:
Je déclare la séance ouverte. Nous en sommes à la réunion n
o 43 du Comité permanent du commerce international.
Je souhaite la bienvenue à tous les membres du Comité ainsi qu'à nos témoins.
Conformément à l'article 108(2) du Règlement et à la motion adoptée par le Comité le mardi 5 mai 2026, le Comité reprend son étude des activités liées au commerce international de certaines entités fédérales.
Nous accueillons aujourd'hui Mme Véronique Dorval, cheffe de l'exploitation et vice-présidente exécutive de la Banque de développement du Canada, ainsi que M. Pierre Cléroux, vice-président, Recherche et économiste en chef, qui se joint à nous par vidéoconférence. Nous accueillons également M. Todd Winterhalt, premier vice-président, Marchés internationaux et chef des communications et des affaires publiques à Exportation et développement Canada, ainsi que Mme Joanne De Franco, vice-présidente, Développement du commerce mondial.
Je rappelle aux témoins de porter leurs oreillettes. Vous aurez des questions en anglais et en français. Si vous avez besoin de l'interprétation, assurez-vous d'être prêts. Je sais que vous êtes très bien outillés pour cela.
Encore une fois, bienvenue à vous tous. Nous allons entendre les déclarations préliminaires.
Madame Dorval, je vous invite à faire votre déclaration préliminaire. Vous disposez de cinq minutes.
:
Madame la présidente et membres du Comité, je vous remercie de m'avoir invitée à vous parler de la Banque de développement du Canada.
La Banque de développement du Canada est la seule banque qui se consacre exclusivement aux entrepreneurs canadiens. Sa mission est de les appuyer en leur offrant du financement, des services-conseils et du capital de risque.
[Traduction]
Nous appliquons des principes commerciaux et nous soutenons plus de 107 000 clients partout au pays. De ce nombre, environ 7 % exportent. Conformément à la Loi sur la Banque de développement du Canada, nous nous concentrons sur le marché intérieur, tandis que le rôle de soutien à l'exportation est assuré par des sociétés d'État sœurs, comme EDC.
Nous estimons que le rôle de la BDC dans la création, la croissance et l'expansion des PME contribue à établir les conditions idéales pour les entreprises exportatrices. Les petites et moyennes entreprises sont l'épine dorsale de l'économie canadienne puisqu'elles représentent 99,7 % de toutes les entreprises et 64 % des emplois du secteur privé.
[Français]
C'est pourquoi la Banque de développement du Canada est présente partout au pays et compte 109 centres d'affaires. Grâce à cette présence pancanadienne, notre portefeuille de prêts et d'investissements s'élevait, à la fin de l'exercice financier de 2025, à 57 milliards de dollars.
Ce travail génère des retombées économiques concrètes pour le Canada. Sur la base de l'exercice de 2025, la Banque de développement du Canada estime que ses activités contribueront à hauteur de 25 milliards de dollars au produit intérieur brut du Canada au cours des cinq prochaines années.
[Traduction]
Nous sommes également déterminés à créer de la valeur pour notre actionnaire, le gouvernement du Canada, en opérant comme une société d'État bien gérée. La BDC demeure rentable, finance entièrement ses activités de base et fonctionne selon des principes commerciaux. Cela garantit que nous ne dépendons pas de l'argent des contribuables. En fait, notre rentabilité nous a permis de verser des dividendes aux Canadiens. Au cours des cinq dernières années, la BDC a versé 1,4 milliard de dollars au gouvernement du Canada.
[Français]
En matière de commerce international, la Banque de développement du Canada apporte une contribution pertinente à l'ensemble des efforts visant à soutenir les entreprises aux prises avec des droits de douane et l'incertitude persistante qui y est associée.
Au moyen de nos activités de base, nous fournissons des fonds de roulement pour aider les entreprises à poursuivre leur croissance tout en protégeant leur liquidité. Nous offrons également des services-conseils pour renforcer la stratégie des entreprises, leurs activités et leur productivité.
[Traduction]
Je suis accompagnée aujourd'hui de notre économiste en chef, Pierre Cléroux, dont l'équipe a présenté plus de 280 exposés partout au pays depuis l'imposition des droits de douane, en plus de développer des recherches et des outils accessibles qui soutiennent les entrepreneurs et les éclairent dans leurs décisions d'affaires.
Nous jouons également un rôle clé dans la réponse tarifaire générale du gouvernement du Canada, en offrant plusieurs programmes d'allégement tarifaire, assortis d'un financement souple et de services consultatifs qui aident les entreprises à s'adapter et à poursuivre leur croissance. Cela comprend environ 200 millions de dollars en prêts et près de 600 mandats de services-conseils dans le cadre du nouveau programme Pivoter pour se propulser, destiné à soutenir la croissance des petites entreprises directement touchées par les droits de douane américains ou par l'incertitude qu'ils engendrent.
Pour le secteur du bois d'œuvre, la BDC a garanti plus de 300 millions de dollars en prêts et lettres de crédit par l'entremise d'institutions financières partenaires.
[Français]
Plus récemment, la Banque de développement du Canada a reçu le mandat de mettre en œuvre une enveloppe de financement de 1 milliard de dollars pour les entreprises des secteurs de l'acier et de l'aluminium afin d'aider les entreprises viables à demeurer en activité et résilientes au cours des prochains mois.
La Banque de développement du Canada demeure résolument engagée à appuyer les entrepreneurs canadiens en cette période d'incertitude, tout en continuant à exercer ses activités sur une base financièrement durable et à offrir de la valeur aux Canadiens.
Merci. Je serai heureuse de répondre aux questions des membres du Comité.
:
Bonjour à tous et à toutes.
Madame la présidente et membres du Comité, je vous remercie de m'avoir invité à témoigner.
Aujourd'hui, je suis accompagné de Mme Joanne De Franco, vice-présidente du développement des affaires et des marchés internationaux.
[Traduction]
EDC est très heureuse de comparaître à nouveau devant le comité du commerce international et se réjouit à l'idée de contribuer à son étude sur les principaux défis, les possibilités et les outils de soutien offerts aux exportateurs canadiens qui doivent composer avec un paysage commercial difficile et en évolution.
[Français]
Si vous me le permettez, madame la présidente, j'aimerais, à l'intention de tous ceux qui nous connaissent moins bien, résumer le mandat d'Exportation et développement Canada.
Nous faisons partie de l'écosystème commercial international du Canada, et notre mission est de soutenir et de développer le commerce international du Canada.
[Traduction]
Nous soutenons les entreprises canadiennes en leur offrant des solutions d'assurance, des prêts directs et des fonds de roulement afin qu'elles puissent gérer les risques, trouver de nouveaux acheteurs, participer à des projets d'envergure et même s'implanter à l'étranger. En tirant parti de nos 26 bureaux à l'international, nous fournissons également des analyses de marché et un réseau de relations pour aider les exportateurs à trouver de nouveaux partenaires commerciaux. Ensemble, ces initiatives permettent aux exportateurs et aux investisseurs de réduire leurs risques et d'accéder au capital dont ils ont besoin pour conquérir de nouveaux marchés.
