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Merci beaucoup, et bonjour. Merci de nous avoir invités à comparaître devant vous aujourd'hui.
Avant de commencer, je tiens à souligner que nous sommes réunis sur le territoire traditionnel non cédé du peuple algonquin anishinabe.
Comme il a été mentionné, je suis accompagnée aujourd'hui des deux Scott. Scott Shortliffe est notre dirigeant principal, Radiodiffusion, et Scott Hutton est dirigeant principal, Consommation, recherche et analyse. Nous sommes heureux d'être ici pour vous informer des faits nouveaux concernant la mise en œuvre de la Loi sur la diffusion continue en ligne.
Avant de passer aux questions des membres du Comité, permettez-moi de faire un survol du CRTC et de notre travail, et de vous informer de nos progrès.
Commençons par un survol rapide du CRTC. Comme vous le savez, nous sommes un tribunal quasi judiciaire indépendant qui réglemente le secteur des communications dans l'intérêt public. Nous tenons des consultations publiques sur des questions de télécommunications et de radiodiffusion et prenons des décisions fondées sur le dossier public.
Le Conseil est composé de neuf membres: une présidente, une vice-présidente à la Radiodiffusion, un vice-président aux Télécommunications et six conseillers et conseillères régionaux qui travaillent partout au pays. Le Conseil est appuyé par une équipe d'experts qui nous aide à prendre des décisions éclairées dans l'intérêt public.
Nous agissons rapidement pour prendre ces décisions, car nous savons que les Canadiens et les entreprises ont besoin de certitude. En même temps, nous menons de vastes consultations avant de prendre ces décisions majeures. Nous écoutons divers points de vue pour mieux comprendre comment les changements dans le paysage des communications influencent le système de radiodiffusion canadien.
[Français]
Je sais que nous sommes ici pour parler de radiodiffusion, mais permettez-moi de dire un mot sur certaines de nos autres priorités, comme promouvoir la concurrence et les prix raisonnables dans le secteur des télécommunications et outiller les consommateurs.
Les Canadiens que nous avons rencontrés ont exprimé à quel point les services Internet et de téléphonie cellulaire de qualité sont importants pour obtenir un emploi, accéder à des services de santé et d'éducation, se sentir en sécurité et communiquer avec ses proches. Ils nous ont aussi parlé de ce qui se passe quand il n'y a pas de connexion fiable. Ces histoires sont préoccupantes.
Pour faire face à ces enjeux, nous avons aidé les Canadiens à obtenir un meilleur de choix de services Internet et de téléphonie cellulaire. Nous avons ainsi permis aux concurrents de vendre des forfaits en utilisant les réseaux des grandes entreprises de télécommunications. À cet égard, nous notons des progrès sur le marché. Par exemple, selon Statistique Canada, les prix des services de téléphonie cellulaire ont diminué de 16,7 % entre 2023 et 2024.
En même temps, nous voulons nous assurer que l'industrie est saine et novatrice. Nous avons alors pris des mesures pour que les entreprises continuent d'investir dans des réseaux de grande qualité.
S'assurer que les Canadiens ont accès à des réseaux de grande qualité et à différents choix est une partie importante de l'équation. L'autre partie est de s'assurer que les Canadiens peuvent facilement trouver ces choix, obtenir des forfaits qui répondent à leurs besoins sans être surpris par des factures élevées.
L'an dernier, le Conseil de la radiodiffusion et des télédiffusions canadiennes, ou CRTC, a établi un plan d'action complet pour la protection des consommateurs afin de traiter ces enjeux. Il s'agit d'un aspect important de notre travail qui restera une priorité du CRTC.
[Traduction]
Voilà donc un aperçu de notre travail en télécommunications. Mais je sais que le Comité veut se concentrer sur la radiodiffusion.
