:
Je déclare la séance ouverte.
[Français]
Je vous souhaite la bienvenue à la 31e réunion du Comité permanent des pêches et des océans.
[Traduction]
Je tiens d'abord à reconnaître que nous sommes réunis sur le territoire ancestral et non cédé du peuple algonquin anishinabe, et à exprimer ma gratitude de mener les importants travaux du Comité sur les terres dont le peuple algonquin est le gardien depuis des temps immémoriaux.
Conformément à l'article 108 du Règlement, le Comité se réunit pour commencer son étude sur les facteurs déterminant les dates d'ouverture et de fermeture des saisons de pêche.
[Français]
La réunion d'aujourd'hui se déroule sous forme hybride, conformément au Règlement. Les députés peuvent y participer en personne ou au moyen de l'application Zoom.
[Traduction]
Avant de poursuivre, j'aimerais demander à tous les participants en personne de consulter les lignes directrices écrites sur les cartes qui se trouvent sur la table. Les mesures ont été mises en place pour aider à prévenir les incidents audio et les retours de son, ainsi que pour protéger la santé et la sécurité de tous les participants, et notamment les interprètes.
Conformément à nos motions de régie interne, je peux informer tous les membres du Comité que les témoins participant virtuellement ont effectué les essais techniques requis.
Je vais faire quelques observations à l'intention des témoins et des membres du Comité.
Avant de prendre la parole, attendez que je vous nomme. Si vous participez à la réunion par vidéoconférence, veuillez cliquer sur l'icône du microphone pour activer votre micro, et veuillez vous mettre en sourdine lorsque vous ne parlez pas.
[Français]
En ce qui concerne l'interprétation, ceux qui participent à la réunion au moyen de l'application Zoom ont le choix, au bas de leur écran, entre le parquet, l'anglais et le français. Ceux qui sont dans la salle peuvent utiliser l'écouteur et choisir le canal désiré.
[Traduction]
Tous les commentaires doivent être adressés à la présidence.
Sur ce, j'aimerais souhaiter la bienvenue à nos témoins.
Nous accueillons Ian MacPherson, directeur exécutif, de la Prince Edward Island Fishermen's Association, qui comparaît par vidéoconférence. Nous accueillons aussi en personne Owen Bird, directeur général, du Sport Fishing Institute of British Columbia.
Nous allons passer aux déclarations liminaires de cinq minutes ou moins, en commençant par M. MacPherson.
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Je vous remercie, monsieur le président.
Je tiens une fois de plus à remercier le Comité permanent des pêches et des océans d'avoir invité la Prince Edward Island Fishermen's Association à participer à la séance d'aujourd’hui.
Bien que la question des dates d'ouverture et de fermeture des saisons peut sembler banale, la planification de cette réunion est à la fois opportune et importante.
En tant qu'organisation représentant plus de 1 250 entreprises indépendantes, nous concentrons tous nos efforts sur la négociation des dates d'ouverture et de fermeture des saisons de façon à maximiser le potentiel de nos pêches à saison limitée.
Comme de nombreux autres Canadiens partout au pays, nous composons avec des changements climatiques et saisonniers. Ces changements peuvent avoir des répercussions directes sur les revenus de la pêche. Il est donc nécessaire de mettre en place de meilleurs mécanismes pour évaluer et analyser ces changements, ainsi que pour envisager des décalages de dates judicieux sur les plans environnemental et économique.
Les discussions autour des dates de début de saison ne cessent de s'intensifier. Le défi consiste à intégrer les meilleures options tout en tenant compte des répercussions financières.
Par exemple, plusieurs zones de pêche au homard de la Nouvelle-Écosse ont demandé que les dates d'ouverture de la saison soient nettement avancées par rapport aux dates historiques. Le fait d'avancer le début d'une saison de deux semaines, voire plus, peut avoir des répercussions importantes sur les marchés lorsque ces changements chevauchent les saisons existantes. Nous ne préconisons pas que les dates d'ouverture de la saison soient figées; nous préconisons plutôt l'adoption d'une approche globale pour évaluer les répercussions sur les marchés existants si des quantités importantes de produit sont débarquées à une autre période de l'année.
L'histoire nous enseigne que si l'offre dépasse la demande, les prix peuvent en pâtir et nous nous retrouvons avec des produits de moindre valeur. Les changements de dates doivent s'appuyer à parts égales sur les données scientifiques actuelles, le respect et la prise en compte des connaissances et des observations des pêcheurs, des votes documentés et la prise en compte des marchés mondiaux.
Aujourd'hui, nous souhaitons également aborder l'absence d'un processus cohérent pour les votes relatifs à la gestion des ressources. Il est important de mettre en place un processus équitable et cohérent. Le protocole appliqué par la PEIFA garantit que tous les pêcheurs ont la possibilité de participer à un vote, grâce à un système de scrutin qui empêche les votes multiples et à un protocole de dépouillement prévoyant un comptage rigoureusement contrôlé et la communication des résultats. Nous estimons qu'il s'agit là d'un domaine d'importance croissante et qu'il est temps de mettre en place un processus harmonisé pour l'ensemble des provinces et territoires et des organisations de pêche.
Aujourd'hui, nous avons fait part de nos préoccupations concernant les dates des saisons et le processus de vote pour de tels changements. Nous souhaitons également aborder nos préoccupations concernant l'allongement des saisons ou l'augmentation significative de l'activité pendant les saisons actuelles.
La PEIFA s'inquiète de l'ajout d'environ 100 permis de pêche au homard dans la région de Gaspé pour la pêche de printemps. Cela dépasse les paramètres d'un projet pilote, et nous estimons qu'une approche d'évaluation globale est nécessaire pour évaluer pleinement les répercussions sur l'ensemble de la pêche au cours des autres saisons.
Nous suggérons que tous les pêcheurs respectent les saisons de pêche établies de longue date et approuvées par le ministère des Pêches et des Océans.
Dans un souci collectif pour la prochaine génération de pêcheurs, il est de notre responsabilité de maintenir des stocks sains et de permettre la reconstitution des stocks épuisés. Cela nécessitera une approche globale et l'engagement de tous les pêcheurs.
En résumé, nous savons que la seule constante sur laquelle nous pouvons compter est le changement. Nous savons également que nous traversons une période marquée par des conditions climatiques imprévisibles et une incertitude économique. Le défi consiste à gérer ces changements de manière à ce qu'une pêche ne soit pas favorisée au détriment des autres. Nous devons également mettre en place un meilleur processus pour consigner les votes relatifs aux décisions importantes. Enfin, tous les pêcheurs sont les gardiens de nos eaux pour les générations futures. Nous devons nous assurer que tout changement lié aux saisons soit correctement étudié, discuté, voté et respecté.
Cela conclut notre exposé au Comité, et je me tiens à la disposition des membres du Comité pour répondre à leurs questions.
Je vous remercie, monsieur le président.
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Je vous remercie, monsieur le président.