En 2025, EDC a aidé près de 24 000 exportateurs canadiens et facilité un total de plus de 135 milliards de dollars en exportations, en investissements étrangers et en activités de développement du commerce. Les activités d'EDC ont contribué au produit intérieur brut du Canada à hauteur d'environ 97 millions de dollars, soit plus de 3 % du PIB total du Canada. Elle soutenait également environ 580 000 emplois à temps plein dans tout le pays.
Comme nos collègues de la BDC, nous fonctionnons, selon des modalités commerciales, en complément des banques et des assureurs du secteur privé. Conformément à ce modèle, EDC n'accorde aucune subvention.
À la base, nous sommes une organisation axée sur les besoins des clients, et en 2026, les exportateurs et les investisseurs canadiens nous indiquent clairement qu'ils cherchent à se diversifier. D'ailleurs, notre enquête sur l'indice de confiance commerciale de 2025 a révélé que plus de 65 % des entreprises canadiennes prévoyaient diversifier leurs marchés dans de nouvelles régions au cours des deux prochaines années. Cette volonté s'inscrit dans une tendance vers une plus grande diversification, une tendance qui s'est nettement affirmée après la fin de la pandémie.
De plus, au cours des 10 dernières années, les recherches d'EDC ont montré que le parcours d'exportation des entreprises canadiennes a profondément changé. La part des entreprises qui commencent par exporter uniquement vers les États-Unis a diminué de près de moitié. Durant la même période, la proportion de celles qui débutent en exportant vers plusieurs marchés mondiaux a plus que triplé.
Les États-Unis demeurent et, à notre avis, demeureront toujours le marché le plus important du Canada, avec près des trois quarts des exportateurs qui en dépendent fortement ou modérément. Toutefois, il est essentiel de diversifier nos marchés dès maintenant, en cette période de transformation du commerce mondial. La collaboration avec notre groupe diversifié d'acheteurs et une présence sur de multiples marchés sont depuis longtemps reconnues comme des moyens de stimuler le rendement et d'accroître la prospérité d'un exportateur. C'est désormais une priorité incontournable. L'écosystème commercial canadien a commencé à se mobiliser autour de cet objectif, et nous devons maintenant passer à l'action.
Les indicateurs de rendement que j'ai présentés plus tôt démontrent la capacité d'EDC à produire des résultats tangibles. Notre objectif principal est d'aider le Canada à devenir une nation commerciale plus résiliente, plus concurrentielle et plus sûre. EDC est fière de jouer un rôle de catalyseur de croissance dans les secteurs les plus prometteurs et tournés vers l'avenir du Canada, comme les minéraux critiques, l'énergie et la transition énergétique, l'agroalimentaire, ainsi que la défense et la sécurité. Grâce à notre présence grandissante dans le monde, nous sommes en mesure de soutenir la croissance des entreprises canadiennes dans des marchés à fort potentiel comme l'Europe et la région de l'Asie-Pacifique.
Enfin, grâce à notre équipe de financement de projets, l'une des plus grandes et des plus expérimentées au Canada, nous pouvons contribuer à la construction d'infrastructures nationales qui soutiennent le commerce, améliorent la productivité ici au pays et facilitent la diversification à l'échelle nécessaire.
[Français]
Je vous remercie de m'avoir accordé du temps pour vous donner quelques informations sur EDC et le commerce international.
[Traduction]
Nous serons ravis de vous fournir plus de renseignements et de répondre à vos questions.
Merci.
Dans votre mise à jour économique, vous dites que l'investissement résidentiel a une incidence sur la croissance. Votre lettre est cependant muette sur l'investissement non résidentiel. Dans la minute et des poussières qu'il me reste, j'aimerais connaître vos points de vue à ce sujet, car les investissements non résidentiels sont essentiels à la productivité, si j'ai bien compris.
L'Institut C.D. Howe a récemment publié — en mars, je crois — son analyse selon laquelle nos investissements non résidentiels sont 25 % en deçà du sommet de 2014. Les investissements dans la machinerie, les usines et l'équipement sont inférieurs au taux de remplacement. La BDC est-elle également d'avis que les investissements liés à la productivité sont inférieurs à notre sommet et diminuent?
:
Merci, madame la présidente.
Je vous remercie, chers témoins, d'avoir accepté notre invitation. Je pense que vous n'aviez pas d'autre choix, mais nous sommes contents de vous recevoir. L'étude que nous faisons ici est importante. C'est moi qui ai déposé une motion pour que cette étude ait lieu, parce que je voulais pouvoir vous parler. Les deux institutions que vous représentez jouent un rôle essentiel. J'ai travaillé dans les banques dans le domaine commercial, et j'ai vu des projets être réalisés grâce à EDC et à la BDC. Vous jouez un rôle vraiment essentiel pour nos entreprises canadiennes.
Comme mes collègues le savent, deux des mots qui reviennent le plus souvent depuis que je siège au Comité permanent du commerce international sont « prévisibilité » et « imprévisibilité ». Toutes les entreprises que nous avons rencontrées ne parlent que de ça. Or, le monde a changé. Beaucoup d'experts à l'échelle internationale sont venus nous voir et nous ont dit que ça risquait de rester comme ça pendant très longtemps. Comme j'ai travaillé dans les banques, je sais que ce sont souvent des cycles. Le cycle redescend, puis les investissements repartent. Cependant, dans un tel contexte d'instabilité qui risque de persister longtemps, il va probablement falloir faire des ajustements, que ce soit du côté des banques ou de votre côté.
J'ai lu vos rapports annuels. Par exemple, j'ai beaucoup aimé celui d'EDC. Il y a une phrase que je vais me permettre de citer. C'est quelque chose que nous avons entendu souvent, mais cette phrase résume bien la situation. C'est sous le titre « L'évolution du commerce mondial ». Elle dit ceci: « Le commerce mondial est le théâtre de forces protectionnistes et libérales, deux tendances opposées qui gagnent en puissance dans plusieurs marchés et régions. » On voit quelles sont vos priorités stratégiques.
C'est la même chose pour la BDC. Dans la partie intitulée « Redéfinir la notion de projet pouvant être financé », vous comparez des données entre 2020 et 2025. On voit que vous êtes vraiment à l'affût des changements.
Cela étant dit, je vais poser ma question. Elle s'adresse aux deux organisations, alors vous pourrez y répondre à tour de rôle.
Il y a un avant et un après. Ce que je veux dire, par exemple, c'est qu'à la BDC, entre 2020 et 2025, vous avez changé des choses, et on voit la tendance entre 2020 et 2025 en ce qui concerne les PME. Cependant, c'est une réflexion qui s'est amorcée en 2018‑2019, avant qu'on en vienne à appliquer ces changements.
