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Bonjour, chers collègues. Je déclare la séance ouverte.
Bienvenue à la 42e séance du Comité permanent des finances de la Chambre des communes.
Dans la réunion d'aujourd'hui, conformément à l'ordre de renvoi du mardi 26 mai 2026 et à la motion adoptée par le Comité le jeudi 7 mai 2026, le Comité commence son étude du projet de loi , Loi portant exécution de certaines dispositions de la mise à jour économique du printemps déposée au Parlement le 28 avril 2026.
J'aimerais souhaiter la bienvenue à nos nombreux témoins. Je ne vais pas tous les nommer, car un grand nombre d'entre eux proviennent de différents ministères. J'invite les membres du Comité à examiner la liste des témoins que nous accueillons de l'Agence canadienne d'inspection des aliments, du ministère de l'Emploi et du Développement social, du ministère des Finances, du ministère de la Santé et du ministère des Transports.
Puisqu'un grand nombre de représentants se joignent à nous, il n'y aura pas de déclarations liminaires. Nous allons passer directement aux questions des membres.
Si vous souhaitez poser une question à un témoin particulier, nous demandons au témoin de venir à l'avant et demandons que tout le monde soit prêt à venir rapidement à l'avant pour répondre aux questions. Pour les témoins, je vous demanderais de dire votre nom et votre poste, dans l'intérêt des interprètes, avant de répondre à la question.
Sans plus tarder, nous allons commencer par M. Hallan, qui, d'après ce que je comprends, partage son temps avec M. Barlow, pour six minutes.
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Je ne vois rien là qui…
Le processus décisionnel de l'ARLA accuse des retards de plus en plus importants par rapport aux échéanciers. Les entreprises ne veulent pas venir au Canada en raison du fardeau réglementaire auquel elles doivent se soumettre.
Y a‑t‑il quoi que ce soit dans le projet de loi , y compris dans les règlements, qui permettra d'accélérer l'accès, pour les producteurs canadiens, à des produits essentiels de protection des cultures, à des médicaments vétérinaires, à des engrais ou à des variétés de semences déjà approuvés dans des administrations de confiance?
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L'augmentation s'explique surtout par des augmentations de l'impôt sur le revenu. Si l'impôt sur le revenu était plus élevé que prévu, c'est parce que l'économie roulait à un rythme plus fort que prévu. Donc, l'année 2025 était quand même, économiquement, une année raisonnablement bonne.
Revenons donc à ce qui nous concerne. J'aimerais que nous parlions un peu de la Loi sur Investissement Canada et du changement qu'on va apporter en ce qui concerne la prise de contrôle des entreprises canadiennes et la création d'entreprises canadiennes par des non-Canadiens.
On va modifier la Loi sur les banques, et on va faire en sorte que les banques étrangères devront faire les choses différemment.
Pourriez-vous nous expliquer brièvement, mais de façon claire, quels sont ces changements, s'il vous plaît?
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Merci, madame la présidente.
Voici ma première question.
Monsieur Countryman, vous êtes responsable des relations fédérales-provinciales. Dans la mise à jour économique du printemps, le gouvernement a prévu 6 milliards de dollars pour l'initiative Une Équipe Canada forte, qui prévoit la mise en place d'un programme de formation de la main-d'œuvre par le truchement d'une forme de subvention salariale.
Quelle est la nature des consultations préalables avec les provinces dans l'élaboration de cette mesure?
Avez-vous consulté le gouvernement du Québec, principalement, avant d'élaborer cette mesure?
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Si vous ou quelqu'un dans la salle pouviez transmettre mes questions aux personnes concernées, ce serait apprécié.
De quelle manière comptez-vous collaborer avec le gouvernement du Québec pour vous assurer que les attestations délivrées par celui-ci soient reconnues au même titre que votre certification « Sceau rouge »?
Une question qui est très sensible, chez nous, comme dans plusieurs autres régions du Québec, est celle de la main-d'œuvre en lien avec les travailleurs étrangers temporaires.
On exige des mesures, comme des études d'impact sur le marché du travail, ou EIMT. Puisque vous êtes responsable des relations intergouvernementales, vous n'êtes pas sans savoir que le gouvernement du Québec fait déjà cet exercice d'évaluer où sont les problèmes en matière de main-d'œuvre, où il y a des manques importants et où on doit combler les lacunes en recourant à des travailleurs étrangers temporaires. Dans ce contexte, les EIMT sont une exigence du gouvernement fédéral qui ne fait qu'alourdir le processus.
Je me mets à la place d'une petite ou moyenne entreprise, ou PME, qui veut continuer d'être productive, mais qui doit attendre de trois à six mois avant d'avoir l'EIMT et de compléter tout le processus administratif qui permet de créer juste un emploi. Particulièrement dans une région comme l'Abitibi‑Témiscamingue, on est capable de prouver très rapidement qu'il n'y a pas de bon Canadien qui veut aller travailler pour une entreprise donnée dans une circonstance donnée. C'est pour ça qu'on se tourne vers l'immigration. Cependant, le processus est très lourd.
Vous, qui êtes responsable des relations intergouvernementales, reconnaissez-vous que le Québec évalue déjà les besoins en matière de main-d'œuvre des partenaires du marché du travail et que cette évaluation pourrait suffire plutôt que d'obliger un processus administratif lourd qui prend du temps aux fonctionnaires et qui nuit à la productivité des entreprises?
En suspendant, pendant quelques années, les autorisations d'EIMT, on pourrait améliorer la productivité des entreprises.
Êtes-vous sensible à ce problème?
Madame Laforce, la Prestation canadienne pour les personnes handicapées utilise la même définition du handicap que la Loi canadienne sur l'accessibilité, ce qui comprend des personnes souffrant de handicaps épisodiques comme la sclérose en plaques. Toutefois, le crédit d'impôt pour personnes handicapées, dont vous avez besoin pour accéder à la Prestation canadienne pour les personnes handicapées, oblige encore une personne à démontrer — et je cite — une « limitation marquée » 90 % du temps.
On se retrouve devant une situation où la propre loi du gouvernement dit qu'une personne atteinte de sclérose en plaques est admissible à la Prestation canadienne pour les personnes handicapées, mais l'interprétation par l'ARC du crédit d'impôt pour personnes handicapées fait en sorte qu'elle pourrait ne pas être admissible au justificatif même dont elle a besoin pour y accéder. Pourquoi cela n'est‑il pas réglé?
Ma prochaine question concerne l'abordabilité.
Dans ma circonscription, soit Beauport—Limoilou, ce qui inquiète le plus les gens, c'est le coût de la vie, bien sûr.
Dans la mise à jour économique, quelle mesure aura l'effet le plus direct sur les ménages de ma circonscription?
Quelle est la mesure la plus concrète, la plus directe, dont les gens verront rapidement les effets?
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Merci, madame la présidente.
Mes questions s'adresseront aux représentants de l'Agence canadienne d'inspection des aliments, ou ACIA. Il s'agit donc de M. Holmes et de Mme Wild.
Monsieur, madame, je vous remercie d'être des nôtres.
J'espère que l'exercice m'amènera à avoir plus de réponses que pour les questions précédentes. La barre est haute. Je le dis avec ironie.
L'article 48 du projet de loi vise à remplacer les paragraphes 11(4) et 11(5) de la Loi sur l'Agence canadienne d'inspection des aliments, où il est question de favoriser les échanges commerciaux et de considérer la sécurité économique dans la mission de l'Agence.
Auparavant, il n'était question que de considérer la santé publique. On ouvre donc une brèche de façon importante. Au nom de l'économie, on ouvre une brèche concernant la santé publique.
De quelle façon l'insertion des considérations commerciales et économiques dans la mission de l'ACIA changera-t-elle la nature de votre travail au quotidien, notamment en ce qui a trait à l'homologation des pesticides?
[Traduction]
Pour ce qui est des tâches quotidiennes liées aux pesticides, ces dispositions dans le projet de loi nous permettront de… Notre mandat a toujours consisté à examiner la valeur d'un produit lorsque nous l'évaluons et l'homologuons. Cet amendement supplémentaire nous permettra de réaliser les analyses économiques nécessaires pour assurer l'examen des décisions et comprendre les conséquences que peuvent avoir une culture ou la perte d'une culture, advenant qu'une décision soit négative.
Du point de vue des activités quotidiennes, cela garantira que nous élargissons la portée de nos examens et des analyses qui accompagnent nos décisions, de manière à ce que les considérations économiques soient davantage mises de l'avant, sans compromettre la santé ni l'environnement, qui demeurent toujours prioritaires.
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Évidemment, les coupes budgétaires en science et en recherche ainsi que celles qui touchent le laboratoire de Longueuil envoient le message contraire.
J'aimerais avoir vos commentaires au sujet de la diversité des marchés.
La nouvelle réglementation concernant les pesticides dans l'Union européenne est beaucoup plus sévère que celle mise en place au Canada, ce qui fait que les portes de l'Europe pourraient se fermer pour plusieurs produits agricoles canadiens.
Lorsqu'on parle de diversification des marchés, pourquoi travaille-t-on à réduire notre accès à l'Europe, qui est pourtant un marché fiable?
Saviez-vous que l'Assemblée nationale de la France va voter pour interdire l'importation de produits alimentaires obtenus avec des pesticides?
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Merci, madame la présidente.
Je suis ravi d'être de retour au Comité des finances. J'ai assisté à quelques-unes de ces réunions pendant un certain temps.
Je suis heureux d'avoir l'occasion d'aborder les mesures proposées dans le projet de loi qui favorisent un secteur agricole et alimentaire canadien de calibre mondial. Quels que soient vos indicateurs pour le mesurer, notre secteur agricole et alimentaire est un moteur économique clé du pays.
Dans ma province d'origine, l'Île‑du‑Prince-Édouard, et jusqu'à l'autre bout du pays, le secteur contribue à un emploi sur neuf, à plus de 100 milliards de dollars de nos exportations et à plus de 150 milliards de dollars de notre PIB. Il met également de la nourriture sur les tables canadiennes ainsi que dans presque 200 pays du monde.
Qu'il s'agisse d'une exploitation agricole en Saskatchewan ou d'une usine de transformation alimentaire en Ontario, l'agriculture est d'abord et avant tout une entreprise. C'est pourquoi nous devons appliquer une perspective économique à chacune de nos décisions afin de faire avancer le secteur, tout comme nos agriculteurs et nos transformateurs alimentaires le font dans leurs entreprises. C'est exactement l'approche adoptée par le projet de loi.
Je vais vous donner rapidement des exemples d'agriculture dans le contexte alimentaire.
En ce qui concerne la réforme réglementaire, la principale mesure saluée par tous les intervenants du secteur est l'engagement à changer le mandat de l'Agence canadienne d'inspection des aliments afin de prendre en considération la sécurité alimentaire et le coût des aliments. Ce changement de mandat reconnaît le rôle double de l'Agence en tant que facilitatrice du commerce et protectrice rigoureuse de la santé et de la sécurité. L'ACIA fait un travail remarquable pour renforcer la réputation du Canada en tant que pays offrant des aliments sûrs et de grande qualité. C'est le message que j'entends lorsque je rencontre nos clients dans des marchés clés partout dans le monde.
Toutefois, lorsque je rencontre des agriculteurs un peu partout au pays, ils désignent toujours les enjeux réglementaires comme l'un des principaux obstacles à notre compétitivité. Ils comptent sur nous pour simplifier les exigences, moderniser des règles dépassées et repérer les fardeaux administratifs inutiles.
Il ne fait aucun doute qu'il nous faut un règlement efficace pour assurer la sécurité de notre offre alimentaire et maintenir notre réputation mondiale en matière de sécurité et qualité alimentaires d'exception. Les exigences en matière de santé et de sécurité sont absolument essentielles pour l'accès aux marchés. Parallèlement, nous devons faire en sorte que nos règlements n'entravent pas inutilement les capacités de nos agriculteurs de rivaliser sur les marchés mondiaux. C'est l'équilibre que ces amendements proposés du projet de loi cherchent à fournir.
Pour terminer, permettez-moi d'aborder quelques autres mesures de la mise à jour qui ont été très bien accueillies par le secteur.
La première est un investissement de jusqu'à 7 milliards de dollars de nouveaux capitaux pour l'innovation dans le secteur de l'agriculture de pointe, assuré par Financement agricole Canada et plus de 20 organismes d'investissement. La deuxième est l'élaboration d'une stratégie nationale en matière de sécurité alimentaire pour renforcer la production alimentaire nationale et améliorer l'accès à des aliments abordables et nutritifs. Une enveloppe de 5 milliards de dollars est également prévue pour moderniser l'infrastructure commerciale du Canada afin d'aider les exportateurs, dont les exportateurs agroalimentaires, à diversifier leurs activités commerciales vers de nouveaux marchés dans le monde.
Madame la présidente, les mesures liées au secteur agricole dans le projet de loi sont nécessaires plus rapidement que jamais, compte tenu des défis sans précédent auxquels nos producteurs sont confrontés: des frais d'exploitation élevés pour les engrais, l'essence et d'autres intrants; les droits de douane et d'autres obstacles commerciaux liés à certains de nos principaux partenaires commerciaux; ainsi que des conditions météorologiques extrêmes, ce qui va des sécheresses aux inondations.
