:
Merci, monsieur le greffier.
Monsieur Danko, félicitations.
Nous allons passer sans plus attendre à notre réunion. Le ministre n'est avec nous que jusqu'à 16 h 35, alors nous allons passer directement à la déclaration préliminaire.
Chers collègues, j'ai deux ou trois éléments à préciser.
Nous savons que j'accorde habituellement un peu plus de temps si nous obtenons une bonne réponse, mais comme nous sommes pressés par le temps, je vais interrompre tout le monde. Veuillez surveiller vos montres pour éviter d'être interrompus.
Très rapidement, au sujet des rappels au Règlement, ils servent souvent à tenir des débats. Afin de ne pas accaparer le temps du Comité, je vais demander à tout le monde de bien vouloir s'en tenir aux rappels au Règlement qui portent sur les questions de procédure. Si vous n'êtes pas d'accord avec ce qui se dit de l'autre côté, attendez votre temps de parole pour en parler afin de ne pas empiéter sur le temps du Comité.
Nous allons passer directement au ministre Lightbound.
Bon retour parmi nous, monsieur. Vous avez la parole pour cinq minutes, et parlez rapidement pour que nous puissions vous libérer à temps.
:
Monsieur le président, mesdames et messieurs les membres du Comité, je vous remercie de m'accueillir à nouveau au Comité. C'est un plaisir d'être ici.
[Français]
Je vous remercie de me recevoir aujourd'hui pour discuter du Budget principal des dépenses 2026‑2027, tant pour Services publics et Approvisionnement Canada, ou SPAC, que pour Services partagés Canada.
Nous parlons souvent de programmes, de politiques ou de décisions, mais, derrière tout ça, il y a quelque chose de plus fondamental: il y a le fonctionnement même de l'État. Parlons donc de ce qui nous concerne.
Dans le cas de SPAC, nous parlons de la paie des fonctionnaires, de la gestion des immeubles et, évidemment, de l'attribution de contrats. Pour ce qui est de Services partagés Canada, nous parlons de faire fonctionner les systèmes informatiques.
C'est exactement ce que nous faisons chaque jour, tant à SPAC qu'à Services partagés. Ce ne sont pas des services parmi d'autres, ce sont des services essentiels et nécessaires au bon fonctionnement du gouvernement.
Pour l'année 2026‑2027, SPAC prévoit un budget de 5,9 milliards de dollars, soit une baisse de 1,3 milliard de dollars. Quant à Services partagés Canada, nous prévoyons un budget de 2,36 milliards de dollars, donc une baisse de 128,6 millions de dollars. Ces chiffres peuvent évoluer, mais ils montrent une chose: nous faisons des choix.
Le contexte est exigeant, les attentes sont élevées, les coûts augmentent et les risques sont bien réels. Devant ça, notre responsabilité est simple et claire: continuer d'offrir des services aux Canadiens et le faire avec rigueur.
Du côté de SPAC, la plus grande variation, comme je le mentionnais, est une baisse de 1,2 milliard de dollars, qui est liée essentiellement aux projets d'infrastructures. En effet, plusieurs des grands projets sous notre responsabilité sont terminés. Ils sont maintenant en service et donnent des résultats.
Toujours du côté de SPAC, nous réduisons aussi les dépenses de fonctionnement de 97,5 millions de dollars. Cela représente moins de lourdeur administrative, des processus plus simples et un recentrage sur la mission essentielle de mon ministère.
Toutefois, il y a des choses que nous ne pouvons pas ralentir. À titre d'exemple, il y a la paie. Derrière chaque transaction, il y a une personne, un fonctionnaire qui sert les Canadiens dans nos aéroports, dans nos ports, sur nos bases, dans nos bureaux partout au pays. SPAC verse la paie à plus de 430 000 fonctionnaires, dans plus de 100 organisations. C'est une responsabilité immense et fondamentale. C'est aussi une question de respect envers ceux et celles qui font fonctionner l'État chaque jour que de voir à ce que leur paie soit versée à temps et avec exactitude.
Dans ces dépenses, il y a une baisse de 57,3 millions de dollars pour le système actuel, mais, parallèlement, nous investissons 67,6 millions de dollars pour bâtir le prochain système. Pour nous, la priorité est que les fonctionnaires soient payés correctement et à temps, et que nous leur donnions enfin un système fiable, à la hauteur du travail considérable qu'ils accomplissent pour nous tous.
