:
Je déclare la séance ouverte.
Bienvenue à la 33e réunion du Comité permanent de la santé de la Chambre des communes.
Veuillez attendre que je vous nomme avant de prendre la parole.
Je vous rappelle que tous les commentaires doivent être adressés à la présidence.
Pour les membres présents dans la salle, si vous souhaitez prendre la parole, veuillez lever la main. La greffière et moi ferons de notre mieux pour gérer l'ordre des interventions; nous vous remercions de votre patience et de votre compréhension à cet égard.
Je demande aux témoins de garder un œil sur l'honorable député qui a la parole. Dès qu'il lèvera la main, j'aimerais que vous arrêtiez de parler. Je ne veux pas que les gens parlent les uns par-dessus l'autre, c'est une question de santé pour les interprètes.
Conformément à l'article 108(2) du Règlement et à la motion adoptée le mercredi 15 avril, le Comité poursuit sa séance d'information sur PrescripTIon.
Nous nous réunirons pendant deux heures complètes.
J'aimerais souhaiter la bienvenue à nos témoins.
Au nom des membres du Comité, j'aimerais souhaiter la bienvenue au Dr Vaughan, président du conseil d'administration; et à Mme Tania Ensor, conseillère stratégique, d'Inforoute Santé du Canada; et à M. Mohamed El‑Demerdash, président, de TELUS Santé. Bienvenue.
Chaque organisation disposera de cinq minutes pour faire sa déclaration préliminaire.
Sur ce, nous allons commencer par le Dr Vaughan.
Vous avez cinq minutes. S'il vous plaît, allez‑y.
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Merci, monsieur le président.
[Français]
Bonjour, monsieur le président et mesdames et messieurs les membres du Comité. Je vous remercie de me donner l'occasion d'être ici.
[Traduction]
Je tiens à rappeler que les terres aujourd'hui connues sous le nom de Canada sont le territoire traditionnel des Premières Nations, des Inuits et des Métis, qui y vivent depuis des temps immémoriaux. Je reconnais leur présence continue d'un océan à l'autre, dans un esprit de réconciliation.
Je m'appelle Peter Vaughan et j'ai été sous-ministre de la Santé et du Mieux-être de la Nouvelle-Écosse, urgentologue, médecin de famille et médecin de l'air dans l'Aviation royale canadienne — je suis ancien combattant et fier de l'être.
Je m'adresse à vous aujourd'hui en tant que président du conseil d'administration d'Inforoute Santé du Canada. À titre d'organisation indépendante à but non lucratif financée par le gouvernement fédéral, Inforoute Santé du Canada travaille depuis 2001 en partenariat avec le gouvernement fédéral et les gouvernements provinciaux et territoriaux pour faire progresser la santé numérique et les soins connectés partout au pays.
Avant de poursuivre, j'aimerais vous parler d'un changement qui a été apporté récemment à la haute direction. Le 29 avril 2026, le conseil d'administration d'Inforoute Santé du Canada a annoncé le départ de Michael Green. Cette décision reflète la volonté du conseil d'administration de veiller à ce qu'Inforoute Santé du Canada continue de se concentrer sur son mandat et de se préparer à la prochaine étape de ses priorités en soins connectés.
Inforoute continue d'être dirigée et gérée par son conseil d'administration et son équipe de la haute direction. Le conseil d'administration a pleinement confiance en l'équipe de la haute direction d'Inforoute et en la capacité de l'organisation à mener à bien la réalisation de ses priorités en partenariat avec le gouvernement fédéral et les gouvernements provinciaux et territoriaux, ainsi qu'avec tous les autres acteurs du système de santé.
Je suis ici aujourd'hui pour apporter mon soutien aux travaux du Comité de manière directe, transparente et constructive. Je suis conscient de l'importance de cet examen et de la responsabilité qui m'incombe de fournir des renseignements clairs et factuels.
PrescripTIon était une importante initiative nationale qui a été mise en œuvre dans le cadre du système de santé fédéré canadien et dont la responsabilité était partagée entre les différentes administrations.
Pour être clair, Inforoute Santé du Canada avait pour mandat de mettre en place l'infrastructure technique nationale nécessaire à un service d'ordonnances électroniques sécurisé au Canada, ainsi que d'aider les fournisseurs et les provinces et territoires à s'y connecter. Nous nous sommes acquittés de ce mandat.
Depuis sa création en 2017, PrescripTIon a établi les assises pancanadiennes de l'ordonnance électronique, notamment des structures de données normalisées, la transmission sécurisée des ordonnances, ainsi que l'intégration à l'échelle des systèmes cliniques et de pharmacie. On a ainsi pu favoriser la participation des fournisseurs et aider les provinces et territoires à implanter le service. Environ 95 % des pharmacies et des fournisseurs de dossiers médicaux électroniques ont procédé à une intégration technique, et le service a été déployé dans neuf provinces.