Nos vaillants agriculteurs peuvent se mesurer aux meilleurs au monde, mais pour que cela soit possible, nous devons, en tant que gouvernement, leur fournir les outils nécessaires. Les types d'outils proposés dans le projet de loi et dans la mise à jour économique sont un système de réglementation efficace et efficient, des investissements et des innovations dans la chaîne d'approvisionnement, ainsi qu'une stratégie de sécurité alimentaire pour aider nos agriculteurs à continuer de nourrir les Canadiens et la population mondiale.
Merci, madame la présidente. Je suis impatient de participer à la discussion.
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Merci, madame la présidente.
Chers membres du Comité, je vous remercie de me recevoir aujourd'hui.
Je suis heureuse de comparaître devant le Comité permanent des finances pour parler du projet de loi et, plus largement, de l'angle économique de la santé au Canada.
[Traduction]
Les soins de santé constituent l'un des secteurs à croissance la plus rapide du Canada, représentant 3,5 millions d'emplois d'un bout à l'autre du pays et environ 15 % de la main-d'œuvre canadienne en 2024. Les soins de santé constituent un investissement véritable dans notre économie et dans les Canadiens, car nous ne pouvons pas bâtir un Canada fort sans des Canadiens en santé.
[Français]
La contribution de Santé Canada, de l'Agence canadienne d'inspection des aliments et d'autres agences dépassent le simple cadre de la santé. C'est notamment le cas dans le domaine de l'agriculture. Les agriculteurs doivent aujourd'hui composer avec les changements climatiques, les phénomènes météorologiques extrêmes et les infestations. L'un de nos défis est de réduire le fardeau administratif pour les agriculteurs tout en garantissant la sécurité de notre chaîne alimentaire.
En repensant ses processus d'autorisation, Santé Canada est devenu un partenaire privilégié pour les agriculteurs. Le projet de loi portant exécution de certaines dispositions de la mise à jour économique du printemps inclut des modifications permettant à l'ACIA de prendre en compte la sécurité alimentaire et économique dans ses décisions. Des modifications semblables à la Loi sur les produits antiparasitaires sont également suggérées. Ces modifications visent à instaurer un changement culturel et opérationnel en obligeant les organismes à tenir compte de la sécurité économique et de la sécurité alimentaire, sans pour autant compromettre la santé et la sécurité.
De plus, cette révision permet l'utilisation temporaire de certains pesticides dans des conditions extraordinaires, notamment pour éviter des pénuries d'aliments. Le but ultime est de protéger la santé et la sécurité alimentaire des Canadiens et des Canadiennes et de préserver un approvisionnement alimentaire sécuritaire, fiable et abordable.
[Traduction]
Madame la présidente, nous sommes à un tournant. Nous devons faire les bons choix. Nous devons nous appuyer sur nos forces pour diriger notre pays avec confiance alors qu'il entame son prochain chapitre.
Alors que nous affirmons notre place dans l'économie mondiale, notre engagement envers les soins de santé sera l'un de nos plus grands atouts. En réalisant des investissements judicieux, en réduisant la paperasserie et en concentrant nos efforts là où les occasions sont les plus prometteuses, nous pouvons réellement apporter notre contribution. C'est exactement ce que nous faisons. Nous favorisons l'investissement en réduisant le fardeau administratif lié aux activités commerciales au pays.
[Français]
Nous collaborons avec les provinces et les territoires ainsi qu'avec des partenaires locaux et mondiaux afin de renforcer la sécurité alimentaire et la résilience économique. De plus, en partenariat avec les provinces et les territoires, nous modernisons notre système de santé afin qu'il fonctionne de manière efficace et puisse répondre aux besoins de chacun.
Même si la gestion des coûts des soins de santé est toujours une priorité, nous devons considérer ces coûts comme un investissement qui profite à chacun de nous et à notre avenir. Si nous agissons dès maintenant, nous pouvons faire en sorte que le secteur agricole et celui de la santé au Canada soient une source de stabilité, un catalyseur de productivité et un fondement solide pour la prospérité.
Je suis prête à répondre à vos questions. Je vous remercie.
:
Pour ce qui est du Programme de transcription par l'intelligence artificielle, les résultats ont été très bons. Je crois qu'il ne faut pas mélanger les choses. Vous revenez constamment à Inforoute Santé du Canada. C'est sûr qu'il y a eu des problèmes de gouvernance liés à Inforoute Santé du Canada. Nous en avons déjà discuté.
Il est vrai que cette agence est indépendante du gouvernement, mais nous sommes représentés au sein de son conseil d'administration. J'ai fait les démarches nécessaires pour parler à mon représentant au sein de ce conseil, et des mesures ont été prises.
Cela dit, ce qu'il faut réaliser, c'est que cette agence a fait de bonnes choses, comme le Programme de transcription par l'intelligence artificielle, qui compte plus de 10 000 inscriptions à l'échelle du pays.
Je dois aussi vous dire que le Québec, comme vous le savez, a signé une entente avec Inforoute Santé du Canada concernant l'échange de données.
:
Merci, madame la présidente.
Je remercie le Comité d'avoir l'indulgence de me laisser poser une question en tant qu'invitée, ici, aujourd'hui.
Madame Michel, vous avez parlé dans votre déclaration préliminaire de l'importance de faire des investissements intelligents, de chercher à obtenir des gains d'efficience et de réduire les coûts administratifs. Je vais poser une question qui touche littéralement chaque personne de ce pays de manière directe et, en fait, chaque personne qui a déjà vécu sur cette planète ou qui y vivra. Nous allons tous mourir.
Certains de mes collègues savent que j'ai travaillé comme directrice de funérailles. Je suis également la directrice du conseil d'administration d'une fondation sans but lucratif qui travaille à la construction d'un centre de soins palliatifs dans ma circonscription de Milton-Est—Halton Hills-Sud.
Pour poursuivre sur la lancée des investissements intelligents, je vais revenir à une étude datant de 2012 que l'Association canadienne de soins palliatifs a publiée au sujet de la rentabilité des soins palliatifs. L'étude a révélé que, dans le contexte actuel de hausse des coûts de soins de santé et des préoccupations liées à la viabilité du système de santé public, les décideurs politiques portaient davantage attention aux coûts élevés associés aux soins donnés en fin de vie. L'Hospice Palliative Care Ontario, qui se trouve dans ma province natale, indique que le coût d'un lit dans un centre de soins palliatifs coûte environ le tiers du coût d'un lit d'hôpital pour une personne mourante. L'HPCO a également constaté que du financement et des investissements précis permettraient ou pourraient permettre de réaliser des économies d'environ 200 millions de dollars par année et allant jusqu'à 2 milliards de dollars sur 10 ans, en Ontario seulement. Ce n'est pas anodin.
Je comprends que le financement des infrastructures de santé relève du logement et des infrastructures publiques et que la prestation des soins de santé est assurée par les provinces, mais nous avons tout de même un cadre national en matière de soins palliatifs dans ce pays.
En tant que ministre de la Santé, pouvez-vous faire des commentaires au sujet de la façon dont Santé Canada perçoit le rôle joué par les soins palliatifs dans la prestation de soins de santé de qualité et rentables offerts aux Canadiens en fin de vie?
:
Je vous remercie de la question.
Ça relève vraiment des provinces. Il est vrai que nous avons une stratégie. Il est aussi vrai que nous avons signé des ententes avec les provinces. D'ailleurs, je suis actuellement en négociation avec toutes les provinces, dont l'Ontario, concernant les accords bilatéraux pour travailler ensemble.
Auparavant, il y avait des ententes précises concernant les soins palliatifs, mais elles n'existent plus. Toutefois, nous donnons d'autres fonds aux provinces. Je négocie présentement avec chaque province. Ensuite, elles pourront choisir de quelle façon elles vont dépenser l'argent, en fonction de leurs priorités. On parle des services fournis par les provinces.
Pour ce qui est des enveloppes que donne le fédéral, en plus des transferts en santé, nous avons, comme je viens de le dire, les accords bilatéraux pour travailler ensemble, qui seront renouvelés pour sept ans. Normalement, ils sont renouvelés pour trois ans, mais j'ai décidé d'aller jusqu'à sept ans afin de donner plus de prévisibilité aux provinces. Ainsi, elles sauront exactement comment planifier les changements à apporter à leur système de santé.
Merci de votre réponse.
Je vais prendre deux petites minutes pour poser une question au ministre MacDonald.
Mon adjoint législatif a déjà travaillé au ministère de l'Agriculture. Il vient d'une famille d'agriculteurs, et nous parlons régulièrement d'agriculture. Nous avons tout récemment discuté de la limite des avances sans intérêt visant les produits autres que le canola, qui est passée à 250 000 $ dans le cadre du Programme de paiements anticipés pour 2026. Il s'agit d'une augmentation par rapport à la limite précédente de 100 000 $.
Monsieur le ministre, pourriez-vous nous informer des répercussions de cette mesure sur les producteurs et nous expliquer pourquoi il est important que notre gouvernement se soit engagé à procéder à cette augmentation?
Toute mesure que nous pouvons prendre dès maintenant pour aider les producteurs à se préparer à faire face à certains obstacles, qu'il s'agisse des changements climatiques, d'enjeux commerciaux ou d'obstacles non tarifaires, est extrêmement importante.
L'industrie demande depuis longtemps une augmentation des paiements anticipés. Nous avons estimé qu'il s'agissait d'une occasion de leur venir en aide, et nous avons donc fait passer la limite à 250 000 $. Pour ce qui est des producteurs de canola, compte tenu des épreuves qu'ils ont traversées au cours des derniers mois en raison de certains obstacles commerciaux dans certains pays, nous avons fait passer la limite à 350 000 $, et nous continuerons d'agir dans ce sens.
Ma collègue m'a gentiment offert de partager son temps de parole avec moi.
[Français]
J'aimerais poser deux questions à Mme la ministre concernant le projet de loi .
[Traduction]
Je vais poser deux questions une à la suite de l'autre, puis je vous laisserai du temps pour y répondre.
La première question concerne la Loi sur les produits antiparasitaires. Les modifications proposées dans le projet de loi renvoient à une situation où le gouverneur en conseil ou le Cabinet peut renverser une décision de la ministre de la Santé. J'aimerais savoir si vous pouvez donner un exemple de scénario où la ministre de la Santé refuserait l'utilisation d'un pesticide et où le gouvernement choisirait de renverser cette décision. Pouvez-vous nous dire à quel moment cette décision serait rendue publique?
La deuxième question concerne les changements apportés au mandat de l'ACIA. Une fois de plus, il s'agit de répondre à la question suivante: qu'arrivera‑t‑il lorsque l'ACIA tiendra compte de la sécurité économique et de la sécurité alimentaire sans toutefois compromettre son mandat en matière de santé humaine, animale et végétale?
:
Je ne veux pas vous contredire, mais ce ne sont pas les échos que nous avons. Au contraire, je crois qu'à peu près 97 % des témoins — et je pense que le témoin favorable à ces compressions, c'était vous-même —, donc à peu près tout le monde, ont souligné le fait qu'on brise l'écosystème et que tout ça a un impact évident sur la santé des Canadiens et sur la productivité des terres agricoles.
Ça a créé énormément d'inquiétudes, que ce soit pour les gens de la communauté de Swift Current ou pour les gens de Lacombe, notamment. De plus, la perte des données cumulées sur plusieurs décennies crée des inquiétudes pour les gens de l'industrie, qui se fient à ces données.
Pour vous, le fait de tourner le dos à la science de cette façon et le changement de cap se justifient. Ce qui compte, ce sont les économies à faire, comme vous l'avez dit tantôt. Vous avez mentionné des économies de 27 millions de dollars sur trois ans.
Sachant que le déficit est de près de 72 milliards de dollars, vous trouvez que faire des compressions en science et en recherche dans le domaine de l'agriculture est justifié.
Est-ce bien ça?
:
J'imagine que vous comptez aussi travailler avec les établissements d'enseignement, les universités et les centres collégiaux de transfert de technologie au Québec.
Toutefois, je suis inquiet quant au rapport qu'on a avec les chercheurs. Certains chercheurs se sont fait dire que soit ils arrêtent toutes leurs recherches et on leur donne un an de salaire, soit ils travaillent, ils continuent leurs recherches et ils vont jusqu'au bout. Évidemment, les scientifiques veulent aller au bout de leurs recherches, mais ça veut dire qu'ils n'auront plus de rémunération. Dans un an, après avoir servi le pays, ils vont se retrouver sans rien.
Est-ce vraiment le legs qu'on offre aux scientifiques qui ont voulu travailler pour améliorer les conditions des pratiques agricoles pour les humains, les végétaux et les animaux dans l'ensemble du pays, sur l'ensemble des types de sols, et pour réduire les répercussions?
:
Merci beaucoup, madame la présidente.
Je vais m'y prendre autrement, chose à laquelle je ne m'attendais pas, en raison des questions posées par mon collègue et des réponses que vous avez données, monsieur le ministre.
Vous dites que les recherches scientifiques se feront et que vous ne voulez pas que l'on se souvienne de vous comme une personne qui a imposé des compressions budgétaires dans les recherches scientifiques. Eh bien, j'ai de mauvaises nouvelles pour vous: il est trop tard; il y a eu la fermeture de sept centres de recherche et de fermes expérimentales, et plus de 600 scientifiques, chercheurs et spécialistes ont perdu leur emploi. Il s'agit simplement de la réalité.
Vous dites que la recherche sera effectuée par le secteur privé et les universités, mais, selon ce que vous avez vous-même dit à la Chambre des communes, les investissements publics dans la recherche ont baissé de 15 %; le volume de recherche-développement confié aux universités par le secteur a diminué de 77 % et le nombre d'entreprises qui font de la recherche-développement a reculé de 30 %.