Quant à Services partagés Canada, son rôle est tout aussi essentiel. C'est, comme vous le savez, l'infrastructure numérique du gouvernement. Ce sont les systèmes, les réseaux. De nos jours, je dirais même que c'est surtout la cybersécurité. Malgré une baisse de 128,6 millions de dollars, le ministère continue toutefois d'investir là où ça compte: 63,9 millions de dollars sont consacrés aux services informatiques de base et 37,5 millions de dollars servent à mieux détecter et contrer les cybermenaces.
Nous pourrons sans doute y revenir dans le cadre de la période de questions et de réponses, mais il faut savoir que l'environnement en matière de cybersécurité a beaucoup changé et continue d'évoluer. Il demande à ce que nous nous adaptions pour contrer des menaces qui sont toujours grandissantes vis-à-vis de nos réseaux et de nos systèmes.
Au fond, l'exercice pour nous est assez simple à résumer. Nous trouvons des gains d'efficacité là où c'est possible, nous protégeons ce qui est essentiel, nous investissons là où les risques augmentent, pour nous assurer d'être prêts à toute éventualité. Bien qu'ils soient invisibles pour beaucoup d'entre nous, ces systèmes font que les opérations de l'État fonctionnent rondement. À ce titre, beaucoup de Canadiens en dépendent.
Je ne prendrai pas plus de temps. Je sais que des questions sont déjà préparées. Je vous remercie énormément de votre attention. C'est avec plaisir que je répondrai à vos questions.
Cela dit, je prends quelques secondes pour mentionner la présence, du côté de Services publics et Approvisionnement Canada, de ma sous-ministre, Arianne Reza, accompagnée de Michael Hammond, le dirigeant principal des finances. De même, du côté de Services partagés Canada, Scott Jones et Scott Davis seront là pour m'épauler durant ce temps que je passerai avec vous.
Merci.
:
Merci beaucoup, madame Block.
Je ne sais pas si c'est exactement ce à quoi vous faites référence, mais il y a eu un examen exhaustif des dépenses dans tous les ministères. De notre côté, à Services publics et Approvisionnement Canada, nous avons trouvé des économies possibles de 642 millions de dollars sur quatre ans et 190 millions de dollars pour les années à venir; c'est donc à suivre.
C'est ce qui a été identifié dans le cadre de cette révision des dépenses. Il s'agissait de voir où nous pouvions trouver des gains d'efficacité et de centraliser parfois certaines fonctions au sein du ministère.
Je pense que cela témoigne de la volonté du gouvernement de dépenser moins et d'investir plus, comme on dit, et, donc, de s'assurer d'avoir une gestion saine des finances publiques.
Pour résumer, en ce qui a trait à l'examen exhaustif des dépenses, dans mon ministère, c'est 642 millions de dollars d'économies sur quatre ans et 190 millions de dollars en cours.
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Merci beaucoup. C'est une excellente question.
Je pense que l'importance d'utiliser efficacement les deniers publics ne peut pas être sous-estimée. Selon moi, il en va de la confiance qu'ont les Canadiens envers leurs institutions, envers leur gouvernement. Il est fondamental que les Canadiens obtiennent des résultats et voient l'argent bien géré au sein des gouvernements.
Je vous dirais qu'il y a deux axes à ce que nous avons fait à ce chapitre depuis un an,
Le premier axe est un axe horizontal, où chaque ministère a été appelé à regarder la façon dont il pourrait être plus efficace dans ses propres processus internes. J'en ai parlé tout à l'heure en répondant à une question de Mme Block.
Au sein de mon ministère, ça a mené à des économies de presque 700 millions de dollars pour les quatre prochaines années. Il y a aussi des résultats assez concluants du côté de Services partagés Canada, qui a aussi fait cet exercice, comme tous les ministères. Ça nous permet d'arriver, entre autres choses, à des économies de 60 milliards de dollars sur les trois prochaines années, comme ce qu'on a vu dans la mise à jour économique du printemps et dans le budget de 2025. Je pense que j'ai dit « horizontal », mais je voulais dire qu'il y a l'aspect vertical, c'est-à-dire que chaque ministère revoit son propre processus.
Le second axe est une volonté de regarder d'un point de vue horizontal ce qu’il est possible de faire.