En 2023, après confirmation que le financement fédéral ne se poursuivrait pas au‑delà de l'accord actuel, le conseil d'administration a entrepris un examen structuré de trois options visant à assurer la viabilité du service: un modèle à frais partagés entre le gouvernement fédéral et les provinces et territoires; un partenariat public-privé; et un modèle fondé sur une norme ouverte.
Inforoute Santé du Canada a mené de vastes consultations auprès des provinces et des territoires et de 45 organisations, au moyen notamment de propositions sur mesure et de discussions à l'occasion de réunions de sous-ministres et de ministres. Malgré ces efforts, aucune province ni aucun territoire ne s'est engagé à l'égard d'une entente de partage des coûts, et toutes les propositions viables des organisations nécessitaient un financement public continu.
Le 12 novembre 2025, le conseil d'administration a conclu qu'un modèle de norme ouverte constituait l'option la plus responsable. Le modèle de norme ouverte préserve les investissements publics réalisés en lien avec PrescripTIon en conservant des actifs nationaux communs, y compris des normes, des outils et des connaissances utiles pour l'implantation. Ces éléments aident les provinces et les territoires à piloter l'implantation au sein de leurs propres systèmes, là où existent les leviers nécessaires pour favoriser l'adoption.
Le rôle du conseil d'administration a été de veiller à ce qu'Inforoute Santé du Canada remplisse son mandat, et c'est ce qu'il a fait. Les décisions concernant l'avenir de PrescripTIon ont été prises de manière transparente, sur la base de données probantes, et dans l'intérêt supérieur du système de santé canadien.
Je me ferai un plaisir de répondre à vos questions et de vous aider dans votre examen.
Merci.
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Je tiens à remercier le président et les membres du Comité de l'invitation. Je suis heureux d'être ici en personne.
Nous avons fourni une expertise technique lors de la réunion du 21 avril, mais, compte tenu des délais serrés, je comprends que plusieurs questions importantes sont restées en suspens. Je suis ici, aujourd'hui, pour fournir au Comité le compte rendu clair et factuel dont il a besoin, et j'essaierai d'être bref pour vous laisser le plus de temps possible pour poser vos questions.
Pour comprendre notre travail, vous ne devez pas considérer PrescripTIon comme un simple logiciel, mais comme une autoroute numérique gérée.
Au cours des neuf années du programme, TELUS Santé a reçu en moyenne 10,9 millions de dollars par année pour bâtir, gérer et maintenir l'autoroute nationale. Ces frais annuels ne sont pas un achat ponctuel; il s'agissait du coût d'un service géré qui garantissait que l'autoroute fonctionne 24 heures sur 24, avec des patrouilles de sécurité en continu, une surveillance technique en tout temps et des audits rigoureux pour assurer la sécurité des données nationales de santé.
Notre travail a porté sur deux domaines.
Premièrement, nous avons bâti et géré l'autoroute elle-même, le système central permettant aux différents fournisseurs de soins de santé de communiquer les uns avec les autres. Deuxièmement, une plus petite part de notre travail consistait à soutenir notre rôle en tant qu'un des nombreux usagers de cette autoroute, et nous avons adapté nos propres systèmes de dossiers médicaux électroniques et nos produits pharmaceutiques pour répondre aux spécifications précises définies par Inforoute Santé du Canada.
D'un point de vue technique, l'autoroute a été un succès. Nous avons atteint un taux de disponibilité de 99,9 %. L'autoroute était toujours ouverte, était sécuritaire, et fonctionnait exactement comme prévu et conçue par le propriétaire du programme. Au cours du programme, plus de 181 millions d'ordonnances ont emprunté cette autoroute en toute sécurité.
Nous avons pu lancer ce système de manière efficace parce que TELUS Santé détenait déjà des actifs considérables. Plus ou moins 85 % de la technologie sous-jacente existait déjà. Cela a permis au gouvernement de gagner du temps et d'économiser les frais liés à la construction d'une nouvelle route à partir de rien.
Je devrais aussi noter que tous les membres de l'équipe responsable de la gestion du projet se trouvaient au Canada et que toute personne ayant accès aux renseignements médicaux personnels aurait obtenu la cote de sécurité protégé B.
Pour finir, je souhaite aborder la question de l'adoption — ou la circulation sur l'autoroute.