Tous les témoins que nous avons reçus des provinces, des municipalités et des universités ont dit qu'ils ne disposaient pas des ressources nécessaires pour poursuivre ces recherches. Il est très clair que ces recherches ne se poursuivront pas. Les connaissances transmises d'une génération à l'autre seront perdues. Je ne comprends pas comment vous pouvez espérer que l'on ne se souvienne pas de vous pour cette raison, parce qu'il s'agit clairement de la situation actuelle.
:
Merci, madame la présidente.
Monsieur le ministre, je vais vous poser certaines questions au sujet du projet de loi .
Nous savons qu'au cours des dernières années, l'ACIA a modernisé ses processus réglementaires, afin de soutenir le secteur agricole et agroalimentaire du Canada. Il y a environ un an, j'ai assisté à ma première réunion du Comité de l'agriculture, et les intervenants présents nous avaient parlé de la nécessité d'accélérer le processus de délivrance de permis et le processus d'approbation de protection des cultures afin de suivre le rythme des avancées technologiques. Lors de cette première réunion à laquelle j'ai assisté, une grande partie des discussions ont porté sur l'utilisation des drones. Nous savons que les drones sont de plus en plus utilisés partout dans le monde. Même notre armée envisage de les utiliser pour surveiller l'Arctique.
Monsieur le ministre, je vous pose la question suivante: pouvez-vous nous parler du travail qui a été réalisé pour numériser les certificats d'exportation et de la façon dont ce processus a été accéléré, ainsi que de la manière dont la prestation de services a été modernisée afin de permettre à nos exportateurs d'accéder plus rapidement aux marchés?
:
Ce qui importe ici, c'est de nous assurer que nous pouvons faire concurrence à nos partenaires commerciaux. Je sais que la ministre de la Santé a joué un rôle très important à l'égard du secteur agricole et agroalimentaire. Je lui en suis certainement reconnaissant, et je sais que c'est le cas de nombreux intervenants également.
Dans le cadre du budget de 2025, nous avons investi environ 150 millions de dollars dans l'Agence canadienne d'inspection des aliments. Nous voulions faire progresser la numérisation des certificats d'exportation, et nous souhaitions également harmoniser la réglementation avec celle d'autres pays, ce sur quoi nous continuons de travailler. Depuis que je suis ici, j'ai entendu de nombreux témoignages au sujet de conteneurs coincés aux ports à cause d'un mot mal orthographié ou d'une erreur du genre. C'était extrêmement important.
Les technologies innovantes auront un rôle important à jouer dans l'agriculture au cours des années à venir, et nous devons prendre des décisions plus rapidement qu'auparavant. Nous avons rattrapé un certain retard, mais il reste encore beaucoup de travail à faire. Les drones vont certainement faire partie de la solution. Il n'est pas seulement question de pulvérisation à l'aide de drones; il s'agit également de la plantation de graines.
Il y a beaucoup d'occasions à saisir. Nous devons nous assurer d'obtenir de l'information fiable et de la transmettre aux agriculteurs afin qu'ils puissent faire concurrence, surtout lorsqu'on constate que, par exemple, d'autres pays avec lesquels nous faisons du commerce ou dont nous importons des aliments utilisent ces technologies.
Au Canada, nous devons redoubler d'efforts, et c'est ce que nous tentons de faire.
:
Merci, madame la présidente.
Merci, monsieur le ministre MacDonald. Je suis heureux de vous revoir après votre visite en Colombie-Britannique.
De nombreux résidants de ma circonscription de New Westminster—Burnaby—Maillardville bénéficieront de l'Allocation canadienne pour l'épicerie et les besoins essentiels, le 5 juin, grâce à laquelle une personne seule pourrait recevoir jusqu'à 950 $ pour l'aider à faire face à la hausse des coûts et aux pressions liées à l'abordabilité, dont nous entendons parler.
Nous savons également que, pour garantir la sécurité alimentaire à long terme, il faut un système alimentaire solide et fiable. Notre gouvernement a investi 500 millions de dollars, dans le cadre d'un Fonds de réponse stratégique, et créé un nouveau fonds pour la sécurité alimentaire afin de renforcer la production alimentaire nationale, d'améliorer le réseau de distribution alimentaire et la sécurité alimentaire dans tout le Canada.
Pourriez-vous nous en dire davantage sur la façon dont ces investissements renforceront le secteur agroalimentaire et les chaînes d'approvisionnement alimentaire canadiens?
:
Je pense que nous pouvons transformer davantage d'aliments cultivés au Canada. C'est une chose. Une grande partie de notre production est exportée pour être transformée dans un autre pays. Cela pourrait avoir des répercussions importantes ici, et pas seulement en matière de souveraineté alimentaire. Sur le plan économique, on crée des emplois et on devient davantage indépendant, en tant que pays. C'est extrêmement important. C'est une chaîne d'approvisionnement sur laquelle nous devons travailler.
S'il y a un côté positif à tout ce que nous traversons, c'est que cela permet au gouvernement et aux décideurs de faire preuve de plus d'audace. Cela permet aux entreprises de se rendre compte qu'elles ont peut-être la possibilité, au Canada, de passer du statut de petite entreprise à celui d'entreprise plus importante, mais elles ont besoin d'une aide financière. Elles ont besoin de capitaux. C'est là que les gouvernements peuvent intervenir en vue de s'assurer qu'ils fournissent les ressources nécessaires pour le financement initial.
Nous avons visité ensemble le projet axé sur les plantes en Colombie-Britannique. On y voit le potentiel. On ressent l'enthousiasme qui y règne. Les responsables ont besoin d'un peu d'aide pour continuer leur croissance. Le financement que nous cherchons à mettre en place à cette fin est destiné aux petites exploitations qui profiteront à l'ensemble du Canada: aux collectivités et aux régions rurales du Canada.
C'est une initiative du gouvernement qui est bien accueillie. Je pense que nous allons dans la bonne direction.
:
Merci, madame la présidente.
Merci, chers collègues, de m'avoir invitée à comparaître devant votre Comité. C'est un plaisir d'être ici avec vous aujourd'hui sur le territoire non cédé du peuple algonquin anishinabe.
Comme vous l'avez dit, madame la présidente, je suis accompagnée par deux sous-ministres très estimés. Je suis ici pour parler de la période charnière que traversent le Canada et les travailleurs canadiens en particulier.
Comme nous l'avons souligné et comme l'ont constaté de nombreuses personnes, les Canadiens travaillent d'arrache-pied, et subissent la pression face à l'évolution du marché du travail. Malgré ces incertitudes, les Canadiens ont retroussé leurs manches pour défendre le Canada, leurs collectivités et s'épauler les uns les autres. Le gouvernement s'emploie à renforcer la sécurité économique et sociale du Canada, et à donner à tous les Canadiens une chance équitable de réussir à chaque étape de leur vie. Cela consiste notamment à les aider à acquérir les compétences nécessaires à l'obtention d'emplois bien rémunérés et très recherchés actuellement.
[Français]
Nous devons regarder la réalité en face. Le Canada doit composer avec une grave pénurie de travailleurs qualifiés.
[Traduction]
La Mise à jour économique du printemps constitue un engagement clair à relever ce défi en renforçant la main-d'œuvre actuelle, en préparant les Canadiens afin qu'ils soient en mesure d'occuper les emplois de demain et en en menant à bien les grands projets qui vont façonner notre avenir et bâtir un Canada fort.
Nous construisons davantage de logements. Nous modernisons les infrastructures et nous renforçons la défense nationale. Tout ce travail repose sur des personnes qualifiées.
[Français]
La prospérité du Canada dépend de la prochaine génération de travailleuses et de travailleurs exerçant des métiers spécialisés.
[Traduction]
Investir dans les compétences et les métiers, c'est s'assurer que nous disposons des personnes pour bâtir notre économie, nos collectivités et cette prospérité à long terme; c'est pourquoi, dans la Mise à jour économique du printemps, le gouvernement a annoncé une initiative nationale de 6 milliards de dollars pour le recrutement, la formation et l'embauche de 100 000 nouveaux travailleurs dans les métiers désignés Sceau rouge au cours des cinq prochaines années.
Cette stratégie repose sur trois piliers fondamentaux:
Premièrement, le recrutement. Nous devons aider les provinces et les territoires dans leurs efforts pour s'assurer que les jeunes Canadiens et ceux qui envisagent de changer de carrière comprennent l'intérêt d'une carrière dans les métiers spécialisés: de bons salaires; un emploi stable; souvent, des régimes de retraite; et la possibilité de contribuer à des projets d'édification de la nation tels que des centrales nucléaires, des stades et même le Parlement. C'est pourquoi, nous investissons 2 milliards de dollars dans le cadre du programme Une Équipe Canada forte, ce qui permettra aux jeunes Canadiens d'apprendre les rudiments des métiers spécialisés et d'y avoir accès grâce à des liens avec des employeurs expérimentés et des soutiens ciblés.
Deuxièmement, notre régime d'apprentissage repose sur le principe de gagner sa vie tout en apprenant et doit s'adapter aux besoins actuels du monde du travail. C'est pourquoi nous travaillerons en collaboration avec les provinces et les territoires pour moderniser le programme Sceau rouge en vue d'élargir la formation en milieu syndical afin d'appuyer les certifications dans les métiers désignés. Cette initiative sera mise en œuvre grâce à un financement de 331 millions de dollars sur cinq ans, à compter de 2026-2027. Il est question de réduire les obstacles auxquels les apprentis font souvent face au chapitre de la formation, des heures accumulées et des essais. Nous investissons également dans les aides financières destinées à permettre aux apprentis de poursuivre leur formation, en veillant à ce qu'ils puissent faire face à une perte de revenu pendant leur formation ou entre deux possibilités de travail. Pour ce faire, nous leur verserons une aide financière hebdomadaire de 400 $ pendant la durée de leur formation en présentiel, en plus des prestations d'assurance-emploi auxquelles ils ont droit. Cela représente au total 16 000 $ en supplément de revenu potentiel. Encore une fois, il s'agit d'alléger les contraintes financières qui font obstacle à cet objectif. Nous nous assurons également de verser une prime de 5 000 $ aux apprentis qui obtiennent une certification dans un métier désigné Sceau rouge.
Enfin, bien souvent, ceux qui sont prêts à commencer leur apprentissage font face à des défis lors de leur premier poste d'apprentissage, un stage qui se déroule chez un employeur qui emploie un compagnon d'apprentissage certifié Sceau rouge, capable de les aider à valider ces heures en vue de leur certification. Nous allons contribuer à financer jusqu'à 10 000 $ de salaire d'un apprenti pendant sa première année, ce qui permettra de réduire les coûts d'embauche pour ces employeurs et les encouragera à investir dans les talents dont ils disent avoir besoin: la prochaine génération de travailleurs qualifiés.
[Français]
Les mesures proposées nous aideront à mobiliser les jeunes. Au bout du compte, c'est l'abordabilité qui est importante. Nous faisons donc en sorte de rendre les études plus abordables.
[Traduction]
Madame la présidente, nous allons poursuivre le travail que nous avons déjà entrepris, en veillant à ce que l'enseignement postsecondaire reste toujours accessible. Pour l'année universitaire 2026-2027, nous allons prolonger la hausse temporaire de 40 % de la bourse d'études canadienne ainsi que l'augmentation temporaire du plafond hebdomadaire du prêt canadien aux étudiants, qui passe à 300 $.
Cela permettra d'aider environ 571 000 étudiants grâce à l'augmentation des bourses, et 422 000 étudiants grâce à la hausse des plafonds de prêt.
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Merci, madame la présidente.
Je suis heureux de vous revoir, madame la ministre. J'aimerais vous parler un peu des programmes de formation dans les métiers spécialisés. Vous avez souligné la remise en place des bourses d'apprentissage.
Voici la chronologie: les bourses d'apprentissage ont été mises en place, la première fois, en 2006 dans le premier budget du gouvernement Harper, c'est‑à‑dire il y a 20 ans. Les bourses de fin d'apprentissage ont été créées en 2009. Toutes ces bourses ont été supprimées par les libéraux, le dernier lot ayant été supprimé en 2025 par le gouvernement Carney.
La remise en place de ces bourses a fait beaucoup de bruit, et je tiens à dire très clairement que nous sommes ravis de leur retour, mais on a peu souligné le fait que vous les aviez d'abord supprimées avant de les remettre en place. En fait, à l'époque où elles ont été supprimées, cela n'avait pas fait autant de bruit. Je me demande si vous êtes d'accord ou si vous contestez la chronologie que j'ai présentée.
:
Merci, madame la ministre, mais si je puis intervenir, la politique initiale — qui a été mise en œuvre il y a 20 ans par le gouvernement conservateur — visait à offrir des bourses tout au long du processus d'apprentissage, ainsi que la bourse de fin de formation, qui a été ajoutée en 2009.
Vous avez déjà critiqué les bourses de fin de formation. Le 5 février, vous avez comparu devant le Comité des ressources humaines, où mon collègue, Colin Reynolds, vous a posé une question sur la décision d'annuler les bourses. Vous avez dit, à l'époque, « elles ne favorisent pas l'achèvement des formations comme prévu ».