À ce chapitre, je suis très fier de voir que, par exemple, Services partagés Canada et Travaux publics et Approvisionnement Canada examinent des initiatives pour permettre d'économiser de l'argent en mettant à profit des outils technologiques qui pourront servir à tous les ministères.
Je vais vous donner l'exemple d'un outil qui a été développé ici même, dans mon ministère, et qui s'appelle GCtraduction. Cet outil permet de traduire avec beaucoup d'expertise et beaucoup de justesse et à un prix bien moindre la quantité phénoménale de documents que le gouvernement du Canada est appelé à traiter. Ça permet déjà de faire des économies. Une fois cet outil déployé de manière horizontale à l'ensemble des ministères, les économies possibles seront de près de 100 millions de dollars. Ce sont quand même des économies considérables.
Ça, ce n'est qu'un exemple. Je pense que ce sont des exemples du même type qu'on vise à avoir un peu partout au sein de l'appareil de l'État.
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Il me semble que j'y ai fait un peu allusion dans mes remarques.
L'une des priorités dont je suis responsable au sein de mon ministère, c'est de veiller au bon fonctionnement du système de paie. Personne au Canada n'est sans savoir ce qui s'est passé au cours des 10, 12 dernières années en ce qui concerne le système de paie Phénix. Nous voyons maintenant une réduction considérable du fameux arriéré. Il diminue de façon constante, d'un mois à l'autre.
De manière tout aussi importante, nous sommes en train de faire la transition vers le nouveau système de paie Dayforce, et nous avons appris des erreurs du passé. Nous procédons une étape à la fois, en nous assurant que tout fonctionne comme il faut, plutôt que de faire comme par le passé avec Phénix, c'est-à-dire en déployant le logiciel tout d'un coup pour l'ensemble du gouvernement, avec les ratés qu'on a connus.
Pour ma part, ma priorité est de réduire l'arriéré et de m'assurer que la transition vers le nouveau système se fait de manière ordonnée, disons, et au service des fonctionnaires, dont nous dépendons pour accomplir des missions essentielles pour les Canadiens.
:
C'est une bonne question. L'utilisation de consultants externes a fait couler beaucoup d'encre.
Il y a toutes sortes de catégories de consultants externes, mais je pense qu'il faut être conscient d'une chose.
Par exemple, dans mon ministère, Travaux publics et Approvisionnement Canada, la majorité des consultants externes sont des firmes de génie, d'architecture, de construction. Ils nous assistent dans des projets, comme les projets majeurs que nous avons ici sur la Cité parlementaire. Ils s'occupent aussi de projets de décontamination des sites pollués. Les consultants externes de gestion ou de management représentent une infime portion de l'ensemble des contrats du gouvernement.
De plus, je peux vous dire que, pour ce qui est des contrats de consultants externes en gestion auprès de Travaux publics et Approvisionnement Canada, nous avons vu, d'une année à l'autre, une réduction de 36 %.
À Services partagés Canada, on a vu une réduction de 75 %. Ça représente une part très minime des contrats pour des consultants. Comme je le mentionnais, ceux-ci sont beaucoup plus souvent liés à des travaux d'architecture, de génie, de génie-conseil, c'est-à-dire des travaux d'infrastructures majeures, comme ceux qu'on préside à la Cité parlementaire.
Madame Reza, je ne sais pas si vous aimeriez rajouter quelque chose à ce sujet, parce que vous avez beaucoup travaillé là-dessus.
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Oui, je m'y engage à 100 %. Ce ne sera pas toujours possible, mais, dans l'ensemble, nous visons à bâtir ces infrastructures numériques au Canada et au Québec et nous voulons encourager l'innovation canadienne.
Cela me donne l'occasion de parler d'une politique dont je suis très fier. Depuis le 16 décembre, pour les contrats de plus de 25 millions de dollars, la politique « Achetez canadien » s'applique à pratiquement tous les contrats du gouvernement fédéral. Cette politique comporte deux critères principaux. Le premier critère exige qu'un fournisseur canadien. Nous donnons donc un avantage aux fournisseurs canadiens. À ce chapitre, nous regardons l'activité économique réelle du fournisseur.