TELUS Santé a été mandatée pour construire une autoroute à six voies de haute performance. On nous a demandé de bâtir cette capacité en vue de répondre aux prévisions ambitieuses d'Inforoute Santé, qui visait 300 millions d'ordonnances annuelles et plus de 50 000 prescripteurs. Nous avons livré cette capacité à six voies, et nous l'avons maintenue avec un taux de fiabilité de 99,9 % pendant près d'une décennie. Toutefois, en tant que partenaire technologique, nous n'avions aucun contrôle sur la circulation. Les sources de circulation — les mandats stratégiques, les règles relatives au flux de travail clinique et le processus d'intégration des cliniciens — étaient la responsabilité du propriétaire du programme — Inforoute et le gouvernement.
Nous avons géré le service conformément aux spécifications que nous avons reçues. Toutefois, quand nous avons vu que les voies étaient vides et que l'achalandage prévu ne se matérialisait pas, nous avons fait preuve de proactivité et signalé nos préoccupations. Nous avons fait part de nos observations techniques par l'entremise d'un conseil d'administration clinique et de discussions avec nos partenaires d'Inforoute et de Santé Canada. Notre message était toujours le même: pour favoriser la circulation à l'échelle nationale, vous devez faciliter les choses pour les prescripteurs et imposer l'intégration ainsi que des normes nationales communes.
Nous sommes fiers de l'intégrité technique du service géré que nous avons fourni. Nous avons bâti une autoroute de calibre mondial, qui a prouvé qu'un système national d'ordonnances électroniques est techniquement réalisable.
J'ai bien hâte d'entendre vos questions.
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Merci, monsieur le président.
Inforoute Santé devait établir la politique et l'orientation de l'organisme lui-même, définir les spécifications et les normes, puis travailler avec les fournisseurs pour concevoir le système de fournisseurs de service par le truchement de TELUS. Inforoute Santé avait aussi un rôle à jouer: elle supervisait le travail de TELUS et veillait à ce que l'entreprise respecte le contrat que nous avions négocié ensemble.
Nous devions aussi travailler avec les provinces et territoires pour adapter le système à leurs systèmes techniques, et nous devions aussi leur fournir de l'information et les encourager à adopter le système, à mettre des projets pilotes en place et favoriser l'utilisation du système. Notre rôle était important.
TELUS devait concevoir la plateforme de service géré, mais l'entreprise avait aussi un rôle en tant que fournisseur. TELUS fait partie des plus grands fournisseurs de systèmes pour les dossiers médicaux électroniques et les pharmacies au Canada. L'entreprise devait encourager l'adoption auprès des médecins, des pharmacies et de leurs clientèles, parce que dans les faits, c'est vraiment elle qui interagissait avec ce groupe.
Pour TELUS Santé, il est important de souligner, comme je l'ai mentionné plus tôt, que, dans ce dossier, nous devions essentiellement fournir la technologie, le service géré et la voie d'accès.
Toutefois, j'ajouterais à votre question que, puisque nous avons nous aussi constaté que le taux d'adoption n'était pas élevé, puisqu'il y avait beaucoup moins de transactions qui passaient par cette voie que prévu, nous avons formé en 2021 un comité consultatif clinique, comme nous faisons toujours quand nous voulons évaluer nos produits, en général, sur le marché. C'était un comité consultatif formé de prescripteurs, de ces personnes. Ils nous ont expliqué pourquoi, selon eux, l'adoption n'était pas aussi élevée que prévu. Nous avons recueilli leurs commentaires et les avons communiqués à Inforoute Santé du Canada afin qu'ils puissent améliorer les normes déjà en place.
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L'adoption relève des provinces et des territoires, et c'est leur responsabilité. Au Québec, il y a eu un projet pilote très réussi.
Les provinces et les territoires ont différentes priorités, dont je peux vous parler, qui concernent bien d'autres choses. Certaines provinces et certains territoires étaient plus réceptifs que d'autres, à un moment ou à un autre, donc ils doivent avoir la possibilité d'aller de l'avant. C'est pour cette raison que nous avons conçu des normes ouvertes, pour permettre l'adoption, en fonction de leurs besoins particuliers.
Les provinces et les territoires sont responsables de l'adoption. Nos capacités ont des limites. Nous pouvons amener le cheval à la rivière, mais nous ne pouvons pas... Vous connaissez le reste.
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Le PDG attirait l'attention parce qu'il a reçu une prime de plus de 200 000 $, l'année dernière, mais...
Je pense que nous allons passer à autre chose.
Docteur Vaughan, ce matin, le Globe and Mail a rapporté que, en seulement trois ans, Inforoute santé du Canada a dépensé plus de 23 millions de dollars pour les services de consultants indépendants, dont des entreprises de lobbyistes et des multinationales des TI.