Voici ce que je voudrais savoir aujourd'hui. Étant donné les changements qu'on vit depuis un an et demi ou deux ans, quelles sont les mesures auxquelles vous réfléchissez ou que vous mettez en place aujourd'hui et qui sont différentes de ce que vous faisiez avant pour faire face à ces changements, qui ne sont pas ponctuels et qui risquent d'être permanents?
Je vais me permettre de faire un dernier commentaire. Si vous n'avez pas les réponses aujourd'hui, ce n'est pas grave, vous pourrez nous fournir des réponses détaillées plus tard. Je vous demanderais de me fournir des réponses concrètes, au niveau du sol. Si je dis ça, c'est parce que, lorsque nous avons reçu des représentants de l'Association des banquiers canadiens et que nous leur avons posé une question similaire, ils étaient à 50 000 pieds dans les airs. C'était trop loin.
Nous savons que la majorité des entreprises sont des PME que vous pouvez servir. J'aimerais que vous nous parliez des actions concrètes que vous mettez en place présentement ou que vous allez mettre en place, et non de vos actions passées, pour vous ajuster et aider nos entreprises à faire de l'exportation, à diversifier leurs marchés et à aller dans de nouveaux secteurs. Je pense à la BDC, qui peut s'adapter et financer des secteurs qu'on ne finançait pas avant. Je pense à la défense.
Ma question est vraiment générale. J'espère que ça va nous permettre d'avoir de belles discussions aujourd'hui sur la manière dont vous allez accompagner les PME. Vos deux organisations peuvent agir de façon complémentaire à cet égard.
Je m'arrête là. Je vous laisse le temps de répondre à la question.
Qui veut commencer? Ça peut être Mme Dorval ou M. Winterhalt.
D'abord, je dirais que nous sommes tout à fait conscients que les changements auxquels nous faisons face sont des changements structurels et non seulement passagers.
Dans la dernière année et demie, nous nous sommes adaptés avec grande rapidité à ce qui se passait. Beaucoup des programmes dont on parle aujourd'hui ont été lancés en quelques semaines, voire en quelques jours, récemment, pour s'adapter aux défis. En effet, nous nous rendons bien compte que les entrepreneurs doivent aussi s'adapter rapidement.
Donc, dans ce contexte, nous pensons que notre offre de base est toujours pertinente, mais qu'il faut adapter l'aide aux secteurs touchés tout en investissant dans des éléments qui vont aider les entreprises.
Par exemple, nous avons récemment lancé le programme LIFT pour aider à investir dans la productivité. Nous voyons que les entreprises doivent investir dans l'intelligence artificielle, dans la robotisation et dans l'automatisation, et nous voulons les accompagner au moyen de services-conseils et de financement pour mettre en place des mesures qui vont changer les choses. Donc, ça, c'est un type d'aide plus structurelle pour améliorer la productivité.
Vous avez aussi parlé de soutenir davantage les secteurs stratégiques. La défense est un de ces secteurs stratégiques. Nous allons déployer une plateforme de plus de 6 milliards de dollars au cours des prochaines années pour aider ce secteur, qui est essentiel à notre souveraineté économique et à notre sécurité.
Nous sommes en train de revoir notre stratégie, et nous poursuivrons ce travail au cours des prochains mois pour continuer dans cette direction. Nous allons déterminer quels sont les autres secteurs stratégiques dans lesquels nous voulons nous investir davantage. Je peux vous dire que la productivité va continuer à être un élément vraiment important.
Le troisième aspect que j'aborderais, c'est la transition des entreprises. Il y a beaucoup de chefs d'entreprise qui arrivent à un moment où ils veulent vendre leur entreprise, et c'est une opportunité essentielle pour créer de la valeur. On sait que ce moment pivot peut détruire de la valeur ou en créer, parce que c'est aussi un moment où on peut améliorer grandement la productivité des organisations. Donc, c'est un autre élément pivot à l'égard duquel nous sommes présents aujourd'hui.
En 2025, le gouvernement a annoncé qu'il y aurait un programme d'accès aux liquidités pour le secteur forestier. Si je me souviens bien, l'annonce a été faite en août 2025. Le breffage venant de chez vous a été fait à la fin d'octobre ou en novembre. Une présentation a été faite. Cependant, en janvier et en février, des entreprises m'appelaient encore pour me dire qu'elles n'avaient eu accès à rien et que c'était très difficile.
Ce n'est pas une critique à votre endroit. Cela dit, j'aimerais que vous puissiez nous dire, sans donner le nom des entreprises si ce n'est pas possible de le faire, à quel moment des entreprises ont commencé à avoir accès aux liquidités. Je m'intéresse en particulier au Québec, mais vous pouvez aussi me parler de la situation dans les autres provinces.
Mon collègue a posé une question similaire tout à l'heure. Vous avez parlé de 300 millions de dollars en prêts. C'est ce que vous auriez accordé en prêts jusqu'à aujourd'hui. Ce serait intéressant si vous pouviez nous envoyer ça par écrit, en indiquant à quel moment ça a débuté et en ventilant ces données par province. Est-ce que, d'emblée, vous avez déjà une idée du moment auquel c'est arrivé?
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Je parle bien de l'aide qui a été offerte.
Si je me souviens bien, c'est Mme Isabelle Hudon qui avait dit que les garanties de prêts s'appliquaient surtout aux entreprises qui faisaient du commerce aux États‑Unis. Il y a une certaine logique là-dedans. Toutefois, dans le secteur forestier, une scierie de 300 000 mètres cubes ou moins, par exemple, est généralement considérée comme étant de taille moyenne, et elle se concentre possiblement sur le marché intérieur. Dans le cas d'une entreprise québécoise, par exemple, son marché est au Québec ou ailleurs au Canada, mais elle ne fait pas nécessairement d'exportation.
Dans les dernières années, en raison de la dynamique, les grosses entreprises du secteur forestier se sont en partie retirées du marché américain et ont commencé à vendre leurs produits de plus en plus sur le marché canadien, de telle sorte qu'elles font concurrence aux petites entreprises. Par contre, ces petites entreprises n'ont pas accès au programme de liquidités, et je me demande si c'est encore le cas.
J'en ai parlé au et il m'a dit qu'il était pour y avoir une réforme dans ce qui avait été fait.
Est‑ce que le programme s'applique encore uniquement aux entreprises qui ont de l'argent en fidéicommis à la frontière? Est-ce encore le cas?
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Merci beaucoup, madame Dorval.
Le mois dernier, le gouvernement a annoncé une initiative de 1 milliard de dollars de la BDC pour soutenir les entreprises dans l'ensemble de la chaîne de valeur de l'acier, de l'aluminium et du cuivre. Lors d'une récente table ronde dans ma circonscription, Oakville-Ouest, j'ai rencontré des propriétaires d'entreprise. La Chambre de commerce d'Oakville a indiqué que, bien que ses membres voient l'annonce d'un bon œil, bon nombre d'entre eux cherchent à obtenir des renseignements plus détaillés à son sujet.
Pouvez-vous nous dire où en est ce programme? Comment la BDC s'assure‑t‑elle que les renseignements pertinents sont communiqués efficacement aux entreprises de toute la chaîne de valeur?