Or, ce qui est le plus important, c'est que nous donnons des points dans l'attribution des contrats pour le contenu canadien. Ça peut être la recherche-développement, la propriété intellectuelle et les emplois. C'est fondamental, parce que, parfois, il peut arriver que, dans l'esprit des gens, certains fournisseurs soient des fournisseurs étrangers, alors qu'ils ont une présence très réelle. Ce que nous voulons, c'est encourager l'investissement ici. Je ne parle pas d'approvisionnement spécifique en ce moment, mais je pense à IBM Canada, par exemple. J'ai visité ses installations à Bromont, où la compagnie a 1 000 employés. Ce que nous voulons, c'est encourager l'investissement, encourager les entreprises qui ont une réelle présence au Canada. C'est ce qui définit la politique « Achetez canadien ».
:
D'abord, je suis content de vous retrouver ici, docteure Martin. Je vous remercie de votre question.
À mon avis, il s'agit d'une question fondamentale à l'heure où il est essentiel que les gouvernements s'assurent d'intégrer de manière prudente et intelligente l'intelligence artificielle dans leurs processus.
Je pense qu'il faut tenir compte, d'une part, des processus internes de l'arrière-guichet, si vous voulez, qui exigent que l'on intègre l'intelligence artificielle, ainsi que, d'autre part, du fait que les Canadiens veulent aussi voir l'intelligence artificielle dans les services qu'ils obtiennent du gouvernement.
Par ailleurs, il est fondamental de le faire pour avoir de la visibilité sur la manière dont les données sont traitées et dont les transactions sont effectuées, sur quoi se base l'intelligence artificielle pour obtenir, par exemple si on l'utilise comme assistant pour les fonctionnaires, les informations qui ont été cherchées, où se trouvent les données et quel a été le mécanisme derrière ce qui est produit. Il faut donc avoir un contrôle absolu sur ces processus.
Présentement, c'est une chose à laquelle je travaille avec le président du Conseil du Trésor et le ministre de l'Intelligence artificielle et de l'Innovation numérique. Il existe déjà une politique du Conseil du Trésor qui encadre et balise l'utilisation de l'intelligence artificielle.
Maintenant, de mon côté, je veux vérifier, d'un point de vue plus opérationnel avec Services partagés Canada, comment arriver, dans des ministères qui ont leurs propres façons de fonctionner, leurs propres types de données, à défaire ces silos pour arriver avec des solutions qui serviront à l'ensemble du gouvernement.
Toutefois, j'ai à mes côtés le président de Services partagés, qui a beaucoup réfléchi à ces questions.
Monsieur Jones, aimeriez-vous ajouter un commentaire pour répondre à la question de Mme Martin?
:
Merci, monsieur le ministre.
[Traduction]
J'aimerais ajouter quelques points. Il existe une politique sur l'utilisation responsable et efficace de l'intelligence artificielle, mais nous avons aussi diverses façons de nous assurer qu'elle est exempte de biais, qu'elle est utilisée à bon escient, qu'on peut reproduire les décisions et qu'on peut comprendre la logique derrière ces décisions. Tous ces éléments réunis fournissent un cadre pour son utilisation.
Il y a aussi la transparence qu'apporte le registre de l'intelligence artificielle, qui permet de savoir où on l'utilise, comment on s'en sert. De plus, le modèle repose sur une infrastructure canadienne souveraine, de sorte que, lorsqu'il effectue des inférences, cela se fait dans des centres de données canadiens, sur une infrastructure canadienne, et à l'aide de technologies canadiennes. Nous savons comment le tout est structuré. Ensuite, il y a l'expertise nécessaire pour comprendre le tout. On s'assure d'avoir des experts à l'interne, des fonctionnaires qui savent comment tout cela fonctionne, et on travaille avec des entreprises canadiennes.
C'était ma prochaine question, la protection des données, parce que je pense que nous sommes tous d'accord pour dire qu'il est extrêmement important, à mesure que nous apprenons de ces technologies et que nous les expérimentons, de veiller à ce que nos données soient conservées ici et à ce que les Canadiens puissent avoir confiance que ce sera le cas. Je vous remercie de nous rassurer sur ce point.