Inforoute compte 175 employés, alors pourquoi un organisme financé par l'argent des contribuables a‑t‑il besoin d'embaucher des lobbyistes et des consultants pour faire en sous-traitance le travail pour lequel le gouvernement l'a payé?
Docteur Vaughan, écoutez, nous pourrions nous enfarger dans les fleurs du tapis en parlant des critères de réussite du programme, mais il va prendre fin à la fin du mois de mai. Un programme qui prend fin, normalement, pour moi, c'est un échec. Encore là, nous pourrions en discuter très longtemps.
À quelle date avez-vous décidé, au conseil d'administration, de remercier le PDG, M. Green?
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Merci, monsieur le président.
Merci à tous les témoins d'être ici.
Je ne suis pas vraiment certaine de savoir à qui la question s'adresse.
La dernière fois que des représentants de TELUS Santé et d'Inforoute Santé du Canada ont comparu ici, ils ont indiqué que TELUS Santé détenait 85 % de la propriété intellectuelle. Inforoute Santé du Canada en détenait 15 %, pendant la mise en œuvre du programme.
Je souhaitais simplement avoir quelques clarifications, car, selon certaines des notes que j'ai lues, il y avait eu des consultations auprès de diverses personnes lors de l'élaboration du programme. De quel genre de consultations s'agissait‑il? Lorsque vous avez commencé à consulter les médecins, les pharmaciens et les utilisateurs du programme, quels étaient les premiers signaux d'avertissement? Comment utilisaient‑ils le programme?
Je sais également qu'il y a eu plusieurs ordres de modification dans la gestion du programme. Si vous pouviez nous décrire ces modifications, ce serait formidable.
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L'adoption par les médecins était très différente en raison de la nature très différente de leur travail.
Un pharmacien travaille et utilise ses compétences dans un environnement numérique. Même s'il utilise les dossiers de santé électroniques, un médecin ou un médecin de famille se concentre généralement sur le patient lui-même, donc lui demander d'utiliser une fonctionnalité dans un flux de travail pour communiquer cette information de manière numérique, c'est autre chose.
Il existe d'autres technologies, comme le fax électronique, entre autres, qui sont également des formes d'ordonnances électroniques, mais d'ordonnances sous forme de prescription de données numériques. C'est différent. La sécurité, la confidentialité et les différents éléments que PrescripTIon offrait étaient considérables et s'ajoutent à des fonctionnalités comme la communication clinique.
Pour que les choses soient claires, en ce qui concerne la propriété intellectuelle, nous travaillons aujourd'hui en étroite collaboration avec les provinces et les territoires pour les aider à atteindre leurs objectifs pour la prochaine étape des ordonnances électroniques. Il faudrait peut-être que certaines provinces travaillent avec TELUS.
Dans ce cas, nous offrons directement à ces provinces et territoires ces 15 % de propriété intellectuelle, pour qu'ils puissent tirer parti de toutes les fonctionnalités accessibles dans le programme PrescripTIon.
Nous n'avons pas eu l'occasion de parler de la technologie sur mesure que nous avons élaborée comme le système de secours pour le cas où les systèmes de télécommunications devraient tomber en panne ou être remplacés. C'est également ce qui est offert aux provinces et aux territoires pour l'avenir.
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La technologie elle-même a fonctionné exactement en fonction des paramètres qui nous ont été fournis, et son temps de fonctionnement était de 99,9 %. En fait, nous devions atteindre ce seuil, et dans certains cas, nous avons redonné des crédits à Inforoute Santé du Canada lorsque, pour une raison ou une autre, il est tombé en deçà de 99 %.
Toutefois, comme je l'ai mentionné plus tôt, nous avons formé un conseil consultatif clinique dont les membres, en fonction de leurs perspectives, nous ont aidés à reconnaître que les spécifications de la conception pour l'interface utilisateur ne permettaient pas nécessairement de s'aligner avec le flux de travail naturel des prescripteurs. Il était donc un peu plus difficile pour eux d'accomplir l'activité d'ordonnance, et le processus d'intégration était aussi un peu plus compliqué.
C'étaient les recommandations que nous avons proposées à Inforoute Santé du Canada, en avril 2021, dans le but de fournir une partie de cette rétroaction.
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Merci, monsieur le président.
J'aimerais remercier tous les témoins d'être venus.
Monsieur Vaughan, je veux m'assurer que j'ai bien compris. En ce qui concerne ce système, l'objectif était d'avoir un système d'ordonnance compatible dans toutes les provinces, parce qu'il s'agissait du même système.