Je vous remercie de me permettre de comparaître à nouveau devant le Comité.
Je m’appelle Owen Bird. Je suis ici pour représenter le Sport Fishing Institute of British Columbia, ou le SFI.
J'ai passé toute ma vie personnelle et professionnelle dans le milieu de la pêche récréative sur la côte de la Colombie-Britannique: en grandissant et en continuant à y participer avec des amis et de la famille, en tant que guide de pêche et en tant que gestionnaire d'activités de fournisseur de services. Je suis maintenant le directeur général du SFI, une organisation établie en 1980, engagée dans la protection, l'amélioration et la promotion de pêches récréatives durables principalement le long de la côte de la Colombie-Britannique.
Grâce à ce parcours, je suis reconnaissant de la décision du Comité d'examiner les facteurs influençant les décisions du ministère quant à l'ouverture et à la fermeture des saisons de pêche, ainsi que l'occasion de souligner les conséquences que les retards ou les changements prévus dans ces décisions ont sur les participants, les moyens de subsistance et l'économie au sens large.
Cette étude est pertinente pour toutes les pêches, bien que les conséquences des dates d'ouverture et de fermeture varient considérablement d'un secteur à l'autre. Dans le secteur de la pêche commerciale, la réussite se mesure à l'efficacité, à la capacité de pêcher le quota et à la valeur générée. Dans le secteur de la pêche récréative, l'ensemble du secteur dépend d'une seule chose: des possibilités prévisibles et fiables sur une saison de 12 mois. C'est cette possibilité, et non le volume de poisson capturé, qui attire et stimule la participation, soutient les activités et la planification des entreprises, et sous-tend le tissu culturel, social et économique des collectivités côtières.
Cette distinction souligne la raison pour laquelle il est essentiel de tenir compte des besoins uniques de chaque pêche. Une approche de gestion fondée sur des quotas ou des parts pour la pêche récréative serait dévastatrice. Elle exigerait une comptabilisation des prises sensible au facteur temps et introduirait un niveau d'instabilité et de variabilité qui compromettrait les avantages que procure la pêche publique. Une telle approche créerait de l'incertitude quant aux dates d'ouverture et de fermeture, éliminant la stabilité essentielle au fonctionnement du secteur récréatif.
La pêche récréative au saumon est la pêche la plus précieuse en Colombie-Britannique et l'une des plus précieuses au Canada. Sa force provient de la participation d'environ 650 000 titulaires de permis, pêchant en eaux douces et en eaux soumises aux marées, qui génèrent un écosystème économique fondé sur de longues saisons prévisibles et une attente raisonnable de possibilités.
La pêche publique soutient directement plus de 9 100 emplois, contribue à près de 1,3 milliard de dollars par année dans l'économie de la Colombie-Britannique, fait vivre de petites entreprises et attire des visiteurs du monde entier. Au‑delà de l'importance économique, la pêche publique de la Colombie-Britannique joue un rôle culturel et social en reliant les gens et la collectivité à l'océan et en favorisant l'intendance des ressources marines. Les pêches récréatives et le tourisme halieutique dépendent d'écosystèmes sains et soutiennent fortement les mesures de conservation qui sont efficaces, fondées sur la science et mises en œuvre de façon fiable et durable pour tous.
La puissance socioéconomique de la pêche publique et du tourisme de pêche récréative provient de la capacité de planifier. Une occasion prévisible établie grâce à des saisons complètes permet aux petites collectivités côtières de se préparer à accueillir les visiteurs et les entreprises, d'embaucher du personnel et d'entretenir les infrastructures marines et nautiques essentielles telles que les marinas, les installations maritimes de vente, les chantiers navals, les quais de ravitaillement en carburant et les magasins d'articles de pêche. Ces entreprises et services locaux, ainsi que plusieurs autres, comptent sur la prise de réservations, sur l'assurance que la saison de la pêche sera permise comme il en a été prévu, et sur le fait que toute fermeture en saison ne se produira que pour des raisons de conservation. Lorsque les décisions sont retardées ou que la communication est incohérente, les répercussions se font immédiatement sentir dans les économies locales.
Des décennies de données sur les prises récréatives donnent aux gestionnaires la capacité d'estimer et d'ajuster de façon fiable les captures bien à l'avance. En raison des petites limites adaptables et des engins de pêche sélectifs, le secteur de la pêche récréative ne représente de façon constante qu'une part modeste des prises totales de saumon de la Colombie-Britannique. Cette prévisibilité devrait continuer à orienter les décisions de gestion et à éclairer la manière dont les occasions de pêche publiques sont communiquées, ainsi que le moment où elles le sont.
Bien que les objectifs de conservation soient essentiels et largement appuyés, l'incertitude et la communication incohérente entourant les décisions d'ouverture et de fermeture suscitent une préoccupation et une anxiété importantes chez les gens qui dépendent des ressources marines ou souhaitent y avoir accès. Les retards dans la prise de décision ne nuisent pas seulement aux entreprises — ils mettent en péril les moyens de subsistance, portent atteinte à la planification des entreprises et du tourisme, et affaiblissent la stabilité économique des collectivités côtières.
Je vous remercie encore une fois de m'avoir donné l'occasion de prendre la parole aujourd'hui. Je me ferai un plaisir de répondre à vos questions.
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Merci pour la question, monsieur Arnold.
Non seulement j’étais guide de pêche, mais je participais également à la gestion de complexes touristiques prestataires de services, notamment aux ventes. Je peux vous dire avec une grande confiance, tant d'un point de vue professionnel que personnel, que les voyages sont souvent réservés jusqu'à deux ou trois ans à l'avance. Selon le type de sortie de pêche, les clients se projettent dans l'avenir et partent du principe qu'ils pourront le faire.
La diversité des possibilités en Colombie-Britannique fait en sorte que les excursions peuvent parfois être assez coûteuses, c'est pourquoi les gens réservent longtemps à l'avance. Ils veulent être sûrs de pouvoir profiter pleinement de leur voyage.
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Cela n'a pas été fait précisément pour la pêche au saumon sockeye. Il est possible qu'un des intervenants qui s'exprimeront un peu plus tard dispose de plus d'informations à ce sujet, mais nous n'avons pas d'informations précises à ce sujet.
Comme je l'ai dit dans ma déclaration liminaire, il s'agit d'un secteur de 1,3 milliard de dollars. Il s'agit de dépenses engagées pour tirer parti de ces possibilités. Elles ne sont pas basées sur la valeur du poisson, mais sur ces possibilités. Une partie de ce montant de 1,3 milliard de dollars a été perdue parce qu'il n'y a pas eu la possibilité de pêcher le saumon sockeye, en particulier parce que cette pêche a lieu dans la vallée du bas Fraser, qui est très accessible.
Comme cela n'a pas été bien communiqué, l'argent n'a pas été dépensé et cette possibilité n'a pas été exploitée.
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Il y aura de l'incertitude, car plusieurs facteurs influent sur la santé des stocks. Les changements climatiques et tous ces facteurs y contribuent.