Je pense que nous savons tous, de plus, que la mise en œuvre de ces nouvelles technologies ne touchera pas tous les employés de la fonction publique canadienne de manière égale. Je me demande si vous pourriez nous en dire un peu plus sur... Comme vous le dites, il y a des tâches administratives et d'autres types de tâches, et sans doute à des niveaux supérieurs bientôt, qui pourraient être prises en charge par l'intelligence artificielle. Qui sait, nous perdrons peut-être tous notre emploi un jour, mais bon... Est‑ce qu'on réfléchit à la façon de protéger, d'offrir de la formation ou d'autres possibilités aux personnes qui seront touchées dans la fonction publique?
:
En ce qui a trait à Alto, je pense que c'est un petit peu prématuré pour plusieurs raisons. Il y a beaucoup d'étapes à franchir et Alto est en train de mener des consultations sur le tracé. Ça ne relève pas de mon ministère à proprement parler.
Cela dit, je peux donner un exemple concret de l'idée derrière « Achetez canadien », la politique que nous avons mise en place. J'étais très heureux, en janvier, d'être à La Pocatière pour annoncer le contrat pour les voitures du métro de Toronto. Elles vont être construites en partie à La Pocatière. L'ingénierie va se faire en partie à Saint‑Bruno‑de‑Montarville, et en partie en Ontario aussi.
Pour moi, ce genre de contrat attribué est un exemple de la politique « Achetez canadien » à l'œuvre, de cette espèce de solidarité économique que nous devons avoir. Pour vous, c'est peut-être juste au Québec. Pour moi, ça dépasse le Québec, c'est partout au pays. Alors que nous faisons face à des droits de douane illégaux et injustes de la part des Américains, je pense que cette solidarité économique est fondamentale. C'était formidable de voir, à La Pocatière, qu'on travaillait sur le SkyTrain de Vancouver. C'était formidable de voir l'enthousiasme pour le métro de Toronto, là-bas. Évidemment, pour moi, c'est un bon exemple de la politique « Achetez canadien ».
:
Merci, monsieur le président.
[Traduction]
Je suis heureux d'être ici avec mes fonctionnaires pour discuter du Budget principal des dépenses de 2026‑2027.
Le budget principal des dépenses prévoit 502,8 milliards de dollars en dépenses prévues, dont 230,4 milliards de dollars en dépenses votées proposées. Cela comprend 14,7 milliards de dollars pour les initiatives annoncées dans le budget de 2025.
Monsieur le président, déposer les budgets à l'automne permet de refléter davantage de dépenses dans le budget principal des dépenses et les plans ministériels. Cela permet une meilleure harmonisation des deux documents avec le budget. Le budget principal des dépenses comprend les réductions découlant de l'examen exhaustif des dépenses et, surtout, monsieur le président, il montre comment le gouvernement investit dans les principales priorités pour que notre pays demeure fort et prospère.
Monsieur le président, les paiements de transfert représentent une bonne partie des dépenses proposées dans le Budget principal des dépenses de 2026‑2027. Ces paiements de transfert sont essentiels, car ils contribuent à bâtir un Canada plus fort et plus résilient. Ils servent à soutenir d'importantes priorités, notamment les prestations pour les personnes âgées, le Transfert canadien en matière de santé et les projets d'infrastructures. Ils soutiennent les programmes nationaux, provinciaux et territoriaux et fournissent du financement aux collectivités locales, aux groupes autochtones, aux organismes à but non lucratif et aux établissements de recherche. Voilà pourquoi le gouvernement demande 300,5 milliards de dollars pour les paiements de transfert, ce qui représente près de 60 % du budget des dépenses.
Le budget principal des dépenses appuie également les activités et les investissements dans l'ensemble du gouvernement fédéral. Moins de 30 % des dépenses proposées, soit 148,6 milliards de dollars, seraient consacrées aux dépenses d'immobilisations et de fonctionnement. Environ le tiers de ce montant vise à protéger la souveraineté du Canada grâce à des investissements pour la reconstruction et le réarmement des Forces armées canadiennes. Ce budget principal des dépenses comprend plus de 48 milliards de dollars en dépenses votées pour appuyer le ministère de la Défense nationale. Les investissements appuieraient l'achat d'équipement moderne, l'instruction et la coopération avec des partenaires internationaux, ce qui contribuerait à assurer la sécurité des Canadiens et la stabilité mondiale. Même si le Canada a atteint l'objectif de 2 % de dépenses en défense de l'OTAN, notre travail ne s'arrête pas là. Nous continuerons d'investir dans les Forces armées canadiennes pour veiller à ce que nous demeurions forts, en sécurité et prêts pour l'avenir tandis que nous bâtissons un Canada fort.