:
L'énergie demeure l'une des plus grandes forces du Canada pour son potentiel d'exportation. Vous avez tout à fait raison. Le nucléaire occupe une place importante si on pense à l'approvisionnement nucléaire de base qu'offre le programme CANDU et, de plus en plus à l'avenir, à la technologie des petits réacteurs modulaires, ou PRM, dont le Canada est le chef de file parmi les pays du G7.
EDC est prête à offrir du soutien dans ces deux domaines et possède une expérience considérable, en particulier, du côté des réacteurs CANDU. Par le passé, elle a soutenu des transactions en Roumanie, par exemple, avec les réacteurs Cernavoda. Elle participe à leur remise en état. Elle appuie l'industrie nucléaire canadienne et la chaîne de valeur dans ce domaine, et pas seulement les équipementiers.
De plus, EDC participe à d'autres discussions en ce moment dans de nombreux pays, alors que nous cherchons d'autres pays à qui fournir des réacteurs CANDU. Bon nombre de ces projets sont réalisés en partenariat avec d'autres prêteurs et partenaires internationaux, y compris, comme vous l'avez mentionné, les Coréens. La remise à neuf des réacteurs Cernavoda et les nouveaux réacteurs Cernavoda 3 et 4 en Roumanie représentent des exemples très concrets.
J'ajouterais que ce sera la voie de l'avenir, compte tenu de la taille de ces projets. Dans certains cas, il faut plusieurs dizaines de milliards de dollars pour les mener à bien. Nous estimons que c'est en nous associant à des pays aux vues similaires comptant des chaînes d'approvisionnement et des chaînes de valeur complémentaires que nous pouvons retirer le plus d'avantages pour les Canadiens.
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Je ne sais pas sur quelle base vous prenez ce genre de décision. Cependant, j'espère que vous êtes conscients de ce que représentent les droits de douane pour les producteurs primaires d'aluminium. Je vous le dis en connaissance de cause, car il y en a dans ma région. Pour eux, c'est une question embêtante, mais ce n'est pas ce qui les met à risque. Ça ne les met pas en danger.
Donc, je ne sais pas s'ils peuvent vous demander du soutien sous quelque forme que ce soit, mais je ne pense pas qu'il serait judicieux d'offrir à des producteurs primaires un soutien financier dans le contexte actuel, parce que ce ne sont pas eux qui en ont besoin, mais bien les transformateurs.
Au Saguenay—Lac‑Saint‑Jean, ça fait 30 ans qu'on essaie, de peine et de misère, de créer un écosystème de transformateurs d'aluminium. C'est très complexe. De plus, la prime Midwest ne nous avantage pas. Ces gens, aujourd'hui, sont en train de tout perdre parce qu'ils ne sont plus concurrentiels. Je pense que l'action devrait être concentrée sur eux plutôt que sur les producteurs primaires d'aluminium.
Comme vous l'avez dit tout à l'heure, ça fait cinq semaines qu'on est en train de mettre ça en place. Je ne sais pas si ça fait partie de votre réflexion.
:
Bonjour, madame la présidente.
Madame Dorval, merci d'être ici. Je suis très heureux de vous recevoir ce matin. Je sais que vous travaillez en étroite collaboration avec plusieurs entreprises de ma région, la plus belle au Canada, la Beauce. Vous l'avez mentionné tantôt.
Dans votre introduction, vous avez parlé de la pression que les entreprises subissent, surtout dans le secteur de l'acier et de l'aluminium, en raison des droits de douane américains. Vous avez aussi mentionné que 1 milliard de dollars avaient été débloqués pour les aider.
La semaine dernière, j'ai fait une tournée économique partout au Québec, y compris au Saguenay—Lac‑Saint‑Jean, une région dominante dans le secteur de l'aluminium.
Prenons le cas d'une entreprise qui perd 500 000 $ par semaine. Pensez-vous qu'elle veut des prêts ou qu'elle aimerait mieux un règlement avec les Américains?
:
Ce n'est pas mon rôle d'étudier l'ensemble des solutions qu'un entrepreneur pourrait avoir auprès de différentes institutions.
Chez nous, à la BDC, ce que nous offrons aux entrepreneurs, ce sont des prêts, du service-conseil — c'est très pertinent aussi pour des entreprises de ce secteur — ou des capitaux propres.
Nous comprenons que l'offre de la BDC ne répond pas à l'ensemble des besoins des entrepreneurs. Nous avons un rôle précis à jouer, et, peu importe le contexte économique, nous serons là pour soutenir les entrepreneurs au moyen des outils dans lesquels nous avons une expertise.
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Merci beaucoup, madame la présidente.
Je souhaite la bienvenue aux témoins et les remercie beaucoup.
Madame Dorval, je vais continuer un peu dans la même veine que ce dont M. Simard a parlé tantôt, soit les alumineries et les transformateurs.
Tantôt, vous avez dit, à propos de l'acier et de l'aluminium, que vous étiez là pour les entreprises viables. Nous sommes présentement dans une période d'instabilité très grande. Tantôt, M. Simard y a fait allusion. En principe, ce ne sont pas les grandes alumineries qui ont des besoins, mais plutôt les transformateurs. Vous avez aussi dit tantôt que c'étaient principalement les transformateurs et les manufacturiers qui étaient touchés par les droits de douane imposés présentement au Canada.
J'aimerais savoir ce que vous vouliez dire par « entreprises viables ». Vous aidez les entreprises soit par des prêts, soit par du financement de fonds de roulement, comme vous le disiez tantôt. J'aimerais pousser cette question un peu plus loin.
[Traduction]
Je commencerai peut-être par dire que lorsqu'on examine les nouveaux marchés, il s'agit en fait de ce que nous appellerions des marchés non traditionnels, ce qui signifie en grande partie à l'extérieur de l'Amérique du Nord.
Au cours des trois dernières années, nous avons doublé notre réseau de bureaux en Asie, par exemple. Dans la région de l'Asie-Pacifique, le soutien d'EDC aux exportations canadiennes a augmenté d'environ 30 % au cours des deux dernières années seulement. Pour faire le lien avec une question précédente, cela concerne tous les segments, de sorte que les petites et moyennes entreprises sont tout à fait incluses dans ce chiffre. En fait, c'est la majorité de ces entreprises qui réussissent maintenant à exporter en Asie.
La prochaine région sur laquelle nous nous concentrons est l'Europe. Il s'agit d'une réaction directe aux directives du visant à élargir les activités dans ce marché. EDC ouvrira trois nouveaux bureaux en Europe cette année, en 2026, afin d'être sur le terrain pour aider d'autres entreprises, exportateurs et investisseurs canadiens. Nous envisageons de mettre en place une direction générale pleinement opérationnelle pour aider à prêter et pour veiller à ce que les entreprises canadiennes soient soutenues avec succès dans la réalisation des possibilités qui s'offrent à elles en Europe.