La façon dont les saisons de pêche récréative se terminent... Toutes les pêches sur la côte de la Colombie-Britannique nécessitent une planification avant le début de la saison. Celle‑ci s'appuie sur des estimations et les données de capture des années précédentes. Dans le cas de la pêche récréative, on dispose de plusieurs décennies de données permettant d'anticiper les prises, mais il est difficile de répondre précisément à cette question compte tenu du nombre de variables en jeu. M. Arnold a posé une question sur la pêche au saumon sockeye, et ce que je viens de dire ne s'applique pas entièrement à ce cas, car il est assez complexe.
De manière générale, l'incertitude fait partie intégrante de la planification des pêches. C'est bien connu. En ce qui concerne la fixation du début ou de la fin d'une saison pour la pêche récréative, comme je l'ai dit, nous disposons de décennies d'informations sur les prises de la pêche récréative. Il est tout à fait raisonnable d'avoir une idée de ce que seront les possibilités. C'est ce qui permet aux gens d'avoir suffisamment confiance pour réserver longtemps à l'avance, car ils savent qu'il y aura une ouverture, dans une certaine mesure.
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Je n'ai pas les calculs exacts.
Je devrais nuancer mes propos. Je voulais dire qu'un groupe souhaitait commencer — disons cinq jours — plus tôt que d'habitude, tandis que nous envisagions une date plus traditionnelle, donc le ministère a opté pour un compromis. Cependant, nous avons été surpris de constater que nos homologues de la Nouvelle‑Écosse souhaitaient commencer la saison bien plus tôt que d'habitude.
La situation varie d'une région à l'autre. En général, dans la plupart des pêcheries de homard, les deux ou trois premières semaines sont les plus... les prises sont généralement à leur maximum, ce qui signifie que c'est à ce moment‑là que les recettes sont les plus élevées, etc. Si la quantité de homards disponibles à la pêche diminue en raison de la pression exercée sur les ressources halieutiques, ou si l'offre augmente et que les prix ne sont pas suffisants pour assurer la viabilité de l'activité, cela engendre des répercussions économiques importantes.
:
Merci, monsieur le président.
Monsieur Bird, j'aimerais poursuivre notre discussion.
Vous avez dit que, pour réduire l'incertitude, Pêches et Océans Canada pourrait se baser davantage sur des données préexistantes collectées au cours des dernières décennies afin de faire des estimations qui permettraient à tout le monde d'avoir au moins une idée, qui serait probablement précisée par la suite.
Selon l'information que vous avez, les données antérieures sont-elles présentement utilisées par le ministère, ou est-ce que ce n'est pas du tout le cas?
:
Je vous remercie, monsieur le président.
J'apprécie les témoignages que nous avons entendus jusqu'à présent aujourd'hui. C'est formidable. C'est un excellent travail. Merci pour votre contribution à ce que nous essayons de faire.
Ma première question s'adresse à M. Bird.
Monsieur Bird, dans les années 1980, le Canada disposait d'un secteur de la pêche dont la production se classait régulièrement parmi les deux premières places au niveau mondial. Aujourd'hui, nous nous situons plutôt vers la 30e place au chapitre de la production des pêches. La Norvège reste largement en tête, alors que son littoral ne représente qu'un huitième de la longueur du nôtre.
Pensez-vous qu'il existe à Ottawa la volonté de gérer correctement les pêcheries canadiennes, afin de nous placer à notre juste place dans le monde sur le plan de la production économique issue de notre industrie de la pêche — et de nos pêches sportives? Tout cela relève de la pêche.
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J'aimerais répondre à cette question.
Comme vous l'avez dit, du point de vue de la pêche récréative, vous pouvez absolument parler des années 1980. Dans les années 1980 et jusqu'aux années 1990, la part des prises issues de la pêche récréative en Colombie‑Britannique — je vais parler du saumon — s'élevait à 4 %. Tout le reste provenait de la pêche commerciale, mais la pêche récréative, avec ses 4 %, si l'on tient compte de l'inflation, apportait tout de même ce genre d'avantages sociaux, culturels et économiques.
Certains pourraient même affirmer que sa contribution à l'économie de la Colombie‑Britannique était alors encore plus importante.
Pour ma part, j'aimerais beaucoup que l'on accorde le soin et l'attention nécessaires à la pêche récréative afin de l'optimiser et de tirer le meilleur parti des poissons pêchés de manière durable.
:
Je dirais que c'est plutôt le contraire. Parfois, on tient compte de certaines composantes qui ne devraient vraiment pas être prises en compte, bien plus souvent qu'on en oublie d'autres, je dirais.
Il est difficile de donner des exemples précis. Il existe des exemples de pêche sélective par marquage qui pourraient avoir lieu dans la baie Howe, ainsi que des facteurs connexes qui ont été ajoutés par la suite. Il semblerait que plusieurs enjeux aient été confondus par moments.
C'est très complexe, et les situations sont très variées, mais je ne pense pas que l'on passe souvent à côté de quelque chose, si ce n'est la contribution des intervenants. Cela pourrait être considérablement amélioré, non pas tant pour les pêcheries que pour les zones de protection marine, par exemple, où des activités de pêche ont lieu.
Le niveau de communication avec les intervenants et la reconnaissance de leur capacité à fournir des contributions ne sont pas du tout clairs. Cela pourrait être amélioré au bénéfice de ces processus, comme en témoignent certains exemples dans le domaine de la pêche. Pour que les gens acceptent les décisions et aient confiance en celles‑ci, il serait utile qu'on sache qu'ils ont participé au processus.
:
Chers collègues, je déclare la séance ouverte.
Je souhaite faire quelques commentaires pour la gouverne de nos nouveaux témoins avant de commencer.
Veuillez attendre que je vous nomme avant de prendre la parole.
[Français]
En ce qui concerne l'interprétation, vous pouvez utiliser l'écouteur et choisir le canal désiré.
[Traduction]
Sur ce, je souhaite la bienvenue à nos nouveaux témoins.
Nous accueillons Jesse Zeman, directeur exécutif de la B.C. Wildlife Federation; Dave Brown, de la Public Fishery Alliance; et Michael Kelly, membre du Conseil consultatif sur la pêche sportive.
Nous allons d'abord entendre les déclarations préliminaires des témoins, qui ne devront pas dépasser cinq minutes, en commençant par M. Zeman.
Aujourd'hui, je souhaite aborder un sujet qui peut sembler technique, mais qui a des conséquences concrètes pour les personnes, les collectivités et la conservation: le moment choisi pour prendre des décisions en matière de pêche, surtout en ce qui concerne les dates d'ouverture et de fermeture, ainsi que le coût des mauvaises décisions à cet égard.