Enfin, monsieur le président, mon ministère, le Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada, demande 11,8 milliards de dollars dans ce budget principal des dépenses. Cela nous aidera à nous acquitter de nos obligations essentielles en matière d'assurance de la fonction publique, à composer avec l'augmentation des coûts du Régime de soins de santé de la fonction publique, à soutenir les programmes d'assurance-invalidité et à tenir compte de l'augmentation des charges sociales.
Monsieur le président, comme je l'ai mentionné plus tôt, ce budget des dépenses comprend également des réductions découlant de l'examen exhaustif des dépenses. Cet exercice a permis de cerner des économies en éliminant les activités inefficaces, les chevauchements, et les activités modifiées, et donc de réaffecter les ressources aux priorités plus importantes qui renforcent le pays.
Pour ce qui est du Secrétariat du Conseil du Trésor, le ministère réduit son budget de fonctionnement de 2026‑2027 de 28,9 millions de dollars, et les économies annuelles atteindront 57,8 millions de dollars d'ici 2028‑2029.
Monsieur le président, ce budget des dépenses démontre que le gouvernement investit dans ce qui tient le plus à cœur aux Canadiens.
Mes fonctionnaires et moi serons heureux de répondre à vos questions.
:
Merci, monsieur le président. C'est toujours un plaisir d'être ici. Je dois dire que ce comité me manque vraiment, pour y avoir passé près de trois ans avant les élections. Je suis ravie d'être ici.
Monsieur le président du Conseil du Trésor, c'est un plaisir de vous voir. Merci beaucoup d'être ici aujourd'hui. Je suis vraiment désolée que nous n'ayons pas encore eu le temps de nous rencontrer pour prendre un café. J'espère que votre horaire vous le permettra bientôt.
Monsieur le ministre, vous êtes ici aujourd'hui pour défendre le Budget principal des dépenses 2026‑2027 de votre gouvernement, qui présente en détail plus de 502 milliards de dollars en dépenses. C'est 15 milliards de dollars de plus que votre Budget principal des dépenses 2025‑2026, ce qui tranche nettement avec les promesses d'économies que vous, le et le avez faites aux Canadiens.
Votre communiqué de presse au sujet du budget principal des dépenses commence comme suit: « Une gestion budgétaire prudente combine l'utilisation efficace des fonds publics à des investissements visant à soutenir la population canadienne et à stimuler la croissance économique. » Je veux me concentrer plus particulièrement sur l'expression « utilisation efficace des fonds publics ».
Vous siégez au sein d'un cabinet libéral qui, en 11 ans au pouvoir, n'a pas présenté un seul budget excédentaire. Vous êtes membre d'un gouvernement libéral qui, depuis 2015, a doublé les dépenses du gouvernement fédéral, imposant ainsi aux contribuables canadiens, non seulement d'aujourd'hui, mais aussi de demain — mes enfants et vos enfants —, le fardeau de vos dépenses inconsidérées.
Il s'agit de dépenses irresponsables qui comprennent au moins 60 millions de dollars pour l'application ArriveCAN, plus de 300 millions de dollars pour le programme PrescripTIon et 6,6 milliards de dollars pour un programme de versement de prestations qui a laissé des dizaines de milliers d'aînés sans accès à des prestations essentielles comme la Sécurité de la vieillesse. Ce ne sont là que quelques exemples.
Ce sont des dépenses irréfléchies qui ont fait grimper le coût total des services professionnels et spécialisés dans l'ensemble du gouvernement au montant astronomique de 26,6 milliards de dollars, seulement dans le budget principal des dépenses.
J'aimerais m'attarder en particulier sur votre examen exhaustif des dépenses. Je vous ai déjà interrogé au sujet de ce plan, en soulignant que les gestes sont plus éloquents que les paroles. C'est encore vrai aujourd'hui.
Depuis l'annonce de l'examen exhaustif des dépenses, le gouvernement a déposé le budget de 2025, qui prévoit de nouvelles dépenses nettes de 90 milliards de dollars. Vous avez déposé le Budget supplémentaire des dépenses (C) pour 2025‑2026, dans lequel on demandait 5,4 milliards de dollars de dépenses supplémentaires pour l'année dernière, et vous avez déposé ce budget principal des dépenses, qui demande 502,8 milliards de dollars en autorisations.