Enfin, tout cela se fait en partenariat. Nous entretenons des liens très étroits avec nos collègues de la BDC. Je sais que vous avez entendu des représentants de la CCC et d'Investir au Canada, ainsi que du Service des délégués commerciaux. Cela fonctionne grâce à l'effet d'Équipe Canada qui nous permet de tirer parti de nos forces uniques. C'est un élément très important du succès que nous verrons à l'avenir.
:
Merci de la question, et merci, monsieur Winterhalt.
Je peux parler un peu du travail que nous faisons sur la base des liens, où nous présentons les fournisseurs canadiens aux acheteurs internationaux avec lesquels EDC a une relation. Nous avons constaté une croissance importante dans le secteur agroalimentaire.
Prenons l'exemple d'un fournisseur canadien qui fabrique des nouilles ramen. En 2023, on l'a présenté à l'un de nos acheteurs au Mexique, ce qui était un nouveau marché pour lui. Cette possibilité, qui était au départ une commande d'essai, s'est transformée en un chiffre d'affaires de 2,6 millions de dollars pour cette entreprise en particulier. Cela l'a vraiment aidée à aller de l'avant, et elle explore maintenant des possibilités grâce à d'autres relations que nous entretenons en Europe.
Nous avons un marché du capital de risque assez solide au Canada, mais il n'est pas aussi dynamique que dans d'autres pays du monde — par exemple, les États-Unis —, surtout depuis quelques années, alors qu'il y a eu beaucoup d'incertitude.
Ce que nous avons constaté, c'est que l'accès aux capitaux propres pour les entreprises en démarrage au Canada a diminué au cours des dernières années en raison de la situation économique actuelle. Habituellement, lorsqu'il y a plus d'incertitude dans l'économie, le marché du capital de risque ralentit, et c'est exactement ce que nous voyons en ce moment.
[Traduction]
Je vais aborder trois volets pour répondre à votre question sur la façon dont nous aidons les entreprises canadiennes à se préparer à se diversifier et à relever certains de ces défis. Premièrement, je mentionnerai l'effort géographique; deuxièmement, les secteurs; et troisièmement, les programmes et les partenariats. Il se peut que je fasse appel à Mme De Franco dans un instant.
Pour faire suite à ce que j'ai dit plus tôt, il est évident que nous avons trop investi dans de nombreux marchés en dehors de la sphère traditionnelle pour les exportateurs canadiens. EDC a maintenant 13 bureaux sur le terrain en Asie, et nous travaillons en vue d'en ouvrir huit en Europe d'ici la fin de l'année. C'est directement lié à la croissance des exportations que nous avons soutenue au cours des deux dernières années. Dans le cas de l'Asie, encore une fois, nous avons constaté une croissance de près de 30 %.
Ce qui est intéressant, c'est le lien avec les entreprises canadiennes qui sont déjà sur le terrain en Asie. Nos recherches montrent que plus de 2 700 entreprises canadiennes du marché moyen investissent déjà en Asie et y exportent, et il y a une véritable occasion de les aider à en faire plus et à continuer de croître. Nous regardons ce qui s'en vient en Europe dans divers nouveaux secteurs... J'y reviendrai dans un instant. Les entreprises tirent davantage parti de l'AECG, je crois, ce qui représente une occasion importante pour les exportateurs et les investisseurs canadiens, y compris dans de nouveaux secteurs comme la défense et la sécurité. Depuis l'année dernière, EDC est de nouveau en mesure de soutenir les entreprises canadiennes dans ce domaine, tout comme le fait la BDC. Au cours d'une année civile, nous avons facilité environ 1,6 milliard de dollars d'exportations dans le domaine de la défense et de la sécurité pour plus de 60 entreprises, ce qui donne une idée des occasions et de la croissance possible là‑bas.
Pour répondre à votre première question, les minéraux critiques sont un autre secteur clé où nous faisons les choses différemment. Nous soutenons la mise en valeur des minéraux critiques ici, au Canada, en vue d'une exportation éventuelle. Cela pourrait se faire par l'entremise d'entreprises comme Métaux Torngat, un producteur de terres rares, ou Nouveau Monde Graphite, au Québec. Il y a des investissements importants dans le domaine des minéraux critiques.
Je vais aussi parler de l'intelligence artificielle et des technologies numériques. Avec nos partenaires ici, nous avons investi dans des entreprises canadiennes comme Cohere pour les aider à prendre de l'expansion et à croître de manière à leur permettre de tirer parti des possibilités internationales qui s'offrent à elles.
Enfin, je vais parler de deux ou trois programmes. Nous avons mis en place un programme tarifaire, le Programme d'impact commercial d'EDC, il y a maintenant 16 mois environ. Le programme a permis d'offrir un soutien supplémentaire d'environ 2,5 milliards de dollars aux exportateurs et aux investisseurs canadiens dans le cadre de 5 400 transactions. Encore une fois, il s'agit principalement de petits et moyens exportateurs.
Je vais céder la parole à Mme Wilkinson, qui peut illustrer comment certains de ces petits et moyens exportateurs intègrent différents marchés.
:
Vous avez parlé tout à l'heure d'ouvrir des bureaux en Europe, entre autres choses.
Avant que j'oublie, j'aimerais vous demander une chose, tant à la BDC qu'à EDC. Je suis très visuel, alors pourriez-vous nous envoyer un document qui comparerait la situation d'avant 2025 à celle d'aujourd'hui et qui indiquerait ce que vous avez changé, les marchés que vous avez ouverts et les secteurs dans lesquels vous n'étiez pas présents? Par exemple, je sais qu'il y a des années où la BDC n'était pas présente dans le secteur de la défense, mais vous semblez vouloir y aller. J'aimerais savoir s'il y a des secteurs où les gens ont commencé à vous connaître au fil des années, où vous n'étiez pas présents avant, mais où vous l'êtes maintenant. Il y a aussi des marchés outre-mer où vous n'étiez pas présents avant et où vous l'êtes aujourd'hui. J'aimerais avoir des exemples concrets qui démontrent où vous n'étiez pas présents et où vous l'êtes maintenant, parce que ça évolue rapidement.
En terminant, puisque je vois le temps filer, j'ai une autre demande à faire. Mme Dorval nous disait que la BDC était capable de pratiquement se retourner sur un dix cennes. Ma question à EDC irait un peu dans le même sens.
Combien de temps cela vous prend-il, à partir du moment où vous déterminez un secteur dans lequel vous n'êtes pas présents, pour étudier ce secteur et ensuite offrir de l'accompagnement dans ce secteur? Est-ce que ça prend trois mois, six mois, un an ou deux ans pour vous retourner sur un dix cennes comme Mme Dorval?
Si vous pouviez fournir ces informations au Comité, je vous en serais reconnaissant.
Merci.
:
Merci, madame la présidente.
En fait, j'aimerais revenir là-dessus. J'ai demandé récemment à une de vos collègues de me donner la ventilation par province des sommes qu'EDC avait investies soit en prêts, soit de façon directe. Cependant, il y a quelque chose qui serait encore plus intéressant d'avoir.