Je suis ravi que les bourses soient de retour. C'est juste qu'il n'y a eu aucune annonce lorsque vous les avez supprimées, et vous en parlez comme s'il s'agissait d'une nouveauté. Or, vous avez décidé — et défendu — de supprimer les bourses, et vous avez maintenant décidé de les remettre en place.
:
Je pense que, à l'avenir, il serait préférable que les personnes qui se lancent dans ces carrières n'aient pas à faire face à ces changements soudains. Si vous souhaitez changer le programme, je pense que c'est tout à fait logique. Cependant, le fait d'y mettre fin puis de l'annoncer comme s'il s'agissait d'une nouveauté, selon moi, sème la confusion et perturbe les personnes qui essayent de s'organiser.
J'aimerais également vous poser une question sur les travailleurs des métiers. Je suis très préoccupé par les chiffres liés à l'emploi dans les secteurs où travaillent les travailleurs de métier. Nous avons besoin de davantage de travailleurs de métier, et nous avons également besoin de possibilités, de lieux d'apprentissage pour travailler.
Vous avez évoqué les difficultés rencontrées par les apprentis pour trouver un emploi. Je voudrais attirer votre attention sur le fait que, selon les dernières données sur l'emploi, en un mois, nous avons perdu 16 000 emplois, uniquement dans la construction. De manière générale, nous assistons à de très importantes suppressions d'emplois dans les secteurs de la production des biens et des ressources naturelles, malgré les promesses et les annonces du gouvernement. Nous perdons des emplois dans ces domaines clés.
De ce côté‑ci de la table, nous voulons voir davantage de possibilités de formation et de travail pour les apprentis. Quelle est votre réaction aux pertes importantes d'emplois — par exemple, dans la construction — que nous constatons?
:
Merci, madame la présidente.
Madame la ministre ainsi que messieurs Groen et Thompson, je vous remercie d'être des nôtres. Je suis content que vous soyez ici aujourd'hui.
Je voudrais parler des entreprises, de l'intelligence artificielle et de l'évolution rapide des corps de métier.
Dans mon ancienne vie, il m'est arrivé de constater qu'il y avait des écarts au sein des petites ou moyennes entreprises. Les entreprises qui utilisent l'intelligence artificielle l'utilisent de plus en plus, alors que d'autres ne l'utilisent pas. Il y a donc des écarts. Il y a des métiers qui vont devoir être façonnés différemment ou qui vont disparaître, et il y a de nouveaux métiers qui vont apparaître.
Selon vous, quels secteurs ou professions vont être appelés à être modifiés ou pour quels secteurs faudra-t-il s'adapter ou créer de nouveaux corps de métier?
Il y a de nouveaux emplois qui se créent en lien avec l'intelligence artificielle. Quand les ordinateurs ont fait leur apparition, il y a des emplois qui ont disparu, mais il y en a d'autres qui ont été créés. Parlez-moi un peu de cette évolution.
D'abord, j'aimerais vous poser une autre question. Depuis tout à l'heure, on entend parler du Sceau rouge.
Pouvez-vous expliquer à M. et à Mme Tout‑le‑Monde ce qu'est le Sceau rouge? Ensuite, vous pourrez répondre à ma première question.
:
Je vous remercie de la question.
La mention Sceau rouge est accordée à des professions désignées dans toutes les provinces et les territoires. Il y a 54 désignations Sceau rouge. Il peut s'agir de professions dans le secteur de la construction ou des techniciens dans les secteurs de l'automobile, de l'aviation et des autres moyens de transport.
[Traduction]
Il y a aussi d'autres mentions Sceau rouge. Il y en a un certain nombre pour des métiers techniques très spécifiques, et ces métiers sont reconnus par l'ensemble des provinces et des territoires: les travailleurs qui ont cette mention bénéficient d'une plus grande mobilité professionnelle d'une province et d'un territoire à l'autre, qui reconnaissent mutuellement la mention Sceau rouge comme un gage de compétence.
Par exemple, un conducteur d'équipement lourd ou un grutier de l'Ontario ayant la mention Sceau rouge peut aussi travailler au Québec, en Alberta ou au Manitoba. La mention atteste qu'il est un professionnel dans ce domaine.
Ce sont des formations complexes. Elles durent souvent entre trois et cinq ans. Elles combinent des cours théoriques et des heures de stage sur le lieu de travail, avec un compagnon d'apprentissage désigné, qui supervise l'étudiant et lui enseigne des compétences de plus en plus complexes. Voilà ce qu'est un professionnel ayant reçu la mention Sceau rouge.
Merci d'avoir posé la question. Bien des gens l'ignorent, et c'est une question importante. Vous pouvez voir tous les métiers reconnus par la mention Sceau rouge sur le site du gouvernement du Canada.
Pour répondre à votre première question, on peut difficilement prédire quels emplois disparaîtront complètement et quels emplois évolueront. Les gens font toutes sortes de conjectures sur ce qui se passe. Quoi qu'il en soit, nous constatons que l'intelligence artificielle et les compétences technologiques sont progressivement introduites dans tous les emplois, même les métiers Sceau rouge.
Je vais vous donner un exemple. Autrefois, un grutier devait calculer manuellement la charge à soulever, puis déterminer manuellement comment la soulever, en faisant appel à des compétences complexes, qui dépassent largement mes capacités. Aujourd'hui, la plupart des équipements qu'utilisent les conducteurs d'équipement lourd sont jusqu'à un certain point automatisés et informatisés grâce à un ordinateur intégré. Est‑ce que cela veut dire que nous n'avons plus besoin de travailleurs? Non, mais cela veut dire que le métier évolue et que les compétences que les travailleurs doivent acquérir évoluent également. Nous le voyons dans une foule de secteurs.
Pour finir, je tiens à dire que c'est pour cela que nos programmes, surtout les stages professionnels pour les jeunes dont le programme d'études est associé à une expérience professionnelle rémunérée, sont si importants. En effet, les employeurs disent que cela leur permet d'enseigner aux étudiants les compétences dont ils ont besoin à ce moment‑là, ce qui va souvent bien au‑0delà de ce que prévoit le programme d'études. En fait, parfois, les jeunes retournent en classe et disent « ce n'est pas ainsi que cela se passe dans la vraie vie », et cela permet aux formateurs de recevoir de la rétroaction.
[Français]
Merci de la question.
Dans votre introduction, vous avez parlé de 100 000 nouveaux travailleurs, de 100 000 postes et de beaucoup de nouveaux métiers.
Ma question est celle d'un père de famille qui a deux enfants, un de 19 ans et un autre de 20 ans. Ils se cherchent dans leur carrière, dans leur vie.
Comment pouvons-nous nous assurer que toutes ces sommes d'argent, pour tous ces postes, pour tout l'accompagnement qui est en train de se faire, ne resteront pas sur les tablettes et que nous serons capables d'atteindre les jeunes?
Je parle des jeunes, mais ça peut être aussi des gens en réorientation de carrière.
Je vous remercie d'être ici pour répondre à nos questions.
Dans l'énoncé économique, précisément au chapitre 2, à la page 124, il y a une section qui détaille ce que veut dire « Améliorer les services offerts à la population canadienne ». On dit ceci:
Financement proposé à EDSC afin de soutenir les opérations quotidiennes de la nouvelle plateforme de la Sécurité de la vieillesse et d'accroître la capacité de traitement de la Sécurité de la vieillesse, pour veiller à ce que les personnes âgées reçoivent des prestations exactes en temps opportun, ainsi que pour l'ARC afin qu'elle conserve l'effectif d'agents nécessaire dans ses centres d'appels et mette en place une nouvelle plateforme téléphonique qui permettra aux Canadiens de communiquer plus facilement avec l'ARC pour des questions liées aux prestations et aux impôts.
Je vous pose une question que je vous ai posée à la période des questions quand même à plus d'une reprise.
Ce montant doit-il être additionné aux 6,6 milliards de dollars déjà prévus dans le programme Cúram?
Pour tous nos programmes de prestations, nous avons des cibles en ce qui concerne le taux d'exactitude. Ce processus existe depuis des décennies. Il est vérifié chaque année par le Bureau du vérificateur général du Canada.
Ces cibles que nous avons pour chacun des grands programmes de prestations, c'est-à-dire l'assurance-emploi, le Régime de pensions du Canada et la Sécurité de la vieillesse, visent à atteindre un taux d'exactitude de 95 %. C'est notre cible.
Comme vous l'avez mentionné, nous avons réussi à atteindre le taux de 97,4 % pour la Sécurité de la vieillesse. C'est un peu plus haut pour le Régime de pensions du Canada, et c'est un peu plus bas pour le programme d'assurance-emploi. Toutefois, c'est toujours très près de notre cible. Ce processus est basé sur les pratiques qui se font dans d'autres pays relativement au versement de ces grandes prestations.
En ce qui concerne les erreurs liées aux paiements, plusieurs raisons peuvent expliquer cela.
D'abord, il est possible que Service Canada fasse des erreurs. Toutefois, la grande majorité des erreurs provient d'un manque de renseignements. Des clients font aussi des erreurs, même s'ils ne le font pas exprès.
Quand nous constatons qu'il y a eu une erreur dans un paiement, nous prenons les mesures nécessaires pour nous assurer que c'est bien corrigé.
:
Merci, madame la présidente.
Madame la ministre, merci d'être ici aujourd'hui. Je partage votre passion pour les métiers spécialisés. Mon fils travaille dans ce secteur. Il est un apprenti charpentier.
La situation au Canada me préoccupe, et j'espère que nous pourrons en parler un peu aujourd'hui. Vous avez été ministre de l'Emploi, du Développement de la main-d'œuvre et du Travail de 2017 à 2019. En 2018, votre gouvernement a pris une décision très troublante, du moins, à mes yeux. Vous avez décidé de supprimer la consultation des syndicats dans le processus d'octroi de permis de travail aux travailleurs étrangers temporaires.
Pourriez-vous expliquer pourquoi votre gouvernement a décidé de supprimer cette mesure de protection?
:
Merci, madame la présidente.
Merci, madame la ministre, de comparaître ici aujourd'hui en tant que témoin.
Pour commencer, nous devons reconnaître que les problèmes de main-d'œuvre ne sont pas les mêmes partout au Canada. Je viens d'une région rurale du Canada. Les régions rurales du Canada font face à des enjeux relatifs à la main-d'œuvre, certains étant liés au programme des travailleurs étrangers temporaires. Nous avons entre autres, et cela ne se trouve pas nécessairement dans l'Énoncé économique du printemps, élargi le programme d'emploi pour les étudiants canadiens. C'est un sujet qui revient sans cesse dans mon bureau de circonscription, chaque fin de semaine où je suis chez moi. Nous jumelons les étudiants et les employeurs. Seulement dans ma circonscription de Cardigan, les employeurs bénéficient d'une aide de près de 1 million de dollars pour embaucher des étudiants, pour leur donner cette expérience, ce premier emploi.
Madame la ministre, voudriez-vous résumer ce que vous entendez partout au pays au sujet du programme d'emploi pour les étudiants canadiens?
:
Oui. Merci de la question. Dans ma circonscription aussi, les employeurs et les jeunes attendent cela avec impatience chaque année.
Cette année, les jeunes auront accès à 100 000 emplois d'été à l'échelle du pays; ils pourront travailler pour des employeurs, des organismes sans but lucratif, de petites entreprises, de moyennes entreprises, le secteur public et le secteur privé. Ils seront payés. Les employeurs ont l'occasion de mettre à l'essai des jeunes doués et de les aider à affiner et à développer leurs compétences. Souvent, le plus grand obstacle auquel se heurte un jeune, c'est de dénicher ce premier emploi. Ironiquement, c'est très difficile d'obtenir un premier emploi, et cela empêche de décrocher un second emploi.
Au Canada, les emplois d'été permettent aux jeunes de trouver un premier employeur, d'obtenir une première référence et d'avoir une première expérience. Cela offre aussi aux jeunes l'occasion de découvrir un secteur dans lequel ils aimeraient peut-être travailler. Cela confirmera peut-être qu'ils ont bel et bien leur place dans ce secteur. Des jeunes m'ont aussi dit: « J'ai travaillé dans ce secteur pendant quatre mois. Après trois mois, j'ai décidé que cela ne me convenait pas. Maintenant, je veux essayer quelque chose d'autre. »
À notre avis, les emplois d'été canadiens sont essentiels pour les jeunes. Ces emplois permettent aux jeunes non seulement de gagner un salaire, mais aussi d'acquérir une expérience et de façonner leur avenir.
:
Tout à fait. Nous avons longuement travaillé pour moderniser l'assurance-emploi pour aider les gens vivant un choc économique et pour nous assurer que la mobilité de la main-d'œuvre ne soit pas la seule solution pour les travailleurs saisonniers dont vous parlez. C'est pourquoi nous avons prolongé l'assurance-emploi pour les travailleurs saisonniers, dans 13 régions précises, jusqu'en octobre 2028. Comme vous l'avez dit, ces cinq semaines supplémentaires aideront les gens à joindre les deux bouts, pendant cette période difficile, en sachant qu'il y a de l'espoir et que leur emploi sera rétabli.
D'ailleurs, ma mère était une travailleuse saisonnière, quand j'étais jeune; elle était chauffeuse d'autobus scolaire. C'est très stressant pour les gens de ne pas savoir s'ils vont être soutenus pendant les semaines où ils ne travaillent pas. Ils auront peut-être du mal à trouver un autre emploi, mais un bon emploi les attend à la fin de cette période particulièrement. Merci d'avoir soulevé ce point.