Il n'y a eu aucune réduction des dépenses, monsieur Ali, et l'examen exhaustif des dépenses n'a entraîné aucun progrès à cet égard. Selon ce qui est prévu dans ce budget principal des dépenses en particulier, 64 ministères et organismes demandent plus d'argent en 2026 que pour l'exercice précédent, y compris votre propre ministère, qui a dépensé 11 milliards de dollars de plus cette année que l'an dernier.
Non seulement les dépenses totales des ministères ont augmenté, mais le coût réel de l'administration ou du personnel a également augmenté dans le budget principal des dépenses. On constate que les dépenses en personnel ont augmenté de 3 milliards de dollars et que 62 organismes fédéraux ont des dépenses en personnel plus élevées par rapport à l'année dernière. Tout cela alors que vous aviez promis de limiter la taille de la fonction publique fédérale, que votre gouvernement a presque doublée au cours de la dernière décennie.
Vient ensuite la mise à jour économique du printemps. En tant que ministre du cabinet fantôme pour le Conseil du Trésor, j'avais grand espoir que cette mise à jour ferait enfin état des progrès découlant de l'examen exhaustif des dépenses ou révélerait à quel point le gouvernement prend au sérieux ses responsabilités à titre d'intendant efficace des fonds publics, comme vous et vos supérieurs l'avez promis. Or, ce n'était pas le cas. La mise à jour du printemps montre que le déficit prévu par Justin Trudeau pour 2026‑2027 a doublé et que 37 milliards de dollars de nouvelles dépenses nettes viennent alourdir la dette.
En fait, les mots « examen exhaustif des dépenses » n'apparaissent que quatre fois dans le document de 167 pages, dont une fois par rapport aux dépenses pour les services de consultants. Même la directrice parlementaire du budget nommée par les libéraux a sonné l'alarme à ce sujet hier dans son rapport sur la mise à jour économique du printemps. Malgré les initiatives précédentes du gouvernement visant à limiter ou à réduire les dépenses en services de consultants, les comptes publics indiquent que ce poste de dépenses a augmenté de façon constante ces dernières années.
Les Canadiens s'attendent à une gestion prudente de l'argent de leurs impôts, mais votre gouvernement ne tient pas ses promesses, monsieur Ali. Dans la mise à jour du printemps, nous avons appris qu'après une décennie de dépenses libérales, le coût du service de la dette nationale s'élèvera maintenant à 59 milliards de dollars...
Monsieur le président, si j'étais membre du parti ministériel, je serais également très inquiète et préoccupée si l'on exigeait des comptes à mon gouvernement. Je comprends parfaitement la tentative de m'empêcher de présenter ces informations, non seulement au Comité et au président du Conseil du Trésor — je sais qu'il est très au courant, car il suit ses dossiers de près —, mais aussi aux Canadiens.
Monsieur le ministre, pour conclure, vous et votre gouvernement avez indiqué que la mise en œuvre de l'examen exhaustif des dépenses progresse bien. Cependant, comme je l'ai souligné, vous avez présenté au Parlement des milliards de dollars de nouvelles dépenses et venez de déposer la mise à jour économique, qui ne fournit aucun détail sur les économies réelles réalisées par les ministères et organismes en 2026 et 2027. La dernière fois que je vous ai interrogé, vous avez dit que je ne comprenais pas votre plan d'économies.
Monsieur le ministre, ce n'est pas que j'ai de la difficulté à comprendre votre plan, mais qu'il n'existe pas, manifestement.
Pouvez-vous être honnête avec les Canadiens aujourd'hui et présenter votre plan, s'il vous plaît?
:
Je vous remercie de votre question.
[Traduction]
Je vous remercie de votre travail.
Je n'ai pas eu l'occasion de répondre à la question précédente de ma collègue au sujet du budget principal des dépenses. Il y avait là de nombreux éléments. Quant à la question qui m'a été posée concernant le budget des dépenses, je rappelle à tout le monde que cette étude porte sur le Budget principal des dépenses 2026‑2027. Comme je l'ai mentionné, les dépenses s'élèvent à 502,8 milliards de dollars, soit une augmentation de 15,9 milliards de dollars par rapport à l'année dernière.
