à l'autonomie, plus particulièrement, a été soulevée dans le cadre de notre étude, et cela demeure une préoccupation pour ceux qui ne veulent pas acheter un véhicule électrique. C'est une préoccupation et une inquiétude légitimes. En revanche, nous avons constaté des améliorations constantes de l'autonomie des véhicules électriques, et la technologie continue de s'améliorer.
Est-elle là où elle devrait être? C'est une question légitime. Compte tenu de ce que nous observons en termes de kilométrage quotidien moyen, et compte tenu des améliorations apportées à l'autonomie, cela figurerait certainement sur ma liste.
Je vais m'en tenir à ces deux‑là, mais d'autres témoins pourraient vouloir soulever d'autres préoccupations.
:
Merci, monsieur le président.
De toute évidence, nous soutenons la venue de la . Je crois que cela fait 48 jours qu'on lui a demandé pour la première fois de comparaître. Ce sera la quatrième invitation à comparaître, qui est en suspens, si bien que je n'ai évidemment pas beaucoup d'espoir qu'elle viendra de sitôt. Son horaire doit être extrêmement occupé si elle ne peut pas comparaître.
En ce qui concerne la nature précise de la motion qui a été proposée, il n'est pas clair pour moi que c'est pour deux heures. Si nous voulons discuter de deux sujets distincts, la devrait comparaître pour une heure sur le budget supplémentaire des dépenses. Ce qui me préoccupe, c'est que nous essayons — en raison de son manque de volonté à comparaître et à rendre des comptes devant ce comité et le Parlement — de fusionner deux questions distinctes dans une réunion.
Si nous voulons être très clairs, je suis disposé à modifier le libellé de la motion afin qu'il précise que la comparaîtra sur le budget supplémentaire des dépenses pour la première heure et sur son mandat et ses priorités pour la deuxième heure, ce qui a été adopté il y a 48 jours. Puisque le gouvernement n'a pas rendu publiques les lettres de mandat de différents ministres, nous n'avons aucune idée de ce qu'elle pourrait penser.
C'est une excellente occasion de combiner les deux sujets, mais il faut préciser très clairement qu'il s'agit de deux comparutions. Cela éliminerait la moitié des invitations. J'aimerais beaucoup savoir quand la pourra très prochainement être inscrite au calendrier pour les deux invitations restantes.
Merci, monsieur le président.
:
J'aimerais poser une question à mon collègue afin de clarifier une chose.
Dans la version anglaise de la motion, on parle de
[Traduction]
« the Canadian Environmental Assessment Agency », soit l'Agence canadienne d'évaluation environnementale, en français.
[Français]
Je me demande s'il ne serait pas plus approprié de parler de l'Agence d'évaluation d'impact du Canada. Ce n'est pas pour vous corriger, mais il faudrait vérifier cela. Il se peut qu'il y ait un problème de compétence.
Je suis nouveau, et j'essaie de mieux comprendre. J'ai un doute et je veux juste m'assurer que, si on doit appeler des témoins, on appelle ceux de la bonne agence. Il ne faudrait pas en appeler inutilement.
:
Si cela pouvait vraiment arriver demain, comme le dit M. Bonin, ce comité n'est pas le bon outil pour demander une injonction concernant les risques pour une espèce en voie de disparition. Ce n'est absolument pas le bon outil. Je pense que de nombreux autres outils pourraient être envisagés.
En ce qui concerne l'amendement, monsieur Bexte, vous avez dit dans votre réponse qu'il s'agirait de procéder comme nous le faisons habituellement en comité, c'est‑à‑dire que la directrice générale répondrait à nos questions. À mon avis, il ne s'agit pas d'un exposé.
Si vous voulez vraiment que Mme Farrell vienne nous parler précisément de cette question, je pense qu'il faudrait probablement préparer quelque chose à ce sujet, avec des détails. Elle ne connaîtra peut-être pas les réponses, car elle occupe de hautes fonctions et elle est à la tête d'une grosse machine. Je peux imaginer que la réunion se passerait comme la dernière fois. Des questions ont été posées sur toutes sortes de sujets concernant les grands projets, le climat, le Canada, etc.
Je vous encourage à revoir la formulation ou à considérer que cela pourrait dépasser le cadre de cette motion.
:
Madame Miedema, si vous me le permettez, je voudrais dire quelque chose avant de vous donner la parole.
Premièrement, je vois que l'horloge affiche 13 h 35. Il faudrait donc se demander s'il faut continuer ce débat.
Deuxièmement, l'étude que nous avons entamée aujourd'hui a déjà été programmée pour le 17 novembre. Si nous voulons ajouter d'autres séances, il faudra annuler toutes les rencontres qui ont déjà été fixées pour le 17. De plus, des avis ont déjà été envoyés pour cette date ainsi que pour les rencontres subséquentes.
Pour ma part, je me préoccupe seulement de ce que le greffier doit faire.
[Traduction]
Il s'agit d'annuler, de recommencer et d'annuler à nouveau. Soyons‑en conscients.
Je vous cède maintenant la parole, madame Miedema.
:
Au risque de me répéter, je dirai que des travaux pourraient commencer dès demain sur le site. Votre gouvernement a accordé un permis. Il a inscrit ce projet sur la liste des projets d'intérêt national établie dans le projet de loi . Cela lui permet de passer outre à la Loi sur les espèces en péril et d'aller de l'avant, malgré toute la législation qui a été mise en place au cours des dernières décennies au Canada.
Il est donc urgent d'agir. Pour ma part, j'ai entendu dire que le chevalier cuivré était en danger. J'ai constaté que des groupes environnementaux demandaient une enquête et la suspension du permis et que des travaux pourraient commencer n'importe quand. Si ce n'est pas le cas, qu'on me le prouve.
S'il y a d'autres moyens d'éviter les risques pour l'espèce, tant mieux. Explorons-les. Nous devons faire tout en notre pouvoir pour clarifier la situation et protéger le chevalier cuivré, une espèce menacée qu'on ne retrouve qu'au Québec. Il ne vit nulle part ailleurs dans le monde.
Le rôle du Comité est très précis, et cela relève de son mandat. Nous avons une responsabilité à ce sujet, et je m'attends à ce que le Comité se montre à la hauteur de son mandat pour protéger cette espèce menacée.
:
Monsieur le président, je vous remercie de nous donner l'occasion de prendre la parole devant le Comité.
[Traduction]
Nous travaillons selon les directives du Comité et nous sommes ravies de pouvoir parler brièvement d'une approche pour la rédaction de rapport qui a bien fonctionné pour ce comité.
Maintenant que le Comité a reçu tous les témoignages prévus dans le cadre de son étude sur le plan de réduction des émissions, nous présumons que le Comité aimerait qu'un rapport soit rédigé. Les députés peuvent maintenant nous guider dans la préparation du rapport qui sera déposé à la Chambre.
Comme M. Iacono l'a mentionné, le greffier a envoyé un courriel. Les instructions de rédaction — qui sont généralement données verbalement — porteraient sur les sujets à mettre en évidence dans le rapport, les témoins ou les mémoires que les députés souhaiteraient que l'on y mentionne, puis les recommandations, qui sont généralement destinées au gouvernement du Canada.