Je tiens également à souligner que nous nous sommes efforcés de faire en sorte que le programme de l'assurance-emploi puisse suivre le rythme des changements que nous observons, en particulier dans les secteurs touchés par les droits de douane; que les gens puissent toucher rapidement à l'assurance-emploi; qu'ils puissent conserver leur indemnité pour cessation d'emploi; et qu'ils soient soutenus, en partenariat avec les provinces, pour suivre la formation dont vous parlez, qui est ce dont ils ont besoin pour leur prochain emploi.
:
Merci, madame la présidente.
Madame la ministre, au cours de la première heure de la réunion de ce comité, je n'ai pas été impressionné par les réponses obtenues de M. Countryman, le directeur général, Relations fédérales-provinciales, au ministère des Finances. Dans le contexte, je lui posais des questions sur un élément de la mise à jour économique, qui prévoit 6 milliards de dollars pour l'initiative Une Équipe Canada forte. Cette mesure prévoit la mise en place d'un programme de formation de la main-d'œuvre par le truchement d'une subvention salariale. Je pense que vous êtes bien au courant de ce programme.
Avez-vous consulté le gouvernement du Québec avant d'élaborer cette mesure?
Étiez-vous consciente du fait qu'il existe, depuis 1997, une entente entre Québec et Ottawa concernant la formation de la main-d'œuvre et que cette mesure pourrait susciter des conflits avec Québec?
:
Merci, madame la ministre, d'être présente. Je vous remercie de l'excellent travail que vous faites pour les Canadiens.
Dans ma circonscription de New Westminster—Burnaby—Maillardville, j'ai le privilège de représenter de nombreux travailleurs syndiqués, des apprentis et des familles qui ont contribué à bâtir nos collectivités et, bien entendu, notre économie.
La mise à jour économique du printemps propose d'investir 225 millions de dollars sur cinq ans dans le Programme pour la formation et l'innovation en milieu syndical pour aider les centres de formation gérés par des syndicats à mettre à jour leurs installations, à augmenter leur capacité et à investir dans de l'équipement moderne. Comment cet investissement améliorera‑t‑il l'infrastructure de formation du Canada et comment aidera‑t‑il à faire en sorte que les travailleurs possèdent les compétences nécessaires pour construire les logements, l'infrastructure et les projets énergétiques et nationaux dont ont besoin les Canadiens?
:
Merci beaucoup de la question, et merci de me donner le temps d'y répondre.
Il est très important de travailler en étroite collaboration avec les syndicats et les organismes de formation syndicale ainsi qu'avec les établissements polytechniques qui font cet incroyable travail. Ils ne se contentent pas de recruter des gens de métier, ils s'assurent qu'ils reçoivent la formation nécessaire.
Quoi qu'il en soit, malgré tout ce soutien, de nombreux apprentis disent qu'il est difficile de terminer la formation, entre autres parce que les heures sont variables. Souvent, les gens hésitent à embaucher l'apprenti de première année. Durant les périodes creuses de la formation, quand les gens perdent des revenus ou quand il y a des mises à pied dans le secteur de la construction, les apprentis peuvent avoir de la difficulté à terminer leur formation, pour des raisons financières.
Ce que les syndicats demandent, c'est exactement ce qui figure dans la mise à jour économique du printemps. C'est pour cette raison que nous avons reçu tant de félicitations de nos collègues de partout au pays; des collègues syndicaux, des polytechniques, des institutions et des formateurs qui disent que nous pourrions non seulement attirer des gens dans le secteur des métiers, mais aussi nous assurer qu'ils terminent la formation nécessaire.
À l'heure actuelle, nous avons beaucoup d'apprentis qui ont vraiment hâte d'obtenir ce soutien financier qui les aidera à stabiliser leur revenu, de sorte qu'ils n'auront pas à se demander comment ils réussiront à payer leur hypothèque ou leur camion. Ils pourront plutôt se concentrer sur le prochain module de leur formation qui les rapprochera de leur objectif, la mention Sceau rouge. Le Sceau rouge est vraiment ce qui permet à un travailleur de continuer de bien gagner sa vie et de subvenir à ses besoins et à ceux de sa famille, mais aussi de construire des projets d'envergure, comme ceux en Alberta, dont nous venons tout juste de parler, et que j'aurais mentionnés, si j'avais eu la chance de le faire.
:
Merci. C'est génial de se faire poser une question par un jeune député comme vous. Sur une note personnelle, c'est vraiment gratifiant de voir tant de jeunes députés à la Chambre des communes, parce que votre expérience est pertinente et que vous avez vraiment vécu des choses, à l'heure actuelle.
Pour ce qui est du travail que nous faisons pour soutenir les jeunes, je dirais que la première chose que j'aimerais souligner, c'est que nous transférons 3 milliards de dollars aux provinces et aux territoires chaque année pour les aider dans cette tâche. Nous ne sommes pas le seul joueur.
Nous avons ajouté à ces transferts pour cibler quelques catégories différentes de jeunes, dont celle des jeunes qui pourraient avoir beaucoup de difficulté à acquérir cette première expérience de travail ou qui, dans certains cas, n'ont pas terminé leurs études. Il existe des organismes à but non lucratif et des établissements publics qui font un travail très important pour s'assurer que les gens ne... Je crois réellement que tout le monde a le droit à une deuxième chance et que parfois, les gens quittent l'école parce qu'ils vivent à ce moment‑là des choses très difficiles. Il n'y a rien de pire que de voir quelqu'un qui n'a pas eu de deuxième chance et qui a de moins en moins de perspectives d'emploi. Le travail que nous faisons avec ces groupes est essentiel, non seulement pour ce que cela leur apportera, à eux, mais aussi pour ce que cela apportera au Canada; il faut s'assurer que ces personnes puissent se réaliser pleinement et faire avancer notre pays.
Nous nous assurons aussi de soutenir les jeunes au moyen des bourses et prêts d'études canadiens et nous leur permettons d'acquérir d'autres expériences, par exemple grâce au programme Emplois d'été Canada et au Programme de stages pratiques pour étudiants dont j'ai parlé et qui s'adressent aux étudiants postsecondaires. Les jeunes cherchent vraiment à mettre en pratique ce qu'ils ont appris et à comparer cela avec ce qui se passe vraiment sur le marché du travail.
:
Merci, madame la présidente.
Merci, madame la ministre, d'être des nôtres.
Messieurs, merci d'être là.
Madame la ministre, je vais vous parler encore, naturellement, de Cúram. Vous le savez. Nous parlons d'une transformation informatique, dont le coût de 1,75 milliard de dollars, qui était prévu au départ, s'élève maintenant à 6,6 milliards de dollars.
Dans la mise à jour économique du printemps, on ajoute un autre demi-milliard de dollars. On va dépasser les 7 milliards de dollars. C'est le plus grand scandale financier de l'histoire du Canada. De plus, le système ne fonctionne pas.
Nous nous sommes rencontrés le 26 mars dernier, madame la ministre, et je vous ai tendu la main pour aller rencontrer les employés qui utilisent le système informatique Cúram et voir ce qui ne fonctionnait pas. Vous m'avez répondu que vous alliez y réfléchir.
Avez-vous eu le temps d'y réfléchir? Acceptez-vous mon offre?
:
Attendez, madame la ministre, je n'ai pas terminé.
J'ai quitté la réunion, il y a quelques minutes, parce que j'étais au téléphone avec un de vos employés qui utilise le système Cúram. Cet employé me disait que ça ne fonctionne pas. Les employés veulent vous rencontrer pour vous expliquer pourquoi ça ne fonctionne pas, et ils ont des solutions à vous proposer. Ils me disent qu'ils ne sont pas écoutés. Ils m'ont écrit. J'ai reçu une lettre, hier, et je viens d'aller prendre un appel avec un de vos employés qui dit que ça ne fonctionne pas, qu'il y a des pistes de solution. Ils sont prêts à vous rencontrer. Je vous tends la main pour aller rencontrer ces gens.
C'est le plus grand scandale financier de l'histoire, madame la ministre. Vous devez montrer du leadership.
Trouvez-vous ça drôle, madame la ministre? Présentement, 48 000 aînés ne reçoivent pas leurs prestations. Ils attendent de huit à neuf mois pour recevoir leurs prestations. Madame la ministre, vous avez le culot de rire, alors que...
Madame la ministre, quand je vous entends rire, c'est sûr que ça me fait sortir de mes gonds.
Pendant que 48 000 aînés attendent de recevoir leurs prestations depuis huit ou neuf mois, pendant qu'ils ont de la difficulté à payer le loyer et l'épicerie et pendant que des employés de Service Canada — j'ai parlé à certains d'entre eux par téléphone — sont prêts à donner des réponses et des pistes de solution, la ministre rit.
Nous parlons de nos aînés, madame la ministre. Ce sont les gens qui ont bâti notre pays. De plus, ils ont payé des taxes et de l'impôt toute leur vie. Madame la ministre trouve ça drôle. Je suis désolé de vous le dire, mais ce n'est pas à la hauteur de la fonction que vous occupez. Vous devez être plus grande que ça, démontrer du leadership et prendre le dossier en main.
Je vous tends la main, encore une fois, madame la ministre. Allons rencontrer les gens qui m'appellent, allons rencontrer vos employés.
:
Merci, madame la présidente.
Bonjour, madame la ministre. Je vous remercie d'être ici.
[Traduction]
Je pense que nous devrions revenir à ce qui nous intéresse et parler du projet de loi .
Avant de commencer, j'aimerais dire que le Canada n'est pas en récession. Nous aurons pleinement le temps d'en discuter demain, je crois, avec la motion du Parti conservateur. Le vaste consensus sur Bay Street, par exemple, parmi les économistes, c'est que ce n'est pas tout à fait une récession. En fait, le PIB par habitant a augmenté de 0,9 % au cours du premier trimestre, mais revenons au projet de loi .
Revenons à la construction. Nous en avons également parlé. Comme mon collègue M. MacDonald l'a mentionné, quand il discutait de certaines questions avec vous, madame la ministre, la situation au Canada est différente d'une province à l'autre. La construction en est un bon exemple. Au Québec, ma province d'origine, la construction va en fait bon train, pas seulement du côté résidentiel, mais aussi du côté institutionnel. Nous voyons beaucoup de projets en cours. Hydro-Québec, le service public provincial, investit massivement dans l'expansion de son réseau. Il y a une demande importante de travailleurs de la construction.
Nous comprenons que, en Ontario, il y a des problèmes sur le marché des tours à condo, mais dans d'autres provinces, la demande de travailleurs de la construction est forte. Il y a aussi un manque de travailleurs qualifiés dans le secteur de la construction. C'est pour cette raison que nous avons tous ces programmes d'apprentissage.
Vous n'avez peut-être pas eu le temps d'y réfléchir, je crois, mais, surtout dans le secteur de la construction, comment les mesures annoncées dans la mise à jour accéléreront-elles le rythme de la formation des jeunes Canadiens qui travailleront dans la construction?
Nous espérons vraiment que ces mesures supplémentaires, combinées au travail que font les provinces et les territoires, pourraient permettre de terminer les projets deux fois plus vite.
Au bout du compte, ce que nous essayons de faire... En passant, il n'est pas question de tourner les coins ronds dans la formation. Il n'est pas question d'alléger la formation ou de baisser les ratios, rien du genre. On a exprimé des inquiétudes à cet égard. Cela n'interférera pas du tout avec les heures de formation ou les ratios, qui sont du ressort des provinces et des territoires.
Nous pensons que nous pouvons soutenir la modernisation du processus du Sceau rouge. En Ontario, par exemple, dans le corps de métier de mon fils, c'est difficile à croire, mais les gens se servent encore de registres papier pour consigner les heures accumulées en vue de l'attestation Sceau rouge. Parfois, ces registres sont endommagés ou perdus, et, croyez‑le ou non, les gens doivent recommencer à accumuler leurs heures, en partant de zéro. C'est un coup très dur dans le cheminement de quelqu'un. En fait, des gens peuvent perdre des années si cet incident malheureux se produit.
Toutefois, il y a d'autres choses. Les gens disent qu'il est difficile de se présenter aux examens. Si vous n'êtes pas dans un grand centre ou que vous n'êtes pas près d'un centre d'examen, vous pourriez devoir faire des heures de route. Vous pourriez même devoir coucher à l'hôtel, si le centre d'examen se trouve dans le nord de l'Ontario. Vous pourriez devoir vous rendre à Thunder Bay ou dans une autre grande municipalité pour faire votre examen.
Nous proposons d'examiner, avec les provinces et les territoires, des possibilités comme l'apprentissage en ligne et les examens en ligne et des façons d'accélérer l'obtention d'un numéro d'apprenti national, de sorte que l'étudiant de l'Alberta n'ait pas besoin d'obtenir un nouveau numéro d'apprenti en Ontario. Il pourra poursuivre sa formation d'apprenti dans la province où il déménage.
On peut y arriver de différentes façons, mais tout cela nécessite une bonne collaboration avec les provinces et les territoires.
Nous allons reprendre la réunion pour la dernière heure.
J'aimerais commencer par accueillir nos témoins.
Nous accueillons M. James Janeiro, directeur, Politiques et relations gouvernementales, du Centre canadien d'excellence pour les aidants; Mme Maureen Haan, présidente-directrice générale, du Conseil canadien de la réhabilitation et du Travail; M. Brad Saunders, directeur général, de Community Living Toronto; et deux représentants de la Marche des dix sous du Canada, Mme Amanda MacKenzie, directrice nationale, Affaires publiques, plaidoyer et communication stratégique, et M. Jeff Willbond, directeur de l'accessibilité.