Je vais prendre comme exemple la pêche au saumon sockeye du fleuve Fraser en 2025. Commençons par les faits. Les principales remontes de saumon sockeye du fleuve Fraser sont au nombre de quatre: la remonte précoce de la Stuart, la remonte de début d'été, la remonte estivale et la remonte tardive. En 2025, les prévisions de la saison pour l'ensemble des remontes s'élevaient à environ 2,9 millions de poissons. En réalité, neuf millions de saumons sockeye sont revenus, soit plus de trois fois plus que ce qui était prévu. Cela aurait dû être une excellente nouvelle. C'était le cas. Cela représentait une abondance que nous n'avions pas vue depuis des années du point de vue de l'occasion réelle à saisir. Cela ne s'est toutefois pas concrétisé. Les pêcheries étaient fortement limitées par un taux d'exploitation à faible abondance, le TEFA, qui était plafonné à 10 % pour le saumon sockeye de la remonte tardive.
Le plan d'échappée guidant ces décisions a été élaboré en collaboration par le MPO et le Conseil de gestion du saumon du Fraser, et consigné dans le plan de gestion intégrée des pêches. Le TEFA n'a pas été appliqué sur l'ensemble de la gamme des remontes possibles, même lorsque l'abondance a dépassé les remontes attendues, comme ce fut le cas en 2025. Les remontes de saumons sockeyes se chevauchent dans le temps et l'espace. Lorsque cela se produit, la gestion doit protéger le stock le plus fragile. Le principe est valable. Cependant, en 2025, même avec ces contraintes, il existait clairement des possibilités de pêche à faible risque permettant de cibler les poissons d'été et d'éviter les poissons de la remonte tardive.
Le 12 août, les intervenants, y compris la B.C. Wildlife Federation, ont présenté des propositions précises visant à cibler le saumon sockeye de la remonte estivale, à minimiser les impacts sur les stocks de la remonte tardive et à générer des dizaines de millions de dollars en activité économique. Ces propositions étaient mesurées, fondées sur des données probantes et conformes aux objectifs de conservation. Cependant, ces occasions ont été reportées. Malgré des engagements écrits, la pêche publique en rivière n'a ouvert que le 22 août. Il s'agit d'une fenêtre cruciale perdue. Chaque jour de retard peut représenter jusqu'à 1 million de dollars en dépenses économiques pour cette pêche. Les pêches de saumon sockeye sont extrêmement sensibles au facteur temps. À mesure que la saison avance, la composition des stocks évolue et les occasions disparaissent.
Parallèlement, de sérieuses préoccupations ont été soulevées quant à la manière dont les décisions étaient prises. Un membre de longue date du comité du fleuve Fraser, Mike Griswold, a démissionné après 40 ans de service. Il a qualifié cette approche comme inutilement restrictive, incompatible avec l'abondance et non adaptée aux conditions en temps réel. Il a fait remarquer que dans les années précédentes, il fallait faire preuve de flexibilité. Des préoccupations ont également été exprimées au niveau international par les États-Unis, par l'intermédiaire de la Commission du saumon du Pacifique.
Des problèmes d'interprétation des politiques ont été constatés. Selon notre expérience, le MPO a reporté l'ouverture de la pêche récréative en raison d'une mauvaise interprétation de la politique de répartition du saumon. On nous avait dit que les pêches commerciales et récréatives devaient ouvrir en même temps. De plus, l'attribution prioritaire aux Premières Nations à des fins alimentaires, sociales et rituelles a été confondue avec une perception d'accès exclusif dans le temps et l'espace. Ces interprétations erronées ont engendré des retards et de l'incertitude, limitant ainsi les possibilités de pêche responsable et durable.
Quels ont été les résultats? Sur une remonte de plus de neuf millions de poissons, environ 1,39 million de poissons ont été pêchés. Parmi ces poissons, seuls quelque 70 000 l'ont été dans le cadre de la pêche publique, ce qui représente environ 5 % du total de prises, bien que cette dernière offre la plus grande valeur économique. C'est la pêche la plus sélective. C'est la seule pêche à bénéficier d'un financement dédié à la conservation des poissons. Même avec une ouverture limitée, la pêche publique a généré plus de 1 million de dollars pour l'amélioration et la restauration de la conservation des poissons et près de 10 millions de dollars en dépenses économiques. Imaginez ce qui aurait pu être accompli avec des décisions prises en temps opportun.
Cela nous ramène à la question fondamentale: choisir le moment opportun n'est pas une simple question administrative; c'est une question de politique économique. Il s'agit d'une politique de conservation qui affecte directement chaque Britanno-Colombien qui se soucie du saumon. Lorsque les décisions sont reportées, les entreprises ne peuvent pas planifier, les collectivités perdent de l'activité économique, les Canadiens perdent leur lien avec le saumon et la conservation perd son financement. En 2025, nous disposions d'abondance, mais nous avons géré les ressources comme si nous étions en situation de pénurie.
Quelles sont les leçons à tirer? Premièrement, la gestion en cours de saison doit être réactive. Deuxièmement, la politique doit être appliquée correctement. Troisièmement, la prise de décision doit être transparente et fondée sur des données probantes. Enfin, les retards ont des coûts réels: des pertes financières concrètes, la perte de vrais emplois et de réelles conséquences en matière de conservation.
Si nous voulons garantir la durabilité de la pêche à l'avenir, il ne suffit pas de disposer de données scientifiques fiables. Nous avons besoin de décisions prises en temps opportun, d'une responsabilité claire, du respect des politiques et d'un système capable de s'adapter à l'abondance des ressources, et non pas seulement de la restreindre.
Je vous remercie.
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Je vous remercie, monsieur le président et distingués membres du Comité.
Je me suis installé à Whistler dans les années 1990. J'y ai dirigé l’entreprise Whistler Fishing Guides pendant dix ans, acquérant ainsi une expérience pratique dans la pêche récréative du saumon en Colombie-Britannique. Je siège au Conseil consultatif sur la pêche sportive depuis plus de 25 ans et je préside actuellement le Comité consultatif sur la pêche sportive de Squamish-Lillooet. En 2017, j'ai reçu le Prix national de la pêche récréative de la part du ministre Dominic LeBlanc. Je suis également bénévole en tant que pêcheur à la ligne passionné, soutenant la science citoyenne.
L'une des questions centrales que je souhaite aborder aujourd'hui est la perte de prévisibilité dans la gestion des pêches. La stabilité de la pêche récréative du saumon repose sur la garantie de pouvoir pêcher, bien avant le début de chaque saison. Par le passé, le ministère publiait avant le début de l'année une prévision annuelle de l'abondance du saumon, accompagnée d'estimations des possibilités de pêche. Cela permettait aux résidants canadiens, aux visiteurs internationaux, aux guides et aux entreprises du secteur de la pêche sportive de planifier leur saison, et contribuait à la réputation de la Colombie-Britannique comme étant une destination hors pair pour la pêche sportive.