Selon le rapport annuel de 2025, le soutien au secteur du gaz et du pétrole se chiffre à 9,3 milliards de dollars, dont 2 milliards de dollars sous forme de financement direct. Pour 2024, c'est 7,6 milliards de dollars, dont 1 milliard de dollars sous forme de financement direct. Pour 2023, c'est 7,3 milliards de dollars. Je ne mentionnerai pas tous les chiffres, mais vos différents rapports annuels montrent quand même qu'une aide assez imposante a été accordée au secteur gazier et pétrolier. Or, selon moi, le seul secteur qui n'a pas été touché dans la guerre tarifaire, c'est le secteur énergétique.
Je ne sais pas si vous pouvez nous fournir une ventilation de l'aide que vous fournissez au secteur gazier et pétrolier, au secteur minier et au secteur forestier. Je ne veux pas que vous me donniez cette information au moyen de codes, parce que c'est incompréhensible pour nous. Au Comité permanent des ressources naturelles, on m'a donné des codes SCIAN. Ça nous donne une indication, je le veux bien, mais ça ne montre pas l'aide accordée par secteur. Si votre action repose principalement sur le secteur gazier et pétrolier en période de crise quand ce n'est pas le secteur touché par les droits de douane, il me semble qu'il y a là une occasion ratée.
Je ne sais pas s'il est possible pour vous de nous fournir la ventilation de l'aide accordée aux différents secteurs de 2022 à 2025. Ça nous donnerait une idée quant à la réponse qui a été donnée également aux droits de douane par secteur d'activité. Est-ce possible pour vous de le faire?
Je peux vous dire que le soutien à ce secteur a diminué à la suite de la décision du gouvernement du Canada à la COP26 de ne pas permettre à EDC de soutenir le secteur pétrolier et gazier international. Ce chiffre a diminué.
Cependant, vous avez raison; c'était 9,3 milliards de dollars l'an dernier. La majeure partie de cette somme est consacrée à ce qu'on appelle le soutien au commerce de l'électricité, qui consiste littéralement à exporter de l'électricité du Canada, du Québec et d'autres provinces, vers les États-Unis, ainsi qu'à soutenir le pétrole et le gaz... dans ce cas‑ci, principalement les exportations de gaz.
Je me ferai un plaisir de fournir au Comité une ventilation plus détaillée.
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Merci, madame la présidente.
Je suis heureux d'avoir l'occasion de siéger en tant que remplaçant à ce comité. Je ne suis jamais venu ici auparavant.
J'aimerais aborder quelques points que j'ai relevés au cours des dernières semaines. L'un est la formation professionnelle, et l'autre, les besoins en infrastructure ici au pays.
J'ai récemment assisté à une présentation sur les exigences en matière de transport maritime au Canada. On a souligné qu'au cours des prochaines années, le Canada ne sera en mesure de répondre qu'à environ 40 % des besoins prévus dans le secteur du transport maritime en ce qui concerne les capitaines, les équipages, les pilotes maritimes et ainsi de suite. Étant donné cette pénurie cernée par l'industrie, est‑ce que l'une ou l'autre de vos organisations peut jouer un rôle pour y remédier, que ce soit par l'entremise d'installations de formation privées ou de partenariats public-privé?
Avez-vous une idée de l'ampleur de la pénurie à laquelle nous faisons face?
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Non. Là où je veux en venir, c'est que même si ces entreprises sont prêtes à exporter, elles n'ont ni les infrastructures ni la main-d'œuvre nécessaires pour le faire. Nous ne pouvons tout simplement pas combler les besoins.
J'ai un autre exemple. Ma circonscription, Kamloops—Shuswap—Central Rockies, est traversée par un tronçon de plus de 400 kilomètres de la Transcanadienne et environ 450 kilomètres de la ligne principale du CPKC, le principal corridor de transport de l'Ouest canadien jusqu'au port de Vancouver. Ce n'est pas le seul, mais c'est certainement le plus important.
Une question inscrite au Feuilleton que j'ai posée visait à savoir combien le gouvernement fédéral avait investi ou dépensé en planification ou en services d'ingénierie pour améliorer les routes dans les parcs nationaux, qui sont exclusivement la responsabilité du gouvernement fédéral. La réponse était que le montant dépensé au cours des 10 dernières années, pour un projet déjà en cours, était essentiellement de zéro. Aucun nouveau projet n'a été proposé, et la phase de conception ou d'ingénierie pour des projets dont la réalisation prendra au moins 10 ans n'a même pas été lancée.
Près de chez moi, nous assistons à des fermetures d'autoroute une ou deux fois par semaine en raison du mauvais état de la chaussée lié à la vitesse des semi-remorques. Lorsqu'un incident entraîne un décès, l'autoroute reste fermée pendant quatre à six heures. Elle est complètement fermée; aucun détour n'est possible. On estime que ces fermetures au col Rogers coûtent à l'économie canadienne environ 3 millions de dollars par heure.
Le gouvernement a récemment annoncé que les Forces armées canadiennes ne participeraient plus au contrôle des avalanches, mais il n'a rien prévu pour les remplacer. Nous verrons des fermetures d'autoroutes d'une durée indéterminée tuer notre économie, à raison de 3 millions de dollars par heure.
J'aimerais savoir ce que font vos organismes respectifs pour veiller à ce que les gens de métier, les entreprises et l'industrie soient prêts à construire les infrastructures dont nous avons besoin si nous voulons être en mesure d'exporter les produits que vous aidez les entrepreneurs à développer.
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Je serai heureux de commencer.
Je dirais que c'est essentiel. Ces deux organismes travaillent ensemble, je pense, de façon assez harmonieuse. Nous examinons où se situe la priorité de chaque organisme. Pour EDC, il s'agit principalement des grandes entreprises canadiennes du marché intermédiaire qui cherchent à tirer parti des débouchés à l'international. Je vais laisser ma collègue donner de brèves explications au sujet de la BDC.
C'est un continuum, en quelque sorte. D'abord, il y a le soutien de la BDC à plus petite échelle, peut-être du capital de risque ou du capital d'appoint à mesure que les entreprises commencent à croître. Ensuite, à mesure qu'elles prennent de l'expansion, elles partent en quête de débouchés internationaux.
En outre, il est primordial que nous maintenions des liens étroits avec nos collègues de la Chambre de commerce du Canada et du Service des délégués commerciaux afin de ne pas dédoubler les efforts et de veiller à ce que tous s'acquittent de leur mandat principal.
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C'est avec plaisir que je répondrai à cette question.
Nous le faisons certainement. Nous organisons régulièrement des réunions et des échanges entre nos équipes. Un comité, appelé Comité de la relance des entreprises, de l’économie et du commerce, ou REÉC, a également été mis en place; il nous réunit ainsi que plusieurs autres sociétés d’État, et nous permet d’avoir des discussions ouvertes à propos des besoins des clients, des lacunes du marché et de la manière dont nous pouvons tirer parti de nos atouts respectifs plutôt que de dédoubler nos efforts.