Comme vous le savez, le Parlement a donné au CRTC un important mandat lorsqu'il nous a confié la mise en œuvre de la Loi sur la diffusion continue en ligne. La Loi nous oblige à moderniser le cadre de radiodiffusion du Canada et à garantir que les services de diffusion continue en ligne contribuent de façon importante au contenu canadien et autochtone. La modernisation d'un cadre réglementaire vieux de plusieurs décennies n'est pas une mince tâche. Les modifications nécessaires sont imposantes et complexes.
Compte tenu de cette responsabilité, nous avons réagi dans les jours suivant l'adoption du projet de loi en lançant un plan réglementaire afin de promouvoir la participation et d'augmenter la transparence. Et nous avons réalisé des progrès à cet égard. Nous avons lancé 15 consultations et tenu 4 audiences publiques. Au cours de ces 4 audiences, nous avons reçu plus de 1 000 interventions écrites et entendu les exposés oraux de plus de 300 parties intéressées.
Nous savons que, à la suite de ces instances publiques, les gens attendent impatiemment nos décisions. Nous avons d'ailleurs publié jusqu'à maintenant sept décisions qui jettent les fondements de notre futur cadre de radiodiffusion. D'autres décisions importantes suivront bientôt.
Une de nos premières décisions clés, qui portait sur les contributions de base, a aidé à intégrer les services de diffusion continue au système canadien de radiodiffusion. Cette décision a été fondée sur plus de 300 mémoires écrits et plus de 120 exposés au cours d'une audience publique de trois semaines.
À la lumière des données probantes fournies, nous avons déterminé que les services de diffusion continue en ligne devaient verser des contributions initiales au système de radiodiffusion et que ces contributions devaient être affectées aux secteurs qui ont des besoins immédiats, comme les nouvelles locales à la radio et à la télévision, le contenu de langue française et le contenu autochtone. Cela se traduira par un apport annuel estimé à 200 millions de dollars injectés dans le système de radiodiffusion.
Et cette décision n'était que le début. Au cours de l'été, nous avons publié deux décisions supplémentaires afin de soutenir les nouvelles locales à la radio et à la télévision, particulièrement dans les petits marchés où les options sont limitées. Nous connaissons l'importance des nouvelles. C'est ce que nous entendons de la part des Canadiens partout au pays, et nous savons que les membres du Comité entendent ces mêmes commentaires.
Pendant que ces décisions sur les nouvelles étaient publiées en juin et en août, nous tenions également des audiences publiques.
[Français]
La première audience, tenue en mai, a duré trois semaines et portait sur la définition du contenu canadien pour la télévision et la diffusion en continu. Nous avons entendu plusieurs points de vue sur la façon dont le système pourrait mieux soutenir et promouvoir nos histoires, ainsi que sur les investissements nécessaires pour encourager une diversité de productions, de modèles d'affaires, de diffusion et de distribution.
Nous avons également entendu parler d'outils nécessaires pour soutenir certains types de programmation canadienne. Nous avons examiné des enjeux complexes, comme l'incidence de l'intelligence artificielle et le rôle de la propriété intellectuelle, dans le secteur de la radiodiffusion.
La deuxième audience majeure, en juin, explorait la dynamique entre les différents types d'acteurs dans le système de radiodiffusion canadien. Ce que nous avons entendu nous aidera à créer un modèle durable pour la diffusion et la découvrabilité de divers contenus canadiens et autochtones. Les résultats de cette audience contribueront à assurer un accès juste au système de radiodiffusion et encourageront un marché équitable et compétitif avec un cadre de résolution des différends mis à jour.
Finalement, la troisième audience, qui s'est terminée plus tôt cette semaine, ciblait la radio et les services de diffusion continue sonore. Nous avons entendu divers points de vue sur la façon de définir le contenu canadien pour ce qui est de la musique. Nous avons aussi examiné les changements majeurs dans l'industrie et l'incidence des services de diffusion continue.
[Traduction]
Ces trois audiences publiques récentes sont essentielles pour assurer un système canadien de radiodiffusion moderne et durable.
Des décisions découlant entre autres de ces consultations seront publiées dans les semaines et les mois à venir. En fait, d'ici quelques jours, une décision aidant à traiter le fardeau administratif des stations de radio sera publiée. Restez à l'affût.