J'aimerais rappeler aux participants les points suivants.
Veuillez attendre que je vous nomme avant de prendre la parole.
Pour ceux et celles qui participent par vidéoconférence, cliquez sur l'icône en forme de microphone pour activer votre micro et veuillez vous mettre en sourdine quand vous n'avez pas la parole. En ce qui concerne l'interprétation, pour ceux qui sont sur Zoom, vous avez le choix, au bas de votre écran, entre le parquet, l'anglais ou le français. Pour ceux qui sont dans la salle, vous pouvez utiliser l'oreillette et choisir le canal désiré.
Je vous rappelle que les questions peuvent être posées dans l'une ou l'autre des langues officielles. Par conséquent, si vous avez besoin d'interprétation, veuillez choisir le bon canal d'interprétation maintenant afin que nous puissions utiliser notre temps efficacement.
Tous les commentaires doivent être adressés à la présidence.
Vous aurez chacun un maximum de cinq minutes pour votre déclaration liminaire.
Nous allons commencer par M. Janeiro, du Centre canadien d'excellence pour les aidants.
:
Merci beaucoup, madame la présidente.
Mesdames et messieurs, je vous remercie de me donner l'occasion de discuter avec vous aujourd'hui dans le cadre de votre étude du projet de loi sur la mise à jour économique du printemps.
Je m'appelle James Janeiro. Je travaille pour le Centre canadien d'excellence pour les aidants. Nous sommes un organisme pancanadien et nous nous occupons des aidants, c'est‑à‑dire les parents, les frères et sœurs, les amis et les voisins, ainsi que les fournisseurs de soins comme les préposés aux services de soutien à la personne et les professionnels de soutien direct.
Nous couvrons une vaste gamme de soins, du soutien aux enfants en situation de handicap aux enjeux de santé mentale permanents en passant par les soins aux aînés et les soins de fin de vie. Notre objectif est de faire du Canada le meilleur endroit au monde pour donner et recevoir des soins.
Ma déclaration liminaire d'aujourd'hui mettra l'accent sur les amendements proposés au crédit d'impôt pour personnes handicapées, le CIPH. Ces amendements visent entre autres à permettre à plus de professionnels de la santé d'attester une demande de CIPH, ce qui simplifie et accélère ainsi grandement l'attestation de certains problèmes médicaux permanents ou à long terme, y compris l'amputation, l'autisme sévère et la maladie d'Alzheimer. Ces mesures sont un pas en avant important pour les bénéficiaires du CIPH et leurs aidants. Mon organisme milite précisément pour cela et pour des réformes similaires depuis des années. Nous sommes ravis de voir que ces mesures sont envisagées.
Un Canadien sur quatre est un aidant, aujourd'hui, et la moitié d'entre nous le seront à un moment ou à un autre dans notre vie. Notre récent rapport, Être aidant au Canada 2026, montre à l'aide de chiffres solides, il faut le dire, ce que les aidants et ceux qui reçoivent des soins savent déjà très bien. Les aidants ne vont pas bien, et ils ont un besoin urgent de soutien du gouvernement. Ce dont les aidants ont le plus besoin, selon notre rapport, c'est d'un soutien financier.
Près de la moitié des aidants ont éprouvé des problèmes financiers en raison de leurs responsabilités touchant les soins. Environ un aidant sur cinq dépense au moins 1 000 $ par mois de sa propre poche, par exemple pour se procurer des suppléments nutritionnels, pour payer des soignants professionnels ou pour acheter des produits pour l'incontinence. De plus, environ 20 % des aidants ont cessé d'épargner, ce qui met en péril leur capacité de gérer leurs propres imprévus financiers, comme une perte d'emploi, ainsi que leurs perspectives de retraite à long terme. Malheureusement, les répercussions de ces difficultés financières, jumelées aux pressions physiques, émotionnelles et psychologiques que subissent les aidants, c'est que 77 % des aidants disent que c'est leur bien-être qui en souffre. De plus, 61 % des aidants disent qu'ils ne se sentent pas soutenus par leur gouvernement et 44 % disent être déçus par les progrès réalisés jusqu'à présent en ce qui concerne les enjeux qui touchent les aidants.
Les mesures comme celles qui sont examinées aujourd'hui répondent à nombre des besoins quotidiens dont nous ont parlé les aidants. Près du tiers des aidants gèrent les impôts et les finances de la personne dont ils prennent soin, et la grande majorité d'entre eux seraient admissibles au CIPH. Malheureusement, plus de la moitié des aidants ne connaissent pas les crédits d'impôts auxquels ils seraient admissibles, comme le CIPH, et seulement 13 % d'entre eux y ont eu accès.
Si l'on étudie de plus près nos données, il devient clair que le fardeau administratif sous-jacent au CIPH est un obstacle majeur, qui empêche les aidants d'obtenir le CIPH pour eux-mêmes ou au nom d'un être cher. Pourtant, même s'il peut sembler prétentieux de parler de fardeau administratif, rappelez-vous que les aidants et les gens qu'ils aident doivent s'occuper du CIPH, mais aussi de toute la paperasse liée aux crédits d'impôt, aux prestations et aux autres programmes fédéraux et provinciaux. Même si tout cela est bien intentionné et essentiel, il n'en reste pas moins que tout cela constitue une série sans fin de formulaires presque identiques, de rendez-vous médicaux inutiles et de périodes d'attente subséquentes, pendant que les gens attendent qu'un programme donne accès à un autre.
Les modifications dont vous débattez aideront les bénéficiaires actuels et futurs du CIPH à accéder à ce soutien important et élimineront un peu des formalités administratives que doivent remplir les aidants ou les personnes handicapées au Canada. Mais, le plus important, c'est que cela permettra à beaucoup plus de gens qui ont besoin de soutien financier d'accéder à la prestation canadienne pour les personnes handicapées.
C'est vraiment un pas en avant important pour les aidants et ceux qui reçoivent des soins, et je soutiens cela à 100 %. Toutefois, j'espère que ce n'est que le début et qu'un travail exhaustif sera fait pour réformer les autres mesures fiscales qui vont normalement de pair avec le CIPH, y compris le crédit d'impôt pour les frais médicaux et, bien entendu, pour faire du crédit d'impôt aux aidants naturels un crédit d'impôt remboursable. Toutes ces mesures, prises ensemble, pourraient être le fondement d'une stratégie nationale pour les aidants, promise par le gouvernement au cours des dernières élections. Une telle stratégie fournirait un cadre coordonné pour mieux soutenir le Canadien sur quatre qui est un aidant aujourd'hui.
Les aidants sont essentiels pour nos systèmes de santé et de bien-être social, ainsi que pour la productivité et la croissance économique générales à long terme. Il est possible et nécessaire de faire mieux. J'ai hâte de voir le travail que fera le Comité à l'égard de ce projet de loi.
Merci de m'avoir accordé de votre temps, et j'ai hâte de répondre à vos questions.
J'ai terminé, madame la présidente.
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Merci beaucoup, madame la présidente et honorables membres du Comité, de me donner l'occasion de comparaître devant vous aujourd'hui.
Je m'appelle Maureen Haan. Je suis présidente-directrice générale du Conseil canadien de la réhabilitation et du Travail, le CCRT. Nous travaillons avec des personnes handicapées pour nous assurer qu'ils obtiennent un emploi inclusif et intéressant, partout au Canada.
Je vais vous dire aujourd'hui deux choses qui pourraient sembler contradictoires à première vue.
Premièrement, j'aimerais dire que je soutiens vraiment toutes les mesures exposées dans l'énoncé économique du printemps visant à améliorer le crédit d'impôt pour personnes handicapées. Deuxièmement, et c'est plus fondamental, je dirais que le CIPH a évolué sur le plan fonctionnel, par nécessité, et qu'il est devenu le point d'entrée aux programmes et aux prestations pour personnes handicapées. Nous croyons que le gouvernement fédéral devrait adopter une approche différente, moderne et globale, pour ce qui est de l'admissibilité aux prestations d'invalidité, en dehors du système fiscal.
Les modifications proposées dans l'énoncé économique du printemps sont importantes. En simplifiant le processus de demande, en créant des voies plus rapides pour certains problèmes de santé à long terme et en élargissant la gamme des professionnels qui peuvent attester de l'admissibilité, on diminue le fardeau administratif et on améliore l'accès. Ces améliorations reflètent les préoccupations de longue date soulevées par la communauté des personnes handicapées, et elles feront une différence.
Toutefois, le CIPH n'est pas conçu, et n'a jamais été conçu, pour être un système de détermination de l'invalidité ou de l'admissibilité à des programmes sociaux. C'est une mesure fiscale, un crédit d'impôt non remboursable qui offre un modeste allégement fiscal. Cependant, aujourd'hui, il joue un rôle beaucoup plus important: un certificat de CIPH valide est requis pour accéder à de nombreux programmes fédéraux principaux, y compris la Prestation canadienne pour les personnes handicapées, le régime enregistré d'épargne-invalidité, la prestation pour enfants handicapés et le supplément d'invalidité de l'Allocation canadienne pour les travailleurs.
En effet, le CIPH est devenu la porte d'entrée des programmes de soutien aux personnes handicapées du gouvernement fédéral, et c'est un obstacle, parce que le CIPH est administré en vertu de la Loi de l'impôt. La politique fiscale de l'Agence du revenu du Canada sert maintenant de politique en matière d'invalidité. Pour décider si une personne peut accéder à des mesures de soutien au revenu et à des prestations essentielles, on utilise le filtre d'un instrument fondé sur les impôts. Simplement dit, on s'appuie sur des critères fiscaux pour décider qui est suffisamment handicapé.
Cela n'est pas aligné sur les approches modernes en matière de politique d'invalidité. Cela ne concorde pas avec la définition législative du « handicap » énoncée dans la Loi canadienne sur l'accessibilité ni avec les engagements du Canada dans le cadre de la Convention des Nations unies sur les droits des personnes handicapées.
Le CIPH s'appuie sur un concept strict et très structuré de l'invalidité. Ce modèle ne reflète pas la compréhension actuelle d'invalidité. Il ne rend pas compte adéquatement des handicaps épisodiques, des problèmes de santé mentale ou des limites cumulatives. Par conséquent, les gens qui ont des handicaps véritables et des besoins réels sont exclus, et, quand ces critères stricts deviennent la passerelle vers de nombreux programmes, les conséquences sont amplifiées. Si vous n'avez pas accès au CIPH, cela ne vous prive pas seulement d'un crédit d'impôt: cela veut dire que vous n'avez pas accès à des mesures de soutien au revenu et à d'autres prestations essentielles.
C'est pour cette raison que le Réseau national des personnes ayant un handicap a dit que cet enjeu était une priorité clé dont doit s'occuper le gouvernement fédéral. Dans son document intitulé Programme en faveur des personnes en situation de handicap: priorités nationales en matière de défense des droits pour le gouvernement du Canada, publié aujourd'hui, durant la Semaine nationale de l'accessibilité, le réseau a classé la priorité suivante au deuxième rang: une nouvelle approche de l'admissibilité aux programmes d'invalidité fédéraux. La deuxième priorité parle d'une autre voie.
Premièrement, la politique d'invalidité ne devrait pas être ancrée dans le système fiscal. L'admissibilité à des programmes et à des prestations d'invalidité devrait être déterminée en fonction d'un système conçu à cette fin, non pas au moyen des crédits d'impôt. Le CIPH devrait être une fin, non pas un moyen. Il devrait être un instrument d'allégement fiscal, non pas un mécanisme qui détermine qui peut accéder aux soutiens essentiels.
Deuxièmement, le gouvernement fédéral devrait appliquer une définition uniforme et moderne du handicap, qui s'harmonise avec la Loi canadienne sur l'accessibilité. Je suis enchantée de rapporter que Normes d'accessibilité Canada — et je suis une fière membre du conseil d'administration de cet organisme — travaille avec des partenaires de la communauté des personnes handicapées pour élaborer une norme fondée sur une définition commune du « handicap », reflétant celle de la Loi canadienne sur l'accessibilité et celle de la Convention relative aux droits des personnes handicapées des Nations unies, à l'intention de tout le gouvernement du Canada.
Le CIPH reflète un vieux modèle médicalisé, qui crée un fossé clair entre les programmes.
Je vois que mon temps tire à sa fin, donc je vais m'arrêter là.
J'attends vos questions. Merci.
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Ah oui? Je peux terminer.
Nous pensons que la solution est claire: il faut une réforme complète du processus d'admissibilité aux programmes d'invalidité fédéraux qui inclut l'élaboration d'un processus pangouvernemental de détermination du statut d'invalidité, indépendant de l'Agence du revenu du Canada.
Laissez-moi terminer en revenant à ce que j'ai dit au début. Si nous voulons vraiment construire un système de soutien inclusif et efficace pour les personnes handicapées, nous devons faire une réforme complète. Nous saluons les améliorations du CIPH, puisqu'elles sont nécessaires. Parallèlement, nous devons nous engager à favoriser un système inclusif fondé sur les besoins, ancré dans une politique moderne et accessible par ceux à qui il est destiné.
Merci beaucoup. J'ai hâte de répondre à vos questions.
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Merci, et excusez-moi de la confusion.