Aujourd'hui, les données essentielles relatives à l'évaluation des stocks ne sont pas disponibles avant la fin mars ou le début avril, et le plan intégré de gestion des pêches pour le Sud de la Colombie-Britannique n'est souvent pas prêt avant juin. Cela rend extrêmement difficile la planification des activités d'exploitation ou de gestion d'entreprises de guidage viables, ainsi que la planification de sorties de pêche pour les familles et les visiteurs. Il en résulte une perte de réservations et une diminution des revenus du tourisme de pêche à la ligne; des difficultés pour les pêcheurs à obtenir des congés pour des voyages planifiés; des perturbations des chaînes d'approvisionnement, y compris les marinas, les fabricants d'équipements, les détaillants et les services maritimes; une réduction des ventes de permis, affectant le financement de la restauration, de l'amélioration et de la recherche sur le saumon; des pertes économiques pour les particuliers, les petites entreprises et les familles; ainsi qu'un risque pour les 1,25 milliard de dollars d'activité économique et les 9 100 emplois qui en dépendent.
Ces défis sont aggravés par un manque de flexibilité en cours de saison. Même lorsque les remontes dépassent les attentes, les pêcheries ne sont pas ouvertes si elles n'ont pas été préautorisées. En 2023, plus d'un million de saumons quinnats sont remontés dans le Fraser, dont environ 625 000 provenant de la rivière Thompson. Malgré cela, aucune possibilité supplémentaire de pêche récréative n'a été offerte. Cela a eu un impact direct sur les pêches en rivière, affectant à la fois l'utilisation communautaire et les entreprises qui dépendent de la pêche récréative. Ce système ne s'adapte pas à l'abondance en temps réel.
Depuis 2019, Vancouver et la région Sea to Sky sont soumises à des réglementations des plus restrictives concernant le saumon quinnat sur la côte de la Colombie-Britannique. Les pêcheries ont été effectivement fermées du 1er avril au 1er septembre afin de protéger le saumon quinnat 5(2) du fleuve Fraser. Cette fermeture survient pendant la haute saison touristique, les périodes de vacances familiales et des périodes économiques clés.
Bien que les pêcheurs à la ligne soutiennent les mesures de conservation visant les stocks préoccupants, ils expriment toutefois une frustration croissante que le ministère n'ait pas ouvert de pêcheries ciblées là où les stocks ne sont pas présents en quantités significatives. Les recherches scientifiques menées par le ministère montrent que la baie Howe peut, en avril et mai, soutenir une pêche durable du saumon quinnat.
La pêche de référence de 2024 a montré que, sur les 350 saumons quinnats adultes échantillonnés dans la baie Howe, aucun poisson ne provenait d'un stock préoccupant. La majorité était des poissons d'écloserie destinés à la pêche. L'évaluation réalisée par le ministère considère qu'il est rare de rencontrer un saumon quinnat du fleuve Fraser dans la baie Howe pendant cette période. Malgré cela, la baie demeure fermée, et les pêcheurs à la ligne se voient refuser une pêche durable clairement appuyée par des données.
En prévision de 2026, des restrictions supplémentaires sont proposées pour répondre à l'enjeu relatif au saumon quinnat 5(2) du fleuve Fraser. Il s'agit notamment de prolonger la fermeture de la pêche au saumon quinnat dans la région de Vancouver du 1er au 11 septembre et de réduire la limite de rétention quotidienne de deux poissons à un seul.
La région de Vancouver est largement fermée à la pêche au saumon quinnat du 1er avril au 1er septembre. La prolongation de cette fermeture supprime 11 jours de possibilités de pêche de premier ordre durant une période qui s'étend généralement jusqu'au début du mois d'octobre. Parallèlement, les limites de rétention sont réduites malgré des indications de remontes plus importantes. Cette approche reflète des décisions de gestion à une échelle de plus en plus pointues qui restreignent l'accès sans offrir une flexibilité correspondante. Ces restrictions vont au‑delà de la conservation et soulèvent des inquiétudes quant à la viabilité de la pêche récréative pour le public, les guides et le secteur touristique au sens large.
Il y a également une vive inquiétude concernant les modifications potentielles de la politique de répartition du saumon. Si l'accès prioritaire accordé aux pêcheurs récréatifs, en particulier pour le saumon coho et le saumon quinnat, venait à être réduit, les répercussions seraient considérables. La pêche récréative soutient 9 100 emplois directs et génère 1,25 milliard de dollars en activité économique. Ces répercussions s'étendent au‑delà des communautés côtières pour toucher les communautés de l'intérieur situées le long des principaux réseaux fluviaux de la province. De nouvelles réductions restreindront un accès déjà limité; réduiront la certitude pour les guides et les entreprises; affecteront les fabricants, les exploitants touristiques et les prestataires de services; et diminueront la participation à une pêche qui favorise une exploitation durable.
On s'inquiète de plus en plus du fait que la gestion des pêches en arrive à un point où celles‑ci ne sont plus viables. Nous constatons des délais prolongés, une capacité de réaction limitée en cours de saison et des restrictions appliquées lorsque les données locales ne les justifient pas. Parallèlement, la capacité de l'habitat est réduite, compromettant les efforts de rétablissement à long terme. Les technologies de pêche sélective, en particulier le marquage de masse des saumons d'écloserie, n'ont pas été pleinement mises en œuvre même si elles ont été jugées prioritaires dans la politique de 2001 du ministère concernant la pêche sélective dans la région du Pacifique au Canada. Cela limite les possibilités de protéger les stocks préoccupants tout en permettant des pêches durables.
Nous avons besoin d'une approche plus équilibrée, qui protège les stocks vulnérables tout en permettant l'accès lorsque les données le justifient. Cela implique une planification précoce et plus prévisible dans le temps, le maintien de la politique actuelle de répartition du saumon, la capacité de réagir à l'abondance en cours de saison, des décisions fondées sur des données locales, le maintien d'un accès équitable pour le secteur récréatif, la mise en œuvre du marquage de masse des saumons d'écloserie et l'avancement des technologies de pêche sélective. Sans cet équilibre, nous risquons de perdre non seulement les possibilités de pêche, mais aussi les avantages sociaux et économiques qui y sont liés dans toute la Colombie-Britannique.
Merci beaucoup.
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Tout d'abord, je tiens à remercier le Comité de m'avoir invité à témoigner aujourd'hui.
Je m'appelle Michael Kelly. Je suis actuellement le responsable de la côte sud au Conseil consultatif sur la pêche sportive. Je suis venu ici aujourd'hui d'une localité située dans le nord de l'île de Vancouver, appelée Port Hardy. Notre petite ville est située près de la pointe de l'île de Vancouver et donne directement sur le détroit de la Reine-Charlotte.