Pour conclure, nous travaillons sur plusieurs fronts. Nous en avons abordé quelques-uns, mais la liste est longue.
Alors que nous continuons d'accorder la priorité à la mise en œuvre des lois qui nous ont été confiées par le Parlement, nous prenons également des mesures dans d'autres domaines: la Loi sur les nouvelles en ligne, les interruptions de service, le Fonds pour la large bande, et nous nous efforçons de faciliter la participation aux instances du CRTC.
Encore une fois, nous agissons rapidement parce que nous savons que les Canadiens et les entreprises ont besoin de certitude, et en même temps, nous tenons de vastes consultations. En tant que tribunal quasi judiciaire, nous savons que nous prenons de meilleures décisions quand nous écoutons les gens, les entreprises et les organisations qui amènent diverses voix à la conversation. Nous sommes toujours à l'écoute des besoins de la population canadienne et nous savons que les membres du Comité le sont également.
Nous sommes impatients de répondre à vos questions. Merci.
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Merci, madame la présidente.
Je parlais plus tôt, avec ironie, de l'attitude qu'adoptent en général des plateformes envers leurs responsabilités, du moins ce que l'on pense que devrait être leur responsabilité envers le secteur culturel et le secteur de la radiodiffusion au Canada.
Cette semaine, Spotify a sorti probablement la meilleure blague en disant qu'elle en faisait beaucoup pour les artistes, alors qu'on sait que c'est tout à fait faux. Pendant ce temps, vous tenez des audiences avec les radiodiffuseurs, qui demandent d'alléger leur fardeau réglementaire et de revoir les quotas de musique francophone, peut-être même de revoir la formule.
Il y a évidemment les représentants du milieu artistique, ceux du secteur musical, des auteurs-compositeurs, etc., qui demandent aussi avec insistance qu'on les protège. Vous avez tout un défi devant vous avec tous ces secteurs que vous devez protéger. Les radiodiffuseurs sont très importants aussi pour la diffusion de la culture et pour les artistes qui créent cette culture.
Comment envisagez-vous cette espèce d'énorme changement de paradigme dans le secteur de la radiodiffusion avec les nouveaux acteurs de même qu'avec les artistes, en particulier francophones, qui ont peur de disparaître dans le contexte actuel? Comment allez-vous aborder cela?
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Si l'on envisage la question d'un point de vue économique, nous pensons essentiellement que notre soutien pour la musique s'est fait par l'entremise des règlements sur les stations radio et d'autres initiatives qui ont vu le jour ces dernières années, comme la radio satellite. Par exemple, Stingray a également un produit sur les chaînes câblées.
Toutes ces approches garantissent la disponibilité de la musique canadienne sur les ondes, si je peux sursimplifier de la sorte, et fournissent des fonds à quelque chose qu'on appelle « le fonds de développement du contenu canadien ». Cet argent sert à aider à créer de la musique, à la commercialiser et à la distribuer non seulement à l'échelle du Canada, mais aussi partout dans le monde.
Voilà en quelque sorte la vision globale. Évidemment, les recettes des stations de radio ont baissé ces dernières années, et donc ces fonds ont en fait légèrement diminué, et les marchés francophone et anglophone sont tous deux touchés. Comme nous avons demandé aux nouveaux exploitants de service de diffusion continue de contribuer en fournissant des fonds, c'est de cette façon que nous allons résoudre le problème lié à la baisse du financement. L'approche tient aux recettes des stations de radio.
Quelque chose de similaire en ce qui concerne la télévision par câble… M. Champoux a mentionné le FMC... non pas le Fonds de la musique du Canada, mais ceux qui soutiennent la télévision dans ce cas. La télévision a largement été financée à la fois par le gouvernement et par un pourcentage des recettes provenant de câblodistributeurs. De manière générale, de 3 à 5 % des recettes provenant des câblodistributeurs ont été ainsi financées.