A‑t‑on exprimé un besoin à ce chapitre? Le gouvernement ou d'autres organismes ont-ils donné des directives en ce sens? Était‑il généralement reconnu que c'était nécessaire pour que, au Canada, les ordonnances puissent être compatibles d'une province à l'autre?
Vous continuez d'utiliser l'analogie de l'autoroute. L'autoroute a été construite. L'autoroute a coûté 300 millions de dollars, mais personne ne circule sur cette autoroute.
Selon vous, à titre personnel, en tant que contribuable, si votre province dépensait 300 millions de dollars sur une autoroute que personne n'utilise, peut-être en raison de l'endroit où elle mène, considéreriez-vous qu'il s'agit d'une utilisation fructueuse des 300 millions de dollars?
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L'analogie fonctionne bien dans ce contexte.
Vous semblez être une personne bien intentionnée, mais cette idée me paraît offensante: celle selon laquelle les médecins n'utiliseront pas ce magnifique outil que nous avons conçu à moins qu'on ne les y oblige ou qu'on leur offre des mesures incitatives, autrement dit, qu'on les force ou qu'on les achète.
Je suis médecin. Vous êtes médecin. Nous aimons utiliser la technologie pour aider nos patients. Si l'on met au point un outil, et qu'ils ne veulent pas l'utiliser, est‑il possible que l'outil soit mauvais?
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Merci, monsieur le président.
Merci aux témoins.
De nombreuses questions importantes ont été posées. Évidemment, nous prenons bonne note de vos réponses.
Monsieur Vaughan, vous avez clairement dit que vous aviez l'impression que toutes les autres administrations qui ont mis en place un programme similaire à PrescripTIon ont offert des mesures incitatives aux médecins pour qu'ils utilisent le programme et que, dans certains cas, elles ont également rendu l'adoption de ce programme obligatoire au moyen de lois.
À quel moment avez-vous clairement fait savoir que c'était une opinion bien arrêtée de votre part au cours du processus, depuis que vous êtes devenu président du conseil d'administration?
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Merci, monsieur le président.
Je tiens à remercier mon collègue d'avoir présenté cette motion, surtout après les témoignages que nous avons entendus au cours des dernières réunions du Comité au sujet de PrescripTIon. Nous en savons maintenant davantage sur Inforoute Santé du Canada. On parle ici d'environ 300 millions de dollars qui ont essentiellement disparu. Aucun des témoignages entendus aujourd'hui n'explique vraiment rien de plus que ce que nous avons déjà découvert nous-mêmes au cours des dernières semaines en faisant nos propres recherches.
Des rapports ont été présentés aujourd'hui. Nous apprenons, tout d'un coup, qu'Inforoute Santé du Canada ne tenait même pas à jour son site Web. Cela devrait nous donner une idée de la manière dont l'organisme a dirigé et géré des programmes.
Je crois que le témoignage le plus choquant que j'ai entendu aujourd'hui concernait le fait que le président d'Inforoute Santé du Canada, Dr Vaughan, n'a pas discuté avec notre ministre de la Santé actuelle. Je trouve cela très préoccupant. Il s'agit d'une affaire très publique, d'un débat qui a été couvert dans les médias. Les libéraux ont tenté d'étouffer l'affaire. Ils ont déjà coupé les caméras pendant l'une de nos séances. Nous avons même tenté de savoir… de faire venir la vérificatrice générale ici, mais nous n'avons toujours pas eu de nouvelles d'elle.
On se pose beaucoup de questions. L'attention est dirigée ici. Je crois qu'il serait beaucoup plus utile pour la population canadienne et toutes les personnes ici si nous faisions en sorte que la ministre comparaisse ici pour qu'elle réponde à ces questions très, très importantes. Il n'est pas seulement question des 300 millions de dollars. Il s'agit d'un gâchis qui s'étend sur 10 ans. C'est incroyable. L'indifférence totale à l'égard des résultats attendus de ce programme est incroyable. J'ai peine à croire, chaque fois que j'ouvre un document pour me renseigner sur ce programme, ce qu'Inforoute Santé du Canada a accompli au cours de la dernière décennie. C'est tout simplement déplorable. Je reçois beaucoup de courriels et d'appels téléphoniques de contribuables et de Canadiens très frustrés qui se demandent: comment osent-ils faire une chose pareille?
Sur ce, j'appuie entièrement cette motion.
C'est tout ce que j'ai à dire à ce sujet.
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Nous allons devoir communiquer cette information aux Canadiens. Malheureusement, au cours des dernières semaines, certaines discussions se sont tenues à huis clos, et cette information ne sera pas accessible à la population canadienne avant 30 ans. Il faut éviter que cela se reproduise. Il faut rendre cette information publique.