Le domaine dans lequel je dirais que nous collaborons souvent est celui des capitaux propres. EDC intervient plutôt à un stade avancé du développement des entreprises. Lorsque celles‑ci sont prêtes à se développer et à saisir de nouvelles occasions, nous pouvons, par exemple, compléter les fonds que la BDC a déjà investis dans des entreprises canadiennes.
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Merci, madame la présidente.
Bienvenue à tous les témoins. Je vous remercie vivement d’avoir pris le temps de consacrer deux heures à cette discussion très importante. Je vous présente mes excuses pour mon absence pendant la première moitié de la réunion, qui était liée à des événements communautaires. Il se peut que je vous pose certaines questions auxquelles vous avez peut-être déjà répondu, mais j’espère que ce sera sous un angle différent et que vous pourrez ainsi apporter des précisions supplémentaires.
Grâce à votre exposé, je suis certain que mes collègues ont désormais une meilleure idée du rôle qu'EDC et la BDC jouent dans le soutien apporté aux entreprises canadiennes. Mon collègue, M. Fonseca, a évoqué l’objectif déclaré du gouvernement de doubler nos exportations vers d'autres pays que les États-Unis. Je sais et je reconnais que vos organisations respectives se mobilisent vraiment pour aider les entreprises canadiennes à atteindre cet objectif.
Pourriez-vous nous donner quelques exemples concrets des changements que vous avez apportés à vos activités, à vos offres et à vos programmes? Pourriez-vous aborder plus en détail certains de ces facteurs? Je sais que, dans le secteur de la défense, d’importants efforts sont déployés pour aider le gouvernement à remplir son mandat et pour permettre aux entreprises de se diversifier en s’éloignant du marché américain ou d’intégrer d’autres marchés non américains à leurs débouchés d’exportation.
Nous allons peut-être commencer par entendre EDC, puis nous passerons à la BDC. Merci.
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Je vais peut-être simplement revenir brièvement sur quelques points.
L’orientation vers de nouveaux marchés a certainement joué un rôle fondamental dans le plan stratégique actuel d’EDC et dans nos activités de ces deux dernières années. Nous avons investi d’importantes ressources supplémentaires — humaines et financières — dans la région de l'Asie. Nous y observons une réelle croissance — d’environ 30 % au cours des deux dernières années. Cette progression est telle qu’elle a désormais atteint un niveau équivalent à celui du soutien à l’exportation vers l’Europe apporté par EDC. C’est une situation que nous n’avions jamais observée auparavant.
Nous échangeons également beaucoup d’informations concernant les marchés. Dans le cadre de nos activités internationales, nous aidons des entreprises canadiennes qui n'ont peut-être jamais exporté leurs produits dans des pays autres que les États-Unis à comprendre certains des débouchés qui existent en dehors des États-Unis, que ce soit en Amérique du Sud, en Europe ou en Asie, comme je l’ai évoqué. Pour ce faire, nous organisons plusieurs webinaires, et nous proposons des produits d’information que nous sommes ravis de transmettre en partenariat avec le Service des délégués commerciaux, afin de renforcer véritablement leurs efforts.
Nous nous intéressons notamment à plusieurs secteurs clés en pleine expansion, comme la défense et la sécurité, où le soutien d’EDC est passé de zéro l’année dernière à 1,6 milliard de dollars en l’espace d’une seule année civile. Il y a également le secteur des minéraux critiques, où nous investissons dans le développement de nouveaux sites miniers situés ici, au Canada, afin de les aider à atteindre plus rapidement leur pleine capacité, puis à exporter et à contribuer ainsi à changer la donne.
Grâce à des domaines tels que l'intelligence artificielle et les technologies numériques, où l'on observe une croissance tout à fait progressive en dehors du Canada et des États-Unis, on doit investir dans ces entreprises et les aider à se développer plus rapidement afin d'engendrer une augmentation des exportations.
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Je dirais que nous avons mené quatre initiatives différentes dans ce domaine.
Je vais revenir sur le programme Pivoter pour se propulser. Il vise en réalité à aider les entrepreneurs à définir la meilleure façon pour eux de s'adapter à leur environnement, notamment en matière d'exportation. Dans ce cadre, nous avons élargi notre offre et augmenté le nombre de consultants spécialisés dans le secteur de l'exportation.
Nous apportons notre soutien par l'intermédiaire de programmes sectoriels particuliers qui sont destinés aux exportateurs touchés par les droits de douane. Cela leur permet de mieux s'adapter à ce contexte, surtout du point de vue des liquidités.
Nous avons mis en place le programme LIFT qui est destiné à soutenir les entrepreneurs qui investissent dans l'IA, la robotisation et l'automatisation, afin de les aider à devenir encore plus compétitifs et plus productifs, et leur permettre ainsi de s'imposer sur la scène internationale.
Nous mettons également davantage l'accent sur certains secteurs clés qui offriront des possibilités d'exportation, comme celui de la défense. Il s'agit d'un vaste programme — de l'ordre de 6 milliards de dollars — qui a été lancé et qui se développera autour de ce secteur.
Voilà quatre activités que nous menons.
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Je suis ravi de commencer.
C'est vraiment cette approche pratique qui fait toute la différence.
Il faut d’abord repérer les débouchés. Mon collègue a évoqué tout à l’heure les partenariats clés que nous entretenons avec de grandes multinationales à l’échelle mondiale. En nous efforçant de comprendre leur chaîne d’approvisionnement et en les aidant à s’approvisionner en biens et équipements canadiens, nous parvenons à nouer des liens qui, sans cela, ne s'établiraient pas souvent avec de petites et moyennes entreprises canadiennes. Ces réseaux internationaux et les relations directes qui se tissent dans les marchés et ici, au Canada, sont absolument essentiels, et ils nous permettent d’asseoir notre présence dans la chaîne d’approvisionnement.
Nous avons donné précédemment l'exemple d'un fabricant montréalais que nous avions aidé à s'associer à une Entreprise spécialisée dans l'ingénierie, l'approvisionnement et la construction. Ce fabricant a d'ailleurs tiré parti de cette relation pour décrocher un contrat de plusieurs millions de dollars en Afrique du Nord.
Tout dépend des relations et de la communication mutuelle de débouchés concrets de ce genre.
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Merci beaucoup, madame la présidente.
J'aimerais revenir sur une question que mon collègue M. Chambers a effleurée tout à l'heure sur les services-conseils que vous donnez.
Quand des droits de douane de 25 % ont été ajoutés sur les produits finis qui contiennent de l'aluminium, plusieurs petites entreprises qui ne sont pas habituées à composer avec ça ont été obligées de faire appel à des services qui étaient offerts à l'extérieur, souvent à 300 $ l'heure. Ce sont des coûts considérables pour elles.
Or, ce sont probablement des informations que vous êtes en mesure d'avoir. Est-ce que c'est un service que vous offrez? Je ne sais pas si c'est possible, mais est-ce que ces gens pourraient avoir accès à une forme de ligne téléphonique?