Je vais vous donner un aperçu de mon parcours. Je possède une formation universitaire en sciences de l'environnement, plus précisément en gestion des ressources renouvelables, avec un vif intérêt pour la pêche et la biologie de la faune. Je suis un pêcheur récréatif de longue date. Mon père m'a initié à la pêche récréative lorsque j'étais jeune, et j'ai travaillé comme observateur de pêche en haute mer, employé dans le domaine de la surveillance des captures pour des pêches telles que la pêche au chalut de poissons de fond, la pêche à la palangre, la pêche au saumon à la traîne et au filet maillant, ainsi que la pêche des crevettes au chalut à perche. Mon grand-père était pêcheur professionnel sur le lac Érié, et j'ai travaillé comme pêcheur professionnel pendant près de 10 ans, tant dans la pêche au saumon à la traîne que dans la pêche à la ligne ciblant les poissons de fond, tels que le flétan, la morue noire, le sébaste et d'autres espèces de poissons de fond.
Je travaille actuellement dans le secteur du tourisme en tant que propriétaire d'une entreprise appelée Codfather Charters et chez Tides and Tales Sport Fishing à Port Hardy. Nous exploitons actuellement cinq bateaux dans la région et ses environs. Le cœur de notre saison s'étend de mai à septembre. Nous avons certes du travail les autres mois, mais c'est là que se concentre l'essentiel de notre activité. Nous offrons également l'hébergement dans le cadre de nos vols nolisés, tout en faisant appel aux hôtels et restaurants locaux. Dans le cadre de nos activités de location de bateaux et d'hébergement, nous employons directement sept à neuf personnes chaque saison, dont environ trois à quatre travaillent de manière intermittente tout au long de l’hiver pour entretenir les bateaux et les installations d'hébergement.
En tant que fournisseur de services dans le domaine de la pêche récréative ou publique, la planification préalable est extrêmement importante. Nous devons savoir quand notre saison commencera et se terminera afin de pouvoir prendre des engagements envers toutes les organisations et toutes les personnes qui soutiennent nos activités, ainsi qu'envers ceux à qui nous offrons nos services, à savoir nos clients.
J'ai toujours considéré l'industrie du tourisme lié à la pêche récréative comme une roue de vélo. Le soutien apporté par les nombreuses entreprises de notre communauté constitue autant de rayons qui permettent à cette roue de tourner. Ce qui rend la pêche récréative si forte d'un point de vue socioéconomique, c'est que ses nombreux rayons comprennent des guides, des gîtes, des installations de transformation de prises à valeur ajoutée, des mécaniciens marins, des détaillants d'articles de pêche, des restaurants, des compagnies aériennes, des boutiques et des magasins, pour n'en nommer que quelques-uns. C'est ce qu'on appelle l'effet multiplicateur. Les entreprises qui soutiennent la pêche récréative et en tirent profit sont nombreuses et répandues, et contribuent, en fin de compte, à créer les nombreuses possibilités d'emploi dont notre communauté a désespérément besoin et qu'elle apprécie tant.
La garantie d'un accès stable et prévisible ainsi que de possibilités de pêche est essentielle au bon fonctionnement social et économique de la pêche publique en Colombie-Britannique. Les visiteurs doivent avoir l'assurance que des possibilités de pêche seront offertes s'ils choisissent de planifier et de réserver un séjour dans une communauté côtière. Les particuliers doivent pouvoir prendre des congés, finaliser leurs plans de voyage, y compris les billets d'avion, l'hébergement, etc., sans avoir à s'inquiéter de savoir si la saison sera ouverte ou risque de fermer prématurément, ce qui pourrait entraîner une incertitude quant à leur investissement.
En ce qui concerne les plafonds et les quotas, ils ne sont tout simplement pas adaptés ni conçus pour la pêche récréative. Ils sont conçus pour la pêche commerciale. Le programme expérimental de permis de pêche au flétan en est un exemple. Bien que ce programme ait connu une participation très limitée, il a mis en lumière les défis liés à la surveillance et a créé un espace propice à des participants peu scrupuleux cherchant à tirer un profit financier de prises non déclarées.
En raison de l'étendue du littoral et de la multitude de petites collectivités isolées en Colombie-Britannique, il est extrêmement difficile pour le ministère, du point de vue de la surveillance des prises et de la gestion des ressources, de rendre compte des prises en temps opportun. C'est mis en évidence dans le cas de la pêche récréative régulière au flétan, pour laquelle le ministère accuse généralement un retard de trois mois dans la comptabilisation des prises. Cette situation conduit souvent le ministère à appliquer le principe de précaution, ce qui entraîne des fermetures anticipées de la saison. D'un point de vue historique, le Conseil consultatif sur la pêche sportive a toujours travaillé en collaboration avec le ministère pour améliorer et renforcer la surveillance des prises, et il s'engage à poursuivre ce travail à l'avenir.
Il a été suggéré que des plafonds et des quotas seraient adaptés à d'autres pêches récréatives, telles que celle du saumon, mais cela témoigne d'une méconnaissance des complexités du fonctionnement de ces pêches dynamiques à stocks mixtes. La mise en place de plafonds et de quotas pour la pêche récréative du saumon nécessiterait un niveau de surveillance des prises si élevé que le ministère devrait augmenter de manière astronomique les ressources financières et humaines afin d'éviter de recourir au principe de précaution, ce qui, comme nous le savons, entraînerait souvent des fermetures prématurées de la saison et réduirait la confiance des pêcheurs visiteurs et des pêcheurs locaux.
C’est un accès ouvert et fiable dont la pêche publique a besoin, mis en œuvre avec des limites quotidiennes et de possession, ce qui a été la méthode traditionnelle de gestion des pêches récréatives en Colombie-Britannique. L'ouverture et la fermeture des saisons de pêche récréative s'appuient sur les données historiques de captures, qui fournissent une estimation précise des prises prévues.
Je remercie de nouveau le Comité de m'avoir invité à comparaître, et je me ferai un plaisir de répondre à vos questions du mieux que je peux.
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À ma connaissance, non. Je n'ai pas l'historique complet. Cela fait des décennies, donc il y a probablement eu des cas.
De manière générale, nous signalons toujours la conservation en premier, et nous avons tendance à nous limiter à cet aspect.
Cependant, la question du saumon sockeye du Fraser était très différente l'année dernière. Des poissons ont été identifiés dans le total autorisé des captures, si je me souviens bien, le 8 août. Nous avions des solutions dans des zones où l'impact sur les saumons tardifs serait minime, voire nul, et la pêche n'a pas ouvert avant le 22.
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Il s'agit du Conseil consultatif sur la pêche sportive, des Premières Nations et du ministère. Le Conseil du fleuve Fraser est l'organisme de coordination externe globale... pour ce qui est de la collaboration par l'intermédiaire de la Commission du saumon du Pacifique. Voilà pour les aspects liés à la gouvernance.