Bonjour, madame la présidente, et bonjour aux membres du Comité. J'aimerais vous remercier de me donner l'occasion de discuter avec vous aujourd'hui. Je m'appelle Brad Saunders et je suis le directeur général de Community Living Toronto.
Community Living Toronto est l'un des plus grands organismes de services de développement en Ontario, et nous soutenons les enfants, les jeunes et les adultes de Toronto qui ont une incapacité liée au développement; nous leur offrons du soutien au chapitre du logement, de la communauté et de l'emploi, ainsi que grâce à d'autres programmes. Nous avons plus de 80 sites, gérons plus de 200 baux et soutenons environ 4 000 personnes et leurs familles. Nous arrivons à faire notre travail grâce à 1 200 employés dévoués et passionnés, qui soutiennent les gens à toutes les étapes de leur vie.
Pour les Canadiens, une des choses qui nous représente vraiment en tant que nation, c'est notre volonté de prendre soin les uns des autres indépendamment de la race, de la religion, des capacités ou des circonstances. Les organismes comme les nôtres sont aux premières lignes de ces services essentiels. Nous recevons des fonds publics, dont 80 % viennent de la province de l'Ontario, et nous nous servons de cet argent avec prudence et de façon responsable pour aider à améliorer la vie des gens les plus vulnérables de la province.
On peut vivre une vie bien remplie avec un handicap intellectuel. C'est une vie remplie de relations, de contributions, d'étapes et de sens, façonnée par les mêmes espoirs et les mêmes moments du quotidien qui définissent toutes nos vies. Il peut aussi y avoir de vrais enjeux: naviguer dans des systèmes qui n'ont pas toujours été conçus pour nous, réclamer du soutien qui devrait tout simplement être accessible et travailler plus fort que la plupart des gens pour accéder à ce que les autres tiennent pour acquis. C'est pourquoi les progrès graduels sont importants. Les changements ne parviennent pas tous du jour au lendemain à modifier le paysage, mais les bons changements, faits pour les bonnes raisons, nous font faire un bon pas dans la bonne direction.
Le crédit d'impôt pour personnes handicapées a été créé pour aider à atténuer ces défis. C'est une mesure fédérale qui reconnaît les coûts supplémentaires que doivent assumer les gens qui vivent avec un handicap et vise à soutenir un peu les familles. C'est une petite modification de la politique qui est vraiment significative pour les familles et les personnes qui ont passé des années à faire renouveler une attestation, à prendre des rendez-vous médicaux et à remplir des formulaires qui leur demandent de justifier leur vie. Jusqu'à aujourd'hui, pour avoir accès à ce crédit d'impôt, les familles devaient documenter à répétition ce que tout le monde sait déjà, soit qu'un handicap intellectuel est permanent. Les parents et les aidants devaient expliquer encore et encore, année après année, les réalités permanentes de la vie de leur être cher, non pas parce que quelque chose avait changé, mais parce que le système l'exigeait.
Les modifications proposées dans les mesures figurant dans la Mise à jour économique du printemps 2026 sont formidables. Ce sont des modifications importantes et empreintes de compassion. Selon les réformes, un médecin ou un autre professionnel de la santé n'aura qu'à confirmer le diagnostic, sans devoir remplir 16 pages de documentation pour expliquer l'incidence du problème sur la vie quotidienne de la personne. Quand il s'agit de problèmes comme des handicaps intellectuels, le syndrome de Down et certaines formes d'autisme, le diagnostic lui‑même fera en sorte qu'une personne respecte les critères d'admissibilité.
Community Living Toronto salue l'introduction d'une attestation à vie pour le CIPH. Un diagnostic permanent ne change pas au fil du temps, et cette réforme supprime une exigence inutile et fastidieuse. C'est un progrès important. Comme toujours, il faut en faire plus, mais ce sont des changements pratiques importants, qui traitent une personne ayant un handicap avec plus de dignité et qui lui facilitent un peu la vie. Elles montrent que le gouvernement écoute. Elles libèrent du temps, de l'énergie et des ressources qu'une personne peut utiliser pour vivre, et non pas seulement pour justifier sa vie. Nous sommes fiers d'appuyer le gouvernement dans ces réformes, et nous encourageons le gouvernement à poursuivre sur sa lancée. Pour les familles des gens que nous aidons, chaque obstacle éliminé et chaque soutien reçu font une différence.
Merci.
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Merci, madame la présidente, et merci aux membres du Comité de nous avoir invités à parler des modifications du crédit d'impôt pour personnes handicapées proposées dans le projet de loi . Nous sommes reconnaissants d'avoir l'occasion de parler de ce sujet très important.
Madame la présidente, pour votre information, ma collègue et moi-même allons nous partager les cinq minutes. Nous savons que nous avons cinq minutes en tout pour l'organisation.
Je m'appelle Jeff Willbond, et je suis le directeur de l'accessibilité pour la Marche des dix sous du Canada, le plus grand fournisseur de services aux personnes ayant un handicap de tout le pays. Depuis plus de 70 ans, nous soutenons les personnes ayant un handicap afin qu'elles puissent vivre de manière indépendante dans leur communauté. Chaque année, nous travaillons avec plus de 30 000 personnes ayant un handicap, aux côtés des familles, des fournisseurs de soins, des partenaires communautaires, des défenseurs et des gouvernements.
La sécurité financière demeure l'un des problèmes les plus urgents auxquels les personnes handicapées sont confrontées, au Canada. Le crédit d'impôt pour personnes handicapées est la passerelle essentielle vers les prestations et les crédits d'impôt fédéraux susceptibles d'améliorer concrètement la dignité, l'autonomie et l'indépendance... si ces personnes peuvent y avoir accès, bien entendu.
J'ai personnellement commencé à toucher le crédit d'impôt pour personnes handicapées, il y a plus de 30 ans. Depuis, j'ai travaillé très fort pour m'assurer que les autres membres de notre communauté connaissent son existence et qu'ils puissent également le recevoir.
Je tiens à souligner clairement que les réformes du crédit d'impôt pour personnes handicapées proposées dans la mise à jour économique du printemps sont un pas dans la bonne direction. Nous les saluons, et nous souhaitons travailler en collaboration avec le gouvernement pour aller plus loin.
Le crédit d'impôt pour personnes handicapées a été conçu initialement pour reconnaître que la vie coûte plus cher, lorsque l'on a un handicap, mais, pendant bien trop longtemps, il a été davantage un fardeau qu'un bienfait pour bien des personnes qu'il est censé servir. L'Agence du revenu du Canada dit approuver plus de 96 % des demandes de crédit d'impôt pour personnes handicapées qu'elle reçoit, et pourtant, seulement 25 % des personnes ayant un handicap en font la demande. Cet écart tient non pas à l'admissibilité, mais à l'accès. Si les gens ne demandent pas le crédit d'impôt pour personnes handicapées, c'est parce qu'ils ignorent qu'il existe, que les formulaires sont complexes, que les critères d'admissibilité ne sont pas clairs, que l'accès à un fournisseur de soins primaires est difficile et que les frais non assurés allant de 150 à 400 $ exigés pour remplir un formulaire de demande créent un obstacle, puisque rien ne garantit que la demande sera approuvée. Cela fait que, chaque année, plus de 2 milliards de dollars au titre du crédit d'impôt pour personnes handicapées ne sont pas réclamés, sans compter des milliards de dollars supplémentaires en aval, au titre du REEI et de la Prestation canadienne pour les personnes handicapées, qui exigent d'être admissibles au crédit d'impôt pour personnes handicapées.
Les réformes annoncées — en particulier celles qui élargissent la liste des troubles nécessitant seulement la confirmation du diagnostic — représentent un progrès significatif. Pour une personne ayant la trisomie 21 ou une paralysie cérébrale, comme moi, pouvoir confirmer un diagnostic une seule fois et recevoir le crédit d'impôt pour personnes handicapées pour la vie est un changement profond. Cela réduit les coûts et le fardeau, et c'est une façon de traiter les gens avec dignité.
Ce sont de premières bonnes étapes, et les premières étapes sont très importantes.
J'ai terminé, madame la présidente.
Je m'appelle Amanda MacKenzie. Je travaille avec M. Willbond pour la Marche des dix sous du Canada. Je veux parler de la façon dont ce sujet me touche personnellement.
Je suis la mère et la sœur de personnes ayant un handicap, et j'ai demandé le crédit d'impôt pour personnes handicapées à deux reprises. J'ai vraiment été chanceuse. Mon médecin de famille a compris mon frère et mon fils, et je connais le système et son fonctionnement. Je sais que les modifications proposées dans la mise à jour économique du printemps auront un effet très positif.
Je sais également tout le travail que l'Agence du revenu du Canada a fait pour faciliter les demandes de crédit d'impôt pour personnes handicapées, le CIPH. Je tiens à remercier et à saluer toute l'équipe du CIPH de l'ARC pour son travail acharné et sa collaboration en vue de faciliter les réformes que nous voyons.
En même temps, cependant, il y a beaucoup de retard à rattraper. Nous demandons au gouvernement d'aller plus loin dans les trois domaines suivants.
Premièrement, nous devons rembourser directement les fournisseurs qui remplissent les demandes de CIPH. Un remboursement partiel après les faits n'aide pas la personne qui ne peut pas faire le paiement initial.
Deuxièmement, nous devons faire concorder la définition de handicap du CIPH et celle de la Loi canadienne sur l'accessibilité, qui correspond à la définition de handicap utilisée par le gouvernement fédéral. Donc, chaque fois qu'une définition de handicap apparaît dans une loi ou une politique fédérale, cela devrait s'appliquer, pour dire les choses simplement.
De plus, changer la définition de la Loi canadienne sur l'accessibilité, comme mon collègue vient de mentionner, facilitera les futures réformes et l'harmonisation avec les provinces et territoires.
Enfin, le Canada a besoin de définir un statut d'invalidité à l'échelle fédérale, qui soit amené dans notre système social, et non pas dans le système fiscal. Les personnes qui ont vraiment besoin de ce que le CIPH leur promet d'avoir, comme les personnes que nous servons tous les jours, n'ont pas accès, et on leur dit que leur revenu n'est pas assez élevé pour leur donner droit à un crédit d'impôt.
Ce n'est pas dans le système fiscal qu'il faut placer le statut d'invalidité au Canada. Nous avons besoin d'un statut unique et transportable, qu'une personne établit en racontant son histoire une seule fois, et qui lui donne accès à toutes les prestations fédérales applicables, voire plus. Nos amis de l'Union européenne et du Japon peuvent nous montrer le chemin.
La communauté des personnes handicapées du Canada a été claire et unanime sur le sujet. Le Réseau national des personnes ayant un handicap a présenté des recommandations concrètes reflétant les priorités des personnes handicapées de tout le pays. Nous nous engageons à travailler tous ensemble pour bien faire les choses.
Merci. Nous avons hâte d'entendre vos questions.
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Bonjour et merci, madame la présidente.
J'ai quatre filles. Ma dernière est une enfant différente. C'est une jeune fille de 20 ans ayant une déficience intellectuelle, et elle est dans ma vie. Je suis content aujourd'hui de vous avoir parmi nous.
Je prends une minute pour dire qu'on a beaucoup d'organisations. Dans ma circonscription, à Victoriaville, nous avons des gens de cœur qui s'occupent de nos enfants. Je veux saluer le groupe Les Bâtisseurs de l'école La Myriade — les enfants du groupe les Incomparables, je vous aime gros comme le ciel — ainsi que le groupe des Serviables de l'école Le Tandem. Ces enfants ont des défis, mais ils sont combien attachants. Je veux saluer tous les éducateurs et toutes les éducatrices qui travaillent avec ces enfants, de près ou de loin.
Marie-Éden passe maintenant à la formation des adultes dans la classe des Artisans au Centre Monseigneur-Côté, qui est une classe d'intégration sociale. Les élèves vont sur des plateaux de travail dans des entreprises.
Je veux également saluer la Chambre de commerce et d'Industrie des Bois-Francs et de L'Érable, avec laquelle j'ai créé, l'an passé, une reconnaissance pour les plateaux de travail en employabilité inclusive. Lors du gala de la Chambre de commerce, nous remettons un prix à une entreprise qui intègre ces gens dans son entreprise.
Je veux saluer la pharmacie Brunet Plus de Victoriaville et la belle Sarah-Ève, qui est montée sur la scène pour recevoir son prix. Je salue également Les créations de Cathou.
Merci, madame la présidente de m'avoir permis de le faire. C'est tellement important de souligner les efforts qui sont faits pour l'intégration de nos enfants, comme ma fille Marie-Éden.
Madame la présidente, je dévoile mon conflit d'intérêts, avec nos témoins d'aujourd'hui, mais je les remercie du fond du cœur pour le travail qu'ils font, tous et toutes.
Monsieur Willbond, vous avez dit tantôt que, malheureusement, il y a seulement 25 % des personnes vivant avec un handicap qui font une demande, pour diverses raisons. Tout d'abord, certaines d'entre elles ne savent pas que c'est disponible, mais d'autres, également, ne le font pas en raison des formulaires qu'elles doivent faire remplir par un médecin de famille à un coût allant de 150 $ à 400 $, sans savoir si elles vont être admissibles.
Quelles pistes de solution pourriez-vous nous donner pour augmenter le pourcentage de nos personnes vivant avec un handicap qui pourraient en profiter?
Le programme est là, et l'objectif est qu'elles puissent en profiter.
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Merci de la question, et merci de faire part de l'histoire personnelle de vos enfants. J'espère que vos filles se portent bien.