Je ne peux pas soutenir cet amendement, parce que les gens veulent maintenant savoir, tout comme chaque député ici présent, où sont passés les 300 000 $…
Une voix: Il s'agit de 300 millions de dollars.
Mme Helena Konanz: Oui, vous avez raison. Il s'agit de 300 millions de dollars. C'est insensé. Il est complètement inacceptable que des témoins aient affirmé: « Il n'y a pas de problème, c'est une réussite. Nous avons perdu 300 millions de dollars, mais c'est une réussite ». C'est inacceptable. Faisons venir ici la ministre de la Santé pour qu'elle réponde aux questions. C'est son travail, et il faut la faire venir ici rapidement, car encore une fois, je suis certaine que les médias et les Canadiens voudront savoir pourquoi la ministre ne peut comparaître immédiatement.
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Merci beaucoup, monsieur le président.
Il y a présentement un ajustement de ce qu'on voit depuis maintenant quelques jours. Malheureusement, le gouvernement tente de diminuer la reddition de comptes à l'égard de ses actions. On a investi 300 millions de dollars dans un programme auquel on va mettre fin dans quelques semaines, à la fin du mois de mai, et là, on tente de retirer la mention du Secrétariat du Conseil du Trésor de ma motion. Pour les gens qui suivent nos travaux, je rappelle que c'est le Conseil du Trésor qui signe les chèques. C'est lui qui gère l'argent. Nous n'avons pas eu beaucoup d'explications de la part de notre collègue, mais il dit que ceux qui gèrent l'argent n'ont pas besoin de venir ici pour nous expliquer les décisions qu'ils prennent en matière de gestion des finances.
Alors, il est pertinent de convoquer les gens du Secrétariat du Conseil du Trésor. Je le répète: si nous voulons parler de fonds publics, de gouvernance, de contrats, de résiliation, de transition, voire de reddition de comptes, ça nous prend ces gens-là, car ce sont eux qui prennent les décisions. Si nous voulons comprendre les décisions financières et administratives entourant PrescripTIon, les représentants du Secrétariat du Conseil du Trésor sont des témoins pertinents. En retirant ça de la motion, on affaiblirait la capacité du Comité à suivre la trace de l'argent public et à comprendre les décisions prises par le Conseil du Trésor.
Ensuite, mon collègue propose de retirer le délai de deux semaines. On a perdu 300 millions dollars de fonds publics dans un programme d'ordonnances électroniques, mais ça ne semble pas être une priorité pour le gouvernement de comprendre ce qui s'est passé et d'apprendre de ses erreurs. Mon collègue veut retirer l'échéancier, ce qui permettrait de reporter la motion facilement et indéfiniment. On pourrait la remettre aux calendes grecques, comme on dit.
Compte tenu des 300 millions de dollars dépensés et de la fin imminente du programme, le Comité doit agir rapidement, à mon avis. Ça fait plusieurs semaines — je pense que vous le savez — que nous posons des questions et que nous tentons d'obtenir des informations ou des documents de la part du gouvernement. Alors, je crois qu'il est raisonnable de convoquer ces témoins dans un délai de deux semaines, ou à la première occasion, comme c'est mentionné dans la motion que j'ai déposée.
C'est d'autant plus raisonnable et important qu'on voit s'accumuler les scandales du gouvernement libéral. Je rappelle qu'il y a eu ceux entourant Phénix, ArriveCAN et Cúram, auxquels s'ajoute aujourd'hui celui entourant PrescripTIon. Le gouvernement balaie ça sous le tapis en nous disant qu'il n'est pas important d'en parler, qu'il n'est pas nécessaire de faire la lumière là-dessus ou de mener des enquêtes publiques indépendantes, même si on ne réussit pas à atteindre les résultats escomptés.
Aujourd'hui, Mme Ensor, d'Inforoute Santé du Canada, nous a dit que, pour que le programme soit viable, il fallait atteindre un taux d'utilisation de 75 %. Eh bien, 300 millions de dollars plus tard, on a réussi à atteindre 5 %. Le gouvernement ne trouve pas ça important de dire qu'il faut vraiment mener une enquête là-dessus, avoir les faits et s'assurer que ça ne se reproduira pas. Alors, j'invite mes collègues du gouvernement à assurer une saine gestion des fonds publics. C'est d'ailleurs ce que le a dit qu'il allait faire, même si ce n'est pas ce qu'il nous a démontré dans le dernier budget. Il a annoncé le plus gros déficit de l'histoire du Canada. Toutefois, en tant que bons gestionnaires des fonds publics, nous devons faire enquête sur le programme PrescripTIon.