Ces fonds ont également baissé puisque les Canadiens s'abonnent de moins en moins au câble. Lorsque nous avons entamé toutes ces initiatives, la pénétration de la télévision par câble s'établissait environ à 90 %, et ce chiffre se rapproche aujourd'hui de 60 %. Toutes les formes de câblodistribution, qu'il s'agisse de télévision par IP ou par satellite, sont ce dont je parle ici. Le gouvernement est intervenu ces dernières années afin de soutenir l'industrie en compensant à la diminution, et des décisions ayant trait aux contributions initiales ont certainement été prises pour demander aux exploitants de service de diffusion continue de commencer à contribuer à ces fonds. C'est de cette façon que nous travaillons sur le régime, à cet égard.
La grande majorité des entreprises qui ont une licence dans notre pays sont tenues, encore une fois, de contribuer en allouant un pourcentage de leurs recettes de production à la programmation. Cela comprend les nouvelles locales et d'autres formes de programmation, mais aussi la production proprement dite sur leurs propres ondes. Il s'agit de l'autre régime. À cet égard, la télévision locale a certainement connu des difficultés pendant plusieurs années, alors que l'autre élément important concerne les chaînes spécialisées. Ces dernières ont cependant été plus solides ces dernières années.
Nous espérons que ce soit le niveau supérieur…
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Merci beaucoup de poser cette question.
Malheureusement, encore une fois, je ne suis pas en mesure de fournir une réponse précise, puisqu'il s'agit des questions qui sont à l'étude.
Ce que nous avons entendu dans le cadre des exposés auxquels nous avons assisté au cours de l'été, c'est que les gens valorisent leur accès à une multitude de contenus, dont du contenu étranger, mais qu'en même temps, ils souhaitent avoir l'occasion d'accéder à du contenu canadien, alors cela a vraiment trait à la question de la découvrabilité.
Nous avons posé cette question directement lors de trois audiences au cours des derniers mois. Nous avons également commandé une étude sur la découvrabilité, dans le cadre de laquelle seront examinées les meilleures pratiques partout dans le monde, que nous allons bientôt recevoir et que nous diffuserons, car je suis d'avis qu'il s'agit de la question clé.
La corde raide sur laquelle doit marcher le Conseil est que nous ne souhaitons pas nous ingérer dans ce que les personnes aiment à propos des plateformes, qu'il s'agisse de plateformes de diffusion continue ou de toute autre manière d'obtenir du contenu, mais en même temps, nous voulons nous assurer qu'il existe des options qui permettent de visionner du contenu canadien et de garantir que celui‑ci soit facilement accessible, et non que l'accès suppose que l'utilisateur clique à 15 endroits.
Voilà exactement la question qui est à l'étude, et nous avons hâte d'être en mesure de revenir et de vous décrire nos décisions et la façon dont elles permettront d'atteindre ces objectifs.
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C'est une question fascinante, et je vais tenter d'y répondre de façon concise et sans faire mon intello.
Une chose qui nous est apparue clairement pendant que nous rencontrions un intervenant après l'autre, c'était que, selon eux, il nous faut absolument des données, sans quoi nous ne pourrons pas mesurer le degré de réussite. À moins de disposer de telles données, vous ne pouvez pas savoir dans quoi vous vous engagez. C'était franchement fascinant de discuter avec certains des exploitants de services de diffusion continue — pas seulement des exploitants étrangers, mais des sociétés de diffusion continue au Canada — qui posaient les questions suivantes: « Est‑ce canadien? Si cela est canadien, est‑ce anglophone ou francophone? Est‑ce autochtone, ou allochtone? »
Ce que nous en avons tiré, c'était une compréhension de la difficulté liée à la découvrabilité, car, premièrement, il faut des définitions claires, que nous sommes présentement en train de créer. Deuxièmement, il faut s'assurer que ces définitions sont diffusées et comprises à grande échelle. Troisièmement, il faut s'assurer qu'il existe une infrastructure afin de les communiquer pour éviter de comparer des pommes et des oranges.