Vous soulevez là une question importante. Je pense qu'il n'y a pas une seule solution. Il y a une combinaison de choses. Tout ce processus, cette trousse de demande, en soi, ce n'est pas facile de s'y retrouver. Nous devons simplifier la demande afin que les gens puissent s'y retrouver et recevoir les prestations dont ils ont vraiment besoin.
En même temps, nous demandons aux fournisseurs de soins et aux médecins qu'ils y consacrent du temps, qu'ils consacreraient autrement à leurs patients, et c'est pour cela qu'il y a un coût. Le coût n'est pas couvert par le gouvernement, donc ce sont les personnes qui en ont besoin qui doivent payer de leur poche. C'est un coût considérable, qui augmente depuis un certain nombre d'années. Il devient de plus en plus fastidieux pour les médecins de prendre du temps pour le faire et, par conséquent, cela devient plus cher pour la famille ou la personne.
Je suis souvent très critique par rapport au gouvernement. On a déjà dit que nous avions facilité la reconnaissance de la déficience intellectuelle et que nous n'avions pas à la refaire. De ce côté, je suis bien content.
Plus tôt, j'ai tendu la main à la ministre. Cette fois, je tends la main au gouvernement avec beaucoup de sincérité. J'aimerais vraiment pouvoir travailler avec le gouvernement pour que nous puissions, ensemble, trouver une piste de solution.
Que pouvons-nous faire pour valoriser les personnes vivant avec un handicap et faciliter leur accès aux programmes?
Je me répète, mais l'objectif n'est pas que seulement 25 % de ces personnes profitent de nos programmes. Je l'apprends aujourd'hui. L'objectif, c'est que nous puissions augmenter le nombre de personnes vivant avec un handicap qui en profitent.
Encore une fois, je tends la main au gouvernement afin d'éventuellement former un petit comité, avec les organismes, pour réfléchir à la question et trouver des pistes de solution qui pourraient nous aider à aider ces gens.
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Merci, madame la présidente, et merci aux témoins d'être ici.
Je viens de la circonscription de Whitby où est situé l'Abilities Centre, dont nous sommes vraiment très fiers, car il est reconnu à l'échelle nationale comme organisation dont la spécialité est de s'assurer que les personnes ayant des capacités différentes puissent vivre leur vie aussi pleinement que possible, ce qui, je pense, est ce que nous voulons tous soutenir. Je sais que c'est un processus graduel. Nous avons fait certaines choses, et nous voulons constamment en faire plus.
Les changements dont nous avons entendu parler sont formidables, à savoir, rendre plus facilement accessible le crédit d'impôt pour personnes handicapées, mais également simplifier et rationaliser le processus de demande. Malgré les limites qui ont été mentionnées — nous devons aller plus loin, que c'est restreint, le système fiscal n'est peut-être pas le meilleur point d'entrée, et je suis d'accord avec bon nombre de ces sentiments et commentaires exprimés —, du point de vue d'un utilisateur, ces changements me semblent très significatifs. Je sais qu'ils sont relativement modestes, mais ils sont assez significatifs pour les personnes avec lesquelles j'ai travaillé, avec mon bureau, et qui ont eu du mal à avoir accès au crédit d'impôt pour personnes handicapées. Pendant des années, nous avons dû les aider — souvent en refaisant la même chose pendant des années — à obtenir le crédit d'impôt pour personnes handicapées.
Pourriez-vous nous en parler? Je ne suis pas sûr de savoir à qui adresser ma question.
Peut-être que je pourrais demander à M. Willbond ou à Mme Haan. Qu'est‑ce que cela signifie vraiment pour notre communauté de personnes ayant un handicap?
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Le crédit d'impôt pour personnes handicapées et les changements proposés dans le projet de loi sont formidables, et je pense que tous mes collègues ont dit aujourd'hui que c'était certainement un pas dans la bonne direction.
Il faut se demander une chose: est‑ce qu'un programme social est le bon programme pour s'assurer que les personnes ayant un handicap ne vivent pas dans la pauvreté? J'ignore s'il a sa place dans le système fiscal. Je pense qu'il a sa place dans le système d'aide sociale.
Je pense que mon collègue, Brad Saunders, a parlé du fait que bon nombre de personnes pensent qu'elles n'ont pas un revenu assez élevé pour demander le crédit d'impôt pour personnes handicapées. C'est l'un des problèmes, une des raisons pour lesquelles il y a si peu de demandes. Le crédit n'est pas conçu pour sortir les gens de la pauvreté.
C'est la raison pour laquelle la suggestion est absolument phénoménale comme réforme du projet de loi. Nous pouvons aller plus loin.
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Madame la présidente, je vous remercie de votre indulgence pour l'impertinence dont je fais preuve en levant ma main pour répondre à la question de M. Turnbull.
Monsieur Turnbull, j'ai moi-même reçu le crédit d'impôt pour personnes handicapées. Je suis né avec un seul bras, et j'ai porté une prothèse toute ma vie. Mes parents ont rempli tous les papiers il y a déjà très longtemps. Je reçois le CIPH. Il a très peu d'utilité pour moi, car mon revenu est assez élevé, donc il n'a pas une grosse incidence. Cependant, je le reçois depuis la naissance, et par conséquent, je n'ai pas besoin d'en refaire la demande tous les ans.
En revanche, j'ai un ami qui s'appelle Joe. Il est dans une situation très similaire. Lui, c'est avec une jambe en moins qu'il est né, plutôt qu'un bras. Dans son cas, tous les deux ans, l'ARC lui demande de refaire une demande de crédit d'impôt pour personnes handicapées. Nous étions en confinement lorsque toutes ces mesures ont été annoncées. J'ai appelé en premier au bureau de ma région. Ensuite, j'ai appelé Joe pour lui dire, « Joe, une fois que ces mesures seront adoptées, tout ce cirque sera terminé ». C'est un petit exemple très spécifique, mais cela a un impact sur la vie des personnes handicapées.
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Ce serait merveilleux. Merci beaucoup.
J'aimerais également vous féliciter, vous et votre organisation, pour vos 50 ans d'efforts en vue de l'inclusion des personnes handicapées et de la formation d'une main-d'œuvre plus accessible, à l'échelle du Canada. C'est énorme. C'est presque le double des années que j'ai passées sur terre, donc c'est assez fantastique.
Dans votre rapport annuel de 2024‑2025, vous dites que 311 jeunes, y compris des jeunes ayant un handicap, ont trouvé un emploi que votre organisation a soutenu des apprentis handicapés, étant confrontés à des obstacles à la certification Sceau rouge; et que 88 % des clients ont fait état d'une hausse de la compétitivité professionnelle, à la fin de la période. Compte tenu de cette réussite, selon vous, comment les mesures proposées dans l'énoncé économique du printemps amélioreraient-elles les perspectives d'emploi pour les Canadiens ayant un handicap, en particulier dans les métiers spécialisés?
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Merci, madame la présidente.
Je remercie tous les témoins d'être ici aujourd'hui.
De façon générale, je pense que tout le monde ici est sensible au fait que le crédit d'impôt pour personnes handicapées répond à un besoin. Cependant, sa conception n'est pas optimale. Ce crédit est rempli de faiblesses et, à un moment donné, il va falloir le remplacer par quelque chose de mieux. C'est un peu ce que je comprends.
Madame Haan, vous avez dit que le système fiscal n'est pas la bonne porte d'entrée quand une personne a besoin d'aide. Ça me rappelle un peu la saga de la baisse des taux marginaux d'imposition dans le cadre du dernier budget. Essentiellement, le gouvernement a baissé les taux d'imposition sur un palier. Or, comme le crédit d'impôt est calculé de façon proportionnelle au taux d'imposition sur le palier, il y avait des gens qui, pour certains revenus, payaient plus cher qu'ils gagnaient avec la baisse du taux d'imposition. Ça nous montre que le besoin existe et qu'il n'est pas proportionnel, lui, au taux d'imposition. Par la suite, il a fallu que le gouvernement corrige ça en partie. Ça a été fait, et du travail d'opposition a été fait pour ça.
Vous demandez une réforme complète, dans un certain sens, de l'aide apportée aux personnes handicapées. Ne serait-il pas préférable d'avoir une prestation, tout simplement?
Cette prestation serait versée en fonction de la situation des individus. Elle ferait partie des responsabilités de l'Agence du revenu du Canada, et elle serait versée par un autre ministère. Elle serait complètement indépendante. Il pourrait y avoir des critères par rapport au revenu, notamment, comme c'est le cas pour l'Allocation canadienne pour enfants. Ce serait quelque chose de ce genre.
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Je vais arriver à la question des barrières, parce que j'ai une question sur le certificat médical qui est demandé. Cependant, l'idée de prendre le budget alloué en dépense fiscale pour le crédit d'impôt comme si tous les gens le demandaient et de le dépenser sous la forme d'une prestation, j'imagine que ce serait déjà un bon départ.
Vous avez parlé de la question du travail qu'on demande aux médecins et des frais engagés pour se qualifier. Évidemment, c'est problématique. Des médecins nous en ont parlé. Des gens nous disent que c'est épouvantable, remplir cette chose.
Cela dit, il faut se demander par quoi on remplace ça. Le public veut de la reddition de comptes. Parfois, on finit par nuire aux personnes handicapées si les gens n'ont plus confiance et qu'ils se demandent si ce sont seulement les gens qui le méritent qui l'obtiennent.
Par quoi doit-on remplacer le certificat médical et ce qu'on demande aux médecins? Quelle est la solution de rechange qui est proposée?
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Vous l'avez déjà dit. Pardonnez-moi, mais il me reste deux minutes. Le temps est une denrée rare.
Il y a aussi la question des provinces. Par exemple, dans une vie antérieure, on a travaillé avec les entreprises adaptées du Québec. Des subventions sont accordées à des entreprises qui intègrent des personnes en situation de handicap dans les entreprises. Ça dépend de toutes sortes de critères, comme le statut des personnes et le secteur. Il y a quand même des choses qui sont faites par les provinces ou par le fédéral.
Comment rend-on ce statut portable, par exemple, avec Revenu Québec?
Y a-t-il des provinces qui font ce que vous suggérez?
Existe-t-il des recettes ici, à certains endroits?
Chers témoins, si vous le désirez, vous pouvez envoyer quelque chose au Comité.
[Traduction]
Sur ce, je tiens à remercier les témoins.
Chers collègues, avant que vous ne partiez, j'aimerais que l'on approuve trois petites choses. Ne quittez pas.
Chers témoins, je vous invite à vous déconnecter et à partir. Merci beaucoup de votre temps.
Chers collègues, nous avons reçu une demande de budget pour l'étude du projet de loi . La somme demandée est de 16 750 $.
Le Comité souhaite‑t‑il adopter ce budget?
Des députés: Oui.
La présidente: Merci beaucoup.
Je souhaite rappeler à tous que, en ce qui concerne le projet de loi , la date limite pour présenter des amendements aux greffiers est le jeudi 4 juin, à 14 heures. L'étude article par article du projet de loi est prévue pour le lundi 8 juin 2026, à 15 h 30.
Enfin, en ce qui concerne les consultations prébudgétaires, je tiens à donner aux analystes et aux greffiers, quelques directives pour ce qui est du rapport, lesquelles, je l'espère, seront concises et substantielles.
Je vois qu'il y a une suggestion.
Allez‑y, monsieur Turnbull.
J'ai parlé à Jasraj Hallan et à Jean-Denis, les représentants des deux partis de l'opposition, avant la réunion. J'ai suggéré de donner aux analystes des instructions légères pour une version basée sur « ce que nous avons entendu » d'un rapport sur les consultations prébudgétaires. Je pense qu'il est probable que nous ayons une ou deux séances supplémentaires sur les consultations prébudgétaires avec des témoins.
En ce qui concerne le jour où tous les partis pourraient présenter leurs recommandations pour le rapport sur les consultations prébudgétaires, qui doivent être compilées, nous avons proposé que ce soit le dernier jour où la Chambre siège. Nous en avons parlé depuis. Nous nous sommes dit que ce serait peut-être mieux de se donner un peu plus de temps. Peut-être que le 3 juillet serait une date limite un peu plus acceptable pour tous les partis. Cela nous donne un peu plus de temps, après le début du congé d'été de la Chambre. C'est juste au cas où nous aurions besoin de plus de temps.
Je voulais soumettre cela à la réflexion. Il m'a semblé que les partis étaient généralement d'accord. J'ignore si les gens ont changé d'avis — j'espère que non —, mais c'est ce que je voulais suggérer.
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Effectivement, nous nous sommes parlé, M, Turnbull, M. Hallan et moi, et cette façon de fonctionner nous convient.
J'aimerais juste poser une question. Il y a beaucoup de gens qui communiquent avec nous pour dire que des mémoires ont été déposés en anglais et qu'ils n'y ont pas accès en français. C'est bloqué au Bureau de la traduction. Il y en a quand même beaucoup.
En tout cas, beaucoup de gens communiquent avec nous pour nous en faire part. Ça nous retarde dans notre travail. Je me demande comment nous pourrions gérer ça et de quelle façon nous pourrions fonctionner aussi vite compte tenu de cette contrainte.
Nous avons donné notre parole — ça va, nous ne reviendrons pas là-dessus —, mais ça reste quand même problématique.
Je n'ai rien contre le Bureau de la traduction, mais, plus on va vite, plus ça devient un problème pour nous.