Il y a une question que je me pose depuis longtemps, et je me permets d'en faire part à mes collègues, aux membres du Comité et à l'ensemble de la population. Le gouvernement devait savoir qu'il y avait des problèmes, quelque part. On a fait un examen sur la viabilité du programme en 2023, on a continué à investir dans celui-ci, et c'est seulement deux ans plus tard, en 2025, qu'on a vraiment pris la décision de mettre complètement fin à ce programme.
J'espère que le gouvernement va nous expliquer les différentes décisions qu'il a prises dans ce dossier, parce que c'est inquiétant. C'est pourquoi je souhaite que ses représentants viennent comparaître. Même après qu'on a décidé de mettre fin au programme, il y a eu 10 millions de dollars supplémentaires.
J'espère que mes collègues entendront raison sur la motion, qui est tout à fait raisonnable et légitime.
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Voici la motion dont nous sommes saisis, et elle est non sujette à débat.
Nous votons sur l'amendement en ce moment, et ensuite nous reviendrons à la motion amendée. Est‑ce clair?
D'accord. Procédons au vote. Les députés ont bien compris que nous procédons au vote sur l'amendement.
Allez‑y, madame la greffière.
(L'amendement est adopté par 6 voix contre 5)
Le président: L'amendement est adopté. Nous retournons à la motion amendée.
Monsieur Blanchette-Joncas a la parole.
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Merci beaucoup, monsieur le président.
J'en comprends que mes collègues du gouvernement veulent protéger l'agenda de la ministre. Je trouve que ce sont des gens solidaires. Je les en félicite grandement.
J'aimerais proposer un amendement à ma motion. Est-ce qu'un délai d'un mois pour que la ministre comparaisse devant le Comité satisferait le gouvernement? J'espère que oui. Est-ce que la ministre trouve ça assez urgent pour venir? Je suis même prêt à prolonger le délai jusqu'à la fin de la session parlementaire.
Alors, j'aimerais que les membres du gouvernement fassent preuve d'ouverture pour que nous puissions nous entendre et nous assurer, au moins, de recevoir les gens que nous avons convoqués d'ici la fin de la session parlementaire, qui est le 19 juin. Ça me semble assez raisonnable.
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Monsieur le président, nous sommes ici pour élucider ce qui s'est produit. Nous parlons de 300 millions de dollars. Ce n'est pas de l'argent de poche. C'est de l'argent qui provient de gens qui, sans aucun doute, travaillent très dur et ont payé leurs impôts. Ces gens‑là méritent des réponses, et la moindre chose que pourrait faire la ministre est de trouver le temps de venir ici et de répondre à ces questions. Il ne s'agit pas d'une demande déraisonnable.
Reporter cela indéfiniment, de plus d'un mois ou deux, est absolument inacceptable. Ce n'est pas ce à quoi le peuple canadien s'attend, ou, surtout, ce n'est pas ce qu'il mérite. Il doit y avoir une échéance définie pour préciser quand elle peut venir et ce dont nous avons besoin de sa part.
Deux mois, c'est plus qu'assez, surtout après ce que nous avons entendu aujourd'hui. Je vous prierais, vous et les collègues de l'autre côté, de bien vouloir trouver le courage de dire à la ministre de la Santé de revenir et de témoigner ici, accompagnée des fonctionnaires du Secrétariat du Conseil du Trésor.
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Monsieur le président, il est important d'expliquer à la population ce qui se passe actuellement. Le gouvernement agit stratégiquement. Au début, les libéraux disaient que ce n'était pas important d'inviter des représentants du Secrétariat du Conseil du Trésor, et finalement, ils disent que c'est important. Ils nous disent que le problème, c'est le délai de deux semaines. J'ai proposé de le prolonger jusqu'au 19 juin. Nous sommes le 5 mai. La n'est pas capable de trouver du temps pour venir comparaître devant le Comité au sujet d'un programme de 300 millions de dollars qui va prendre fin d'ici quelques semaines. C'est pourtant un délai raisonnable.
Actuellement, le gouvernement veut qu'il n'y ait aucun échéancier. Ça voudrait dire que la ministre pourrait toujours nous dire qu'elle est trop occupée pour venir. J'ai proposé qu'on lui laisse un mois, puis un mois et demi, voire presque deux mois, et ce n'est pas assez. Alors, c'est assez simple: le gouvernement ne veut pas que la ministre vienne comparaître. La vérité, nous l'avons apprise aujourd'hui de la part du président d'Inforoute Santé du Canada. Il nous a dit clairement qu'il avait déjà eu des discussions avec la ministre, avec des cabinets de ministres et avec des membres du gouvernement. Le Dr Peter Vaughan est président d'Inforoute Santé du Canada depuis mars 2017.