Comme je l'ai dit, je pense qu'il y a deux éléments qui ont vraiment permis l'ouverture de la pêche publique l'année dernière. Le premier était la détermination du total autorisé des captures. Nous avons identifié des endroits où notre pêche... peut se déplacer. L'embouchure du Fraser comptait de nombreux poissons mélangés entre les remontes tardives et estivales. Si nous avions ouvert la pêche là‑bas, à l'embouchure du Fraser — et cela revient au point soulevé par M. Kelly concernant les plafonds et les quotas —, nous aurions épuisé toute la couche réservée à la remonte tardive du saumon sockeye. Au lieu de cela, nous avons estimé qu'il existait à ce moment‑là des endroits sur le fleuve Fraser où nous pouvions ouvrir la pêche, car nous pouvions déplacer notre pêcherie vers des zones où l'impact sur les saumons de la remonte tardive serait très faible, voire nul. Cela ne concernait que les poissons d'été; il s'agissait donc essentiellement de poissons gratuits.
C'est l'élément qui manque dans la flexibilité. Il existe des moments et des lieux où nous pouvons pêcher avec peu ou pas d'impact, alors que d'autres utilisateurs ne peuvent pas pêcher, et où nous pouvons générer d'énormes bénéfices.
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Oui, c'est une chose que nous constatons. Je vais vous parler de la situation au niveau local, sur la rivière Squamish.
Il y a des années où nous observons une abondance de saumons roses et de saumons kétas. Il pourrait y avoir des possibilités d'ouverture pour les pêcheurs à la ligne en rivière. Ces possibilités sont considérablement réduites. Le ministère a déclaré que pratiquement toute la région 2, qui inclut le réseau hydrographique de la rivière Squamish, où je réside, est fermée jusqu'à nouvel ordre. Nous menons des actions de lobbying depuis longtemps. Nous avons observé des remontes abondantes, en particulier de saumon rose et, certaines années, de saumon kéta, mais aucune possibilité de pêche n'est offerte.
Le ministère nous a expliqué qu'il ne pouvait tout simplement pas procéder à une évaluation des stocks. Il y a environ cinq ans, il a pris la décision de fermer toute la région à la pêche à la ligne. Il n'y a eu aucun ajustement en cours de saison. Notre région a été vraiment touchée par cette situation, car nous ne faisons pas partie du plan de gestion intégrée des pêches. Il est rare que l'on puisse ajuster les mesures lorsque nous constatons une remonte abondante.
Pour vous donner une idée, le bassin versant de la Squamish est probablement devenu le deuxième bassin le plus utilisé de la région de Vancouver, après celui des rivières Chilliwack et Vedder, ce qui représente une occasion importante pour la pêche à la ligne. Les guides ne peuvent pas planifier. Les habitants ne peuvent pas planifier leurs sorties de pêche. C'est un lieu de pêche très prisé, en particulier pour le saumon rose. C'est une excellente occasion pour les jeunes d'apprendre. Ce sont des poissons faciles à attraper. Ils sont très appréciés, mais il n'y a pas d'occasions qui se présentent.
Je remercie tous les témoins.
Vos interventions ont été très riches en informations. Tout cela a été très instructif.
Monsieur Brown, je crois que vous avez mentionné, tout comme M. Bird, que nous étudions un secteur qui génère entre 1,3 et 1,4 milliard de dollars. Vous avez également indiqué que l'industrie de la pêche perdait de sa viabilité et qu'il fallait adopter une approche plus équilibrée dans la prise de décisions, afin d'assurer la survie de ce secteur. Je pense que nous serions tous d'accord pour dire que nous voulons nous assurer que l'industrie survive.
Pourriez-vous parler du type d'approche plus équilibrée que vous souhaiteriez voir?
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Oui. C'est une bonne question.
Nous observons une gestion qui consiste à fermer de vastes zones côtières même s'il existe des possibilités de pêche durable. Nous disposons de données très fiables couvrant plusieurs années, ainsi que de données encore plus récentes.
Nous constatons, par exemple, une remonte des saumons quinnats sur la côte de la Colombie-Britannique, et certains stocks sont parmi les plus importants que nous ayons observés depuis des années. Au cours des 10 dernières années, ils se sont améliorés chaque année. C'est le saumon le plus prisé pour la pêche sportive. Malgré cela, nous constatons des restrictions et des réductions continues des possibilités, sans que cela ne soit justifié par des données. Nous disposons d'excellentes informations, recueillies sur une longue période, concernant les routes migratoires et le calendrier du saumon quinnat: où il migre, où il est présent, où il n'est pas présent et où il pourrait y avoir des possibilités de pêche à la ligne.
Je prendrai la baie Howe comme exemple. Nous avons mené des actions de lobbying, discuté avec le ministère et travaillé par l'intermédiaire du Conseil consultatif sur la pêche sportive afin d'essayer d'obtenir une pêche sélective par marquage. Les données sont incroyables. Les études scientifiques menées par le ministère indiquent qu'il s'agit d'une pêche très durable et viable qui ciblerait les poissons d'écloserie, là où le taux de marquage est suffisamment élevé et où les saumons sont présents. Malgré cela, en 2026, alors que nous travaillons sur ce dossier depuis 2019, nous n'avons toujours pas ce type de pêche.
Nous espérons que la dernière annonce de la concernant la généralisation du marquage de masse ouvrira également des perspectives pour la région de Vancouver, qui en a désespérément besoin. Le personnel du ministère m'a indiqué que cette région est la plus appropriée, même par rapport aux zones actuellement ouvertes, pour une pêche sélective par marquage dans la région de Vancouver.
Ce sont là quelques-uns des exemples que je peux vous donner.
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Il faut agir rapidement concernant ces types de pêche, car c'est la remonte tardive qui a été limitée. Le 8 août, un million de poissons avaient été identifiés pour la remonte estivale et le total autorisé des captures. Il y avait beaucoup de poissons disponibles pour la pêche, ce qui était une bonne nouvelle, mais à certains endroits, ils étaient mélangés aux poissons de la remonte tardive.
Mentalement, il faut se demander: « D'accord, à quel moment ou à quel endroit pouvons-nous concentrer nos efforts sur la capture des poissons de la remonte estivale? » À ce moment‑là, il y avait déjà la plupart de ces possibilités dans le fleuve Fraser. En agissant rapidement, nous aurions pu ouvrir la pêche carrément le 8 août ou juste après, ce qui n'aurait eu que très peu, voire aucun impact sur ces poissons de remonte tardive. C'est à ce moment que nous sommes entrés dans une sorte de partie d'échecs, où la politique de répartition du saumon était interprétée de manière incohérente. Cela a duré longtemps.
C'était une bonne nouvelle. Personne ne pensait que nous aurions autant de poissons. Nous n'étions absolument pas prêts à parler de pêche, mais en même temps, la pêche ciblant les stocks mixtes étant l'un des facteurs qui nous limitent, nous devions nous demander si nous avions des stocks mixtes, où et quand nous pouvions éviter d'avoir un taux d'exploitation élevé des stocks faibles? C'est l'un de ces exemples.
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C'est une très bonne question.
Un exemple parfait serait notre pêche récréative au flétan. Nous avons atteint 15 %. Il s'agit d'un plafond sur le total des prises autorisées pour la pêche publique. Lorsque le ministère estime que nous approchons de ce chiffre, il ferme la pêche pour nous éviter de dépasser le total autorisé des captures. Cela pose problème, car cela se produit généralement en septembre, par exemple, ou en octobre. Au lieu de profiter d'une saison complète, nous sommes contraints d'arrêter prématurément.