Je vous dis ça parce que je sais que, chez nous, c'est AluQuébec qui a fait le travail d'informer les gens. Cet organisme a reçu beaucoup d'appels de gens qui voulaient savoir quelle était la teneur des droits de douane et sur quoi les droits de 25 % allaient s'appliquer.
Est-ce que ça fait partie de votre rôle de donner ce genre d'information dans un contexte comme celui de la guerre tarifaire actuelle?
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Notre rôle est moins de donner de l'information à un secteur entier que d'aider un entrepreneur à la fois. Nous l'avons fait dans le cadre du programme de prêt Pivoter pour se propulser.
Du côté des services-conseils, nous avons fait deux choses. Nous sommes très conscients que les entrepreneurs touchés voient leur flux monétaire être contraint. Nous avons donc proposé des tarifs préférentiels de 75 % pour que ce soit plus facile d'avoir accès aux mandats de services-conseils dans ce contexte. De plus, nous avons offert un service très rapide de quatre heures avec un expert. Cette offre est toujours disponible. Ce service consiste notamment à expliquer les droits de douane qui touchent une entreprise, par exemple. À la fin des quatre heures, l'entreprise reçoit un résumé d'une page et des recommandations précises.
Nous pouvons donc aider les entrepreneurs de cette façon, c'est-à-dire en rendant les services abordables pour eux ou en leur donnant un service très pointu pour un besoin précis.
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Merci, madame la présidente.
Je ne pensais pas avoir d'autre temps de parole, mais je suis content d'être avec vous.
Revenons sur ce que nous disions tout à l'heure. Avez-vous des exemples concrets à nous donner?
Votre réponse n'était pas à 50 000 pieds dans les airs, mais peut-être à 10 000 pieds. Autrement dit, vous avez parlé de manière générale.
Je sais que Mme De Franco nous a relaté une anecdote, mais avez-vous des exemples encore plus précis à nous donner, des exemples concernant des entreprises?
Je vous ai aussi demandé des exemples nous permettant de comparer la situation d'avant avec celle d'après. Y a-t-il quelque chose que vous ne faisiez pas, il y a un an? Par exemple, y a-t-il des secteurs auxquels vous n'accordiez pas de financement, mais que vous financez aujourd'hui?
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Je commencerais bien sûr par le secteur de la défense et de la sécurité, dans lequel notre actionnaire, le, nous a donné l'instruction de relancer notre soutien. Comme je l'ai mentionné précédemment, cela s'est traduit, en l'espace d'une seule année, par un soutien de plus de 1,6 milliard de dollars en faveur des exportations canadiennes dans le domaine de la défense et de la sécurité. Il s'agit là d'un changement très important et assez rapide.
J'aimerais également évoquer notre soutien en faveur des minéraux critiques. Nous avons brièvement évoqué des investissements dans des sites miniers nationaux. Ce qui est très différent dans ce secteur — et il s'agit là d'une initiative d'EDC —, c'est le fait d'avoir mis en place ce que l'on appelle un financement antérieur à la décision définitive d'investissement. Le but de cette initiative est de prévoir un apport en capitaux propres ou un soutien financier de la part d'EDC beaucoup plus tôt dans le processus, afin d'aider ces projets à franchir la ligne d'arrivée et à démarrer leur production beaucoup plus tôt. C'est une toute nouvelle approche pour nous, et nous y voyons un fort potentiel de croissance.
Le dernier exemple que je voudrais citer est la participation d'EDC à l'investissement et au financement d'un port spatial dans la région de l'Atlantique, le premier que le Canada possédera. Ce projet est, là encore, lié dans une certaine mesure aux domaines de la défense et de la sécurité, où nous voyons de nombreuses possibilités, non seulement pour les technologies et les investissements liés à l'espace, mais aussi pour ceux qui ont rapport à la défense et à la sécurité.
Voici trois exemples simples qui illustrent les nouveaux secteurs de croissance que nous avons observés au cours de l'année.
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Merci, madame la présidente.
Je remercie beaucoup mes amis conservateurs de m'aider à répondre à mon problème d'indigence de temps de parole.
Je veux revenir sur le secteur forestier.
Comme on le sait, la crise dure depuis 2017. La dernière fois que j'ai regardé les chiffres, une somme de plus de 13 milliards de dollars appartenant aux gens du secteur forestier dormait aux États‑Unis en raison de la combinaison des droits compensateurs et des droits antidumping.
La première chose que j'aimerais savoir, c'est si vous avez été consultés de quelque façon que ce soit par le gouvernement à la suite de l'annonce qui a été faite, au début du mois, au sujet du groupe de travail. Le rapport déposé par le groupe de travail formé par le gouvernement proposait 10 milliards de dollars sur 10 ans. À mon avis, techniquement, ça tombe dans vos cours respectives.
Est-ce que vous avez été consultés à cet égard? Est-ce que vous avez été consultés par ce groupe de travail? Est-ce que vous avez eu des discussions avec ces gens?
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Ça ne vous dit absolument rien. Dans ce cas, ça me fera plaisir de vous envoyer cette proposition.
J'aimerais vous parler d'une autre chose, et j'ai hâte de voir comment ça va se développer. Je ne sais pas si c'est la même chose pour vous, mais, quand une entreprise forestière demande de l'aide au gouvernement, l'entreprise est immédiatement dirigée vers Affaires mondiales Canada. Or ce qu'on dit, c'est que, si on soutenait les gens qui font de la première transformation, on irait à l'encontre des accords commerciaux du Canada.
J'ai vu des cas, dans ma circonscription, où ça n'avait pas de sens. Je pense, par exemple, à des entreprises d'insertion sociale qui n'ont même pas de marché aux États‑Unis, dont le marché se trouve à l'intérieur du Canada, mais qui ne peuvent pas avoir de soutien de la part du gouvernement fédéral, parce qu'on dit qu'elles vont à l'encontre des accords commerciaux du Canada, et ce, même si elles ne font pas d'affaires aux États‑Unis.
Êtes-vous conscients de cette situation? Avant cette année ou l'année passée, quand une entreprise forestière vous demandait du soutien, est-ce que vous deviez vous-mêmes passer par Affaires mondiales Canada?
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Merci beaucoup, madame la présidente.
J'aurais une question pour vous, madame Dorval.
Tantôt, vous avez beaucoup fait allusion à la défense. Dans les Laurentides, nous avons fait une activité au sujet de la défense et de toutes les occasions que ça peut créer. Nous avons fait ça le 31 mars dernier avec l'organisme Connexion Laurentides, un bras qui organise des événements en lien avec l'activité économique dans les Laurentides. Même avant cet événement, on nous avait dit que la BDC était le bras pour aider les entreprises à entrer dans le système d'approvisionnement en matière de défense.
Est-ce que c'est l'information que vous avez? C'est parce qu'il faut avoir la certification. Pour entrer dans le secteur de la défense, il faut avoir passé le processus d'acceptation.