Notre tâche est énorme, mais je suis d'avis qu'en tant que membres du personnel, nous la trouvons aussi stimulante, car si nous pouvons bien faire les choses, alors à ce moment‑là nous serons en train de comparer des pommes et des pommes, et nous pourrons donc mettre en place des mesures de réussite qui seront à la fois utiles et transparentes, non seulement pour nous, mais pour les Canadiens et Canadiennes.
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Merci, madame la présidente.
Madame Eatrides, dans votre allocution d'ouverture, vous avez ouvert la porte à d'autres sujets que la radiodiffusion. Or je veux vous parler de la décision rendue qui permet aux grandes entreprises de télécommunications de vendre des forfaits en utilisant les réseaux d'autres entreprises de télécommunications. À l'origine, cette mesure a été mise en place pour augmenter la concurrence en permettant aux petits acteurs de s'installer dans des marchés et d'offrir de meilleurs tarifs aux consommateurs. Le but était donc d'éviter que des monopoles s'installent.
Des entreprises comme Cogeco, une entreprise bien installée dans ma région, au Centre‑du‑Québec, ainsi qu'en Mauricie, ont décidé d'investir dans leur réseau. Cependant, en permettant aux grands acteurs d'arriver et d'utiliser ces réseaux, on fait en sorte que les plus petits n'auront plus les moyens d'investir pour entretenir leurs réseaux.
Vous dites avoir mis en place ces mesures pour que les entreprises continuent d'investir dans des réseaux de grande qualité, mais, si cette décision est maintenue, c'est plutôt le contraire qui se produira. Même les grandes entreprises ne souhaiteront pas investir, parce que l'entretien de ces réseaux coûte une fortune. Au bout du compte, les consommateurs auront donc eu de meilleurs tarifs sur une courte période, mais à long terme, on va se retrouver avec des réseaux qui manqueront d'entretien. C'est ce que nous disent, de façon générale, les entreprises de télécommunications.
Comment envisagez-vous de corriger cet état de fait?
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Je peux peut-être commencer.
Nous savons que c'est essentiel. Nous savons que la transparence et la prévisibilité sont essentielles. Nous savons qu'il est essentiel d'agir rapidement. Je dirais, pour revenir au début, quand on nous a confié le mandat de mettre en œuvre la Loi sur la diffusion en ligne, que nous avons immédiatement établi un plan réglementaire afin d'apporter une certitude quant à ce qui allait se passer et de donner une idée de l'échéancier. C'est une partie du travail: présenter notre plan réglementaire pour que les gens sachent à quoi s'attendre.
J'ai encore deux ou trois choses à dire, puis je demanderais à M. Shortliffe de donner d'autres détails.
Il y a, bien sûr, nos décisions. C'est un élément clé. Lorsque nous présentons nos décisions, nous faisons tout notre possible, en tant que tribunal quasi judiciaire, pour nous assurer qu'elles sont rédigées dans un langage clair et qu'elles sont compréhensibles: elles doivent mettre en relief les perspectives et les preuves que nous avons entendues et être très claires quant à leur nature.
Il y a une dernière chose que j'aimerais rapidement mentionner — et cela nous ramène à la question de l'engagement — c'est que nous collaborons beaucoup plus avec les parties intéressées, avec les intervenants. Comme M. Shortliffe l'a mentionné, nous avons mis sur pied des équipes d'engagement afin de faciliter la collaboration avec le CRTC, de sorte que tout ne se fasse pas uniquement dans le cadre des instances publiques. Nous avons entendu dire que les instances publiques ne conviennent pas à tout le monde en raison de leur caractère formel. Nous l'avons certainement constaté à Whitehorse lorsque nous avons tenu une audience sur les télécommunications dans le Grand Nord. Nous avons entendu dire qu'il est difficile de composer avec ce genre de formalité.
Nous avons fait beaucoup de mobilisation. M. Shortliffe et son équipe ont parcouru le pays pour discuter avec les gens de contenu canadien. Nous essayons vraiment de mieux expliquer notre travail.
Je ne sais pas si cela répond à la question. Je serais heureuse de laisser M. Shortliffe vous en parler.