Le gouvernement n'est pas capable d'assumer la responsabilité de ses actes dans ce nouveau scandale libéral. Les libéraux disent que la ministre de la Santé n'aurait pas le temps de venir nous rencontrer. C'est assez incroyable. Cependant, nous avons une petite nouvelle pour eux: nous avons déjà adopté une motion, en février dernier, quand le gouvernement était minoritaire. Dans ce temps-là, drôlement, les motions étaient adoptées plus fréquemment. Cette motion demandait à la ministre de la Santé de venir témoigner au sujet d'un dossier sur lequel la directrice parlementaire du budget doit se pencher et qui est lié à un autre scandale, soit la prestation de soins aux demandeurs d'asile. Il est déjà prévu que la ministre de la Santé vienne après le 23 mai. Elle va donc devoir venir un jour ou l'autre.
Je pense que le gouvernement vient de se piéger lui-même. Aujourd'hui, en refusant de fixer un échéancier, il nous démontre clairement qu'il ne veut pas faire la lumière de manière là-dessus de manière opportune. Alors, nous perdons la capacité de poser des questions à une représentante du gouvernement, et ce n'est pas n'importe laquelle. C'est la ministre de la Santé. Elle est en fonction depuis avril 2025, et c'est à l'automne dernier, en novembre 2025, que son gouvernement a décidé de mettre fin au programme PrescripTIon. Il est donc légitime que nous puissions lui poser des questions.
C'est assez clair: premièrement, les libéraux ne veulent pas assumer la responsabilité de ce scandale. Deuxièmement, ils ne veulent pas rendre des comptes. Ils cachent ça derrière un problème logistique, soit l'agenda de la ministre. Troisièmement, même quand nous agissons de bonne foi en leur demandant de combien de temps la ministre a besoin, que ce soit un mois, un mois et demi ou deux mois, ils disent qu'ils ne veulent pas fixer d'échéancier.
Je vais être encore plus précis, monsieur le président. Je suis allé voir les membres du gouvernement pour leur demander ce qui serait raisonnable pour eux, mais ils ne veulent pas me répondre, comme ils ne veulent pas répondre à la population. Alors, ces gens-là ont des comptes à rendre, aujourd'hui, mais on voit qu'ils protègent leurs intérêts, bien sûr, parce qu'en convoquant la ministre, nous allons être capables de lui demander des explications sur ce qui s'est passé, et elle va devoir en assumer la responsabilité.
Alors, la motion prévoyait déjà un délai flexible. Nous ne demandons pas l'impossible, à mon avis. Si tout a bien été géré, il ne devrait pas être difficile de venir expliquer ce qui s'est passé ici. Une chose est certaine: nous ne lâcherons pas le morceau. Nous allons continuer à talonner le gouvernement pour faire la lumière là-dessus, parce qu'il y a des gens qui ont pris de mauvaises décisions. Ça ne fait pas d'eux de mauvaises personnes, même si on peut en douter si on a les faits et les documents, ce que le gouvernement ne veut pas transmettre, bien sûr.
Aujourd'hui, nous voulons savoir pourquoi un programme de 300 millions de dollars a raté. Pourquoi, dans l'appareil gouvernemental, de 2017 à 2026, personne n'a-t-il vu que ça allait rater?
La responsabilité ministérielle est un des principes de notre système démocratique, et là, il y a des gens aujourd'hui qui ne veulent pas appliquer les règles du système démocratique. D'abord, ils se trafiquent une majorité avec des transfuges, ce qui ne démontre certainement pas un respect très fort de la démocratie. Ensuite, aujourd'hui, on en rajoute une couche. Le gouvernement ne veut pas que la ministre vienne rendre des comptes et qu'elle nous explique quelles décisions elle a prises, pourquoi elle les a prises et les informations sur lesquelles elle s'est basée pour le faire. C'est ça que nous demandons aujourd'hui.
Alors, j'espère que la population nous écoute attentivement, car elle va bien comprendre que, malheureusement, le gouvernement nous cache des choses, sous prétexte que l'agenda de la ministre est trop chargé. J'espère que mes collègues pourront expliquer à leurs concitoyens qu'ils ne veulent pas que leur gouvernement explique ses mauvaises décisions. Moi, je vais être fier de dire aux citoyens que je représente dignement et fièrement que nous avons tout fait dans ce dossier pour essayer d'avoir des réponses. Comme on le voit encore une fois aujourd'hui — il faudra s'y habituer —, ce gouvernement prend de mauvaises habitudes concernant la gestion de ses systèmes informatiques et de ses finances publiques.
Voilà ce que j'avais à mentionner sur ce nouveau scandale libéral qui s'appelle PrescripTIon