Monsieur le président, il y a 230,4 milliards de dollars en dépenses votées et 272,4 milliards de dollars de dépenses législatives.
Environ 300,5 milliards de dollars, soit 60 %, sont destinés aux paiements de transfert, par exemple pour le Transfert canadien en matière de santé, les prestations aux aînés et la péréquation fiscale.
Il y a 14,7 milliards de dollars de nouvelles dépenses du budget de 2025, principalement pour la défense et les infrastructures.
Il y a un montant de 11,8 milliards de dollars pour le Secrétariat du Conseil du Trésor, principalement pour les responsabilités essentielles à l'échelle du gouvernement, par exemple l'assurance de la fonction publique et les prestations. Cette augmentation comprend le crédit 20, avec une augmentation de 1,03 milliard de dollars pour l'assurance de la fonction publique. De plus, le crédit 50 — Initiatives en matière de défense et de sécurité — a été augmenté de 1 milliard de dollars. Il s'agit du budget principal des dépenses. Les chiffres importants sont inclus.
:
Monsieur le président, je veux juste ajouter un petit mot aux commentaires du président du Conseil du Trésor.
Nous voulons établir une main-d'œuvre plus performante en fonction du programme et des priorités du gouvernement. Nous y parviendrons avec les personnes présentes au bureau et les cadres supérieurs qui y seront cinq jours par semaine. Pour créer un meilleur environnement de travail, c'est mieux si les employés possèdent leur propre espace pour travailler. Les équipes préfèrent travailler ensemble tout en ayant un bureau, un pupitre, etc., non partagé.
[Traduction]
Le changement que nous apportons est la mise en place de postes de travail attitrés, dans la mesure du possible, afin de regrouper les membres d'une même équipe et d'augmenter la productivité des effectifs. Nous avons mené des consultations à ce sujet. Dans certains secteurs de la fonction publique, où les espaces de travail étaient insuffisants initialement, les mesures d'aménagement évolueront.
L'objectif est de cinq jours par semaine pour les cadres à compter de cette semaine. Ce n'est pas un problème. L'intention est de rapatrier au bureau les non-cadres quatre jours par semaine à compter de juillet. Cette directive s'appliquera si nous parvenons à accroître le nombre de postes de travail attitrés. Toutefois, cela prendra du temps et variera selon le ministre et le ministère parce que l'augmentation des effectifs un peu partout dans la fonction publique n'a pas été soutenue par un ajout conséquent de locaux.
:
C'est une question très importante. Comme nous le savons tous, nous vivons une instabilité mondiale. Nous sommes confrontés à un problème d'abordabilité. Nous savons qu'il y a une crise dans le secteur gazier et dans d'autres secteurs. Nous sommes en guerre tarifaire.
Nous devons nous centrer sur les priorités qui comptent le plus pour les Canadiens: passer de la dépendance à la résilience, bâtir l'économie la plus forte du G7, sécuriser nos frontières et investir dans l'énergie, les infrastructures et les Forces armées canadiennes. C'est exactement ce sur quoi nous nous concentrons.
Notre examen exhaustif des dépenses était... Les Canadiens nous ont donné le mandat d'équilibrer notre budget de fonctionnement en trois ans et de trouver des économies à investir dans les domaines où l'investissement est le plus nécessaire. C'est exactement ce sur quoi nous nous concentrons. C'est là que l'on voit les 48 milliards de dollars pour le soutien à la défense. Les investissements visent à fournir de l'équipement moderne et de la formation aux hommes et aux femmes en uniforme qui assurent la sécurité de nos frontières et peuvent protéger notre souveraineté et bâtir un Canada fort. Nous investissons dans l'infrastructure.
Le gouvernement s'affaire à cibler les initiatives peu performantes et à investir dans Maisons Canada pour construire des logements abordables. C'est l'objectif de cet exercice, et cela entraînera une augmentation du nombre d'emplois bien rémunérés dans d'autres secteurs.
Par exemple, nous embauchons 1 000 agents de la GRC et 1 000 agents de l'ASFC. Dans le domaine de la défense, le recrutement est à son plus haut niveau en 30 ans. Ce sont les investissements que nous faisons et sur lesquels nous nous concentrons.
En même temps, nous essayons d'amener notre fonction publique à un niveau viable pour équilibrer notre budget de fonctionnement au cours des trois prochaines années.