Cela n'augure rien de bon pour le tourisme de fin de saison, notamment pour les personnes qui souhaitent organiser un voyage de pêche ou emmener leur famille et leur bateau dans une petite communauté côtière, car à l'automne, il est possible que cette pêche soit fermée. Je pense que ce serait le meilleur exemple que je pourrais donner. C'est vraiment l'un des principaux exemples de gestion selon le concept du plafond.
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C'est une très bonne question.
Je crois que l'organisme existe depuis près de 60 ans maintenant. Je ne saurais vous donner la date exacte de sa création, mais c'est l'un des organes consultatifs du gouvernement fédéral les plus anciens qui soient. Il s'agit d'un organisme local, animé par des bénévoles. Il s'appuie sur les communautés locales et les comités répartis tout le long de la côte, tant sur le littoral qu'à l'intérieur des terres, le long des voies navigables. Ces comités peuvent soumettre des motions. Le processus se fait par étapes.
Nous avons récemment procédé à une revitalisation et apporté quelques changements au mode de fonctionnement de l'organisme, mais traditionnellement, ce dernier comportait trois niveaux. À la base, il y avait les comités locaux, qui existent encore; nous avions des comités de la côte sud et de la côte nord. Cela remontait alors à ce que nous avons appelé le conseil principal. Aujourd'hui, nous avons supprimé les comités régionaux, à savoir les comités de la côte nord et de la côte sud. Nous passons désormais directement des comités locaux à ce que nous appelons le conseil de conférence.
Malheureusement, en raison de la COVID, nous avons perdu le côté « présentiel » de ces réunions, ce qui est vraiment regrettable. Il serait vraiment bénéfique pour la pêche et pour la ressource que nous puissions revenir à des réunions en personne au sein du Conseil consultatif sur la pêche sportive.
Nous travaillons en collaboration avec le ministère afin de contribuer à la gestion des pêches.
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Certainement, nous avons des réunions régulières avec les gens du ministère. Elles varient, selon le sujet ou le problème en question.
Je pense qu'ils nous écoutent. Nous essayons d'être collaboratifs avec le ministère. Nous ne voyons pas souvent les résultats que nous souhaiterions. Il y a de nombreux facteurs et problèmes, et je pense que c'est probablement la raison.
Je constate qu'avec certaines directions du ministère, oui, nous sommes plus collaboratifs, et avec d'autres pas tellement, mais nous avons toujours maintenu une attitude selon laquelle nous voulons travailler avec le ministère, et non contre le ministère.
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Oui. Le chronologie est essentiellement la suivante: le 8 août, la Commission du saumon du Pacifique a publié son rapport hebdomadaire et a indiqué qu'il y avait 1 million de poissons de la migration estivale disponibles pour le total autorisé international des captures, des poissons que les gens pouvaient pêcher. Il aurait pu y avoir une pêche juste après cela, mais rien ne s'est passé avant le 22 août dans notre cas.
Je répète que notre pêche est très petite, mais qu'elle génère le rendement le plus élevé par poisson par livre pour la conservation. Il y a tellement d'avantages sociaux et économiques pour les personnes qui n'ont pas accès au poisson dans la vallée du bas Fraser. Tout à coup, des milliers de Canadiens et de nouveaux Canadiens ont la chance d'aller pêcher dans leur arrière-cour, et ils n'ont jamais vécu cela auparavant.
Il a fallu deux semaines pour prendre cette décision. Nous disposions des données scientifiques. Les chiffres étaient là. La question n'était pas tant de savoir où aller pêcher, mais plutôt comment pêcher de manière durable. Nous avons cerné ces possibilités, mais elles n'ont été traitées que 14 jours plus tard. À ce moment‑là, les poissons tardifs commençaient à apparaître de plus en plus dans le fleuve. Plus vous attendez, plus le risque augmente et plus l'impact sur ces poissons tardifs s'accroît. Il faut être capable d'agir rapidement et faire preuve d'agilité pour la pêche au saumon sockeye.
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Merci, monsieur Arnold.
Je dirais qu'ils utilisent généralement les données historiques sur les prises, ce qu'ils font habituellement, pour la majorité des pêches. Évidemment, certaines pêches, comme celle du saumon sockeye, dont M. Zeman a parlé, nécessitent plus de prises de décisions pendant la saison. Cependant, pour de nombreuses espèces, ils peuvent annoncer à l'avance la date d'ouverture et la date de fermeture ainsi que les modalités. Gérer une zone et non un numéro fixe serait vraiment le meilleur scénario. Cela rassure les gens, qui ont ainsi l'assurance que s'ils décident de se rendre à cet endroit à ce moment précis, la pêche sera permise.
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Le projet touche à sa fin et en est clairement à ses dernières étapes. Je crois comprendre qu'un compte rendu sera transmis à la à ce sujet.
J'ai siégé en tant que représentant de la pêche récréative. Ce fut un processus très exigeant. Je ne vais pas entrer dans les détails, mais il a certainement été très difficile de faire le lien. C'est, en gros, l'un des aspects du processus par lequel le gouvernement répartira ces ressources, et c'est décrit en détail.
Comme M. Zeman l'a mentionné précédemment, la politique antérieure n'était pas toujours respectée et l'exemple qu'il a donné était le saumon sockeye du Fraser. Il est difficile de faire le lien avec la technologie, car ce sont deux choses distinctes. En fait, les technologies autour du suivi des prises seront importantes. Les technologies liées à l'évaluation des stocks seront importantes. Pour les choses comme les remorques de marquage, le marquage de masse, il existe certaines technologies utilisées pour marquer les poissons par l'ablation de nageoire: on insère un poisson d'un côté et il ressort de l'autre côté avec une nageoire manquante. J'espère que cela répond à votre question.
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Oui, parce qu'il y a un endroit où il y a un potentiel pour des ouvertures...
Je vais revenir à la question: « Est‑ce fiable? » Nous pourrions avoir une ouverture très prévisible, que le ministère et le personnel scientifique soutiennent. Un suivi des prises a été effectué en payant des embarcations d'excursion pour déterminer que les stocks présents dans le fleuve Fraser n'étaient pas préoccupants. Il y avait une abondance de poissons d'écloserie, et c'était une pêche durable.
Ce n'est pas ainsi, et nous y travaillons depuis 2019. Nous sommes dans la région de Vancouver depuis sept années et la pêche au saumon chinook est essentiellement fermée du 1er avril au 1er septembre. Nous espérons sincèrement que, suite à l'annonce faite par la concernant l'intensification du marquage de masse, les pêcheurs de la région de Vancouver, qui ont été parmi les plus touchés par les restrictions sur la côte, verront bientôt s'ouvrir de nouvelles perspectives pour la pêche au saumon chinook.